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 You are my end and my beginning

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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Ven 24 Juil - 22:14



Il se sentait dériver. En fait, il n'avait pas l'impression de bouger. Flottant au milieu d'un torrent glacé, c'était plutôt tout ce qu'il y avait autour qui défilait avec force. Submergé, il ne se sentait pourtant pas suffoquer ou couler. Au contraire, il flottait comme il lévitait au milieu du courant. Le froid mordait sa chair et bien qu'il n'avait pas l'accueil de la chaleur d'Egypte, il avait quelque chose de purifiant et de revigorant. Saïd avait toujours aimé le froid et le mauvais temps d'Irlande. Il avait passé plus de temps qu'il n'aimait l'avouer à contempler les humeurs de la tourbière. Le vent y soufflait violemment et sans contrainte. Libre et sauvage comme l'esprit du garçon. Le ciel aussi, tantôt dégagé, tantôt encombré, tantôt agité d'un puisant orage, semblait s'accorder à merveille avec le caractère erratique de Saïd. Il ne s'était jamais rendu compte à quel point il appréciait côtoyer les forces de la nature. C'était comme si parmi eux, il trouvait enfin sa place.

Mais Saïd n'était pas un mistral, un orage ou un tsunami. Il n'était qu'un homme et aujourd'hui il admettait sa défaite. Laissant ses membres meurtris par la fatigue flotter paisiblement au fil du courant et ses paupières le plonger dans un doux et frais repos. Il se sentit toucher le fond du lit de la rivière et le contact froid et dur des galets le firent frissonner légèrement. C'était revigorant, il pouvait sentir que sa chair était encore chaude comparé à la pierre. Pourtant il se sentait aussi lourd qu'un roc et si ce n'était pas le courant, la gravité le maintenait au fond. Ce n'était pas si inconfortable que ça. L'eau fraiche caressait doucement ses cheveux et réduisait la lumière de l'extérieur en de petits motifs linéaires et abstraits. C'était si… apaisant.
Dans son rêve, Saïd observa les caustiques longuement. Jusqu'à ce qu'une petite tâche n'apparaisse au dessus de lui. Une tâche sombre qui grossissait lentement. Alors qu'il s'approcha, il put remarquer que c'était un galet qui coulait doucement comme il avait coulé lui aussi. Le caillou descendit jusqu'à se poser sur son torse. Il le laissa faire et le regarda avec affection. C'était son petit caillou. Un caillou étrangement plus chaud que les autres caillou. Un caillou spécial. Il pouvait le sentir vibrer doucement contre son torse, comme s'il était vivant. Et cela le rendit particulièrement heureux.

Saïd rouvrit les yeux et il sentit l'air s'engouffrer dans ses poumons alors qu'il se réveillait. Ses yeux observèrent les alentours alors que la confusion mettait un certain temps à se dissiper. Il ne su pas vraiment s'il vérifiait qu'il était bien dans l'appartement de Zoya et non dans un mystérieux ruisseau, s'il cherchait où son rêve avait bien pu partir pour le laisser se réveiller ainsi ou si personne dans le coin n'était légilimens et avait assisté au record de niaiserie qu'avait atteint ses songes.

Lorsqu'il se resitua sur le sol de l'appartement de Zoya à Pré-Au-Lard, sur la planète Terre, Saïd laissa sa tête retomber et son regard se poser sur le plafond. Il soupira et sentit le poids sur son torse l'y aider. Il n'avait pas besoin de regarder pour savoir que ce n'était pas un petit caillou mais la tête de Zoya. Il pouvait aussi sentir sa main entremêlée avec la sienne. Il serra doucement ses doigts et pu sentir le sang séché se craqueler sur sa main.
Fronçant les sourcils, l'Irlandais chassa les souvenirs de la veille qui vinrent l'assaillir à nouveau. Il ne voulait pas se souvenir. Il ne voulait même pas savoir si Zoya était vivante ou pas. S'il le pouvait, il suspendrait à jamais ce moment où ses entrailles lui disent qu'elle est avec lui comme elle l'a toujours été.
Car comment pouvait-il en être autrement ?
Il ne voulait pas se réveiller à nouveau et se rendre compte que le rêve n'était pas à propos d'eau et de cailloux mais à propos d'une nuit où la puissance de l'amour lui avait permit de sauver la femme de sa vie. Il ne voulait pas se rendre compte qu'il se réveillait dans un monde où elle n'était plus.
Jamais.

- J'ai envie de gerber. Confia-t-il d'une voix rauque alors que dégoût, fatigue, angoisse et émotions contradictoires se mêlait dans ses entrailles.

Lâchant la main de Zoya, il s'éloigna en laissant sa tête reposer sur le sol sans oser vraiment la regarder. Faisant son chemin directement jusqu'à la salle de bain, il sentit sa jambe droite le faire atrocement souffrir. Un rappel de plus des événements de la veille qu'il s'empressa de chasser.
Récupérant une serviette mouillée, il essuya le sang de son corps comme s'il rentrait d'une énième violente bagarre au Trou. Il ne toucha pas à sa jambe et n'accorda aucun regard au reste de l'appartement ou au silence. Il s'essuya avec des gestes à la fois décidés et fébriles, comme si retrouver la routine qu'il avait perdu le forçait à croire que tout était normal, que tout était revenu comme avant et que tout allait bien. Tout va bien.
Mais alors qu'il frottait le bracelet de son bras gauche anormalement ensanglanté il ne put retenir l'angoisse de l'envahir à nouveau. Il sentit sa gorge se serrer et son visage se crisper alors qu'il frottait plus fort. Et si tout n'allait pas bien ?
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Ven 24 Juil - 23:00

Ce fut dans un sommeil sans songe qu’elle s’était engouffré, elle ignorait le nombre de seconde, de minute, d’heure ou même de jours où ils étaient resté sur le parquet du sa chambre à dormir l’un contre l’autre. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle eut simplement cette sensation étrange d’avoir seulement cligné les yeux le temps d’une seconde. Elle fixa sa main posé sur le sol de sa chambre avant que l’odeur du sang ne remonte le long de ses narines et lui donne envie de remettre de la bile en plus du sang déjà étalé au sol. Se relevant légèrement pour prendre une grande inspiration, elle se rendit compte de l’absence de Saïd, prise d’une seconde de panique de le voir à nouveau disparaitre, elle se retourna. Rassurée de le voir se frotter le visage à l’aide d’une serviette et bénissant un quelconque dieu qu’il n’ait pas vue sa tête de demoiselle en détresse. Les souvenirs ces dernières heures lui revenaient en mémoire douloureuse alors qu’elle observait son corps exempt de toute plaie. Seul le sang séché et craquelé sur sa peau permettait de deviner où il l’avait ouverte. Dans un geste un peu idiot, elle parcourait de sa main chaque partie de son corps pour vérifier qu’aucun autre scarabée ne se baladait encore à l’intérieur. Elle n’aurait probablement jamais de véritable certitude mais se contenterait volontiers d’être encore debout.

