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 Les mêmes gênes ! [PV Saïd]

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Elliot Rosier

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MessageSujet: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Sam 7 Fév - 22:14

Comment exploiter ses vacances de noël ? Depuis que sa maison avait brûlé, il n'avait plus de toit et en fait, plus de parents. Enfin officiellement. Problème qui devait se régler avant juillet car si pour le moment il pouvait rester à Poudlard pendant les vacances scolaires, ce n'était pas le cas pour l'été. Afin de ne pas trop s'ennuyer, avec Leo, ils allaient tous les jours à Pré-Au-Lard. Enma était retournée chez sa grand mère, la vieille chouette.

Mais cet après midi là, ce serviteur à la noix ne voulait pas sortir. Monsieur préférait faire l'inventaire de tout ce qu'ils avaient pu récupérer dans ce qui restait de la demeure Rosier. Elliot l'avait regardé un moment faire, grognant comme d'habitude. Il ne restait plus grand chose de sa vie et cela avait le don de l'irriter.

« Il n'y a rien d’intéressant. Tu ferais mieux de tout jeter, on se fait du mal pour rien. »
« D'accord. » fit Leo avant de jeter une veste par la fenêtre.
Elliot écarquilla les yeux, bien sûr il avait reconnu la richesse du tissus et savait à qui elle appartenait. « MAIS T'ES MALADE ?! »
« Tu m'as dit de tout jeter. »
Elliot bondit avant de courir à vive allure dans le parc pour récupérer la veste de feu Evan Rosier, qui n'était pourtant pas mort -non non il n'essaye pas de se le persuader, il le SAIT!- Jetant un regard de petit chien prêt à mordre à tous ceux des alentours pour leur dissuader d'approcher, il posa la veste noire -bien trop grande pour lui- sur ses épaules avant de quitter l'enceinte de Poudlard. Il avait besoin de prendre l'air.

Vagabondant dans les rues de Pré-au-Lard, il finit sans ce rendre compte dans une partie du village qu'il ne connaissait pas. L'enfant jeta un regard sceptique à l'homme qui sortait du bar non loin de lui. En sang. Il grimaça en constatant qu'il manquait quelques dents à l'individu. Voila pourquoi il ne connaissait pas cet endroit. Un Rosier ne fréquente pas des lieux avec des personnes mal élevés. Ils ne méritent même pas leur attention. C'est ce qu'aurait dit Evan ? Et bien pourtant, au lieu de passer son chemin, le gamin ne pu s'empêcher de lever la tête vers la pancarte indiquant le nom du bar. Le Trou.

« C'est quoi ce nom de merde ? » fit Elliot avec sa délicatesse habituelle.

Des bruits sourds retentissaient à l'intérieur du bar. Une bagarre ? Vu l'état de celui qui en était sorti, oui sûrement. Dicté par sa curiosité maladive, Elliot entra à son tour. A peine sur le seuil, qu'il du s'écarter pour ne pas se prendre un homme qui avait été projeté contre la porte. Lorsque celui-ci s'écrasa contre le bois, des goûtes de sang tombèrent sur la veste qu'il portait sur les épaules. Il n'en fallu pas plus pour qu'Elliot explose.

« Ne salis pas cette veste avec ton sang pourri, bouffon !!! »

Avant de lui laisser le temps de réagir, Elliot avança à grand pas vers le bar et s'assit sur un tabouret en faisant sa tête de chiot pas content. De toute façon ce n'était pas son combat. Le barman ricana en voyant les sourcils de l'enfant froncés au paroxysme et lui servit un verre d'alcool.

« Allez santé, gamin ! »

Répondre « je voudrais plutôt du jus de citrouille » n'était certainement pas en option alors Elliot se saisit du verre en foudroyant le barman du regard avant de se tourner sur son tabouret pour observer le combat qui avait reprit. Ils se battaient comme des sauvages, à la moldue. Digne de Saïd Wilkes ne pouvait pas s'empêcher de penser le plus jeune en grimaçant. Les clients gueulaient, encourageant les deux hommes. Elliot faisait vraiment tache au milieu de tous ces tarés. Pour garder contenance il bu quelques gorgées de la boisson forte …. avant de tout recracher en toussant, la gorge en feu.

« Mais c'est dégueu ce truc !!! »

Il grimaça une nouvelle fois et c'est en tournant la tête, qu'il se figea. C'est une blague. Saïd Wilkes ! La !!! Sur le tabouret à côté du sien ! Un frisson de colère traversa tout son corps. Il serra la main contre son verre avant de le briser sur le bar pour garder la partie tranchante qui lui restait. Il le regarda, les yeux brillant de fureur en se levant. C'est lui qui avait tout détruit. Sa maison !

Elliot combla le peu d'espace qui les séparait pour l'attraper par le haut, le menaçant avec son verre, se rappelant que son père biologique en avait de même avec une bouteille cassée dans la cabane hurlante, plusieurs mois en arrière.

« Je devrais te trancher la gorge ! Non t'arracher les yeux. » Elliot le secoua. « Ou te faire exploser la tête !!! Ou les trois tient, c'est toujours possible ! POURQUOI TU AS CRAMER MA MAISON ESPECE DE GROS DEBILE ?! »

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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Dim 8 Fév - 11:02

Pourquoi était-t-il revenu ? Pour se battre ou pour le retrouver ? Saïd ne le savait pas lui-même et ne voulait pas le savoir. Il était presque parvenu à oublier cette histoire entre les jambes de Zoya et dans plusieurs jours enveloppés d'un doux nuage de drogue. Mais la soif, l’instinct ou l’habitude l’avait fait revenir dans ce trou paumé qui avait jadis été un bar tranquille. Ce lieu même dont il était partit en courant, la queue entre les jambes et une émotion douloureuse lui rongeant les entrailles. Il était pourtant revenu et ici, il ne put ne pas se rappeler de ce qu’il s’était passé.

Prenant sa place habituelle au bar, le regard sombre et assassin, il semblait tout faire pour retomber dans sa routine. Retrouver ses repères. Ne pas admettre qu’au plus profond de lui-même, il était complètement déstabilisé et flippé.
Il avait envie de frapper quelqu’un. Oh oui. Il pouvait sentir son être lui supplier cette violence libératrice. Son sang toquait à la porte de son cerveau à lui en donner la migraine, hurlant qu’il n’y avait pour lui qu’une seule solution. Celle qu’il avait toujours connue : la violence.
Pourtant il resta vissé sur son tabouret, entamant son troisième verre sans bouger autrement que pour porter la peinte à ses lèvres. Son pieds tremblait nerveusement sur le bord du tabouret et son regard de tueur ne lâchait pas le combat en cours une seule seconde. Comme si cela l’aiderait à se concentrer sur cela et rien d’autre.

