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 Sometimes, we love people so much...

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Amy Loreens

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Gryffondor


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Aptitude: Possède le troisième oeil ( rêve prémonitoire, etc etc ), animagus déclaré - Fennec ( seulement pour Amy adulte ) - Metamorphomage
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MessageSujet: Sometimes, we love people so much...   Jeu 2 Jan - 19:33


Elle ignorait combien de temps s’était écouler depuis qu’elle avait débarqué ici. Le temps semblait simplement avoir disparu, arrêté, stoppé, et la vie avec. Elle ne fermait presque plus les yeux, les rares fois où elle trouvait le sommeil, elle finissait par en sortir, hurlante, en sueur, voyant sa maison en flamme ou sa fille en larme. Elle ignorait combien de temps encore elle pourrait ainsi vivre et estimait d’ailleurs qu’elle ne vivait actuellement plus. Quelque chose en elle s’était simplement brisée. Remus avait essayé d’éveiller chez son amie  un peu d’espoir mais lui-même commençait à ne plus savoir quoi faire. Il lui avait ramené une guitare, de quoi se retrouver à travers la musique. Il avait tenté de réveiller Sirius mais celui-ci semblait bien décidé à ne plus sortir de cette chambre. Mais rien n’y faisait. Au fil des jours qui défilaient, elle cessa de dormir délibérément, cessa de se nourrir convenablement, avalant parfois un thé qu’on la forçait presque à boire. Ses doigts cherchaient le contact des cordes de guitare, jouant quelques accords malhabile. Chantonnant parfois, mais elle manquait de plus en plus de force, l’espoir avait disparu, la vie semblait vouloir suivre.

« Amy… »

La voix maternelle de la matriarche Weasley avait réussi à légèrement capter l’attention de la jeune femme. Les cernes sous les yeux, ses joues rougies, cela faisait qu’un court moment qu’elle n’avait pas pleuré et c’était peut-être pour cette raison de Moly avait eu la force de venir la voir, venir lui parler. Pourtant, elle détourna rapidement les yeux pour les reposer sur la photo qu’elle avait d’elle, Sirius et Camille en bébé. A une époque où être une famille heureuse n’était pas un rêve mais une réalité. Elle le savait, quand bien même elle aurait une ultime chance de pouvoir être à nouveau réunis comme une famille, sa petite fille ne lui pardonnerait pas le mal qu’elle lui avait fait.

« Je suis monstrueuse »

Murmura-t-elle en observant la photo, ses doigts venant caresser le visage animé du petit bébé que le père tenait dans ses bras.

« Pardonne moi ma petite fée...Pardonne moi… »

Et malgré des pardons murmurés à tort et à travers, elle le savait, la photo ne lui répondrait pas et dans cette réalité qu’elle tenait de fuir, sa fille ne lui pardonnerait pas. Abandonnant l’idée de pouvoir ressaisir la jeune femme, Moly l’a laissa seul, et d’autre jours passèrent. On avait fini par lui donner des  potions, de quoi la faire dormir, lui permettre de pouvoir réellement se reposer. Sans rêve, elle retrouvait les bras de morphée mais ce n’était pas de ces bras-là dont elle avait le plus besoin. Ce jour-là, la bouteille entre les doigts, elle en but plus qu’il n’en fallait, ignorait si elle voulait simplement mourir ou dormir à jamais. Malgré la sensation de vertige, elle trouva le chemin pour la baignoire, actionnant l’eau chaude et froide pour une température idéal, s’y plongeant. Elle laissa simplement le temps faire son œuvre, elle se sentait simplement vidée, ses sentiments s’était tu et avec eux, la douleur s’en était allé. Comme une drogue, sans vraiment l’être. Elle ne se sentait pas mal, ni même bien, c’était juste le néant absolu dans son esprit alors que l’eau commençait doucement à couvrir son corps…Sa nuque…Sa bouche…Son nez…Elle observait au-dessus d’elle le magnifique lustre qui servait à illuminé cette pièce, incapable même de sentir le manque d’air, elle était là, sans vraiment l’être…

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Jeu 2 Jan - 22:49

CHARLIE WEASLEY

Dragonologiste Voyageur


Charlie n'aimait pas le Square Grimmaud. Il n'en avait pas l'air car, dernier à se plaindre, il était bien le seul à s'y balader le sourire au lèvre. L'endroit était froid, sans vie et glauque, sans oublier les tableaux qui sifflaient des insultes. Le farceur aurait pu trouver ça marrant mais il fallait avouer que l'humeur n'était pas à la rigolade ces derniers temps.
Si le Dragonologiste passait son temps dans une maison qui lui donnait la chair de poule c'était pour apporter son soutient à l'Ordre mais surtout à sa mère. Le temps où il ne parcourait pas le monde pour trouver des alliés à leur cause, il préférait la passer avec sa famille. Son père et Bill travaillaient tout en jonglant avec l'Ordre et ses jeunes frères et sa sœur étaient à Poudlard, le laissant seul avec sa mère. Et vu l'était de Molly Weasley, son fils était très embarrassé de n'avoir plus de paires de mains pour prendre soin d'elle.

Il fallait dire que même en faisant abstraction de l'ambiance lugubre de l'endroit, l'atmosphère à l'intérieur était pire que déprimante. Le silence était pesant et lourd de l'absence des jeunes et des autres membres. Ces derniers temps, les permanents étaient Sirius Black ou plutôt le toutou noir amorphe dans un coin d'une chambre fermée à clée, Amy Loreens ou plutôt le fantôme de la jeune star, Greyson qui était heureusement de meilleure compagnie et Molly Weasley, oscillant entre la volonté de sortir les autres de la déprime et sa propre dépression. Remus passaient autant qu'il pouvait et Charlie faisait de son mieux pour le rassurer, lui dire qu'il n'avait pas à s'inquiéter plus qu'il ne le fallait mais il pouvait voir à chaque fois qu'il repartait que c'était le cœur lourd d'inquiétude. Les autres membres passaient parfois pour faire un rapport, se reposer un peu devant une tasse de thé de Molly. Mais bien que cela faisait un peu d'animation, chaque arrivée crispait les habitants du QG, effrayé d'avoir affaire à une nouvelle catastrophe.

Heureusement, aujourd'hui était une journée plutôt banale, tranquille même. Charlie avait trouvé assez de paix pour faire la grasse matinée et sa mère avait réussi à voler quelques heures de sommeil en plus en venant s'endormir à ses côtés, bercés par ses petits ronflements.
Lorsque le roux ouvrit ses yeux verts, midi sonnait presque sur son horloge à pendule miniature. Un reste de filet de bave coulant sur son menton, il se leva et traîna ses pantoufles vers la salle de bain. Il fut surprit d'entendre le bruit du robinet et s'arrêta à temps avant d'ouvrir la porte sur une situation probablement embarrassante. Tout de même curieux, Charlie arqua un sourcil.

- Grey ? demanda-t-il à travers la porte.

Il y avait assez peu d'action dans l'appartement pour que Charlie s'étonne de trouver quelqu'un dans la salle de bain à cette heure-ci. Même pour lui ça n'était pas habituel.