Finissant enfin par se relever, son regard se posa sur son lit maculé. Digne d’une scène de crime, elle observa la quantité impressionnante de sang qu’elle avait sous les yeux. Blêmissant, c’était une étrange sensation que de se dire que ce qu’elle avait sous les yeux était son propre sang. C’est non sans difficulté qu’elle réussit à détourner les yeux du lit. Soudainement, son appartement, là où elle avait vécu une majorité de sa vie, tout ceci lui semblait étranger.
Se dirigeant vers la cuisine, elle fouilla après une cigarette et un briquet, cherchant un peu de normalité dans des gestes habituelles, la première inspiration de nicotine eut un effet rassurant, soufflant la fumée, elle se dirigea vers la salle de bain. Tout cela lui semblait tellement irréel, surréaliste, et pourtant…La douleur, elle la ressentait, s’en rappelait avec une telle précision qu’elle ne pouvait pas ignorer que tout ce qu’ils avaient vécu était bien vrai. Une autre inspiration de cigarette et elle jeta un regard vers Saïd. Une réaction normal aurait été de se poser mille et une question sur ce qui s’était passé, sur le pourquoi il l’avait abandonné, où il était tout ce temps, qui était ce malade qui lui infliger ça et à quoi devait-elle s’attendre à présent ? Elle jeta sa cigarette dans l’évier.

Faisant couler l’eau chaude de sa douche, un autre regard vers Saïd, captant ses yeux dorés…Quelqu’un normal lui aurait posé mille et une questions. Quelqu’un de normal oui. Alors qu’elle s’approchait soudainement et rapidement de lui, elle n’avait qu’une seule et unique chose en tête. Capturant ses lèvres, elle attrapa son avant-bras, l’attirant contre elle, l’attirant dans la salle de bain et terminant leur route sous la douche. Ce contact lui avait tant manqué et le dernier qu’ils avaient partagé avait eu cet horrible gout d’adieux. Si celui n’exprimait rien de véritablement romantique, il était à l’image de toute la passion qu’elle ressentait pour lui. L’affirmation qu’absolument rien ni personne, à part eux-mêmes, n’avaient le droit de les séparer. Ce droit leur appartenait. Glissant ses mains dans la chevelure mouillée de celui-ci, l’eau effaçait toute trace de cette nuit irréaliste. Bien qu’elle était encore en sous-vêtement au moment où elle interrompit enfin le baisser pour simplement se plonger dans les yeux dorés de l’Egyptien. D’une main experte, elle dégrafa son soutien-gorge qu’elle laissa tomber au sol, glissant ses pouces de part et d’autre de son shorty pour le faire glisser sous son fessier et le laisser terminer sa route à ses pieds. Posant sur son bras, elle redescendit jusqu’à sa main qu’elle attrapât, l’amenant jusqu’à son sein alors qu’elle fixait Saïd d’un regard mêlant vice, passion et une simple vérité…Elle lui appartenait, ce corps lui appartenait, et bien que cette pensée fleur bleu la répugnait, elle ne pouvait qu’admettre que son cœur aussi.


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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Lun 27 Juil - 11:49



Il ferma les yeux pour chasser l'image du sang qui semblait presque faire preuve de mauvaise volonté à s'accrocher ainsi à sa peau. Il souffla pour expirer l'odeur angoissante et métallique qui flottait dans la salle de bain. Dans le silence qui suivit, il pu entendre Zoya se lever comme n'importe quel matin, faire son chemin jusqu'à la cuisine pour y allumer sa clope. Était-ce réel ? Était-ce un souvenir auquel il s'accrochait désespérément ? Un rêve dont il ne voulait se réveiller ? Ca n'avait pas d'importance. Il l'écouta vivre tout simplement et se laissa envelopper du parfum de son vice préféré. Il pouvait la sentir près de lui mais il n'osa pas ouvrir les yeux tout de suite de peur de ne pas la voir, de se rendre enfin compte qu'il était seul, à jamais. Il entendit l'eau de la douche couler et soudain il put la sentir contre lui.
Elle captura son souffle dans son baiser et pourtant son contact vu comme une grande bouffée d'oxygène qui fit frissonner son homme. Son touché lui transmit assez de courage pour qu'il ouvre enfin les yeux. Elle était là, bien vivante et avec lui. Ce n'était pas un rêve. C'était le cauchemar qui lui était passé.

Il se laissa entrainer, trop envouté par son goût et la vue de son corps parfait. C'était comme s'il n'avait pas besoin d'oxygène tant qu'il pouvait la respirer elle, ou guérir ses propres blessures tant qu'il pouvait sentir la surface lisse et douce de sa chair. Il l'avait bien comprit cette nuit. Rien ne lui importait d'autre que Zoya. Les mains de Zoya entremêlés dans ses cheveux, les lèvres de Zoya dansant avec les siennes, le souffle de Zoya sur son visage, son corps chaud contre le sien, son sein dans sa main. Cet écho du cauchemar le poussa à lui jeter un regard mais d'une simple étincelle dans ses yeux bleus, elle chassa toute crainte et tout arrière goût amer de son esprit.
Ce corps parfait, chaud, accueillant et palpitant de vie était pur et comme celui qu'il avait toujours adoré. Il n'était pas celui souillé et charcuté qui tremblait à l'agonie. Une micro seconde de doute et de crainte passa avant qu'enfin Saïd l'accepte et avec un soupir de délivrance, il osa enfin la saisir avec puissance dans ses bras.

Il enfouit son visage dans sa poitrine ronde et embrassa sa peau délicieuse. Léchant l'eau qui coulait contre son torse, il s'abreuvait de son essence comme un homme ayant passé un an perdu dans un désert aride. Elle était son oasis et chaque baiser qu'il déposait sur son corps était comme une gorgée de vie, de désir et de joie qui coulait en lui. Il voulait crier, rire, l'enlacer, l'embrasser, se goinfrer de fastfood en insultant les passants avec elle, lui faire l'amour en haut d'une montagne, s'évader avec elle dans des univers embrumés, l'entendre ronfler paisiblement doucement contre lui, merde, il voulait vieillir avec elle et ne plus se soucier de quelle merde le reste du monde pouvait bien lui apporter à part elle.

- Tu es restée… souffla-t-il comme s'il avait encore du mal à y croire. Il s'arrêta un instant pour bien l'observer.

L'eau avait effacé la plupart du sang séché qui recouvrait leurs corps. Elle lui apparue fidèle à elle-même, si sexy, insolente et si forte. C'était tellement irréel qu'il commença à se demander comment il avait pu douter d'elle. C'était la femme qu'il aimait. Celle qui s'accrochait à lui par la moindre cellule de son être. Celle qui pouvait le transformer en un véritable ouragan comme elle pouvait le réduire au plus calme des lacs. C'était Zoya. L'indescriptible, inégalable, irremplaçable femme de sa vie.

