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 Parlons.

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NPC Eli

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MessageSujet: Parlons.   Lun 26 Aoû - 19:57

Alastor Maugrey

Fol'Oeil



La tension était palpable dans la salle à manger du Square Grimmaud. Assis silencieusement, les membres de l'Ordre ayant pu se libérer pour cette réunion éclair n'osèrent échanger plus de quelques mots et des regards gênés. Ils avaient tous reçu un patronus leur demandant de venir au QG ce soir, mais les détails s'arrêtaient là.
Le message était rapidement passé comme quoi cela concernait Sirius Black, mais aussi Amy dont la présence inhabituelle au QG de l'Ordre du Phoenix avait été remarquée. Mais personne n'osa vraiment poser de question, de peur de poser la mauvaise, de peur de toucher du doigt ce qui semblait avoir autant abattu la belle star. Tout le monde préféra attendre l'indélicatesse de celui qu'ils considéraient comme l'un des leaders de l'Ordre.

Son arrivée fut d'ailleurs annoncée par le vacarme de son clopinement disgracieux dans le couloir. Il débarqua par la porte avec une telle indélicatesse qu'on aurait pu croire qu'il avait voulu la défoncer. Ses cheveux gras, humides et filamenteux pendaient sur son visage lacéré et fermé et son œil bleu électrique fit le tour de la salle en une fraction de seconde.

- Et où est ce foutu chien ? grogna-t-il en remarquant l’absence de Sirius Black.

Des regards de gênes furent échangés entre les convives, ce qui fit tourner l’œil magique dans son orbite. Debout devant tout ces sorciers assit à cette table, Fol Oeil se sentit un instant comme la foutue Molly Weasley grondant ses milles marmots.

- Il recommence. répondit enfin Tonks d'un ton d'excuse. Maugrey grogna et souffla mais ne commenta pas. Remarquant que tout le monde ne comprenait pas ce que Sirius recommençait, Nymphadora préféra clarifier les choses même si elle n'était clairement pas à l'aise.

- Il... Ne parle pas. Et ça c'est quand il n'est pas en forme de chien. Il -
- C'est mieux comme ça ! On est ici pour parler entre adulte. coupa Fol Œil d'un aboiement qui fit taire la métamorphomage dont les cheveux prirent même une petite teinte bleue.

Ayant ainsi coupé court a problème, Maugrey s'approcha de la table, semblant vouloir se lancer dans le discours tant attendu des convives gardés dans le noir. Mais son œil bleu sembla remarquer quelque chose sur la table qui l'arrêta. La baguette magique du mercenaire.
Sans prévenir ou s'expliquer, il l'attrapa de sa main mutilée et la fourra dans son manteau de cuir moisi.
- J'ai quelqu'un là dessus. MAINTENANT ! Nos deux adorables Maraudeurs ont prouvés une fois de plus qu'ils étaient capable de cracher sur les règles et de foutre LE BORDEL ! Moony a ouvert la porte et Patty s'en est allé retrouver Blondy ici présente. Maintenant ça aurait été très mignon s'il ne s'était pas jeté tout droit dans les bras des lascars qui surveillaient en tout bien tout honneur j'en suis sûr la Miss. Ça a finit dans un feux de camp FIN DE L'HISTOIRE.
Ça avait le mérite d'être clair, ou du moins dans l'esprit enragé de Fol Oeil qui faisait un effort considérable pour ne pas jeter les responsables dans la cheminée brûlant non loin.

- Ce qu'on a maintenant c'est une maison en cendre avec un macchabée dedans, une blondinette célèbre comme la reine d'Angleterre pour des gamines de quinze ans qui -espérons le- a disparu de la surface de la Terre et une bombe à retardement que sont les autres gars qui ont pas brûlé. Qu'est-ce qu'ils vont DIRE ?! Qu'est-ce qu'il vont FAIRE ?! A moins que quelqu'un me chie une prophétie tout de suite il va falloir AGIR !