- Maman ? essaya-t-il à nouveau et cette fois-ci il eu une réponse. Mais celle-ci vint de la salle à manger quelques étages plus bas. Qui est dans la salle de bain ? demanda-t-il mais il ne comprit pas grand chose de la réponse de sa mère. Il parvint à supposer qu'elle ne savait pas.
Intrigué, Charlie se retourna vers la salle de bain. Qui pouvait bien être dedans ? L'inquiétude commença alors doucement à monter alors que le jeune homme se rendit d'une chose. Qui était à l'intérieur et ne répondait pas ?
Il se décida alors à ouvrir la porte lentement et avec précaution. Il glissa sa tête ébouriffée à l'intérieur mais ne vit personne. L'eau coulait encore dans la baignoire presque pleine. Charlie se permit un petit sourire de soulagement mais en s'approchant de la baignoire l'horreur prit place sur son visage.

- AMY ! hurla-t-il.

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Sirius Black

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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Jeu 2 Jan - 22:50




Ceux qui connaissent assez bien Sirius Black savent que pour lui, être Animagus est bien plus qu'une simple compétence de métamorphose. Comme une seconde nature, il était celui des Maraudeurs qui ne se limitait pas aux nuits de pleine Lune pour profiter de son côté animal.
Ceux qui le connaissent encore mieux, mieux que lui-même, auront deviné que si Sirius appréciait tant se transformer en chien était que cela l'amusait mais aussi le libérait. Il pouvait faire ce qu'il voulait sans se soucier qu'on le voit, qu'on le juge, qu'on lui reproche quoi que ce soit. Il pouvait courir à quatre pattes, tirer la langue, aboyer, remuer la queue. En chien, il n'était plus que Patmol, l'ami, le meilleur ami, le gros et gentil toutou.
Mais aujourd'hui l'animal qui se laissait périr sur le plancher n'était rien de cela. Faible carcasse, âme en péril, seule le lent soulèvement de sa cage thoracique témoignait de sa survie. Ses yeux vides fixait un point immatériel. Etre un chien était une façon pour Sirius de se réfugier mais le désespoir avait pénétré ses dernières défenses comme une inondation de poison dans laquelle il ne pouvait plus que se laisser sombrer.

Écrasé par la tristesse, le chien ne pouvait que couiner de temps en temps et fermer les yeux. Malgré cela, Sirius avait trouvé un moyen de préserver une petite partie de son esprit protégé car dans cet état, il était incapable de temps réfléchir à la raison de sa souffrance.

En revenant parmi les siens, il n'avait fait qu'empirer la situation. Les gens devaient le cacher, mentir pour lui, devenir les complices du criminel le plus recherché d'Angleterre. Tout ceux qu'ils croisaient, il pouvait voir sur certain visage qu'il était tout de même apprécié, mais se rendaient-ils compte qu'ils avaient devant eux une des plus grandes sources de leur malheurs ? Même les enfants... Même Harry...
Il avait été idiot et il n'avait pas su voir le mal avant de faire la pire des erreurs. Il y a tant d'années, il avait eu la force de la laisser partir, qu'elle puisse voir leur petite fille grandir loin de la noirceur qu'il avait apporté sur leur famille. Il s'était raccroché à l'image de ses deux anges à l'abri à la maison. Même les Détraqueurs d'Azkaban n'avaient pu lui voler cette idée. Mais il serait mentir de dire que Sirius Black n'avait été affaiblit par tant d'années de captivité et de torture et ce jour là il avait été faible. Un seul regard sur ce visage brisa toute sa détermination et le fugitif endurci redevint le jeune homme amoureux et apeuré qui n'avait que pour seul désir de retrouver les bras de sa femme et le rire de son enfant.
Un seul regard vers Amy Loreens et Sirius Black cru que sa vie pouvait enfin être belle à nouveau. Un seul de ses baisers et il cru qu'il tenait son Happy Ending, que tout le reste ne serait bientôt plus qu'un mauvais rêve. Mais c'était un beau piège dans lequel il avait foncé la tête la première et comme un idiot, il avait tout détruit. Tout ce qu'il avait réussi à préservé, il l'avait détruit.

Mais Sirius était heureux au vue des circonstances, car tant que ses oreilles pouvaient se baisser et sa queue se fourrer entre ses jambes, il ne se rendait pas vraiment compte de tout cela. Ça lui permettait d'être triste, seulement triste.

Mais Sirius Black n'était pas devenu un chien. Autant qu'il le souhaitait, il restait un Animagus, un homme sous forme de chien. L'homme et le chien faisaient tout pour éteindre leur esprit et leur conscience, travaillant de concert pour ne conserver dans leur cerveau canin qu'un bruit déchirant et indiscernable. Tout n'était que bruit. Sa propre respiration comme les sons autour de lui. Il ne voulait pas savoir qui était là où pourquoi. Il ne voulait pas savoir combien de temps Remus resterait à toquer à sa porte cette fois. Il ne voulait rien. Plus rien. C'était du moins ce dont il voulait se persuader. Mais il y avait quelque chose qu'il oubliait. C'est que jamais il pourrait ne pas vouloir Amy.

Le prénom de sa femme lui vrilla les tympans et l'esprit et soudainement, la bête prit vie. Bondissant sur la porte avec violence, elle la défonça dans un fracas impressionnant, ne se souciant pas de combien d'os il briserait.

- AMY ! hurla-t-il à son tour en se ruant vers la baignoire. Qui était là avec lui ? Il n'eu pas assez d'esprit pour se poser la question, plongeant ses mains pour tirer le corps de sa femme.

- NON ! NON ! AMY JE T'EN SUPPLIE ! hurla-t-il en la serrant contre lui. Il prit maladroitement son visage dans ses mains tremblantes mais la vue de son expression éteinte lui coupa le souffle.

- JE T'EN SUPPLIE NE ME FAIS PAS CA ! AMY ! hurla-t-il de désespoir à s'en déchirer les cordes vocales.

Une poigne de fer vint le tirer en arrière et bien qu'il serrait Amy de toutes ses forces, ces jours sans dormir boire ou manger l'avait grandement affaiblit. Le jeune Weasley attrapa Amy à son tour et la sortit de la baignoire, l'étalant sur le carrelage. Sirius se recroquevilla à ses côtés, désespérément accroché à la main de sa femme pendant que Charlie lui faisait du bouche à bouche et un massage cardiaque.

- Je t'en supplie Amy... S'il te plait... Ne me laisse pas. Ne me laisse pas. gémit-il, ne pouvant retenir ses sanglots.

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Amy Loreens

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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Ven 3 Jan - 0:47


« AMY ! »

Le lycan venait tout juste de rentrer, prêt à apporter des nouvelles qu’il espérait bonne. Qu’il avait retrouvé Lise, qu’il lui avait laissé assez d’information pour qu’elle sache où le trouver et comment. Elle serait une alliée de choix pour l’Ordre si elle acceptait de les rejoindre mais la voix de Charlie avait complètement éclipsé son retour. Il vit Greyson monter les marches, rapidement suivit par Moly et il en fit de même pour retrouver une scène qui le brisa complètement. Ses yeux se posèrent sur Sirius et malgré qu’il avait toujours fait en sorte de ne jamais juger ses décisions, ces derniers jours il n’avait pas pu s’empêcher de lui en vouloir. Parce qu’il avait préféré rester sous sa forme de chien plutôt que d’affronter tout ça, parce qu’en faisant ça il avait laissé derrière lui une personne qui avait terriblement besoin de sa présence et il avait l’impression de voir sous les yeux ce qu’il redoutait tant ! Sans vraiment le vouloir, il ne put s’empêcher de rendre Sirius responsable de cette situation.

