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 Comme chien et fennec

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Sirius Black

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Gryffondor


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MessageSujet: Comme chien et fennec   Lun 21 Jan - 12:52



- Aller ! Je suis en train de devenir fou là !

- Tu es déjà fou. répondit le lycanthrope avec un petit sourire fatigué mais malin.

Sirius grogna. Faire des aller-retour dans cette maison qu'il avait toujours détesté l'emprisonnait dans une mauvaise humeur constante et il ne fut pas amusé par la blague de son ami. Alors qu'il se remettait à faire les cent pas, il bouscula Kreatur sans même s'excuser. Remus soupira.

- D'accord. Mais soit rentré avant la nuit. Trouve toi un coin de la pampa de Sibérie, je ne veux pas une nouvelle une de la Gazette sur Sirius Black.

Ne croyant pas sa chance, Sirius resta bête un instant, fixant son meilleur ami avec de grand yeux brillant. Alors que le visage abîmé et fatigué de Remus se craquela d'un sourire, un chien noir et touffu lui sauta dessus pour lui lécher consciencieusement le visage de grand coup de langue. Sautillant vers la porte du Square Grimmaut en poussant des jappements heureux, Sirius se vit pourtant devancer par Remus qui bloqua un instant la porte pour attirer l'attention du fou sur son air autoritaire.

- Soit discret Sirius. Prudent, je suis sérieux. rappela-t-il en insistant sur chaque mot pour que le gros toutou assimile bien. Sirius s'assit d'un air un peu boudeur et grogna doucement l'air de dire "c'est bon, je sais." Et de retour avant la nuit. insista Remus. Sirius lui lança un petit regard brillant et une expression que l'ancien Gryffondor pu facilement traduire en "Oui maman.". Il perçu cependant autre chose qui l'empêcha de libérer son ami tout de suite.
- Ils la surveillent, Sirius. ajouta-t-il d'un air particulièrement grave et sérieux. Il aurait bien aimé mais il savait qu'il ne pourrait dissuader de courir retrouver Amy maintenant qu'il l'avait autorisé à sortir. Qu'avait-il pu bien penser, qu'il se contenterait de jouer au parc comme un simple chien ?
Sirius leva un regard jaune et interrogateur vers son ami, voyant bien qu'il regrettait déjà lui avoir donné cette permission. Il redoutait cela par dessus tout mais pourtant, si Remus Lupin décidait finalement qu'il était plus sage que Sirius reste enfermé, l'animagus obéirait sans faire plus que lâcher un petit jappement de déception.
Leur regard se croisèrent et Black tenta tant bien que mal de rassurer son tuteur. Il serait discret, il serait prudent, il ferait attention aux aurors et à tout ceux qui recherchait le sinistre Sirius Black. Il n'avait aucune intention de se faire emprisonner à nouveau, mais il ne pouvait pas, il était incapable, de ne pas chercher à revoir sa femme.
Avec un nouveau soupir, Remus ouvrit la porte et libéra son ami.


Un aboiement peu discret retentit dans la rue alors qu'un chien gambadait sans collier ni laisse ni maître avec lui. Qui pouvait bien suspecter un chien d'être un criminel recherché ? L'ivresse de la liberté avait vite fait de chasser toute prudence de l'esprit du fugitif qui s'amusa avec un enfant dont il reconnaissait la mère qui était une ancienne voisine du couple Black.
Il la vit, à travers la fenêtre de leur petite maison et bien qu'il aurait donné tout l'or de sa famille pour pouvoir ouvrir la porte et retrouver, la cuisine, l'escalier, la salle de bain, leur chambre et celle de sa petite Camille, il resta dehors comme un simple chien errant. Ses yeux dorés captèrent l'attention d'Amy et il la salua joyeusement d'un nouvel aboiement. Alors qu'elle l'observa, il se mit à tourner autour d'un arbre de la rue, sa queue remuant frénétiquement. Après un dernier regard espiègle, il bondit dans la rue et disparu.

Où d'autre pouvaient-il se retrouver que ce lieu qui les avait réuni pour toujours ? De ses yeux canins, il observa le grand arbre avec tendresse et nostalgie. Il n'avait pas changé malgré le temps qui s'était écouler. Il gratta son pelage contre son écorce épaisse comme une caresse de gratitude.

Avant que sa douce Amy n'apparaisse pour gambader à ses côtés en revanche, il trouva l'idée d'aller se cacher derrière un buisson non loin. Amusé et impatient, il ne put empêcher sa queue de fouetter l'air mais il se plaqua au sol pour ne pas être repérable. Lorsqu'il la vu enfin, il sortit de sa cachette et couru à toute vitesse vers elle. La prévenant d'un aboiement juste avant la collision il lui sauta dessus et roula avec elle en la couvrant de tendres coup de langues.


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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Lun 21 Jan - 14:29

Beaucoup de chose animait l’esprit d’Amy ces derniers jours, elle ne cessait de penser à Sirius mais pas seulement, ses nuits gorgées de rêve et de cauchemars sans véritable sens continuait sans cesse à lui rappeler Lise, leur dernière conversation. Etaient-elles destinées à s’engueuler à chacune de leur retrouvaille maintenant ? Elle n’arrivait pas à penser à autre chose, à ce qu’elle lui avait dit et par conséquent à penser à Remus. Comment pourrait-elle garder un pareil secret alors qu’elle avait vu son ami dépérir jour après jour durant l’absence de Lise, la croyant morte, il lui avait été déjà trop dur de lui dire que Lise était enceinte la dernière fois qu’elle, elle l’avait vu, mais maintenant que son fils cherchait après son père.
Sa guitare entre ses mains, l’éternel instrument semblait ne pas avoir pris une ride à côté de sa propriétaire. Poser contre l’appui de la fenêtre, elle profitait ainsi des derniers rayons de soleil que l’été leur offrait encore en ce début du mois de Septembre, elle gratta l’instrument, chanta brièvement, s’arrêta quelques instants pour griffonner dans un cahier et recommencer l’opération. La musique lui permettait de pouvoir vider son esprit, coucher sur le papier ses craintes, se défouler en quelque sorte. Et alors qu’elle posa les yeux sur l’extérieur, son cœur rata un battement en voyant les yeux jaunes qui la fixait. Elle sursauta lorsque l’aboiement venait confirmer ce qu’elle pensait déjà et avant même qu’elle ait pu réagir, l’animal avait déjà disparu. Il ne lui fallait guère plus de temps pour comprendre où.

Elle se leva, calmement, se sentant soudainement épier, c’est dans la cave de la petite maison que la sorcière se rendit, peut-être était-ce dû au fait qu’elle ait pendant trop longtemps fréquenter les maraudeurs mais sa cave possédait un petit passage secret, vestige d’une première guerre qui nécessitait de prendre certaine précaution. C’est par ce petit passage qu’elle s’engouffra, se retrouvant à l’extérieur, la truffe à l’air. Intérieurement, elle aurait volontiers souris, ses grandes oreilles en pelage aussi blanc que neige. Cela lui avait demandé beaucoup de temps pour apprendre à devenir le Fennec qu’elle arborait si fièrement à présent. Se souvenant alors des heures passer avec Sirius comme professeur improvisé. Elle se mit à courir, ou gambader plus exactement, sachant pertinemment où elle devait se rendre, c’est au pied de l’arbre qu’elle laissa tout le loisir d’être un animal s’affirmer. Reniflant un parfum qui ne lui était pas méconnu, elle fut soudainement interrompue par l’arriver en fanfare d’un chien et de coup de langue. Sous cette forme, elle devait faire la moitié de sa taille, et il ne fut guère difficile de rouler sur le sol en compagnie du chien. Lorsqu’enfin elle se détacha des assauts baveux du chien, ce fut pour mettre un petit coup de patte sur le bout de son museau avant d’incliner la tête sur le côté. On aurait presque pu voir un sourire se dessiner sur les babines du petit animal qu’elle était.

Le geste, n’était pas douloureux, affectueux, il était la traduction animal d’un « idiot » tout aussi tendre amoureux que si elle avait pu le dire de vive voix. Maintenant qu’ils se retrouvèrent face à face sous forme animal, une étrange envie traversa l’esprit de l’ancienne Gryffondor. Se cambrant, elle passait l’avant de son corps, relevant l’arrière dans un geste significatif du « je veux jouer ! » bondissant de ses pattes avant à droite et à gauche, ce fut qu’on troisième bond qu’elle s’élança avec ses pattes arrières. Sautant ainsi au visage du gros chien et se retrouvant par-dessus celui-ci. Elle lui mordilla le bout d’une oreille, sans intention de lui faire mal avant de plonger son long et fin museau dans sa nuque.


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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Lun 21 Jan - 17:58



Leur retrouvailles pouvaient paraître factice, diminuée par le fait qu'ils étaient sous forme animale et pourtant leur jeu était tout aussi agréable qu'un câlin et un baiser humain. Tout était plus simple lorsqu'il était en chien, Sirius l'avait toujours sentit ainsi. Pas de mots, pas de tracas ou de gestes déplacés, seulement l'émotion, l'énergie, la sincérité.
La capacité d'animagus avait toujours été un truc de Maraudeur, un secret entre les quatre Gryffondor et pourtant Sirius l'avait enseigné à Amy et aujourd'hui, il était bien loin de le regretter. Alors qu'il l'observait le coeur battant, il se souvint de ces longs moments privilégiés passés à deux, à lui apprendre à prendre forme animale. Il l'avait longtemps taquiné sur le fait qu'elle se transforme en fennec, un animal exotique et original qu'elle possédait en plus en tant qu'animal de compagnie. Mais alors qu'il détaillait à nouveau et depuis si longtemps, ses petites pattes, sa truffe tremblante, ses grandes oreilles, son pelage pâle et doux, sa queue touffue, ses yeux brillants, il la trouva parfaite.

