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 Des réponses aux questions

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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Des réponses aux questions    Sam 14 Mar - 12:41

Précédement:
http://themaraudersbook.forumgratuit.org/t600-cold-sun#3471


Ce fut dans un bruit sourd qu’elle réapparut, au beau milieu de l’Irlande, elle sorti une cigarette en observant l’horizon devant elle. Rien n’apparaissait réellement, mais elle n’était pas sans savoir que ce lieu était probablement cacher par la magie. Il lui fallut un temps infini pour détruire les protections et voir apparaitre enfin le manoir des Wilkes. Elle ignorait si ces recherches porteraient réellement ses fruits mais il lui semblait que ce lieu était peut-être la meilleure façon de commencer son investigation. Les lieux semblaient complètement déserts, ce qui n’étonna guère la jeune femme sur le moment. Allumant sa cigarette, elle inspira une profonde bouffé de celle-ci avant de se mettre en route. Parcourant la longue allée sinistre. Elle grimaçait de temps à autres, les blessures qui parcouraient son corps ne cessaient de la faire souffrir et contrairement à ce qu’on pouvait penser, on ne s’y habitue jamais vraiment. Cela faisait juste moins mal par moment. Elle resta prudente durant son avancée, la baguette dans sa manche, elle était prête à toute éventualité. Les lieux semblaient abandonnés depuis longtemps mais cela n’empêchait pas que des protections, des pièges, soit toujours bel et bien présent.

Et elle eut raison. C’est avec une certaine difficulté qu’elle en déjoua certains, avec facilité pour d’autre, mais autant dire que plus elle s’approchait et plus cela ressemblait à un parcours du combattant. Elle atteignit enfin l’entrée lorsqu’elle décida de simplement prendre une pause de quelque minute, se frottant le front, elle observa le chemin parcouru, au moins…Le retour serait plus calme. Se retournant pour faire face à la porte, c’était le moment d’entrée…


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 10:16



Irlande.
Rien n'avait changé dans les tourbières infinies du paysage où se dressait le fier manoir des Wilkes. Peu affecté par le temps, il demeurait, identique, sombre, mais surtout invisible à ceux qui ne savaient pas ce qu'ils devaient voir. Les habitants de la somptueuse demeure étant tous morts ou ailleurs, il n'y avait plus personne pour remarque la belle bâtisse perdue au milieu de l'horizon.
Pourtant ce jour là une silhouette était apparue non loin et avait laborieusement fait son chemin jusqu'à la porte d'entrée.

La surface lisse et régulière de dalles sous ses pieds récompensèrent ses efforts mais le bois noir austère de l'épaisse porte qui lui faisait face la défiait de toute sa hauteur. Ce n'était que le début de ses tourments. Si la jeune femme désirait rentrer dans la demeure d'un Wilkes, elle se devait de décider lequel. Car bien que la maison soit en apparence unique, elle renfermait en réalité plusieurs version du même lieu. La porte d'entrée devant laquelle elle se trouvait pouvait la mener chez chacun des fils de la longue lignée des Wilkes.

La porte, autant barrière que gardienne pouvait reconnaître chacun des maîtres à leur approche et ouvrir sur leur propre habitation sans que ceux-ci n'aient à faire quoi que ce soit, mais devant Zoya, celle-ci resta impassible.
Essayer de la défoncer par la force ne ferait que retourner les sorts contre l'intruse. Même la magie la plus précise et minutieuse ne pouvait venir à bout du mécanisme complexe qui se cachait dans les fondations de la maison. Les plus doué pourraient éventuellement y arriver avec l'aide d'expert en magie ancienne, mais l'apport de chaque nouvelle génération en terme de sécurité rendait la tâche extrêmement laborieuse et pouvait prendre des années.
Si elle passait sa main délicatement sur la surface du bois, celle-ci tressaillirait, comme surprise de détecter quelque chose longtemps oubliée. Mais le bois noir se rendrait vite compte que ce n'était pas là Saïd Wilkes qui rentrait d'un long voyage mais une compagne, et bien que le lien qui unissait les deux amants était assez fort pour faire réagir la porte, cela ne faisait pas d'elle une Wilkes.
L'auror pouvait rester autant de temps et tenter autant de chose qui lui passait par la tête, la porte ne lui ouvrirait pas.

Pourtant, alors que le soleil se levait pour éclairer une nouvelle journée, un cliquetis discret se fit entendre dans le bois. Le doux sifflement d'une serrure complexe se défaisant retentit et la porte fut déverrouillée et prête à s'ouvrir sans aucune résistance.

La clé qui avait ouvert cette serrure ?
Un homme grand et droit vêtu d'une longue cape de toile noir bercée par le vent du nord. Son pantalon pantalon bouffant et les motifs dorés de broderie discrète trahissait ses origines lointaines. Pourtant, alors qu'il abaissa sa capuche, l'homme blanc à la chevelure brune ne ressemblait qu'à n'importe quel autre passant d'Angleterre. Immobile sur les dalles à quelques mètres de la porte, il observa tour à tour la maison et sa visiteuse infructueuse de ses yeux bleu. Intrigué, il n'avait pas remarqué que la maison l'avait reconnue comme maître légitime. Car cet homme n'était autre que Ali Wilkes.



