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 Juste un autographe [PV Sirius]

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Camille Loreens Black

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Gryffondor


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MessageSujet: Juste un autographe [PV Sirius]   Sam 12 Jan - 22:06

Depuis l'accident dans les couloirs qui s'est produit il y a une semaine, je n'allais plus en cours. Je n'avais en effet pas le courage d'affronter Sirius Black. Non seulement parce qu'il m'avait de rester loin, mais aussi parce que je m'en voulais … De lui avoir dit que je le détestais. Oh, sans doute qu'il n'y accordait pas d'importance, mais moi ces mots me pesaient sur la conscience. C'est ce que Remus m'avait fait comprendre. Pourquoi Remus ? A vrai dire c'est à cause du professeur McGonagall. Elle était venue me voir, pour me demander la raison de mon absence en cours, puisque de toute évidence je n'étais pas malade. En voyant la tête que je faisais et ma demande de quitter l'établissement, elle avait rapidement compris le pourquoi du comment. N'osant demander de l'aide à ma mère, de peur que Sirius Black soit un sujet trop sensible, c'est à Remus Lupin adulte qu'elle s'était adressée. Mon oncle, car je le considérais comme tel, m'avait fais comprendre bien des choses. Sirius adolescent était surtout bien idiot, comme la plupart des garçons de son âge. Mais son attitude ne reflétait en aucun cas l'affection que mon père avait éprouvé pour moi le jour où il m'a pris dans ses bras la première fois. Affection, qui selon lui, n'a jamais diminué et n'a fait qu'accroitre. Remus a dit que Maman et moi, on a toujours été ses deux merveilles du monde. Je suppose que dans un sens, il a raison. Mais c'est tellement difficile de relativiser. A chaque méchanceté, je ne peux retenir les sentiments qui m'envahissent.

Néanmoins, Remus me dit de continuer à me battre et que mes efforts finiront par être récompenser. Après tout, le sang des Loreens et des Black (du côté des gentils) coulent dans mes veines, Sirius ne pourra donc pas me résister longtemps.

C'est donc avec une nouvelle détermination que je m'étais levée ce matin. Prenant mon courage à deux mains, j'avais tout d'abord intercepté Fred dans les couloirs. J'avais un peu peur qu'il m'en veuille … mais il m'accueillit en me prenant dans ses bras. Ce fut le soulagement, non seulement Fred allait bien mais il restait mon ami. Bon sang, j'avais eu tellement peur pour lui. Je lui présentais mille excuses, les yeux brillants d'émotions, ce qui le fit rire avant de me secouer les cheveux.

Ce jour là, je retournais en cours de Métamorphose, bien qu'un peu craintive, mais déterminée. Le professeur McGonagall m'accueillit avec un demi sourire, comme pour me donner du courage. Je lui répondis donc avec un sourire resplendissant, ayant retrouvé ma bonne humeur.

Un coup d'oeil dans la classe me montra que Fred s'assit à côté de George, comme d'habitude. Amy était à côté de son amie Lise Parker, Remus à côté de Peter. Et Sirius … et bien il était tout seul. James n'était pas encore arrivé …. Surement en train de jouer une mauvaise blague à je ne sais trop qui. J'inspirais pour me donner du courage, puis déterminée, je m'assis à côté de Monsieur Black en personne, m'attirant le regard noir de la gente féminine, en plus certainement de la jalousie d'Amy et bien sur …. la surprise du concerné, qui n'arrivait certainement pas à croire que j'avais osé me mettre à côté de lui après ce qu'il s'était passé, sans lui demander la permission, et surtout que je prenais la place de son meilleur ami. D'ailleurs lorsque celui-ci arriva, il fut un peu surprit, mais s'assit ailleurs sans faire d'histoire. L'instinct d'un Potter !

J'osais enfin tourner la tête vers Sirius, nos deux regards de couleurs identiques se croisaient. Mon coeur battait à toute vitesse et je lui adressais un petit sourire d'excuses et de gênes, mes pommettes devenant soudainement rouges sur l'émotion. D'ailleurs j'étais tellement gênée que mes cheveux prirent un teint aussi écarlate que mes joues. C'est timidement que je lui tendis un bout de parchemin que j'avais soigneusement plié.

Il renfermait un poème dont j'avais mis toute la nuit à composer. Maman est beaucoup plus douée que moi pour composer des chansons ou des poèmes. Maman …. Automatiquement, je me retournais vers elle, et c'est avec un pincement au coeur que je la vis éviter nos regards. Même si elle jouait l'indifférente, je savais bien qu'elle souffrait. Je la connaissais par coeur, elle était ma meilleure amie, ma précieuse, ma vie … Je ne pouvais pas la laisser comme ça souffrir à cause de moi. Je lui envoyais donc aussi un petit mot avec écrit « Ne t'inquiète pas, je lui présente juste mes excuses. Je te promets que je ne suis pas ta rivale, un jour tu comprendras. »

Puis mes yeux se reposèrent vers Sirius puis vers le parchemin qui était toujours dans mes mains. Je le déposais sur son livre.

« Lit s'il te plait … C'est important. Je t'en pris …. »

Voici ce qui était écrit :

Tu es une vérité abstraite, sans visage
Cette douloureuse vérité, si irréelle 
Tu es ce qu’on ne voit pas, ce qu’on n’entend pas 
Mais ce qu’on peut sentir
Quelque chose qui m’attire
Vers toi, vers ce que je ne connais pas
Des mots, ces mots, et je suis tombée 
Tout est tombé, tout a changé 
Une larme à coulé, puis une autre, 
Cette larme qui coule, le jour, la nuit, 
Sur ma joue, sur ma main, sur mes draps, sur ce marbre,
Me semble parfois interminable.
Mais malgré tout ça,
Tu es la raison pour laquelle je me lève le matin
Ce qui me donne la force de sourire quand j’ai envi de pleurer
La lumière qui me montre le chemin quand je me sens perdue 
Le coup de pied au cul quand je me laisse aller
Cette envie de me battre elle me vient de toi et je le sais
Il n’y a aucun doute tu es avec moi tous les jours
Et ne crois jamais que je puisse un jour faire quoi que ce soit sans penser à toi. 
Car pas un jour ne passe sans que je ne pense à toi, 
Sans que je me demande ce que tu fais, ce que tu penses,
Sans que je ne regrette ce que j'ai pu te dire,
Je sais que ça n’aurait rien changé,
Mais je ne peux m’empêcher d’y penser. 
Je te promets que je ne te décevrais pas
Un jour, tu seras fier de moi.