Dans les yeux du petit fennec se lit un doux reproche face à son attitude et Sirius lui servit son plus beau sourire canin, babine relevées, langue pendante et queue agitée. Il voulu venir vers elle à nouveau pour sentir la douce caresse de son pelage chaud contre le sien mais le petit animal sembla animé d'une énergie plus espiègle. Prenant une position d'attaque, elle feignit deux bonds avant de se jeter sur lui. Aboyant en d'un ton plaintif mais amusé, il laissa sa femme attaquer son oreille alors qu'il se laissa chuter dramatiquement au sol.
Il chanta une longue pleine pour signifier sa défaite bien que sa queue toujours agitée trahissait sa joie et son énergie. Il se releva doucement et toucha le petit crâne poilu d'Amy de sa truffe humide, comme un petit baiser tendre. Sautant par dessus le petit fennec, il se rapprocha de l'arbre et fit le tour en trottinant. Il s'arrêta enfin et appela Amy d'un aboiement joyeux.

'Te souviens-tu ? lui demandait-il implicitement et dans son esprit canin, il ne put que se remémorer les plus beaux moments de leur existence. La nuit sombre où il lui avait dit adieu n'était pas une chose dont le Sirius-chien voulait se rappeler, alors l'idée ne vint pas entacher sa joie.
Il attendit qu'elle vienne la rejoindre et la caressa de la tête. Aujourd'hui était un nouvelle épisode de leur vie sous l'arbre du pendu, celui de leur retrouvailles. Il savait bien que comme la première fois qu'ils s'étaient réellement revu après 15 ans, tout ça n'était temporaire. Mais dans sa perception canine du temps, il n'avait pas peur du futur et se contentait de profiter de la présence de sa femme pour l'éternité qu'on lui autorisait.

Il aboya, simplement heureux sans chercher à communiquer autre chose que le bonheur et l'amour. Quand Amy était à ses côtés de toute manière, il n'y avait de place pour rien d'autre.

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Lun 21 Jan - 20:52

Elle se souvenait des rires, des moqueries, et des taquineries durant cette phase d’apprentissage. Cela avait été un caprice d’Amy auquel l’ancien Gryffondor avait fini par consentir, restant aujourd’hui d’agréable souvenir, c’était sur ce genre de chose à laquelle la jeune femme s’était accrochée durant toutes ces années. Elle avait alors découvert une autre dimension du monde, voir ce qui nous entoure à travers les yeux d’un animal était une expérience unique. Les choses étaient plus simple, tout semblait avoir tellement moins d’importance et comme à chaque fois qu’elle se retrouvait avec Sirius, il n’y avait plus qu’eux qui comptait.
Et alors qu’ils jouaient innocemment, se mordillant, se plaignant, se léchant ou se caresser, Sirius s’éloigna pour trottiner autour du grand arbre. Celui qui avait vu naître leur histoire, toute leur vie, cet arbre aussi vieux que le monde, comment pouvait-elle oublier, même sous cette forme, elle frotta doucement son pelage contre l’écorce dans un réflexe incompréhensible mais incontrôlable.

Elle laissa échapper un petit cri, strident presque similaire au mélange d’un ronronnement et d’un couinement. Ce souvenant au même moment à quel point Sirius avait pu se moquer de Silver lorsqu’il poussait ce genre de cris et à quel point il en avait fait autant lorsqu’elle le faisait aussi. Aussi, avant même qu’il ne réagisse, elle poussa sa tête contre son corps, comme pour lui donner un coup de coude. Lorsqu’elle releva ses yeux de renard sur lui, elle posa le bout de sa truffe contre la sienne avant de se coucher. Profitant juste de l’instant, de la chaleur du pelage noir et touffu du chien contre son propre pelage. Venant chatouillé le museau en balançant sa queue touffu, elle le contournait, se couchait, se relevait, jouait, profitait…Tout simplement.
Mais après quinze ans, est-ce que cela suffirait pour eux ? Se voir, sous cette forme, si Sirius se complaisait sans mal à vivre à l’état de chien, Amy aspirait à tellement plus de normalité. Aussi, elle releva soudainement le crâne, ses oreilles pointu parfaitement relevé, elle observa le chien, avant de lui mordiller une patte et de s’éloigner.
Voyant qu’il ne comprenait pas tout de suite ce qu’elle cherchait à faire, elle remordit une autre de ses pattes, s’éloignant une nouvelle fois, elle tourna autour d’elle-même, s’éloignant encore un peu…Suis moi…Suis moi…

Ce fut dans un bosquet qu’elle l’emmenait, vivre à la campagne avait plusieurs avantages, le premier étant d’être assez éloigner de tout pour pouvoir dissimuler les choses. C’est dans un petit passage qu’elle l’emmena sans se douter qu’au fond, ce passage avait quelque chose de similaire avec celui qui reliait la cabane hurlante et Poudlard. A la différente qu’il reliait aujourd’hui l’arbre de leur amour et leur nid. Arriver à l’intérieur de cette cave, elle remontait les premières marches, reprenant doucement forme. Et si au début de son apprentissage elle reprenait forme complètement nue, aujourd’hui preuve était faite qu’elle s’était largement améliorer sur ses transformations. Elle sortit sa baguette, et en quelque geste les fenêtres s’ensorcelèrent, offrant une vision vide des lieux, n’éveillant ainsi, de base, aucun soupçon chez les moldus qui pourrait voir à l’intérieur de la maison une sorcière usé de la fenêtre. Bien évidemment, ce n’était pas vraiment des moldus qu’elle se méfiait. Dans le salon, elle chercha alors du regard l’animal, un sourire rassurant sur les lèvres, elle l’invitait à reprendre forme humaine. Si ils étaient destiné à se voir que quelques heures par jour, par semaine, ou même par mois, elle espérait pouvoir profiter de cette présence autant qu’il lui était permis de le faire.


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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Mer 23 Jan - 19:16




Il se mit à rire alors qu'elle expira un de ses petits cris étranges desquels il s'était toujours moqué. Déjà depuis la première année à Poudlard alors que la petite blonde s'était amenée avec le petit animal pâle dans ses bras, il s'était amusé à le faire couiner en l'embêtant. Il lui avait souvent dit que cela ressemblait à un piaillement de corbeau étranglé et elle l'avait toujours gronder du regard d'un air boudeur. Il trouvait toujours le jappement étrange mais depuis longtemps maintenant, celui-ci faisait fondre son coeur plus qu'il ne l'amusait.
Elle perçu sa réaction car avant même que son gloussement ne parvienne à ses cordes vocales canines, elle lui donna un petit coup de tête. Ils n'avaient pas tant changé. Ils s'excusèrent mutuellement d'un petit bisou de truffes humides et se couchèrent l'un contre l'autre.
Posant sa tête sur l'herbe grasse entre ses deux pâtes, Sirius ferma les yeux pour profiter de ce moment paradisiaque. Le vent faible caressait doucement son pelage sombre et au creux de son ventre se lovait une petite boule d'amour, chaude et apaisante. Lentement, leur respiration se synchronisèrent. Il avait souvent tenté d'imaginer un moment aussi beau que celui-ci pour s'accrocher à sa santé mentale alors qu'on le vidait de tout bonheur dans les cellules d'Azkaban, mais rien dans son esprit abîmé n'avait pu s'approcher de ce bonheur si sincère et réel. Il aurait pu craindre de rouvrir les yeux et de redécouvrir le mur humide moisi et froid de sa cellule, mais la queue touffus de l'espiègle Amy vint lui caresser la truffe, le rassurer. Il releva la tête pour mordiller le plumeau de sa femme et ils se remirent à jouer paisiblement.

Sirius aurait pu passer sa vie entière ainsi, à simplement jouer avec Amy, être heureux. Mais celle-ci finit par s'éloigner, mettant fin à leur jeu. Il la regarda, intrigué et l'appela d'un aboiement. Elle revint lui mordiller une patte avant de s'éloigner à nouveau, l'incitant à se lever. Un peu feignant, il quitta doucement sa position confortable et trottina vers Amy qui s'empressa de lui montrer le chemin. Sirius songea qu'il aurait aimé courir un peu, profiter de sa liberté, mais elle le mena vers un passage.
Intrigué mais confiant, il la suivit sans se rappeler de quel passage il s'agissait. Alors qu'il pénétrèrent sous terre cependant, Sirius se rendit compte avec horreur qu'elle le menait chez eux. Le parfum de leur famille lui parvint au narines et il ne su pourquoi, un frisson de peur lui fit échapper un petit jappement. Il appela Amy pour qu'elle revienne et qu'ils restent sous l'arbre, mais elle s'était déjà transformé et continuait d'avancer.
Il ne savait pourquoi mais quelque chose lui hurlait que ça n'était pas bien, qu'il ne devait pas. Mais forcé, il suivit Amy, les oreilles et la queue basse. La lumière de la maison vint l'atteindre et à nouveau, il se figea. Non, il ne devait pas.