L'auror frappa la table de ses poings, faisant sauter tout le monde dans la pièce. Son oeil fixa tour à tour les sorciers présents comme s'ils avaient tous été responsable de la situation et se devait de trouver un moyen de réparer les dommages.
Alastor avait bien ses idées et des bien sombres, mais il préférait voir ce que les autres trouveraient par eux même. Imposer ses commandes était bien le style de l'auror qui détestait que les choses n'aille pas comme il le prévoyait, mais il était clair que cette fois-ci il se devait d'être un peu plus conciliant pour ne pas avoir une nouvelle catastrophe sur les bras.

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Amy Loreens

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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Parlons.   Lun 26 Aoû - 20:24

Assise à la table, les yeux d’Amy étaient rivés sur une photo de sa fille, elle l’observait depuis de longues heures alors que derrière elle une personne vint poser une tasse de thé à ses côtés. Elle la remercia, sans vraiment savoir qui était au bout de la main qui était entrée dans son champ de vision. Une seule chose l’importait en cet instant, sa fille, cela ne faisait que quelques heures et elle n’avait plus quitté cette photo à partir du moment où Sirius avait décidé de s’isoler, la laissant là sans aucun espoir de fuir. Elle devait assumer les regards posés sur elle seule, elle pouvait sentir les questions qui restaient bloquer à leur lèvre et l’unique force qu’elle arrivait encore à puiser dans ses maigres énergies résidaient à travers cette photo. Voyant sa fille rigolé et tirer la langue, la scène se répétait sans s’arrêter mais elle ne s’en lassait. Le monde commençait doucement à emplir la salle à manger et les yeux de l’ancienne Gryffondor ne quittèrent pas ce morceau de papier magique, elle donnerait tout en cet instant pour quelque seconde avec sa fille, pour qu’elle voit son père, pour qu’elle ait le temps de lui expliquer, de s’excuser…Sa gorge se serra, elle voulait pleurer mais n’avait plus de larme à donner. Sa mâchoire se crispait sous la douleur de sa gorge, ses dents venant doucement pincer le bout de sa langue comme si la douleur pouvait en effacé une autre.
L’agitation se fit soudainement plus présente lorsque Maugrey arriva à son tour dans les lieux, beuglant déjà après l’absence de Sirius, la blondinette ne relevait toujours pas les yeux, son cœur se pinçant lorsqu’elle entendait le prénom de son mari. Elle avait tout gâché, absolument tout…

Elle n’écoutait que d’une oreille ce qui se disait, pouvant parfaitement comprendre que Maugrey s’occupait de la baguette, qu’il savait à qui demander, et se permettant alors de faire un résumé de la situation à ceux qui n’en avait pas encore entendu parler, remuant simplement le couteau dans la plaie, les doigts de la jeune femme se crispèrent légèrement sur la photo tentant par on ne sait quel moyen de puiser un peu plus de force à travers le sourire qui apparaissait sur le visage de sa fille. Un poing frappa soudainement la table, obligé cette fois d’attirer l’attention de la blonde qui leva enfin les yeux de sa photo. Ses longs cheveux blonds qui jusque-là formaient un rideau venaient enfin découvrir une partie de son visage, les yeux rougies comme le bout de son nez ne la mettait pas sous ses meilleurs jours, mais en cet instant précis, elle se foutait complètement de son image.

Tout le monde gardait pourtant le silence alors que Maugrey attendait que quelqu’un donne une solution, culpabilisant, elle pouvait aisément imaginer ce que tous pouvait bien penser, ils avaient été imprudent, à vouloir ce voir. Une part d’elle aurait voulu leur hurler dessus, leur demander comment ils auraient pu réagir à leur place, cela faisait tellement d’année qu’ils avaient été séparé, était-ce réellement un crime d’avoir voulu être heureux quelques heures ? Pourtant, une part d’elle ne pouvait s’empêcher d’être d’accord avec ce que pouvait penser la majorité des personnes présentes, ils avaient effectivement été imprudent…Et cela leur avait couté cher.