Camille

Le cours pratique commença, m'empêchant de voir sa réaction. Je restais concentrée sur le dit cours pour rattraper mon retard. Heureusement pour moi, la métamorphose ne montrait aucune difficulté mais le pire restait à venir. Profitant d'un petit instant de liberté, je murmurais à mon voisin,

« Je suis désolée … Je ne te déteste pas …. Alors …. Alors ne me déteste pas en retour. »

Sur ces mots, je me levais de ma chaise, montrant le résultat de mon exercice à la prof. Le cours terminé, je quittais la classe.

La journée se passa sans trop d'accidents. Ce fut le soir, avant le repas, que je retrouvais Sirius, par tout hasard, sous un arbre dans le parc. Tient, lui aussi il venait ici ? Je m'approchais avant de me pencher vers lui, souriante comme d'habitude.

« Bonsoir ….. Dit ? Tu veux bien recommencer à zero ? ….. Enchanté Monsieur Black, je m'appelle Camille. Je peux paraître parfois bizarre, voir même dangereux. Je peux faire des trucs complètement stupides sans penser sans penser aux conséquences. …. Comme par exemple, les hiboux qui t'ont poursuivis l'autre jour, c'était aussi de ma faute … Mais je n'ai pas fais exprès. Puis aussi, je t'ai fais tomber dans le lac … Mais je n'ai pas fais exprès …. Puis tu te souviens du gâteau au chocolat que tu avais trouvé sur ton lit ? C'était moi aussi …. mais je ne suis pas très bonne cuisinière ….. Et aussi la fois où du jus de citrouille t'es tombé dessus, et bien c'était moi également … Mais je ne l'ai pas fait exprès. Et tu te souviens de la grosse femme costaud qui a mit un coup de poing à ce garçon qui t'avait insulté le lendemain de ton arrivé ? Bah c'était moi aussi, je suis métamorphomage tu sais. Mais ça, je l'avais fais exprès. Mais j'avais un peu honte, c'était la première fois que je frappais quelqu'un …. Je m'appelle Camille et je suis certainement la fille la plus ennuyante et envahissante au monde. Mais tu sais, j'ai vu le Sinistros, je vais donc mourir. Mais on a passé un marché ensemble. Il ne prendra pas ma vie avant que je retrouve mon Papa. Mais si le marché est rompu et qu'il m'embarque quand même, je me dis que je serais heureuse. Parce que même si je n'aurais pas trouvé mon Papa, je t'aurais rencontré toi. Tu ne comprends pas ce que je dis n'est-ce pas ? Pour toi c'est bien puéril, et je le comprends. Mais tu sais, je ne suis pas folle, je ne suis pas méchante. Je suis juste Camille … pas un monstre ! Et Camille, elle est envahissante, alors je peux pas rester loin. …. Je ne peux pas rester loin. »

Pendant que je débitais ce long monologue dont Sirius n'avait pas du comprendre la totalité des paroles, je m'étais assise en face de lui. Maintenant que j'avais terminé, je lui tendais simplement une boite de chocogrenouille.

« Je sais que c'est rien et que ça ne rattrapera pas toutes mes erreurs et que ça ne changera pas l'opinion que tu as de moi, mais c'est la seule chose que j'ai trouvé. J'aime beaucoup le chocolat, alors je me suis dis que je pourrais le partager avec toi. Ne t'en fais pas, je les ai acheté, ce n'est pas moi qui les ai fait, donc ils ne sont pas dégoutant. Alors, tu veux bien partager ces chocolats avec un monstre comme moi ? »

Je lui souris gentiment, comme je le faisais habituellement.

« Tu dois penser que je suis amoureuse de toi n'est-ce pas ? Mais ce n'est pas le cas. C'est juste que connaître le Grand Sirius Black était un rêve de petite fille. A cette époque, les petites filles de mon âge pensait à trouver un prince charmant pour être la plus heureuse et la plus belle princesse. Mais moi je ne suis pas une princesse, je suis seulement Camille. Cette petite fille qui préfère l'aventure, le danger, les bêtises, dont le plus grand modèle restait Sirius Black des maraudeurs. Je me souviens, quand j'étais toute petite, quand mon papa était encore là, il me racontait tes exploits à Poudlard. C'est très vague, je m'en souviens plus très bien en fait, j'étais trop petite. Puis Papa n'était plus là, alors la seule chose que je pouvais faire, c'était de trouver les exploits de Sirius Black moi même. Et maintenant, tu es là alors …... »

Souriant toujours, je sortis de ma poche, une vieille photo des maraudeurs, que j'avais piqué à Maman cet été. Je souris de nouveau à Sirius, avec cette admiration dans le regard.

« Alors je peux avoir un autographe ? »

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MessageSujet: Re: Juste un autographe [PV Sirius]   Dim 13 Jan - 12:45




- On se voit plus tard ?

Il lui répondit d'un simple sourire, ôtant son bras de ses épaules pour réajuster son sac. Cette simple expression du Gryffondor alluma un grand sourire sur son joli minois. Ils se séparèrent. Léona Pips. Elle était bien au courant que Sirius Black était un criminel, mais celui-ci était encore jeune non ? Et tellement séduisant. Sirius, lui, découvrait avec cette pulpeuse Serdaigle d'une autre époque un nouveau stock de séduisant gibier à chasser.