Ça n'était pas la vision d'aurors, de Détraqueurs ou des barreaux d'Azkaban qui tournèrent dans son esprit mais celle des derniers joyeux souvenirs qu'il avait dans cette maison, auprès de sa femme et sa fille. Pourquoi avoir si peur alors ? Il ne savait pas mais il était sûr que Remus, sa conscience, son sage ami, aurait été de son avis. Retourner chez lui était la dernière chose qu'il devait faire étant en fuite, même si Amy avait tout fait pour qu'ils ne risquent rien. Mais quelque chose autre que la prudence, le retenait de reposer la patte chez lui.
Il se revoyait, quinze ans auparavant, jouant sur ce parquet avec son enfant, sa petite Camille. Amy venait les rejoindre, céder à son tour à un peu d'enfantillage. Sur leur visage, des sourires rayonnants et dans la maison, des rires enchantés. Qu'allait-il rapporter en revenant dans ce coffre de souvenirs magnifiques ? Ses traumatismes, sa peur, sa faiblesse, sa folie, sa noirceur, sa culpabilité. Il ne pouvait tâcher ce magnifique tableau de leurs souvenirs de ses sales pattes de vieux clébard errant.

Il croisa le sourire rassurant et bienveillant d'Amy mais ne pu le partager tant l'angoisse le faisait trembler. Il ne serait jamais celui dont elles se souvenaient, l'homme qui avait été à leurs côtés. Baissant la tête, il recula d'un pas dans l'obscurité de la cave.


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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Sam 2 Fév - 17:32

Beaucoup d’année s’était écouler et si Amy pouvait facilement imaginer que l’emprisonnement ait laissé de lourde marque dans l’esprit de son mari, elle était loin de s’imaginer la profondeur de celle-ci. Ce n’est que lorsqu’elle l’invitait à entrer dans ce qui avait été son foyer, qu’elle en remarqua les lourdes conséquences. La forme canidé de Sirius reculait, les oreilles basses, la queue entre les jambes, elle le voyait trembler et son cœur se déchirait à cette vision. Arriverait-elle seulement à l’apaiser, à lui rappeler qu’eux deux pouvaient retrouver leur vie ? Leur famille ? Doucement, elle s’approchait de Sirius, s’agenouillant alors en face de lui, elle n’était pas prête à le forcer.

« Je suis désolé… »

Murmura-t-elle dans un premier temps, sincèrement désolé de l’avoir emmené ici sans même lui avoir demandé, c’était juste sur le moment, bien trop heureuse de l’avoir retrouvé, de l’avoir pour elle. L’excitation ne l’avait pas fait réfléchir, surtout sous sa forme de fennec, c’était comme si le malheur n’existait plus. Elle baissa la tête, un peu honteuse, ignorant ce qu’elle pouvait lui dire ou ce qu’elle pouvait faire pour le rassurer.

« Personne peut nous voir… »

Passant sa main dans ses cheveux, elle reposa ses yeux sur l’animal, avoir un chien devant soi était tellement plus facile que d’avoir le véritable Sirius. Plus facile de délier les langues, d’ouvrir son cœur, tant et si bien qu’elle s’approcha encore un peu plus de celui-ci, le cœur battant la chamade, elle posa doucement ses doigts entre les deux oreilles baissés du sinistros. Caressant doucement, délicatement, son regard tendre posée sur la sombre masse de poil.

« On prendra le temps qu’il faudra…Mais si il y a bien un endroit sur terre où tu dois te sentir en sécurité, c’est ici. C’est chez nous Sirius… »

Elle releva la tête vers le plafond de la cave alors qu’elle sentait les larmes lui monter aux yeux.

« Tu m’as tellement manqué… »

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Lun 4 Fév - 15:20



Désolé ? L'animal jappa une nouvelle fois mais sembla enfin de rendre compte quelle atroce image il devait donner à sa femme. Il baissa pourtant la tête. Il ne pouvait expliquer pourquoi l'idée de rentrer chez lui lui faisait si peur, mais il ne pouvait tout simplement pas. Ça n'était de la faute ni d'Amy, ni des consignes de Remus, ni même des aurors qui surveillaient surement la maison dans l'espoir d'attraper le fugitif. La peur ne s'appuyait sur aucune logique et c'est pour cela qu'elle faisait trembler si fort le corps de l'animal.

Bien qu'Amy tenta de le rassurer, de lui expliquer qu'il n'y avait aucun danger et qu'elle avait tout prévu, Sirius n'entendit raison et se recroquevilla de plus belle. Rien que voir le parquet si familier de leur sol le faisait frissonner. Il était si misérable, si faible, si indigne de retrouver sa vraie vie. Il n'était et ne serais plus jamais le Sirius qui avait été si heureux chez lui auprès de sa famille et devoir y faire face était insupportable. Lentement emporté dans une spirale sans queue ni tête, il se sentait de plus en plus envahi par l'envie de s'enfuir.

Il n'en fit rien cependant, car tout autant qu'il voulait fuir l'espoir si douloureux de retrouver son ancienne vie, il ne pouvait combattre l'attraction qui le liait à sa femme. Il ne pouvait l'abandonner, pas une nouvelle fois. C'est impuissant et soupirant de tristesse mais aussi de soulagement qui la vit s'approcher et glisser doucement ses doigts sur sa tête. Il enfouit ta tête contre son corps humain, rassuré par ce contact chaud.

Il l'écouta le rassurer, mais chaque effort qu'elle faisait était un coup de poignard dans la poitrine de l'animagus. C'était comme l'observer se démener à pourchasser une étoile qu'il savait inatteignable. Comment lui ôter ce rêve, cet espoir qui lui-même lui avait permis de survivre à Azkaban ? Mais alors que ce cauchemar était terminer, il fallait aussi se réveiller du rêve, et l'empêcher de se perdre dans cette quête impossible. Peu importe le temps, peu importe les efforts, ils ne retrouveraient jamais leur ancienne vie.

Il voulait tant l'embrasser, la prendre dans ses bras, lui susurrer qu'il ne lui manquerait plus jamais, mais il demeura sous sa forme sombre et animal, lui évitant de lui faire plus de mal qu'il ne pouvait lui faire. Comment la rassurer à son tour, sans lui mentir ? Il se lova plus contre elle et respira lentement, fermant les yeux dans l'espoir de rallonger ce moment dans son esprit, le simplifier, le capturer.
Mais malgré sa forme animale, il se rendit compte que s'enfermer dans une illusion était stupide.

Le chien soupira et se détacha d'Amy, s'asseyant un peu plus loin. La tristesse s'était atténuée dans son regard jaune qui observa Amy d'un air plutôt espiègle. Il pencha doucement la tête sur le côté avec un petit sourire. "Est-ce qu'on va gâcher notre temps ensemble à larmoyer ?" sembla-t-il la taquiner.
"Je veux jouer !" ajouta-t-il en se mettant soudainement à courir derrière sa queue.

Une fois le message passé, il trottina dans la cave à la recherche d'un objet qui pouvait faire office de balle et le plaça dans la main d'Amy. Si seulement sa vie pouvait être aussi simple que celle d'un chien. S'il n'y avait eu Amy et Camille, c'est sûrement ce que Sirius aurait fait, disparaître dans la nature, abandonnant derrière lui sa nature souillée d'homme. Regardant Amy, sa langue pendante sur le côté, attendant qu'elle joue le jeu comme un vrai toutou impatient, il se dit qu'être le chien de compagnie d'Amy et Camille était peut-être finalement la possibilité qui les rapprocheraient le plus du bonheur.

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Jeu 7 Fév - 11:37

Elle esquissa un triste sourire, se rendant compte que retrouver leur vie d’avant serait loin d’être aussi facile qu’elle ne l’avait imaginé. Elle avait toujours pensé, assez naïvement, qu’il reviendrait et que cela suffirait à simplement retrouver leur vie d’avant. Forcée d’admettre que les choses n’étaient jamais aussi simples hélas. Caressant le haut du crâne du chien noir, elle n’osait plus rien dire, se raccrochant à leur souvenir heureux, ceux de leur mariage, ceux de la naissance de Camille qui avait été quelque chose de magnifique et de drôle à la fois. Il y avait eu le rêve, le réveille d’Amy et cette phrase mythique : « on va à sainte mangouste ? » après avoir secoué Sirius pour le tirer de ses rêves. Elle esquissa un sourire à ce souvenir, la réaction de futur papa avait été des plus amusantes, entre le chien fou qu’il avait toujours été et une part de panique tout à fait justifier. Elle releva doucement la main lorsqu’il s’éloigna d’elle, l’observant, elle ne put s’empêcher de rire en le voyant tourner sa tête sur le côté. N’ajoutant qu’un éclat de rire en plus lorsqu’il se mit à courir derrière sa queue comme un imbécile. Il ramena une vieille balle de tennis, vestige des jouets des deux fennecs qui devaient dormir à l’étage. Elle attrapa balle et observa Sirius en souriant :

« T’es sérieux ? »

La question tenait plus de la taquinerie, se moquant gentiment de Sirius, elle lança alors la balle une première fois, la lança une deuxième fois, une troisième et une quatrième, au bout de plusieurs passe ainsi, elle prit la balle qu’elle attrapa entre ses doigts et elle se leva. Levant haut ses mains au-dessus de sa tête, elle regarda le chien et se mit à courir à peu près partout dans la cave :

« Essais de l’attraper maintenant »

Riant aux éclats, elle gardait toujours la main tenant la belle bien haut au-dessus de sa tête. Son regard et ses mimiques exprimaient toute l’espièglerie et le brin de folie qui avait toujours caractérisé Amy.