« C’est de l’argent qu’ils veulent…On ne pourrait pas…J’ai de l’argent… »

C’était l’unique idée qu’elle avait en tête, elle supposait que si elle offrait beaucoup plus que ce qu’ils gagneraient en les dénonçant elle ou Sirius, ils leur foutraient la paye tout simplement. Une idée peut-être bien naïve mais pour Amy elle avait cette avantage d’être simple, l’argent n’avait que peut d’importance sur le moment, tout ce qu’elle voulait, c’était retrouver sa vie…

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Parlons.   Lun 26 Aoû - 21:13

CHARLIE WEASLEY

Dragonologiste Voyageur



Charlie soupira en sentant un nouveau sanglot contre son cou. Il passa une main apaisante sur le dos tremblotant de sa mère. Elle pleurait par intermittence depuis presque une heure, depuis qu'il lui avait expliqué la situation. Maintenant que le haut de son T-shirt était bien humidifié, il se demandait s'il avait bien fait de lui dire quoi que ce soit.

Ça n'était pas vraiment les retrouvailles chaleureuses qu'il avait espéré. Il n'avait pas vu sa mère pleurer depuis qu'il était passé à Poudlard pour chercher le dragon de Hagrid sans passer la voir.
Pour éviter d'avoir plus de gens pleurant son épaule, Charlie se garda d'explication à plus de personne avant qu'Alastor Maugrey ne débarque pour tous les engueuler. Se contentant d'un petit sourire désolé lorsque les gens tentait d'en apprendre plus, il resta auprès de sa mère.

Il ne s'éloigna que pour donner une tasse de thé à Amy à la demande de Molly Weasley. Enfin avec ses sanglots, il n'était toujours pas certains qu'elle ne lui demandait pas de donner à la demoiselle une tasse de dés. Il revint vite vers elle pour l'empêche de s'ébouillanter en tentant de verser des tasses de thés à tout le monde avec ses mains tremblantes et ses hoquets de tristesse. Versant une petite tasse pour elle, il la fit s'asseoir sur une chaise de la salle à manger tenta de la calmer. Il aurait préféré qu'elle gronde Amy et Sirius les mains sur les hanches plutôt que d'être aussi dévastée, mais Maugrey allait bientôt s'en charger lui-même.

Charlie essuya calmement les cris et les grognements de l'auror. Il fronça simplement les sourcils lorsque ses mots firent de nouveau pleurer Molly Weasley. Heureusement que Sirius n'était pas là, d'ailleurs, tout le monde aurait préféré bouder dans sa chambre plutôt que d'avoir affaire à papa dragon crachant les flammes de l'enfer. Sans être Animagus, Charlie pouvait comprendre que la transformation animale était un échappatoire aux soucis complexes des humains. Les animaux n'avaient pas autant la capacité à se faire du mal à soit même.

Malgré l’œil bleu qui le fixa un instant avec insistance, Charlie n'ouvrit pas la bouche et se contenta de caresser le dos de sa mère avec tendresse. Ça au moins était un souci qu'il pouvait gérer. Quelque part responsable des relations étrangères de l'Ordre, Charlie ne s'attendait pas à se trouver en plein milieu d'une crise interne. Il ne pouvait pas cependant se permettre de tourner le dos à ses camarades sous prétexte que ce n'était pas sa division.

- Si c'est de l'argent qu'ils veulent nous pourrons les payer. Mais nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre qu'ils viennent nous faire du chantage alors si t'as quelqu'un qui peux les retrouver Fol'Oeil il faudrait qu'il s'y mette vite et qu'il s'y mette bien. ajouta-t-il pour soutenir la faible voix d'Amy. Les Weasley n'étaient pas réputés pour leur richesse mais ce qu'ils étaient sûr d'avoir était de la générosité et de la solidarité. Ils ne laisseraient pas Amy seule avec ceux qui l'avaient poussés à brûler sa propre maison. Défiant du regard Maugrey sans bouger des côtés de sa mère, le roux espéra ne pas se faire étripé tout de suite et continua.

- L'essentiel est d'abord de les traquer et ensuite nous... parlerons. Et comme ils sont les seuls à savoir ce qu'il s'est passé, si nous leur mettons la main dessus avant la fuite, on peut faire passer ça pour un simple incendie, et chacun reprend sa vie où il l'a laissé.

- Tu oublie le macchabée. répondit Fol'Oeil d'un ton plutôt calme.

- On peut le cacher avant que d'autres ne le trouvent ! répondit-il, ravi de voir que l'auror semblait vouloir réfléchir à sa proposition plutôt que la lui fourrer dans le derrière.

