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 Les chants des champs

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Sirius Black

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Gryffondor


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MessageSujet: Les chants des champs   Ven 18 Jan - 20:38



Dimanche matin, le soleil était à peine levé que le lit de Sirius Black était froid. Remus qui s'était réveillé d'un cauchemar poussa un soupir en voyant une fois de plus le lit de son ami vide et se rendormit. Ça avait été une autre nuit où le jeune Gryffondor n'avait trouvé le sommeil et, commençant à avoir l'habitude, il avait décidé de profiter du petit matin pour se dépenser physiquement dans un petit footing.
La nuit étant encore noire lorsqu'il quitta discrètement le château, c'est à quatre pattes et scrutant les alentours de yeux jaunes qu'il trottina en direction du lac. Saisissant ses habits délicatement entre ses crocs, il les déposa dans le creux d'un tronc d'arbre et commença sa ballade.
Il était peut-être celui des Maraudeurs qui appréciait le plus sa capacité d'animagus. Alors que l'idée d'origine venait de leur volonté d'accompagner Remus dans ses transformations, Sirius avait embrassé son autre nature et ressentait le besoin de se transformer plus souvent qu'à chaque pleine lune. Sirius soupçonnait Peter de se transformer en rat pour fuir des professeurs ou même se faufiler dans la chambre des filles, mais c'était toujours le canin qu'on reprochait de trop s'amuser de leur talent secret. Il était vrai que de nombreuse fois, Sirius avait hésité à se transformer devant témoin simplement pour faire peur à un serpentard arrogant mais la plupart du temps, ses amis Maraudeurs étaient là pour le rappeler à l'ordre.

L'animal espérait que l'effort physique lui permette d'échapper à celui psychologique mais il n'en fut rien. Même sous sa forme de chien, les tracas perçaient son esprit et le faisait grogner. Amy. Quelle erreur irréparable avait-il pu si bêtement commettre en pensant que tout cela était anodin. S'il avait réussi à agir naturellement, s'il lui avait parlé le lendemain comme si de rien était, peut-être que cela n'aurait pas prit une telle ampleur, mais il l'avait fuit et depuis ce soir là, il ne s'était plus recroisé. Pourquoi avait-il fuit ? Pourquoi avait-il été si déstabilisé par ce simple baiser ? Les questions tournèrent dans son esprit canin sans trouver de réponse.
Lassé de sa ballade, voyant le soleil roser le ciel, il se redirigea vers le lac. Avant de se transformer et de se vêtir, il se baigna quelques minutes dans l'eau glacial du lac pour se réveiller. Après avoir chassé l'eau de son pelage en se secouant vigoureusement, il reprit forme humaine et se vêtit. Les cheveux encore humides, il s’assit contre le tronc de l'arbre et observa le Soleil quitter l'horizon et s'assoupit enfin pour une petite heure.

C'est par son ventre tremblant qu'il fut réveillé de son court somme. A cette heure-ci, même les élèves les plus matinaux n'avait l'idée de se balader dans le parc. Sirius observa le soleil et grimaça. Il aurait peut-être dû profiter de sa sortie à l'aube pour arriver le premier dans la Grande Salle et éviter les autres élèves. Se relevant avec un soupir, il observa au loin les premiers élèves à rejoindre l'extérieur après leur petit déjeuner. Il ne mangerait pas seul aujourd'hui. Il prit alors la direction du château dans l'intention de calmer son estomac affamé mais s'arrêta à mi-chemin en apercevant une silhouette familière.
Amy Loreens venait de passer les portes. Sirius l'observa marcher dans une direction sans oser bouger. Il n'avait pas vraiment envie qu'elle le voit. Ça n'était pas le "Siriii" habituel de la groupie qu'il fuyait, mais son absence. Après ce qu'il avait fait à sa fan, il était normal que cette dernière se sente plutôt refroidie.

Il ne savait toujours pas ce qu'il lui avait prit dans ces escaliers. Se réfugier chez les femmes était un réflexe que le tombeur avait lorsqu'il se sentait déboussolé, mais embrasser Amy l'avait perdu plus encore. Il ne s'était jamais senti à l'aise avec l'idée d'une romance entre lui et la jeune blonde, peut-être parce qu'ils se connaissaient depuis trop longtemps. Depuis la première année il avait eu une petite Amy Loreens lui courant après des étoiles dans les yeux. Mais cela avait toujours été un jeu à ses yeux. C'était une bonne copine, une jolie copine, une gentille copine qui le faisait toujours se sentir bien, disait-il à ses parents furieux que leur fils fréquente une "Sang-de Bourbe". Lorsque Sirius commença enfin à s'intéresser aux filles qui lui faisaient du charme, il n'arrivait déjà plus à voir Amy comme une cible potentielle pour ses ébats.
Et pourtant il avait brisé sa propre limite en s'emparant des lèvres de son amie. Troublé et désarçonné, il l'avait immédiatement rejeté sans explication. Ce frisson proche du dégoût qui l'avait animé, était-ce envers Amy ou envers lui même ? En l'observant s'éloigner sous son regard, la culpabilité qu'il ressentit sembla lui chuchoter la réponse. Sans le vouloir, ses jambes le portèrent sur la trace de la jeune femme.

Celle-ci pénétra dans la forêt interdite d'un pas décidé, elle savait où aller. Sirius la suivit sans vraiment réfléchir à ce qu'il avait l'intention de faire. S'excuser ? C'était une chose que le jeune Black avait beaucoup de mal à faire, car alors il devait admettre avoir fait une erreur. Il se contenta de ne pas perdre la blonde de vue, progressant dans la foret avec agilité et silence. A chaque fois qu'il la voyait, il ne pouvait s'empêcher de remarque son élégance, sa beauté, mais aussi le malaise qu'il éprouvait en se rendant compte de son attirance pour cette groupie.
Plus le temps passa et plus Sirius commença à sérieusement se questionner quant à ses motivations. Pourquoi la suivait-elle sans rien dire ? Ça n'était pas le genre de choses qu'il faisait, c'était plutôt un truc de Peter, ou alors de Remus, ou encore de James lorsqu'il se trouvait soumit à Lily. Mais pas Sirius Black non. Le Grand Sirius Black ne suivait personne, c'était les autre qui lui courrait toujours après.

"Amy !" finit-il par appeler d'un air un peu mécontent et frustré.



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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Ven 18 Jan - 20:54

Les derniers jours n’avaient pas été facile mais depuis sa dernière conversation avec James, quelque part, Amy se sentait un peu mieux. Comme toujours, c’était une passionnée, une sentimentale, une personne trop sensible et comme toujours ces facettes-là de sa personnalité finissait par lui jouer des tours et lui faire du mal mais il lui suffisait d’un peu de temps pour retrouver son attitude positive et joyeuse. Bon, ce n’était pas encore le top du top, il lui arrivait parfois de regarder Sirius en coin pendant les cours en se demandant si elle ne devrait pas lui courir après comme d’habitude, mais au moins elle se sentait mieux, retrouvant son sourire, son énergie et sa gourmandise habituel. Des personnes de 1995, Amy n’en connaissait qu’une seule, une blonde délurée avec qui elle partageait de nombreux point commun, bien qu’elle semblait beaucoup plus timide et moins rustre qu’elle ne l’était.
Les cours étaient toujours aussi rasoir mais de toute façon la Gryffondor avait décidé de n’y aller que si elle en avait envie, de toute façon en 1995 on ne pouvait pas sérieusement lui reprocher de foutre ses études en l’air étant donné, du moins elle le supposait, que lorsqu'elle serait renvoyé, se serait en septembre de son époque avec la mémoire gentiment effacée.
En d’autre terme, la jeune fille avait décidé de ne pas s’en faire de ce qui se passerait à cet époque, comme elle avait dit et redit, cette année n’était qu’une parenthèse, du bonus, quelque chose dont elle se souviendrait probablement pas car elle doutait sérieusement que Dumbledore les ramène à leur époque en leur laissant leur mémoire.

Sous une douche bien chaude, la demoiselle se réveillait doucement. Toujours levée bien avant tout le monde, elle profitait ainsi de long moment sous l’eau brulante. Sa peau rougissait à son contact alors qu’elle avait la tête penchée en arrière, profitant du contact rassurant du liquide sur son corps. S’asseyant dans la cabine de douche, elle restait ainsi sous le jet. C’était une habitude qu’elle avait toujours prise, une étrange habitude selon certaine qui trouvait ça bizarre de s’asseoir sous une douche mais la Gryffondor ne s’en était jamais détaché. Collant son dos contre le mur froid, elle frissonna légèrement jusqu’à ce que son corps s’habitue à ce contact. Ainsi installé, elle pensait et parfois se mettait à chanter ou alors à composer dans sa tête mais là, elle essayait simplement de se souvenir de sa sixième année et des bons moments qu’elle y avait passé.
Elle se souvenait du soir où après une soirée clandestine à Poudlard, ils eurent tous une retenue générale…Une retenue qu’Amy se souvenait encore, bien que visiblement par rapport aux autres elle eut beaucoup de chance à passer la sienne en salle de retenue…Plusieurs groupes avait été fait et elle avait appris qu’un des groupes était chargé de nettoyer les box des sombrales.

A ce souvenir, la jeune fille n’avait pas pu s’empêcher de sourire sous sa douche. Continuant son propre voyage dans le temps, elle se souvenait d’un jour où, avec des amies, elles étaient allées dans leur « Q.G. ». Cet endroit était une série de ruine qui se trouvait au beau milieu de la forêt interdit. La Gryffondor avait tellement fait ce chemin, qu’elle en était persuadée que même en 1995 elle pourrait retrouver ses ruines…Et si elle retrouverait ces ruines…Elle pourrait voir si son projet avait fonctionné !
Avant de partir en vacance, la demoiselle avait réussi à se procurer des graines de marijuana, quelque chose d’interdit dans l’enceinte de l’école mais dont Amy était "friande". Si elle ne fumait pas comme un camion de pompier des cigarettes comme Zoya pouvait le faire, Amy avait l’habitude, une heure avant le couvre-feu, de se cacher à l’extérieur du château pour fumer de l’herbe et se vider l’esprit. Ni plus, ni moins, et lorsqu’on connaissait les addictions de certain à leur époque on se disait qu’à côté la petite Amy c’était rien du tout.