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Jeu 21 Fév - 15:45





Sérieux. C'était tout ce que le gros chien noir essayait de fuir. Se rendre compte que leur vie ne serait jamais la même était tellement difficile qu'il préférait faire l'autruche ou plutôt le chien, pour échapper à le dure réalité. Si seulement sa vie avait pu être aussi simple que celle qu'il avait l'impression de mener sous cette forme. Se balader, jouer, manger, se faire câliner et surtout, surtout, pour être auprès de ceux qu'il aimait.

Amy le comprit à moitié, profitant aussi de ce stupide moment de détente et de bonheur. N'avaient-il rien de mieux à faire que de jouer à la baballe dans leur cave ? Bien sûr que si. Mais ce jeu était peut-être la seule chose qu'ils pouvaient faire, qui les rendraient un tant soit peu heureux.
Embrassant la simplicité de son esprit canin, Sirius oublia ses tracas en s'acharnant à simplement attraper la balle. Il la pourchassait comme il pourchassait son ancienne vie, mais n'étant qu'un jeu, ça n'était pas aussi douloureux. Chaque fois que sa mâchoire se refermait sur le petit objet, il sentait la fierté, l'accomplissement, le soulagement qu'il ne parvenait pas à trouver en tant qu'humain. Il revenait à Amy en lui apportant son trophée, oubliant qu'il n'avait plus rien à lui offrir de mieux que ce simple jouet.

Mais le jeu prit fin, ou du moins une tournure qui ne plut pas au cabot qui grogna d'un air boudeur alors que sa blonde levait la balle plus haut qu'il ne puisse l'atteindre. Il était un grand chien mais Amy tendait son bras assez haut pour que Sirius sache qu'il ne l'attendrait pas. Il pouvait lui sauter dessus, la faire tomber ou la chatouiller assez pour qu'elle le lâche, mais il ne se sentit pas d'humeur. Il lança simplement un petit regard mécontent à Amy et s'assit.
Il avait bien prévu de bouder jusqu'à ce que la balle redevienne à sa portée, mais Amy le nargua. Alors qu'elle se mit à courir, Sirius lui couru après, emporté par ses instincts d'animal. Elle riait aux éclats, ce qui amusait Sirius tout autant que cela lui piquait son orgueil. Il grogna en jouant au gros méchant loup et bientôt, il coinça sa proie dans un coin de la cave.

Amy du arrêter de courir, mais elle ne semblait pas avoir renoncé et tenait toujours la balle haut au dessus de sa tête. Sirius s'avança, bien décidé à l'attraper et sans s'en rendre compte, il prit plusieurs centimètres.
Lorsqu'il arriva tout près d'Amy, il avait reprit forme humaine et ses yeux avaient reprit leur couleur grise et sombre. Encore obsédé par sa balle, Sirius parvint à l'attraper et alors qu'il l'arracha des mains d'Amy, il laissa échapper un petit rire joyeux et triomphant.

Là ! Je l'ai eu ! dit-il d'une voir douce en la narguant.

Ce n'est que lorsqu'il entendit sa propre voix que l'animagus se rendit compte qu'il avait changé de forme. Il se figea sous la surprise mais avant même qu'il puisse songer à regretter, ses yeux se plongèrent dans ceux d'Amy. Il n'y avait qu'à cette hauteur qu'il pouvait se sentir si proche d'un autre humain, si proche de sa femme.
Au diable les dangers et les problèmes. Pourquoi être humain devait-il absolument apporter tant de tourment que l'esprit animal parvenait à éclipser ? Les humains se devaient-ils vraiment d'être si différent ? Sur le moment le cerveau de Sirius ne s'encombra pas de beaucoup de chose. En face d'Amy il ne put ressentir qu'une chose : l'Amour.
Doucement et tendrement, il vint embrasser ses douces lèvres.

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 9:32


Elle s’était prêté au jeu, rapidement entraîné par celui-ci, la nature taquine de la jeune femme ne pouvait s’empêcher de revenir au galop après plusieurs allé et retour du chien noir. La balle au-dessus de sa tête, elle regardait Sirius s’asseoir et faire le boudeur. Cette allure et cette façon qu’il avait de faire traverser ses sentiments dans son regard l’avait toujours impressionné mais là, ce n’était pas l’admiration qui se lisait dans les yeux de l’ancienne Gryffondor mais bel et bien l’amusement. Il boudait, elle lui tirait alors langue en l’observant.

« Mauvais joueurs ! Tiens… »

Lui tendant alors la balle pour la remettre à hauteur de gueule, elle fixait la forme animal de son mari, celui-ci se montrait hésitant et à juste titre, il connaissait très bien Amy mais l’insistance de celle-ci venait doucement effacé l’éventuelle méfiance qu’il pouvait avoir. Tendant un peu plus la balle, elle la secouait légèrement en essayant d’attisé son envie de venir la récupérer et lorsqu’enfin il s’approcha de celle-ci dans l’espoir de la lui prendre, la vilaine releva la balle au-dessus de sa tête en rigolant, dansant sur place pour exprimer sa petite victoire, tirant encore une fois la langue à l’attention du chien, elle s’était mise à courir un peu partout dans la cave en voyant la détermination de son mari pour récupérer cette balle. Les éclats de rire raisonnant dans cette pièce, elle continuait malgré tout de le provoquer, entre deux rires, laissant échapper une petite remarque :

« Oooouh c’est qu’il est pas content mon siriiii »

Mais rapidement il se montra beaucoup plus malin que la blonde, acculant sa proie dans un coin de la pièce, elle était coincé à sa gauche par de vieux meuble et à sa droite par le mur de la cave. Elle reculait malgré tout, très mauvaise perdante elle-aussi, elle tendait à nouveau le bras bien au-dessus de sa tête, refusant catégoriquement de perdre à ce petit jeu maintenant. Un hoquet pourtant s’échappa de ses lèvres alors qu’elle le voyait reprendre forme humaine sous ses yeux, captivé par la vue, son dos se cogna contre la paroi humide et froide des lieux, son souffle légèrement coupé, elle s’étonna de se sentir faiblir devant lui. Les années avaient beau avoir passé, elle le trouvait pourtant plus beau, son allure sauvage, ses yeux prédateurs, l’ancienne Gryffondor retombait simplement amoureuse, oubliant la balle qu’il arracha facilement de ses mains maintenant qu’il faisait une tête de plus qu’elle, elle ne put s’empêcher de rire avec lui…Attraper par la contagion de celui-ci.
Sa voix semblait être le point final de ce jeu, sentant qu’il n’avait pas été complètement conscient de sa métamorphose, elle le regardait, sans aucune crainte, l’unique chose qui traversait son regard n’était pas la peur qu’il s’effraye, qu’il fuit ou qu’il se mette peut-être en colère, l’unique chose qui se lisait dans les iris d’Amy fut tout l’amour qu’elle n’avait jamais cessé de ressentir pour l’ancien Gryffondor.

Ses lèvres vinrent doucement prendre leur place sur celle d’Amy, là où elle devrait toujours être si cela était possible, elle le lui avait dit un jour, ce à quoi il lui avait malicieusement répondu que ce ne serait pas pratique pour manger et que par conséquent, sa gourmandise la ferait flancher bien avant lui. A ce souvenir, elle ne pouvait s’empêcher de sourire sous le baiser alors que ses bras venaient tendrement entourer ses épaules. De longue seconde durant lesquelles la musicienne fut bien incapable de détacher ses lèvres des siennes, la moindre interruption s’achevait par la nouvelle capture de ses lèvres, son corps contre le sienne, cette chaleur l’avait tant manqué. Et ce baiser ne faisait que lui donnait la conviction plus grande encore que tout ceci ne pourrait que bien finir : l’amour triomphe de tout.
Ce ne fut qu’au bout d’un long moment à profiter de l’instant présent qu’elle accepta enfin de libérer les lèvres de Sirius, sa main venant doucement caresser sa joue, elle fronça pourtant les sourcils dans une fausse expression boudeuse :


« T’es qu’un tricheur… »

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 13:09




Il ne put s'empêcher de l'embrasser encore et encore et heureusement pour lui, Amy ne semblait pas non plus briser ce moment magique. Chaque contact envoyait en lui des vagues de chaleur qui remplissait le vide qu'on avait creusé en lui. Il se nourrissait littéralement de l'amour d'Amy et quelque part au fond de son esprit, cette idée fit resurgir un souvenir lointain. Amy lui avait confié vouloir rester accrochée à ses lèvres pour toujours et si elle lui redisait la même chose aujourd'hui, il se garderait bien de lui répondre quoi que ce soit et de l'embrasser encore.

Ils durent se séparer pour reprendre leur souffle mais même alors ils continuèrent à se dévorer des yeux. Elle était si belle. Chaque infime changement se son visage qu'il découvrait était un rappel des années où il n'avait été là à ses côtés, mais aujourd'hui cela l'emplissait d'excitation et de bonheur. Aujourd'hui n'était pas un jour pour se morfondre. Il y avait tant à redécouvrir.