- Les voisins auront entendu les cris. commenta Tonks d'un ton sombre mais avec une certaine détermination à trouver une solution.

Charlie ouvrit la bouche mais son sourire diminua lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait pas de suite à ajouter. Il était vrai que les cris stridents de quelqu'un en train de brûler vif était quelque chose de susceptible d'attirer l'attention des voisins. Que penseraient les autorités en entendant les témoignages mais en ne trouvant aucun corps ?
La bouche encore ouverte, il leva ses yeux verts au plafond à la recherche d'une alternative.

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Remus Lupin

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MessageSujet: Re: Parlons.   Lun 26 Aoû - 22:05


« Sirius… »

Il tentait désespérément de capter l’attention de son meilleur ami mais au lieu de cela, il n’y avait qu’une porte fermé devant lui. Aucune réponse ne lui parvenait derrière celle-ci. Il frappa, incapable de dire depuis combien de temps il frappait et l’unique chose qui venait rassurer Remus de la présence de son ami dans la pièce, ce fut le grognement qu’il pouvait presque entendre et son odeur qu’il était capable de percevoir. Pourtant son meilleur ami commençait à mettre doucement sa patience à rude épreuve, les évènements de ces dernières heures.

« Je sais que tu m’en veux Sirius mais bon sang ! Tu ne crois pas qu’il y a quelqu’un ici qui a plus que jamais besoin de toi ? »

Il donna un coup à la porte, plus fort cette fois, sa voix montant légèrement. En réalité, il n’y avait qu’avec ses meilleurs amis qu’il était capable de hausser ainsi le ton. Peut-être parce qu’il restait au fond persuadé qu’ils resteraient malgré tous des amis.

« Elle n’a jamais arrêter de se battre pour toi, tu aurais dut la voir lorsque tu as été enfermé et qu’on lui a interdit de te voir, lorsqu’il n’y eut aucun procès, elle a tout fait pour faire savoir la vérité, elle s’est battu pour qu’une poignée de personne puisse croire à ton innocence, elle s’est battu pour pouvoir obtenir un procès, elle n’a jamais lâché l’affaire et derrière tout ça elle permettait à votre fille de grandir, de s’épanouir, elle n’a jamais arrêter de raconter quel homme tu étais, alors que nous doutions tous de toi Sirius ! »

Ce fut un coup de pied cette fois qui fit trembler légèrement la porte. Il baissa la tête, presque honteux de l’admettre :

« Même moi Sirius…J’ai cru qu’elle était juste incapable d’admettre la vérité… »

Jusqu’à cette année où il s’enfuit d’Azkaban, jusqu’à cette nuit où Sirius lui fit comprendre qu’il était parfaitement innocent, jusqu’à ce qu’il se rende compte que jusqu’à présent, Amy avait toujours eut raison. Il soupira lorsqu’il n’eut que le silence en guise de réponse.

« Je ne sais pas comment tu fais…Fuir alors que tant de personne tienne à toi et se batte pour toi…James se retournerait dans sa tombe si il pouvait te voir. »

Les mots étaient dur, peut-être parce qu’au fond Remus en voulant à Sirius. Laisser tomber maintenant alors qu’il avait femme et enfant. Lui qui avait tout perdu, qui n’avait pas eu la chance de fonder une famille avec celle qu’il aimait, qui avait que pour seul souvenir l’odeur du sang et de la peur. Il était loin de penser que la situation de son ami était bonne, il comprenait que les épreuves par lesquelles ils étaient passés étaient loin d’être facile mais il n’avait jamais connu un Sirius qui baisse aussi facilement les bras…Et cela le désolait de le voir ainsi alors que sa femme et même sa fille se démenait jour après jour pour pouvoir garder la tête hors de l’eau, trouver de la joie parmi tous ces malheurs.