- Je t'aime. Murmura-t-il.

Mais rien ne le fit grimacer, sursauter, vomir ou hurler de rire. Ses mots coulèrent entre ses lèvres comme si ils y avaient toujours appartenu. Et c'était le cas. Il était évident qu'ils s'aimaient et aucun d'eux n'allaient dire le contraire. Mais dans le bordel qu'était leur relation, l'amour se mêlait bien trop souvent à l'excès, la violence, la folie et la luxure. Il s'y perdait temps que parfois cela faisait perdre l'essentiel de vue. Mais aujourd'hui, en ce moment, sous cette douche, Saïd ne laissa rien d'autre venir parasiter sa confession.

- Merde… ne pu-t-il s'empêcher d'ajouter après un court silence avec un petit sourire intrigué.

Pour être honnête il n'avait jamais cru être capable de dire une telle chose sans vomir ou éclater de rire. En fait, c'était le fait d'être complètement sincère qui le surprit le plus. C'était comme s'il sentait un nœud présent depuis toujours se délier tout d'un coup et sentir l'air s'y engouffrer pour gonfler une nouvelle paire de poumons.

- Putain comme je t'aime. Souffla-t-il juste avant de capturer une fois de plus les lèvres charnues de Zoya sans retenue ni complexe.

Elle était à lui. Elle l'avait toujours été. Mais aujourd'hui il s'avouait enfin que lui aussi lui appartenait complètement.
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Lun 27 Juil - 18:36

Elle inspira profondément en sentant ses lèvres parcourir chaque centimètre carré de sa peau. Durant ses instants, elle se demandait si toute cette douleur en valait réellement la peine ? Si son obsession pour le danger et l’adrénaline était réellement indispensable à son existence ? Elle aurait pu se contenter de cette eau chaude et de Saïd près d’elle. Les yeux clos, elle laissait l’eau lavé sa peau et les lèvres de l’ancien serpentard effacé de son esprit ces dernières heures. Tout cela lui semblait soudainement si lointain et seul le moment présent avait de l’importance. Ses doigts s’entremêlaient dans les boucles de l’égyptien. Il n’y avait plus de culpabilité, plus de craintes, plus de questions, juste lui, l’eau chaude, le contact de ses lèvres et le simple plaisir de sentir son souffle contre la courbe de sa nuque. Bien qu’elle ait tenté tout ce qu’elle pouvait pour oublier son absence, l’avoir à nouveau près d’elle lui rappelait à quel point il lui aurait été impossible de ne pas le chercher, que l’unique chose qui l’avait amené à ne pas le faire était qu’elle n’avait absolument aucune piste.

Mais il était revenu…

Elle ouvrit les yeux en entendant le son de sa voix, captant les yeux dorés de Saïd, il n’y avait aucune moquerie, aucun cynisme dans les iris de l’ancienne Auror. Juste le bonheur d’être toujours là, juste la confiance qu’elle accordait et avait toujours eu pour lui. Elle esquissa un sourire tendre sans qu’elle ne cherche à contrôler ses sentiments.


« Ma place est à tes côtés. Et ton côté a toujours été le mien. »

Murmura-t-elle en guise de réponse, se souvenant de cette phrase qu’il lui avait dit le jour de son réveil. Comme si ce qu’il lui avait dit ce jour-là avait scellé une règle immuable entre eux. Aux yeux de tous, Saïd représentait ce qu’il y avait de plus mauvais chez Zoya, aux yeux de l’ancien membre de l’Ordre, il avait et serait toujours sa plus grande force. Ne venait-elle pas de bravé la mort elle-même pour lui et avec lui ? L’ange ou le démon…Le thème éternelle du bien et du mal. Tout cela avait toujours été futile et elle s’en rendait compte. Peu importait qui il était, ce qu’il avait, ce qu’elle était et ce qu’elle avait fait.

Les trois petits mots glissèrent de sa bouche naturellement, son cœur loupa un battement face à la sincérité. Ni moquerie, ni raillerie, juste la sincérité. Ces mots la ramenaient quinze ans en arrière lorsqu’elle avait cru la fin arrivé. Aucun sentiment de dégout ou même la sensation d’être particulièrement débile. Il n’y avait que la simple et vérité, nue et sans artifice. Un soupçon de naturelle lorsqu’il laissa échappé sa vulgarité avant de capturer une nouvelle fois ses lèvres. Laissant sa langue se mêler à la sienne. Là où d’habitude la passion dévorante finissait toujours par prendre le dessus, aujourd’hui elle laissait place à quelque chose dont elle n’avait pas l’habitude d’exprimer à ses côtés : de la tendresse.
Des gestes sensuels, des caresses douces, ôtant les vêtements trempés du sorcier, elle colla son corps nu contre le sien, profitant de longue minute de ce simple contact peau contre peau. Relevant sa jambe contre la sienne, elle remonta jusqu’à la taille de Saïd, interrompant leur tendre baiser, elle chercha le contact de ses yeux.


« Je t’aime aussi »

murmura-t-elle, enserrant légère sa taille de sa jambe, l’invitant à lui faire l’amour sous cette douche. Embrassant le creux de son cou, elle remonta légèrement jusqu’à l’arête de sa mâchoire, revenant à ces lèvres. Elle l’aimait, cela avait toujours été une évidence.


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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Lun 27 Juil - 20:11



Elle lui répéta ce qu'il lui avait dit la dernière fois qu'ils s'étaient perdus et qu'ils s'étaient retrouvé. Une phrase qui avait bien plus de sens pour eux que pour n'importe qui d'autre. Eux qui semblaient être venus au monde sans jamais y trouver leur place, ils avaient fini par la trouver l'un auprès de l'autre. Rien d'autre importait. Et si leur vie les avait mené sur des chemins bien différents, des causes et des idéologies opposées, ils avaient fini par comprendre que rien ne valait leur propre cause. Celle de rester ensemble et de s'aimer à jamais.

Et c'est ce qu'il faisait en cet instant. Ils s'aimaient plus que tout au monde. Ils s'aimaient si fort et pourtant sans artifice ou spectacle. Yeux dans les yeux, l'un contre l'autre, ils découvraient tout les deux la beauté d'une simplicité et d'une sincérité qu'ils ne s'étaient que rarement permit. Ce fut le cas quelques rares fois, quelques moments de faiblesse ou tout avait été arraché pour ne laisser qu'un cœur à découvert criant à l'aide et à l'amour. Comme la première fois que leurs lèvres s'étaient unies non loin de là où ils se trouvait aujourd'hui. Mais l'amour qu'ils éprouvaient en cet instant n'était pas une faiblesse, un point de pression ou une pulsion incontrôlable, c'était une force, un noyau, un cœur au rythme régulier qui avait toujours irrigué leurs vies sans qu'ils ne le voient.

