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 Collide

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NPC Eli

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Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Collide   Dim 1 Juin - 7:56


Le château était plutôt calme en ce moment. Certains diront que c'est de part l'absence de Saïd S. Wilkes, d'autre de part celle d'Elliot Rosier. Quoi qu'il en soit, la dernière catastrophe remontait à plusieurs semaines et Mme Pomfresh en était très satisfaite. Cependant, ce qu'elle ne savait pas, c'était que ce calme cachait un retour bien plus grandiose.
Saïd Wilkes n’avait pas oublié ce qui avait marque le début de cette paix dans les couloirs de Poudlard. Il s’était prit un machin gluant dégueulasse et plein de pus corrosif en pleine tronche. Il aurait bien exterminé le responsable sur place, mais il fallait avouer que c’était plutôt difficile en étant cloué à l’infirmerie avec un visage ayant triplé de volume. Plusieurs semaines après être sortit, il avait encore envie de s’arracher la peau tellement elle le démangeait.

Le temps était passé et Saïd avait fini par s’en remettre. Pourquoi le responsable était-il encore vivant ? D’abord parce que Saïd, loin d’être le meilleur détective, avait dû chercher de qui il s’agissait. Les gens n’étaient pas assez compatissant et suicidaire pour venir lui fournir l’information librement. Ensuite parce que le gamin faisait de son mieux pour éviter le Serpentard, mais aussi parce que Saïd savait qu’il ne se contenterait pas de la bastonnade habituelle. Le gosse était tout maigrichon et faible, il ne tiendrait pas une heure en sa présence. Non, il voulait trouver quelque chose de bien plus atroce que la douleur physique.
Malheureusement, la douleur physique était ce qu’il savait mieux faire. Tout ce qui avait plus de complexité était généralement trop compliqué et chiant pour qu’il s’y intéresse. Cela lui cassait tellement les pieds qu’il abandonna rapidement l’idée d’être créatif. Il trouverait bien quelque chose une fois le gamin à sa merci.

Un autre événement vint cependant retarder l’heure de la vengeance plus encore. Quelqu’un avait déjà envoyé le gosse à l’hôpital. Quiconque se serait réjoui de voir sa cible souffrir mais la seule émotion que Saïd ressentit en apprenant ça fut de la colère. Qui avait donc osé couper dans son bifteck ?! Il fut tellement énervé qu’il voulu aller directement à St-Mangouste pour se défouler. Il se rendit vite compte que frapper un blessé n’était pas très sport, mais seulement après qu’il comprit qu’il ne pouvait de toute manière pas quitter l’enceinte du château.

Le temps passa et la frustration de Saïd ne fit qu’empirer. Pourtant aujourd’hui, il était de plutôt bonne humeur. Un charmant garçon lui avait confié, après s’être retrouvé suspendu au dessus du silo d’engrais de la serre de Botanique, que le petite farceur serait bientôt de retour à Poudlard. Cet élan de joie et d'excitation lui permit d’avoir sa première bonne idée dans cette histoire.


La porte de la chambre des Serpentards s’ouvrit, laissant passer un jeune homme à la  stature droite, aux habits impeccables et au regard froid et intelligent. Il n’eut pas besoin de voir le sofa étrangement placé au centre de leur chambre pour comprendre que quelque chose se préparait. Il accrocha son sac à côté de la porte d’un air lassé.

- Je vous attendais… singea Saïd en se retournant théâtralement dans son fauteuil de cuir vert émeraude.

- Que veux-tu, Saïd ? demanda patiemment Evan Rosier en se dirigeant vers sa malle personnelle sans accorder un seul regard à ses pitreries.

- J’ai du travail pour ton esprit de taré psychopathe. ronronna-t-il, l’impatience palpable dans sa voix.

Evan arrêta son mouvement et ses sourcils se froncèrent imperceptiblement. Ce n’était pas la qualification si grossière et réductrice de son intellect qui l’avait fait tiqué. Au contraire, venant de Saïd la désignation de taré psychopathe avait quelque chose de flatteur.

- La dernière fois que j’ai vérifié, je suis celui qui fait les plans et toi, celui qui l'exécute bêtement. répondit-il froidement.

Il sortit un vieux livre sur le Moyen  ge de sa malle avant de la fermer d’un geste sec. Bien que son attitude restait courtoise et son visage aussi fermé que d’ordinaire, il n’était pas dur de comprendre qu’il n’avait pas apprécié  repérer l’écho d’ordre dans les propos de son camarade.