Laissant derrière lui une porte close, il descendit les marches et passa le couloir qui le menait à la salle à manger où avait déjà commencé la petite réunion. Il arrivait juste à temps, écoutant le visage assombrit les dires de Maugrey. Il fronça les sourcils en le voyant embarqué la baguette, ce qui l’inquiétait surtout était le fait qu’il ne précise pas à qui il allait confier cela. Pourtant, il se tut, jusqu’à ce que le vieil Auror ait fini d’engueuler tout le monde, attendant que quelqu’un trouve la solution miracle à tout ce bordel.
Le plus ironique fut de voir qu’Amy fut la première à prendre son courage à deux mains pour prendre la parole alors que tous se taisait attendant que Fol’œil fasse connaître son plan parce que le lycan n’en doutait pas, il devait déjà en avoir un.

Leur remettre une rançon semblait être une solution envisageable mais comme le fit remarqué rapidement Alastor et Tonks, il y avait eu une terrible incident durant l’incendie…Quelqu’un y était mort. C’est en observant les cheveux bleus de la sorcière qu’une idée germait dans l’esprit de Lunard.


« Le corps doit être méconnaissable, il ne doit pas bien être compliqué de le faire passer pour ton corps Amy. Nos mercenaires pourraient croire à ta mort et quand bien même cela n’était pas le cas cela pourrait nous faire gagner du temps. Je sais ce que tu vas dire, tu ne peux pas faire ça à Camille mais dis-moi franchement, tu as quoi comme option ? »

Il parlait calmement, malgré que la vérité semblait littéralement abattre la jeune femme devant lui.

« Ca ne signifie pas que tu ne la reverras pas Amy, sa garde me reviendrait et puis…Avec tes capacités, ils ne seraient pas difficile de te fournir une nouvelle identité… »

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Parlons.   Lun 26 Aoû - 22:50

Alastor Maugrey

Fol'Oeil



Les idées fusaient et rebondissait dans une direction bien différente des idées de Maugrey. Il ne les arrêta pas cependant, simplement pointant les failles dans ce plan qui était loin d'être le meilleur aux yeux de l'auror. Il impliquait trop de monde, trop de secrets à garder, trop de scandales, trop de facteurs imprévisibles. Mais il apportait aussi l'espoir d'un renouveau pour Amy et Sirius et cela n'était apparemment pas négligeable pour les autres membres de l'Ordre qui s'acharnaient à trouver une "bonne" solution.

Fol'Oeil lâcha un grognement lorsque Remus offrit une solution acceptable car il savait qu'il se devait de respecter la majorité, notamment maintenant que le plan prenait peu à peu de la consistance. L'auror avait toujours eu du mal avec la sentimentalité mais il restait quelqu'un de bon au fond. Pour lui, le plus important était que les gens restent en vie, mais il se devait de comprendre que certains n'acceptaient de vivre que sous certaines conditions qui se devaient d'être prises en comptes.

- 'Pourrait marcher. grommela-t-il pour formuler son accord légèrement à contre coeur. Si on oublie le scandale qu'engendrera l'annonce de la mort d'une star du rock, la condition qu'on dégote les gars avant qu'ils fassent tout foirer ou le fait qu'on commence à héberger bien trop de réfugiés politiques sous ce toit. Mais oui, ça pourrait marcher. de put-il s'empêcher d'ajouter de sa voix rauque.

Il jeta un regard bleu aux membres de l'Ordre à la recherche d'une objection avant de se rappeler qu'ils n'avaient pas de temps à perdre à chercher la petite bête. Cette solution était la moins radicale et pouvait marcher à condition de se mettre vite en marche.

- Je lance ma bête à la chasse des mercenaires, Kingsley, Remus. Le nom de la Miss sur le certificat de décès et ses jolies pommettes sur le macchabée grillé. ACTION ! Et sur ce dernier coup de fouet l'auror disparu dans un craquement sec.