Il ne remarqua pas le nouveau nouvel arrivant qui débarquait, lui aussi bien décidé à lui pourrir sa petite routine paisible. Il entendit son cri aiguë, son cri d’enfant, mais il ne se fit pas distraire. Il fallait dire que les gens qui se faisaient méchamment casser la gueule à coup de poing pour la première fois avaient tous tendance à sortir des sons très étranges de leur gosiers écrasés. Il cru que c’était l’un d’entre eux.

Il vit une petite silhouette s’approcher du bar et s’asseoir à côté de lui mais une fois de plus, son regard ne se détacha pas du combat. Son esprit lui raconta que c’était sûrement un homme nain qui n’allait de toute manière pas apprécier un regard de côté de sa part. L’esprit de Saïd était particulièrement doué pour ne pas remarquer les choses très importantes. C’était peut-être en connaissance de cause qu’Ali ait prit autant de mal pour s’adresser clairement et sans détour à son idiot de frère.

Ce ne fut que lorsqu’il y eu la combinaison du petit couinement suraiguë, la silhouette nanesque qui s’agitait à côté de lui et les quelques gouttes d’alcool qu’il venait de recracher qui humidifièrent sa joue gauche, que Saïd daigna porter son attention sur l’enfant. Une crispation dans ses tripes lui indiqua que cela avait été une mauvaise idée avant même que son cerveau ne comprenne pourquoi.
Il connaissait ce gosse, ça oui. Mais d’où, comment et pourquoi, cela allait prendre un certain temps à revenir.

Le gosse reconnu lui aussi l’homme qui était assit à côté de lui. A en croire sa tête d’offusqué, c’était aussi une surprise pour lui. Mais lui n'eut aucun mal à relier tous les points qu’avait posé Saïd dans sa vie et  il explosa subitement.
L’Egyptien le regarda crier et s’agiter mais ses paroles lui passèrent complètement au dessus de la tête. Oui il connaissait ce gamin, et ce gamin était toujours enragé contre quelque chose. Saïd aurait bien lâché un petit sourire attendrit devant tant de rage mais dans d’autre circonstances. Ici, et aujourd’hui, il se demandait simplement ce que ce nain faisait dans son bar.

Avec la même soudaineté, Saïd se releva et agrippa l’enfant à la gorge. Il ne remarqua qu’en sentant ce dernier lui couper l’avant-bras avec un petit morceau de verre que celui-ci s’était “armé”. De son autre main, il bloqua celle d’Elliot et approcha son regard fou de rage de son petit visage.

- J’avais froid aux couilles. dit-il d’un ton qui ne donnait pas du tout envie de rigoler.

Il fallait croire que lorsqu’il s’agissait de placer une blague dégueulasse, son esprit savait enregistrer ce qui était important dans une conversation. Lui ? Brûler une maison ? C’était bien son genre mais bien franchement il était trop feignant pour fouiller dans sa mémoire et se souvenir du moment en question.

D’un geste violent, il fit valdinguer le gamin sur la piste de danse, interrompant le combat en cours. D’ordinaire on l’aurait juste repoussé en lui disant d’attendre son tour, mais l’âge du petit homme surprit tous les membres présents. Les combattants lui jetèrent même un regard intrigué à travers leur orbites enfoncés et leurs arcades ensanglantées. Ils s’écartèrent, ne sachant pas trop s’il fallait aider le petit à terre ou lui taper dessus.
Saïd s’avança à son tour dans le cercle et tous reculèrent d’un pas de plus.

- Tu veux jouer, petit ? On va jouer. ronronna sadiquement Saïd. T’ain c’est dommage qu’on ai pas de clebs, ici. Ça aurait été vraiment marrant. Pas vrai les gars ?

L’acquiescement du public arriva mécaniquement mais manquant un peu d’enthousiasme. Il ne fallait pas regarder longtemps les lascars autour d’eux pour comprendre qu’ils n’avaient aucune idée quoi faire avec un gamin sur les bras. Certains d’entre eux avaient même laissé les leurs quelque part, spécialement pour pouvoir les fuir ici.

- Nan mais on est sympa ici… On accepte tout le monde. Les nains, les gosses ou même les étrangers ! déclara Saïd, la haine dégoulinant de ses mots.

Cette fois le cercle resta silencieux. Ils se regardèrent indécis, se demandant tous la même chose. Allait-il vraiment casser la gueule à un môme. Ils savaient que Saïd Wilkes, le fou dangereux, en était capable. Et si c’était le cas, allaient-ils l’arrêter ?  Après tout le gamin était venu de lui même et avait même provoqué cette bagarre. Mais tout de même…

Le malaise de son public poussa Saïd à fondre sur l’enfant et de l’agripper par ses petites bouclettes. Le trimbalant devant les autres comme un beau morceau de viande, il les jugea du regard.

- Alors quoi ? Un gosse et vous faites dans votre froc ? Vous avez peur que sa mère vienne vous gronder ? Mais moi je la prend avec plaisir ta mère ! dit-il en regardant l’enfant droit dans les yeux avec un grand sourire sadique.

Il ne se souvenait pas du tout que celle qui détenait ce titre était déjà six pied sous terre ou plutôt partie en fumée. Il ne souvenait pas non plus que la deuxième femme détenant ce titre était déjà dans son lit.

- Et on va pas le décevoir, hein ? Regardez-le, il s’est fait tout beau pour venir nous voir ! ajouta Saïd d’un air moqueur en remarquant la veste qui faisait bien deux fois la taille du petit. Tu sais t’es pas obligé d’aller dépouiller ton vieux père-

Mais les mots déraillèrent dans sa gorge, le stoppant net. Il cru qu’il s’étouffait sur quelque chose de solide lorsque son regard reconnu le dit costard. D’un sursaut il lâcha l’enfant et s’éloigna comme un vampire devant un crucifix.

- Où est-ce que t’as eu ça ? demanda-t-il alors. Tout humour avait disparu de sa voix, laissant même transparaître quelque chose qui ressemblait à de la peur.