La violence, la tentation, la rivalité et la provocation avait laissé place à l'intimité, la sincérité et la confiance. Alors qu'il se laissait dénuder lentement et tendrement, Saïd découvrit une Zoya mise à nue. Celle que son propre fort intérieur avait toujours aimé et désiré. De forme comme le fond, ils étaient en parfaite synergie.

Elle lui fit écho oralement comme physiquement alors qu'elle l'attira doucement contre lui, lui donnant permission ainsi que prière de s'unir à elle. C'est solidement mais sans empressement qu'il vint exhausser leur souhait. Il enlaça et vint tendrement saisir ses cuisses pour la soulever et laisser ses jambes entourer sa taille pour lui apporter leur aide. La sentir l'envelopper lui arracha un soupir qu'il enfouie dans ses lèvres.
Leur danse était lente, tendre et patiente et pourtant plus intense que jamais. A chaque élan il put sentir une vague de plaisir et de bonheur intense l'envahir comme un tsunami de sensations et d'émotions. Ce n'était plus simplement son corps qui dansait mais son cœur aussi. Ce dernier était bien moins habituer à être ainsi à découvert.

Il dû s'aider du mur et de la fraîcheur du carrelage pour l'aider à ne pas se perdre dans la fièvre brûlante qui enveloppait leurs deux corps. Il ne voulait pas s'évader dans des contrées arides où l'horizon est brouillé par la chaleur, ou même aller au septième ciel. Il voulait rester là, dans cette salle de bain de cet appartement avec elle, pour toujours.

- Il m'a prit… murmura-t-il alors à son oreille. Sa voix était incertaine, fébrile, mais c'était là la nature même du flot qui s'écoula paisiblement d'une valve ouverte dans son cœur et son esprit. Je n'avais pas de magie, je ne pouvais rien faire. Je me suis battu, j'ai supplié, j'ai marchandé. J'ai tout fais pour qu'il me ramène ici. Qu'il me ramène à toi.

Il déposa un baiser dans sa nuque avant de s'éloigner pour la regarder dans les yeux. Il lui donna tout, son corps comme ses pensées, ses craintes et ses émotions. Elle était sienne et il lui appartenait tout autant et bien que l'orgueil érigeait souvent des murs entre eux, pas aujourd'hui.

- J'étais coincé, en Egypte. Là où je suis né, là où j'aurais dû grandir et vivre. Le Temple de Ra. Chaque jour il m'en parlait. Au début je l'écoutais juste histoire de gagner ses faveurs mais au bout d'un moment, ça a presque fini par avoir du sens. C'est pour ça qu'il refusait de me ramener chez moi. Pour lui j'étais déjà chez-moi et il était mon frère.

Saïd grimaça, sentant sa jambe désartibulée se réveiller doucement comme si retracer l'histoire lui rappelait le chemin qu'il avait parcouru pour arriver jusqu'ici. Avant de faiblir ou de glisser il déposa doucement Zoya sur le sol de la douche sans se séparer d'elle. Venant au dessus d'elle il vint entremêler ses doigts aux siens et son regard doré au sien.

- Mes parents ont vécu là bas, mais ils sont mort. Je ne connais pas l'homme qui m'a amené là bas. Ce n'est pas mon frère. Et il n'y a rien là bas que la vie que je n'ai jamais eu et que je n'aurais jamais. Ma vie est ici, avec toi.

Avec un petit sourire il vint l'embrasser tendrement. Il sentit un frisson le parcourir comme une décharge menaçant de lui faire perdre le contrôle mais il se rattrapa, mordillant doucement la lèvre de Zoya au passage.
Qui avait su que se confier, aimer et chérir lui ferait prendre son pied encore plus que baiser ? Un bref flashback de leurs ébats passés lui revint alors en mémoire et il ne put s'empêcher de lâcher un petit rire. C'était bien fun mais rien comparé à ce qu'il se passait là. Allait-il devoir dorénavant sortir son petit journal intime à chaque fois qu'il plongeait dans la petite culotte de Zoya ? Il n'espérait quand même pas car il ne put s'empêcher de sentir ses joues s'empourprer de gêne plus son récit s'allongeait.

- Enfin bref. J'ai récupéré ma magie. Mais elle est différente. Elle… elle est plus puissante mais… plus… Enfin le bordel que c'était quand j'ai essayé de te retrouver. J'suis passé par des endroits non cartographié, j'peux l'jurer. Ajouta-t-il en rigolant doucement.

Glissant une main sous le dos de Zoya, il vint la relever pour que cette fois ce soit-elle qui se retrouve au dessus de lui. Contemplant son corps de ce point de vue, il caressa sa hanche et son ventre avec un sourire béa. Cependant le sourire faiblit doucement lorsque le récit lui revint en tête avec quelques détails en plus.

- Chaque nuit… commença-t-il sans être sûr de vouloir continuer. Chaque nuit je rêvais de toi. Tu pleurais, parfois. Tu m'appelais. D'autres fois tu me faisais chier. Tu me disais à quel point j'étais pathétique d'être coincé à l'autre bout du monde. Tu me disais que tu étais heureuse de t'être enfin débarrassée de moi.

Tirant doucement ses bras pour la pousser à se poser contre son torse, il la serra un peu plus contre lui pour sentir son cœur battre à travers sa poitrine.

- Je suis désolé. murmura-t-il doucement à son oreille en conclusion de sa confession.
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Lun 27 Juil - 21:30


Ils avaient baisé un grand nombre de fois, avec passion, bestialement et parfois même avec violence. Prenant l’habitude de faire le plus de bruit possible, le plus de dégât, s’insultant parfois, se provoquant, s’allumant, le sexe était généralement un moyen de lâcher la pression, de se défouler, de se rappeler qu’ils étaient bien en vie, qu’ils étaient là…Qu’il n’y avait pas que la guerre. Mais cet instant était ostensiblement différent des autres coucheries qu’ils avaient pu vivre jusque-là. Rare était les moments où ils se perdaient dans la sincérité et plus rare était encore qu’ils y prennent du plaisir. Le plaisir physique se mêlait au plaisir psychique. Les vagues de frissons s’unissaient aux vagues d’émotion, son cœur battait rapidement au creux de sa poitrine alors qu’elle inspirait et expirait profondément, gémissant par moment, se laissant simplement aller à ce qu’elle pouvait ressentir…Sans contrôler, sans penser uniquement à elle.
Son corps tremblaient légèrement, alors qu’elle inclinait la tête, fermant les yeux pour les protéger de l’eau qui tombait en pluie sur leur corps unis, elle perçu cette phrase sans vraiment l’enregistrer sur le moment. Légèrement plus haute que lui dans cette étreinte, elle baissa la tête pour capter son regard. Bien qu’elle rougissait, elle ne put détourner le regard dès le moment où il s’ouvrit à lui, malgré les soupires, malgré le plaisir. Ses yeux restaient virés sur lui. Et elle l’écouta.

