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 Admiratrice secrète [Elliot]

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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Admiratrice secrète [Elliot]   Ven 13 Mar - 10:24


Allez savoir pourquoi, cette perspective l’avait amusé. Elle n’avait jamais oublié la manière dont il lui avait hurlé dessus sans véritable raison. Rancunière ? Probablement, et puis elle avait remarqué ce penchant que ce gamin avait aussi pour Evan Rosier et dernièrement, Zoya prenait un malin plaisir à abimer ce qui pouvait appartenir de près ou de loin à cet enfoiré. Aujourd’hui, c’était le tour de petit Elliot. Elle esquissa un sourire alors qu’elle tenait dans la main plusieurs lettres encore fermée. Cela avait été compliqué de voler cette lettre, mais le plus amusant quand on a un petit chien qui vous sert de serviteur, c’est qu’on prend le risque que le boulot soit mal fait. Dès l’instant où elle avait repérer le petit serdaigle, elle ne l’avait plus lâché, jusqu’à ce que le courrier arrive, ce n’était pas la première fois qu’elle avait remarqué qu’Elliot recevait des lettres par l’intermédiaire de ce gamin. Lui arraché des mains et se tirer ensuite, c’était assez amusant, maintenant qu’elle se dirigeait vers le lac du parc. En chemin, elle avait choisi une lettre au hasard, qu’elle déchira, petit bout par petit bout, laissait derrière elle un petit chemin de parchemin. Elle arrivait près du lac, encore gelé avec ce temps, lorsqu’elle se retourna voyant déjà la version miniature de Rosier se diriger vers lui.

Son air renfrogner et colérique la fit rire, il avait la manie de lui rappeler Saïd parfois, à croire que dans le futur ils avaient trouvé le moyen que deux sorciers puissent enfanté et que Saïd avait fini par changer de bord. Fondant une joyeuse petite famille avec Evan. Elle rit de plus belle, le laissant s’approcher, l’air menaçant. Mais avant même qu’il sorte sa baguette, elle avait pris la sienne dans ses mains et l’avait désarmé.


« On ne va pas arrêter là maintenant, ce ne serait pas drôle »

Dit-elle, provocatrice. Continuant de le menacer avec sa baguette, elle esquissa un sourire.

« Dois-je te rappeler que je ne suis rien ici ? J’entends pas par là qu’en plus de ne pas avoir un extraordinaire nom de famille comme le tien, je ne peux pas quitter ce château moisi. Ce qui fait qu’en théorie, si je te balance un sortilège comme, je sais pas…Doloris par exemple…Le ministère de la magie ne pourrait strictement rien me faire, on ne pourrait pas m’envoyer à Azkaban sans que je réapparaisse gentiment dans la grande salle de Poudlard comme si de rien était. Je suis déjà prisionnière et qui sait, je n’existe peut-être pas vraiment…QUE de théorie…J’adorais en expérimenter certaine mais toi… »

Son sourire devint malsain

« T’es sur de vouloir expérimenté ça ? »

Elle laissa le silence plané, l’argument semblait avoir fait mouche pour l’instant.

« C’est fou le nombre de pub que t’as reçu, t’a pas d’ami mon vieux… »

Jetant les publicités une à une à ses pieds, son regard s’arrêta pourtant sur une enveloppe non signée. L’écriture lui laissa une étrange impression mais ce fut surtout le fait qu’il n’y ai aucune trace de l’expéditeur qui l’a fit sourire.

« Ooouh une lettre non signée visiblement ! Une admiratrice secrète ? Mieux encore ! Un admirateur secret…J’ai cru comprendre que les filles de dégouttaient alors bon…Je juge pas hein ! Chacun fait ce qu’il veut de ses fesses. BON ! Un peu de lecture alors ! »

Elle fixa une nouvelle fois Elliot, pointant à nouveau sa baguette vers lui, elle se servit d’un sortillège bloque-jambe pour être certaine qu’il ne l’interromprait pas.

« Des pronostics ? Tu espères que ça soit qui ? »

Sortant de sa poche un paquet de clope, elle s'alluma une cigarette, laissant les autres lettres tomber au sol, elle ne garda que la dernière, la non-signée, attendant la réaction de son ami du jour avant de la lire.