Mais c’était une question qui n’avait pas vraiment besoin de réponse car la vérité retrouva enfin son chemin jusqu’au cerveau de l’homme le plus borné de la Terre.
La veste d’Evan Rosier. Oui ce gosse était celui d’Evan Rosier. Mais il y avait autre chose… Quelque chose de gros. L’image du visage si amer de Zoya lui revint en mémoire et soudain, celle d’une maison. D’une femme qui hurlait et d’un feu. Oui il avait brûlé cette maison, la maison d’Evan Rosier et de sa femme. Et de leur fils… Non, pas leur fils. L’enfant de Zoya. Son fils.

- Non, putain. souffla Saïd qui se sentait sur le point de vomir ou de s’évanouir. Ou de s’évanouir dans son vomi.

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Elliot Rosier

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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Dim 8 Fév - 12:07

Ce crétin de Saïd Wilkes l'attrapa par la gorge et Elliot sentit sa respiration se bloquer. Par réflexe, son bout de verre tranchant vint entailler l'avant bras de son agresseur mais sa main fut aussitôt bloquée. Ne pouvant pas lutté, il fit tomber ce qui restait de son verre sur le sol. La poigne trop forte pour lui, il sentait déjà son esprit partir ailleurs, manquant d'air, son cerveau refusait de réfléchir, dans l'incapacité d'analyser la situation et de trouver un moyen de lui échapper. …. Avant d'être subitement reconnecté en entendant la remarque odieuse qui résonna dans ses oreilles, en réponses à ses questions. Aaaaah !!! Non mais c'est quoi son problème à ce pervers sexuel ?! Elliot grimaça, dégoûté par ces paroles. Il avait des mots qui étaient banni de son vocabulaire et tout ce qui concernait l'amour et à plus forte raison, le sexe, en faisait partie. Et bien avant d'avoir surprit sa mère coucher avec ce gros porc de William Bethney. Beurk beurk beurk ! Puisant dans ses dernières forces, il envoyer un coup de pied dans le ventre de Saïd Wilkes qui ne s'en soucia absolument pas. Connard de mangemort !

Elliot sentit son dos percuter le centre du bar, stoppant ainsi le combat qui avait lieu. Le jeune homme grimaça en se redressant doucement, son corps endolori, il se massa la gorge, reprenant doucement sa respiration en observant le regard indécis des occupants des lieux. Il tentait de garder le contrôle sur ses émotions, ne pas montrer de faiblesse. Peut-être que la veste qu'il avait sur lui lui rappelait qui il était. Elliot Rosier. Oui, quoi qu'on en dise, il est le fils d'Evan Rosier, puisque c'est ce que ce dernier avait voulu. Alors l'enfant resta stoïque. Et pourtant, son cœur battait à vive allure, dans une terreur sans nom alors que Saïd annonçait clairement ce qu'il avait l'intention de faire. Est-ce qu'il allait vraiment devoir se battre contre tous ses hommes ? Non seulement il n'avait pas l'avantage numérique mais en plus il n'était qu'un enfant. Bon sang, Elly, mais à quoi pensais tu en provoquant ce fou dangereux ? Après tout, il connaît la vérité et il n'a aucune honte à mettre son fils au milieu d'un ring pour qu'il soit tabassé à mort. Et alors quoi ? C'est même lui qui allait mettre le premier coup ?

Tous ces membres se crispèrent et il était bien incapable de se relever, la peur le maintenant sur place. Mais les hommes de combats hésitaient aussi alors que Saïd essayait de les motiver. Lorsque soudain, le psychopathe fondit sur lui, l'attrapant par les cheveux pour le trimbaler autour de l'assembler. Contraint à le suivre, il serra la mâchoire pour s'empêcher de crier devant la vive douleur qu'il ressentait au niveau du crâne. Lorsque Saïd le regarda droit dans les yeux, faisant des insinuations sur sa mère, Elliot manqua de lui cracher dessus. C'est d'ailleurs ce qu'il aurait fait s'il n’enchaînait pas sur la veste qu'il portait sur ses épaules. « Dépouiller » et « père » dans la même phrase lui donna un haut le cœur.

« LA FERME !!! Ne parle pas de lui !!! » Tient donc, Elliot retrouvait subitement l'usage de la parole.

Mais soudainement, Saïd venait de le lâcher pour reculer de quelques pas, la peur dans les yeux en fixant la veste. Ne comprenant pas vraiment ce qui se passait, Elliot le regarda surprit, frottant sa tête à travers sa chevelure bouclée pour faire passer la douleur. Ce n'est que lorsque Saïd lui demanda où est-ce qu'il avait déniché cette veste que tout s'assembla. Un sourire sarcastique étira instinctivement ses lèvres. Il comprit LA raison de la peur, qui se trouvait être un homme. Et pas n'importe lequel. L'enfant savourait ce moment, jubilait même. Enfin soyons honnête, si lui même devait se retrouver face à Evan Rosier version adulte, là il ne ferait pas le malin.

L'enfant s'avança de quelques pas tout en restant à distance raisonnable.

« Tu sais très bien à qui elle appartient cette veste. Il est en vie, il revient d'entre les morts ! » Elliot observa l'homme en face de lui, qu'il fini par pointer du doigt. « Et il revient pour toi ! Sa vengeance va être terrible ! »

Bon okey, si la première partie était vraie, la seconde était du bluff mais ça, Saïd n'était pas censé le savoir. Et maintenant, le coup de grâce.

« Tu auras beau brûler la demeure des Rosier, tuer ma mère, me tuer moi, il restera toujours un Rosier. Et tu sais ce que ça veut dire ? Tu ne pourras plus jamais dormir sur tes deux oreilles ! »

Techniquement, il n'avait aucune preuve qu'Evan Rosier était vivant, mais il en restait persuadé. Si c'était le cas, Elliot n'était pas sûre que son père apprécierait qu'il se serve de sa personne pour foutre les jetons aux autres, surtout s'il voulait rester discret, mais il devait aussi savoir qu'en se pointant à Ste Mangouste comme il l'avait fait …. Cette présence fantomatique allait engendrer des rumeurs.

« Et qu'une chose soit claire. Tu ne me considères pas comme ton fils, mais sache que moi non plus. Tu ne seras jamais mon père, le seul que je reconnais comme tel c'est Evan Rosier ….. Pour le meilleur ou le pire » Ajouta t il plus bas pour lui même.

Mettre tous ses espoirs vers cet homme. Ne risquait-il pas de tomber de bien bas, ou droit dans la tombe ? De toute façon, son avenir lui paraissait déjà incertain.

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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Jeu 12 Mar - 20:18

- Q - Quoi ? balbutia Saïd dont le cerveau bataillait férocement pour ne pas comprendre.