Il lui parla de l’Egypte, son histoire, ses peurs, ce qu’il avait simplement vécu lorsqu’elle ignorait tout de sa disparition. Avouant qu’il n’y aurait jamais rien là-bas. Tout comme il n’y avait jamais rien pour elle chez les Moldus, chez les sangs pur ou encore…Dans l’Ordre ou les Aurors. Ils n’avaient jamais été que deux gamins que la vie s’entêtait à rejeter. Il avait été le seul à ne pas se jouer d’elle, à ne pas se servir d’elle, le seul au fond à avoir toujours été honnête avec elle.  Sa respiration était légèrement sifflante, il était facile d’entendre le rythme de ces vagues qui s’insinuait en elle, échauffant son corps et son âme. Ses doigts s’agrippèrent légèrement à sa nuque alors qu’elle senti le contact plus froid du carrelage du sol de la douche. Saïd au-dessus d’elle, seul quelque goutte de ses cheveux vinrent se glisser sur le visage de Zoya qui esquissa un sourire avant d’accueillir ses lèvres dans un nouveau baiser. La légère morsure chauffèrent un peu plus le creux de ses reins alors qu’elle qu’une de ses mains se glissait sous la taille de l’ancien serpentard pour le plaisir de sentir les mouvements lassif de ses hanches mener leur danse.

Il confirma ce qu’elle pensait avoir vu durant cette nuit, il avait récupérer sa magie et ce n’était pas un simple miracle qui l’avait soigné, c’était nul autre que lui. Appuyant simplement cette certitude qu’elle avait déjà. Il la retourna, se retrouvant en amazone sur lui, elle eut tout le loisir de le regarder, continuant leur union tendrement. Admettant qu’elle avait été présente dans ses rêves et reconnaissant chaque moment comme ceux qu’elle avait elle-même vécu. Les pleurs, l’appeler, et les moments où elle tentait de se convaincre qu’elle était probablement mieux sans lui, encore persuadée qu’il l’avait abandonné. Il l’attira à elle, la tête posa contre lui, elle écoutait son cœur. Elle avait eu tort dès le début, il ne l’avait pas laissé.
L’émotion se chargea de remplir ses yeux d’eau, bien que la douche masquait la présence des larmes, sa voix légèrement tremblante ne laissait peu de doute.

« J’ai cru que tu m’avais laissé. J’étais en colère contre toi » avoua-t-elle. « Ce soir-là, quand je t’ai laissé ici, je suis allez chez toi… » Restant contre lui, l’espace qu’offrait ses bras et le contact de sa peau lui apparaissait comme l’endroit le plus rassurant. « Je me suis battu contre ta maison » dit-elle avait une pointe d’amusement dans la voix « et y a eu ce gars…Le même qu’hier qui est apparu. C’est grâce à lui que j’ai pu rentrer et grâce à lui qu’on est arrivé dans ta pièce ». Elle se releva légèrement, pour le voir, le regarder dans les yeux. Elle inspira, ferma légèrement les yeux alors que ses mains s’appuyait légèrement contre son torse en rythme régulier.

« Je voulais t’aider, trouver quelque chose qui t’aurait ramené cette magie…J’ai rien retrouvé d’autre qu’un collier que tu m’avais piqué, de vieil photo de nous. Il m’a demandé ton histoire, je l’ai raconté… » elle se pencha vers lui, volant une seconde de contact avec ses lèvres « il m’a éjecté, a disparu et lorsque je suis revenu, tu étais parti. » volant une autre seconde à ses lèvres « j’ai cru que tu m’avais laisser, parce que je n’avais rien trouvé, parce que je ne pouvais t’aider, parce que je ne te servais à rien » capturant un autre court baiser, elle avoua dans un souffle « parce que je ne te sers à rien »

Si Saïd lui avait permis des tours de force comme combattre Maugrey ou survivre à une dizaine de bestiole la dévorant de l’intérieur, elle ouvrit l’une de ses plus grandes craintes, la sensation de n’avoir jamais été autre chose qu’un poids mort dans la vie de Saïd.

« Ne me laisse plus jamais…J’ai besoin de toi. » elle l’embrassa doucement, à plusieurs reprise avant de glisser son visage au creux de sa nuque, caressant sa peau du bout de son nez jusqu’au son oreille dont elle ne put s’empêcher d’en attraper un morceau entre ses lèvres et ses dents avant de murmurer. « Je finis toujours dans la merde quand tu n’es pas là. »

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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Mer 29 Juil - 11:53



Il l'écouta son histoire, son côté du miroir que son esprit n'avait pu que imaginer et deviner à l'autre bout du monde. Il sentait sa voix résonner dans sa cage thoracique et le faire vibrer un peu plus. Ses mots l'enveloppaient comme l'eau de la douche et il se laissa bercer par son récit. Triste, colérique, effrayé, il sentait ses émotions comme si elles avaient étés les siennes. Car lui aussi avait été en colère, lui aussi avait eu l'impression d'être abandonné a son sort, complètement inutile et faible. Il avait toujours su qu'il n'avait apporté à Zoya que souffrance, colère et tristesse. Pourtant il n'avait pu cesser de se battre pour elle. Il avait refusé son peuple et ses racines, sa place légitimes pour pouvoir venir ne serait-ce qu'une fois de plus se blottir dans les bras de cette femme.

Elle avait raison, elle ne lui servait à rien tout comme lui non plus ne lui servait à rien. C'était une attraction dénuée de raison, de logique et de bénéfices qui faisaient qu'ils étaient encore ensemble aujourd'hui.
Ses mots raisonnèrent en lui comme une source de bonheur et de vie. Quelques simples mots qui chassèrent l'amer écho qui lui susurrait toujours qu'elle serait mieux sans lui. Chacun de ses baisers répandirent une vague de chaleur qui le fit soupirer et haleter un peu plus profondément.

- Je sais pas… souffla-t-il avec un petit sourire taquin. Partout ou je vais, la merde suit.

Et comme pour prouver ce qu'il annonçait il la releva et la plaqua contre le mur de la douche, emprisonnant ses hanches de ses mains pour dicter la cadence et l'encourager de plus en plus. Il se sentit frissonner mais contrôla sa jouissance en mordant tendrement la peau de son cou. Encore un peu plus, encore un peu plus fort, encore un peu plus vite, s'aurait put être leur devise. Il fallait toujours qu'ils en demandent plus, qu'ils aillent plus loin que ce qui était permis, qu'ils violent les règles établies et qu'ils atteignent et brisent les limites. Ensemble, ils pouvaient atteindre des sommets comme des abysses profondes. Pleurer et rire, s'aimer et se haïr, mourir et renaître.

- Zoya… gémit-il doucement rien que pour ajouter le plaisir d'entendre son nom encore une fois.

Capturant ses lèvres une dernière fois, il lui donna tout. Sa force, son souffle, son essence, son amour, sa vie. Il eu l'impression de flotter et de se dématérialiser pour ne faire qu'un avec elle. Un être homme et femme, un être de contradiction et pourtant un être enfin complet.