Et sous cette douche, faisant le calcule, la rouge et or se rendait compte que si ce petit plan avait fonctionné et n’avait pas été découvert entre temps, sur place, elle y trouverait certainement un champ de cannabis ! L’idée l’amusait, l’amusait tellement qu’elle quitta la cabine de douche, se coiffa, se sécha, s’habilla et s’en alla directement pour la forêt interdite. Sur les lieux, la jeune fille ne se doutait absolument pas qu’elle était suivit, et pas par n’importe qui. Marchant à bonne allure, la demoiselle était presque sûre du chemin qu’elle prendrait, mais malgré tout entre 1976 et 1995 la forêt semblait avoir elle aussi prit un coup de vieux.
Mais alors qu’elle repérait au loin les premières pierres de la ruine, elle entendit un franc « Amy ! ». Sursautant, elle se prit les pieds dans une racine d’arbres, tombant directement sur le sol, elle se retourna pour se retrouver face à…Sirius !
Un petit hoquet claqua hors de sa gorge avant qu’elle ne fronce les sourcils :


« Tu m’as foutu une de ces trouilles, j'ai failli me pisser dessus ! »

S’agrippant sur le tronc d’un arbre, elle s’aida ainsi pour se relever et frotta ses genoux salit par la terre humide de la rosée matinale. Elle serait bonne pour reprendre une douche à la fin de cette balade.
Mais maintenant qu’elle avait Sirius devant elle, Amy se rendait à l’évidence qu’elle n’avait pas d’autre choix que de réagir. Soit elle lui faisait bien comprendre qu’il l’avait littéralement humilié ce soir-là en plus de terriblement la blessé, soit elle était incapable de véritablement lui en vouloir et lui sautait au cou. Elle esquissa un sourire sincère et fini par lui tourné le dos. Il n’était pas question qu’elle retombe dans ses travers, il lui avait bien fait comprendre à quel point elle l’énervait et elle ne tenait pas à recevoir un autre de ces regards. Reprenant sa route vers les ruines cachées dans la forêt interdite, elle lui adressa quand même la parole :


« Si on a de la chance, tu t’apprête à voir une création moldus ! »

L’herbe n’était pas chose courante chez les familles sang pur…Déjà qu’elle ne l’était pas de base dans les familles et il existait autant de drogue magique que de drogue classique…Il suffisait de voir le sortilège qui permet de te rendre euphorique…Si ça ce n’était pas de la drogue ! Cependant, Amy n’avait jamais pu couper les ponts avec ces racines moldus, sa Vie, comme elle disait souvent. Certes, il y avait meilleure chose à faire que de fumer un joins pour faire qu’un avec ces racines mais cette partie-là n’était qu’une des parties qu’elle faisait. Il y avait les multiples sorties à Londres, dans les pubs, les concerts, Amy ne pouvait tout simplement pas s’en passer.
Approchant des ruines, la nature semblait avoir pris beaucoup plus de place qu’à leur époque, faisant alors le tour des ruines, elle se trouva face à une véritable merveille à ses yeux de punkette un peu junkie. Devant elle, les pousses c’étaient multipliée et ne demandait qu’une chose, à être utiliser. Esquissant un sourire elle regarda Sirius :


« J’étais pas sur quand je les planté que ça allait fonctionner... »

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Ven 18 Jan - 20:55



Le jeune homme retint sa respiration lorsqu'Amy se retourna en sursaut. En réalité, il craignait découvrir sur son visage, la même expression qu'il lui avait craché juste après leur premier baiser. Du mépris, du dégoût. Mais au lieu de cela, il vit la jeune fille se casser la gueule sur une racine d'arbre et se ramasser. Surprit mais amusé, Sirius se précipita pour voir si la Gryffondor ne s'était pas blessée. Ses inquiétudes furent chassées par la vulgarité habituelle d'Amy Loreens qui se releva d'elle-même.
Non préparé, il observa la jeune fille un instant et sentit un sourire s'afficher sur son visage à celui d'Amy. Pourtant, il se décomposa lorsqu'il la vit de détourner de lui sans un mot. Elle était blessée. Amy n'était pas du genre à montrer lorsqu'elle allait mal, d'ailleurs Sirius ne se souvenait même pas l'avoir déjà vu triste. Le seul souvenir qu'il ne parvenait à chasser c'était l'image de cette petite blonde hystérique courant vers lui en criant son nom. Il aurait aimé la voir courir en cet instant, même s'il savait qu'il finirait par la repousser une fois de plus. Égoïste, il se sentit vexé de voir que la direction que la blonde prit fut opposée à la sienne.
Il continua tout de même à la suivre, insatisfait de ce cours échange. Il parvint à garder le silence encore quelques secondes mais finit par ne pas pouvoir suivre sans rien dire plus longtemps.
"Ecoute Amy..." commença-t-il, mais il fut interrompu par cette dernière. Soulagé de l'entendre lui parler, il oublia ce qu'il voulait dire. Une création moldue ? Sa curiosité titillée chassa toute autre pensée sombre. Avec Amy, il avait découvert le monde moldu avec intérêt. Comme s'il s'aventurait dans un monde interdit, il s'était très tôt amusé des étranges objets, paroles et coutumes de la né moldue. Les seules fois où il venait de lui même parler à la petite blonde, c'était pour lui piquer des gadgets ou l'écouter raconter des histoires sur le monde moldu. Les voitures, les avions, les hiboux-humains qu'on appelle "facteurs", les mécaniciens qui ont des baguettes métalliques, tout ça avait toujours été passionnant pour de Sang-Purs auquel on interdisait tout contact avec cette culture. Qu'allait-elle lui montrer cette fois-ci ? La suivant avec enthousiasme, il oublia ce qui avait bien pu se passer entre eux et redevenait un gamin intrigué et curieux.

Les deux élèves débouchèrent sur une espèce de clairière ou des ruines décoraient la nature. Les pierres utilisées était si dégradées et sales qu'elles semblait à n'importe quel rocher des alentour. Mais une structure semblable à un reste de bâtiment s'élevait, comme si Mère Nature s'était essayée à la construction mathématique. La végétation qui avait grimpé sur les murs semblaient même porter les briques de l'édifice.
Amy s'arrêta enfin et se retourna vers Sirius avec un sourire. Celui-ci impatient attendit qu'elle lui montre la dite création moldue mais fut intrigué de ne rien voir d'extraordinaire. De la phrase de la Gryffondor, il comprenait que c'était une sorte de plante qu'il devait regarder. Il observa le sol et finit par remarquer que la végétation ici semblait être essentiellement composé d'une espèce de plante. Des fougères avec des feuilles en étoiles...

"Waaahh... De la mauvaise herbe." dit-il alors ironiquement, ne comprenant pas le moins du monde ce que ces plantes avaient de spécial. Voyant qu'ils avaient atteint leur destination, le jeune homme se posa sur le sol et cueillit une feuille de la plante et l'examina entre ses doigts fins. Il la renifla doucement mais n'y trouva rien de particulier et lança un regard intrigué à Amy, se demandant si elle ne lui faisait pas une étrange blague.
"C'est... un,euh... C'est quoi ?" demanda-t-il alors sans arriver à trouver une utilité plausible à cette feuille si banale.


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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Ven 18 Jan - 21:14

Il était compliqué pour Amy de faire face à Sirius, si elle n’en montrait rien il ne restait pas moins qu’une partie d’elle avait été blessé. Pas rancunière du tout, la Gryffondor avait cependant ce défaut de ne rien oublier. Cependant, vu les derniers évènements, la demoiselle souhaitait juste profiter de la présence de Sirius, ainsi lorsqu’il lui lança un « Ecoute, Amy… », elle s’empressa de l’interrompre. Elle ne voulait pas entendre d’excuse, elle ne souhaitait pas l’écouter, lui et son éventuel culpabilité. Elle ne voulait pas retomber dans ses habitudes, elle ne voulait plus revoir ces yeux froids, et pour ce faire elle devait changer, du moins, c’était ce qu’elle pensait et si cet idiot s’excusait maintenant, elle serait bien capable de redevenir Amy Loreens, groupie attitrée de Sirius Black. Continuant sa route vers les ruines, elle se souvenait des heures passés ici en compagnie de ses ami(e)s, à refaire le monde, à imaginer ce que serait leur vie lorsqu’ils seraient connue, à composer, à chanter, parce qu’ici personne n’était là pour les entendre, les jugés, ici il n’y avait seulement qu’eux qui comptaient. Et aujourd’hui elle souhaitait simplement retrouver cette sensation de paix absolue. Emmenant alors Sirius avec elle vers un lieu qui lui tenait à cœur. Cet endroit semblait si différent avec le lierre, la nature, quelque chose d’un peu mystique s’en dégageait alors qu’elle contournait les restants de mur pour pouvoir se retrouver face à sa petite plantation qui avait bien grandit entre 1976 et 1995.

« Ah ah ah…Ce n’est pas QUE de la mauvaise herbe, crois-moi ! »

La demoiselle s’agenouilla face aux plantes, vérifiant alors celle-ci avec un œil quasiment expert. Au fil du temps, et des rencontres surtout, la jeune fille avait appris assez de chose sur ces plantes pour savoir la cultiver, et quand en tirer le meilleur parti. De longue minute de silence durant lequel Sirius fit une seconde remarque. Elle n’y répondit pas de suite, continuant d’examiner les plantes quasiment une par une. C’est là qu’elle se mit à expliquer, tout en continuant son "analyse".

« Dans ce monde-ci, vous avez vos plantes bien à vous, avec leur truc, leur spécialité…Mais chez les moldus, on en a aussi…Et cette plante fait partie de celle-ci…L’unique différence entre ce monde et celui des moldus, c’est que chez nous, les plantes "magiques" sont interdite »

Elle sortit sa baguette et ce fut sans formule qu’elle la fit gigoter entre sa main vers une plante. Amy connaissait ces gestes tellement par cœur au final que les risques qu’elle se rate était minime au final. Se relevant, la Gryffondor tenait dans une main sa baguette magique et dans l’autre des genres de petite pelote de graine verte à l’odeur unique. Rangeant sa baguette dans sa poche, elle sortit par la même occasion une cigarette piquée à un élève, un carton et une étrange feuille presque transparente. Elle mélangea le tabac et les graines, les emprisonna dans la feuille avec le carton, enfermant cette cigarette maison à l’aide du bout de sa langue.

« Et la plus part de nos plantes "magiques" ont toute le même but, mais pas le même effet pour y arriver. »

Coinçant le "cône" entre ses lèvres, elle incendia le bout à l’aide de sa baguette et d’un autre sortilège informulé qu’elle avait l’habitude de se servir. Elle inspira profondément…Amy se fichait éperdument des jugements des autres, si c’était bien une caractéristique chez elle c’est qu’elle s’assumait complètement, peu importe les critiques et ce qu’on lui disait…Elle était vrai…
Éloignant la cigarette faite maison de ses lèvres, elle en souffla la fumée avant d’en sentir lentement les ravages sur elle. Elle avait eu de la chance de tomber sur un bon moment pour la récolte.