Le petit brailla à propos de l’homme à qui appartenait la veste : Evan Rosier, mais Saïd avait déjà oublié cette affaire. Non, l’idée qui l’avait soudainement retourné et figé d’horreur et qui s’agrippait maintenant à son esprit était que le petit gamin qui s’agitait devant lui était le sien. Son fils.
Un gosse dont il ne connaissait rien et qu’il n’avait jamais vu avant ces quelques derniers mois passés à Pré-Au-Lard. Pourtant il ne pouvait plus se voiler la face et prétendre qu’il ne le savait pas. Dans les veines de ce petit bout de viande avarié coulait son sang. Le sang d’un Wilkes.

Mais ce qui certains auraient provoqué de la fierté, de la tendresse ou un instinct paternel, ne fit que titiller le prédateur en lui. Les Wilkes n’avaient pas la réputation d’avoir une relation familiale très saine. Il céda devant la petite mine pleine de fierté du sale gosse et l’empoigna violemment par le col. Le soulevant de terre sans difficulté, il le ramena juste devant son visage enragé.

- LA FERME ! LA FERME PETITE MERDE ! TU DEVRAIS MÊME PAS EXISTER ! hurla-t-il comme une bête sauvage avant d’écraser l’enfant à ses pieds. Il lui donna un grand coup de pied dans les côtés et se jeta à terre sur lui sans lui laisser de répit.
- TU CROIS QUE J’EN AI QUELQUE CHOSE A FOUTRE DE VOS HISTOIRES ?! continua-t-il de rugir bestialement à la face de l’enfant amoché. T’es qu’une erreur qui m’a échapper des BOURSES ! Je vais te remettre à la place ! Plaquant le petit corps d’Elliot d’un genoux, il violenta son visage que deux coup de poing.

Il avait de la chance que l’enfant soit encore conscient après ça. Mais son visage juvénile bousillé et  ensanglanté ne lui inspira aucune pitié. Plutôt frustré de ne pouvoir plus se défouler, Saïd comprit qu’il n’avait pas de quoi s’amuser avec Elliot Rosier. D’un geste, il dégaina son poignard et le pointa vers l’enfant comme une ancienne habitude de lorsqu’il maniait encore la baguette magique. Mais il ne se trompait pas. Saïd était près à empaler le crâne d’Elliot avec sa lame.

- C’est moi qui t’ai donné la vie. C’est plutôt logique que je te l’ôte, nan ? jubila-t-il.

Bientôt, toute cette histoire serait finie. C’était bien la peine de s’énerver autant. Ce regain de pouvoir coulait dans les veines de Saïd comme une drogue euphorisante qui prit le moment de savourer. Sa proie était bien médiocre, mais ces derniers temps l’ex-mangemort n’avait de cesse de sentir qu’il perdait le contrôle de la situation. Mais à ce moment, il était le maître.

Les autres étaient complètement tétanisés en comprenant que Saïd Wilkes ne rigolait pas. Allaient-ils vraiment assister au meurtre sanglant d’un pauvre gosse ? Beaucoup le refusait et pourtant ils n’osèrent agir, de peur que le monstre ne précipite son geste.
Certains, haussèrent le ton, tentant tant bien que mal de faire entendre leur opinion et la raison, mais le cerveau de Saïd était bien trop imperméable à ce concept.

Pourtant Saïd ne se lança pas. Ce moment de délectation se transforma lentement en hésitation. Il n’avait pas quitté le petit du regard ni abaissé sa lame, mais le doute semblait lentement s’insinuer derrière ses iris dorés. Il regarda Elliot comme s’il y voyait doucement autre chose apparaître. Mais pas autre chose : quelqu’un d’autre. Zoya.
L’homme déglutit, semblant déjà le bout de sa lame s’abaisser doucement. Il se souvint de son regard et de son désespoir lorsqu’elle lui avait parlé de cet enfant et de son histoire. Il ne comprenait pas toute la profondeur de ses sentiments et les raisons qui lui poussait à tenir autant à un gosse qu’elle n’avait pas élevé. Mais il put déduire de tout cela que peut-être, l’auror allait lui en vouloir terriblement de tuer ce gosse. Elle allait sûrement lui faire un caca nerveux et être horriblement chiante. Cela suffit pour le faire douter.

Il redressa sa lame en voyant que celle-ci s’éloignait trop de sa cible, mais la conviction n’y était plus vraiment. Sourcil froncé, Saïd finit par exprimer son trouble.
- Et elle ? questionna-t-il d’un ton incertain. La connasse qui a brûlé. Tu la considère comme ta mère ?
Il observa Elliot d’un air curieux, presque inquiet. Mais on ne pouvait pas se tromper. La seule réponse à cette question allait décider du destin d’Elliot Rosier.

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NPC Lise


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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Jeu 12 Mar - 21:50

Si les horreurs débitées à son propos auraient pu le blesser, c'est dans une autre bouche de celle de Saïd Wilkes. Il se fichait pas mal de la manière dont son géniteur le considérait. Elliot n'avait aucun estime ni espoir en ce qui concerne ce père avec qui il ne partage que le sang. Non, ce qui le terrifiait, c'est plutôt le sort qui lui était réservé. Les yeux à la lueur pleine de rage de Saïd ne laissaient rien présager de bon. Soulevé puis jeté à terre, le coup dans les côtes le fit crier de douleur. Son propre corps n'était pas rétablit, après tout cela ne faisait pas longtemps qu'il était sorti de l’hôpital (avant la fin de son traitement rappelons le). Et puis bon, il sortait tout de même d'un coma. Il gémit et passa ses bras sur lui comme pour se protéger ou apaiser la douleur, mais Wilkes ne lui laissa pas une seconde de répits. Le monstre se jeta sur sa proie, frappant l'enfant de ses poings. Elliot cria et essaya de se débattre en vain. Il avait beau être une bonne tête de brûlée qui savait hurler et attirer l'attention …. Non, Elliot ne manquait ni de courage, ni d'audace, mais sa force physique était carrément en dessous de celle de son père. Il aurait voulu atteindre sa baguette mais ça non plus, il n'y arrivait pas. Le relâchant enfin, Elly pu respirer à loisir -bien que difficilement-, en toussant et crachant du sang. L'enfant n'arrivait pas à se relever. Il essuya son visage avec ses mains -bien qu'il ne faisait qu'étaler le sang et se stoppa dans son geste en voyant la lame vers lui. Maintenant, il voulait porter le coup de grâce.