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Elliot Rosier

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Serpentard


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MessageSujet: Re: Admiratrice secrète [Elliot]   Ven 13 Mar - 12:59

Les vacances … Lorsqu'on travaille pour Elliot Rosier, on n'en a pas vraiment. Surtout depuis que la demeure des Rosier avait brûlé. Si Elliot était irrité de passer les vacances à Poudlard, c'est un fait qui ne dérangeait pas Leo. La plupart des élèves étaient rentrés chez eux -surtout vu ce qu'il c'était passé durant le bal- et il ne restait surtout que la promotion 1976. Avec ce nombre réduit d'élèves, il était plutôt au calme et le petit brun à lunette savourait particulièrement ça. Occupé dans la grande salle il avait laissé son maître et meilleur ami prendre l'air à Pré-au-Lard pendant que lui s'occupait de faire l'inventaire de ce qu'ils avait pu récupérer parmi les morceaux de bois. Parce que bon, il y avait ses affaires aussi dans cette maison hein … Mais ce qui l'irritait d'avantage, c'est toute cette grande bibliothèque réduit en cendres, tous ces livres qui ont brûlé. N'est-ce pas de base pour les livres qu'il a accepté de suivre Elliot ? Bien sur, Leo ne se mentait pas à lui même, il savait que c'est son amitié naissante avec le sang pur qui l'avait poussé à le suivre hors de l'orphelinat et pas seulement les livres. Le binocle poussa un léger soupire. C'est qu'il lui donnait du fil à retordre son jeune maître. Peut-être qu'il pourrait vivre caché dans la bibliothèque de Poudlard comme il le faisait à l'époque à l'Orphelinat. Ce n'est pas improbable. Les seuls qu'il croisait régulièrement la bas, ce sont Lise Parker, Killian Prewett, Hermione Granger, Severus Rogue et Evan Rosier. Ce dernier ne le dérangeait pas vraiment. Leo le saluait poliment puis reprenait sa lecture. Pas besoin de partir en courant dès qu'il est là, Leo n'est pas dans ligne de mire du serpent …. tant qu'il restait discret, ne se mêlait pas de ses affaires et restait poli. Tout ce qu'il est en somme.

Bref, alors qu'il occupait toujours la table des serdaigles avec toutes les affaires qu'il avait pu ramener, un Serdaigle posa sa main sur son épaule.
« Hé, je mange où moi avec tout ce bordel ? »
« Va manger ailleurs, je suis occupé. » fit-il de son habituelle voix maussade et ennuyé, sans cessé ses activités. C'est à ce moment là que retentit le premier crie venant du couloir. Elliot qui l'appelait. Leo ne leva même pas la tête, toujours occupé, bien qu'il l'avait entendu. L'élève à côté de lui leva les yeux au ciel. Le deuxième appel plus fort retentit et Leo souffla sur un livre pour faire tomber la poussière. Ce fut au troisième crie cette fois-ci beaucoup trop strident qu'il posa son livre d'un geste plutôt brusque sur la table, irrité. Le brun poussa un soupire puis quitta la grande salle. Il se figea en voyant Elliot en sang qui titubait. Sérieusement ? Où est-ce qu'il est allé se fourrer ENCORE ?! Le jeune homme hâta le pas et le rattrapa alors qu'Elliot tombait, se raccrochant à son jeune serviteur. Il ne dit mot et l'amena à l'infirmerie.

Quelques jours plus tard, Leo posa son regard dissimulé derrière ses grosses lunettes sur Zoya Horlov. Il avait bien vu quelle lui tournait autour depuis quelques jours déjà comme un tigre autour de sa proie. Perplexe, il se demandait quand elle allait attaquer. Non, Leo n'avait pas peur. En fait, il s'en fichait un peu. Ce n'était pas contre elle, ce n'est pas que Zoya Horlov ne l'intéresse pas mais on va dire qu'il n'y a pas grand chose ni grand monde qui arrive à susciter l'attention de l'étrange énergumène qu'est Leo. Aussi lorsque les lettres d'Elliot lui furent enlevés des mains, il leva la tête vers la serdaigle et futur mère de son ami.
« Ah. » fit-il simplement, ne cherchant absolument pas à la retenir. Il haussa les épaules. Tant pis.