« Mais comme toute les bonnes choses, il ne faut jamais en abuser »

Prévint-elle en s’approchant de lui. La drogue la rendait moins inhibé avec ces sentiments mais elle n’était pas encore au point de faire tout et n’importe quoi avec lui, surtout après leur dernier tête à tête. Réitérant le geste d’aspiration et d’expiration de cette étrange fumée au parfum singulier, elle lui tendit alors le bout de la cigarette où se trouvait le carton, le regardant simplement dans les yeux.

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Ven 18 Jan - 21:14

Sirius regarda sa camarade observer attentivement les plantes avec concentration et silence. Il continua d'observer son propre échantillon, bien curieux de savoir la particularité de ce végétal. Une chose que Sirius avait bien apprit grâce à Amy est ses objets moldus, était que ce qui provenait du monde non magique était généralement assez complexe et plutôt difficile à utiliser. Alors que les sorciers s'armait d'une simple phrase ou d'un mouvement de baguette, les moldus, eux, avaient dû fabriquer leu propre magie à l'aide de mécanisme. Il fallait alors actionner d’innombrables boutons, leviers et rouages pour effectuer des actions des plus élémentaires. Les objets moldus ne s'animaient pas, ne changeait pas de forme et devant cette feuille qui ne cachait visiblement pas de mécanisme compliqué, Sirius resta perplexe. Pour lui, c'était toujours de la mauvaise herbe.
La forme de la feuille était plutôt élégante, une étoile dont les branches pointaient toutes vers le ciel. C'est peut-être une sorte de décoration ou de symbole. L'adolescent, ne sachant quoi faire avec sa trouvaille, la posa sur sa tête et croisa les bras.
Il fut ravi lorsqu'Amy reprit enfin la parole pour s'expliquer. Le silence n'était pas quelque chose d'habituel avec la jeune blonde, il sentait qu'une certaine tension s'était installée entre eux. L'écoutant tout en la regardant examiner une à une les feuilles de sa précieuse plantation, il tenta de comprendre l'utilité de la plante. Était-ce une herbe médicinale ? Empoisonnée ? Dangereuse ? L'adjectif qu'Amy trouva pour la qualifié fut "magique", ce qui troubla le jeune Black. Étrange façon de décrire une chose qui provenait justement du monde moldu. Haussant un sourcil, il resta néanmoins silencieux, attendant la suite des explications.
Amy sortit alors sa baguette et commença à traiter le produit qu'elle présentait. Patient et observateur, Sirius la regarda faire, un peu étonné qu'il eu fallut user de magie sur cette plante moldue. Il observa les graines et ça ne fut que lorsqu'Amy sortit une cigarette de sa poche que Sirius eu le déclic.

Aaah Amy et ses délicieux poison. Il l'observa allumer le fin rouleau qu'elle avait préparé avec le soin d'un experte et la poser entre ses lèvres pulpeuses. Sirius se sentit déglutir à la vue de ces bouts de chair si tendre et lisse, partagé entre le désir et l'embarra. Elle expira lentement une volute de fumée et s'approcha de Sirius avec un étrange regard.

Le Gryffondor eu un sourire crispé. Il eu l'impression de se sentir visé par la remarque d'Amy, il faut dire que ses yeux sombres le transperçaient complètement. Était-ce un regard de haine ou de reproche ? Ou était-ce de l'attirance qu'il voyait dans ces iris brillants ? Quoi qu'il en soit, Sirius ne se sentait pas indifférent face à Amy qui s'approchait de lui comme une panthère. D'habitude, c'était lui le prédateur, et l'autre soir, elle avait été sa proie. Mais en cet instant, il ne put s'empêcher de se sentir surplombé par la belle blonde. Presque tétanisé, il mit un certain temps à comprendre qu'elle lui tendait son joint.

Sirius n'avait jamais été du genre à fumer ou à boire. Il faut dire qu'il n'avait pas besoin de cela pour s'amuser. Il n'avait besoin d'aucun prétexte pour se désinhiber et d'ailleurs, il ne connaissait pas vraiment de limites. Pour lui, ce genre de produits avaient plus tendance à lui gâcher de bon moments, lui ôtant son précieux contrôle, faussant ses souvenirs et le rendant trop vulnérable à son goût.
Pourtant, ses doigts fin virent saisir le cadeau que lui tenait la jeune Gryffondor. Sans quitter ce regard sombre des yeux, il porta le cône à ses lèvres, comme hypnotisé. Un chien n'était-il pas fait pour obéir aux ordres d'un maître ? Sirius ne supportait pas l'idée et aimait plutôt se comparer à un loup solitaire. Mais c'était bien en gros chien qu'il se transformait, et devant Amy qui posait sur lui son regard si intense, il ressentit un certain plaisir à faire quelque chose que lui-même n'approuvait pas vraiment.
Il inspira longuement et laissa la fumée s'échapper d'elle-même de ses poumons.

"Et qu'est-ce que ça fait lorsqu'on en abuse ?" demanda-t-il alors d'une voix douce et posée. "On explose ? On se jette d'une falaise ? On tombe dans un sommeil éternel ? Ou... On s'attache à quelque chose de plus dangereux encore ?" dit-il en haussant un sourcil. Il se jouait de sa position de faiblesse car en effet, il ne connaissait rien de ce qu'il respira une seconde fois sous le regard de son professeur en la matière. Pour un maniaque du contrôle et de la supériorité, c'était une chose étrange de sentir dominé et de ne pas s'en inquiéter. A ce moment, Amy aurait pu lu foutre son poing dans la figure et l'attacher à un arbre pour lui faire endurer les pires souffrances, il aurait simplement sourit.
Mais peut-être était-ce dû à la fumette.


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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Ven 18 Jan - 22:30

La drogue était presque coutumière à leur époque, esquissant un sourire en observant Sirius attraper la cigarette maison et imiter ses gestes lentement. Elle adorait ces instants où, il essayait de découvrir avec elle le monde dans lequel elle avait grandi. Elle aimait partager ces moments avec Sirius, contrairement aux autres qui se montrait parfois effrayé voir même condescendant, Sirius lui, semblait toujours intéressé et parfois, au travers de ses questions et de ses yeux, Amy avait l’impression d’être un peu plus importante, d’être un peu plus intelligente. Elle n’était pas douée pour les cours, parce que la jeune fille ne supportait pas de rester assise à écouter un professeur, parce qu’Amy avait l’impression que les heures passer derrière un banc était des heures où elle ne pouvait découvrir ce qu’était vraiment la vie…
Elle n’était pas aussi vulgaire, et on ne parlait pas autant d’elle, parfois la demoiselle avait juste l’impression de n’être qu’une pâle copie des versions plus punk et plus trash des filles de leur époque. Une...Caricature.

Ses iris bleutés étaient planté sur Sirius, alors que doucement, son sourire s’élargissait en l’entendant parler. Son esprit lui intimait de rester éloignée, la drogue faisait faire des choses parfois qu’on ne souhaitait pas vraiment faire même si Amy aimait à penser qu’en réalité, la drogue faisait faire ce qu’on avait toujours voulu faire sans jamais oser…L’herbe avait cette délicate attention d’effacer de votre esprit toute les craintes, les peurs, les angoisses, les tristesses…Enfin ça…C’était à condition de ne pas en abuser bien évidemment. Le laissant reprendre une seconde bouffée avant de lui répondre, elle reprit doucement la cigarette "magique" entre ses doigts.


« Ce qui se passe quand on en abuse…Cela dépend des personnes…Elle accroit un sentiment de peur ou de tristesse, parfois elle vous donne l’impression que vous allez mourir, certain tombe malade pour la soirée…Chez nous on appelle ça un mauvais trip. »

Attrapant la main de Sirius, elle reposa la cigarette entre ses lèvres, inspirant de son poison tout en emmenant le Gryffondor un peu plus loin. Elle s’asseya dans l’herbe, ôtant ses hautes bottes à talon, s’allongeant dans l’herbe ainsi, pied nue.

« Les moldus sont des gens hypocrites, interdisant la consommation de cette plante sous prétexte qu’elle est dangereuse pour la santé…Au lieu de ça, on laisse l’alcool et la cigarette circulé librement… »

Esquissant un sourire en observant le ciel, elle reprit à nouveau du poison qu’elle laissa s’engouffrer dans ses poumons.

« Je n’aime pas l’alcool, c’est traitre, un jour tu pourras boire comme un trou sans être malade pour que le lendemain, au premier verre, ton estomac te dis « va te faire voir » et te laisse tomber…Alors que ceci… »

Levant son bras, elle le tendit, plaçant la cigarette maison devant ses yeux…


« Si tu n’exagère pas, cela te fait simplement sentir beaucoup plus léger…Mais ça reste une saloperie, chez certaine personne, il devient obsessionnel de retrouver cette sensation mais plus forte, plus intense, et elles cherchent plus fort…Si ici vous avez la poudre de lutin, chez nous on a le salvia par exemple…C’est un plante qui se fume, comme maintenant, mais qui a la propriété d’être hallucinogène, certain champignon, ingéré ont cet effet aussi et ça c’est que pour les trucs naturelles. Les moldus sont doués pour fabriquer les pires merdes qui soit et là…Ca rallonge considérablement la liste des drogues »

Regardant Sirius, Amy oubliait petit à petit la colère qu’elle ressentait pour lui, même si elle était encore présente quelque part en elle, maintenant…Tout cela n’avait plus d’importance…Elle se sentait juste, légère.

« En temps normal, on ne fume pas ça aussi rapidement après la récolte, il faut un certain traitement, notamment faire sécher les graines, ce que j’ai fait méthode 10fois plus rapide avec la magie…L’électricité et tout ce qui nous sert dans notre monde, ici, n’est d’aucune utilisé vu que cela ne fonctionne pas… »

Lui tendant alors le joins, la jeune fille lui souriait sincèrement…

« Désolé ! L’un des autres effets de cette merde c’est que ça fait causer et rire… »

Allongée sur le sol, Amy sentait son ventre lui chatouillée, certainement une petite fourmis qui se baladait sur elle, encore une fois c’était pas le genre de chose qui pouvait la dégoutté. Passant sa main sous son t-shirt, elle le releva légèrement, frottant doucement la peau sans se rendre compte à quel point ce geste pouvait avoir certaine connotation. Les yeux rivés vers le ciel, elle reprit doucement la parole :

« Les gens sont aveugles… »

C’était sorti tout seul de sa gorge et à première vu cela n’avait absolument aucun rapport avec tout ce qu’elle venait de dire. Mais dans sa tête, ça avait un rapport, avec ce qu’elle pensait.