Une autre scène lui vint en mémoire. Un flash … Sa mère qui l'avait poignardé pour protéger ce stupide Bethney. Un long frisson le prit mais également … une certaine rage. Alors que l’aîné semblait hésiter, Elliot en profita pour puiser dans ses dernières forces et se relever, tant bien que mal, titubant. Le gamin passa une main tremblante sous son nez et renfila.

« Ne me parle pas d'elle … Elle m'a élevé mais je ne la considère pas comme ma mère ! » Il n'en dit pas d'avantage, après tout, hors de question de raconter sa vie à un type comme lui. Non, Elliot tremblait de fureur ! Ce Saïd Wilkes est un lâche, un moins que rien et l'homme le plus vulgaire qu'il n'est jamais rencontré. Comment cet homme peut faire parti de l'entourage de son père ? C'est stupide …. Il représentait à lui tout seul, tout ce que Evan Rosier détestait. Alors qu'est-ce qu'il avait bien pu lui trouver ?

En tout cas, il ne lui pardonnerait pas ce qu'il venait de faire et Elliot avait beaucoup trop de fierté pour s'enfuir la queue entre les jambes. Plutôt que de s'emporter, il se remémora les différents conseils acquit d'une certaine personne depuis la rentrée scolaire. Le jeune garçon, s’efforça de se calmer et de se tenir droit, impassible. Un Rosier ne montre pas d'émotions, un Rosier inspire la peur. Un Rosier ne se bat pas comme un moldu, il est plus intelligent et vicieux que ça. Elliot savait qu'il était loin d'inspirer cette peur en question, mais c'était pour le moment, tout ce qu'il était capable de faire.

« Moi aussi, j'en ai fini avec toi. » Après tout, il n'avait rien à perdre. Elliot n'avait plus de logement, plus de famille. Il s'en fichait maintenant, il pouvait le tuer là et maintenant. Le gamin leva sa baguette prêt à jeter le sortilège impardonnable qui aurait valu la vie de Saïd Wilkes mais la porte du bar s'ouvrit brusquement, ou plutôt, tomba sur le sol. Ce qui l'arrêta dans son mouvement, le laissant trop surprit. Une silhouette vêtue d'une veste rouge à capuchon fut devant lui en quelques pas beaucoup trop rapide. Sa baguette fut arrachée des mains et lui même soulevé par le col avant d'être transporté hors du bar. La femme le déposa sur le sol.

« Va t'en. » Sa voix n'exprimait aucune émotion, proche de ce dont lui parlait Evan, si bien qu'il se demanda l'espace d'un instant si ce n'était pas lui qui avait prit du polynectar. Avant de se dire que non. Evan Rosier aurait fait une entrée plus discrète et plus … vicieuse. Il resta comme un idiot devant le bar, couvert de sang, ne tenant à peine debout -et dépourvu de sa baguette-.

La femme retourna dans le bar et rejeta son capuchon en arrière, découvrant ses longs cheveux sombres. Son regard indescriptible se plongea dans les prunelles de Saïd et sa voix froide retentit de nouveau.

« Tabasser un gosse ? Vraiment ? Il n'y a que toi pour faire ça, Sam. Mais si tu veux te battre, prends toi en plutôt à quelqu'un de ta taille. »

Ses yeux jaunirent l'espace d'un instant puis rapidement, Lise fut devant lui. Elle l'attrapa par le col et le jeta sur le bar, cassant au passage les bouteilles d'alcool déjà présentes. La semi louve sauta au dessus de lui, dans un bond plutôt agile. Sa main agrippa le col de son haut pour soulever légèrement le corps sous elle, puis son poing heurta avec force le visage de celui qui avait fait subir le même traitement quelques minutes plus tôt, à son propre fils. Elle n'avait pas besoin de couteau, ni de bouteille cassée pour l’abîmer. Les coups de poing se succédèrent et elle émit un grognement semblable à celui d'une bête. Avant de le jeter contre le mur. Loin de laisser le corps retomber sur le sol, elle fut rapidement vers lui, lui bloquant la respiration avec le bras. La semi louve se rapprocha encore, pour murmurer à son oreille.

« Il ne me faudrait que quelques secondes pour t'arracher la gorge à coup de dents. »
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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Ven 13 Mar - 17:53

La réponse emplie de colère et de dégoût appela un rictus amusé sur le visage sombre de Saïd Wilkes. Il ne savait pas si c’était la réponse qu’il attendait mais si celle-ci avait été autre, il était sûr que la vie d’Elliot Rosier aurait prit fin avant qu’il ne finisse sa phrase.
L’homme eu même la décence de reculer un peu pour laisser l’espace au jeune homme blessé de retrouver son équilibre précaire. Allait-il le tuer ? A vrai dire, la raison première pour laquelle il avait eu envie de le faire lui échappait lentement.

Néanmoins, à le voir reprendre lentement le contrôle de son corps et se calmer, Saïd sentit sa lame remonter doucement. Voilà une vue plus intéressante que celle d’un sac de viscère recroquevillé sur le sol.
Rassemblant son courage, regardant Saïd dans les yeux d’un air froid, Elliot semblait presque l’inviter au combat. Lui montrer qu’il était digne de mourir de sa main. L’homme eu un sourire. Mais ce n’était pas le sadisme qui l’animait. Sur ses lèvres se dessinaient de la fierté.

Mais avant qu’aucun des deux ne puissent se lancer dans ce qui promettait d’être un bien tragique combat, la porte du bar sauta de ses gond dans un fracas impressionnant. L’ex-mangemort fit volte face, le visage soudain sombre et colérique. Sans s’en rendre compte, il avait esquissé un pas pour se mettre devant son partenaire de jeu.
La silhouette rouge prit Saïd au dépourvu. Figé et troublé, il dévisagea l’inconnu sans comprendre. Les choses se passèrent assez vite et comme il ne fut pas concerné au premier abord, il laissa la figure emporter l’enfant sans réagir.
Déstabilisé, son visage se déforma d’incompréhension. Il jeta un coup d’oeil interrogateur à ses comparses présents dans le bar. Mais personne ne semblait plus rien comprendre. Il se retourna vers elle alors qu’elle revenait dans le bar. Une fois de plus, il fut surprit de voir que l'intrus était une femme et jolie en plus. Elle jurait tellement avec le paysage que Saïd eu beaucoup de mal à comprendre quoi que ce soit à la situation.

- C’est le mien. J’en fais ce que je v- répondit-il néanmoins. Mais coupé par le déplacement si rapide de la jeune femme et figé à la vue de ses yeux jaunis, Saïd eu l’impression d’avoir avalé sa langue.