***

« Où est mon courrier ? »
« C'est Zoya qui l'a. »
« …. Pardon ? »
Leo ne releva pas la tête de son livre. « Elle l'a piqué tout à l'heure. » Le brun ne fit pas spécialement attention à son ami qui lui gueulait dessus avant de partir, sans doute à la recherche de la voleuse. Il n'était pas plus intéressé que ça.

***

Le gamin arriva à grands pas vers celle qu'il avait trouvé près du lac. Et ouais, elle tenait en effet ses lettres dans sa main. Il grogna, fronçant d'avantage ses sourcils. Madame Pomfresh l'avait soigné et il n'avait aucun mal à hâter le pas avec toute la colère qu'il ne dissimulait pas. Elliot fumait presque des oreilles, et il arrive vers elle, les poings serrés.

Désarmé avant même qu'il ne puisse lever sa toute nouvelle baguette vers elle, c'est impuissant et colérique qu'il subit les menaces de Zoya Horlov. Il le foudroya du regard, ne disant pas un mot, comme si le mot « doloris » lui avait coupé la langue. Mais après que son père biologique lui ait cassé la figure avec brusquerie quelques jours plus tôt, il savait que tout pouvait lui arriver .. Et pourtant, même s'il ne voulait pas avoir confiance en Zoya, il ne pouvait s'empêcher de se souvenir que celle qui se trouvait devant elle, serait celle qui le sauverait plus tard. Ce qu'il ressentait pour sa futur mère était quelque chose d'étrange, qu'il n'expliquait pas lui même ? Amour ? Intérêt ? Espoir ? L'enfant ne savait pas, pas du tout. La chose dont il était sûr c'est qu'il ne la détestait pas. Et rien que pour ça, il inspira un bon coup pour se calmer et ne pas gueuler.

« Rends moi mes lettres. Je n'ai rien à voir avec tes problèmes avec mon père ! » Ou plutôt, si, il avait tout à voir, mais pas du côté des adolescents. Elly n'était pas stupide, là, elle se vengeait juste pour cette histoire du bal. Elle devait avoir décidé de nuire à tout ce qui concerne Evan, de prêt ou de loin. « En plus navré de te décevoir, mais même si tu me tues ou que tu me tortures, il n'en aura strictement rien à faire ton Evan Rosier. Rends moi mes lettres. »

De la pub, de la pub, oui il en recevait pas mal depuis que sa maison avait brûlée, mais il ne prenait même pas la peine de les lire. Pareil pour les papiers importants, services sociaux et autres. Alors qu'il voulait les brûler, Leo préférait s'en occuper alors ouais il le laissait gérer la paperasse administrative. Il haussa les épaules.

« Je n'ai pas besoin de d'autres amis qu'Enma et Leo. Bon donne moi ça ! »

Alors qu'il s’apprêtait à les lui arracher des mains, son geste se stoppa lorsqu'elle parla d'une nouvelle lettre. Une admiratrice ? Un admirateur ? Prit d'un mouvement de recul, son air renfrogné se transforma en crainte, suivit d'un profond dégoût à cause des paroles.

« Personne ne touche à mes fesses !!! Ni à quoi que ce soit d'autres d'ailleurs !! » fit-il avec un air offensé. « Arrête de dire des trucs comme ça, c'est dégoûtant !! »

Il eu la vision de sa camarade de serpentard qui avait voulu danser avec lui et qui lui avait fait une déclaration d'amour le jour du bal. Beurk beurk beurk ! Il en avait encore des frissons de dégoûts. Elliot écarquilla les yeux en la voyant ouvrir la lettre mais cette idiote venait de lui jeter un sortilège, il ne pouvait plus bouger les jambes. Bon sang !!