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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 7:30



Il l'écoutait parler encore et encore alors que lui se contentait de la regarder. Un sourire avait élu domicile sur son visage et ne voulait se défaire des lèvres de Sirius. Quelque part conscient qu'il devait avoir l'air un peu stupide, il se les mordit dans l'espoir de faire partir son rictus euphorique sans succès. Les effets que la jeune blonde énumérait calmement avec expertise n'avaient rien de réjouissant mais Sirius n'en capta aucun mauvais côté, comme si déprimer, être malade et avoir l'impression de mourir était une chose complètement normale. Au lieu de s'inquiéter, il acquiesçait à chaque mot d'Amy avec intérêt en l’encourageant à continuer, comme quelqu'un de trop poli pour être respectueux.
Il l'observa ensuite s'éloigner et s'abandonner sur le sol vert et continuer sa tirade. Bien qu'Amy ne pouvait pas le voir, Sirius fit une grimace et fit non de la tête lorsqu'elle critiqua simplement l'interdiction des moldus. C'était un tic un peu stupide que le sang-pur avait développé alors qu'il avait sentit la haine des pensées radicales de ses parents sur les sang-purs. Ne voulant penser qu'être né de parents sorciers était mieux qu'être né de parents moldus, il avait développé un besoin de contredire tout ce qui visait à critiquer les non-sorciers.
Il écouta sa voix et son regard se perdit sur les courbes de la demoiselle sans y voir autre chose que quelque chose d'esthétique, d'élégant, comme s'il observait des lignes sur du papier blancs. Ses mots parvenaient à ses oreilles mais pas vraiment à son cerveau et attentif, il écoutait la mélodie des phrases de la blonde comme si c'était une berceuse. Sirius se sentait apaisé, relaxé, mais différemment de lorsqu'il s'endormait en cours, il éprouvait encore de l'intérêt pour ce qu'on lui racontait et tenta de ne pas partir trop loin de l'instant présent. Poudre de lutin, salvia, hallucinogène, champignons, merdes, tout cela était passionnant même si les phrases ne trouvait pas vraiment de sens dans l'esprit de Sirius.

Au final, ça n'était pas très différent des autres fois où il était venu voir la né-moldue, plein de questions sur le monde non-magique. Drogue ou pas, le jeune homme avait toujours manqué de patience pour trouver les réponses à ses questions. Il arrivait, demandait ci, pour ça, puis à propos de cela, il coupait toujours la blonde dans ses explications pour en apprendre plus et finir par ne rien écouter du tout. Il finissait toujours par quitter sa camarade en ne retenant qu'une chose, le son agaçant de la voix de la pipelette.
Mais aujourd'hui elle n'avait rien d'agaçante, au contraire, sa voix résonnait dans le cerveau du canin comme un baume relaxant. Grave et vibrante, elle l’envoûtait. C'est presque en sursaut qu'il revint réellement à ce qu'Amy disait lorsqu'elle s'excusa de tant de paroles. En effet, Amy causait et Sirius éclata d'un rire léger. Se tout façon, elle n'avait pas besoin de ce bâton pour être bavarde. Lui en revanche, commençait à apprécier cette sensation de délicate euphorie et à la quête d'une nouvelle bouffée empoisonnée, il se releva pour s'approcher d'Amy.
Ses muscles se détendirent tellement facilement qu'il eut un instant l'impression de voler, planer à quelques centimètres du sol puis atterrir délicatement aux côtés de la belle Gryffondor. Restant ainsi allongé à ses côtés un instant, il observa le ciel en oubliant ce qu'il était venu chercher. Lorsqu'il tourna la tête pour observer Amy, il se redressa et lui ôta délicatement le bâtonnet des doigts pour venir le poser entre ses lèvres et inspirer profondément en fermant les yeux pour apprécier la sensation.

Lorsqu'il les rouvrit, son regard se posa sur la peau blanche d'Amy qu'elle avait découvert d'un geste lent et sensuel. D'ordinaire, cela aurait mit Sirius très mal à l'aise et l'aurait même fait fuir, mais cela le fit sourire. Comme s'il s'agissait de n'importe quelle autre fille qui lui faisait du charme, Sirius bondit pour se mettre à quatre pattes au dessus de la demoiselle, sans ressentir aucune gène.
"Je ne suis pas aveugle moi." dit-il en ronronnant presque après avoir ôté la cigarette de sa bouche pour la placer dans celle d'Amy. Descendant au niveau du ventre plat et élégant de la Gryffondor, il souffla alors la fumée qu'il avait inhalé en remontant doucement jusqu'au visage de son amie. Il laissa alors échapper un petit rire euphorique et toucha le nez d'Amy du bout du sien comme d'un petit bisou innocent. Il se laissa ensuite retomber sur le côté pour s'allonger de tout son long sur l'herbe.

"Moi je te vois très bien, il faut dire que t'es toujours là à te dandiner devant mes yeux." dit-il alors d'une voix calme et heureuse, non conscient qu'il disait là des phrases qu'il n'aurait jamais dites d'ordinaire. "Coquine" rajouta-t-il en rigolant comme si l'idée de la séduction lui était comique lorsqu'il s'agissait d'Amy. Et c'était vrai, pour lui il était impensable de se comporter avec Amy comme il se comportait avec les autres femmes. Elle était comme une petite sœur, une meilleure amie, quelqu'un qu'il ne supportait pas toujours mais qu'il ne voulait pas voir s'en aller. A cette pensée, il enroula ses bras autour de la demoiselle et posa sa tête contre sa poitrine, se blottissant comme un gamin fatigué.

"Trouve-toi un copain." laissa-t-il expirer d'une voix un peu plaintive en fermant les yeux.
Il aurait aimé s'endormir paisiblement ainsi et se réveiller le lendemain toujours auprès d'Amy. En fait, il aurait aimé que tout ses soirées soient ainsi, il trouverait le sommeil bien plus facilement. Mais en demandant à Amy de se trouver un autre homme à harceler, il se privait lui même de ce plaisir. La raison n'était pas claire dans son esprit, d'ailleurs s'il avait été capable de logique en cet instant, il aurait retenu ces propres paroles qu'il ne comprenait pas.
Il voulait Amy comme il voulait toutes les autres femmes. Elle était belle, gentille, drôle et était folle de lui, alors pourquoi l'envoyait-il constamment balader ? Ça n'était pas en ce moment de flottement qu'il trouverais la réponse, pourtant il ajouta tendrement.
"T'es une gentille fille." qui ne devrait pas être avec un méchant garçon.


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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 10:34

Allongé sur l’herbe fraiche, les yeux rivés vers le ciel, la sensation de l’herbe était juste ce qu’il fallait, l’impression de pouvoir sentir la terre tourner sous elle, la sensation que chacun des parfums présent dans la forêt ne pouvait plus lui échappé mais la plus agréable des sensations de toute était de pouvoir se foutre d’absolument de tout. Il n’y avait plus d’emmerde, plus de soucis, plus de "et s’il savait ?", là il n’y avait absolument rien du futur qui pouvait la faire angoisser, elle était juste bien et ne pensait qu’à ça, qu’à ce bien être. La seconde qu’elle vivait était la seconde la plus importante, très vite remplacer par la suivante mais seul comptait celle du présent. Sur son petit nuage, elle fut rejointe par Sirius qui s’allongea à côté et pendant un moment, il n’y eut que le bruit de la forêt, tel un murmure, comme si y avait quelque chose à y comprendre. Brisant le silence dans une affirmation sans véritable sens, elle ne s’attendait pas vraiment à croiser tout de suite après le visage de Sirius devant le sien. Sur l’instant, son petit cœur loupa un battement alors que ses yeux bleus restaient rivés dans les siens, il savait à quel point il était beau, une insolente beauté, mêlant toute la classe et l’aristocratie due à son sang mais se mélangeant de façon étonnante à quelque chose qui transpirait la rébellion mais quelque part, au fond de tout ça, ce qui touchait le plus Amy était cette impression qu’elle avait lorsqu’elle le regardait qu’il semblait atrocement seul. Pouvait-elle se vanter de le comprendre ? Non, pas vraiment, elle ne l’avait jamais fait et ne le ferai jamais. Lui volant la cigarette maison, il en inspira doucement son poison avant de se baisser vers le ventre dénudé de la Gryffondor.

Il souffla sur celui-ci et sans vraiment pouvoir le contrôler, la demoiselle rentrait légèrement le ventre au contact de son souffle alors qu’il lui donnait une étrange sensation comme autant de papillon qui décidait de tous se mettre à voler en même temps au creux de ses intestins. S’efforçant de respirer avec sa poitrine plutôt qu’avec le ventre, elle avait l’impression d’avoir de plus en plus de mal à le faire au fur et à mesure qu’il remontait, son nez toucha le sien dans un innocent baisé alors qu’elle l’observait, immobilisée, tétanisée, elle se disait que la scène était presque ironique quand elle se souvenait de ce fameux soir, du bisou esquimaux, du vrai baisé... mais tout ça était étrange parce que rien de tout ça n’avait quelque chose de désagréable. Cela semblait naturel, dans l’ordre des choses, proclamant qu’il n’était pas aveugle et qu’il la voyait parce qu’elle ne cessait d’être toujours sous ses yeux, elle souriait simplement devant ses paroles…Partageant un rire avec lui, leur voix était parfaitement accordé, tel deux instrument prêt à offrir une symphonie de son. Se reposant à ses côtés, il l’entoura bientôt de ses bras avant de se lover contre elle, posant sa tête contre sa poitrine. Son cœur s’accéléra légèrement alors qu’elle reprenait le poison entre ses lèvres, inspirant doucement la fumée avant de la soufflée un sensuel nuage au-dessus d’eux. Doucement, elle laissa les doigts de sa main libre se promener dans les cheveux du Gryffondor contre elle. Trouve toi un copain lui disait-il, comme si c’était une chose facile.