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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 12:16


Devant la porte, la patience de l’ancienne Auror fut mise à rude épreuve. Elle ignorait ce qui l’animait mais elle était persuadée au fond d’elle que la solution à tout leur problème se trouvait derrière cette porte. Elle avait effacé tout ce qui faisait de Saïd, un sorcier, elle avait brulé sa marque, avait brulé ses papiers, sa baguette et plus elle ressassait ces souvenirs plus la culpabilité la rongeait. Se sentant un peu plus fautive chaque minute alors que rien n’indiquait que c’était de sa faute à elle, c’était la seule réponse qu’elle avait trouvé pour expliquer tout ça, elle n’avait pas d’autre choix, elle devait entrer. Elle sorti sa baguette, tenta un premier sortilège, un tenta un second, elle fit tout ce qui lui était possible de faire pour détruire la barrière magique mais la manière douce ne semblait pas vouloir fonctionner. Elle s’éloigna légèrement de la porte, baguette à la main, décidant de passer à la manière fort, une grossière erreur lorsque son sortilège lui revint en pleine face. Elle avait au moins la satisfaction de se dire qu’elle avait une certaine puissante mais putain, ça faisait mal. Son t-shirt se tacha un peu de sang. Elle soupira, posant sa tête sur cette putain de porte. Elle pouvait sentir quelque chose, comme si cette maison était vivante.

« J’ai besoin que tu t’ouvres pour que je puisse l’aider… »

Dit-elle, désespérée, comme si cette porte allait s’ouvrir par ces simples mots. Elle soupira lorsqu’elle remarqua que rien n’y faisait, sa rage se fit plus grande et sans qu’elle ne puisse plus se contrôler c’est à coup de poings et de pieds qu’elle s’attaqua au bois. Elle ne pouvait pas être aussi près du but et devoir faire demi-tour, pas maintenant. « Putain de porte de merde ! Je te jure, je vais faire cramer cette maison, j’en ai rien à foutre ! J’ai BESOIN DE RENTRER ! Tu ne pige pas ! BORDEL ! Je te promets que je vais non seulement te faire brûler mais je pisserais sur tes cendres si tu ne t’ouvres pas maintenant ! » Cognant, frappant, gueulant, elle continuait à marteler la porte, ne réussissant qu’à se blesser un peu plus elle-même mais la rage anesthésiait la douleur. « Putain de ta mère, il faut que je rentre ! Il faut que je trouve un moyen de l’aider et ce moyen est à l’intérieur ! », Elle frappa une nouvelle fois avant de s’adosser à la porte en soupirant, les phalanges douloureuses et ensanglantées.

« Fait chier… »

Elle inspira profondément, ce n’était pas le moment de craquer, sortant son paquet de clope, elle en sortie l’une d’elle, l’alluma avec sa baguette et en avala le poison directement dans ses poumons. Elle aurait tout donné pour avoir un verre de whisky en plus de sa cigarette en cet instant précis. Qu’est-ce qu’elle allait faire ? Y avait toujours l’option de cramer le manoir mais honnêtement, elle n’était pas persuadée qu’elle ne finirait pas en brochette barbecue. Elle soupira, inclinant la tête en arrière, cognant légèrement la porte. Il lui restait l’option de ramener Saïd ici mais rien que cette idée la fit tristement sourire, c’était probablement pas envisageable, s’il la savait ici en ce moment même, il était plus que probable qu’elle le sentirait passer.
Observant ses pieds, un bras posé sur le genou, elle soupira, termina sa cigarette et se releva simplement. Refaisant face à cette porte, calmée, elle retenta simplement de l’ouvrir et devant ce nouvel échec, elle sortit une nouvelle fois sa baguette, noyée dans la colère, les mains tremblante, elle s’apprêtait à mettre ses menaces en actions, tant pis si elle devait cramer avec. C’est là qu’elle l’entendit, le cliquetis, léger, elle fronça les sourcils, s’apprêtant à tester une nouvelle fois la poignée mais ce fut autre chose qui attira son attention. Balançant un sortilège quelconque en se retournant, elle avait senti cette présence. Malgré son adresse, le sortilège n’atteint pas sa cible, baguette toujours en main, elle observa l’homme qui se trouvait là.

Elle fit rapidement le lien entre la porte qui décide soudainement de s’ouvrir et la présence de l’inconnu. Un Wilkes, elle en était persuadée. Zoya resta immobile, jugeant d’un regard l’être qui se trouvait à quelque mètre d’elle. Elle aurait pu dire quelque chose, expliquer la raison de sa venue, mais pour le moment elle cherchait surtout à savoir si elle devrait se défendre ou non. Elle n’était pas là pour faire couler le sang et préférait clairement ne pas avoir à le faire.


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 13:45



Sous sa cape, sa main restait fermée sur le manche de son sceptre, mais il ne bougea pas en voyant l’éclair maladroit passer non loin de lui. Ses yeux fixé sur la silhouette fragile pouvait bien voir que c’était un geste de surprise plus que d’agressivité. Calme et immobile, il la jaugea silencieusement et elle en fit de même.
Les deux personnes se faisaient face sans vraiment savoir qui était l’autre et ses intentions. Une seule chose était sûre à ce moment et après quelques secondes, les yeux d’Ali se portèrent à nouveau vers la bâtisse où il n’avait jamais vécu. Il n’y avait pas d’admiration dans ses yeux. Bien que son expression reste calme et impassible, on pouvait discerner un certain malaise et un dédain dans le froncement discret de ses sourcils.

- Cette maison. dit-il sans cacher l’accent ancré dans chacun de ses mots.