Voyant son air faussement boudeur,Sirius prit Amy dans ses bras et enfouit sa tête contre son coup, le visage caressé par ses longs cheveux longs. Il huma lentement son parfum avec un sourire coupable.
Vraiment ? pouvait-il entendre à son oreille dans le ton sévère de son meilleur ami. Mais Remus le connaissait assez bien pour savoir que peu importe les règles, Sirius serait toujours là pour marcher dessus. Amy aussi le savait, il était un tricheur.

- Pas si c'est moi qui fait les règles. lui souffla-t-il d'un ton espiègle à l'oreille.

L'attrapant aux cuisses, il la fit monter à sa taille pour la porter. Il sentit son corps contester légèrement cette action qui n'était peut-être plus trop de leur âge, mais étaient-ils réellement capable de vieillir ? Serrant Amy contre lui, il l'embrassa une nouvelle fois comme pour se donner du courage alors qu'il se décida à prendre la direction des escaliers.
Mari et femme entrèrent une nouvelle fois dans leur demeure familiale.

Alors même qu'il sentit l'odeur de leur maison parvenir à ses narines et le parquet craquer doucement sous ses pieds, Sirius sentit une immense vague d'adrénaline l'envahir. Un sentiment proche de la panique monta en lui mais il s'empressa de retrouver du réconfort dans les lèvres de sa femme. Ses pas se firent plus pressés et il la mena jusqu'à la salle à manger où il la déposa doucement sur la table.

- Amy. Ma femme. souffla-t-il avec incrédulité.

Par cette phrase, il combla lentement les profondes blessures qui malgré les années après son évasion d'Askaban n'avaient pas guérit. C'est cette idée que les Détraqueurs se délectaient d'ôter à Sirius Black. Mais cette fois Amy n'était pas une illusion à laquelle le prisonnier fou s'accrochait comme à la vie. Elle était là, solide réelle et aimante, le ciment de sa vie.

Sirius s’apprêta à s'enfouir à nouveau dans la chaleur du corps de sa femme lorsqu'un discret "crac" et un faible courant d'air frais vint redresser tous les poils de son échine.

La vie d'évadé et de chien avait injecté en lui les réflexes animals les plus primaires et à nouveau sans s'en rendre compte Sirius se retrouva à quatre pattes, sa fourrure noire hérissée et ses crocs découverts alors qu'un profond grognement menaçant fit trembler les murs de la maison. Il ne se rendit pas compte non plus qu'il venait de faire une terrible erreur.


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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 13:11

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- Les enfants, aujourd'hui est un jour chance. siffla-t-il doucement plus pour lui-même que pour ses collègues qui attendaient son commandement.

- T'es sûr qu'elle est dans la cave ?

- Ben oui, depuis pas mal de temps. Après j'te l'ai dit, peut-être qu'elle veut faire pousser des champignons ou je sais pas quoi. Mais elle y est.

- Et bien sûr le détail qui tue c'est qu'elle est pas passée par la porte. Pas de transplanage non plus.

- On m'a dit que la fille est un Animagus non recensé, de ce qu'on sait elle pourrait se transformer en taupe et se barrer par des tunnels. Barney, Cox vous connaissez le sort ?

- Pour la mettre sous forme humaine ? Ouai ouai.

- Sûr ? Alors dès qu'elle sort je te veux dans la cave discret. Cherche part où elle passe et si elle s'amène soit près. Jane tu fais un tour en haut pour regarder si quelque chose à changé. Il se passe quelque chose je veux savoir quoi. Retour éclair dès que vous avez quelque chose sinon j'entre par la porte d'entrée et j'vais bousculer un peu la demoiselle.

- Thomas est pas là, t'es sûr que tu gère l'Oubliette ?

- Mon gars je pourrais te faire te rappeler que t'étais la reine d'Angleterre. Jane à mon signal, go.

La femme du groupe transplana dans un sifflement, laissant les quatre homme dans leur local à poubelle réaménagé non loin de la maison des Blacks. Regroupés derrière Dylan, deux hommes fixèrent l'image trouble de la boule de cristal qu'un troisième tentait de régler sur une fenêtre du salon pour guetter le moment où Amy Loreens quitterait sa cave. Leurs yeux s'écarquillèrent lorsque enfin quelque chose bougea.

- Par Merlin... M-Mais c'est !

- C'est pas vrai. Dad il faut sortir Jane de là !

Mais il n'y eu aucun commandement de la part du chef pendant plusieurs secondes. Fixant la boule avec un grand sourire d'excitation, on voyait cependant bien que l'homme ne se faisait aucun souci pour sa camarade qui se trouvait dans la même maison que l'un des plus grands criminels d'Angleterre.

- C'est Noël. annonça-t-il enfin sans quitter l'image du couple amoureux des yeux. Par cette simple phrases, ses compagnons comprirent que leur leader avait l’intention de faire du boucan.

- Okay les gars on oublie la dentelle et la subtilité, je veux du lourd et du violent. Barney ramène Jane au salon, Cox et Zeny vous me trouver la fuite et vous la colmatez puis vous montez. On va bouffer de la méga dinde ! et avec un petit son de pétard, le local se vida.

Dylan n'eu pas le temps de se remettre de la sensation étrange que procurait toujours le transplanage qu'un lourd grognement vint faire vibrer ses tympans. Un instant, il cru s'être trouvé au mauvais endroit, en Sibérie peut-être, mais la vision de la jolie maison bien entretenue de Mme Loreens lui prouva le contraire.
Le mercenaire ne se souvenait pas que la dame avait acheté un chien de garde, mais il repoussa ses angoisses et sa frustration pour plus tard. En attendant, il était clairement repéré. Descendant la première marche de l'escalier sur lequel il se trouvait, il tourna dans l'encadrement de la porte pour faire face au couple, baguette à la main.

Les sourcils noirs du chasseur à gage se froncèrent alors que ses yeux clairs firent un rapide tour de la salle à manger. Au lieu de Sirius Black, Dylan trouva Amy Loreens avec un énorme chien noir aux allures très peu commode.

- Euh... Je savais que j'allais interrompre quelque chose, mais ça... dit-il d'un ton un peu incertain.
Était-ce une espèce de ruse que la blonde avait utilisé pour afficher l'image de Sirius Black au lieu de son gros chien de garde pour les attirer dans un piège ? Cela semblait un peu compliqué et les choses étaient rarement compliquées avec les hommes. Le rasoir d'Ockham n'est-ce pas ? Et la première idée qui vient à l'esprit lorsqu'on voit qu'à la place de Sirius Black est un gros chien noir...

- Ça... ! répéta Dylan l'excitation illuminant son visage. Ça c'est de l'or ! Et l'or, me gusta. Je ne me présente plus Mme Loreens, je m'en suis lassé après la cinquième fois, mais bien sûr vous ne vous en souvenez plus. Maintenant le gentil toutou l'aura peut-être deviné, mais il est temps de retourner à la niche.

Le molosse aboya avec agressivité et un puissance telle qu'il aurait presque put faire exploser les fenêtre. Ses longues griffes marquaient déjà le parquet mais le mercenaire ne sembla pas impressionné. Au même moment, ses quatre coéquipiers arrivèrent des deux autres niveaux de la maison.

- D'accord d'accord, mauvais toutou, mais ma demande reste la même. Sinon... il soupira théâtralement en pointant explicitement Amy de sa baguette d'un bois pâle. Est-ce que je dois vraiment l'expliquer, c'est du niveau primaire ça ! Enfin bref, si tu nous suis pas gentiment on fait du mal à ta femme, tout ça tout ça... Et puis franchement, revenir voir ta femme, dans ta maison, ça aussi c'est du niveau primaire. Qui aurait cru que le grand Sirius Black serait finalement aussi stupide. J'espère que ta prime est pas évaluer en fonction de ton QI.

D'un coup d'oeil, il fit signe à ses co-équipiers qui lancèrent de longues cordes de leurs baguettes pour emprisonner la bête. Sirius se débattit avec force, claquant ses crocs dans l'air mai les cordes furent bien trop nombreuses. Dylan lui, pointait toujours la blonde de sa baguette et s'approcha avec un sourire.

- Si Madame veut bien me suivre docilement. Il serait bête d'ajouter des tords en plus de votre complicité avec le criminel le plus recherché d'Angleterre. Vous vous en sortirez avec quoi... 20, 25 ans à Askaban ? Aller, on va dire 10 ans. Aller 7 ans ! 7 ans ça fait quand même beaucoup sans papa et maman. Qui sait comment la petite Camille va tourner si vous vous absentez plus longtemps.



Dernière édition par NPC Eli le Dim 25 Aoû - 17:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 16:11

Son corps laissa un lent frisson électrisé son échine alors qu’elle se serrait un peu plus contre lui, ses dents pincèrent légèrement le coin de ses lèvres à ses paroles murmurer au creux de son oreille. Sa voix venant éveiller chez elle le désir ardant qu’elle n’avait jamais cessé de nourrir pour son époux. Ses mains agrippèrent ses cuisses et alors qu’il souleva son corps du sol, Amy enserra sa taille de ses jambes. Leurs lèvres se cherchèrent, se trouvèrent, ne pouvant plus les quitter, la langue de la jeune chanteuse venait goutter la peau de celle-ci presque timidement, laissant doucement la passion prendre un peu de terrain alors qu’il l’emmenait dans leur maison. Leur chez eux. Leur famille. Ils avaient les nuits difficiles de la petite Camille, les premières apparitions de ses dons de métamorphomage, les fou rires, les regards amoureux, les visites, les pleurs aussi, la crainte, ils y avaient vécu les moments les plus formidables de leur vie comme les plus difficile, elle représentait tout ce que leur amour était : forte et inébranlable.