Ce n’était pas faute d’avoir essayé, cette histoire avec James en était la preuve mais lorsqu’elle se trouvait avec un garçon, la Gryffondor paniquait en règle général, elle avait cette désagréable impression qu’elle ne comprenait pas ce que le garçon pouvait lui dire, la sensation qu’aucun d’eux n’était parfaitement accordé, l’expérience ne lui plaisait pas et au final elle laissait tomber. Il paraitrait que dans une vie, on tombe en moyenne amoureuse sept fois…Que se passait-il lorsque cette première fois vous obsédait et évitait soigneusement de le voir. Si Sirius la voyait, il avait l’art et la manière de l’ignorer malgré tout. Esquissant un sourire, elle continuait doucement de caresser la tête du jeune homme de ses doigts fins avant de répondre doucement :


« Je te manquerais trop… »

Dit-elle avait de laisser échapper un rire qu’elle n’avait pas réussi à retenir. Quelque seconde ainsi, le silence reprenant à nouveau ses droits, le vent se levait doucement comme si chaque esprit de cette forêt cherchait à lui dire quelque chose. Elle posa le dos de sa seconde main contre son front, se disant en elle-même qu’au final, cette herbe était plus forte et plus foudroyante qu’elle ne l’avait pensé…Ou alors était-ce parce qu’elle avait déjà perdue l’habitude de fumer ? Ou la présence de Sirius accentuait-il l’effet de la défonce ? Ne cherchant pas à savoir, surtout parce qu’il s’agissait de question sans réponse, elle posa sa main qui caressait encore les cheveux de Sirius sur son visage, glissant ses doigts sous son menton, elle lui releva doucement le visage, l’intiment par ce geste à la regarder encore une fois. Approchant son visage du sien, c’est front contre front qu’ils pouvaient à présent s’observer, en position à demi assise. A cet instant précis, Amy avait l’impression d’être devant un précipice à observer les milliers de mètre qui la séparait du sol, pointu, mortel, douloureux, elle était là devant ce spectacle, un pied dans le vide….Il ne manquait plus qu’un geste pour sauter dedans et attendre…Attendre si quelqu’un la rattraperait avant d’atteindre le sol pour une mort certaine.

Il lui suffisait de souffler ces quelques mots, les vrais, pas ceux qu’elle disait pour parfaire son masque de groupie, non…Les vrais paroles de la chanson, celle qui s’accordait parfaitement avec la mélodie qui lui trottait en tête. Mais au lieu de ça, elle lui sourit simplement.


« Ce n’est pas toi qui est aveugle…Je crois qu’au contraire tu vois beaucoup de chose… Ce sont les autres qui sont aveugle… »

Inspirant doucement du poison de sa cigarette, elle entrouvrit légèrement la bouche, fixant de ses yeux claires Sirius, l’invitant simplement à inspirer ce qu’elle s’apprêtait elle, à expirer. Et doucement, lentement, la fumée suivit un chemin tout tracer, s’échapper des lèvres roses de la blonde pour onduler et rejoindre celle du Gryffondor, pénétrant dans sa bouche et s’infiltrant dans ses poumons. Pendant quelques secondes, ce lien translucide et fragile, semblait être la parfaite image de ce qui les relierait tout deux. Lorsqu’elle eut terminé de souffler cette fumée, elle esquissa un tendre sourire.

« Tu n’es pas qu’un beau gosse rebelle qui a soif de liberté…Mais tu es très doué pour cacher qui tu es réellement »

Une partie d’elle, certainement la plus défoncée, lui hurlait "putain Amy c’est trop naze ce que tu viens de dire" et posant sa main sur la joue de Sirius, elle ne put s’empêcher de sourire.
Son cœur continuait à battre la chamade et dans sa tête, la vue du précipice était toujours présente. Sautera ? Ne sautera pas ? Le vent lui claquait au visage et semblait, tel sa conscience hurlante, essayer de lui faire perdre son équilibre pour qu’enfin, elle tombe dans le vide.


« Je devrais apprendre à me la fermer parfois… »

Fini-t-elle par lâché, Amy s’éloignait lentement du précipice, Amy reposait son dos contre l’herbe fraiche, observant à nouveau le ciel percé à travers les branches des arbres.

« Je ne t’en veux pas… »

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 10:43



La nature l'entourait, loin étaient les soucis, les autres êtres humains de ce monde et leurs problèmes. Sirius avait toujours aimé se retrouver dans ce lieu de sérénité où l'intelligence n'avait pas vraiment sa place. Suivre son instinct plutôt que sa tête, c'est tellement plus simple. Mais ce n'est pas le chant des oiseaux qui résonne à ses oreilles, seulement le souffle régulier d'Amy, et ça n'est pas le vent qui vient caresser son visage avec ses cheveux soyeux, c'était les doigts d'Amy. Ainsi lové contre son corps, le canin n'appréciait rien d'autre en cet instant que le contact de la demoiselle. Calme, posé, paisible, le duo offrait une vision bien différente des deux adolescent hyperactifs qui jouaient au chat et à la souris dans les couloirs.
Il partagea son petit rire. En effet, cela lui manquerait terriblement de ne plus avoir sa petite Amy lui courant après. Il l'avait ressentit sans l'admettre lorsque celle-ci c'était mise avec son meilleur ami, James. Cette union avait étonné Sirius qui connaissait l'affection que James portait à Lily, mais qui pensait surtout détenir le cœur d'Amy. Il n'avait pas senti de jalousie, seulement du soulagement au début. Tant mieux, elle ne me courra plus après s'était-il dit les premiers jours. Mais bien qu'il soit heureux pour ses deux amis, il s'était sentit un peu seul, comme si en s'unissant, ils l'abandonnaient.
Il sentit les doigts fins d'Amy venir lui saisir le menton et le tirer délicatement vers elle. Se laissant faire, il remonta jusqu'à faire lui faire face, son visage à quelques centimètres du sien.

Un petit sourire timide s'étira sur ses lèvres bien différent de celui qu'il arborait, conquérant, fier. Ses yeux se perdirent sur le visage de la jeune femme. Un nez, une bouche, deux yeux, il semblait découvrir ces traits qu'il avait pourtant vu presque toute sa vie. Peut-être était-il aveugle finalement. Ainsi posé devant la jeune fille, il lui vint l'envie de la lécher. Non pas de façon perverse, c'était simplement un tic de canidé qui lui venait à l'esprit. Heureusement, avant que celui-ci ne comprenne ce qui lui prenait, la jeune femme reprit la parole, gardant la langue de Sirius là où les humains la gardait.
"C'est vrai, je suis quelqu'un de très perspicace" renchérit-il en hochant la tête d'un air un peu niais. Il n'y croyait pas un instant mais appréciait le compliment. Pourtant Amy n'avait pas totalement tord. Bien que Sirius Black se fiche souvent des autres, ça n'est pas pour autant que son regards gris et alerte ne capte pas les informations qu'il choisit d'ignorer.
Il observa Amy inspirer une grande bouffée de fumée. Un peu jaloux, il alla pour prendre à son tour le petit bâton de drogue, mais il arrêta son geste voyant que la Gryffondor lui apportait son contenue directement de sa couche. Ses lèvres étaient à quelques centimètres des siennes, pourtant il ne s'inquiéta pas. Il savait qu'Amy n'était pas aussi stupide que lui pour l'embrasser.

Immobile, il inspira lorsque la blonde souffla toute la fumée dans sa direction. Il sentit ses épaule trembler en même temps que ses poumons s'emplissait d'un parfum plus doux que celui de l'herbe. Le parfum d'Amy semblait s'y être mêler et ajouter un niveau de magie. Il garda la fumée dans ses poumon aussi longtemps qu'il le put et écouta les paroles de la Gryffondor en retenant sa respiration. Le plaisir qu'il ressentit à son écoute était presque irréel. Ce ne fut que lorsqu'il sentit ses lèvres picoter du manque d'oxygène qu'il expira lentement.
" Et qui suis-je réellement ?" demanda-t-il alors, se sentant vidé de toute pensée. La question pouvait paraître moqueuse ou ironique, pourtant, elle était sincère. Sirius Black n'était pas du genre à réfléchir à sa vie ou à sa personnalité. Il vivait, il était, sans jamais se questionner, ni trouver de réponses.
Un beau gosse rebelle avide de liberté, cela lui collait pourtant assez bien, même si les adjectifs "tombeur" et "exceptionnel" n'auraient pas faussé le tableau. Il était étrange de pouvoir voir quelque chose chez quelqu'un qui n'en avait aucune idée. Sirius plongea ses yeux gris dans ceux d'Amy, curieux, comme s'il s’apprêtait à se découvrir lui même comme il découvrait une nouveauté moldue de la bouche de la blonde.

Celle-ci finit par se laisser retomber sur le sol, laissant Sirius seul au dessus du niveau des pâquerettes. Un peu perdu en ne voyant plus le visage de son amie devant ses yeux, il regarda autour de lui d'un air distrait. La forêt interdite n'avait rien d'effrayante. Les arbres épais semblaient protéger le duo de l'extérieur plutôt que de les emprisonner. Les racines au sol les enlaçaient au lieu de les faire chuter et l'épais feuillage les abritait du soleil trop agressif. Derrière eux, les ruines d'un ancien bâtiment plongea Sirius dans un rêve étrange. Lui et Amy, habitant dans une petite maison en forêt, vieillissant paisiblement.
"Moi je m'en veux" répondit-il en coupant presque ma parole à la belle blonde. Il se sentit frustré de n'avoir été le premier à parler de leur baiser si étrange. "Je n'aurais pas dû. Pardon." dit-il enfin en sentant son regard chercher le sol. Honteux, il sentit un frisson lui parcourir le corps, répandent une tristesse étrangement puissante. "Pardon." répéta-t-il, intérieurement fasciné par ce mot qu'il ne prononçait jamais et cette sensation d'abandon qu'il procurait. Il se sentit se recroqueviller sur lui même et sa gorge se nouer en se rendant compte de ce qu'il se passait en lui.

Il aurait voulu hurler ses regret si fort que son lui de lundi soir l'entende et se contrôle, hurler si fort qu'Amy s'en aille loin à cet instant présent parce que la seule chose qu'il désirait était de sentir ses bras autour de lui. "Non." laissa-t-il échapper d'un air plaintif en prenant ses mains dans sa tête. Il le voulait, mais il ne le voulait pas, surtout pas.
Si Amy savait ce qu'il était réellement, peut-être elle seule savait ce qu'il voulait vraiment ?


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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 11:07

Apprendre à connaître les gens, Amy adorait les rencontres, la Gryffondor n’était pas du genre timide et si quelqu’un lui semblait intéressant, il était clair que tôt ou tard elle allait lui parler. La rouge et or devait être une des rares personnes à pouvoir cité la majorité des prénoms et des noms des élèves tout en pouvant, sans se tromper, mettre un visage à chacun de ces noms. La jeune fille avait parfois l’impression d’apprendre beaucoup plus sur le monde et la vie en discutant avec de parfait inconnu plutôt qu’en restant ainsi, assise derrière un pupitre, à écouter un professeur essayer de l’intéresser un peu plus au cours qu’à la découverte du monde. Ainsi la demoiselle n’avait pas peur de se rendre dans les concerts et faire connaissance avec d’autre personne qui partageait son amour pour la musique, elle aimait les manifestations parce que les gens dans ce genre de "réunion" était toujours passionné par leur idéaux, et cette passion se lisait avec tant de ferveur dans leurs yeux que parfois elle les enviait même si elle ne partageait pas toujours les mêmes idées. Alors qu’à ses côtés le jeune homme semblait partir dans un monde moins rose et moins douillet que la chaleur délicate qui avait emplit son ventre quelque minute plutôt lorsqu’il avait soufflé sur son ventre. Se relevant lentement, ses gestes semblaient un peu moins calculés, un peu moins précis mais le but restait le même. A genou, elle c’était approché de Sirius et doucement ses bras l’avait enserré alors qu’elle posait sa tête sur son dos, les longs cheveux de la blonde glissèrent sur les épaules du Gryffondor, venant presque couvrir la moitié de son torse d’une toison d’or pâle. Se balançant légèrement, peut-être parce que son équilibre n’était plus du tout le même quand elle fumait, elle avait son oreille sur son omoplate, écoutant les battements de son cœur affolé, et son souffle.

