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 Sing it back

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Saïd S. Wilkes

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Serpentard


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MessageSujet: Sing it back   Mar 21 Juil - 18:25



Saïd ne prit pas la peine d'attendre de sentir un sol solide sous ses jambes pour prendre Zoya dans ses bras. Quand il réapparurent, il se retint de pousser un cri de douleur en sentant sa jambe droite se tordre un peu plus. Se mordant la lèvre et faisant de son mieux pour contrôler la panique qui explosait en lui, il fit son chemin jusqu'au lit de Zoya où il la déposa.

- Ca va aller, ça va aller, ça va aller. marmonna-t-il en tentant de reprendre sa respiration et d'arrêter ses mains de trembler.

Mais clairement ça n'allait pas et selon les dires d'Ali, plus le temps passait et plus l'état de Zoya allait s'aggraver. Sautant finalement sur le lit Saïd surplomba la jeune femme. Il voulu lui servir un sourire joyeux et rassurant mais il était complètement incapable de cacher la panique qui brûlait dans ses iris dorés.

- Hey Zoya ! Je suis de retour et… On est chez toi… On baise ? Plaisanta-t-il en ne parvenant qu'a laisser échapper un rire étranglé.
- Tu vas pas crever hein ? C'est une putain de blague ! SCARABEE MON CUL ! Hurla-t-il, prit d'hystérie.
Oh putain, qu'est que je fais ? Qu'est-ce que je fais ?! Dis-moi ce que je dois faire ? Zoya ! J'suis un putain d'abruti, dis-moi ce que je dois faire ! Je ferais tout ! TOUT ! Je sucerais des millions de queues pas fraîches pour toi ! Je ferais n'importe quoi ! Juste… Ne meurs pas. NE MEURS PAS !

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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Re: Sing it back   Mar 21 Juil - 20:33



Ses yeux rivés sur lui, elle fronça légèrement les sourcils. Une hésitation, elle hallucinait peut-être ? Si son visage lui était familier, il y avait quelque chose de changer chez Saïd. La lumière et en une seconde, elle se retrouva à pré-au-lard à nouveau. Son regard, son sourire, elle continua de froncé les sourcils en l’observant. C’était comme si tout ça était irréel. Pourquoi maintenant ? Comment ? Même sa voix lui semblait étrangère alors que le mot Isfef l’intrigua. Alors qu’il lui disait qu’elle comprendrait, son regard se posa sur le sceptre, reconnaissant que trop tard cette chose que ses lèvres furent capturé. La sensation qui en suivit n’avait rien d’un chaud et passionnel baisé avec sa tête de mouton préféré. Elle sentie quelques choses rentrée dans sa bouche, s’enfoncé dans sa gorge. Elle eut du mal à ne pas vomir, encore plus pour ne pas s’étouffer. Les yeux écarquillés par la surprise en voyant Ali. L’incompréhension se lisait dans son regard alors que son corps entier semblait s’incendier de l’intérieur. Incapable de tenir debout, ses genoux cognèrent violemment le sol alors qu’elle se tenait le ventre. Qu’est-ce qu’il lui avait fait ? Pourquoi ?

Elle eut envie de vomir, se tordant de douleur. Même hurler demandait un effort surhumain, l’une de ses choses se baladait encore le long de sa gorge. Les larmes lui montaient aux yeux. Sur son front perlait quelques gouttes de sueur. La douleur était telle qu’elle ne remarqua la soudaine arrivé du véritable Saïd. Les yeux clos, son corps tremblaient comme si elle était prise d’une violente fièvre. Ce n’est que lorsqu’elle entendit son véritable prénom qu’elle releva la tête. Ses cheveux collés à son front, elle eut envie de lui demander si c’était vraiment lui. La peur se lisait dans son regard, et si elle se faisait encore piéger ?
Ce n’est que lorsqu’il l’insulta que son visage semblait s’adoucir, autant qu’elle le pouvait, persuadée à présent que c’était bien lui. Elle entrouvrit la bouche pour lui dire quelque chose mais aucun son ne semblait sortir de sa bouche. Elle ferma les yeux, pour ce qui devait être qu’une seule seconde. Fatiguée de faire face à cette douleur. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle reconnut son propre appartement. Esquissant un sourire devant sa proposition indécente, elle leva avec difficulté une main qu’elle posa sur son visage. Saïd pouvait sentir à travers la peau de Zoya l’un des scarabées se balader sous sa peau.