L'écho de sa jouissance s'évanouit peu à peu et pourtant, il ne le laissa pas vide et triste que le moment soit passé. Au contraire, la joie physique laissa place à un puissant bien-être qui le fit sentir plus fort et entier que jamais. Déliant ses lèvres de celles de Zoya, il plongea son regard doré dans le sien pour observer celle qui l'avait ressuscité et qui aujourd'hui encore le faisait revivre.

- Je suis avec toi. A jamais. Lui promit-il fièrement en caressant ses cheveux et son visage parfait.

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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Mer 29 Juil - 18:31

Son rire se mêla au sien alors qu’il lui avouait qu’il se trainait lui aussi un bon paquet de merde. Un rire rapidement interrompu par un hoquet de surprise et un souffle chaud au creux d’une oreille. Il n’y avait rien d’autre à ajouter à leur histoire, l’amour n’est pas fait pour servir ou être utile, voilà une réalité. Elle n’avait jamais rien attendu de la part de Saïd, rien attendu d’autres que ces instants où il lui rappelait qu’il y avait des choses bons dans la vie, au final, la seule chose qu’elle souhaitait, c’était être prêt de lui…Et non pas qu’il lui soit utile. Et quant à elle, elle était déjà bien trop souvent utiliser comme un vulgaire pion pour qu’il en soit de même dans la vie de Saïd, il était l’unique personne avec qui elle pouvait réellement exister. Elle avait beau ne pas lui être utile, il avait toujours été là lorsqu’elle en avait réellement besoin, l’attaque du QG de l’ordre en était l’une des preuves, il s’était retourné contre son propre clan pour pouvoir l’aider, pour pouvoir la faire sortir de ce merdier. Tout comme il s’est retourné contre ses origines, contre son frère, pour qu’elle puisse encore gémir sous les assauts de ses hanches.

Son souffle se saccade, les émotions se bousculent alors qu’elle susurre son prénom dans une sensuelle litanie. Elle se sentait partir un peu plus à chaque seconde, en quelques instants, même la chaleur de l’eau se faisait oublier, il ne restait plus que le corps de l’homme qu’elle aimait mêler au sien, une parfaite harmonie comme il était pour eux d’atteindre. Loin du chaos dont ils étaient habitués et friand. Interrompant les complaintes de plaisir qui s’échappait de ses lèvres en liant sa bouche à la sienne, sa main se glissa dans ses boucles, descendant à la ligne de sa mâchoire et à sa nuque. Son corps s’électrisa soudainement, l’irradiant, comme un intense shoot d’une drogue inconnue, son orgasme étouffé par le baiser qu’ils échangeaient. Il la rejoignit bien rapidement, laissant les deux amants dans un état serein et de confiance absolue.

S’éloignant d’elle pour lui promettre qu’il serait à jamais présent pour elle, répéta après lui « A jamais », l’embrassant à nouveau pour sceller un pacte qu’ils avaient déjà signé il y a très longtemps. Contre lui, elle posa sa tête sur son épaule, écoutant le clapotis de l’eau contre leur peau comme une douce musique. De longues minutes s’écoulèrent où elle resta simplement dans ses bras, sans véritablement s’endormir mais profitant au maximum du calme qu’elle avait tant fuit ces derniers jours. La réalité n’était jamais bien loin et si elle n’oublierait jamais ce moment, la descente, bien que lente et pas aussi désagréable se fit. Les évènements lui revenaient en mémoire mais c’était surtout vers l’avenir qu’elle se tournait.

« Est-ce qu’Il sait ? » Interrompant les longues minutes de silence à seulement écouter l’eau s’écouler. « Pour Elliot… » Précisa-t-elle. Il n’y avait pas d’inquiétude réelle dans sa voix, si son frère connaissait l’existence d’Elliot, tous deux seraient à même d’arranger cela et s’il l’ignorait, il fallait être certain qu’il ne l’apprendrait jamais. Bien qu’elle ne savait pas encore qu’elle était l’état d’esprit de Saïd au sujet du fruit de leur histoire.


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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Sam 1 Aoû - 9:40



Il se laissa bercer par les gouttes d'eau de la douche qui les massaient doucement. Il écouta la mélodie régulière de son souffle et les battements de son cœur. En l'espace d'un instant, il eu l'impression de se retrouver dans son rêve niait de rivière et de caillou. Ce n'était pas un songe très glorieux mais il s'en fichait car il pouvait clairement dire aujourd'hui que la réalité était bien plus belle que ses rêves.
Savourant l'instant présent, Saïd ne songea a rien d'autre que la présence de Zoya à ses côtés. Mais cela ne semblait pas être le cas de cette dernière. Elle brisa le silence en mentionnant une personne à laquelle Saïd avait toujours préféré ne pas trop réfléchir. Elliot, leur fils.

L'Irlandais prit une profonde inspiration comme s'il s'attendait à se faire envahir par une vague d'émotion. De la colère, de l'incompréhension, de la moquerie, de la peur, peu importe. Il lui fallait rarement une raison pour déraper. Mais rien ne vint et au lieu de la boule d'amertume et de malaise, il ne sentit qu'un grand vide s'installer en lui.
Ses yeux étaient bien ouvert mais il pu revoir l'horizon brûlant d'Egypte. La chambre ou il avait séjourné, la cours d'entrainement baigné de la lumière du Soleil et des cris encourageants des Enfants de Ra, les grandes colonnes de pierre du Temple de Ra. Au lieu de se souvenir du petit enfant enragé qu'il avait croisé par plusieurs reprise, il revit Ali et Zahra.
Saïd ne le comprit pas vraiment mais il pu le sentir. Son cerveau essayait tant bien que mal de lui faire comprendre ce qu'il avait toujours refusé de comprendre. La famille. Lui qui s'était toujours vu comme une entité unique né seul et sans racine, il savait aujourd'hui qu'il avait eu des parents qui l'aimaient et un frère à qui il manquait. Ce n'était pas le passé qu'il avait connu, ni le futur qu'il souhaitait, mais cela le força à enfin voir celui qu'il s'était construit sans même s'en rendre compte. Il avait un fils.