« Tu as peur de l’abandon… »

Murmura-t-elle, sa voix était d’une douceur étrange et Amy ne semblait pas se rendre compte qu’elle laissait glisser ses paroles de ses lèvres. Le timbre de sa voix et le rythme lent avec lequel elle parlait donnait presque l’impression qu’elle chantait alors qu’elle regardait l’horizon, ses bras autour de lui, sa tête contre lui. Elle éloigna une de ses mains, juste le temps de reprendre une bouffée de poison, il n’en restait plus beaucoup et après en avoir repris un peu, elle posa le bord de la cigarette sur les lèvres de Sirius, le lui laissant alors qu’elle soufflait la fumée droit devant elle.

« Tu n’as jamais su trouver ta place dans ta famille…Pour eux, quoi que tu te dise, quoi que tu fasse…Tu ne seras toujours que le garçon qui traine avec une sang de bourbe, la Black qui est aller à Gryffondor. »

Et malgré la dureté des mots, sa voix restait elle extrêmement douce, comme si elle racontait une histoire sur un fond musical.

« Et pourtant, comme tout enfant, on aimerait pouvoir entendre parfois "Je suis fier de toi". Mais dès le premier jour passer à Poudlard, tous retenaient avec une telle facilité ton nom…Ta beauté…Et cette rébellion…Comme si au fond c’était tout ce dont tu étais capable de faire, être beau et rebelle… »

Souriant légèrement, en racontait cette histoire, Amy avait l’étrange impression parfois de se reconnaitre a travers ses mots. Certes, son histoire était sensiblement différente mais les sentiments, ce qu’elle ressentait, tout ça était similaire.

« Et est apparu James…Remus…Et Peter. Trois garçons, qui se foutent éperdument de ton allure de beau gosse et qui ont vu en toi quelque chose de bien différent et c’est cette différence que tu lis dans leurs yeux qui fait que…Malgré toi, tu t’attaches… »

Se perdant dans ses pensées et dans ses propres mots, le reste de l’histoire semblait couler, comme une rivière, paisible.

« Mais s’attacher, c’est admettre et accepter d’avoir mal parfois, par jalousie, par amour, et s’attacher c’est accepter le petit pourcentage de chance qu’un jour, on puisse être abandonné. Et ça Sirius, c’est ce qui t’effraie le plus…L’ironie dans tout ça, c’est que tu aimes être seul mais tu ne pourrais pas vivre avec l’idée de n’exister pour personne…Parce que c’est bien pire que de mourir, de n’être rien pour personne, qu’une ombre tout au plus. »

Ses yeux se voilèrent, ses derniers mots semblaient décrire avec tant de perfection ce qu’elle ressentait elle.

« Tu préfères abandonner avant d’être abandonné. Tellement encrée dans tes habitudes que, parfois, tu deviens un peu comme tout les autres qui te regardent et ne vois chez toi que ce que tu montres. A force de porter un masque, il semblerait parfois que celui-ci se fonde à nos propres visages… T’oublie que tu es quelqu’un de très intelligent, tu analyse rapidement, tu apprends tout aussi vite, et le plus étrange c’est que personne ne semble remarqué ça, t’es facilité en cours…Tu n’as même pas besoin d’étudier pour réussir. Tu es plein de compassion, coincé derrière une fierté mal placé, drôle, amusant mais surtout d’un grand courage. Je pense sincèrement que tu serais capable de faire l’impossible si cela était nécessaire pour quelqu’un que tu aimes. »

Posé contre lui, elle se releva un peu, ne lui laissant pas plus de choix que tout à l’heure, elle posa alors sa tête sur les jambes de Sirius, fermant simplement les yeux.

« Tu es quelqu’un de bien, contrairement à ce que tu penses… »

Esquissant un sourire sincèrement, les yeux encore fermé, les mains posés contre son ventre.

« A toi maintenant, dis-moi qui je suis…J’aimerais tellement le savoir parfois… »

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 11:17

Sirius sentit son souffle lui échapper lorsque les bras d'Amy vinrent enlacer son corps comme il le désirait si fort intérieurement sans l'accepter. Comme un soupir de soulagement, il sentit ses poumons se vider longuement jusqu'à ce qu'il ne sente plus autre chose que le contact de la belle blonde contre son dos.
Cette tendresse, cette proximité, bien qu'il l'obtenait facilement des femmes, il ne l'avait jamais ressentit comme un contact plaisant. Lorsqu'on l'enlaçait il préférait s'esquiver, trouvant le geste trop collant, envahissant, et lorsqu'il embrassait, c'était toujours lui qui devait mener la danse. Il détestait se sentir mener, contrôlé, envahi. Pourtant, les bras d'Amy de l'emprisonnaient pas, au contraire, il se sentait rassuré, protégé. D'une main tremblante, il vint caresser son avant bras avec délicatesse, comme s'il la remerciait de ne pas s'être enfui comme lui l'avait fait, et de l'avoir enserré pour l'empêcher de recommencer.
Il se sentait calme, détendu, et bien que la culpabilité et la honte crispait son visage, il ne s'était jamais sentit aussi bien. Jusqu'à ce qu'Amy se remette à parler.

Sa première phrase, murmurée avec douceur s'était planté dans le thorax de Sirius tel une lance de sirène qui lui coupa le souffle. La voix d'Amy, lente et profonde lui pénétrait l'esprit comme un poison bien plus enivrant que l'herbe, un poison auquel il ne pouvait échapper.Il se tendit tout comme sa main qui attrapa lentement l'avant-bras d'Amy au lieu de la caresser doucement. Comme s'il ressentait toute la vérité des paroles de la demoiselle, il referma peu à peu son étreinte autour de son petit bout de chair, l'empêchant de l'abandonner. Mais si on pouvait garder les gens auprès de soi par la simple force physique, Sirius ne serai pas aussi inquiet. Il n'était pas aussi doué qu'Amy pour comprendre les autres et le savait. C'était impuissant qu'il ne pouvait que s’énerver en voyant ceux auxquels il tenait le plus s'éloigner de lui.

Amy se dégagea de son étreinte pour se ressourcer de drogue avant de placer la fin du bâton dans les tremblantes de Sirius Black. Il n'osa pas inspirer, de peur de laisser les mots meurtriers de la blonde le blesser plus profondément encore qu'ils ne le faisaient déjà. Elle comprenait des choses, tellement de choses que Sirius lui-même n'avait clarifié dans son esprit. Pour lui, tout avait toujours été confus et il était tellement facile de faire l'impasse sur un fouillis incompréhensible. Mais avec un facilité criminelle, Amy Loreens dénouait la vie de Sirius devant ses yeux, lui imposant la vérité aussi claire et précise que la lame qui lacérait peu à peu son esprit. Les choses n'étaient pas plus belles lorsqu'elles étaient compréhensibles, les choses n'étaient pas plus simple, pourtant, Amy continua ne voyant pas tout le mal qu'elle infligeai au jeune homme auquel elle prétendait ne pas en vouloir. En ces mots, elle trouvait la meilleure des vengeances.

"Tais-toi !" voulait-il lui hurler mais la sirène avait prit le soin de nouer autour de sa gorge, un épais et douloureux nœud coulant de tristesse. Au lieu de cela, Sirius ne sembla rien pouvoir faire à part endurer le discours de sa tortionnaire, mâchoire serrée. Il se sentait disséqué et éparpillé, étalé à la lumière comme le plus putride des morceaux de chair et ça ne fut que lorsqu'Amy s'affaissa avec délicatesse devant ses yeux qu'il réussi à décoincer son gosier. De sa gorge douloureuse s'échappa un silencieux grognement, rendu tremblant par la rage.

"Ce que tu es... Comment veux-tu que je sache ce que tu es alors que je ne sais pas qui je suis. "Quelqu'un de bien" c'est là ce que tu vois en moi ? "Quelqu'un de bien"..." répéta-t-il en ayant du mal à se contrôler et rester capable de parler. "Un enfant, perdu dans sa propre famille, perdu dans son identité, obligé de construire lui même l'amour qu'il recherche désespérément ? Chez les élèves, ses amis ?"
Dans sa voix tremblante, on pouvait presque entendre les hurlements de souffrances qu'il rugissait à chaque mot qu'il répétait en s'infligeant un supplice bien plus douloureux que lorsqu'il était simple spectateur. "C'est ça que tu vois en moi ?" répéta-t-il une pointe d'incrédulité dans son grognement haineux. "Il y a bien une chose que je sais sur toi Amy Loreens, c'est à quel point tu me... Tu... " Il ne parvint même pas à trouver le verbe qui aurait pu convenir à la fin de sa phrase, car ce mot n'existait pas.

Brusquement, Sirius se dégagea de l'endroit où il était assit, laissant par la même occasion la belle Amy affaisser au sol. Il tremblait de tout son corps et un instant, il eu même l'envie de se jeter sur elle telle une bête pour lui arracher la gorge dans l'espoir de voir disparaître le désastre qu'elle avait pu créer en sa personne. Il tituba un instant et se battu pour garder un équilibre simple.
"Ne prend pas tes désirs pour des réalités S-Sang-de bourbe !" hurla-t-il alors et tel le jappement d'une bête blessée, sa voix sembla se briser. Ses paupières se fermèrent avec force comme si l'adolescent n'était capable de supporter ses propres mots. Mais comme engagé dans un combat à mort, il continua d'exprimer sa fureur. "JE ne VEUX pas de ton amour ! Je n'ai pas besoin de ton amour, ni celui de personne !"
L'adrénaline qui brûlait dans ses muscles lui donnait envie de bondir sur sa proie et la déchiqueter comme le plus redoutable des prédateurs. Il cru même un instant qu'il ressentait ce que Remus pouvait ressentir les soir de pleine Lune. Combien de fois l'avait-il observé s'emplir de terreur et d'agressivité, son corps se crispant douloureusement comme si chaque cellule de son organisme se compressait. Sirius ouvrit des yeux plein de haine froide pour observer la pauvre Amy, mais ses pulsions le menèrent vers une autre action : la fuite.