« T’es revenu… »

Elle se cambra soudainement face à la douleur alors qu’il lui demandait quoi faire. Les yeux fermés durant cette intense seconde, elle laissa sa tête se tourner sur le côté, soufflant tout l’air dans ses poumons durant ce répit.

« T’aimerais ça… » Répondit-elle dans une tentative d’humour alors qu’il lui affirmait être capable de sucer des milliers de queue pour elle. Elle tenta de rire à sa propre blague mais termina par une quinte de toux, se recroquevillant légèrement sur le côté. Alors qu’elle revenait sur le dos, l’un des scarabées quitta son corps par la petite plaie qui restait de sa rencontre avec Shane. Elle l’observa, avant de relaisser tomber sa tête en arrière.

« Chier… »

Reposant ses yeux sur Saïd, elle se concentrait pour garder une respiration plus ou moins régulière et trouver une solution. Rien ne lui semblait viable. Se penchant légèrement pour capturer ses lèvres le temps d’une seconde et y trouver un peu de temps dans ce contact, elle murmura :

« La cuisine…Couteau…Enlève les… » Elle l’embrassa à nouveau « je tiendrai le coup…Le tiroir, y a de l’adré et de la poudre...Donne la moi... » Ces petites choses qu’elle gardait quand ils s’amusaient ensemble à empoisonner leur corps de drogue, juste au cas où…Elle était loin de s’imaginer qu’elle en aurait un jour besoin. La poudre de lutin lui permettait au moins de supporter la douleur plus facilement, l'adré...C'était juste au cas où. « Je reste avec toi »

_________________
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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: Sing it back   Jeu 23 Juil - 10:52



Entendre sa voix étira un sourire sur son visage paniqué. O comme elle lui avait manqué. Maintenant qu'il l'avait devant en lui, il se rendait compte à quel point il avait été ridicule de de contenter de ses souvenirs et ses rêves. Son visage, son odeur, la chaleur de sa peau contre lui… Jamais n'aurait-il pu les recréer dans son esprit.
La joie en lui se mêlait avec sa rage dans un mélange tragique qui lui embrouillait complètement l'esprit. C'était comme s'il était retombé dans l'un de ses cauchemars où le soulagement et le bonheur de retrouver Zoya mourrait toujours lentement alors qu'il la voyait disparaître et se désintégrer dans ses bras. Mais ce n'était pas un cauchemar et il savait que s'il la laissait s'en aller, ils ne pourraient jamais plus se réveiller.
Il vit comme elle un scarabée échapper d'une de ses plaies et l'écrasa avec fureur. Non ce n'était pas un rêve. Il allait perdre la femme de sa vie à cause de misérables insectes.

Elle le rappela a elle d'un simple regard pour goutter à ses lèvres rien qu'un instant. Fermant les yeux, Saïd vint caresser ses cheveux d'une main. Il aurait aimé qu'il soit plus long, plus passionné. Il aurait aimé lui faire l'amour là, sans attendre. Mais il ne se laissa pas entrainé par le désir et la panique, il ne se laissa même pas profiter de ce baiser qui avait un horrible arrière goût d'au revoir. Non, il n'était pas prêt à dire au revoir.
Et elle non plus. D'une voix fébrile elle lui demanda d'aller chercher un couteau et sa drogue. Il la comprit sans vraiment oser assimiler le fait qu'elle lui demandait de la charcuter pour sortir les scarabées de son corps. Il n'avait pas le temps de réfléchir à une meilleure solution, il n'avait pas le temps d'avoir peur ou mal. Il avait même oublié qu'une de ses jambes était loin d'être opérationnelle lorsqu'il se rua pour tout récupérer.

Lorsqu'il revint près d'elle, la panique et la détresse n'était plus qu'un lointain écho derrière ses iris dorés. Il la saisit pour la relever dans une position assise et vint capturer ses lèvres une nouvelle fois. Juste au cas où, juste pour sentir la chaleur de ses lèvres et se convaincre que tout n'était pas perdu. Elle était vivante et elle allait le rester. Sentant peut-être la peur dans le baiser puissant de son amant, elle le rassura de ses mots et de son regard. Lui ne trouva rien à lui dire.