Il sentit l’impact du bois contre son dos sans vraiment comprendre comment il était arrivé là. Se perdant dans les débris de bouteille et leur contenu, il eu seulement assez d’esprit pour comprendre qu’il s’était écrasé dans les réserves du barman.
Il se sentit alors soulevé par le col comme il avait soulevé le gosse mais bientôt, il fut projeté à nouveau pas un coup de poing puissant. Il entendit des cris, des pas précipités et un coup d’oeil sur le côté lui permis de voir que ses camarades du fightclub avaient enfin réussi à prendre leurs jambes à leur cou. Il était temps, songea-t-il en les observant fuir par la porte défoncée.
Un autre coup de poing puissant vint le distraire des fuyards, puis un autre et encore un autre. Il ne savait si c’était la violence des coups, sa commotion cérébrale naissante ou la situation loufoque qui aspirait complète son envie de se battre. Martelé comme une poupée de chiffon, il se laissa faire et abandonna de comprendre quoi que ce soit de ce qu’il se passait. De toute manière, ses neurones étaient bien trop secoués pour être fonctionnels.
Il se sentit bouger géographiquement et passer du sol au mur. Puis rester collé au mur, plaqué par le puissant bras de la jeune femme.

Saïd s’étrangla, autant de surprise qu’à cause de son assaillante. Des gerbes de sang s’échappèrent de ses poumons malmenés. Ses yeux peinèrent à cibler leur point d'intérêt et se perdirent dans le vide un instant, mais son esprit revint petit à petit. Et a son retour, quelque chose sembla s’allumer comme une étincelle dans le noir. Il l’écouta et soudain, un petit sourire anima sa bouche ensanglantée.

- Et si tu te défilais pas cette fois-ci, Lise ? répondit-il avec un faible rire.

C’était étonnant, mais on ne pouvait entendre aucune agressivité dans la voix de Saïd Wilkes. Seulement un peu d’humour léger et inoffensif et encore un peu de doute quant à ses paroles. Dans ses yeux mordorés brillait même un écho de joie.

Cela faisait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas vu. Non seulement durant ces quinze années de coma mais aussi pendant la guerre. Évidemment. Ils n’étaient pas du même camp après tout. Mais il ne se trompait pas, derrière ces yeux jaunes et cette force surhumaine se cachait bien Lise Parker.

- Je croyais qu’on t’avais tué. se souvint-il alors. Un de ses rares souvenir de la guerre et pourtant elle lui revint à l’esprit claire comme de la roche.
La petite fouineuse devait être éliminée avant de démasquer tous les mangemorts infiltrés au Ministère de la Magie. Lise Parker. Le nom ne lui avait que effleuré l’esprit à l’époque. Il y avait tellement de cibles, tellement de morts à cette époque. Et pourtant ce souvenir était la preuve que son esprit avait bien comprit de qui il s’agissait.
- Greyback…  se remémora-t-il avec un petit rire nostalgique. Je le savais. souffla-t-il avant de vraiment finir par sentir l’air lui manquer.

Ses yeux vinrent chercher ceux de Lise. Sans panique, sans supplication, seulement comme un homme qui redécouvrait avec curiosité une très vieille amie. Malgré les circonstances, Saïd semblait bien épinglé là au mur avec quelques morceaux de bouteilles brisées s’enfonçant doucement dans la peau de son dos.
Lui-même ne savait pas pourquoi mais la vue de cette femme le calmait. Elle lui rappelait un temps où les choses n’étaient pas si différentes et pourtant si simple. Zoya n’était qu’un bonne partie de jambes en l’air, sa famille n’était qu’un cauchemar lointain et inavoué, Lise n’était qu’une jeune fille avec un lourd secret et il n’était qu’un gros con violent.

Lentement, il leva la main pour dégager une mèche du visage de la jeune femme pour mieux l’observer. Oui les choses n’avaient pas tant changé finalement. Il gigotait dans la même merde avec les mêmes gens depuis toujours. Pourquoi cela l’emmerdait-il autant aujourd’hui ? La vieillesse peut-être. Ou peut-être était-ce qu’il avait simplement oublié d’être con ces derniers temps. Ça n’avait pas d’importance, plus rien n’avait d’importance.
Soupirant le peu d’air qui lui restait dans les poumons, Saïd ferma les yeux sans se débattre.

- Vas-y. Fini-moi. murmura-t-il d'un ton las.

Au moment même où Saïd finit sa phrase, une lumière blanche remplit l’entièreté du bar dans un flash. Celui qui avait les yeux fermé ne le vit pas mais pour Lise ce fut comme si un écran blanc s’était posé juste devant ses yeux pendant une seconde. Lorsque celui-ci disparu, elle faisait face à un homme interposé entre elle et Saïd.


- Eloigne-toi de mon frère. dit-il d’un ton ferme et menaçant dont l’écho rappelait ses origines lointaines.  Pour appuyer ses paroles, il cogna le sol de la pointe de son sceptre métallique.

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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Dim 15 Mar - 11:26

La voix de Saïd qui s'éleva enfin dans le bar semblait la calmer. Légèrement. Aucune colère, aucune provocation, il se comportait d'un air amusé, comme le mec heureux de retrouver une vielle amie, par le fruit du hasard. Mais une rencontre avec Lise Parker n'avait jamais rien d'un hasard. Fouineuse, elle avait toujours eu les yeux de partout. Et cela, Saïd s'en souvenait également, lui faisant remarqué qu'il la croyait morte.

"Je n'ai jamais manqué d'imagination." fit-elle simplement, en référence à la mise en scène qu'elle avait elle même mise en place pour que les Maraudeurs et surtout Remus puisse croire à sa mort et ne pas la chercher. Rien ne les avaient mené sur une quelconque piste durant toutes ses années, jusqu'à qu'elle décide de se montrer.

La semi lycan était particulièrement douée pour cacher des choses, que ce soit son origine ou l'enfant qu'elle avait mit au monde. Mais celui qui trouvait toujours les réponses se trouvait devant elle. C'est sûr qu'en connaissant une partie de son histoire, il remonta rapidement à son oncle. Car en effet, c'est Greyback qui lui avait laissé la vie à la condition qu'elle disparaisse, malgré l'ordre de Voldemort concernant son exécution. Le mage noir avait fait une erreur dans son jugement, Greyback protéger sa famille, tous les lycans qu'il avait crée mais surtout celle qui était sa plus proche famille, sa famille de sang. Lise savait qu'elle avait une place privilégiée vers Greyback mais n'en profitait pas. Solitaire, elle menait sa vie selon ses propres choix, sans ce soucier de l'avis d'autrui. C'est ce qui l'avait conduit dans ce bar, protégeant cet enfant poissard et provocateur qui porte un nom qui ne lui appartient pas. Non, rien n'échappe à Lise.