Marchant d'un pas léger, le jeune homme se dirigea vers son premier cours de la journée : Métamorphose. Quelle plaie de devoir assister à ces cours alors que leur présence à cette époque n'avait encore été expliquée. Ne devraient-il pas chercher ce qui les avait fait apparaître dans un autre temps ? Il arriva devant la porte entre-ouverte de la salle de classe et se passa une main dans les cheveux.
Les élèves présents étaient déjà installés à leurs places. Amy bavardait tranquillement avec Lise et Peter et Remus s'étaient assis l'un à côté de l'autre. D'un coup d'oeil circulaire, Sirius vit que son meilleur ami n'était pas encore arrivé. C'était là le seul inconvénient lorsqu'il découchait pour aller jouer les DonJuan, ne pas savoir ce que fabriquait James. Avec un petit soupire, Sirius s'installa à une table vide et déposa son sac à ses côtés.

Avant que son habituel binôme n'arrive, quelqu'un vint s'installer à côté de lui. La chevelure blonde de la jeune fille lui fit croire un instant qu'Amy avait profité de la place libre pour pouvoir s'asseoir à ses côtés pour le cours. Il accueillit l'attention avec un sourire espiègle. Laisser tomber sa meilleure amie pour le beau Sirius ? Son charisme était définitivement sans faille.
Mais un peu plus d'observation lui fit remarquer que ça n'était pas Amy Loreens qui s'était assise à la place de James, mais une autre fille qu'il n'appréciait pas du tout autant. La jeune fille du couloir.
Son sourire disparu rapidement et sans le vouloir il laissa échapper un grognement de mécontentement alors qu'il se redressa sur son siège. N'avait-elle pas quitté l'école celle là ? Il avait été plutôt soulagé de ne pas l'avoir vu le lendemain de leur petite rencontre, ni les jours suivants, mais elle avait apparemment décidé de revenir. Et s'asseoir à côté de lui ? Ça n'était pas du tout une bonne idée pour recommencer sa scolarité. Il évita son regard, se demandant s'il ne paraîtrait pas trop impoli qu'il lui demande de partir ou alors qu'il se lève pour changer de place. Après tout, James était généralement toujours à côté de lui en cours.
Malheureusement avant que Sirius n'ai décidé s'il était acceptable d'agir ainsi, James entra dans la salle de classe. Il vit la jeune fille à côté de Sirius et paru assez étonné. Il ne capta le petit regard "au secours sauve-moi de cette folle" de son ami et s'assit à côté d'un autre élève. L'idiot avait dû croire que leur camarade devait être la nouvelle conquête avec qui Sirius avait préféré passer la nuit. A présent qu'il n'y avait plus d'issu, Sirius lança un petit regard vers la blondinette. Elle pourrait bien être la prochaine conquête, si elle n'était pas si bizarre.

Leurs regards se croisèrent. Il se détourna, gêné qu'elle remarque qu'il s'intéressait tout de même à elle. Elle lui sourit gentiment et se mit à rougir des joues mais aussi des cheveux. Le Gryffondor ne pu l'ignorer et il eu un petit rire intrigué et amusé. Définitivement, être métamorphomage avait l'air d'être très amusant. Il l'observa de ses yeux gris. Elle était vraiment mignonne en fait.
Elle eu un regard vers l'arrière de la classe et Sirius le suivi pour observer Amy à son tour. Celle-ci détourna les yeux, jouant très mal l'indifférente. Par Merlin est-ce qu'elle aussi pensait qu'ils avaient passé la nuit ensemble ?
Il se retourna, un peu frustré d'avoir été ignoré et un peu mal comprit. Peut-être devait-il songer à déjeuner avec Léona pour clarifier la situation dans les esprits de tous le monde ? Enfin, ça n'était pas comme si c'était si important finalement.

La jeune gryffondor se retourna à son tour et après un peu d'hésitation, elle déposa un parchemin plié sur son livre. Il l'observa sans oser le toucher, intrigué. Elle lui demanda de le lire, et il renifla, légèrement dédaigneux. Quelle lubie était-ce donc ? Elle l'avait poussé dans le lac, avait jeté un sort à son ami, s'était mise à pleurer devant lui avant de l'insulter, qu'est-ce que ce petit bout de parchemin pouvait renfermer ? Il l'observa d'un air méfiant, mais poussé par le petit regard suppliant de son admiratrice, il céda. Il prit le bout de papier et le mit dans sa poche pour au moins l'ôter de sa vue.
Le cours commença et il dû rapidement oublier cette histoire pour se concentrer. Avec bonheur, il vit que sa voisine n'était pas le binôme insupportable qu'il cru qu'elle serait. Sérieusement et silencieusement, ils firent leur exercice. Sirius finit son devoir à peu près en même temps que sa voisine mais il préféra attendre qu'au moins un de ses amis se lève pour rendre son devoir avant de le faire à son tour.
Sa voisine lui murmura quelques paroles qu'il accueilli avec une petite moue. Que pouvait-il répondre à ça de toute manière ? Les filles avaient parfois des idées bien mystiques. Elle se leva et quitta la classe après avoir rendu son devoir. Il soupira.

Dès que James eu finit, il rendit son propre devoir pour pouvoir le rejoindre. Ils avaient réussi à devenir animagus tout de même, il serait affolant qu'ils ne trouvent pas les devoirs de Métamorphose faciles. Il furent bientôt rejoins par Remus, Peter et le reste de la classe. Le morceau de parchemin sortit de l'esprit de Sirius qui continua sa journée gaiement.
Au déjeuner, il oublia même Léona et passa devant elle sans remarquer son sourire, l'invitant à déjeuner avec elle. Il resta avec les Maraudeurs le reste de la journée jusqu'à avant le dîner. Dans un couloir, Léona Pips l'interpella d'une petite voix un peu mécontente.

- Sirius !