Ce n’était pas vraiment une question, mais ses interrogations quant à ce lieu étaient perceptibles dans ses paroles. Il s’approcha lentement de la porte déverrouillée et de la femme inconnue. Un pas, deux, puis trois. Il avançait d’une attitude complètement inoffensive mais non dénuée d’assurance. Sa cape sombre volant librement derrière lui dévoilait sa stature droite et solide et le long sceptre qu’il gardait dans la main gauche. Il s’arrêta néanmoins avant que la jeune femme ne se sente oppressée et reporta son regard bleu vers elle.

- Ce n’est pas la votre. affirma-t-il alors tout en posant à moitié une question à son interlocutrice. Qui êtes-vous ? finit-il par demander d’un ton calme mais ferme.




Dernière édition par NPC Eli le Dim 15 Mar - 14:34, édité 1 fois
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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 14:15


Son regard était sévère, de ceux qui se méfie, essayant de juger la situation plus qu’autre chose, elle observait, pas seulement l’homme, mais l’environnement, si elle devait se battre ou fuir, elle ne devait pas seulement se concentrer sur son adversaire. Tout est toujours bon pour s’en sortir. Elle eut un peu de mal à comprendre ses premières paroles tant l’accent lui paraissait incompréhensible sur l’instant, elle le fixait, se mordant la langue pour oublier ses doigts endoloris. A côté de lui, elle avait l’air dans un piteux état, un t-shirt taché de sang, des doigts abimés par la rage, les cheveux décoiffés et les multiples trous dans son jean moulant. Quelque chose chez cet homme lui semblait pourtant familier, incapable de mettre le doigt dessus, elle était pourtant certaine de ne l’avoir jamais vu de sa vie et pourtant…S’écarta d’un pas lorsque lui s’avançait vers elle, sa baguette toujours en mains, elle était sur le qui-vive. Affirmant l’évidence, elle eut une soudaine envie de l’insulter sur le moment mais son élan fut couper sa question et son regard posé sur elle.

« Zoya… »

Fini-t-elle par répondre, elle aurait pu mentir, donner un autre prénom, s’inventer une vie, un lien de parenté avec les Wilkes, une connerie de ce genre mais sur le moment, son instinct lui disait que le mensonge n’était probablement pas la meilleure des solutions. Son regard se posa sur sceptre le temps d’une seconde avant de revenir à celui de cet homme. Cette situation ne lui allait guère, ne pas savoir à qui elle avait affaire, c’était une chose qu’elle ne supportait pas.

« Je vais la faire courte, j’ai besoin de rentrée dans cette maison, vous ne m’avez pas l’air ni stupide, ni aveugle, vous le voyez très bien que je ne suis pas en état de me battre mais croyez-le, même si je dois en crever, je rentrerai »

La détermination se lisait clairement dans son regard, il ne s’agit pas d’une simple étincelle au fond de ses yeux mais bien d’un brasier. Elle posa sa main libre sur la poignée, fixant toujours l’homme et tenant fermement sa baguette de l’autre.

« On peut faire ça simplement, je trouve ce que je cherche, je ressort et vous n’entendez plus jamais parler de moi, ou on fait ça bruyamment »

Elle tenta d’ouvrir la porte, lentement.


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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 16:01



- Ali. répondit-il en accueillant la réponse de Zoya d'un petit signe de tête et d'un sourire reconnaissant.

Il pouvait voir, maintenant qu'il était plus proche, que la jeune femme n'était pas dans un très bon état, ni dans une très bonne humeur. Elle aurait put se renfrogner ou se moquer de l'accent de l'étranger comme beaucoup semblaient apprécier le faire ici. Pourtant, bien que méfiante, elle ne fit pas l'erreur de contrarier l'inconnu.

Tout comme l'accent égyptien rendait difficile la compréhension des mots d'Ali, le débit de parole de Zoya et ses expressions particulières firent que l’Égyptien ne comprit pas tout de ce qu'elle lui déballa. Ne montrant en rien ses doutes, il se contenta dans faire le résumé dans sa tête. La femme voulait rentrer et se méfiait de lui. Les circonstances et son expression l'exprimait bien mieux que ses nombreux mots mais Ali se garda de le dire. Au moins, la situation était claire pour tous les deux.

Il ne put s'empêcher de s'amuser légèrement de l'attitude si craintive de la demoiselle. Elle n'avait pas tord de se méfier, surtout dans son état et face à un homme comme Ali. Mais ce dernier savait bien qu'il n'était pas venu dans l'intention de se battre. Il ne connaissait même pas cette jeune femme. Son visage impassible se fissura d'un sourire discret avant qu'il ne reprenne la parole.

- C'est ouvert. fit-il remarquer d'un ton presque encourageant.

Ils étaient tous deux là pour pénétrer dans la maison qui se trouvait devant eux. Il ne voyait pas pourquoi il se devait d'y avoir un conflit. En avançant à son tour vers la porte, il poussa Zoya à l'ouvrir et à pénétrer à l'intérieur.
La grosse porte noire glissa sans difficulté et sembla même entraîner l'auror qui tenait la poignée. Mais Ali ne pénétra pas complètement à l'intérieur et s'arrêtant dans l'encadrement de la porte, il se renfrogna. L'intérieur de la maison était vide.

Les deux sorciers faisaient face à un espace immense dont les murs étaient ceux visible à l'extérieur de la maison. Mais aucun meuble, aucun mur ou étage ne structurait cette boite vide. Il n'y avait rien à part le sol en damier de marbre sous leur pieds.