***


Cette sensation soudaine, qu’il n’y avait absolument plus rien. Elle n’était consciente de rien d’autre, ni de qui elle était, ni de ce qu’elle laissait derrière elle, il n’y avait pas de souffrance parce qu’elle n’avait plus conscience de cette même douleur. Il n’y avait que le vide complet et cette étrange sensation de paix qui s’en dégageait. Pourtant, dans le néant complet qu’elle pouvait observer, deux yeux brillant commençaient à attirer son regard inexistant. Une voix, un frisson, quelque chose qui cours vers elle, quatre pattes, si sombre qu’elle ne distinguait que les iris luisante dans les ténèbres. Mais bien plus encore, le néant disparaissait petit à petit, ramenant avec lui le flot de sentiment, le chien brûla dans des flammes qu’elle ne pouvait contrôler et rapidement, ces flammes l’entouraient, chaudes et effrayantes. Lorsqu’elle crut qu’elle l’emporterait dans les enfers, elle ne trouva rien d’autre à faire que se recroqueviller pour se protéger de ses morsures ardentes. Mais lorsqu’elle osa quitter la sécurité de ses propres bras, ce fut pour voir le visage de sa fille, les yeux pleins de reproches, rien que ce regard qui lui demandait muettement pourquoi elle l’avait abandonné et elle avait beau essayer de lui répondre, de lui expliquer, aucun son ne sortait de sa gorge. Elle aurait voulu lui dire qu’elle n’avait pas eu le choix, qu’elle avait tué quelqu’un en voulant protéger son père, qu’elle était devenue une meurtrière, qu’elle n’a jamais voulu lui mentir mais qu’elle ne voulait pas l’entraîner dans cet enfer qu’était cette guerre. La protéger, la tenir la plus éloigner de tout ça. Mais peu importait les mots, aucun d’eux ne sortir de sa bouche, peu importait les excuses, aucune d’elle n’était assez valable pour que Camille puisse les entendre.

Ne supportant plus les yeux de son propre enfant, elle s’en détourna, pleurant encore et encore, et là où elle avait cherché à retrouver la paix, elle ne trouva qu’un peu plus à chaque seconde de la douleur, toute ses années à se battre pour le libérer et cette impression qu’il ne lui était jamais vraiment revenu, et cette amour qu’elle ne pouvait éteindre. Elle l’aimait, elle l’aimait au point de vouloir en mourir, elle l’aimait plus que tout, et il en était de même de sa fille. Elle les aimait beaucoup trop pour les laisser. Elle ne pouvait pas les laisser, ne devait pas les laisser, la douleur était horrible mais elle les aimait, elle devait se raccrocher à ça. A cet amour, même si elle avait détruit leur maison, même si ce combat serait le pire qu’ils auraient à faire, ensemble…Ensemble…C’était là tout ce qu’elle voulait ! Qu’ils soient ensemble ! Au diable les plans, au diable les mensonges. Et alors qu’elle se rendait compte qu’elle avait perdu cette chance, une vive douleur vint la frapper au creux de la poitrine. Son corps se cambra, elle roula sur le côté, toussant encore et encore alors que de l’eau venait s’écouler sur le carrelage d’une salle de bain qu’elle avait retrouvé. L’eau lui brûlait littéralement les poumons alors qu’elle avait l’impression qu’elle ne retrouverait jamais l’air dont elle avait besoin. Les yeux encore clos, elle avait recrache une majeur partie de l’eau chaude de son bain ainsi qu’une partie de la potion qu’elle avait ingurgité avant de se noyer.

La respiration sifflante, elle était cependant tirés d’affaire et malgré la potion, ses yeux trouvèrent et reconnaissaient sans difficulté le visage émacié de Sirius. Ses petits doigts serraient alors la main qui tenait la sienne. Les larmes montaient d’eux-mêmes dans les yeux d’Amy, elle ne savait pas quoi dire, à la fois terriblement fatiguée et honteuse. Mais voir son visage ranimait quelque chose en elle, le désir et les raisons pour lesquelles elle s’est toujours battue.


« Pardon… »

Elle tira légèrement sur cette main, quittant les mains de l’homme qui lui avait véritablement sauvé la vie. Ignorant d’ailleurs combien de personne avait fini dans cette salle de bain, l’unique présence de Sirius suffisait à lui faire oublier le reste. Se lovant dans ses bras, elle en oubliait complètement sa nudité qu’induisait sa petite baignade. Posant une main sur le visage de Sirius, elle esquissa un sourire fatigué. Elle se releva légèrement, ses lèvres se posant sur celle de son époux, de longue minute qui semblait embarrassante pour les témoins de la scène, le couple semblait complètement ignorer leur nudité respective. Ce fut Remus qui prit les devant en forçant une majeure partie des personnes à quitter la pièce, refermant la porte derrière le couple. Mais ce n’était pas comme si Amy se souciait de la présence des personnes, ses lèvres encore contre l’homme qu’elle aimait. Finissant par poser son front contre celui de Sirius, elle murmura doucement :

« Je ne peux pas me battre si tu considères que c’est perdu d’avance… J’ai besoin de toi… »

Avoua-t-elle, bien qu’elle savait qu’il n’avait peut-être pas envie de l’entendre. Et si elle aurait pu lui en vouloir de l’avoir laisser seule autant de temps, lorsque son regard capta celui-ci de son mari, il n’y avait aucune colère, aucun reproche.

« Parfois on aime tellement les autres qu'on est obligé de réfréner cet amour. Parce que si on ressentait tout le temps à quel point on les aime, ça nous tuerait. Ça ne veut pas dire que tu es une mauvaise personne, simplement que tu as un trop grand cœur »

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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Mar 7 Jan - 18:08


Il la sentit tressaillir et sa main vint serrer la sienne comme si elle s'en était servie pour émerger à nouveau. Sans tarder, il la prit dans ses bras, refrénant ses larmes et l'embrassa. Il souffla de soulagement, se rendant seulement compte que sa propre respiration avait été coupée par la peur.

- Je suis là. Je suis là...

Murmura-t-il faiblement en la serrant, craignant inconsciemment qu'elle ne lui échappe à nouveau. Le choc et la panique du moment avait accaparé son esprit mais rapidement, le soulagement laissa place au doute et aux questions qu'il avait fuit dans sa forme canine.

Où avait-il été tout ce temps ? Alors que sa femme souffrait au point de vouloir mettre fin à sa vie ? Comment avait-il pu l'abandonner une nouvelle fois ? Pourquoi ? Pourquoi n'avait-il pas été là ?
Dans ce brouillard de questions, une voix vint le prendre part la main. Si douce, si chaleureuse, celle d'Amy. Dans ses mots dénués de rancœur et d'accusation, elle lui apportait la réponse, sans même qu'il n'ai prononcé un mot.

Il l'aimait, plus que tout au monde. Plus que sa propre personne, plus que sa santé mentale, plus que tout sentiment de sécurité et de paix. Son premier réflexe avait été de fuir la queue entre les jambes, de se terrer dans un trou comme un animal. Mais il avait eu tord.
Il n'était pas un chien, mais bel et bien un homme. Il était Sirius Black et Amy Loreens était sa femme. Il ne pouvait l'abandonner, pas une nouvelle fois, car tout le mal qu'il ne lui faisait pas en étant absent n'était rien comparé à celle que lui faisait son absence même.

- Je t'aime. Je t'aime et je me fiche si cela me déchire le cœur et l'âme. Je suis là et je ne te quitterais plus.

Souffla-t-il doucement avant de déposer une nouvelle fois ses lèvres contre les siennes. Ce n'était pas en se terrant dans sa fourrure sombre, ni dans une chambre  fermée à double tour. Dans ce baiser, il s'évada plus loin qu'il n'était jamais parvenu à le faire. Il ne se cachait pas, il ne se terrait pas. Il se sentait libre.