Prenant le sachet de poudre de lutin il en prit une poignée et vint poser sa main contre le visage de Zoya dans une caresse enivrante. Il aurait voulu partir avec elle, se libérer de l'angoisse poignante qui lui crispait les entrailles mais il se l'interdit. Alors qu'il la vit s'évader doucement, il se tourna vers le couteau qu'il avait récupérer.
Il glissa alors ses doigts pour les entremêler avec ceux de la jeune femme. Embrassant le dos de sa main, il vint glisser la lame du couteau contre sa peau, ouvrant une longue fente jusqu'à son poignet. Le sang gicla et il put la sentir se crisper mais il ne se laissa pas distraire et la maintint fermement. Un insecte rampant s'échappa et Saïd le transperça violemment de la pointe du couteau.
Déposant un bref baiser sur la clavicule de Zoya, il laissa son bras tomber pour relever sa cuisse droite et la bloquer contre sa hanche. Il coupa profondément la chair de sa cuisse dont s'échappèrent deux scarabées qu'il coupa eux aussi. Il pouvait sentir le liquide chaud couler sur sa peau mais il n'eu pas le temps d'y penser qu'il repéra une nouvelle boursoufflure sur le sein gauche de Zoya.
Il ne put s'empêcher un petit regard presque taquin vers Zoya alors qu'il attrapa sa poitrine. Il déposa un baiser sur ses seins avant de venir trancher délicatement mais sans pitié dans sa chair tendre. L'insecte ne bougea pas de sa cachette et Saïd dû plonger ses doigts dans l'entaille pour l'en retirer et l'écraser.

Il la laissa alors s'allonger, tenant sa tête pour la déposer délicatement sur le matelas déjà imbibé de son sang. Plongeant son regard doré dans le sien il s'assurait qu'elle tiendrait sa promesse, qu'elle resterait avec lui. Autour du couple, des volutes violacées s'étaient mises à flotter lentement mais aucun d'eux n'eurent le temps d'y prêter attention. Sans voir ses bracelets briller, sans voir la fumée d'engouffrer doucement dans les plaies de Zoya, Saïd savait que c'était sa magie. C'était plutôt son désir le plus profond de garder Zoya dans le monde des vivant qui se traduisait instinctivement en un puissant sort de soin. Mais serait-ce assez ? Saïd n'osa pas se poser la question. Il savait qu'il le saurait bien assez tôt.
Son couteau vint danser autour du nombril de Zoya sans oser couper sa peau pâle. Il jeta un nouveau regard vers elle, pour se donner de l'assurance mais il eu plutôt l'impression de lui demander la permission de la tuer. Après tout c'était ce qu'ils avaient toujours imaginé qu'un jour ils finiraient par s'entretuer et s'autodétruire.
Il coupa enfin de son sternum à son nombril, faisant de son mieux pour tenir Zoya immobile et ignorer ses soubresauts de souffrance. Il laissa le couteau tomber à ses côtés et alors qu'il captura sauvagement les lèvres de son amour dans un dernier effort pour la soulager, il plongea son poing dans son corps.
De son baiser, il l'empêchait de hurler et s'empêchait lui-même de vomir alors qu'il explorait ses entrailles. Il pouvait sentir ses muscles se crisper autour de son bras mais aussi les insectes s'enfuir dans la panique. Il en écrasa deux avec son poing et laissa les autres s'échapper par la plaie béante et s'enfuir par la seule fenêtre de l'appartement. Mais il y en avait d'autres. Il pouvait les sentir comme s'il faisait corps unique avec Zoya. Il en écrasa un de plus en remuant doucement les entrailles de Zoya avant de remonter sous ses côtes et ses poumons pour atteindre le cœur. Un cœur qui ne battait pas.

Trop concentré à chassé les insectes, Saïd ne s'était pas rendu compte que leur baiser s'était lentement conclu dans la froideur et le néant de la mort.

- Non… souffla-t-il en cherchant le regard de Zoya mais ses paupières étaient closes et sa tête penchée sur le côté. Non non non. Reste avec moi, reste avec moi ! Tu as dis que tu resterais avec moi. Zoya ! Nan j't'en supplie ! ZOYA  ! J't'en prie…

Il sentit son propre cœur s'arrêter et se désintégrer, faisant couler des larmes sur son visage alors qu'il l'embrassait encore et encore mais sans retour. Toujours en elle, il pouvait sentir la mort se refermer doucement sur eux. Son corps refroidissait doucement et les volutes magiques s'effacèrent petit à petit.