- Oh c'est vrai. Messieurs, voici Leona Pips. présenta-t-il théâtralement alors que la brunette s'approcha. Chacun des Maraudeurs accueilli le nom de la conquête à leur manière. Ils avaient l'habitude. Comprenant que la demoiselle voulait une discussion privée avec l'indélicat Gryffondor, il laissèrent Sirius.

- Je pensais qu'on allait déjeuner ensemble. bouda-t-elle.
- Léona, lorsque tu dis "on se voit plus tard", je comprends "on se voit plus tard". Si tu voulais déjeuner, il aurait fallu intégrer le mot "déjeuner" à ta question. répondit-il d'un air un peu insolent mais séduisant. Elle ne résista pas au charme du jeune homme et un sourire se dessina sous ses airs offusqués.
- Alors ? On dîne ensemble ?
- Ah... Je... Non pas ce soir non. Finit-il par dire. En réalité, il commençait déjà à en avoir marre de son petit air mécontent et autoritaire. Les filles possessives ne duraient jamais très longtemps avec un DonJuan comme Sirius. Il se passa une main dans les cheveux alors qu'il lui mentit.
- Peter, tu sais. Il voulait qu'on parle d'un truc et... Enfin, non. Demain peut-être ?
- D'accord...
- Ou tu sais quoi ? reprit-il, lassé de ce visage triste. Pourquoi tu ne m'attendrais pas dans ta chambre ce soir, hm ? Peut-être pourrais-je venir prendre un second dîner en tête a tête avec Léona Pips. lui susurra-t-il à l'oreille avant de lui servir son plus séduisant des regards. Elle sembla fondre, cuite par la joie et l'excitation. Elle acquiesça avant de partir d'une démarche sautillante.

Il se passa à nouveau la main dans les cheveux en soupirant. Ha les filles. Il l'observa s'éloigner, assez fier qu'elle n'ai pas saisi la subtilité du mot "peut-être". Sirius n'était pas vraiment sûr d'avoir envie de la retrouver de sitôt, mais Léona elle, avait semblé persuadée qu'il viendrait. Peut-être, songea-t-il en haussant les épaules.
Peu pressé de retrouver la grande salle et le dîner, Sirius prit alors quelques minutes pour sortir et s'éloigner un peu du château et de ses habitants. La fraîcheur de l'air du soir le raviva, comme une douche froide qui le lava des évènements de cette journée. Il se balada jusqu'à un arbre, l'envie de courir à quatre pattes lui titillant le corps. Mais il s'adossa, calme et sage. Mine de rien, il ne savait pas grand chose de ce monde et il ne savait pas non plus ce que ce monde savait de lui. Il avait toujours été le plus imprudent des Maraudeurs à propos de leur secret, se transformant quand l'envie lui prenait, profitant des transformations de Remus pour faire de mauvaise blagues... Mais ici, l'inconnu l'effrayait légèrement.
Il se laissa glisser tranquillement, fourrant les mains dans ses poches. Il sentit alors le bout de parchemin qu'il avait oublié. Le sortant de ses doigts fins, il le déplia et le lu. L'écriture dansante et soignée de la jeune Gryffondor avait écrit un poème. Ses mots, lyriques et chantant firent sourire Sirius. Un poème, quelle douce attention. C'était tellement... puérile et féminin que ça en devenait attendrissant.
Il n'y comprit pas grand chose et ne s'y attarda pas vraiment, mais quelques phrases étaient parvenue jusqu'à son esprit, lui révélant que ce poème était en fait une brûlante déclaration. Il eu un petit rire. Au moins c'était plus conventionnel qu'un plongeon dans le lac ou des insultes.

- Camille... lu-t-il d'un air songeur, caressant la signature de son regard gris.

Elle restait vraiment effrayante, mais toute cette attention avait finit par intéresser Sirius qui se mordit doucement la lèvre, sourcils froncés. Quelle étrange fille. Un peu victime de psychose, mignonne, métamorphomage... Le séducteur savait qu'elle serait une plaie à subir et à se débarrasser et pourtant, il commença à songer. Etre métamorphomage signifiait qu'elle pouvait prendre l'apparence de n'importe quelle fille. Il prendrait un certain temps avant de se lasser...

Comme invoquée par son nom dans la bouche de Sirius, la jeune fille s'approcha de lui. Il rangea le parchemin d'un geste précipité et sentit la gêne tirer ses traits. N'apparaissait-elle que dans des moments mal choisis ? Il lui lança un regard un peu froid.
Mais soudainement noyé sous un flot de parole, il ne pu que l'écouter blablater d'un air surprit. Qui aurait pu croire qu'une fille d'apparence si délicate pouvait autant parler ? Il faillit l'interrompre, gêné de ne pouvoir participer à la conversation mais les propos de Camille le captivèrent et il écouta, un peu impressionner qu'elle étale sa vie devant lui. Il n'eut même pas le temps de s'énerver en apprenant qu'elle était aussi responsable de l'attaque des hiboux qu'elle lui révéla lui avoir fait ce gâteau un peu fade qu'il avait un jour trouvé sur son lit. Mais avant de pouvoir être flatté, elle avoua qu'elle allait mourir. Il ne put non plus être désolé car elle enchaîna sur le fait qu'elle cherchait son père. Puis de son père elle enchaîna sur Sirius et à quel point elle était ravie de l'avoir rencontré.

Il la fixa, sa mâchoire légèrement entre-ouverte. Il chercha quelque chose à lui dire après son long discours mais avant qu'il ne trouve quoi dire, elle était repartie dans une nouvelle tirade, cette fois-ci concernant une boite de chocogrenouille.

- Tu n'es pas un monstre ! parvint-il à placer, un peu choqué des propos de Camille, bien que quelque part, il se demandait si elle n'était pas vraiment une étrange créature mystique créée pour parler. Il observa la boite de chocogrenouille sans savoir s'il était vraiment autorisé à en prendre vu qu'elle tenait un dialogue sans qu'il ne puisse réellement parler.
Elle continua à parler, encore et encore, répondant à des questions que Sirius avait et d'autres auxquelles il n'avait même pas encore songé. La seule pensée qui le frappa alors, était qu'il était heureux que le poème n'ai pas fait des kilomètres de long, comme le discours qu'elle lui faisait.
Elle finit par lui sortir une photo de James, Remus, Peter et lui et lui demanda de la signer.