Il la posa doucement sur la table de la salle mangé et elle pouvait sentir sous ses lèvres la panique qu’il pouvait ressentir, ses yeux se noyant dans les siens, elle lui promettait dans ce silence que tout irait bien, elle lui promettait son amour éternelle, et même si il le possédait déjà, c’était son cœur et sa vie qu’elle lui offrait sans rien demander en retour. Sa main se glissant dans les cheveux longs du fugitif innocent.


« Pour toujours et à jamais… »

Murmura-t-elle, rappelant cette promesse qu’elle lui avait toujours faites. Peu importait les épreuves, elle serait toujours là, elle se battrait pour tout ce en quoi elle croyait, c’était Amy. Elle c’était battu pendant tant d’année pour pouvoir dire "Je t’aime", les yeux dans les yeux de Sirius et toute ces choses qu’ils avaient dut vivre jusqu’à présent ne ferait jamais le poids à côté de quelque seconde en sa présence. L’abandon ne faisait pas partie du vocabulaire de l’ancienne Gryffondor et alors qu’elle s’apprêtait à voler un autre de ses ardant baiser, elle entendit le même « crac » qui attira son attention, et si Sirius se changea directement, Amy resta sous sa forme humaine, sortant sa baguette, quittant simplement son siège improvisé. Le cœur battant la chamade. Elle fixait l’encadrement de la porte d’entrée de la cuisine, attendant cet instant fatidique où l’ennemi leur fit face. Silencieuse, son regard en disait pourtant long sur ce qu’elle pensait de cette intrusion chez elle, le grognement de Sirius à ses côtés ne faisant qu’augmenter les battements de son cœur et il n’y avait qu’une seule chose en cet instant qui comptait : ils ne l’auront pas.

Cette certitude offrait à son attitude une détermination qui était rare de voir aussi éclatant, offrant une aura étrange à la blondinette qui continuait de les fixer sans mots dire. Les paroles la troublaient pourtant, la cinquième fois ? Et comme il l’affirmait, elle n’en avait pourtant aucun souvenir. La conclusion ce fit dans son esprit et la peur venait s’ajouter à ce cocktail explosif de sentiment qu’elle pouvait ressentir. Et alors qu’ils lancèrent leur sort pour pouvoir attacher le chien, elle les laissait faire, elle était seule, ils étaient plusieurs.
Il s’approchait d’elle, la baguette à la main, fier de sa petite personne et elle ne le lâchait pas des yeux, elle ne lui ferait pas ce plaisir, le tenant du regard, elle leva légèrement la tête lorsque sa baguette plaça non loin de son visage. Ce fut une tout autre lueur, indéfinissable, qui se lisait dans les yeux d’Amy lorsqu’il osa prononcer le prénom de Camille.


« Pensez-vous sérieusement que j’abandonnerai ma fille aussi facile ? »

C’était très mal connaître la Gryffondor bien qu’elle ne doutait pas des paroles du chasseur de prime, il semblait pourtant oublier un détail, il ne l’avait pas encore désarmée. Bien qu’elle ne le pointait pas avec, la pointe de celle-ci lui touchait la cuisse et dans un sortilège informulé elle laissait le sort Acceleris faire son effet sur son corps. Elle ignorait comme elle sortirait de cette situation mais elle était prête à se battre contrairement à l’attitude qu’elle laissait voir. Peu importait le nombre de personne.

« Essais de suivre pauvre con »

Laissa-t-elle échappé et sans prévenir, un premier coup lui permettait de directement éloigner la baguette du chasseur, les autres avait les leurs bien trop occupé à entraver Sirius et la vitesse doublé de la sorcière lui donnait un avantage certain, la baguette du chasseur entre les doigts, un second sort sortilège fut lancé, cette fois qu’elle formula :

« Dimidio »

Les cordes qui entravait Sirius se découpèrent une à une et profitant de sa vitesse, elle l’attrapa dans ses bras Fuyant vers le salon, elle lâcha le chien pour se retourner, baguette la main, elle tenait celle du chasseur de prime dans l’autre. Le cœur battait la chamade et elle ignorait complètement comment elle allait se débarrasser de ces nombreux sorciers. Jusqu’à ce qu’une idée folle lui traverse simplement l’esprit :

« Je suis désolé… »

Elle prononça alors une formule, son cœur se déchirant dès l’instant où elle prononça la dernière syllabe de Feudeymon…
Une longue gerbe de flamme vint alors dévorer la porte d’entrée de la cuisine, la chaleur devenait soudainement épuisante, les flammes plus proches de ces mercenaires que d’Amy et Sirius cherchait alors à les dévorer eux, mangeant pourtant une déjà une partie du plafond, enfumant doucement la cuisine mais aussi le salon. Le regard rivé sur ces flammes littéralement vivante, la chanteuse resta tétanisé. Les larmes lui montaient aux yeux et alors que la fuite était indispensable, elle semblait soudainement incapable à abandonner cette maison…


Un craquement sourd se fit entendre, suivit d’un second…

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 16:11

Il tournait en rond dans cette maison, il le savait, il en était persuadé qu’il était allé la voir et alors que ses yeux se posaient sur le globe de verre, il hésitait. Cela faisait déjà des heures qu’il hésitait, Amy l’ignorait, Camille l’ignorait, mais ils avaient fait mettre la maison de la rock star sous surveillance. Simple prudence, depuis que Sirius avait fui Azkaban, depuis que l’ordre du phœnix s’était reformé, ils avaient pris cette mesure persuadé que la première personne en danger après l’évasion de Patmol se serait-elle et il ne pouvait supporter l’idée de la perdre. Il avait déjà tant perdu, James, Lily…Lise…
Pourtant il s’était promis de ne pas l’espionner, juste la surveiller, et c’était bien pour cette raison qu’il ne souhaitait pas actionner la boule de verre mais au final ce fut plus fort que lui. Observant, le regard un peu honteux, il ne voyait pourtant rien d’anormal, tapant le bout de sa baguette sur la boule pour changer d’image et d’angle, la maison semblait complètement vide. Il capta pourtant enfin un mouvement, l’ennuie ce fut que la personne qu’il voyait alors dans cet escalier ne ressemblait aucunement à Sirius ni même à Amy. Son sang ne fit qu’un tour :


« Pas ça… »
« Pas quoi ? »

Il sursauta, se retournant pour faire face à Nymphadora, celle-ci l’observait un sourire malicieux au visage qu’elle fit rapidement disparaitre en voyant le visage paniqué de Remus.

« On y va »

Affirma-t-elle sans même savoir de quoi il s’agissait. Acquiesçant, il s’empressait de lui prendre l’épaule, transplanant alors en sa compagnie, ce fut au beau milieu d’un salon enfumé qu’ils réapparurent. Les flammes rendaient l’atmosphère irrespirable, Amy non loin les fixait et il pouvait voir à ses pieds Patmol, enchevêtrer dans de la corde.

«Amy, on peut pas rester… »

Elle ne réagissait pas, toussant, Nymphadora avait pourtant déjà attrapé chien pour disparaitre dans un nouveau craquement. Remus observant la jeune femme, lorsqu’il posa une main sur son épaule pour en faire de même, elle se dégagea brusquement :

« Non ! »

Laissa-t-elle échapper de ses lèvres tombant alors à genoux, Remus s’accroupissait à ses côtés.

« Il faut que tu t’accroche Amy, on doit partir »

Il ne pouvait pas se permettre de faire un transplanage d’escorte si elle ne s’accrochait pas à lui. La prenant dans ses bras, elle s’était mise à se débattre alors que les flammes doucement commençaient à s’approcher dangereusement du duo, tout partait littéralement en cendre, finissant par s’accrocher aux épaules de lycanthrope, c’est en larme qu’il l’emmena, réapparaissant dans un craquement sourd au milieu du salon du QG de l’ordre. La suie avait noircie la peau et les vêtements de la blonde ainsi que celle de Remus.

« Qu’est-ce qui s’est passé »

Fini-t-il par demandé, prit soudainement par la peur qui l’avait animé, ses mains sur les épaules d’Amy, il la secouait légèrement alors qu’elle pleurait encore, ses yeux dans le vide elle semblait toujours voir l’image de son salon prit par les flammes.

« Qu’est-ce qui s’est passé Amy ? »
« Je…Je… »

Sans réellement le vouloir, sa prise sur les épaules de l’ancienne Gryffondor se fit plus forte, la secouant encore, il avait si peur et un part de lui leur en voulait tellement d’avoir été aussi peu prudent.

« Vous n’êtes plus des adolescents ! »

Remus l’observa baissé la tête, honteuse, incapable sur l’instant de véritablement réalisé ce que son amie avait perdu et qu’elle était loin d’avoir besoin d’un discours moralisateur.


« REPONDS MOI ! QU EST-CE QUI S’EST PASSÉ ! »

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 17:49

Dylan Doe

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Dylan avait toujours vu, comme la plupart des sorciers, sa baguette comme un outils pour faire faire au monde et aux autres ce qu'il voulait. Les occasions étaient rares pour lesquels on tournait sa baguette contre soi-même, c'est pourquoi il ne fit pas attention à la baguette de la blonde tant qu'elle était "inoffensivement" posée sur sa propre cuisse.