Saïd soupira longuement comme si enfin le poids de cette réalité avait trouvé sa place sur ses épaules. Il se sentit frissonner même mais ce n'était qu'un écho lointain de sa réaction habituelle. Il ne pouvait plus fuir ni nier et bien que cela était effrayant, il se sentit quelque peu soulagé de sentir cette roche arrêter de rouler.
Comme un idiot funambule, il avait toujours préféré considérer l'enfant comme celui de Zoya et non le sien. Mais cet enfant était bien leur enfant et une vie était bien la chose la plus merveilleuse qui puisse naître de leur union étrange et houleuse. Et quel enfant !
L'ancien serpentard se remémora enfin du petit brun hargneux et intrépide qui lui avait sauté dessus dès la première rencontre. Savait-il ? Ça n'avait pas d'importance. Il se remémora le glorieux moment où le petit bout d'homme avait fait explosé l'armoire dans laquelle il se trouvait pour s'échapper et se surprit a esquisser un petit sourire amusé et tendre. Bien sûr, se rappeler des bons moments lui rappela aussi ses nombreux tords. Dans son ouragan de déni et de colère, c'était un miracle qu'il n'ai pas fini par tuer le fruit de ses tourments. Il se souvint ne pas être passé loin la dernière fois, juste avant d'être envoyé en Egypte. Il se souvint de Lise, mais le petit ? Saïd se rassura en se disant que si Elliot avait péri ce jour là, Zoya l'aurait sûrement traqué jusqu'en Egypte pour le tuer de ses propres mains.

- Il sait. Répondit-il enfin.
Mettant fin à leur étreinte, il éteignit la douche et se releva. Il attrapa une serviette.
- T'inquiète pas. Je ne le laisserais plus prendre quoique ce soit de toi. Ou qui que ce soit. De nous. Lui assura-t-il en lui tendant la main pour la tirer et l'envelopper dans la serviette avec lui. Il embrassa et mordilla joyeusement son oreille.

- Zoya ? Lui murmura-t-il à l'oreille. Est-ce qu'on est vraiment… des darons ?


Il se laissa encore un peu le temps de réaliser. Zoya et lui ? Des parents ? Eux qui n'avait aucun self control et un énorme problème avec toute forme d'autorité et de règlement ? Eux qui avait une déchetterie à la place de leur bouche et qui pouvaient baiser au milieu d'une maison de retraite ? Eux qui avaient dû braver la mort plus d'une fois à force de faire chier le monde entier ?

- Putain c'est tellement la merde ! Finit-il par déclarer en éclatant de rire.

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Sam 1 Aoû - 18:35



D’ordinaire, elle aurait probablement redouté la réaction de Saïd, le calme dans lequel ils s’étaient engouffrés suffisait pourtant être confiante. Elle esquissa un sourire en se disant qu’elle pourrait lui avouer tout ce qu’elle souhaitait à présent, il ne s’énerverait peut-être même pas. Fort heureusement, ou malheureusement, elle n’avait rien à avouer, plus de terrible secret. Et en se rendant compte de ce constat, elle se senti plus légère, la colère qu’elle ressentait pour ce monde et tous ceux qui y vivaient semblait s’être simplement apaisé. Ce frère connaissait donc l’existence d’Elliot, éveillant ses instincts maternelle, la conviction qu’elle ne laisserait rien arriver à son fils traversa son regard alors que Saïd éteignit l’eau avant de se relever avant de lui assurer avec autant de conviction qu’elle qu’il ne laisserait lui arriver à nouveau…A l’entendre dire "de nous", elle releva les yeux vers lui faisant face à une main tendue qu’elle attrapa. De nous…Cette phrase sonnait étrangement dans son esprit, pas comme quelque chose de mauvais ou de dégouttant mais comme quelque chose d’agréable, une note douce à son oreille. Se blottissant dans les bras de l’ancien Serpentard, elle profita de sa chaleur corporelle, de ses douces morsures et de ses baisers. Reposant ses iris sur lui lorsqu’il l’appela.

La question la prit légèrement au dépourvue, elle savait qu’elle avait un fils mais il avait été difficile de se voir comme mère. Ce privilège lui avait été enlevé avant même qu’elle ne puisse savoir si elle aurait été bonne dans ce rôle ou non et maintenant qu’elle connaissait la vérité, elle avait eu cette sensation de ne pas avoir le droit…Elle avait échoué à le protéger dès la naissance, elle avait tuer celle qu’il avait appelé "maman" à sa place et avait laisser Saïd brûler l’édifice de son enfance. Oui, ils étaient daron. Partageant son éclat de rire, il n’y avait rien d’autre à ajouter à ses paroles.

« Ça a l’air plus dingue sortie de ta bouche » Conclue-t-elle d’un air amusée avant de lui soulever la serviette qui les entourait pour couvrir le visage de Saïd la secouer en rigolant comme la sale gamine qu’elle était à une autre époque. Cherchant à accentuer les boucles de l’ancien mangemort, souleva à nouveau la serviette pour observer en dessous les yeux dorés de Saïd avant de le rejoindre dessous pour l’embrasser.



Elle quitta les lieux avant de subir une éventuelle vengeance idiote, complètement nue, elle s’apprêtait à chercher de quoi se vêtir, se retrouvant alors à nouveau face au carnage de cette nuit. Son rire s’interrompit en fixant les draps imbibés de son sang, le matelas et le sol n’y faisait pas exception. La vision lui laissa une sensation de vertige alors qu’elle ne pouvait pourtant pas en détourner les yeux. Une évidence s’installa dans son esprit.

« Je ne veux plus vivre ici… »

Cet appartement était celui qu’elle avait choisi après la guerre, c’était ici qu’elle avait passé ruminer sa solitude et sa rage, c’était ici qu’elle avait pleuré l’absence de Saïd, ici qu’elle avait noyé sa frustration. Tout ça au fond représentait quinze année de vide absolu, de chagrin et de merde complète. Cette chambre transformée en boucherie, c’était simplement un point final à tout ça.


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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Sam 1 Aoû - 19:57



Il se laissa secouer la moumoute en riant de bon cœur. C'était rare que cet éclat ne soit pas mêlé de dédain ou de moquerie, car il était tout aussi rare que Saïd rigole parce qu'il était heureux. Tout simplement heureux. Il lui en fallait peu pourtant. Un simple baiser de Zoya lui suffisait, mais ce n'était qu'aujourd'hui qu'il s'en rendait réellement compte.
Il la laissa s'enfuir comme une gamine ratant de peu sa fesse droite pour lui mettre une petite fessée. Il voulu lui courir après mais une douleur soudaine lui rappela un détail qu'il n'avait cessé d'oublier ces derniers temps. Un coup d'œil à sa jambe étrangement tordue lui arracha un grognement. Il fallait qu'il s'en occupe, mais pas tout de suite.
Clopinant discrètement jusqu'à la chambre, il retrouva Zoya face à son lit couvert de sang. Il ne comprit pas tout de suite son trouble car pour lui, maintenant que le corps lacéré de Zoya ne s'y trouvait plus, ça n'avait rien de plus dérangeant qu'une peinture abstraite. Mais dès qu'il entendit sa voix, ce fut comme si son angoisse raisonna dans le corps de Saïd. Soudain, le lit prit feu.


Surprit, Saïd se demanda un instant si cela venait de Zoya mais la voyant sursauter tout comme lui, il comprit que ce n'était pas le cas. De plus elle n'avait pas sa baguette en main. Lui en revanche… Il regarda ses bracelets dorés briller d'une lueur ardente similaire à celle qui consumait doucement les draps rouges. Lançant un petit regard désolé à Zoya, il haussa les épaules.