- Amy. dit-il dans un murmure alors qu'il se séparait d'elle. A Azkaban. Les Détraqueurs m'ont tout volé, tout bonheur, tout espoir. Il ne m'ont laissé, que la haine, le désespoir, la vengeance. Même dans le plus profond des songes, je n'étais plus capable de trouver ton visage, ta voix, ton parfum, ni même notre petite fille. Mais j'ai vu... ce rat.
J'étais obsédé, possédé par le chagrin. J'étais fou. Je suis désolé.


Sa voix se brisa doucement alors qu'il avoua quelque chose qu'il n'avait put admettre. S'il s'était échappé d'Azkaban, ça n'avait pas été pour retrouver sa famille et ses amis, mais pour tuer un traître. L'homme eu un petit rictus amer. Il ne s'était pas rendu compte qu'après la mort de James et son emprisonnement, Peter avait réussi à détruire un peu plus sa vie.

- Je l'ai vu, tu sais ? A Poudlard. Camille. Elle te ressemble tellement... Elle est si grande aujourd'hui. Elle m'a prit pour le Sinistros. ajouta-t-il avec un petit sourire. Celui-ci faiblit cependant rapidement. Elle me cherchait.

Son visage fatigué s'assombrit doucement. Après avoir oublié Amy, il se rendait compte qu'il avait oublié sa petite fille. Sa Camille, si pure, si fragile, si seule, il l'avait laissé grandir loin de lui. Il n'avait pas remué Terre et Ciel pour elle alors qu'elle si. Pensait-il la protéger de sa réputation de fugitifs et des dangers que cela représentait ? Aujourd'hui il ne voyait plus la chose du même œil. Comment pouvait-il protéger sa petite fille, si elle était si loin de lui ? Oui, c'était à son tour de la chercher aujourd'hui.

- Qu'avons-nous fait... soupira-t-il doucement. Elle qui lui était apparue si forte, si joyeuse, il n'osait s'imaginer ce qu'elle endurait aujourd'hui. Il n'avait pas osé se demandé ce qu'on lui avait raconté non plus. Leur maison avait brûlé et confiné au Square Grimmaud, ils n'étaient pas aller la rassurer et lui expliquer de vive voix ce qu'il s'était passé. Qu'allons-nous faire ? demanda-t-il alors, ses yeux gris venant chercher ceux d'Amy. Il y avait de la détresse dans son regard, mais aussi une force, une flamme qui l'avait quittée depuis longtemps mais qui était réapparue. Bien qu'ils sachent qu'il fallait qu'ils fassent quelque chose, leur situation n'avait pas changée. Sirius était toujours recherché et depuis qu'elle l'avait vu, Amy aussi.
Mais en plongeant son regard dans celui de sa femme, Sirius le savait. Ensemble, ils trouveraient un moyen de retrouver leur petite fille.
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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Mar 7 Jan - 20:46


Protéger par les bras de Sirius, elle laissa ses lèvres complètement à sa merci, profitant de chaque contact, de la chaleur réconfortante que cela entraînait en elle. De cette nouvelle vie insufflé par cet amour qu'il lui exprimait. Elle l'aimait, l'avait toujours aimer, non pas pour l'adolescent belâtre qu'il était mais le garçon fort, loyal, battant, gentil, pur, pour cet homme qu'il était devenu. Elle n'avait jamais réellement été capable d'expliquer les raisons pour lesquels elle était simplement tomber amoureuse de lui. Elle avait juste eu ce déclic, cette sensation, comme une évidence, que leur vie devait être uni. Qu'elle ne serait heureuse qu'au creux de ses bras. Elle l'aimait, ça aussi cela avait été une évidence quand elle se rendit compte que ses sentiments allaient bien au-delà de la groupie. Ses mains retrouvaient le contact rassurant de sa peau, ses lèvres le gout des siennes, les yeux clos, elle appréciait chaque instant, comme si cette absence de quelques jours lui avait sembler plus longue encore que ses quinze années sans lui. Rappelant la solitude de l'époque, et ce qui l'avait fait tenir debout n'était rien d'autre que leur petite Camille, mais aujourd'hui, maintenant qu'elle savait qu'elle l'avait presque perdue, cette solitude lui avait soudainement été trop lourde à portée.

Il lui promettait d'être là et elle n'en douta pas, elle ne lui en avait jamais tenu rigueur, il avait été dévasté autant qu'elle et il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise façon de réagir face à l'adversité. Si Remus avait pu s'acharner à vouloir réveiller Sirius, Amy s'était dit qu'il avait juste besoin de temps. Se reprochant surtout son incapacité à pouvoir lui faire retrouvé un semblant de bonheur depuis qu'il avait quitté cette affreuse prison. Il lui avoua alors tout ce qu'il pouvait avoir sur le cœur, cette évasion qu'il avait faite non pas pour les retrouver mais pour venger ses amis, retrouver celui qui l'avait envoyé là-bas. Et si là encore elle aurait pu lui en vouloir, elle n'en trouva pas la force. Elle avait passer trop de temps à l'attendre pour perdre ces instants dans la rancœur. Elle l'écoutait, simplement, passant doucement ses doigts sur son visage, elle murmura à son tour:


"On a tous fait des erreurs, lorsque j'ai inscrit Camille à Poudlard, j'ai pris la décision de l'inscrire avec mon nom pour la protéger alors que cela faisait près de dix ans que je me battais pour te faire sortir de là. La presse s'en donnait à coeur joie, je voulais juste qu'elle ait un endroit loin de tout ça."

Avouant à son époux que sa fille ne portait pas son nom, elle détourna légèrement les yeux, posant sa tête contre son torse.


"J'ai sortie Remus de ma vie à partir du jour où il a mit ma parole en doute, j'étais tellement en colère contre tout ceux qui refusait de me croire, j'ai tourné le dos à tout le monde et je suis partie faire ma propre croisade. A ma manière."

Se tournant vers lui, elle s'agenouilla pour pouvoir lui faire face.


"Ca te paraît peut-être assez misérable à côté de ce que tu as vécu mais, ce que je veux dire, c'est que...On a tous fait des erreurs, on a tous des regrets."

Elle esquissa un sourire malicieux.


"Si ça peut te faire du bien, je t'engueulerai le jour où on aura récupéré tous ce qu'on nous a prit. Je te promets que ce jour-là je serai la femme la plus en colère et la plus imbuvable, à côté mes crises d'ado te paraîtront tout de suite beaucoup plus raisonnable."

Alors qu'il lui demandait à présent ce qu'ils allaient faire, son regard partagea alors cette même flamme. Ce qu'ils allaient faire, Amy était prête à tout pour pouvoir récupérer sa petite fille, récupérer sa famille. Mais avant même qu'elle n'ait le temps de répondre, quelqu'un frappa à la porte. Un Remus, un peu gêné, leur demandait à tout deux de descendre, les rejoindre à la cuisine. Observant la porte encore fermé, elle reposa les yeux sur Sirius ensuite, reposant ses lèvres sur les siennes pour un chaste baiser.


"On va s'habiller d'abord..."

Dit-elle avec un ton légèrement amusé, se relevant, elle attrapa un peignoir qu'elle tendit simplement à Sirius avant de se diriger vers ses propres affaires à elle. Se glissant dans ses dessous, son jean's et un simple débardeur, elle retourna vers Sirius lorsqu'elle fut à nouveau en tenue descente. Attrapant les bords de son peignoir, elle se plaça sur la pointe des pieds, le bout de son nez se joignant à celui de Sirius. Elle murmura:


"On va se battre, ensemble..."