- Ho je vois tu veux jouer à qui à la plus grosse ? On s’est déjà vu à poil, je crois qu’il n’y a pas de doute là dessus, c’est moi. Enfin, c’est Avery mais la mienne est plus jolie. Mais si on parle de cerveau, le tien est… on va dire qu’il fonctionne mieux. Je suis pas là pour te dire quoi faire, juste qui faire.

L’Egyptien se leva de son fauteuil bougé pour l’occasion pour s’approcher de l’autre Serpentard qui s’était posé dans son propre fauteuil non loin de son lit. Il avait ouvert le vieux livre à la page du sommaire mais son attention n’y était pas vraiment.
- Aller, ça va faire des mois que tu joues l’élève parfait. Me dit pas que tu nous a pas préparé le plus atroce des plans. titilla le moutonneux en s’asseyant lourdement sur le lit d’Evan.

Le lèvres de ce dernier s’animèrent d’un rictus. Pour faire chier et être grossier, Saïd était vraiment le meilleur. Cela pouvait être amusant mais la plupart du temps c’était juste particulièrement chiant.

- Je n’ai pas besoin de mois pour préparer quoi que ce soit. répondit-il sèchement. Et pourquoi me supplies-tu de la sorte ? Tu a l’air de généralement penser que tu te débrouille très bien tout seul. Aurais-tu perdu tes poings ? Il ouvrit son livre à la page qui l’intéressait.

- Non, je les ai toujours, tout comme ma baguette, et mes couilles. Et toi ? Non, je veux faire ça bien. Avec lui, je veux que ça soit spécial.

- Spécial ? Saïd, tu aurais dû me dire que tu étais tombé amoureux. nargua-t-il, ses yeux parcourant les premières lignes.

- Ha. Je suis en train de te parler du déchet qui m’a envoyé un concentré de vers radioactifs dégueulasses sur mon magnifique visage. Je veux qu’il crève. Non, je veux qu’il me supplie de mourir. Non je veux qu’il soit même plus capable de me supplier. Je veux le voir baignant dans son sang, sa pisse et ses étrons ! Je veux le bousiller, l’écraser, le détruire, encore et encore jusqu’à être satisfait. Je vais le tuer… trois milles fois… et recommencer. Eh c’est une bonne idée ça ! Pas besoin de plan, t’aurais pas un sort pour le ressuci-

- Non.

Le livre sèchement fermé du Serpentard, son ton sans équivoque et son regard d’acier ne laissaient aucun doute quant au fait qu’il ne parlait pas du sort, mais de l’entièreté du plan. Il disait non à Saïd Wilkes.

- Quoi ? demanda Saïd, mais son expression montrait elle aussi clairement qu’il avait très bien comprit.


La vérité était que quelques minutes après être rentré dans la chambre et avoir écouté Saïd, Evan savait très bien les motivations de son camarade. Il avait passé les dernières semaines à ressasser encore et encore l’affront qui lui avait été fait par un autre élève de leur maison. Ce n’était qu’aujourd’hui qu’il s’était rendu compte que son cerveau était trop déficient pour trouver une vengeance assez sadique et vicieuse pour être réellement satisfaisante. Ce n’était qu’aujourd’hui qu’il avait comprit que seul Evan serait capable de lui fournir ce dont il avait besoin.
Evan savait aussi qu’il n’allait pas lui offrir ce cadeau. D’abord car il n’aimait pas être considéré comme un distributeur d’intelligence pour ceux qui en était dépourvu, mais aussi car la cible de Saïd était Elliot Rosier. Son fils.
Clairement Saïd n’avait pas fait le lien entre le nom de sa victime et celui de son conseiller en plans machiavéliques. Ou il ne penserait pas que Evan Rosier en aurait quelque chose à foutre d’une progéniture du future.
Il était vrai que quelque semaines auparavant, Evan n’aurait eu que très peu de scrupule de servir le jeune Rosier à son chien de violence. Ce n’était qu’un étranger, un gamin bruyant et sans éducation, indigne de porter son nom.
Mais en lisant la Gazette du Sorcier un matin, Evan Rosier avait eu un petit sourire en apprenant l’explosion au domicile des Bethney. Un sourire de satisfaction en sachant que ses paroles avaient eu l’écho voulu dans l’esprit malléable du petit Serpent, un sourire un peu crispé de découvrir que l’opération n’avait pas vraiment été un succès et plus un fiascos bruyant, mais un sourire imperceptiblement fier et attendri.