Il l'observa avec de grands yeux. Le silence retomba enfin, permettant à Sirius Black de reprendre ses esprits.
- A- Euh... laissa-t-il bêtement échapper avant se réveiller en secouant légèrement la tête.
- Euh, oui bien sûr. Seulement, je n'ai pas de plume. s'excusa-t-il, un peu perdu. Ah ! Oui pardon, si.
Se souvenant qu'il avait sa baguette, il la prit et usa d'un sort pour pouvoir s'en servir comme d'un stylo. Il observa la photo.
- Où l'as-tu eu ? demanda-t-il, intrigué. Il signa tout de même la photo, se sentant un peu bête en le faisant.
Alors c'était ça d'être une star et d'avoir des groupies ? Il avait toujours été très populaire et Amy avait toujours été sa groupie, mais avec Camille, c'était tout autre chose. Il lui rendit la photo mais anticipa le fait que cela relance la Gryffondor dans un nouveau discours, il posa un doigt sur ses lèvres roses. Fermant les yeux, il profita encore un instant du silence avant de commencer la discussion. Il sentait que ça n'allait pas être de tout repos.

- Maintenant que tu m'as dit tout ça, y a-t-il encore quelque chose que je ne sais pas de toi ? soupira-t-il en s'asseyant à nouveau contre le tronc de l'arbre. Il lui fit signe de s'asseoir à ses côtés. Enfin, j'imagine que c'est équitable, sachant que tu connais déjà beaucoup de moi apparemment.
- Un idole hein... songea-t-il, flatté. Tu disais que ton père te racontait nos exploits, qui est-ce ? Je le connais peut-être ? Est-il ici, à Poudlard ? Comme, comme moi par exemple je veux dire. demanda-t-il. Mais avant qu'elle ne puisse répondre il l'arrêta d'un geste du doigt. Pardon, mais je pense que je vais m'occuper de parler pour un petit moment. Respire un peu et mange ta chocogrenouille. lui demanda-t-il en lui souriant gentiment.
Décidément la situation était très étrange, mais Sirius s'en amusa. Le silence semblait tellement reposant après tant de parole de la part de Camille alors que Sirius avait plutôt l'habitude d’exécrer le silence. Il observa l'envahissante, bavarde petite princesse Camille avec un sourire attendrit. Elle était vraiment jolie. Lentement, il s'approcha de son visage pâle et élégant, plongeant son regard dans le sien et...
- Est-ce que... Est-ce que tu viens de dire que tu n'es pas amoureuse de moi ? se rappela-t-il soudain. Il s'éloigna, sourcil froncé. En y réfléchissant, il comprit qu'elle lui avait clairement dit ça. L'étonnement se lut sur son visage.
- Wow il va me falloir un bout de cette chocogrenouille ou alors une part de ce gâteau que tu m'a fais pour que je m'en remette ! plaisanta-t-il. Et moi qui commençait à t'apprécier !
Il caressa sa tête de la main d'un geste amical en rigolant doucement. Il ne su s'il était soulagé ou déçu d'apprendre que la blondinette n'était pas une des victimes du charme du beau Sirius Black, d'ailleurs il n'était pas vraiment sûr de la croire mais il se sentit tout de même plus proche d'elle. Elle restait bizarre, certes, mais un peu moins effrayante. Il lui piqua une patte de chocogrenouille et la mangea, regagnant doucement son calme.
Il la regarda à nouveau et se mordit les lèvres d'un air un peu envieux. Il aurait bien aimé goûter aux lèvres de cette étrange demoiselle, mais il préféra s'accrocher au fait qu'elle ne serait pas ce genre de problème pour lui.
- D'accord, tu peux parler. finit-il par dire, un peu culpabilisé de monopoliser la parole. Il n'avait pas l'habitude d'avoir une conversation à sens unique, lui. Mais maîtrise-toi.lui demanda-t-il d'un ton un peu sévère mais plaisantin.

- Ma chère Camille, tu es la fille la plus folle que j'ai jamais rencontré. dit-il alors, plein d'affection.


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Camille Loreens Black

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MessageSujet: Re: Juste un autographe [PV Sirius]   Dim 13 Jan - 17:51

C'est avec de grands yeux émerveillés que je regardais la photo, maintenant signée par la plume/baguette de Sirius Black en personne. Serrant la photo contre mon coeur, on aurait pu croire que c'était le plus fabuleux des trésors. Ou est-ce que j'avais eu cette photo ? Pour toute personne connaissant mon identité, la réponse était logique : par Amy Loreens, ma mère. Mais je ne pouvais pas tellement lui répondre cela, il risquait d'être complètement choqué. Alors à la place, je me contentais de sourire doucement, gardant une part de mystère, le laissant dans l'ignorance. Je rangeais la photo dans mon porte feuille, en prenant soin de ne pas l'abimer. Me rendant compte qu'il y avait également une photo de ma mère et moi, je refermais brusquement l'objet pour ne pas que Sirius puisse le voir et se douter de quelque chose.

Encore une fois, je souris, heureuse de constater qu'à ses yeux, je n'étais plus un monstre. Et dans mes yeux gris reflétait ce bonheur. Avant que je ne puisse reprendre la parole, Sirius posa un doigt sur mes lèvres, m'interrompant dans mon élan. Je fronçais les sourcils avec un faux air boudeur alors qu'il se moquait gentiment de moi, sur le fait que je parlais peut-être un peu trop. Mais finalement, je laissais échapper un petit rire claire, joyeux et enfantin, alors qu'il me fit signe de m'assoir à côté de lui, acceptant donc au passage ma présence. Les mots qu'il avait prononcé l'autre jour, c'est comme si … comme si ça n'était jamais arrivé. Alors moi j'étais heureuse, comme une petite fille qui venait de se réconcilier avec son papa, suite à une dispute pour une broutille.