Se battre, elle n'en doutait pas, Sirius ou elle trouverait forcément un moyen pour pouvoir récupérer leur petite famille, pouvoir prouver l'innocence de Sirius aussi, en d'autre terme reprendre tout ce qu'il leur avait été pris. Capturant encore une fois les lèvres de son époux, elle chercha à s'armer de force et de courage, et à lui en procurer aussi. Reposant ses talons contre le sol, elle lui souria, simplement, sincèrement, avant d'ouvrir la porte et de rejoindre les autres dans la cuisine...Retrouvant un petite foule qui semblait n'attendre plus qu'eux.


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Ven 24 Jan - 17:03

CHARLIE WEASLEY

Dragonologiste Voyageur



Le soupir que Charlie expira en voyant Amy brusquement revenir à elle et recracher l'eau de ses poumons aurait pu décoiffer un dragon. Se laissant tomber sur le côté, essoufflé, le roux sentit les bras de sa mère le rattraper et le serrer. L'adrénaline, le stress et le soulagement avaient créé dans son cerveau, un brouillard étrange qui mit un certain temps à se dissiper.
Ce n'est que très tardivement qu'il se rendit compte qu'il avait deux adultes nus devant ses yeux. Trop occupé à lui sauver la vie, Charlie n'avait pas remarqué la nudité d'Amy. Quant à Sirius, le Weasley ne s'étant toujours pas habitué à ses diverses transformations, n'essaya même pas de comprendre.
Heureusement, Remus apparu pour faire signe à tout ceux présents qu'il valait mieux laisser un peu d'espace au couple. Charlie voulu commenter qu'il n'était pas très sûr de laisser les deux personnes les plus instables de la maison seuls près d'une baignoire remplie, mais Remus semblait voir des indices invisibles à d'autres indiquant que le pire était passé. Et la poigne maternelle de Molly le força à rester silencieux.

"O...kaay..." laissa-t-il tout de même échapper lorsque la porte de la salle de bain se referma derrière lui. Il ne savait pas encore si cette situation était atrocement grave ou finalement comique, ce qui laissa un étrange sourire sur ses lèvres.
Personne ne sembla savoir quoi dire non plus et après un court silence, Remus descendit les escaliers pour gagner la cuisine. Les autres suivirent le mouvement et Charlie resta dans le couloir avec sa mère. Elle serrait toujours l'épaule du T-shirt de son fils mais maintenant qu'il était debout, cela la bloquait le bras tendu dans une position étrange. Pourtant, elle ne lâcha pas et partagea un demi sourire avec son garçon.

"Tu peux me lâcher maman. Je vais pas rerentrer dans la salle de bain... Je veux même pas savoir ce qu'il se passe dedans." Charlie chassa de mauvaises pensées en secouant vigoureusement la tête.

"Tu es un héro mon petit bébé." soupira-t-elle doucement lâchant enfin le T-shirt et caressant pour enlever les quelques froissures.

"Oui ben c'est à croire que je suis là pour ça. Maman... Je sais qu'on doit les cacher et tout, mais on peut pas les laisser comme ça. Ils ont une fille ! Et cet endroit... Je suis sûr que c'est mieux qu'Azkaban mais ça reste une prison. C'est sombre, c'est froid, j'aime pas ça." dit-il d'un ton soucieux et un peu boudeur.

"Je sais bien Charlie... Mais on ne peux pas faire tout ce qu'on veux. Je... Je vais en parler à Alastor." chuchota-t-elle doucement en caressant le bras de son fils pour l'apaiser. Mais ce dernier eu un froncement de sourcil à la mention de l'Auror.
"FolOeil... C'est peut-être lui le chef mais il ne voit pas tout ce qu'il se passe. Il prend toutes les décisions et nous on doit s'occuper des dommages colatéraux ? Maman, tu peux pas soigner ces gens avec du thé, des gâteaux et un peu de réconfort ! Ca peux plus durer !"
Charlie se mordit les lèvres, se rendant compte un peu trop tard qu'il s'était emporté. Son début de colère passa très vite et comme un enfant prêt à être grondé en retour, il observa sa mère en silence. Mais Molly n'eut pas vraiment la réaction escomptée. Elle observa simplement son petit héro avec un mélange de joie et de tristesse dans le regard. Elle s'apprêta à parler mais un craquement sec attira l'attention des deux Weasley.
Le clopinement bruyant de FolOeil résonna dans l'entrée.



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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Dim 26 Jan - 14:00

Alastor Maugrey

Fol'Oeil



Fol Oeil arriva en catastrophe dans l'entrée du Square Grimmaud. Il avait fait quelques détours et ne s'était pas tant pressé que ça après avoir su que la situation avait été gérée par les membres présents pourtant il eu quand même l'air d'un taureau en pleine charge lorsqu'il arriva dans la cuisine du QG.
Une petite assemblée s'y était déjà formée avec leur air grave et leurs tasses de thé comme à chaque fois que quelque chose se produit. Les regards se tournèrent vers l'auror qui eu une grimace de colère. Son regard à lui se posa directement sur la petite blonde en peignoir et son mari lui tenant la main.

Sans dire un mot et dans un mouvement incroyablement agile et rapide de la part d'un boiteux, Alastor se trouva juste devant elle et lui donna une gifle magistrale. Sirius se rua sur lui sans vraiment comprendre ce qu'il se passait mais l'auror le prit à la gorge et le plaqua contre le mur, le bloquant ainsi.

- J'EN AI ASSEZ ! rugit l'auror si fort qu'il installa subitement un silence de plomb dans l'assemblée. Fixant l'air haineux et troublé de Sirius Black, il serra un peu plus son poing avant d'enfin le laisser tomber, suffocant.

- Qu'est-ce que vous croyez qu'on fait ici, HEIN ?! reprit Alastor Maugrey en se retournant vers les membres de l'Ordre du Phoenix.
Qu'est-ce que VOUS faites ?
Vous croyez que vous menez une guerre ? Me faites pas rire ! Vous et vos diners de famille ! Votre thé ! Vous vous terrez comme des couards ! Vous essayez de vous rassurer et de recoller les morceaux ! Et vous comptez sur un gamin pour vous sauver la mise ! Encore !
Harry Potter ne vous sauvera pas. Vous connaissez tous son surnom ? Le garçon qui a survécu ! Et combien de carcasses froides devront tomber pour qu'il survive ?! Ce n'est qu'un garçon !
Je me rappelle du temps où pour mettre fin du règne de terreur de Voldemort, nous avons prit les armes. Nous nous sommes battus ! Potter n'était qu'un coup de chance. C'est fini. Je ne perdrais pas plus de gens à attendre un nouveau miracle ou à suivre une putain de prophétie.


Il se retourna ensuite vers le couple Black, une profonde tristesse dans ses yeux fatigués.
- Et vous... Comment. Après tout ce qu'on a traversé. Comment pouvez-vous... Comment osez-vous...
De l'incompréhension et du désespoir, des émotions qu'on aurait cru pouvoir voir sur le visage d'un homme resté de marbre pendant la guerre, brillèrent dans le coin de ses yeux.

- Que dois-je faire ? demanda-t-il enfin dans un soupir.