- Qu-

- Tu m’as bien compris. coupa-t-il froidement. Soit stupide si tu le souhaites mais je ne t’aiderais pas à détruire un Rosier. Je gère mon sang comme bon me semble. Et si tu veux mon conseil le voici. Reste loin de lui ou tu pourrais bien être celui qui finira baignant dans son sang, sa pisse et ses étrons.

Voyant le regard idiot et incrédule que lui lança Saïd, Evan s’attendait à un peu plus de protestations et d’insultes, mais il fut surprit de se retrouvé plaqué au mur, la mais osseuse de Saïd serrant douloureusement sa trachée. Il avait toujours eu du mal à prédire le caractère explosif de l’Egyptien, quelque chose qu’il trouvait particulièrement fascinant mais particulièrement effrayant à l’instant présent.
La surprise et la douleur le paralysa une fraction de seconde mais rapidement, il donna un puissant coup de pied dans le torse de son camarade pour le forcer à le lâcher. Ça n’eut pas vraiment l’effet escompté. Saïd tira Evan pour le plaquer au sol, renversant au passage son fauteuil et sa table de chevet. Il leva son poing dans les airs avant de l’abattre violemment mais Evan le bloqua. Saisissant son poignet, il le tordit avec force, arrachant une plainte à l’attaquant. Sans perdre de temps, le Serpent poussa Saïd loin de lui et se releva en titubant. Il agrippa sa baguette posée sur la malle au pied de son lit.

- Qu’est-ce que tu vas me faire ? Me la foutre dans le cul ? On sait tout les deux que t’es un gratte papier qui sait que lire et fantasmer. Je suis celui qui fait les choses ici.


- Ferme ton trou à vomis espèce de déchet. Incapable. Ne te compare pas à moi espèce de déficient mental !

- Déficient mental peut-être, mais je suis plus rapide que toi ! Sauf si on parle de baise.


Enragé, Evan balança une vague de sortilège, hurlant des incantations de langues étranges, se fichant bien que plusieurs Sortilèges Impardonnables se perdirent dans le tas. Mais Saïd avait raison et faisant preuve d’une incroyable agilité, il les évita tous, plongeant tour à tour derrière les meubles, se plaquant au sol, se protégeant avec une chaise, un miroir, une cuillère… Le pire dans tout ça était le sourire fou qui se dessinait sur son visage insupportable à chaque sortilège évité. Le visage d’Evan s’était lui aussi déformé en un sourire enragé et sadique, bien différent de son expression habituelle. A les voir ainsi, on pouvait croire qu’ils s’amusaient comme des fous. Et était-ce faux après tout ?

Un des sorts d’Evan finit enfin par toucher sa cible. Mais il ne se sentit aucunement satisfait en sachant que ce n’était qu’un sort de paralysie des jambes et aussi parce que la raison pour laquelle Saïd s’était fait touché était parce qu’il s’était mit à faire le pitre et à faire des poses de yoga pour éviter les sorts. L’Egyptien s’étala néanmoins au sol, à la merci de son camarade.

- Tu sais Saïd, je pensais avoir à peu près cerné la condition humaine. Mais toi… Il faudrait inventer tout un lexique pour qualifier à quel point tu es con. siffla-t-il en avançant d’un pas menaçant vers l’homme à terre.
Sa baguette était pointée sur lui mais avant qu’Evan ne se décide quel sort employer, celle-ci lui glissa des mains et atterrit directement dans celle de Saïd. Evan resta interdit pendant une longue seconde. A voir Saïd faire le pitre, il en avait oublié que le bougre était tout de même un sorcier, et pas un si nul que ça. Mais tout ce temps, Saïd n’avait même pas sortit sa baguette pour l’affronter. Pire encore, il venait de le désarmer du sort le plus enfantin qui existe. Evan sentit un sang amer venir empourprer ses joues.

- Et ils disent que c’est moi qui parle trop. Aller l’intello, frappe-moi un peu que je rigole ! nargua Saïd en ouvrant grand les bras sans tenter de s’échapper ou se défaire du sortilège qui lui bloquait les jambes.