Alors je l'écoutais simplement parler, comme il me l'avait demandé, sans doute lassé d'entendre ma voix enfantine qui débitait à tout va. Bien sur, il me demanda s'il connaissait mon père. Aïe, comment j'allais pouvoir m'en sortir ? Le laissant parler, je cherchais déjà une échappatoire ou une explication qui pouvait être probable. Difficile … J'optais donc par la vérité en omettant quelques détails, restant évasif.

Sirius s'offusqua du fait que je n'étais pas amoureuse de lui et qu'il aurait certainement du mal à s'en remettre. Ce qui me fit éclater de rire, ce même rire que tout à l'heure. Je repris la parole d'une voix douce, avec un sourire d'excuse.

« Hé non … Je ne suis pas amoureuse, mais rassure toi, tu restes tout de même mon plus grand héros, bien au dessus des héros qu'on peut trouver dans des livres, contes et légendes. Tu es le Grand Sirius Black en personne. »

Il me fit remarquer que j'étais la fille la plus folle qu'il n'est jamais connue, ce qui me fit élargir mon sourire, avant de reprendre.

« Oh mais tu n'as encore rien vu, si je te racontais mes exploits depuis ma première année à Poudlard, tu serais mort de peur. Mais venant d'un homme qui a combattu un Erumpent, je vais prendre cela comme un compliment. Tu sais, j'essaye de vous ressembler, à vous, les maraudeurs. Attention, tu devrais te sentir menacé, un jour mes exploits seront plus connus que les tiens. »

Le clin d'oeil que je lui adressais montrait bien qu'il n'avait pas à avoir peur de ce côté là. Surtout que si ma réputation augmentait, se serait surtout pour ma maladresse. Alors que Sirius lui, c'était l'homme charismatique par excellence, et lorsque je le regardais, j'étais tellement fière qu'il soit mon père. Cette fierté augmentait en moi sans que je ne puisse la contrôler. J'avais envie d'hurler haut et fort : Hé ouais, c'est mon père ! Ca vous en bouche un coin un ?!

Et surtout, je me rendais compte, non sans satisfaction, que c'est en restant moi même que j'arrive à attirer son attention et non en essayant de l'espionner pour en apprendre plus sur lui. C'est donc la sincérité qui marche avec lui ? Je m'allongeais dans l'herbe, me retournant sur le côté, je le regardais, un bras croisé en dessous de ma tête. Et finalement, d'une voix douce, je commençais à compter mon histoire.

« Pour te répondre … Cette photo, je l'ai eu par ma famille … Oui, oui tu connais mon père …. Tu es sans doute la personne qui le connait le mieux. Je n'ai pas le droit de dire quoi que se soit sur le futur, sinon, non seulement ça risque de le changer, mais en plus, le Professeur McGonagall ne sera pas très contente … Alors ce que je vais te dire, se sera notre secret, notre secret à tous les deux, rien que nous deux. »

Scrutant son visage, j'attendais un peu de voir s'il était d'accord pour garder sous silence ce que je pourrais lui dire ce soir. Le froid commençait à raidir mes membres mais comme je n'avais pas l'attention de bouger, je levais ma baguette, pour faire apparaître de longues flammes devant nous, qui pouvaient ainsi nous réchauffer -et sans bruler Sirius en plus, bravo Camille- !

« Je ne peux pas tout te dire, mais je peux quand même commencer par ceci. Mon père était un de tes proches. Proche qui va disparaître assez rapidement. J'étais toute petite, je me souviens plus vraiment de lui. Maman dit qu'il m'aimait, qu'il m'aimait de tout son coeur. Mais je n'en ai aucune preuve. Je ne sais même pas si aujourd'hui, il me cherche, s'il veut me voir ou non. Tu sais, ce que je ressens, même à Maman, je n'en parle pas. J'ai peur, j'ai terriblement peur de ne pas être à la hauteur des attentes de Papa. C'est pour ça que je t'observe toi. Parce que je me dis, si je deviens comme toi, comme il t'appréciait toi, il sera bien obligé de m'apprécier moi. Maman ne comprendrait pas, elle me dirait « Ton papa t'aime pour qui tu es pas pour qui tu voudrais ressembler ». Mais je crois qu'elle se trompe. C'est facile pour elle, elle a une forte personnalité, tout en restant très douce. C'est normal que Papa soit tomber amoureux d'elle. Elle est le plus précieux des trésors qu'on puisse trouver sur cette terre. Alors que moi, je suis un danger public. Il y a de grandes chances que mon Papa prenne peur en me voyant. Que je ne sois pas la fille qu'il aurait voulu avoir. Mais ça fait mal, parce que je voudrais qu'il soit là, je voudrais qu'il soit avec moi. Pour que ça arrive, je suis obligée d'être forte, de sourire, d'aller de l'avant, et de chercher, toujours et encore. Tu sais, je n'ai pas eu une vie malheureuse, non j'ai toujours eu tout ce dont j'avais besoin. Mais ….. Mais tu sais …. Sirius ….. je serais prête …. à tout abandonner …... à tout laisser ….. d'être la plus ….. la plus démunie ….... Parce que …... »

Alors que je continuais de parler, ma voix se fatiguait, mes yeux brillaient de fatigue. Exténuée d'avoir passé une semaine à ne faire que pleurer et souffrir, je me sentais enfin envahir par le repos qui voulait prendre place. Mes yeux se fermaient tout seul, alors que ma voix se faisait plus basse, comme un murmure.

« Parce que ….. si papa était là ….... Maman et Papa ….... même si je n'ai …. rien d'autre ….... je serais …. la plus heureuse …. au …. au monde »

Puis se fut le trou noir, mon esprit partit loin dans des songes. Je venais de m'endormir comme ça, sur le sol, à côté de Sirius. Oui, à ses côtés, mon sommeil ne pouvait être que paisible. Les flammes qui avaient diminué le temps de mon discours, finirent par disparaître, ne laissant qu'une épaisse fumée qui fut ensuite emporté par le vent.