- Et bien... Je ne sais pas ce que vous cherchiez, mais il n'y a pas l'air d'y avoir grand chose ici. constata l'Egyptien sans savoir s'il devait s'en énerver ou s'en amuser.

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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 16:20

Ali…Le prénom avait une sonorité plutôt agréable à l’oreille de Zoya, cela le rendait presque sympathique mais l’ancienne Serdaigle avait la malheureuse habitude se méfier d’absolument tout et de tout le monde. Depuis son adolescence, elle avait toujours agi ainsi, de manière à faire fuir quiconque souhaitait s’approcher d’elle. Ne pas avoir d’attache, c’était la clé pour éviter de trop se sentir emmerder et au final, les rares personnes qui comptaient pour elle pesait beaucoup plus dans la balance qu’elle ne l’aurait cru. Elle osa un sourire, presque reconnaissante qu’il ne se jette pas simplement sur elle. C’est ouvert lui disait-il et elle le prit au mot, elle ouvrit cette porte qui lui avait tant fait hurler quelques minutes plus tôt et là, elle semblait presque l’inviter à l’intérieur. Et lorsqu’elle se retrouva face au vide, e fut l’entièreté de ces espoirs qu’elle vit s’envoler en l’espace de quelques secondes, tout ce voyage, pour rien ? Absolument rien ?

« De la magie… »


Dit-elle à la remarque d’Ali, sa voix se brisant légèrement sans qu’elle ne puisse le contrôler. Elle fit quelque pas de plus à l’intérieur de la maison, laissant Ali derrière elle. Elle était incapable de croire que tout cela n’avait servi à rien, incapable de croire qu’elle n’aura été qu’un terrible fardeau dans la vie de Saïd. Elle baissa la tête, observant le marbre à ses pieds. En l’espace d’une seconde, toute la fatigue accumulée la submergea et elle se laissa simplement tomber à terre, s’asseyant sans comprendre. Cachant ses yeux dans ses mains pour empêcher les larmes de refaire surface, elle oublia la présence de l’homme à ses côtés.


« Je suis désolé Saïd…Je te sers vraiment à rien »


A bout de force, à bout de nerf, elle avait la sensation qu’à chaque pas elle ne faisait que s’enliser un peu plus dans un merdier dont elle n’avait plus du tout le contrôle. Elle prit quelques secondes pour elle, les mains sur son visage, elle finit par inspirer fortement pour reprendre contenance, toujours assise, elle sorti son paquet de cigarette.

« Ça vous dérange ? »


Allez savoir pourquoi, elle qui se fichait bien des convenances, demanda à l’inconnu si la fumée pouvait le déranger. Probablement parce qu’il ne l’avait pas prise de haut, probablement parce que sur le moment, elle n’avait pas non plus la force d’être une emmerdeuse de première. Elle trouva pourtant la force de se lever, tendant son paquet à l’inconnu, s’il en voulait une, c’était le moment. C’est en l’ayant une nouvelle face à elle qu’elle se rendit compte d’un détail…Elle, elle savait exactement pourquoi elle était venu ici, mais lui ?

« Et vous ? Vous cherchiez quoi ? »

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 16:53



De la magie ? Ali ne le comprit pas bien qu’il avait saisit les mots. Si c’était simplement de la magie que Zoya cherchait, elle aurait pu être comblée à la vue de cette immensité de vide clairement créée de magie. Mais cela ne lui convint pas et, désespérée, elle se laissa tomber au sol.

Intrigué et même quelque peu gêné, Ali la regarda s’effondrer sans savoir s’il se devait de lui venir en aide. Il s’approcha d’elle mais s’arrêta à deux pas sans oser s’approcher plus. Il ne connaissait pas cette femme.

Mais le nom de Saïd dans la bouche de la demoiselle l’interpella. Ce n’était pas tant une surprise et pourtant, Ali fut surprit d’entendre ce prénom dans la bouche de l’anglophone. Sa sonorité était différente et quelque part, elle semblait couler dans la bouche de Zoya comme si il y avait toujours appartenu. Il était évident que cette jeune femme connaissait Saïd, sinon elle ne serait pas là. Mais qui était-elle pour lui ? Ali ne voulait pas le savoir mais il ne pu s’empêcher d’observer un peu plus cette femme abîmée.

Il ne répondit pas en la voyant sortir une cigarette, écoutant plutôt ses mots, sa voix. Des mots que son frère comprenait, une voix qu’il connaissait, pas comme la sienne et ses mots. “Je parles pas étranger.” lui avait-il dit plein de dédain alors que pourtant l’Egyptien était la langue qui aurait dû être la sienne.

Qu’était-il venu chercher ici ? Lui même ne le savait pas vraiment. Il cherchait peut-être des réponses à des questions qu’il ne se posait pas. Des images d’une vie qu’il aurait dû partager. Des indices pour mieux comprendre celui qui se refusait être son frère. Il cherchait le courage, la foi en l’espoir qu’il pourrait sauver son frère. Un miracle pour effacer les erreurs de ses parents. Un miracle. De la magie. Au final c’était l’espoir qui avait mené ces deux personnes dans cette maison. Une maison qui n’était pas celle de Saïd.