Il ne comprit même pas ce qu'il s'était passé lorsque le premier coup le frappa au bras, éjectant presque sa baguette de sa main. Ce n'est qu'en voyant la blonde filer à une vitesse anormal vers son copain chien qu'il saisit qu'elle s'était quelque peut dopé à la magie. Et qu'il avait un peu merdé.

Les choses tournèrent très vite au vinaigre. Le molosse fut délivré et avant que Dylan puisse lancer l'offensive à nouveau, il vit Flashette s'arrêter, baguette en main et clairement une mauvaise idée en tête.

- Fais pas ça. souffla-t-il la gorge sèche car même s'il ne savait pas exactement ce qu'elle comptait faire, il pouvait sentir la catastrophe à trois kilomètres. Sa demande fut évidemment ignorée.

Les gerbes de flamme filèrent de la baguette de la sorcière et Dylan dû se couvrir le visage pour ne pas qu'il fonde sous la chaleur. Il plongea sur le côté alors que les cris stridents d'un Zeny en train de cuir lui transperça les tympans. Voyant que sa manche avait commencé à prendre une couleur plus foncée que d'ordinaire, le mercenaire ne perdit pas plus de temps et s'en débarrassa en le jetant vers le brasier. Il n'y avait aucun risque à prendre avec le Feudeymon.

Dylan en prit tout de même en jetant un regard vers ses proies à travers les flammes grandissantes au lieu de vite transplaner hors du brasier. Il aperçu rapidement un petit groupe de silhouettes. Des renforts. Cette fois Dylan ne s'attarda pas plus et quitta les lieux.

- Elle est complètement cinglée ! couina Jane secouant frénétiquement sa chevelure pour vérifier qu'aucune mèche ne prendrais feux.

- Elle a tué Zeny ! se plaignit Barney alors que Cox inspectait silencieusement sa cape dont il avait coupé la moité dans la maison pour se débarrasser d'une flamme. Elle est morte tu crois ? Et Sirius Black ?

- Non. Des gars se sont amenés et les ont surement sauvé. annonça le chef en prenant une grande bouffée d'air frais. Il ne paru pas aussi affolé et frustré que le reste de son équipe. Cox le remarqua et décida de prendre la parole pour éclairer sa propre lanterne. Cette mission était clairement un échec pour lui.

- Bilan positif ?

- Oh bien plus que ça Coxy. Bien plus. Il n'y a qu'un seul Sirius Black, mais il y a bien plus de gens qui essayent de lui mettre la main dessus. Et moi, j'ai une info pour eux, qui vaut de l'or !
- Fin du sujet pour Dylan Doe -

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 19:43

CHARLIE WEASLEY

Dragonologiste Voyageur


- Oui ! J'suis là, j'suis debout ! Je... Debout !

Le rouquin s'agita sur le vieux lit dans une tentative de se relever. Personne ne l'avait vraiment appelé mais c'était un réflexe qu'il avait gardé de son enfance auprès de Molly Weasley. Mais il n'y avait personne au Square Grimmaut, en tout cas plus maintenant que Remus et Nymphadora avaient transplané, produisant le son qui réveilla Charlie de sa longue sieste.

Maintenant réveillé, il se redressa et essuya le filer de bave qui avait coulé sur son menton. Avec de petits yeux, il vit par la fenêtre qu'il faisait jour et qu'une lumière blanchâtre baignait la petite salle de lecture.
Ah... L'Angleterre. songea-t-il en baillant et en s'étirant longuement. Lorsqu'il rouvrit les yeux, un vieil elfe de maison traînait un chiffon tout aussi vieux sur le sol. Charlie le salua d'un gros sourire et se fit royalement ignoré. Était-ce Créature ou Triton ? Charlie n'avait pas passé assez de temps au QG pour s'être familiarisé avec le serviteur des Blacks. Il le suivit néanmoins des yeux. Quelle étrange créature, si habile et intelligente qui se complaît pourtant dans la servitude.

Lorsque l'elfe de maison se traîna hors de la pièce, Charlie regarda autour de lui et écouta le silence que ses camarades avaient laissé derrière eux. Il n'était pas sûr que Tonks et Remus ait remarqué sa présence, mais c'est parce qu'il n'avait eu la force de dire bonjour et s'était laissé tombé dans le canapé, immédiatement happé par les bras de Morphée.

Le jeune membre de l'Ordre du Phoenix revenait d'Afrique du Sud où il avait travaillé mais aussi tenté de trouver des sorciers intéressés pour botter le cul de Voldemort. Pas une tâche facile car différent pays signifie aussi différentes croyances et différents soucis. Voldemort avait beaucoup d'ennemi dans le monde de part les valeurs qu'il prônait chez les sorciers, mais il y avait aussi d'autres sorciers et puissants dont les sorciers d'autres pays devaient se protéger. Charlie avait néanmoins réussi à créer une petite réserve de l'Ordre du Phoenix, des sorciers que l'Ordre pouvait appeler en renfort en cas de force majeure.

D'ordinaire en terminant une mission, Charlie préférait rentrer au Terrier pour recevoir une tape sur l'épaule de son père, être bichonné par sa mère et peut-être avoir la chance de voir ses frères et sa petite sœur. Mais Maugrey lui avait demandé de passer faire un rapport et les Weasley s'étaient accordés pour déplacer leur effusions d'amour familiale vers Square Grimmaud. Molly avait d'ailleurs fait remarqué que Sirius, étant obligé de rester au QG, apprécierait surement un peu d’activité et de compagnie.  

Des voix dans le salon attira l'attention du rouquin qui leva et descendit pour dire bonjour. La voix de Remus parvint à ses oreilles mais son ton d'ordinaire doux et posé s'était endurcit de colère. Charlie pressa le pas.
Il arriva au moment où Remus se mit à crier sur une jeune femme blonde. Un autre cri attira cependant l'attention du groupe alors que Tonks ne parvint pas à retenir la grosse masse noire qui bondit sur Remus comme un animal enragé.

Charlie bondit à son tour empoignant la bête au coup pour la tirer avec force loin de sa cible. Le chien était étonnamment massif, mais le Dragonologue était bien assez familier avec les animaux pour savoir comment l'empoigner efficacement. Dans l'agitation et la rage folle du molosse, Charlie parvint à coincer la tête du canin entre ses jambes et à empoigner sa baguette dans la poche arrière de son pantalon. D'un contact entre les yeux du chien, il le mit inconscient et le laissa mollement rouler sur le sol.

- Wouh ! C'était un vrai battant celui là ! souffla-t-il en évacuant le reste d'adrénaline avec un sourire. Salut, je suis revenu d'Afrique ! ajouta-t-il avec un signe jovial de la main.
Mais voyant que personne ne partageait sa joie des retrouvailles ou d'admiration pour son action remarquable avec la bête, Charlie tenta de se calmer rapidement pour comprendre ce qui clochait. Tonks tirait une tronche d'enterrement tout comme la blonde. Même Remus ne semblait pas plus enjoué d'avoir été sauvé des crocs du gros chien.
D'ailleurs c'était un plutôt gros chien... noir...

- Oh bouse ! Bouse ! C'est Sirius ?!

Mais Charlie n'avait pas besoin de réponse pour se rendre compte qu'il avait peut-être fait une bourde. Il se pencha vers son camarade de l'Ordre soudainement quelque peu gêné de toucher sa fourrure sombre. Il savait que son sort ne faisait qu'endormir profondément les bêtes qu'il soignait habituellement, mais il préféra vérifier que la poitrine de Sirius Black bougeait bien doucement au rythme de sa respiration.

- Hm, il va bien il... Il dort, c'est tout. précisa-t-il, gêné.

Charlie regarda Remus en se pinçant les lèvres dans une moue innocemment navrée qu'il avait toujours eu lorsqu'on l'attrapait en train de faire des bêtises. Il s'apprêta à demander ce qu'il devait faire avec ce cher Sirius Black maintenant qu'il avait été obligé dans une sieste de trente minutes mais sa question se mélangea dans sa bouche.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi il t'a attaqué ? Vous étiez où ?


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Amy Loreens

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Gryffondor


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Côté coeur: Sirius Black
Aptitude: Possède le troisième oeil ( rêve prémonitoire, etc etc ), animagus déclaré - Fennec ( seulement pour Amy adulte ) - Metamorphomage
Affiliation: Contre, contre et contre les idées de Vous-savez-qui

MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 21:27


Elle tremblait, tous ses membres tremblaient alors qu’elle voyait son salon être emprisonner par les flammes et que derrière ce mur de chaleur mortel elle pouvait entendre les hurlements de douleur d’un de ses assaillants. Elle aurait voulu hurler, courir, s’enfuir, mais la vue des flammes l’hypnotisait complètement alors qu’elle voyait les photos de sa fille et Sirius se consumer peu à peu. Elle senti un contact sur son épaule, sortant enfin de sa torpeur et lorsque Remus tentait de lui faire comprendre qu’elle devait partir, cela lui semblait soudainement la chose la plus difficile à faire. Qu’avait-elle fait ? Cette question la torturait alors qu’elle tombait lourdement sur ses genoux, les larmes s’écoulant sur son visage se séchait rapidement sur sa peau alors que son corps se secouaient de sanglot. Tendant les mains comme si elle pouvait attraper quelque chose, sauver quelque chose, elle ne senti pas le début de brûlure qu’elle provoquait à sa peau. Finissant par agripper Remus sans vraiment penser au transplanage mais plutôt à la sensation de se perdre tout simplement, ce fut les secousses de celui-ci qui lui fit remarquer qu’elle avait totalement changé de décor…