Il ne trouvait plus les mots, il n'arrivait même plus à savoir ce qu'il voulait, alors, dans l'espoir de s'éloigner d'une telle situation, il fit quelque pas en arrière. Ses jambes ne le menèrent cependant pas bien loin et s’emmêlant les pâtes, le canin chuta sur le sol. Horriblement frustré, Sirius finit par abandonner les mots pour expulser sa rage et se contenta d'un hurlement bestial qu'il adressa au sol.
Soudain, le silence revint dans la forêt interdite et sur la belle pelouse, le corps élégant de Sirius Black s'était figé face contre terre. Seuls les discrets tremblements de ses épaules montraient qu'il n'avait pas été subitement emporté par la mort. Il resta ainsi, sans réaction pendant un certain moment où ce qu'Amy pouvait faire ne l'affectait plus. Il n'était plus capable d'endurer quoi que ce soit d'autre et les quelques gouttes qui vinrent arroser des plans de marijuana en étaient témoins.
Ça ne fut qu'après un certain temps de silence qu'un petit gémissement se fit entendre.

"Amy ? J'ai super faim." dit-il simplement.



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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 11:53



Elle l’avait sentie se crisper sous ses mots mais pourtant elle n’avait pas su s’arrêter. Elle savait à quel point la vérité pouvait être difficile à entendre mais quelque part, la Gryffondor ne souhaitait pas s’arrêter là, elle avait toujours été honnête, elle était une bien piètre menteuse de toute façon et peut-être qu’une partie d’elle voyait en cet instant un moment où elle pourrait le faire souffrir autant que lui avait pu tant de foi la faire souffrir en terminant toute cette lente agonie par un coup de grâce parfaitement silencieux : son regard. Il fallait croire qu’au final la blondinette n’était pas quelqu’un de bien, qu’elle avait malgré tout quelque chose de sombre en elle. Les mots continuaient à lui faire du mal mais elle ne les interrompait pas, continuant ainsi, jusqu’au dernier. Et maintenant, la jeune fille pouvait voir les conséquences de la vérité crue sur une personne. Il semblait incapable de croire qu’il était quelqu’un de bien, et pourtant, une partie de lui devait pertinemment savoir que ce que la demoiselle venait de lui dire était que pure vérité selon elle, pourquoi glisser un mensonge après un discours aussi cruel que vrai ? Cela n’avait aucun sens.

Se dégageant brusquement, la jeune fille ne cillait pas, peut importait ce qu’il pouvait lui dire ou lui faire, cela ne pourrait jamais lui faire plus de mal que ses yeux. Mais c’est toujours lorsqu’on pense avoir atteint le fond, lorsqu’on pense qu’enfin c’est fini, ça ne peut pas être pire, lorsqu’on pense atteindre enfin la paix de la mort que survint le pire : l’ultime instant.
Le souffle d’Amy se coupa net, sentant dans sa poitrine une terrible douleur, et si cette sensation avait été véritable elle aurait très rapidement pu sentir le sang s’écouler lentement de sa poitrine et s’éparpiller autour d’elle. Le coup de poignard que Sirius venait de lui mettre, tel un fin cavalier, prouvait alors à la demoiselle à quel point, encore une fois, elle pouvait être naïve et idiote, il y a toujours pire, il pouvait toujours faire bien pire, il pouvait lui faire beaucoup plus de mal encore et tout ça pourquoi ? Parce qu’elle l’aimait.
Les trois derniers mots résonnaient encore dans son esprit comme un coup de tonnerre…Le voilà…Le badtrip…

Comme une explosion à côté de ses oreilles, elle n’entendit pas sa dernière phrase, elle ne le voyait même pas essayer de fuir encore et s’étaler contre le sol, elle n’entendit aucun des hurlements, tout ce qu’elle pouvait entendre n’était rien d’autre que : Sang de bourbe. Elle c’était longtemps demander pourquoi Lily en avait tant voulu à Severus pour cette insulte, même si elle n’appréciait pas tant que ça le Serpentard, encore une fois bien naïve, Amy imaginait que ça été pareil de dire « conne » ou « salope »…Mais maintenant, elle mesurait toute l’ampleur de ces paroles, c’était un concentré de toute les insultes du monde incorporer dans trois petits mots qui seul n’ont aucun sens.
Le souffle lui revenait peu à peu, ses yeux se remirent à cligner, et c’est très lentement qu’elle se posa sur ses fesses un instant, inspirant une nouvelle fois l’air ambiant, elle poussa sur ses jambes pour se relever, toujours avec lenteur. Ses yeux semblaient un long moment perdu dans le vide alors qu’Amy avait l’étrange impression d’être vide, entièrement vide, elle ne pouvait plus entendre les battements affolé de son cœurs, ni même sa respiration trop lente, elle n’était plus là ?

Mais cette sensation de neutralité parfaite s’estompa d’un coup sec, d’un seul, lorsque la voix de Sirius se fit entendre avec autant de simplicité. Elle n’avait même pas compris le sens de sa phrase, elle c’était soudainement mise à courir, s’installant contre le corps du jeune homme en se positionnant à califourchon sur lui, son poing se cognant avec rage sur la joue du Gryffondor. Un coup, un seul, arrivé si vite qu’il semblait même ne pas avoir eu lieu. Les yeux d’Amy était posé sur Sirius qui pouvait alors admirer son œuvre, les iris bleu d’Amy semblait se fondre dans les larmes qui les remplissait à ras-bord, attrapant les épaules du garçon, elle le secoua un première fois !


« TU SAIS QUI JE SUIS ! »

Dit-elle en hurlant, brutalisant encore une fois les épaules de l’adolescent :

« Une pauvre petite conne égoïste ! Lorsque ma mère est morte, j’ai grandi en pensant parfois qu’elle était horrible de nous avoir laissé là, tout seul papa et moi ! »

Et pourtant elle avait tant de fois culpabilisé par la simple idée de se rendre compte qu’elle oubliait parfois l’odeur de son parfum.

« Et puis il y a eu ce jour où papa est sorti, j’ai attendu, devant cette porte, assise sur ce putain de tapis qui me grattait les cuisses, et j’ai attendu des heures et des heures, et plus le temps passait Sirius, plus je lui en voulait de m’avoir abandonné, sans même m’avoir dit une dernière fois qu’il m’aimait, en me disant juste « à tout à l’heure » pour ne jamais revenir ! Je lui en ai tellement voulu ! Je me suis endormie de rage et quand je me suis réveillé ! Il n’était toujours pas là, il ne serait plus jamais là c’est ce qu’on m’a dit… »

Elle cessa enfin de secouer Sirius tout en lui parlant, les yeux posé sur lui elle était incapable de le voir, bien trop noyer dans ses larmes sa vue était trop trouble…

« Qu’il a été tué…Par des partisans de Voldemort…Et tu sais pourquoi Sirius ? »

Sa voix qui déferlait les mots si rapidement était à présent lente et semblait si fatiguée…

« Parce qu’ils ont su avant moi que j’étais une sang de bourbe… »

Les souvenirs lui revenait en tête, elle se souvenait de l’Auror lui expliquant alors quelle sorcière elle était, que parfois c’était comme ça, ça arrivait que deux "moldus" mettent au monde un sorcier.

« On a littéralement changé ma vie…Pour m’en donner une nouvelle directement. C’était comme si on m’arrachait du réel pour m’emmener loin, très très loin. Et la seule chose à laquelle je pensais c’était ma putain de colère, même encore là alors qu’il m’avait protégé, je lui en voulais…De m’abandonner… »

Ce qui avait été tant de rage quelque minute plus tôt semblait s’étrangler à présent dans sa gorge. Une boule s’y formait doucement alors que doucement les larmes glissaient de ses yeux pour tomber sur le visage du Gryffondor qui se trouvait sous elle.

« On m’a foutu dans une famille, que j’aime sincèrement mais qui ne sera jamais ma famille…Parce que dans cette famille, je ne suis et resterai à jamais qu’une ombre… »

Les longs cheveux de la demoiselle glissaient lentement de ses épaules pour encadrer alors son visage et celui de Sirius, c’était comme si, pendant un instant, un drap les enveloppait tout deux.

« L’amour est la plus douloureuse des maladies, l’amour nous rend malade, hante nos rêves, l’amour a tué plus que toutes les maladies… Et elle demande un remède extrême… »

Les sanglots se faisaient alors entendre, ses larmes se firent plus nombreuse et malgré ses bras tremblant, elle tenait devant lui, pleurant mais elle ne lâcherait pas, malgré la difficulté à sortir les mots de sa bouche, elle voulait savoir…

« Et si tu veux m’en guérir, dis-moi… »

Elle le secoua encore un peu, sans aucune force cette fois ci.

« Dis-moi pourquoi je suis si différente des autres, dis-moi pourquoi moi…Tu me hais tant… »

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 11:53



Sirius sentit la jeune femme bondir sur lui comme il avait voulu le faire, et un instant, il espéra qu'elle l'achève une bonne fois pour toute, et c'est ce qu'elle tenta de faire. Son poing vint s'écraser sur la figure du jeune homme, désespérée, perdue. Amy semblait enfin comprendre que c'était la seule chose que le Gyffondor était capable de comprendre d'endurer. Le geste ne produisit pourtant rien chez l'adolescent qui resta toujours aussi neutre, le regard vague perdu dans un monde lointain où les mots n'étaient que des sons sans signification. Pour lui, c'était ce qu'étaient devenu les paroles impardonnables qu'il avait craché. Ce n'étaient que des mots après tout, pourquoi étaient-ils si dangereux ? Il en avait prononcé des phrases, lancé des insultes, hurler des railleries, mais pourquoi ces mots-ci ne s'en allaient-ils pas aussi facilement au loin ? Pourquoi résonnaient-il dans ce cerveau pourtant déjà plein à craquer ?

Les hurlements d'Amy l'atteignaient bien plus que ses maigres efforts pour secouer le corps inerte de Sirius. C'était à son tour de se disséquer et de verser ses entrailles sur le pauvre jeune homme qui se rendait compte douloureusement que la douleur était un puits sans fond. Quand on ne peux l'exprimer, on la sent toujours vous tirer plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Cette douleur avait, dans l'esprit de Sirius Black, l'apparence d'une petite fille blonde joyeuse et souriante qui le narguait d'une petite langue rose et s'enfuyait plus profondément encore dans les ténèbres. Il n'en pouvait plus, il n'avait même plus l'envie de bouger mais pourtant, il poursuivait encore cette sale gamine jusqu'au bout du mal.
Attend-moi Amy, lui crie-t-il en jouant, un grand sourire sur les lèvres. Pourquoi court-elle vers le noir ? Pourquoi nous mène-t-elle quelque part où seul le danger nous attends ? Il aimerait lui poser la question, mais elle est déjà loin devant et le jeune garçon lui cours encore et encore après. Intéressé, amusé, inquiet ? Tout ce que Sirius sait, c'est qu'il ne peut ne pas la poursuivre, encore et encore.
Mais pourquoi cette vision ? La blonde n'était-elle pas celle qui poursuivait le jeune homme ? La seule qui, dans ce jeu de chat et la souris, avait choisit le rôle du félin ? Mais c'était une piètre prédatrice que lui décrivait Amy en larme. Une fille bien moins élégante que la demoiselle toute souriante qu'elle daignait seulement lui montrer de peur de le faire fuir plus que ce qu'il de faisait déjà. Une fille dont les origines n'était pas la force qu'il exploitait sans gène, mais une profonde blessure. Une fille qui n'avait rien d'une groupie sans cervelle, ni autre sentiment que son admiration pour un beau garçon.