« Hé oh oh ?! Qu'est-ce que tu fais là ?! Mais déchire ça !! Nan nan nan ne t'avise pas de me lire si c'est des trucs dégueulasse, je ne veux pas attendre ! Je ne déconne pas Zoya, déchire cette lettre ! C'est pas une blague ! Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je vais le faire !! »


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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Re: Admiratrice secrète [Elliot]   Ven 13 Mar - 13:50


Elle ne pu s’empêcher de littéralement éclater de rire en écoutant Elliot. Ce gamin l’amusait au fond, il avait beau gueuler et être chiant il était un divertissement plutôt sympathique. « Evan fait mine de s’en foutre mais tu as quand même son précieux nom de famille…Je sais que ça irritera notre ami commun… », peut-être avait-elle tort et qu’Evan en aurait effectivement rien à faire mais Zoya restait persuadée du contraire, il lui faudrait du temps et de la patience mais à force, elle le savait, il finirait par être passablement irriter de voir son futur fils se faire humilier de la sorte. Et puis quelque part, la serdaigle espérait que cet imbécile bouclé finirait par aller pleurer chez son père ce qui agacerait aussi celui-ci. Bref…Tout était bon à prendre non.

« Ok ok, je te rends le courrier… »

Lui tendant la lettre en question, elle l’éloigna juste avant qu’Elliot ne puisse mettre la main dessus, un nouvel éclat de rire, elle tira sur sa cigarette et commença à retirer le courrier qui s’y trouvait à l’intérieur. La lettre semblait longue à première.

« Ouh ouuuh une littéraire…T’en a de la chance ! »

Elle se racla la garde bruyamment, ouvrant un peu plus les pages.

« Elliot… Ca commence bien tu ne pas trouve pas ? »

Commença-t-elle à lire et commenter. Un nouveau raclement de gorge et elle reprit la lecture.

« Elliot… C’est ainsi qu’ils t’ont baptisé. J’ignore pourquoi je t’écris cette lettre, je n’ai pas pour habitude de m’épancher ainsi mais j’ai passé ma vie à pleurer ta mort, te savoir aujourd’hui en vie et pourtant…Si loin…Je dois me résigner, j’ai vraiment perdu mon bébé il y a des années, dans cette hôpital. »

Et si au début de ces phrases Zoya avait un ton moqueur, celui-ci se mua en question chose de plus sérieux et plus intéressé. En quelque ligne, elle savait que ce qu’elle avait entre les mains étaient beaucoup plus intéressant qu’une simple lettre d’amour.

« C’est un peu bizarre comme intro… »

Elle haussa les épaules, observant un instant l’écriture, elle fronça les sourcils, inspira à une nouvelle bouffée de sa cancéreuse et poursuivit sa lecture.

« J’ai toujours eu pour habitude de ne jamais donné d’importance à ce que pouvait penser les autres de moi, je fais mes choix, je sais pourquoi je les fais et pour quelle cause je me bas. Mais à présent, je ne peux pas me lever un jour de plus en imaginant que le bébé que j’ai pleuré autant d’années puissent autant me haïr. »

Reculant de quelque pas pour éviter de se prendre un mauvais coup ou que la lettre ne lui soit arraché des mains, elle regarda Elliot.

« C’est toi le bébé ? »

N’attendant pas vraiment de réponse, elle reposa son regard sur le papier. Lisant les lignes suivante à voix haute.

« Je sais que tu as l’impression d’avoir été abandonné, je connais cette rage qui t’anime, cette sensation de n’appartenir à rien, même en admirant ceux qui ont été tes parents pendant des années, une partie de toi ne se sent pas toujours à sa place, une partie de toi ne se sent jamais à sa place. Je sais ce que c’est, parce que je l’ai vécu, j’ai été abandonnée à ma naissance, ce sont des moldus qui ont pris soin de moi et j’avais beau les aimer du plus profond de mon être, je n’ai jamais vraiment eu ma place à leur côté. C’est peut-être pour ça qu’il m’a été si facile de leur effacé la mémoire pour que rien ne leur arrive. »

Et sur ces mots, la voix de Zoya semblait soudainement se briser, l’existence d’Elliot à ses côtés sembla simplement s’envoler. Le sentiment d’abandon, son cœur s’accéléra doucement, cessant tout commentaire sur la lettre, elle balança sa cigarette et reprit la lecture à haute voix.