Cependant, maintenant que l'ancien mangemort avait prononcé le nom de son oncle, sa prise se desserra du cou de Saïd. Elle savait que Greyback n'approuverait pas ce manque de discrétion et que ce n'était pas la première fois qu'elle défiait son autorité, et pourtant, elle ne regrettait pas sa décision.

"Ce n'est pas l'envie qui manque Sam. Je savais que tu pouvais être un sacré crétin quand tu le voulais mais là ...."

Cependant tu as de la chance, je ne tue pas mes amis. Voila ce qu'elle c'était apprêté à ajouter, mais une lumière blanche l'aveugla subitement, la coupant dans son élan. Lise fut contraint de lâcher sa proie et de reculer d'un pas. Bientôt le décore se remit en place, avec une carte maîtresse en plus, celui qui se présentait comme le frère de Saïd Wilkes. Depuis quand Saïd avait besoin qu'un quelconque frère venu de je ne sais trop d'où pour lui venir en aide ? La situation aurait pu être risible, mais aucun sourire n'ornait les lèvres de la détective qui observa le nouveau venu, indescriptible, sans baisser sa garde. Malgré l'air impassible de la louve, elle ne le sous estimait pas, au contraire, Lise sentait en lui une puissante et ancienne magie qui lui laissait un sentiment ..... d'inquiétude ? Elle haussa légèrement un sourcil, rare sont les personnes qui arrivent à fissurer sa contenance.

Mais la semi-louve se tenait toujours devant lui, droite, fière et froide.

"Si tu veux protéger ta famille, ce n'est pas par lui qu'il faut commencer. Elliot, rentre au château." fit-elle sans se retourner, sentant la présence du garçon dans le bar.

En effet, surprit par l'éclair blanc, la curiosité d'Elly avait prit le dessus et il était rentré de nouveau dans le bar -se tenant tout de même non loin de la porte- et surtout bien entendu, il avait entendu le nouvel individu dire que Saïd est son frère. Ce qui signifiait donc qu'il était ..... un nouveau barge dans sa famille. (et accessoirement son oncle.) Décidément.

"Mais ..."
"Elliot, rentre."

La voix froide qui le coupa dans ses protestations était sans appel, ce qui une nouvelle fois, lui rappela Evan. C'est sans doute la pensée de se dernier qui le poussa à rester docile. Il fit la moue, grogna pour signifier que okey, il partait mais pas de bon coeur, et cette fois-ci quitta réellement les lieux en titubant.

L'affaire aurait pu se terminer là, Lise aurait pu disparaître sans demander son reste. Mais la vue de cet homme devait lui l'agaçait, son côté lycan était titillé. Mais Greyback ... Oh puis comme s'il serait parti la queue entre les jambes. Aucune chance que son oncle fuit une pareille situation s'il avait été à sa place.

"Qui es-tu ?" demanda-t-elle simplement retenant son envie de bondir sur lui. Elle ne lui demandait pas vraiment son identité, elle avait bien comprit qu'il est le frère de son ami. C'est plutôt cette magie qu'elle ressentait en lui qui l'intriguait. Et comme tout le monde le sait, Lise n'aime pas ne pas savoir quelque chose. Les yeux posés sur le sceptre, observant le moindre détail de l'objet, c'est pourtant à Sam qu'elle s'adressa.
"Depuis quand tu as besoin d'un garde du corps Saïd ?"

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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Dim 15 Mar - 15:29

L’homme ne cilla pas. Droit et fermement ancré sur ses appuies, il la fixa d’un regard intense. Aucune peur, aucun doute ne se lisait dans ses iris bleu et l’oeil aiguisé de Lise put le voir. Cet homme avait de l’expérience dans les combats.
Il n’accorda pas un regard à la petite silhouette qui les observait depuis l’entrée du bar, laissant le soin à la jeune femme de le diriger vers un lieu plus sûr. Il appréciait qu’elle ne mêle pas le petit à cette situation mais il pouvait comprendre dans ses mots que elle n’avait pas l’intention de partir.

Il la sentit se questionner une micro-seconde mais vite revenir à son adversaire. Elle aurait pu lui sauter dessus et lui l’éloigner de Saïd par la force, mais tous deux décidèrent d’attendre, de se jauger. Elle le questionna mais il ne répondit pas. Il avait déjà dit plus que ce qu’il ne l’aurait souhaité en s’interposant. Il l’observa le détailler minutieusement et en fit rapidement de même. Mais contrairement à la détective,  il n’y avait pas grand chose que le combattant avait besoin de comprendre. Elle était belle et elle était dangereuse.

Saïd, lui, se sentit retomber sans comprendre pourquoi Lise l’avait si soudainement lâché alors qu’elle avait clairement prévu plus à son programme. Se laissant s’affaisser sur le sol, il resta les yeux fermés un instant, lassé de sa propre douleur qui parcourait tous ses muscles. Mais une voix le figea sur place.

Ses yeux s’ouvrirent soudainement et il vit qu’il ne se trompait pas. La haute et imposante stature de Ali, fils de Ra, se dressait dos à lui, faisant face à Lise. L’homme à terre senti une main glacée lui prendre à la gorge alors qu’il revoyait cet homme qui se disait être son frère.

- Non… murmura-t-il d’une voix étranglée. Ali ne se laissa distraire qu’une fraction de seconde mais il n’y eu que Lise pour voir l’expression qui déformait le visage de Saïd en cet instant. La peur.
- Va-t-en. VA-T-EN ! rugit-il alors en se relevant brusquement, puisant dans le eu d’énergie qui lui restait.

Il ne fallu qu’une fraction de seconde pour Ali d’anticiper les gestes de son frère. Comme animé des pensées de son maître, le sceptre lança un éclair doré qui vint frapper la jeune louve et se refermer autour d’elle comme une énorme serre d’oiseau de proie qui la plaqua au sol. Avant même que cette dernière ne touche réellement le sol, Ali s’était retourné, empoignant le bras de Saïd et son cou, l’immobilisant une fois de plus contre le mur.