Mais tout cela, Sirius le savait sans le savoir. Il ne tenait pas à se rappeler à quel point Amy n'était pas ce qu'elle prétendait être. N'était-ce pas là ce que tout le monde souhaitait, être vu comme étant ce qu'on veut montrer de soi ? Le jeune Black dépréciait ce qu'Amy voulait lui montrer d'elle et la déprécier était quelque chose qui lui était confortable. Alors pourquoi continuait-elle à lui étaler cette fille qu'il ne pouvait pas haïr en plein visage ? Pourquoi se saignait-elle jusqu'à dissoudre le masque si bien modelé par ses flots de larmes ? Pourquoi se révélait-elle à quelqu'un qui n'avait aucune envie de la connaitre plus ?
Il lui avait dit pourtant, il ne voulait pas de son amour. Impuissant, coincé, Sirius porta ses bras autour de sa tête en espérant y trouver un refuge. Il n'y trouva pas de porte de sortie, alors lorsqu'Amy sembla finir de déballer son histoire, il gémit à nouveau, son espoir de fuite.

"Amy, j'ai faim."

La phrase était presque suppliante, un "tais-toi" à peine détourné qui ne marcha aucunement. Au contraire, elle sembla pousser la blonde à aborder le cœur du problème.
L'amour, quel terme horrifiant pour bien des personnes. Si Sirius aurait eu l'énergie de se soucier des apparence, il aurait grimacer devant un terme aussi ridicule. Un mot qui semblait tout dire pour certain mais qui pour Sirius, n'évoquait rien d'autre que la naïveté et la stupidité. Entre parent et enfant, amour ? Non, respect. Entre homme et femme, amour ? Non, désir. L'amour était une chose qui n'existait que dans les esprit des faibles, trop lâche pour voir la vie comme elle est.
Pourtant ce n'est pas une définition idéaliste que la grande aimante pleura sur ses épaules. Une maladie, une malédiction, c'était quelque chose que Sirius aurait presque pu comprendre s'il ne fuyait pas la chose comme la peste.
Amy était malade d'amour et hurlait qu'on la soigne, mais Sirius ne pouvait lui apporter le remède qu'elle lui suppliait de donner. La seule chose que le jeune homme avait trouvé en sa possession pour aider la demoiselle dans sa folie, avait été du poison pour l'achever plus rapidement. C'était face à une bête agonisante qu'il se trouvait, une bête qu'il avait lui même abattu de coups violents et alors qu'il observait son dernier râle suppliant, il ne put se résoudre à rester immobile et silencieux plus longtemps. Aux derniers mots d'Amy, Sirius se redressa, la faisant basculer brusquement. C'était lui à présent qui la dominait bien qu'il n'avait pas fait l'effort de se relever.

"Oui je te hais ! Je te hais ! Tu l'as dit ! Tu sais ce que je suis, tu sais ce que tu es. Oui, tu est différente et oui je te hais ! cria-t-il en plaquant la blonde au sol par les épaules. Mais malgré ses mots, il n'arrivait à afficher de la haine sur son visage. Un profond désespoir tordait ses traits alors qu'il tentait d'interpréter ce sentiment si puissant qui produisait toute cette animosité chez lui à la vue d'Amy. "Tu vois tout mais moi je ne comprend rien ! Je ne comprends pas Amy ! Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi veux-tu quelque chose que je n'ai pas ?! Je n'aime pas ! Tu es bien plus chanceuse que ces filles que tu envies ! Pourquoi veux-tu prendre une place qui n'est pas pour toi ? Pourquoi veux-tu être malheureuse ? Amy, je ne peux pas... Je ne te veux pas à cette place ! Tu es bien trop précieuse pour être une simple conquête. Ce n'est pas ce que je veux, ce n'est pas ce que tu veux. Réveille-toi ! Cours ! Ne pourchasse plus une illusion.

Sur ces mots à moitié prononcé, Sirius se releva. Il resta immobile un instant, jetant un dernier regard à Amy avant de parvenir à prendre les pas qui le mènerait dans sa propre illusion de bonheur. Marchant sur les plans de la malheureuse herbe qui n'avait au final pas réussi à lui apporter l'insouciance qu'il recherchait, il tituba lentement pour s'éloigner d'Amy.
Plus les mètres le séparait des ruines, plus sa gorge se serra et enfin, il se retourna une dernière fois pour être sûr d'être hors de vue de sa camarade et se recroquevilla sur lui-même, faisant chuter son uniforme au sol, glissant sur son pelage foncé. Ne prenant même pas la peine de les récupérer, il prit enfin ses jambes à son coup et couru comme une bête enragé à travers les arbres. Il voulait être un animal, un simple chien affamé qui se jeta sur un malheureux rongeur qui passait pas là, mais les larmes qui coulèrent sur son pelage brillant montrait bien qu'il en était incapable.
L'amour, sa dernière part d'humanité.

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MessageSujet: Re: Les chants des champs   Sam 19 Jan - 12:14

Amy, j’ai faim ? Etait-ce vraiment tout ce qu’il arrivait à lui dire après qu’elle venait de littéralement se mettre à nue devant lui ? Crachant les derniers souffles de vie qu’elle avait au visage, ce fut sans mal qu’il la retourna reprenant la position de force et déversant sur elle encore et encore d’autre coup de couteau qui atteignirent tous leur cible. Et en cet instant, la Gryffondor en voulait à la terre entière, elle en voulait à sa mère de ne pas avoir été là pour lui apprendre les choses de la vie, elle en voulait à son père de l’avoir abandonné, ne la protégeant plus comme il aurait dût, elle en voulait à sa mère adoptive de s’être tant efforcé à garder la jolie et gentille Amy, elle en voulait à James de lui avoir dit que si elle aimait vraiment Sirius elle ne devait jamais abandonné, elle en voulait surtout à James pour ces paroles, elle n’avait pas abandonné, avait subis tant de chose et toujours presque avec le sourire. Elle avait été si conne que ça ? Le masque qu’elle s’efforçait tant de porter se brisait, morceau par morceau glissait de son visage au fur et à mesure des mots qu’il lui déversait sur elle comme tant de coup fatal. Il se leva, laissant derrière lui que le cadavre sans vie de l’adolescente, elle aurait tant aimé être un cadavre sans vie… Fixant le ciel, elle resta là sans pouvoir bouger.

Bien plus chanceuse ? Alors c’était donc ça qu’être chanceuse ? Voir absolument tout vous filer entre les doigts ? N’être jamais satisfait de rien ? Amy avait l’étrange impression qu’elle n’avait jamais eu le droit à faire un caprice, qu’elle n’avait jamais pu obtenir ce qu’elle voulait, elle savait qu’on ne pouvait tout avoir mais était-il alors possible de ne rien possédé du tout ?
Fermant les yeux, la drogue semblait doucement se dissiper et la Gryffondor n’aspirait qu’à une chose, simplement se réveiller de ce mauvais rêve. Les yeux clos, elle attendait patiemment qu’au moment où elle les ouvrirait, ça serait au beau milieu de la nuit, dans un lit douillet, en 1976 et tout ceci…Tout ceci ne serait qu’un terrible cauchemar, un malentendu, il n’y aurait pas de voyage dans le temps, il n’y aurait pas d’affreux regard, ni ces mots…

Et les yeux clos, les larmes continuaient à glisser malgré tout sur les côtés de son visage, fermant de plus en plus fort ses yeux, elle sentait que cette douleur était bien réel, que cette envie de vomir l’était tout autant, elle savait que chacun des mots qu’elle avait entendu était tous vrai ! Cruel vérité…Elle lui claquait au visage alors que doucement son corps se tournant sur le côté, laissant échappé les premiers sanglots de tristesse et de douleur, elle se mit à pleurer bruyamment, de toute façon, ici, il n’y avait plus personne…Plus personne d’autre qu’elle.
Elle voulait sa mère, elle voulait son père, elle voulait juste que tout cela s’arrête. Est-ce que ça faisait si mal d’aimer ? Si oui, pourquoi ? Pourquoi un des sentiments les plus purs pouvait être aussi douloureux que cruel ? Elle avait l’intense impression d’étouffer, d’être incapable de respirer alors qu’elle continuait de pleurer, ce furent de longue minute qui passèrent ainsi avant qu’elle ne se retrouve à nouveau sur le dos.

Fixant le ciel, il lui semblait ressentir le même vide que tout à l’heure, l’impression de mourir lentement de l’intérieur. Regardant les nuages sombres au travers des arbres de la forêt interdite, un grondement assourdissant se fit entendre. Les chaleurs de ces derniers jours ne pouvaient que finir en orage. Un éclair d’un jaune vif fendit le ciel, et elle ne cligna pas des yeux, ses larmes bientôt se mêlèrent à une fine pluie, fermant les yeux au bout de quelque seconde…Elle laissait doucement les gouttes de pluie se poser sur elle, elle avait déjà l’impression de se noyer alors pourquoi ne pas se noyer réellement ?
La terre autour d’elle commençait à se ramollir alors que la pluie commençait à devenir torrentiel, foudre et tonnerre s’enchainait à la suite et Amy ne bougea pas, à quoi bon de toute façon ?
Les yeux fermés, la rouge et or ne senti pas venir doucement les plantes magiques que la pluie éveillait, des plantes vivaces qui au même titre que de noble oiseaux, n’était rien d’autre que des rapaces…Cette plante se nourrissait d’animaux mort ou blessé, de chose qui ne se débattait pas parce que cette plante était tout simplement fragile, mais de toute façon…Amy ne souhaitait pas se débattre, restant inerte, sous cette pluie, ses pieds se firent emprisonner les premiers par cet étrange lierre. Ses mains, ses bras, bientôt suivirent enveloppant lentement mais doucement son corps qui commençait à trembloter à cause du froid.

Les lèvres d’Amy changeait petit à petit de couleur quand le lierre nécrophage enveloppa le visage…D’ici quelque minute, la Gryffondor n’aurait plus de problème.


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