« Lorsque j’ai appris que j’attendais un enfant, j’ai préféré l’ignorer. Nous vivions dans un monde ravagé par la guerre, je ne mesurais pas l’importance que tu aurais pour moi, la seule chose que je voulais, c’était offrir autre chose comme vie que la guerre. Si j’avais su que je me battais pour rien, qu’il suffisait d’un autre bébé pour battre le Lord…Quelle ironie.
Je me suis toujours battu pour cette simple raison, j’aime me battre, j’aime la boue, j’aime le sang, j’aime l’adrénaline, et si la majorité des gens pense que j’ai aimé me battre au côté des mangemort, mon coeur a toujours appartenu à l’ordre. La liberté Elliot, c’est un bien fragile et précieux. J’ai renoncé à tout ce qui avait un sens pour cette liberté, j’ai renoncé à mes parents, à ma vie, j’ai renoncé à ma propre liberté. »


Sa voix se perdait légèrement, elle lut la lettre avec un intérêt soudain, son visage exprimant une certaine incompréhension alors que soudainement, elle commençait doucement à comprendre pour l’écriture lui semblait si familière.

« Le sacrifice en valait la chandelle à mes yeux. Je ne te demande pas de comprendre mais j’ai besoin que tu sache la vérité, j’ai besoin de me dire qu’une partie de toi puisse admettre que je ne suis pas une traitre. Ce mot me répugne. Je sais que tu admire Evan Rosier, beaucoup avant toi l’ont admirer avec autant de ferveur, mais il faut que tu sache qu’il n’apportera rien de bon, rien d’autre que la mort, le chaos, je suis certaine, je suis persuadée que ce n’est pas ce que tu souhaites, ni pour toi, ni pour tes amis. Evan répugne ce qui ne rentre pas dans son idéologie, il est dangereux…Il est plus dangereux que quiconque parce qu’il est loin d’être un serpent, c’est un caméléon, capable de prendre l’apparence que l’on souhaite de lui pour arriver à ses fins, il s’insinue, se glisse, il est sournois, il est intelligent, extrêmement intelligent bien plus que je ne le suis… »

Le ciel s’assombrissait lentement au-dessus de la tête des deux adolescents alors que Zoya passa à la seconde page de la lettre, elle poursuivit :

« Je veux juste que tu fasses attention à toi…

Tu es libre de tes choix Elliot, libre de me haïr et de l’aimer lui, mais souviens-toi que chacun de tes choix ne feront pas qu’influencer ta propre vie, ils influenceront tout ce qui t’entour, ton monde tout entier.

La guerre, c’était tout ce que je possédais à l’époque, on m’a envoyé me salir les mains parce que je n’avais rien à perdre, ni véritable famille, ni mari, j’étais seule, rien ne me répugnait, j’étais le pion idéal dans leur partie d’échec. Je le savais qu’on se servait de moi, je n’étais qu’un outil mais j’ai fait ce choix de devenir cet outil, me fichant pas mal des conséquences. Si ça pouvait aider à ce que cette guerre s’arrête, les sacrifices ne me semblaient pas si importants. J’ai revu Saïd, et cet imbécile m’a rappelé qu’au fond, j’avais beaucoup plus à perdre dans cette guerre et tout ça pour quoi ? »


Si Zoya comprenait ce qu’elle avait dans les mains et qui était l’auteur de cette lettre, elle était loin de s’imaginait que ce qu’elle offrait en spectacle à Elliot n’était rien d’autre que la voix de sa propre mère lui disant ces mots couché sur le papier.