- Heka. murmura-t-il alors pour lui-même alors que l’Egyptien se rendit soudainement compte de quelque chose. Il se retourna et s’approcha pour observer de plus près l’épaisse porte qui les avait laissé rentrer. Sa main effleura le bois noir avec délicatesse. La teinte du bois s’éclaircit à son passage, reconnaissant là le toucher de la lignée des Wilkes.

Comprenant enfin pourquoi la porte c’était si gentiment déverrouillée à son arrivée, Ali ne put s’empêcher de se figer de colère. Son regard s’intensifia et toute trace d’émotion s’effaça de son visage. Il ôta instinctivement sa main de la porte qui reprit sa teinte sombre.

Reculant d’un pas, il voulu se distancer de ce que ce lieu signifiait pour lui. Une maison qui l’accueillait, une porte qui la désignait comme propriétaire légitime de ce lieu encore vide. Un endroit dans lequel il n’aurait jamais mis les pieds si ce n’était pour Saïd. Ali chassa ses sombres pensées avant de refaire face à la porte.

- Je suis là pour Saïd. déclara-t-il d’un ton ferme à la porte, répondant en même temps à la question de Zoya.

La porte se referma dans un claquement sec et immédiatement, le bois de la porte se mua en surface métallique grise. Des traces d’impacts étaient visibles ainsi qu’un reste de poster déchiré.
Intrigué, Ali voulu se retourner vers Zoya. Mais en se retournant il découvrit une toute autre vue que celle de l’immense pièce vide dans laquelle ils avaient précédemment pénétré. Il n’y avait pas beaucoup plus de murs et la maison s’étendaient toujours à l’infini. Mais sur le sol une moquette de couleur rouge avait remplacé le damier de marbre. Un deuxième étage construit d'échafauds métalliques structurait l’espace qui ressemblait à un immense loft souterrain. Un énorme lit occupait un espace, un autre était meublé d’une télé sous laquelle se tassaient des fils et des fils d’étranges machines. Des baffes accrochés aux quatre coin de l’espace grésillait paisiblement, encore allumés depuis la dernière fois que leur propriétaire était passé. Partout au sol étaient éparpillés des affaires, des habits, des bouquins, des papiers, des gadgets en tout genre. Un vrai bordel de jeune adulte en furie.

Ali observa le nouvel espace silencieusement, assez impressionné même. Il finit par s’approcher de Zoya qui fumait encore paisiblement sa cigarette d’un air dépité. Déposant délicatement une main sur son épaule, il la poussa à relever la tête.

- Vous connaissez Saïd. Est-ce que… Cela ressemble à là où il pourrait vivre ? demanda-t-il doucement en lui faisant découvrir le nouveau lieu où la maison des Wilkes avait invité.

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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Dim 15 Mar - 17:43

N’obtenant aucune réponse à sa question, ni même à sa proposition, elle prit ça pour un oui. S’allumant une nouvelle cigarette, elle laissa le poison faire son effet sur son corps, loin de véritablement l’apaiser, cela avait toujours eu quelque chose de rassurant. Un vieux réflexe tout simplement. Reposant son regard sur le vide de cette pièce, elle était tant déçue parce qu’elle voyait, plongé dans l’incompréhension, elle réfléchissait. Elle ne pouvait pas simplement baisser les bras, elle devait trouver un moyen de lui rendre ce qu’il avait perdu, on ne devient pas cracmol comme ça, la magie, c’est inné, inscrit dans les gênes, non ? Elle rangeait son paquet de cigarette quand elle entendit les raisons de sa venue, se retournant vivement vers lui, laissant son paquet tomber à terre, elle le fixa. Elle aurait pu agir, faire quelque chose, mais la réaction du manoir la cloua littéralement sur place. En quelques minutes, le décor tout entier avait changé, en quelques minutes, elle eut presque l’impression d’être chez elle. Elle esquissa un sourire en voyant les lieux, tourna sur elle-même pour en observer chaque apparition, chaque détail. Si les questions sur l’inconnu se multipliait dans son esprit, redécouvrir ces lieux suffisaient à plonger Zoya dans des souvenirs lointains, à l’époque où il était facile de se foutre de tout et de tout le monde.

Elle fit quelques pas dans la pièce, s’accroupissant pour ramasser un paquet de Polaroïd animé, esquissant un sourire en voyant ces images prendre vie sous ses yeux, elle était loin d’imaginer qu’il aurait gardé autant de chose, nulle doute que Zoya connaissait Saïd et ces lieux en étaient le parfait témoins, de nombreuses affaires, des photos magiques, des sous-vêtements. Elle sorti de ses pensées en sentant une main se poser sur elle, relevant les yeux vers Ali, elle détourna pourtant le regard, submerger par une étrange émotion de se retrouver ici.

« Ça ne fait pas qu’y ressembler Ali… »

Elle laissa les photos glisser de ses doigts et retrouver leur place sur la moquette rouge de cette pièce, contournant l’égyptien, elle enjamba le bordel ambiant pour se mouvoir avec aisance sur les lieux. Visiblement, ce n’était pas la première fois qu’elle venait ici. Elle s’approcha du lit, posant sa cigarette sur un des cendriers de Saïd.

« Qu’est-ce que vous lui voulez ? »

Ouvrant un tiroir quelconque, elle semblait sans animosité, bien que toujours excessivement méfiante, elle savait qu’elle n’aurait pas le dessus si elle fonçait tête baisser mais cela ne l’empêchait pas de vouloir savoir. Elle fouilla le tiroir qu’elle venait d’ouvrir, ne sachant pas vraiment ce qu’elle cherchait, pourtant, elle tira un long collier qui lui avait appartenu il y a longtemps et qu’elle était persuadée d’avoir perdu.