***

Je ne sais pas combien de temps j'avais dormis, mais enfin, je finis par rouvrir doucement les yeux.

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MessageSujet: Re: Juste un autographe [PV Sirius]   Dim 13 Jan - 20:36



Elle rigola d'un rire si léger et insouciant que Sirius ne put ne pas le partager. Elle faisait vraiment petite princesse lorsqu'on oubliait tout le côté je te hurle dessus et je te pousse dans le lac. Bien que cette image restait assez négative dans l'esprit de Sirius - les robes, les princes, les trucs gnangnan de filles - il remarqua que l'allure de princesse signifiait aussi de posséder une certaine élégance. Cette élégance, cette noblesse, la jeune fille semblait la posséder malgré ses manières plutôt envahissantes, maladroite et bruyantes. Comme un trait de nature indélébile peu importe la situation. On disait souvent cela de Sirius qui, malgré ses allures de rebelle et de vilain garnement, gardait un côté rigide aristo plutôt séduisant, mais c'était la première fois qu'il pouvait l'observer chez quelqu'un.

Il se sentit rougir alors que Camille l'appela "son plus grand héros, le Grand Sirius Black." Était-elle certaine de ne pas être follement amoureuse de lui ? Peu de fille avaient osé user de termes si élogieux devant le tatillon Sirius Black dont l’intérêt est plus fragile qu'une feuille d'or. Pourtant si ces demoiselles voyait le sourire qui se dessinait sur ce beau visage à l'entente d'une telle éloge, elles se seraient surement battue pour en obtenir les droits.
Il l'écouta, silencieux, n'osant l'interrompre. Il finit tout de même par évacuer sa gêne sous forme de gentille insulte. Elle était complètement folle. Folle de lui d'ailleurs.

Elle titilla la curiosité du Maraudeur en même temps que son orgueil de fouteur de merde en mentionnant ses exploits. Il se repositionna pour pouvoir la regarder sans tourner la tête, à la fois plein de curiosité et de défi.

- Ha ! L'Erumpent c'était léger, un idée folle de James. Mais si tu a un jour la chance de voir du vrai Maraudeur, du James, Sirius, Remus et Peter... il laissa sa phrase en suspend, conscient qu'étant déjà une fan, il n'avait besoin de la suite pour faire rêver la jeune blonde. Lui aussi se perdit un instant en se demandant quel grand coup ils pourraient faire cette année.

- Honnêtement... commença-t-il alors qu'il sortit de ses pensées. Tu ferais une Maraudeuse passable. la flatta-t-il en accompagnant cela d'un élégant sourire complice.
- Laisse moi récapituler. Tu as poussé quelqu'un dans le lac, envoyé des hiboux attaquer quelqu'un, frappé un autre en te transformant en catcheuse, tu insulte un maraudeur et tu pactise avec le Sinistros. Et encore beaucoup d'autre chose selon tes dires. compta-t-il en tentant de se rappeler de toutes les infos déballées pendant son discours.
- Je te conseillerais bien de viser plus haut si la victime de tout ça n'était pas moi. finit-il alors en lui lançant un petit regard brillant.

Elle lui parla alors de la photo et de son père. Il fronça un sourcil alors qu'elle indiqua que ce dernier était la personne qu'il connaissait le mieux. Instinctivement, Sirius pensa à son meilleur ami. Il scruta plus attentivement les traits de la jeune fille mais n'y trouva aucun ressemblant ceux de James. Non, elle devait penser à quelqu'un d'autre, elle lui ressemblait même plus qu'à James. Peut-être se trompait-elle ou parlait d'un homme qu'il aurait rencontrer plus tard ? Il se voyait pourtant mal connaitre quelqu'un mieux que James Potter, même après des centaines d'années. Enfin, ça devait être une façon de parler.
Elle lui indiqua qu'elle n'avait pas le droit de révéler quoi que ce soit sur le futur ce qui tira Sirius de sa réflexion d'un air un peu étonné. Elle en avait pourtant déjà beaucoup dit. Attrapant le regard gris bleu de Camille, il comprit cependant qu'elle avait bien plus à révéler. Il se tut, n'osant pas l'encourager mais ne voulant pas du tout l'interrompre. Pouvoir en savoir plus sur cette époque inconnu était extrêmement excitant.

Avant de commencer, elle alluma un petit feu pour les réchauffer. Il n'avait pas remarqué mais la nuit était tombée rapidement et le parc était maintenant dans l'ombre, seulement éclairé par endroit par la lumière s'échappant des fenêtres du château. Appréciant le geste, Sirius se repositionna un peu plus confortablement. Il avait bien comprit qu'elle allait se replonger dans l'un de ses longs discours.
Elle commença par dire que son père était un proche de Sirius qui se remit à chercher dans ses connaissances, qui pourrait lui rappeler cette jeune fille, mais aussi, qui lui avait transmit cette passion de l'éloge du Grand Sirius Black. Il ne trouva pas.
Le récit continua et bientôt, Sirius oublia de chercher à qui toute cette histoire pouvait se référer. De toute manière, imaginer ses camarades adolescent en couple marié avec enfant était un exercice plutôt difficile pour l'éternel jeune rebelle. Il suivit plutôt l'histoire de Camille, sa camarade de classe, et de ses parents.
Il l'écouta avec attention mais plus elle continuait, plus il sentit un petit goût amer lui coller au palet. Elle aimait tellement son père, ne songeait qu'à le retrouver, être à la hauteur de ses attentes. Tout autre élève aurait pu être attendrit par l'amour que portait cette jeune fille à un père qu'elle n'avait pourtant pas connu, mais Sirius, lui, le vit d'un mauvais oeil.
Lui, son père, il l'avait bien connu. Un homme froid, rigide d'esprit comme de coeur qui ne voulait que ça : forger ses fils à sa sombre image. Alors que Camille voulait tout faire pour trouver son père et lui plaire, Sirius lui avait tout fait pour le fuir et devenir un homme meilleur en crachant sur ses valeurs racistes. Il ne pu compatir avec sa camarade et la seule chose qui le retint de lui confier sa façon de voir, c'est qu'il aurait été impoli de l'interrompre.
C'était si pathétique de ne pouvoir vivre qu'en fonction d'un homme qui n'avait rien fait de plus que de donner une partie de son ADN. Pourquoi accordait-elle autant d'importance à un homme dont elle ne se souvenait même pas ? Oh, si, il lui avait confié son admiration envers Sirius Black, mais alors que Sirius voyait jusqu'alors le père de Camille comme un gentil fan, il l'imagina soudain être un lâche, un moins que rien, admirant le courage de quelqu'un qu'il ne pouvait être.