« J’ai eu besoin de ne pas être oublié, j’ai eu soudainement besoin de reconnaissance, j’avais tous donner à l’ordre et je ne recevais que le mépris, le doute. Il allait mourir et je ne pouvais pas m’y résoudre, j’avais tout sacrifié pour que d’autres personnes soient heureuse, puissent avoir leur vie de famille, leur train train quotidien, et j’allais perdre la seule personne qui avait de l’importance dans ma vie. Je pensais t’avoir perdu dans cette guerre, mais tu étais déjà un bébé bien tenace et bien discret, tu as tenu neuf mois dans cet enfer sans que je ne soupçonne ton existence. Je n’ai pas pu me résoudre à absolument tout sacrifier, je l’ai emmené, j’ai effacé tout ce qui pouvait le lier de près ou de loin à ce carnage, et j’ai filé à l’hopital. C’est là que tu as décidé de me rappeler que toi aussi, tu étais là pour moi. Je ne pouvais pas y croire, j’avais décidé de t’ignorer, j’avais vécu ma vie en me disant qu’il valait mieux pour toi que tu ne naisses pas dans ce monde, j’avais noyé ma culpabilité dans l’adrénaline et l’alcool, mais malgré ça, t’as décidé que tu resterais. Un chieur avant même de naître. »

Lentement, des flocons de neige tombait avec légèreté autour d’eux, le vent se levait légèrement, mais malgré le froid ambiant, Zoya fut incapable de quitter la lettre des yeux et des mains.

« Et pendant l’espace d’une seconde, je me suis imaginé avec toi dans ma vie, je me suis imaginé ce que tous les autres possédaient, ce que ça pouvait faire, je me suis dit qu’au fond, cela ne devait pas être désagréable, et j’ai commencé à t’aimer alors que tu me donnais l’impression de vouloir exploser mon ventre pour sortir. Je me suis demandé pourquoi, pourquoi je n’y aurais pas le droit moi aussi ? Au bonheur simple d’une vie quotidienne, ce serait peut-être pas aussi chiant, j’ai eu envie de tout ça…J’ai eu envie de t’avoir dans mes bras, j’ai eu envie d’être maman…

Mais je suppose qu’il était trop tard pour ça ?

On m’a annoncé ta mort, on t’a posé dans mes bras, et j’ai observé ce petit bout d’espoir s’émietter dans mes bras. La guerre m’avait officiellement tout pris et le plus triste dans tout cela, c’est qu’il a suffi d’un autre bébé pour tout arrêter, les sacrifices, les blessures, la douleur, les pertes, tout cela c’était pour rien alors ?
Je t’ai tellement aimé Elliot…
Je te demande pardon de ne pas avoir su mesurer à temps cet amour, je te demande pardon…

Je te laisse la seule chose qui a toujours eu de l’importance depuis ce jour… »


Elle ignorait de quoi parlait cette lettre, il n’y avait que du papier entre ses doigts, loin d’imaginer qu’à l’abri dans l’enveloppe se trouvait une photo d’elle-même, adulte, tenant un bébé dans ses bras.

« Prends en soin, c’est la seule que je possède, cela me permettait de ne pas oublier mes erreurs, de me rappeler à quel point la vie aurait pu être différente si je n’avais pas été aveuglé par cette guerre et ce besoin absolu de me battre pour la liberté, elle me rappelle aussi pourquoi je me suis battu, pour que plus méritante que moi, puisse vivre cela…Puisse être heureuse…

Je n’ai jamais cessé de t’aimer Elliot…

Pardon.
Zoya. »


La lettre terminée, elle fronça les sourcils, la neige venait fondre sur le papier, effaçant légèrement certain mot. Posant ses yeux sur Elliot, elle avait du mal à comprendre. Il s’appelle Rosier, alors pourquoi…Tout de suite, ce qui était censé l’amusée et la fait rire n’avait plus du tout le gout savoureux d’une bonne blague, l’amertume lui prenait la gorge alors qu’elle tendit l’enveloppe et la lettre à  Elliot. Hésitante, elle aurait pu poser des questions mais les réponses lui faisaient soudainement peur.

« Brûle là avant qu’Evan tombe dessus… »

C’était la seule chose qu’elle avait cru bon de dire, même si elle aurait jubilé de voir la tête d’Evan apprendre ce petit secret, elle avait l’intime sensation que ce ne serait pas la chose la plus intelligente à faire sur le moment. Perdant tout le gout de la farce et d’attirance pour la loi de l’emmerdement maximum, elle sortit sa baguette, annulant son sortilège avant de s’asseoir dans la neige, soudainement fatiguée et alourdi par le poids de cette lecture.

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