La nuit était tombé sur le village de Pré-au-Lard mais l’œil bleu électrique de l'auror pouvait voir les immeubles autour de lui comme par un beau matin d'été. Clopinant furieusement vers l'appartement de Zoya Horlov, Maugrey ne prit pas la peine de prévenir de son arrivée.
- Ouvre. gronda-t-il en arrivant devant la porte.
- Fin du sujet pour Alastor Maugrey -
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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Parlons.   Mar 27 Aoû - 12:16

Le silence qui suivit sa proposition la mit littéralement mal à l’aise, ses yeux cherchant l’unique soutien qu’elle semblait avoir dans la pièce : la photo de sa fille. Elle fixa une nouvelle fois son sourire avant d’entendre, par bonheur, que Charlie était de avec elle. Elle observa le rouquin, évitant soigneusement de regarder Molly dont la sensibilité lui était extrêmement communicative. Plus il parlait et plus la sorcière reprenait un peu d’espoir, si c’était que de l’argent que ces hommes voulaient, elle avait largement de quoi leur offrir une petite fortune, elle vivait certes dans une modeste maisonnée mais elle n’en restait pas une rock star comme Maugrey prenait un malin plaisir à le leur précisé. Mais alors qu’il commençait à offrir un peu d’espoir à l’ancienne Gryffondor, l’auror les anéantissait de quelque mot, rappelant l’horrible conséquence de son geste. Un sanglot s’étrangla dans sa gorge, se rappelant de la tasse de thé elle la prit entre ses doigts, posant la photo de sa petite en évidence pour ne pas la perdre de vue. Elle ne voulait pas pleurer, pas encore, pas devant tout le monde. Mais le manque complet de délicatesse dont faisait preuve Maugrey, aussitôt suivit de Tonks rendait la tâche plus difficile qu’elle l’était déjà. Elle but une gorgée du breuvage pourtant, essayant de noyer ses larmes avant qu’elle n’apparaisse. Un nouveau haut le cœur venait pourtant l’empêcher de savourer le thé chaud qui s’engouffrait dans sa gorge, manquant de peu de remettre une nouvelle fois.

-Il faut que tu tiennes le coup- se répétait-elle alors qu’elle reposait la tasse. Reposant les yeux sur la photo de sa fille, elle posa tasse à ses côtés, le silence reprenait doucement ses droits dans la pièce, attendant le moment où il disparaitrait devant une autre idée prononcé à haute voix. Elle avait cette sensation horrible qu’elle attendait simplement son jugement, coupable, c’était tout ce qu’elle était. Ses mains tremblaient encore à ce souvenir, à ces hurlements, incapable de s’en défaire, incapable de les faire taire, les yeux rivés sur l’image animé de sa petite Camille –tiens le coup-.
La voix de Remus rompit le silence, le ton grave, il proposait de mettre en scène sa propre mort. Les yeux se posant soudainement sur l’ancien Gryffondor, elle ouvrit la bouche pour s’opposer à cette idée mais il comprit ce qu’elle allait dire avant même qu’elle ne prononce un seul mot. Lui rappelant alors la gravité de la situation, lui demandant quel autre choix elle avait maintenant ? Les larmes montaient à ses yeux, baissant sa tête, elle l’ignorait, elle était incapable de répondre à cette question. Il tentait pourtant de la rassurée, elle reverrait sa petite fille, elle en avait les moyens et dans la voix de Remus elle pouvait pourtant entendre entre les lignes que cette fois, cela ne se ferait pas sans prendre le maximum de précaution. Ses yeux se posant sur l’image de sa princesse, elle la repris entre ses doigts.

Jamais elle ne le lui pardonnera…

Convaincu de cette idée, Maugrey pourtant semblait approuver le plan de lycan annonçant la marche à suivre avant de disparaitre dans un craquement, aussitôt suivit par d’autre, elle jeta un dernier regard à Remus avant qu’il ne disparaisse à son tour accompagné de Kingsley. En un rien de temps il ne restait plus grand monde dans cette salle à manger. Tonks préférant quittant les lieux, disparaissant dans les méandres de la maison, Molly qui jusqu’à présent se laissait allé ne pouvait se permettre plus longtemps de pleurer en voyant l’état d’Amy. La blonde caressait d’un pouce le visage de Camille, se rendant compte de toute la souffrance qu’elle allait lui faire subir, leur maison, et maintenant sa propre mort. Elle senti son cœur littéralement s’émietter dans sa poitrine, son souffle se coupant. Molly vint posé une main sur celle de la jeune femme, ravalant ses propres larmes. Elle jeta un regard à celle-ci avant de baisser une nouvelle fois ses yeux sur son enfant, incapable de la garder hors de son champ de vision plus longtemps.