- Non non non… Tu peux pas me faire ça… Pas ça. PAS CA ! TU PEUX PAS MOURIR, TU M'ENTENDS ?! T'AS PAS LE DROIT, SALOPE ! J'te laisserais pas ! Tu peux pas m'abandonner ! J'te laisserais jamais m'abandonner ! Se mit-il a hurler avant de prendre le cœur de Zoya a pleine main et de se mettre à le serrer pour le faire battre.
- Reviens ! REVIENS ! Cria-t-il plein de rage et de désespoir alors qu'il pompait la vie à l'intérieur de la sorcière.

Les volutes réapparurent, plus puissante qu'avant, enveloppant complètement le couple et aveuglant presque l'Egyptien. Mais il n'avait pas besoin de voir. Tout ce qu'il sentait, c'était le cœur de Zoya dans sa main qu'il pressait doucement au même rythme que celui qu'il aimait écouter lorsqu'elle dormait paisiblement à ses côtés. Doucement, il écarta son poing et pu sentir que l'organe avait capté le message. Il écrasa le dernier scarabée de son poing et tâtonna fébrilement le matelas pour récupérer la seringue. Ce n'était qu'alors qu'il sentait que la magie qui réparait avidement les blessures de Zoya n'était pas gratuite. A bout de souffle, au bord de l'évanouissement, il retira enfin son poing du torse de Zoya et planta violemment l'aiguille pour lui administrer l'adrénaline. Il eu à peine le temps de sentir le piston toucher le bout qu'il se sentit basculer et s'écrouler sur le sol.

- Réveille-toi… Réveille-toi. Souffla-t-il alors qu'il sentit le noir l'envelopper à son tour.


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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Sing it back   Jeu 23 Juil - 13:24


Agatha, Ulwick, Maugrey, Bran, Elliot, Saïd…

Non loin, elle pouvait entendre l’ancien serpentard fouillé la cuisine, l’affolement de ses pas, de sa respiration lorsqu’il revint près d’elle. Il captura ses lèvres alors qu’elle avait une certaine difficulté à lui offrir la même passion. Et pourtant, elle l’aimait, plus que sa propre vie, plus que quiconque, ce petit con qui l’avait tant fait chier lorsqu’ils étaient ado, celui qui était capable de la rendre aussi vulnérable qu’un foutu chaton apeuré, mais aussi féroce qu’une lionne. À défaut de pouvoir lui offrir un baiser digne de ce à quoi il était habitué, ce fut une promesse qu’elle lui fit… Qu’elle resterait avec lui, à jamais. Détournant les yeux pour garder la force de ne pas pleurer, au fond d’elle, elle savait que cette promesse était une tromperie, elle allait probablement mourir et oui, elle resterait toujours avec lui… Métaphoriquement.

Il l’aida à se rasseoir alors qu’il avait préparé pour elle un peu de cette poudre volatile et libératrice. Elle inspira profondément, capture entre ses lèvres et ses dents le pouce de l’ancien mangemort. Ses pupilles se dilatèrent presque instantanément alors qu’elle fixait les iris dorés de l’égyptien. Le temps de quelques secondes, le désir se lisait dans son regard alors que sa langue effaçait toutes traces de la drogue sur le pouce de Saïd qu’elle libéra enfin non sans un sourire provocateur mais fatigué.


« Fais-moi l’amour »

Une seconde de pure liberté, durant laquelle elle oubliait la gravité de la situation et où elle se laissa simplement emportée par les mensonges de cette substance. C’est en voyant le couteau entre les mains de Saïd que la vérité lui revint de plein fouet, reposant ses yeux sur lui alors qu’elle serrait ses doigts entre les siens, elle hocha très légèrement la tête pour lui signifier qu’elle était prête. Un autre mensonge... Personne ne pouvait être prêt à pareil instant. S’ils avaient toujours été intimement persuadés qu’ils finiraient tôt ou tard par s’entretuer, qu’ils avaient passé leur vie d’adulte à se préparer à ça, ni l’un ni l’autre était loin de s’imaginer que ce serait de cette façon, ni l’un ni l’autre n’était prêt.