« Connard »

Dit-elle pour elle avec pourtant sur ses lèvres, un sourire à la fois attendri et amusé. Plaçant le collier autour de son cou, elle reposa ses yeux sur l’inconnu en s’installant sur le lit.



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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Lun 16 Mar - 14:43



La jeune femme releva la tête et découvrit les lieux avec un grand sourire, elle répondit à la réponse d’Ali. Il la laissa évoluer dans cet espace qui lui semblait familier alors que lui resta immobile et inconfortable. Droit et figé, il observa les alentours sans trop savoir quoi en penser. Alors voilà le lieu où avait vécu son frère toutes ces années.

Il observa de haut les photos que Zoya avait laissé retomber sur le sol pour rejoindre le désordre naturel des lieux. Des photos d’elles, d’autres personnes et de Saïd. Un jeune homme souriant et friand de grimaces plus atroces les unes que les autres. Ali observa les images bouger avec une certaine tendresse. Pourtant son air sévère ne parvenait à détendre la ride qui se creusait entre ses sourcils.

Il ne releva la tête que lorsque la jeune femme lui adressa la parole. Il s’attendait à sa question et pourtant il ne su vraiment ce qu’il allait répondre. Cherchant ses mots, ce fut à son tour de se balader à travers le chaos. Contrairement à Zoya, il avança avec prudence, posant délicatement les pieds sur la moquette rouge sans déranger un peu plus les objets parsemés au sol.

- J’étais curieux. dit-il alors le plus sincèrement.

Ses doigts allongés vinrent caresser distraitement la surface froide et métallique d’une des échelles menant à la mezzanine faite d'échafaudages. Il observa encore une fois autour de lui sans qu’aucun détail particulier n’accroche vraiment son regard. Tout était si, différent.

- Je pensais qu’en voyant où il vivait j’arriverais à mieux… Mieux le comprendre. expliqua-t-il sans grande conviction alors qu’il se retourna vers la jeune femme.
Il la regarda calmement fouiller dans un des tiroirs et en sortir un long collier. Il ne réagit pas en la voyant le mettre autour de son propre cou. Ceci n’était pas sa maison et bien qu’elle soit celle de son frère, le vol n’avait pas d’importance. De plus, Ali déduisit assez simplement que le collier appartenait originellement à Zoya. il l’observa néanmoins quelque peu envieux de son aisance et de son sourire nostalgique.

- Vous le connaissez bien. affirma-t-il tout en posant une question comme cela semblait être sa spécialité.

D’un pas lent et précis, il fit son chemin jusqu’au lit où Zoya s’était tranquillement installée. Il resta debout mais s’arrêta à côté d’elle.

- Racontez-moi. Zoya. S’il-vous-plait. demanda-t-il alors d’un ton à la fois ferme et doux. Son expression était fermée et pourtant, une lueur d’imploration brillait derrière ses iris bleus.

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Lun 16 Mar - 16:26

Quelque chose chez cet homme intriguait l’ancienne Auror. Elle avait passez sa vie à observer les gens, à les regarder, à détailler le moindre mouvement, c’était ainsi qu’il avait toujours été une enquêtrice excellente malgré ses méthodes douteuse, c’était pour cela qu’il avait été "facile" de tromper le monde, c’était pour ça que les gens se méfiaient d’elle au fond. Le regard de cet Ali,il y avait quelque chose de presque paternelle lorsqu’il posait le regard sur cette chambre mais au vu de son age visiblement, ce n’était pas le père de Saïd. Autre chose alors…Il s’approchait d’elle et elle ne le quitta pas des yeux, toujours sur ces gardes, cela semblait pourtant être animé par un simple réflexe, elle ne se méfiait pas de l’homme, elle se méfiait tout simplement. Par prudence.
Il posa une simple question, il demandait une histoire, elle esquissa un sourire. Laissant la moitié de son corps s’étaler sur le lit, elle observait le plafond. Une partie de son t-shirt se releva, découvrant les traces de sa précédente mésaventure.


« Il n’est pas du genre à parler de tout ça vous savez, ce que je sais, c’est ce que j’ai vu ou ce que j’ai déduis. Il ne connait pas ses parents et a toujours vécu avec le sadique qui lui servait d’oncle et de tuteur légal. C’était le genre de mec qui prenait à malin plaisir à torturer ce qui l’entoure, le contrôle, le plaisir vicieux de penser qu’on peut contrôler et la vie, et la mort des autres. Je n’ai jamais vraiment eu de preuve mais les cicatrices, les cauchemars, ça ne trompe pas. »

Elle tendit la main vers le cendrier, reprenant sa cigarette, elle fit une pause dans son récit le temps de s’empoisonner et de reposer la cigarette à sa place.

« C’était un emmerdeur de première à Poudlard, si vous saviez le nombre de fois où l’on s’est battu. Je représentais probablement tout ce qu’il était censé haïr et lui…Lui représentait tout ce que je haïssais. Je vivais dans la rue, il était né avec de l’argenterie plein la bouche, je n’avais rien de pur, lui et ses potes étaient une petite réunion de consanguin sang pur. Je ne baissais pas les yeux…Et lui non plus. »

Son visage ne pouvait s’empêcher de s’illuminer d’un sourire à l’évocation de ces souvenirs.