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Dim 26 Jan - 14:46


Les choses semblaient simplement s’apaiser, elle avait attrapé la main de sa mari lorsque celui-ci s’était mis quelque chose sur le dos, rejoignant le reste de l’attroupement dans la cuisine. Elle eut l’étrange impression d’être sortir d’un long cauchemars, et si la situation n’était pas à rêver, si elle était toujours aussi grave, elle pouvait voir au loin quelque chose au bout du tunnel. Une lueur, l’espoir, c’était peut-être naïf mais Amy avait toujours été ainsi, plongé au fond du trou pour en remonter plus forte, plus positive, parce qu’elle ne laisserait jamais tomber ce qui comptait réellement pour elle. Et maintenant qu’elle avait à ses côtés l’homme qu’elle aimait, elle était prête à tout pour pouvoir récupérer ce qui comptait : la famille. Leur famille. Leur petite Camille mettrait certainement un temps à pouvoir leur pardonner, elle tenait de son père cette rancune carnassière mais elle le savait, elle l’espérait au fond, elle comprendrait. Elle l’espérait de tout son cœur et puis surtout, il n’était pas question qu’Amy attente pour la voir et lui dire la vérité.

C’était bien décidé à faire cette demande qu’elle fit face à Fol’œil, celui-ci s’approchant d’elle, elle ne s’était pourtant pas attendu à recevoir une gifle comme une gamine qu’on puni pour une vilaine bêtise. Le choc la fit reculer, manquant presque de tomber si Remus ne l’avait pas rattrapé avant, la main sur sa joue brûlante, elle regarda Maugrey sans comprendre son geste. Oui, elle avait failli faire une connerie, mais était-ce réellement avec la violence qu’il lui ferait comprendre à quel point cela avait été une véritable bêtise de vouloir simplement partir ? Si de la colère se lisait dans les yeux d’Amy dans un premier temps, son regard se mua lentement, fronçant légèrement les sourcils. Alors qu’il demandait quoi faire, le silence alourdissait complètement la pièce, elle s’approcha à son tour de Fol’œil, ses doigts finissant par attraper la main libre de celui-ci. Elle n’en avait jamais eu l’occasion jusqu’à présent, mais cela lui semblait à présent important…


« Merci… »

Malgré la marque sur son visage, elle ne semblait pas lui en tenir rigueur, ils avaient plus grave dehors pour devoir se déchirer à l’intérieur. Finissant par s’éloigner et retourner auprès de Sirius, elle tenta d’un regard et d’un sourire bienveillant de calmer ses ardeurs, ils devaient penser à une seule chose, leur fille.
Si une part d’elle contenait encore bon nombre de rancœur envers l’auror qui l’avait giflé, elle savait que les choix les plus difficile, c’était lui qui les prenait et qu’elle serait probablement morte ou à Azkaban s’il n’avait pas agi en conséquence. Mais elle voulait voir sa fille, plus que tout, même si cela devait lui couter un autre coup de la part de l’Auror, elle fut la première posé la question.


« Que s’est-il passé ? »

Dans ses mots, elle attendait de savoir ce qu’il en était de ce sorcier qui avait failli lui prendre Sirius, elle voulait savoir, connaître la vérité, elle était prête à tout pour pouvoir obtenir ce qu’elle voulait.

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Sam 1 Mar - 21:32

Sirius ne put s'empêcher de baisser les yeux lorsque Amy lui raconta les décisions qu'elle avait dû prendre en inscrivant leur petite fille à l'école. Alors sa Camille ne portait même pas son nom ? Le père sentit son cœur se serrer doucement mais ce n'était qu'une nouvelle petite pierre sur la montagne qu'était la peine de Sirius Black. Il aurait voulu être là. Il aurait voulu que Camille se pavane dans le château, fière du nom de son père. Sirius n'était pas n'importe qui à Poudlard après tout. En restant à Azkaban il s'était s'accroché à la pensée qu'en étant loin de sa famille il les protégeait du malheur et de la persécution. Il ne s'était pas rendu compte que malgré tout, il avait projeté une ombre sur la vie de ses deux amours.
Il ferma les yeux et pencha un peu plus sa tête à la recherche du contact des doigts d'Amy. Elle aussi avait vécu sa part de tourment, sans lui. Ajourd'hui il ne pouvait plus se permettre de l'abandonner à nouveau. Peu importe les autres, ensemble ils devaient y arriver.

Le sourire dans la voix d'Amy le fit rouvrir les yeux pour profiter de ce si beau dessin. Il lui répondit d'un même sourire bien que tiré par la fatigue. Il n'avait même pas remarqué que tous deux étaient complètement nus. Il se fichait bien de s'être exposé à tout le monde, mais il fut bien heureux de capter les jolies courbes du corps nu d'Amy avant qu'elle ne se couvre.
Il prit le peignoir qu'elle lui tendit et l'enfila avec de gestes lents. Après avoir passé autant de temps à dépérir sous forme de chien, son enveloppe humaine lui paru quelque peu étrangère, mais aussi faible. Mais Amy vint rapidement chasser ses inquiétudes d'un baiser. Pour se donner du courage.

Le couple sortit, Sirius suivant Amy d'un démarche presque flottante. Il remarqua rapidement que le Square Grimmaut était très rempli sans vraiment savoir ce qu'il en pensait. Lui et Amy, c'était tout ce sur quoi il devait se concentrer. Il prit sa main de peur de la laisser glisser trop loin de lui et ignora les regards qui se posèrent sur eux.
Un peu de calme, un peu de stabilité, un peu de réconfort même. Peut-être pouvait-il goûter au thé de Molly et aux pâtisseries Égyptiennes rapportées par Charlie ? Il les avait ignoré jusqu'ici, il allait devoir s'en excuser. Voilà les douces pensées qui avaient commencées à germer dans l'esprit de Sirius lorsque Fol Oeil vint tout briser sans prévenir.

La gifle le frappa presque aussi fort qu'Amy et avant même de savoir ce qu'il se passait vraiment, il se rua sur Fol Oeil prêt à lui arracher la trachée. Il se fit rapidement maîtrisé par l'auror, assez pour avoir le temps d'essuyer le choc et de laisser place à l’incompréhension. Il retomba sur le sol, la gorge douloureuse et le souffle court. Les mots d'Alastor Maugrey finirent de briser le peu de pensées mondaines dans l'esprit de Sirius.

Son visage s'assombrit à nouveau et se durcit. Mais ce n'était pas du désespoir ou de la tristesse cette fois. Alors que Sirius se releva lentement, c'était de la colère qu'on pouvait lire sur son visage.
Que devait-il faire ? Se mêler de ses propres affaires. S'occuper de ceux qui lui étaient chers et emmerder le reste du monde. A vouloir la paix, a vouloir un monde meilleur, ils n'avaient réussi qu'à détruire leurs vies. Aucun d'eux n'allaient retourner dans l'horreur qu'étaient la guerre, ils avaient déjà trop perdu. Fuir. Fuir avec ceux qu'il aime, voilà ce que Sirius s'apprêtait à lui dire avant qu'Amy ne prenne la parole. Sirius ravala ses mots avant de déchaîner la colère de l'auror une nouvelle fois.
Lentement il se glissa derrière Amy et l'enlaça.
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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Sam 10 Mai - 11:58

Alastor Maugrey

Fol'Oeil


Merci. Ce simple mot résonna dans l'être creux qu'était Alastor Maugrey. De la tristesse et de la lassitude lui monta à la gorge. Il était si rare qu'on le lui dise vraiment. Pourtant il pu sentir que ce n'était pas ça qu'il attendait. Ni d'eux, ni de personne. Oui il y avait de quoi remercier la vieille carcasse de FolOeil, mais il y avait aussi tant à lui reprocher. Il n'était pas là pour être gentil, il n'était pas là pour les mercis.