« Je ne vais pas y arriver »

Laissa-t-elle échapper, les forces lui manquaient doucement, cela faisait depuis combien de temps qu’elle se battait ainsi ? Elle s’était battu contre combien d’amis qui avaient déjà condamné Sirius comme l’avait fait le ministère ? Molly faisait partie de ces personnes qui ne l’avaient pas cru, comme Arthur, comme la majorité des gens qui étaient présent pendant cette réunion.

« Tu peux y arriver »

Cette voix…Elle releva soudainement les yeux vers une personne qu’elle connaissait que trop bien, il avait toujours été là lors des moments les plus horribles de sa vie, le premier fut le décès de son père.

« David… »

Le prénom s’étrangla au fond de sa gorge, ramenant ses bras vers elle, posant son front sur ceux-ci, sa longue chevelure blonde venait enfermer son visage. Poser ainsi sur la table, elle ne voyait que ses cuisses troubler par ses larmes, fermant ses yeux, elle essayait d’oublier ces hurlements, d’oublier ses images, mais à peine les fermait-elle qu’elle voyait déjà l’horrible mur de flamme qu’elle avait créée.
Doucement, l’ancienne Auror s’était approché d’Amy, posant une main sur une épaule, il l’obligea à se retourner, à lui faire face…Cherchant quelque chose à quoi se raccrocher, elle fut comme une enfant lorsque ces bras entourèrent sa taille, son visage se cachant sur le torse du vieil homme. Il avait toujours été comme un second père pour elle.


« Je voulais…Je voulais lui rappeler…Qu’au bout du tunnel on l’attendait…Je voulais…Je voulais juste effacer un peu de ses mauvais souvenirs…Le voir sourire…L’entendre rire…Je voulais juste… »

Les paroles avaient du mal à franchir le seuil de sa bouche mais pourtant il défilait douloureusement alors qu’elle continuait de pleurer à chaude de larmes. Ronger par la culpabilité, fatiguée après autant de combat.

« J’ai tout détruit, absolument tout…Notre maison, nos vies…Ils me haïssent…Et Ils ont raison… »

Bien que Camille devait être encore innocente, dans son lit, elle le savait que bientôt quelqu’un viendrait la voir au château, qu’on lui annoncerait le décès de sa mère et qu’elle perdrait absolument toute sa joie de vivre, qu’elle perdrait son enfance à jamais, elle le savait, elle connaissait que trop bien la douleur de perdre un parent, la sensation d’abandon que l’on ressent et toute la rage qu’on emmagasine en cet instant.

« Je suis un monstre »

Les mains de David cherchèrent à délier les doigts de celle qu’il considérait toujours comme une enfant malgré qu’il ait pu la voir grandir. L’éloignant doucement de lui, l’auror s’agenouilla pour pouvoir lui faire face, sortant un mouchoir de sa poche il tenta d’essuyer les larmes comme il l’avait fait il y a tant d’année lors de leur première rencontre.

« C’est une petite fille très courageuse que j’ai rencontré ce soir-là. Tu as grandi, avec tellement de force, tu m’as rappelé pourquoi je m’étais engagé…Pour l’espoir…C’est ce que tu as toujours représenté pour moi… »

Le ton paternelle de David venait doucement calmer les sanglots d’Amy.

« Ne perds pas espoir… »

Cela semblait pourtant plus facile à dire qu’à faire. Et si il savait qu’elle ne le comprendrait pas ce soir, ni même demain, il avait pourtant confiance en elle, persuadé qu’elle ne laisserait pas tomber, parce qu’il l’avait vu grandir, s’épanouir, se battre pour le bonheur. S’éloignant pourtant de l’ancienne Gryffondor, celle-ci voulu s’accrocher à lui mais il avait autre chose à faire, comme chaque membre de l’ordre, il tenterait de les retrouver, autrement, mais il ne resterait pas les bras croisé. Disparaissant dans un craquement sourd, Amy observait le vide qu’il avait laissé dans les pièces avant de croiser à nouveau les bras sur la table, gardant entre ses mains la photo de son bébé, elle ne pouvait s’empêcher de retenir ses larmes plus longtemps.

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