Evan ne se fit pas prier. Sans chercher à récupérer sa baguette dans la main de Saïd, il se mit au dessus de lui et lui martela le visage de coups. C’était dégradant d’en venir au main pour quelqu’un qui aimait se savoir sophistiqué, mais c’était aussi excitant d’enfin s’adonner à la barbarie sauvage et gratuite, goûter au fruit défendu. Le jeune serpent se sentit libéré d’un poids à chaque coups de poings. Sa rage, sa colère semblait s’évaporer pour se condenser en sang sur les joues et les lèvres de son ami.
Malgré les dégâts clairs que lui infligeait Evan, Saïd était secoué d’une hilarité hystérique incontrôlable. Chaque coup l’étourdissait et le faisait hurler de rire. Il se laissa faire, plusieurs minutes, ne sachant plus trop ce qui lui arrivait et pourquoi. Il s’amusait tellement qu’il n’en avait plus rien à foutre.
Les muscles d’Evan commençaient à fatiguer de frapper et l’adrénaline du moment s’effaçait peu à peu, lui laissant le loisir de remarquer le sang dégoûtant qui lui collait aux phalanges, le visage abîmé de Saïd toujours mort de rire, les meubles brisés et la chambre en bataille. Il s’arrêta enfin.

Il alla pour se relever mais se sentit immédiatement tiré par le col. Saïd s’était enfin défait du sort et l’avait agrippé pour l’écraser violemment au sol. Evan grimaça mais ne fit rien. Il n’avait pas spécialement envie que son tour vienne et qu’il se retrouve aussi amoché que Saïd voire pire, mais il s’était lassé de la violence physique. Il resta immobile, attendant les coups, mais ceux-ci ne vinrent pas. Il fut simplement forcé de fixer le regard brillant de Saïd et son sourire ensanglanté.

- Mmh t’es sexy quand t’es tout en sueur et en sang... Ces cheveux en bataille… ça me donne un de ces barreaux ! J’ai toujours détesté ta petite raie sur le côté de fils à papa. murmura-t-il en plantant la baguette d’Evan dans la joue de son propriétaire.

- Et j’ai toujours détesté ta tronche. J’ai tendance à oublier que tu sais te servir de ça. Même si tu n’es qu’un animal. répondit-il sans se laisser déstabiliser.
Il le fixa d’un regard sans émotion, sans peur, ni excitation, ni haine, ni colère. Un regard vide qui ne put que mettre fin au jeu de Saïd. L’Egyptien le perçu et après quelques secondes de silence, il releva Evan et lui rendit sa baguette.

- Tu ne crois pas si bien dire. On va se réconcilier sur l’oreiller ? Je te montrerais l’animal. plaisanta-t-il en défaisant les bouton de sa chemise rougie par son propre sang. Il prit le tissu blanc pour essuyer le reste de sang sur son visage et poussa un petit gémissement en sentant ses os fracturés par endroit. Putain tu m’as déformé. Pas si mal pour quelqu’un qui se salit jamais les mains.

Le silence retomba alors que les deux élèves réparaient leurs dégâts. Leurs regards se croisèrent néanmoins lorsque Saïd eu finit de remettre son nez en place et Evan son fauteuil. Comme si le rangement les ramenait avant leur effusion de violence, la raison de tout ça refit surface.
Elliot Rosier. Le gamin aurait sûrement un orgasme s’il apprenait un jour qu’il avait été la cause d’une telle scène.

Le problème avec la violence, c’était que les gens avaient raison lorsqu’ils disaient que cela ne résolvait rien. Saïd et Evan s’étaient bien battus et pourtant ils se trouvait toujours au même endroit, le cul entre deux chaises. Devaient-ils se frapper jusqu’à ce que la réponse évidente se présente à eux ? Saïd commençait à l’envisager alors qu’il fixait d’un air absent le sang sur sa chemise froissée.

- Fait ce que tu veux. soupira Evan en se passant une main dans les cheveux pour mettre fin à la reflexion de Saïd. Il savait que rien de bon ne sortait jamais de cette caboche. Et pourquoi se donner autant de mal ? Il en avait eu assez de cette stupide histoire. Si Elliot était réellement un Rosier, il n’avait pas besoin de la protection de quiconque. Après tout, son père à lui ne l’avait jamais protégé de rien.

- Nan… je crois que j’ai tapé assez de Rosier. Pour aujourd’hui. s’amusa Saïd en jetant sa chemise souillée sur le lit d’Evan avant de s’en aller vers la salle de bain.

- Ordure. siffla le serpent avec un petit sourire amusé.
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Collide

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