- SEN ! rugit le combattant dans sa langue natale. Son masque de calme froid s’était craquelé d’incompréhension et de colère alors qu’il découvrait le regard paniqué que lui jetait son petit frère.
Puis, son regard bleu se porta sur la lame que Saïd tenait encore fermement dans sa main gauche. Son visage de crispa une fraction de seconde en comprenant que ce dernier avait tenté de le poignarder. Mais ce n’était pas l’animosité de Saïd qui lui fit comprendre le plus important. Se retournant vers son frère, il souffla.

- Je suis arrivé trop tard… Mon frère. Ta magie-

- TA GUEULE ! TA GUEULE ! rugit Saïd en se débattant férocement sans succès.
Mais ils l’avaient très bien comprit tous les deux. Ali serra le poignet de Saïd jusqu’à ce que la douleur le fasse enfin lâcher l’arme moldue qui se planta lamentablement dans le sol. Saïd lui-même sembla peu à peu abandonner le combat, accablé par propre son état.
L’attention d’Ali fut à nouveau attiré par une marque dessinée sur le bras qu’il bloquait. Il le lâcha pour mieux voir ou pour arrêter de toucher le dessin et Saïd laissa retomber son bras tatoué contre son corps d’un mouvement flasque.

- Perfide Isis… murmura Ali d’une voix pleine de haine. Je… Je n’aurais jamais dû te laisser ici. Ce monde n’est qu’Isfet, froid et poison ! Comment… Comment a-t-il pu t’envoyer ici en pensant te protéger ! hurla l’Egyptien sans se rendre compte que sa colère resserrait ses doigts autour du coup de Saïd.

Ce dernier ne comprenait rien aux paroles du fils de Ra et perdant peu à peu connaissance, il n’en avait pas grand chose à faire. Son regard se porta néanmoins sur la figure de Lise qui se débattait à terre. Étrangement, il se rendit compte qu’il se souciait plus d’elle que de son propre sort. Qu’allait-il advenir d’elle ? Allait-elle réussir à se délivrer toute seule ? Il sentait son corps s’engourdir lentement mais un geste inconscient lui fit tendre la main vers elle. Si seulement elle pouvait ne pas être là. Être loin, là où elle avait survécu toutes ces années. Loin de l’Angleterre et de la folie qui y bouillonnait.

- Viens avec moi, mon frère. Rentrons, je t’en supplie. Notre père saura quoi faire. Ra te viendra en aide. implora Ali en déposa son front contre celui de son frère.

Ce contact donna la nausée à Saïd qui se crispa. Il aurait voulu vomir mais au lieu de cela, deux mots sortirent de ses lèvres bleues.

- Tue… moi...

Le court silence qui s’en suivit sembla fait de plomb et de fer. Le regard bleu plongé dans les iris dorés de Saïd trembla mais le visage d’Ali se ferma, regagnant le masque ferme d’un homme ayant combattu depuis sa plus tendre enfance dans une guerre infernale. Lentement, d’un geste tremblant, il leva son sceptre pour en poser la paume sur le torse de Saïd.

- Je ne peux te tuer, mon frère. Tu es déjà mort. dit-il alors d’une voix triste avant qu’un éclat bleu ne frappe Saïd qui s'effondra sur le sol, inerte.

Le silence retomba, cette fois seulement ponctué d’un murmure discret. Droit et immobile, Ali pria dans sa langue natale pendant une minute avant de se rappeler qu’il n’était pas seul.
Se retournant vers sa captive il cogna une fois le sol de son sceptre pour la libérer. Il l’observa un instant de ses yeux bleus en se demandant s’il allait lui dire quelque chose. Mais finalement, levant une nouvelle fois son sceptre, il déclencha un nouveau flash blanc dans lequel les deux frères disparurent, laissant la louve seule dans le bar détruit.


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MessageSujet: Re: Les mêmes gênes ! [PV Saïd]   Dim 15 Mar - 16:52

Ce fut l'angoisse qu'elle lisait dans les prunelles de son ami qui la fit douter. Il était rare de voir de la peur dans les yeux de Saïd qui avait l'habitude de s'en débarrasser, aimant vivre avec le danger, la provocation, le combat et le drame. Une attitude en totale contradiction avec ce qu'elle connaissait de lui. Ainsi donc, la situation changeait. La louve s’apprêtait à changer de place, pour s'interposer entre les deux frères, tenant en place Saïd derrière, le protégeant de son corps, jouant les garde du corps, comme l'avait fait récemment la version adolescente des deux protagonistes.

Mais elle n'en eu le loisir, un éclair doré sortit du sceptre la toucha et la douleur ne fut pas la seule chose qui l'empêcha de bouger. Un halo se forma autour d'elle et la projeta sur le sol. La louve grogna en se débattant, mais même pour elle, la poigne restait trop forte. Bien qu'elle luttait de toutes ses forces, elle ne perdit néanmoins rien de l'échange entre les deux hommes, tous ses sens en alertes. Ainsi donc, Saïd n'avait plus de magie ? Mais quel idiot ! Qu'avait-il fait encore ?! Ce qui faisait qu'il était encore plus vulnérable. Surtout que si le retour de Saïd Wilkes venait aux oreilles de l'ordre ou des mangemorts, nombreux sont ceux qui voudraient sa mort. Mais à quoi joue-t-il à faire le pitre dans un bar sans aucune protection ? Stupide Saïd, toujours aussi insouciant ! Elle grogna de nouveau, se débattant comme une diablesse. Alors qu'elle s'agitait, elle vit néanmoins la main qui se tendait vers elle, alors que l'ancien mangemort était en train de sombrer dans l'inconscience.

"LÂCHE LE !!! Ne le touche pas !!" Soudainement un éclair bleu frappa le corps de son ami qui sombra sur le sol, inerte. "SAM !!!! Qu'est-ce que tu lui a fais ? Sam, lève toi, réveille toi ! SAM ?!"

C'était bien la première fois que Parker haussait le ton, elle qui était si calme, si froide, si posée. Lise disait les choses froidement, une voix aussi tranchante que des lames, mais jamais elle ne criait. Il faut croire que là, elle avait complètement perdue le contrôle de la situation. Bientôt, elle fut libérée mais avant même qu'elle ne puisse se libérer, les deux hommes avaient disparu.

Genoux à terre, la semi lycan frappa du poing contre le sol.

"Je te retrouvais Saïd, je te le promet." Elle qui n'avait rien pu faire, elle refusait de le laisser à son sort. Lise se redressa complètement et sans un regard pour personne, elle quitta le bar, le capuchon de nouveau sur la tête.

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