« Agatha, Ulwick, Maugrey, Bran, Elliot, Saïd… »

Elle s’était agrippée à son dos de son bras encore valide, ses ongles s’enfonçant profondément dans sa chair alors qu’elle se retenait de hurler ou de mordre son épaule. Alors qu’elle sentait une de ses bestioles s’agiter dans sa poitrine, son regard croisa celui de Saïd, partageant une seconde ses idées salaces et réconfortantes, elle se mordit la lèvre inférieure alors qu’il y déposait un baiser, retenant un gémissant, ignorant s’il s’agissait de douleur ou de plaisir. Elle entrouvrit la bouche pour inspirer une nouvelle fois profondément alors qu’il dessinait une autre entaille sur sa peau. Une autre de ses choses tuée.

Gardant les yeux grands ouverts, ses lèvres remuaient sans que cela soit véritablement compréhensible. Toujours les mêmes mouvements, toujours le même rythme, toujours le même murmure inaudible. Elle sentit la froideur de la lame s’enfoncer dans son bras, serrant les dents, continuant son mantra à voix basse. Sans qu’elle ne puisse le contrôler, ses yeux se noyaient petit à petit dans l’eau saline de larmes. Même l’habituelle douceur de la drogue ne parvint pas à rendre ce moment plus facile à supporter. Au moins, elle ne se débattait pas trop, n’empêchait pas Saïd de faire ce qu’il fallait.

Un frisson la parcourait, ignorant si c’était la perte de sang ou ses lèvres sur sa peau, il releva légèrement sa cuisse alors qu’il répéta son geste, elle répéta ses noms : Agatha, Ulwick, Maugrey, Bran, Elliot, Saïd… Il l’allongea à nouveau sur le lit. Les yeux encore ouverts, le sang et la sueur tachaient son visage, certaines mèches de cheveux décolorés coller sur sa joue ou son front. Ils échangèrent un regard, elle chercha la force de lui sourire, tous les deux savaient…
Déglutissant avec difficulté, sa respiration étrangement calme, elle semblait même réagir aux chatouilles que provoquait la lame dansante sur sa peau. Ils n’avaient pas le temps de se questionner, ni même le temps de se dire au revoir. Ses doigts agrippèrent un morceau du t-shirt de Saïd, cherchant à lui faire comprendre qu’il devait le faire et que l’attente était tout simplement insoutenable. Elle grimaça en sentant l’un des scarabées en elle, ignorant ce que ces insectes faisaient à l’intérieur et préférant même pas l’imaginer. À cette douleur s’ajouta celle d’une nouvelle plaie que Saïd lui infligea, alors qu’elle entonnait encore une fois :


« Agatha, Ulwick, Maugrey, Bran, Elliot, Saï… »

Ses lèvres l’interrompirent alors que ses noms se changeaient petit à petit en hurlement à l’instant où il s’introduisit en elle. Il l’empêchait de hurler, de se fatiguer à le faire, et elle se faisait violence pour ne pas gigoter. Ses larmes traçaient des sillons à travers le sang sur ses joues, l’embrassant avec toute la fougue qui lui restait, se rendant compte avec horreur que ce baiser avait la saveur d’un dernier baiser. Sa main valide enfonçait une nouvelle fois leurs ongles dans la chair de l’ancien serpentard, se répétant encore et encore cette liste de nom…Des gens qui comptent…