« Nous étions jeunes et nous étions surtout con. Mais il y a quelque chose chez lui qui m’a toujours attiré, l’intime conviction que malgré toute sa connerie, il n’y avait que lui pour comprendre. Les bagarres ont pris une autre tournure, la vie n’a jamais été drôle pour lui, la frustration, la colère, la rage, la peine, nous avions une manière à nous de gérer tout ça comme on le pouvait…Et la peur...Nous étions bien à Poudlard, mais nous n’étions pas idiots, nous savions ce qui nous attendait dehors, les prémices de la guerre. »

Son visage s’assombrissait légèrement.

« On s’est perdu de vue après le château, je sais qu’il a probablement tué son oncle, je ne sais pas quand il a rejoint les mangemorts mais je sais qu’il les a rejoint…L’ironie a voulu que je sois dans l’autre camp. J’ai appris que mes parents biologiques adorés étaient tous deux des sang pur et que je n’étais rien d’autre que le fruit de tout ce que j’ai toujours détesté. Une aubaine pour l’ordre, il me serait simple de rejoindre les mangemorts, de jouer les taupes. Je n’avais rien à perdre, ni véritable famille, ni véritables amis…J’ai accepté et nous nous sommes retrouvés »

Elle ignorait si elle bénir cet instant ou le maudire à jamais.

« Nous avons combattu, nous avons été torturé parfois, nous baignons dans la fange et le sang, nous nous sentions réellement vivant. Il a découvert qui j’étais réellement et j’ignore pourquoi, il a préféré gardé cela pour lui, on en a jamais parlé, j’ai fini par être découverte et j’ai dut fuir. Je ne sais pas comment cet imbécile s’est débrouillé pour ne pas en crever, c’est dans sa tête qu’on me chercha en premier lieu. »


Son regard à présent dans le vide, elle oublia sa cigarette dans le cendrier.

« Ils ont fini par trouver l’un de nos QG, l’attaque fut terrible et depuis longtemps, on s’est retrouver l’un contre l’autre. Il a préféré sortir mon cul de là plutôt que de me tuer, l’un de ses potes la grillé, nous avons tenté de fuir, de se battre, quand le calme est revenu, il… »

Les images lui revenaient en tête avec tant de détail que sa voix se coupa une seconde, elle ferma les yeux comme pour chasser ces souvenirs.

« Il est… » Les mots lui manquaient, trop important pour elle ? Tout pour elle ? Cela lui semblait beaucoup trop gnan gnan pour prononcer pareil chose, ce qu’il représentait pour elle allait bien au-delà de ça. « Je ne pouvais pas le laisser crever comme un chien après tout ce qu’il venait de faire, alors j’ai fait ce que je pouvais pour effacer toute trace de lui. J’ai brulé sa marque sur son avant-bras, sa baguette, ses papiers, je l’ai amené à l’hôpital comme un dommage collatéral, ils l’ont soigné et… »

Elle s’arrêta un instant, une partie de cette histoire, elle ne souhaitait pas la révéler. Elle pensa à Elliot. Sa gorge se noua.

« Il ne s’est pas réveillé »

Finit-elle par dire après une minute de réflexion.

« J’ai attendu quinze ans…Saïd Sam Wilkes fut officiellement considéré comme mort pour le ministère de la magie, j’étais la seule à savoir et j’ai attendu. J’ignore le comment ou le pourquoi, il a fini par se réveiller mais… »

Fronçant les sourcils, elle arrêta net son histoire, se redressant, elle parcouru à nouveau la pièce, cherchant quelques choses sans trop savoir quoi.

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MessageSujet: Re: Des réponses aux questions    Lun 16 Mar - 18:12



Elle lui sourit et s’allongea paisiblement sur le lit qui semblait partiellement être le sien. Ali lui en fut reconnaissant mais elle ne put regarder le soulagement qui se répandit dans l’être droit qui se tenait près du lit. Le regard porté vers le ciel, elle se remémora une histoire qu’elle semblait apprécier. L’Egyptien l’écouta, ne remarquant qu’à moitié les blessures encore fraîches de la mystérieuse jeune femme.
Il l’écouta, sans vraiment réagir à ce que beaucoup d’autres auraient relever. La torture, les cicatrices, Ali les avait aussi vécues bien qu’à des années et des kilomètres de là. Au lieu d’être choqué, il se sentit presque rassuré et amusé. Son petit frère si lointain n’avait peut-être pas eu une vie si différente de la sienne finalement.

- Poudlard… répéta-t-il sans vraiment savoir ce que désignait ce nouveau mot. Il en déduit de la trame narrative de Zoya qu’il devait s’agir du lieu où ils s’étaient rencontré. Tant de choses qu'il ne connaissait pas... Il ne comprit pas tout de ses allégories et des nombreux détails qu’elle glissait dans ce récit sur lequel elle n’avait que très peu de contrôle.
Plus que les mots, Ali entendit l’affection qui transparaissait dans les paroles de la jeune femme malgré le fait qu’elle expliquait que Saïd et elle n’avaient pas grand chose pour s’aimer au premier abord. Ali eu un petit sourire tendre en écoutant cela mais rapidement, son visage s’assombrit.