Aucun sourire n'animait son visage lorsqu'il releva la tête pour observer le visage doux d'Amy Loreens. Elle ne pouvait pas le comprendre, personne ici ne comprenait les choses comme lui le comprenait. Ils étaient tous d'un monde si différent, d'un monde d'amour, de chaleur, de liens, de confiance alors que lui, vivait dans la noirceur de la guerre, la violence, la mort et la trahison.

Mais il ne leur voulait pas. Il ne les jalousait pas, ni les jugeait. Alors qu'il observa le visage apaisant d'Amy Loreens, la douceur de l'étreinte de son mari derrière elle et la solidarité dans les regards des membres de l'Ordre du Phoenix, il se rappela doucement pourquoi il se battait depuis tant d'année. Il était là pour eux, il était là pour faire de ce monde un lieu de paix où Sirius Black et Amy Loreens pourraient rire en observant leur petite gamine tomber amoureuse, où le plus grand malheur de Molly Weasley serait seulement la coiffure de Charlie et les longues heures de Percy, où Anderson pourrait vivre ses vieux jours tranquillement et apprendre à son fils à jouer au Quidditch.
Avec le temps, il avait oublié que ce qu'il cherchait dans cette guerre, c'était sa fin, le moment où tout le monde rentreraient chez eux. Le moment où il se retrouverait seul, mais heureux en sachant que chacun a rejoint une meilleure vie que la sienne.
Au lieu de protéger ce précieux esprit qu'ils avaient, leurs espoirs, leur rêves, il les avaient tirés dans l'horreur de la guerre. Mais n'avait-il le droit d'espérer avoir des gens à ses côtés lui aussi ? N'avait-il le droit à un peu d'aide ?

La question d'Amy et le silence qui suivi le ramena vite à la réalité. Comme la vision du couple d'amoureux lui avait rappelé ses ambitions, le souvenir de Zoya, Wilkes et Daddy les brisèrent à nouveau.

- Je... Je n'ai pas réussi à mettre la main sur celui qui était chez vous. Je sais malheureusement qu'il s'agit d'un mercenaire donc... Il est possible que dans les prochains jours, tout ceux ayant les moyens d'acheter l'information, sauront que tu es un Animagus Sirius. Et il est possible qu'il apporte le doute sur l'histoire qu'on a mit en place pour Amy. déclara-t-il fermement.

Les conversations commencèrent chez les membres de l'Ordre. FolOeil s'attendit un peu à des plaintes, des reproches, mais il ne perçu que de l'inquiétude. Un regard lui permit de voir que chacun conversait pour trouver une solution. Cette vision serra quelque chose au fond de lui. Il n'était pas si seul que ça.

- Ecoutez... reprit-il plus bas profitant de l'agitation pour parler au couple. Les choses ne vont pas s'améliorer prochainement. Mais la meilleure chose à faire pour vous reste de faire profil bas. Je sais que c'est dur mais tenez-bon. On va trouver une solution.

Ce qui avait commencé comme un simple discours de soutien prit lentement une autre forme dans la tête de l'auror alors qu'il parlait. Prenant une pause, il regarda autour de lui pour être sûr que personne ne faisait vraiment attention à eux. Doucement, il poussa le couple dans un coin.

- Je connais quelqu'un. Pas de l'Ordre mais du Ministère, un sympathisant. Il est... dans la protection des témoins. Si... Si vous l'acceptez, je lui parlerais. Il faut bien sûr que je parvienne à lui faire comprendre que c'est bien de la protection des témoins que je lui demande et pas de la protection de fugitifs. Mais si ça marche... FolOeil s'arrêta. Il n'aimait pas du tout cet écho d'espoir et surtout autant de "si" dans ses phrases. De l'extérieur l'auror trouvait que cela ressemblait tristement à une action désespérée. Tant de variable dans une mission n'était jamais bon signe. Pourtant, il avait récemment l'expérience de croire contrôler une situation et de se rendre compte que tout ce en quoi il croyait s'était avéré faux.

Il ne fit pas marche arrière, fixant simplement le couple en attente d'une réponse.


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Amy Loreens

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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Dim 1 Juin - 20:14


Remus était juste resté sans voix devant la scène qui s’était déroulé sur les yeux, comme tout le monde ici. Il y avait beaucoup de chose qu’il pouvait tolérer de la part de Fol’œil, sa mauvaise humeur et ses remarques acerbes et fataliste mais qu’il lève la main sur Amy était un acte impardonnable, il s’apprêtait à lui-même tenter de mettre dehors le vieil homme pour qu’il se défoule et se calme sur quelqu’un d’autre que ses ami(e)s. Mais c’est en voyant Amy réagir la première qu’il le stoppa, Sirius non loin de sa femme, il fut plus que surpris de voir à quel point l’adolescente qu’il avait connu était devenue une femme si calme. Elle qui avait toujours agit selon ses sentiments, elle n’avait pas tant changé que cela mais sa gentillesse n’avait jamais cessé croître pour devenir ce qu’elle était aujourd’hui. Il resta silencieux, se tenant à l’écart. Les choses se compliquait, de ce que semblait savoir Fol’œil, le mercenaire connaissait le petit secret de Sirius, ce qui leur permettait à la base de tenir le bougre cacher sans avoir à systématiquement l’enfermer en cage dans cette terrible maison. Et maintenant ?

Il jeta un regard vers Sirius, cherchant une réaction quelconque sur le visage de son vieil ami, il le savait d’avance…Sirius ne supporterait pas d’être enfermer. Les conversations commençaient bon train et se détournant de ses amis, Remus commença à débattre avec les autres membres pour trouver rapidement une solution qui pourrait régler le problème une bonne fois pour toute.


« Nous pourrions acheter l’information »
« C’est une possibilité mais comment ferions-nous pour être sur personne d’autre avant nous l’ait obtenu ? »

---------------

La nouvelle avait été un poids de plus dans leur fardeaux déjà lourd. La main d’Amy chercha le contact de celle de son époux, c’était dur mais ils n’étaient plus question de se laisser faire. Ni lui, ni elle n’était coupable. L’auror tenta pourtant de réconforter les parents de la petite Camille, trouver une solution ? Amy avait cette désagréable impression que plus ils cherchaient, plus ils s’embourbaient et elle voyait sa fille s’éloigner d’elle.
Et à l’écart du brouhaha ambiant, Maugrey leur livra sur un plateau d’argent une solution, refaire leur vie, un nouveau nom, une nouvelle maison, loin du chaos qu’était leur actuel existence. Programme de protection des témoins, Amy savait ce que cela signifiait.


« Non… »

Dit-elle sans attendre une réponse ou un avis de Sirius, se retournant pour lui faire face. Elle le regarda dans les yeux.

« Je sais que tu es probablement fatigué par tout ça, mais je ne peux pas faire subir ça à Camille, sans lui en avoir parlé…Et à l’heure actuelle, nous ne pouvons plus lui parler. Si je dois me battre, c’est pour la vie qu’on nous a volé, je suis Amy Black, tu es mon mari, Sirius Black. Rien ni personne ne m’enlèvera ça. »

Se retournant à nouveau vers Maugrey.

« Ce n’est pas une option, il est hors de question que j’abandonne tout ça et que je force notre fille à le faire. Abandonner ses amis, le reste de sa famille, sans la certitude qu’on ne nous retrouve pas et qu’on ne nous traine pas à Azkaban. »

L’émotion pourtant était trop forte, Amy avait toujours été une personne trop sensible, trop empathique, et cela était d’autant plus vrai lorsqu’elle pensait à sa fille à présent.