Ses yeux dans le vide, elle pouvait encore voir les flammes et entendre les cris, les secousses la réveillant, elle entrouvrit la bouche, essayant de dire quelque chose mais encore beaucoup trop secouer par ce qui venait de se passer elle était incapable de trouver le mot, incapable de formulait ses phrases. Remus leur reprochait en une phrase d’avoir agi comme des enfants en voulant à tout prix ce voir et la pire partie d’Amy failli se réveiller en lui crachant au visage qu’il en ferait autant si il apprenait que Lise était vivante et qu’elle l’était justement. Elle venait de perdre sa maison, c’était tout une partie de son histoire qui partait en fumée, ce qu’elle avait considéré comme l’image de leur amour, ils y avaient fondé leur famille, Camille y avait grandi…
Et à cette pensée, les sanglots ce fit de plus belle, mon dieu Camille…Pourrait-elle seulement la revoir à présent ? Ces hurlements, quelqu’un était mort là-bas, elle était devenue une meurtrière, elle avait tué, et plus jamais elle ne reverrait son petit ange, sa princesse. Son corps tressaillit face à la peur qu’engendra les hurlements de Remus, et elle n’eut guère le temps de réagir qu’elle put entendre le grondement sourd et enrager de son Sirius, fondant droit sur Remus, l’élan de l’attaque fut directement interrompu par une tête rousse qu’Amy pouvait reconnaitre entre mille, mais sur l’instant ce n’était que Sirius qui l’inquiétait, tentant de l’aider, d’empêcher Charlie de faire du mal, ce fut Tonks qui l’empêcha de faire quoi que ce soit alors que le corps du chien fini par simplement s’écrouler sur le sol, visiblement endormi.

Charlie se rendit alors rapidement compte de ce qu’il venait de faire, vérifiant malgré tout que Patmol était effectivement endormi. Lorsque la sorcière lâcha enfin la jeune femme, elle se précipita simplement sur Sirius, attirant le corps endormi du sombre chien contre elle et s’adossant au mur le plus proche. Doucement, elle laissait ses doigts se promener sur le pelage du canidé, et malgré les pleurs, sa main exprimait tout son amour, toute la tendresse qu’elle éprouvait pour lui. Les larmes ne cessaient de couler, traçant des sillons à travers la suie qui avait noircie le visage de la blonde. Elle gardait les yeux posés sur Sirius, veillant sur son sommeil. Son contact et le rythme régulier de ses caresse lui permettait de mettre un peu d’ordre dans ses idées.


« Ce n’était pas des Aurors… »

Ca, elle en était persuadée, elle n’en avait aucune preuve, mais ils avaient l’air tout autant intéressé par elle que par Sirius. En observant le chien, elle pleura à nouveau, ne pouvant s’empêcher de renifler légèrement en se rendant compte de toute la gravité de leur situation à présent.

« Ils sont au courant…Pour Sirius… »

Ils n’avaient pas vu la transformation et elle ignorait comme ils avaient pu le deviner ou même le savoir mais ils le savaient. Fermant les yeux, elle prenait le temps de plusieurs secondes, des plusieurs caresses et regard tendre pour Sirius avant de poursuivre.

« Ils sont déjà venu…Cinq fois… Minimum… »

Elle hoqueta, horrifié parce qu’elle allait dire. Levant les yeux vers les personnes présentes, elle les implorait de les croire lorsqu’elle leur dit :

« Je…J’en ai aucun souvenir… »

Ses doigts tremblaient doucement alors qu’elle continuait de passer lentement sa main du haut de la tête du chien jusqu’à la moitié de son corps.

« J’en ai aucun…Souvenir… »

Répéta-t-elle, cette idée lui semblait tellement étrange et pourtant, elle connaissait très bien le sortilège qui était capable d’un tel effet.

« Ils étaient…Trois…Ou quatre…Je…Je sais plus »

Secouant la tête, elle baissa les yeux honteuse, les souvenirs étaient flou mais l’un d’entre eux lui revenait en mémoire.


« Sa baguette ! »

Elle regarda ses mains, comme si elle avait pu rester là, constatant alors par la même occasion les légèrement blessure occasionner par l’incendie.
Cherchant du regard, ce fut non loin de Remus qui gisait la baguette d’Amy ainsi qu’une seconde baguette. Elle fixa celle-ci. Ses yeux se posèrent alors sur Remus, ses larmes venaient à nouveau s’écouler sur son visage, elle s’en voulait tellement…


« Notre maison... »

Rapprochant un peu plus le corps endormi de Sirius d’elle, elle essayait d’étouffer ses pleurs, les coinçant dans sa gorge mais ce fut sans succès.

« J’ai tué quelqu’un… »

Prise d’un haut le cœur soudain, elle s’empressa d’éloigner Sirius d’elle et de se décaler sur le côté, ne pouvant se retenir plus longtemps, son estomac se contracta avec force et la blonde ne put s’empêcher de répandre le contenu de celui-ci sur le parquet de la maison. Et même lorsque ce fut fini, son estomac continuait à se contractait, essayant d’évacuer quelque chose qu’il ne contenait déjà plus. Elle resta un moment ainsi, à quatre pattes, tout cela lui semblait tellement irréel et pourtant, elle avait beau chercher la preuve que c’était bien le cas, une seule conclusion lui venait en tête : C’était bel et bien la réalité.

« Mon dieu, Camille…Qu'ai-je fait... »

Le prénom de sa fille s’étrangla dans sa gorge, Tonks s’était approcher de la blonde, lui tendant un mouchoir alors qu’elle nettoyait le sol d’un coup de sortilège. S’adossant à nouveau contre le mur, elle approcha une nouvelle Sirius d’elle, cherchant l’unique personne capable de la réconforté, même endormie.


« Je suis désolé... » Murmura-t-elle doucement « Je suis tellement désolé », elle releva les yeux vers Remus. « J’ai tout gâché… »

_________________
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Remus Lupin

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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Comme chien et fennec   Dim 25 Aoû - 22:01


Il avait eu un réflexe de recul lorsqu’il entendit les grognements qu’il connaissait par cœur. Cela éveillait en lui des souvenirs, Patmol et lui s’était déjà battu, ce n’était pas la première fois qu’il lui sautait à la gorge mais en règle générale la raison de sa rage était surtout purement défensive et tournée vers sa forme lycane. L’attaque soudaine de son meilleur ami avait réveillé Remus comme l’aurait fait une douche froide, se rendant compte du manque complet de délicatesse avec laquelle il s’en était injustement prit à Amy. La culpabilité vint rapidement le rongé alors qu’il s’éloignait rapidement des crocs claquant dans le vide de Patmol. L’intervention de Charlie mit rapidement à terre son ami et Remus profita de l’instant pour se relever, son regard inquiet restant posé sur son ami, il ne quittait pas celui-ci des yeux jusqu’à ce, d’un geste protecteur, son épouse ne s’approche et le prenne dans ses bras. Elle commença à essayer de raconter ce qui s’était passé, voyant alors toute la détresse dans ses gestes, l’entendant à travers sa voix, elle tentait du mieux qu’elle le pouvait de mettre de l’ordre dans ses idées et de donner tous les éléments dont elle pouvait se souvenir. Sans le vouloir, Remus écoutait d’une oreille distraite pourtant, ses yeux posés sur le couple, il finit rapidement par les détourner, se sentant terriblement mal. Comment avait-il pu ? Il avait tellement eut peur sur l’instant, peur de perdre Sirius, de perdre Amy, il avait passé tellement de temps à prévenir l’un comme l’autre de faire preuve de prudence et malgré ça, ils avaient réussi à se mettre en danger, et les conséquences étaient catastrophique.

Essayant à présent de se concentrer sur le récit plutôt que sur les dégâts des évènements sur ses amis. A en croire ce que l’ancienne Gryffondor racontait, c’était des personnes organisés, assez pour avoir pu venir régulièrement sans se faire remarquer, effaçant la mémoire de la blonde à chacune de leur visite. Lorsqu’elle précisé qu’elle avait la baguette de l’un d’entre eux, il suivit le regard, retrouvant à ses pieds la baguette d’Amy et celle de l’un de ces inconnus. Il l’attrapa presque du bout des doigts, l’observant, comme si en la regardant il pourrait trouver un quelconque indice mais cette baguette restait malgré tout leur meilleur chance de pouvoir remonter à la source. Amy prenait alors cruellement conscience de la réalité des faits, son corps n’en supportant pas plus, elle remit sur le sol, rapidement aidé par Tonks, le lycan se sentait beaucoup trop coupable pour faire quoi que ce soit. La colère qu’il ressentait tout à l’heure se transférait à présent sur les véritables coupables de cette funeste journée.  Alors qu’elle levait les yeux vers elle, il prit enfin la parole, retrouvant son calme habituel.


« Ce n’est pas de ta faute Amy, ils se sont introduit chez toi, vous ont menacé, tu as du agir rapidement… »

Il baissa la tête, même si cela ne changerait pas grand-chose, il se devait de le lui dire :

« C’est moi qui suit désolé, j’ai réagi excessivement… »
« On ne va pas passer des heures à s’excuser et se chercher une faute, les véritables coupables de tout ça ce sont ces mecs ok ? »

Ajouta Tonks un peu embarrasser par l’atmosphère trop pensante des lieux.

« On peut en tirer quoi de cette baguette ? »

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