Agatha, cette femme qui l’avait trouvé, Ulwick, cet homme qui l’avait adopté, ses deux parents adoptifs, ses deux véritables parents, ses deux uniques parents. Elle se souvenait encore de la douleur que cela avait été d’effacer de leur mémoire toute trace d’elle durant la guerre. Si elle n’existait et n’avait semble-t-il jamais exister dans leurs vies, Zoya n’avait jamais pu se résoudre à oublier les personnes qui lui avaient permis de survivre, qui l’avait aimer sans condition et sans retenue.
Alastor Maugrey, ce vieux con qui avait toujours su voir quelque chose d’unique en elle et qui lui avait donner l’impression qu’elle était capable de faire des trucs bien dans sa vie, ce briscard qui avait toujours eu foi en elle ou presque toujours...Elle qui pensait pouvoir l’oublier lui aussi, elle n’était rien d’autre que la gosse toute juste sortie de Poudlard et complètement paumée qu’elle était lorsqu’elle lui faisait face, elle était toujours cette éternelle jeune femme qui espérait être autre chose qu’un outil pour celui qui avait gagné toute son admiration et son respect.
Bran, ce gamin trop collant, à qui le monde entier s’entêtait de mentir pour son propre bien et qui en savait beaucoup trop pour sa propre sécurité. Ce gosse qu’elle avait du mal à supporter, ce gamin qui était censé représenter une punition de la part de ses supérieurs Auror et qui s’était avéré être plus attachant qu’elle ne l’aurait cru, qui lui rappela avec douleur parfois, qu’elle aurait pu avoir une autre vie celle-ci.
Elliot… Ce fils qu’elle avait cru perdre et qu’elle venait à peine de retrouver, ce garçon qui était probablement mieux sans ses parents, mais qu’elle ne pouvait oublier. Elle ne put s’empêcher de repenser à ce court instant où il lui avait interdit de mourir, où il avait avoué qu’il n’avait plus qu’elle, ce moment où, pour la première fois, elle vit son propre fils. Elle ne pouvait pas le décevoir…Ne dois pas le décevoir, n’avait pas le droit à ça.

Et il y avait Saïd Seth Wilkes, elle n'en serait probablement pas là s’il n’avait jamais fait partie de sa vie, ne serait certainement pas en train de se vider de son sang si elle l’avait repoussé le jour où il s’était pointé dans cette ruelle et où il l’embrassa sans qu’elle ne puisse comprendre pourquoi. Elle ne se sentirait probablement pas partir si elle avait refusé cette mission durant la guerre, elle ne sentirait pas le froid s’engouffrer doucement en elle si elle avait accepté de la laisser partir plutôt que de se battre pour le maintenir en vie. Elle ne se sentirait pas si fatiguée si elle avait refait sa vie plutôt que d’attendre quinze longues années pour qu’il lui revienne enfin…

Mais sans lui, sa vie n’aurait jamais eu ces saveurs, ni ses couleurs, rien n’aurait de véritables valeurs. Elle n’aurait jamais su à quel point il était si simple de tomber amoureux, à quel point cela pouvait faire du bien de voir dans les yeux d’une autre personne le véritable amour, pas celui dicté par son instinct de parent, ni celui d’un enfant envers une mère ou celui d’un maître envers son élève, le véritable amour, celui qui, plus puissant qu’une drogue, est capable de te construire et de te détruire. Sans lui, risquer sa vie dans cette guerre n’aurait jamais été suivit d’une intense et violente danse charnelle qui rappelait à quel point la vie était importante et pourquoi ils se devaient de survivre. Sans lui, elle n’aurait rien eu à perdre tout simplement, sans lui, elle n’aurait été rien d’autre qu’un pion sacrifiable dans sa propre vie. Il lui avait apporté autant de force que de faiblesse et il lui avait rappelé qu’elle était bel et bien vivante, qu’elle comptait dans cette guerre absurde. Sans lui, son unique espoir d’une autre n’aurait jamais vu le jour. Elle l’aimait, elle l’aime et elle l’aimerait à jamais, peu important les douleurs et les "si", tout cela n’avait que peu de valeur.

Elle avait besoin de lui…
Il avait besoin d’elle.

L’air s’engouffra violemment dans ses poumons alors qu’elle ouvrait à nouveau les yeux, son cœur cognait violemment dans sa poitrine. Elle dut plisser des yeux, aveuglés par un flot de lumière violacée qui s’atténuait doucement, se rendant alors compte de la source, mais retrouvant aussi la réalité. L’odeur du sang, les scarabées, elle observa ses mains, ses bras, son ventre… Arrachant la seringue qu’elle balança à l’autre bout de la pièce avant de se retourner vers le corps épuisé de Saïd. Posant sa tête contre son torse, elle écouta le cœur de l’homme battre, laissant les rythmes du siens reprendre le suivre.
Ses doigts glissèrent le long de son torse pour rejoindre son épaule et suivre son bras jusqu’à sa main… Attrapant celle-ci, elle sentit soudainement toute l’intense fatigue accumulée jusqu’à présent, refermant doucement les yeux. Se laissant à son tour plongée dans les bras de Neith.


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