- Petit problème de contrôle. Ça arrive ! De toute manière il pue cet appart. Grogna-t-il tel un enfant en la rejoignant pour l'enlacer doucement par l'arrière.

Il contempla le brasier continuer de brûler sans faire quoique ce soit pour l'éteindre. Retrouver Zoya, lui avouer haut et fort son amour, lui promettre de rester avec elle pour le meilleur et pour le pire, accepter sa paternité… Cette nouvelle vie semblait lentement prendre de l'allure et du terrain comme les flammes qui finiraient par brûler tout l'appartement. Pourtant ça n'avait rien d'effrayant. La chaleur des flammes, leur danse pleine de vivacité et cette lumière solaire étaient rassurantes. Ce brasier cessait de les consumer eux et se tournait vers le reste du monde. Ce n'était plus lui contre elle ou elle contre lui, mais eux contre le reste. Et le reste avait le feu au cul.


- Fais tes bagages baby. On déménage. Lui susurra-t-il à l'oreille sans cacher son excitation.

Filant récupérer un T-shirt et un pantalon qui traînait chez Zoya depuis toujours avant que ceux-ci ne brûle il les enfila rapidement avant de se retourner vers elle.

- On se retrouve aux bennes. J'ai deux trois trucs à récupérer avant. Dit-il avant de déposer un petit bisou sur ses lèvres. Choisit une adresse ! Ajouta-t-il avec un grand sourire.

Dans un flash blanc, il disparu, la laissant seule avec son lit en feu. Mais avant qu'elle ne puisse faire quoique ce soit, un autre flash blanc le fit réapparaître devant elle. Il la tira contre lui et ne put s'empêcher de capturer ses lèvres dans un long baiser langoureux. Il ne voulait pas que ce baiser ait des arrière goût d'au revoir, mais il ne put l'empêcher d'avoir une légère saveur d'au cas où. Lorsqu'ils eurent fini, il la rassura d'un regard doré. Ce n'était qu'un à tout à l'heure.

- Et je veux un grand lit. Ajouta-t-il d'un ton coquin avant de reculer d'un pas, de souffler, puis de disparaître à nouveau dans un flash.

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MessageSujet: Re: You are my end and my beginning   Sam 1 Aoû - 23:23



Elle fixait cette chambre avec cette certitude, cette endroit appartenait à un passé révolu depuis longtemps. Elle n’entendit pas Saïd, se rendant compte de sa présence lorsqu’elle sursauta devant les soudaines flammes qui apparurent au milieu du matelas. Si son regard n’avait pas croisé l’air à la fois désolé et amusé de Saïd, elle se serait probablement jetée sur sa baguette pour…
Sa baguette…Elle laissa échapper un juron alors que l’Egyptien justifia l’apparition des flammes par une petite perte de contrôle. Son regard se posa sur les bracelets, cela ajouta quelque chose d’étrange au personnage maintenant qu’elle s’y attardait, mais ses yeux et ses vilaines habitudes lubriques furent rapidement attirer par le propriétaire de ces bijoux. Elle esquissa un sourire sans s’en rendre compte alors qu’il s’approchait d’elle. Elle inclina la tête en arrière, juste pour le plaisir de sentir sa joue se frotter contre l’arête de sa mâchoire et sentir sur sa peau le contact rugueux de son éternel début de barbe mal rasée.

Ses iris se posèrent une nouvelle fois sur le brasier, les flammes grandissait et commençait dangereusement à lécher le plafond. Ne se souciant pas vraiment des voisins, en réalité, elle se demandait si elle en avait encore. On pouvait pas dire qu’elle était une voisine sympathique et exemplaire, elle se souvenait d’une dame qui n’arrêtait pas de se plaindre du bruit ou d’autre chose mais maintenant qu’elle y pensait, ça faisait un bail qu’elle ne l’avait pas croisé. Se laissant hypnotisé par la danse des flammes léchant les murs et s’étalant sur tout le lit. Elle esquissa un autre sourire en l’écoutant. Faire ses valises…Déménager…Ils auraient réellement un chez eux ?
Un véritable chez eux ? Pas la chambre d’un vieil hôtel miteux…Ni une quelconque cache…Un véritable endroit qu’elle pourrait appeler maison. Elle qui avait vécu une partie de son enfance dans les rues, une autre dans un studio des services sociaux du ministère de la magie. L’unique chez elle qu’elle avait eu était cet appartement qu’elle avait fini par avoir avec ses parents adoptifs peu de temps après Poudlard et même ça, elle avait dû l’abandonner.

Si le bonheur qu’elle ressentait était indescriptible, elle eut beaucoup de mal à le croire réel tant elle ne l’avait jamais ressenti ainsi. Touchait-elle enfin du doigt ce rêve un peu fou d’une vie rangée ? D’une vie de famille ? D’une vie qu’elle n’avait vu que chez les autres et qu’elle avait simplement envié d’un "et si…" avant de se persuader que tout ça, ce n’était pas pour elle.
Il la laissa le temps de récupérer de quoi se vêtir alors qu’elle continuait d’observer le brasier prendre doucement mais surement de l’ampleur dans la chambre. Elle finit par se retourner, se disant que si elle ne se bougeait pas le cul, elle n’aurait rien à mettre dans cette fameuse valise, se dirigeant vers l’armoire avant que les flammes ne l’atteignent, elle s’apprêta à vider celle-ci en vitesse. Interrompu en route par Saïd, un rendez-vous, un bisou et il disparaissait en laissant une Zoya un peu déstabilisé. Elle n’eut pas vraiment le temps de se remettre qu’il réapparaissait devant elle, manquant de peu de lui faire faire une attaque. Un autre baiser, plus intense, qu’elle accueilli avec autant de fougue. Son cœur s’accéléra alors que dans sa tête, elle s’inquiéta soudainement de l’idée de le laisser filer sans elle.

Il la rassura d’un regard, d’un sourire, d’une remarque pleine de sous-entendu avant de disparaitre à nouveau. A présent seule dans une pièce qui s’enfumait doucement, elle se grouilla de récupérer ce dont elle avait besoin, d’enfiler un jean et un t-shirt sans prendre le temps de mettre des sous-vêtements. Sortant avec un sac sur le dos, elle quitta l’appartement sans la possibilité d’arrêter le brasier en étant dépourvu de sa baguette.
Coinçant une cancereuse entre ses lèvres qu’elle alluma avec son briquet fétiche, elle arrêta le premier mec qu’elle croisa pour lui dire qu’il y avait le feu au bout de la rue. Celui-ci la regarda d’un air hébété alors qu’elle insista et le poussa vers la direction, en voyant la fumée, il eut confirmation des dires et ne se fit pas attendre pour sortir sa baguette, appeler les secours d’un jet lumineux vers le ciel et se diriger vers les lieux.

Reprenant sa route, elle soupira, elle aussi…Elle avait des affaires à régler.


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