« Je sais ce qu’elle traverse et ce qu’elle ressent aujourd’hui, j’ignore si elle pourra me pardonner, je ne risquerai pas de définitivement la perdre en fuyant et en l’obligeant à le faire avec nous. Si cette décision doit-être prise, ce sera elle qui la prendra, parce que plus que nos vies, il s’agit de la sienne… »


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MessageSujet: Re: Sometimes, we love people so much...   Jeu 5 Juin - 16:52


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Sirius se crispa doucement et ferma les yeux en entendant les paroles de FolOeil. Il ne savait, il avait entendu le mercenaire s’extasier devant sa découverte. Ces derniers jours avaient été tellement perturbants que Sirius avait espéré que leur ennemi oublierait ce détail, comme lui avait tenté de faire en s’enfermant dans sa chambre.
Le fugitif ne s’inquiétait pas que le Ministère apprenne comment il s’était enfui d’Azkaban ou comment il était parvenu à leur échapper tout ce temps. Ce n’était pas non plus l’idée qu’il ne serait plus à l’abri sous sa forme de chien. Quelque part, loin au fond de lui, c’était plutôt la honte qui s’était lentement mit à l’envahir.

C’était leur secret. Celui qu’ils ne partageaient qu’avec leurs proches. Sirius pouvait encore entendre Remus et Peter lui demander de faire plus attention à ne pas se transformer à tout va et James pouffer de rire en disant qu’il devrait simplement rester en chien pour le restant de ses jours. Il s’entendait encore se vanter que personne ne l’avait encore jamais attrapé. Mais ce temps était passé et un nouveau de ses précieux souvenirs se brisait.
Tête baissé, il serra sa femme un peu plus contre lui, puisant dans sa force et sa chaleur un peu de courage. Il releva la tête, jetant un coup d’oeil à Remus. Comme toujours il n’avait pas besoin de dire grand chose pour que son ami le comprenne et le rassure d’un regard doux et sévère à la fois.

- Amy est officiellement morte. Je ne pense pas qu’on puisse faire encore plus profil bas Alastor. grommela Sirius.

C’était la première fois qu’il s’exprimait sur le sujet. Il ne réfutait pas les plans de l’auror, mais on pouvait clairement lire dans son regard gris que l’idée ne lui avait pas plut du tout. C’était comme si Amy était devenue une fugitive comme lui, chose qu’il avait tout fait pour éviter depuis le jour même où il comprenait qu’on l'emmènerait à Azkaban. Et Camille ? Où était-elle ? Que ressentait-elle ? Le père fit de son mieux pour repousser cette idée profondément dans son esprit.

Il écouta l’Auror venir avec un nouveau plan. Un plan en or. Pourtant, l’étreinte de Sirius se resserra un peu plus et son regard plus sombre. Non. Fuir avec sa famille et se cacher ? Bien que c’était une envie qui le rongeait depuis son évasion, Sirius avait tout fait pour la combattre. Il ne pouvait pas embarquer ses deux anges dans la noirceur de la fuite, la crainte constante d’être découverts. Il n’était pas parvenu à préserver Amy de sa malédiction, mais Camille…
Sirius pouvait revoir la jeune fille rayonnante qu’il avait rencontré à Pré-Au-Lard. Si pure, si innocente, si belle. Oui, elle voulait absolument retrouver son papa, mais elle regretterait amèrement de l’avoir fait si ce dernier brisait sa vie pour l’enterrer dans un trou avec lui.
Et Remus ? Harry ? Molly ? Il ne pouvait pas les abandonner non plus. La dernière fois qu’il avait préféré la sécurité de sa famille au danger de la guerre, il avait perdu son meilleur ami. Plus jamais.

Les mots d’Amy sortirent de sa bouche comme s’ils avaient prit source dans celle de Sirius. Ainsi collés l’un contre l’autre, c’était comme si le couple enfin réuni avait fusionné en une seule entité. Fort et plein d’assurance, Sirius acquiesça.

- Nous ne l’abandonnerons pas. Ni aucun d’entre-vous. Je ne deviendrais pas le fugitif qu’ils m’ont forcé à devenir. Je ne me cacherais pas pour un crime que je n’ai pas commis.

Doucement, Sirius se détacha d’Amy et s’avança vers les autres. Le son de sa voix, forte et assurée avait mit fin aux rumeurs et attiré l’attention des membres de l’Ordre.

- Mais ce n’est pas simplement mon combat Ce n’est pas seulement pour Camille, mais pour Harry, Ron, Hermione, Brandon, pour nos enfants et ceux des autres et leurs enfants à eux. Pour qu’ils grandissent et vivent libre, sans crainte, ni haine, ni honte.
- Ce n’est pas ma maison dans laquelle vous vous trouvez, ça ne l’a jamais été, mais au QG de l’Ordre du Phoenix. Un ordre fondé pour mettre fin au règne de terreur de Voldemort. Aujourd’hui, il est de retour. Le Ministère ne veut pas le voir car il a trop peur. Mais je ne le suis pas, c’est fini.


Mêlant doucement ses doigts à ceux d’Amy, il sentit son autre main faire son chemin vers un autre contact bien moins familier et pourtant tout aussi rassurant. Son regard vint tour à tour croiser celui des hommes et des femmes présents. L’Ordre du Phoenix. Son camp, ses amis, sa famille. Solennellement, il leva sa baguette magique et la pointa vers le ciel.

- Je me battrais. Je me battrais et je leur montrerais qu’ils ne m’ont pas brisé. Je leur montrerais qu’aujourd’hui, comme hier, que je me dresserais sur la route du Seigneur des Ténèbres.

Lentement, d’autres membres levèrent leurs baguettes à leur tour. Leurs baguettes commencèrent à briller doucement d’une lumière blanche.
Ce n’était pas la première fois qu’ils faisaient ça, mais la dernière fois remontait à très longtemps. Marquant la fin de la guerre, le dernier rite funéraire en l’honneur de ceux qui avaient péri au nom de leur cause, pour James et Lily Potter. Sirius n’avait pas levé sa baguette en leur honneur ce soir là, obnubilé par la tristesse, la haine et la vengeance. Mais l’Ordre du Phoenix ne levait pas leurs baguettes en l’honneur du passé, des souvenirs, ou des morts. Cela n’avait jamais été un rite funéraire.


- Pour la victoire, même dans la mort, je vaincrais. annonça Fol Oeil et du bout de sa baguette jaillit un ours brun lumineux, puissant et rugissant.

- Pour la paix, même dans la mort, je vaincrais. dit Charlie Weasley à son tour et un petit dragon fila dans les airs.

- Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais. dirent en unisson le couple Weasley et deux hermines rejoinrent les autres Patronus.

La petite pièce du square Grimmaud s’illumina de spectres lumineux, sautillant dans les airs. Ce n’était pas en l’honneur du passé, mais en celui du futur que chacun levait sa baguette. Signe de force, de joie et d’espoir, la danse des patronus était d’une beauté quelque peu nostalgique.

Baguette levée, Sirius la sentit trembler légèrement. En observant ce ballet avec un sourire triste, il se rendait enfin compte. Ils étaient de nouveau en guerre, et cette fois, il n’y aurait pas James à ses côtés. Il serra la main de sa femme en tentant de s’armer de courage et sans être sûr qu’il serait capable de conjurer un Patronus, il prononça les mots.

- Pour la liberté, même dans la mort, je vaincrais.

Un chien noir jaillit de sa baguette, plus maigre et élancé que celui qu’il se connaissait galopa avec grâce vers ses compagnons. Au dessus de ses oreilles allongées, avaient poussé deux grands bois de cerfs.

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