La frustration, la colère, la rage, la peine. L’Egyptien sentit ses épaules s'alourdirent et ses yeux quitter Zoya pour regarder le sol parsemé de T-shirt froissés. Comme si dans ses mots, il reconnaissait la culpabilité des siens. N’avaient-ils pu lui apporter ne serait-ce qu’un peu de paix et de bonheur en prenant la décision de l’envoyer si loin de son foyer ? Alors qu’ils s’étaient tous efforcé de croire en un meilleur futur pour leur petit enfant du Soleil, tout cela ne semblait avoir été qu’une énorme erreur. Et chaque découverte, chaque révélation n’était qu’une preuve de plus.

La guerre.

Le terme figea Ali qui fut obliger de s’asseoir sur le lit en sentant un haut le coeur lui parcourir le corps entier. Il eu du mal à écouter le récit de la jeune femme après ça, combattant la frustration, la colère et les larmes qui lui montèrent aux yeux.
La guerre. Même de cela ils n’avaient pu le préserver. La raison première, l’unique raison pour laquelle ils avaient arraché ce nouveau né à sa patrie. Le seul mal dont ils voulaient le protéger à tout prix. Au prix de ne plus jamais le revoir, de le voir grandir sous les soins d’un autre, de ne jamais entendre sa voix, ses mots, son chant. De ne garder de lui que l’image d’un ton petit pleurant son propre départ. Une petite main potelée qui n’hériterait pas de la force et du savoir de ses aînés. Un petit visage qui jamais ne serait baigné du soleil de leur Dieu. Un petit Saïd, exilé, n’ayant commis pour seul crime d’être victime de l’espoir idiot de ses parents qu’il aurait un meilleur avenir  ici, dans le  pays gris et froid de son père. Mais tout cela n’avait servit à rien.

Il n’avait pas besoin de comprendre les mots de Zoya pour savoir ce qu’elle décrivait. La guerre. C’était ce fléau qui avait envahi sa patrie, sa famille et sa vie. La violence, le sang, la peur, la haine. Une nuit sans fin ou chaque souffle d’air pouvait être celui qui emportait une âme dans l’autre monde. Où chaque étoile qui brillait n’était que l’oeil vil d’un ennemi près à frapper. Une noirceur qui mordait un homme et qui plus jamais ne le lâcherait.
Ali se recroquevilla sous le poids de ses propres souvenirs, ses propres traumatismes. Tout ce temps où il s’était battu, ou il avait hurlé et souffert, aujourd’hui il les revoyait clairement sauf qu’à sa place, il y vit son frère. Son frère seul. Car c’est ce qu’il était dans cette guerre à l’autre bout du monde. Seul. Sans famille, sans alliés, sans frère pour combattre à ses côtés. Sans le savoir, le pouvoir ou la protection de son Dieu. Non seulement ils ne l’avaient envoyé dans un havre de paix, mais en plus, ils l’avaient abandonné dans la gueule du loup, seul et démuni. Ali trembla de colère en s’efforçant de ne pas exploser devant Zoya. Comment avaient-ils pu se tromper à ce point ?

Mais il ne put s’empêcher de retenir un sanglot alors qu’elle lui décrivit l’inévitable. Il se sentit frappé comme son petit frère fut frappé et la douleur qui le rongeait fut insupportable. Saïd. Qu’avait-il fait ? Comment avait-il osé le laisser seul si loin de tout, si loin d’Héliopolis ? Saïd. Le pardonnerait-il un jour ?

Ali sauta sur ses pieds dès que Zoya interrompit son récit. Dos à elle, il cacha ses larmes qui coulaient amèrement sur son visage creusé. Mais il ne put masquer ses épaules tremblantes et ses poings serrés.

- Merci. dit-il d’une voix rauque qui eu du mal à traverser les cordes vocales de l’Egyptien. Il respira fortement pour chasser les sanglots qui lui entravait la gorge et après avoir rapidement essuyé ses larmes il se retourna vers Zoya, le visage fermé et la mâchoire serrée.
- Cette histoire ce termine ici. dit-il d’un ton ferme pour signifier qu’il en avait assez entendu. Ou était-ce autre chose ?

La main sur son sceptre se crispa et un instant, il se demanda lui-même ce qu’il avait l’intention de faire. Son regard bleu se fixa sur la jeune femme allongée sur ce lit. Il ne put s’empêcher de ressentir de la frustration et du dégoût en sachant que c’était ici que son frère avait gaspillé sa vie faute de ne pouvoir faire mieux. Et pourtant il savait que ce lit et cette femme était ce qui, pour ce Saïd si lointain, avait le plus de valeur. Une maison, un foyer qu’il avait été obligé de reconstruire du mieux qu’il pouvait.

- Je ne pense pas que nous nous reverrons un jour. déclara alors Ali d’un ton dénué d’émotion. Les larmes avaient disparues et le combattant était revenu.
Celui-ci se retourna et fit rapidement son chemin vers la porte ignorant les éventuels sorts que la sorcière pouvait décider de lui lancer. Il ouvrit l’épaisse porte métallique mais s’arrêta juste avant de sortir et se retourna vers Zoya.

- Pardonnez-moi. dit-il, une étincelle de tristesse passant rapidement derrière ses yeux bleus avant de faire un pas à l’extérieur avant de disparaître dans un flash blanc aveuglant.

La porte resta grande ouverte, mais lentement, les murs se mirent à trembler, de plus en plus fort. Les objets sur le sol se volatilisèrent un à un et une vague rouge s’éleva au fond de la maison. Alors que les meubles et le lit sur lequel Zoya se trouvait se fondirent dans la moquette, elle fut poussée jusqu’à la porte qui se claqua immédiatement après elle.

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