Un peu dégoûté de sentir si mal alors qu'il pensait passer un bon moment, il décrocha légèrement du long discours de Camille. Il ne se rendit pas compte que celle-ci tombait doucement dans le sommeil. Il remarqua néanmoins lorsque le silence vint remplacer sa douce voix aiguë et se retourna.
Il la vit, tranquillement assoupie sur le sol terreux comme s'il avait s'agit de son lit drapé de princesse. Il ne su pourquoi mais la paix et la délicatesse qu'elle illustrait chassa ses sombres pensées aussi efficacement qu'un sort magique. Silencieux, il l'observa un moment, attendri.
Mais le feu s'éteignit doucement et le froid vint doucement caresser les deux élèves. Il se pencha au dessus d'elle.
- Camille ? appela-t-il doucement mais elle continua de roupiller confortablement, déjà loin dans le pays des songes.
Il ne la brusqua pas car, mine de rien, il commençait aussi à en avoir assez de son histoire de papa et de maman. Et puis endormie, elle paraissait si paisible.
- Tu n'as besoin de personne Camille. dit-il doucement dans l'espoir de tout de même lui faire passer son avis. Elle ne réagit pas et il s'en ficha un peu, parlant seulement pour ne pas rester silencieux. Il l'enviait tout de même un peu d'être pleine de rêve et d'espoir, comme ces jeunes sorciers qui croient encore en un monde où la magie est seulement synonyme d'amusement.
Doucement il la prit dans ses bras et commença à marcher vers le château.

Le diner avait commencé, d'ailleurs, il était même possible qu'il ait prit fin. De toute manière, Sirius n'avait pas l'intention d'aller dans la Grande Salle. Transportant Camille avec délicatesse, il se dirigea directement vers la salle commune des Gryffondors. Les couloirs étaient encore vide, mais avant qu'il n'atteigne la tour de Gryffondor, une voix l'interpella.

- Sirius !

Reconnaissant la voix de la Serdaigle, il se retourna en soupirant d'exaspération. Pourquoi devait-elle apparaître et l'appeler comme ça lorsqu'il n'avait aucune envie de lui parler ? N'avait-il pas reporté leur rencontre à cette nuit ou plus tard ? Il était clair qu'il n'avait aucune intention d'aller la rejoindre cette nuit lorsqu'il lui répondit, mécontent.
- Quoi ?
La Serdaigle le dévisagea mais observa surtout la jeune fille endormie dans les bras de son homme. Sirius suivit son regard et comprit seulement que la situation pouvait être déplaisante pour la brunette qui afficha une expression de tristesse et de jalousie. Il s'épargna le ridicule discours du "c'est pas ce que tu crois" en restant silencieux d'un air un peu isolent, la laissant parler en première.
- Qu'est-ce qui va pas chez elle ? demanda-t-elle, se voulant inquiète pour la blonde mais sonnant simplement jalouse.
- On parlait, elle s'est endormie, je la ramène. Expliqua-t-il d'un ton froid et mécanique. Il n'avait pas du tout l'intention de s'éterniser. Comme la Serdaigle ne lui répondit pas de suite, il pensa pouvoir s'en aller et se retourna.

- Je pensais que c'était à Peter que tu devais parler ! lui rappela-t-elle d'un gémissement. Je ne t'ai pas vu au dîner alors je suis allée te chercher et j'ai vu sur le mur des rum... C'est vrai alors ?
Ne sachant pas du tout de quoi laSerdaigle parlait, Sirius se contenta de s'énerver un peu plus.
- Ecoute, comme tu peux le voir je n'ai pas que ça à faire alors on se parlera plus tard.
N'attendant cette fois pas de signe de la part de Léona, il reprit sa route. Il l'entendit éclater en sanglot derrière lui mais fut soulagé qu'elle ne se mette pas à lui hurler dessus ou à le suivre en chouinant. Il vérifia d'un coup d'oeil que Camille ne s'était pas réveillé. Haa les filles...
Il arriva enfin à la salle commune de Gryffondor et après avoir essuyé un regard choqué de la part de la Grosse Dame et des élèves posés dans la salle, il gravit les escaliers du dortoir des filles. D'ordinaire celui-ci se ferait capricieux en sentant les pas d'un garçon le gravir, mais il sembla comprendre que Camille était avec lui. Il monta sans peine et ouvrit la porte de la chambre d'Amy. Il n'avait pas franchement envie de s'éterniser à chercher le lit de la belle au bois dormant, alors il se contenta de la déposer délicatement sur le lit d'Amy.
Peut-être devrait-il laisser un mot ? Il y réfléchit un instant puis haussa les épaules. Il lui expliquerait le lendemain ou Camille le ferait à son réveil.
Il regarda la blonde un instant. Elle était ben mignonne, endormie ainsi. Sans grande raison, il se pencha et déposa un petit baiser sur son front pâle.

- J'espère que tu trouveras ton père, Camille. susurra-t-il doucement avant de quitter la chambre à pas de loup et de refermer la porte.

Et qu'il soit à la hauteur de tes attentes.


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