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 Farewell Brother

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Saïd S. Wilkes

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Serpentard


Messages : 446
Date d'inscription : 17/08/2011

Votre Sorcier
Côté coeur: M. O. I.
Aptitude: Faire la demande à l'administration ( Animagus, Metarmophomage, Etc...etc...)
Affiliation: Pour

MessageSujet: Farewell Brother   Sam 1 Aoû - 22:12



Un éclair perça le ciel au dessus de la tourbière Irlandaise. Pourtant pas d'orage en vue. Les nuages forment un tapis blanc et calme. Mais le silence des pleines est brisé par un long cri. Il vient du haut et descend à vive allure, puis est coupé court lorsque Saïd Wilkes atterrit tête la première dans un coussin de mousse visqueuse. Il s'agite puis sort sa moumoute de sous la verdure en grommelant. Un coup d'œil aux alentours lui suffit pour voir qu'il n'est pas atterrit très loin de sa destination, seulement quelques mètres plus haut dans les airs.
Il grogne mais assez soulagé de ne pas s'être désartibulé autre chose que sa jambe, il clopina en direction du portail du manoir des Wilkes. La porte s'ouvrit à son approche et Saïd y pénétra sans réfléchir. Ôtant et jetant ses habits déjà salit du le sol dans un coin de son étrange studio, il se laissa tomber sur son lit et poussa un long soupir. Ne perdant pas plus de temps, il se releva et pointa sa baguette sur sa jambe. Sauf… qu'il n'avait pas de baguette.
Ses bracelets d'or avaient commencé à émettre une petite lueur mauve mais elle s'éteignit dès que Saïd s'en rendit compte. Relevant les yeux vers ce qui avait si longtemps été sa demeure, il réalisa enfin.

Cela faisait plus de quinze ans qu'il n'était pas rentré chez lui.


Rien avait changé depuis ou en tout cas, il n'avait pas assez l'œil pour le détail pour remarquer quoi que ce soit. Tout lui était paru si normal et habituel qu'il en frissonna. C'était comme si sans s'en rendre compte, il avait plongé tête la première dans une baignoire remplie de son passé.
La dernière fois qu'il s'était trouvé ici, la guerre battait encore son plein. Il était resté une nuit sans parvenir à trouver le sommeil. Fixant le plafond, il avait tenté de savoir ce qu'il devait faire de Zoya. La laisser mourir ? Tenter de la sauver ? Finalement il n'était parvenu qu'à s'énerver un peu plus tout seul. L'instinct avait très bien choisit pour lui au moment où ses yeux s'étaient posés sur elle.
Tout ça paraissait si lointain aujourd'hui. La guerre, les mangemorts, c'était comme une bêtise de plus dans son long palmarès de conneries. Pourtant à cause de ça, il avait perdu quinze ans de sa vie. Il avait perdu son ambition de chier sur le sorcier le plus puissant. Il avait perdu un fils.
Observant un peu plus là où il avait vécu ses derniers moments d'homme de guerre, Saïd se rendit lentement compte du temps qui s'était écoulé sans lui. Les posters, les photos, les habits, les gadgets et même les meubles qui lui avaient paru plutôt moderne à l'époque semblaient un peu rétro, passés de mode, anciens. Quel âge avait-il, lui ? Il soupira de résignation avant de réellement terminer le calcul.
Se porter un peu plus sur le futur l'aidait à ne pas prêter trop d'attention aux regrets. Cela n'empêchait pas qu'il aurait aimé avoir un peu plus de temps devant lui et peut-être un peu moins derrière. Évitant de trop y songer, il se reconcentra sur sa blessure qu'il s'efforça de soigner au mieux avec sa nouvelle magie.

Il ne voulait pas trop l'admettre mais la magie Egyptienne lui convenait étonnamment bien. Bien moins porté sur le détail et plus sur le sentiment profond de voir le monde brûler, elle était plus sincère, plus naturelle, plus puissante mais beaucoup moins précise. Attaquer et soigner semblait plutôt intuitif mais rien que se déplacer était déjà plus délicat. Saïd en avait déjà fait l'expérience plusieurs fois. Si la volonté puissante de retrouver Zoya avant que celle-ci ne se fasse tuer n'avait pas guidé ses premières téléportations, il serait sans doute mort écrasé, noyé ou enterré sous trois mille tonnes de sable. L'astuce était de ne surtout pas essayer de recréer les sorts qu'il avait appris à l'école. C'était une magie d'instinct, une magie vouée à la vie et à la mort mais aussi à la guerre. Efficace pour soigner un membre désartibulé mais rien qui puisse vraiment l'aider à déménager.
Heureusement, l'ex-serpentard retrouva un vieux sac qu'il se souvint avoir bondé de sortilège d'agrandissement un jour où il avait eu la folle idée d'y emprisonner quelqu'un. Entreprenant d'y fourrer tout le contenu de son appartement, il en profita pour parfaire l'équivalent d'un sortilège de lévitation mélangé avec un accio. Il brisa quelques objets contre les murs mais trouva rapidement son rythme. En moins d'une heure tout ce qu'il avait jugé nécessaire de garder était dans son sac et tout le reste était entassé au milieu de la pièce. Tirant lentement sur un joint qu'il avait retrouvé dans sa propre réserve personnelle, il observa une dernière fois les résidus de son passé.


Il n'était pas vraiment nostalgique. Au contraire, faire un peu de tri lui avait permis de se rendre compte à quel point peu de chose lui importait aujourd'hui. Zoya l'attendait quelque part avec une nouvelle maison et rien de ce qui se trouvait ici ne pouvait le retenir de d'y hâter. Le passé n'était qu'un poids mort dont il voulait se débarrasser au plus vite. Néanmoins, il resta une minute de plus à contempler ce à quoi pouvait se résumer sa misérable existence jusqu'à aujourd'hui.


La porte s'ouvrit derrière lui sans qu'il n'en donne l'ordre. Était-ce le futur qui l'appelait à lui ? Ou était-ce le passé qui venait lui annoncer qu'il avait oublier quelque chose. Ali aurait voulu appartenir aux deux mais pour Saïd il n'était qu'un intrus qui n'avait et n'aurait jamais sa place dans sa vie. Il ne se retourna même pas pour accueillir l'homme qui l'avait kidnappé et enfermé en Egypte, celui qui lui avait conté son passé, celui qui lui avait rendu sa magie, celui qui avait failli tuer Zoya, son frère.

- Saïd. Appela Ali d'un ton moins sûr que ce qu'il aurait voulu faire paraître. Sen. Insista-t-il mais le regard de ce dernier resta fixé sur le tas de bordel devant lui.


L'Irlandais souffla la fumée qu'il avait dans les poumons dans un long soupir. Prenant son mégot entre les doigts, il l'envoya valser vers le tas d'objets. Bien que le joint y était pour très peu, le tas prit soudainement feux sous les yeux d'un Saïd satisfait. Il se découvrait peut-être des petites tendances pyromanes mais il trouvait qu'il y avait quelque chose d'apaisant et de victorieux à regarder un tas de déchets et de rien se transformer en puissant torrent de flammes et de cendres. Profitant du spectacles encore quelques instants, Saïd fini par se retourner. Il avait osé espérer que l'intrus se soit éclipsé entre temps mais Ali n'avait pas bougé d'un poil.

- Tu n'aurais pas dû venir. Répondit calmement Saïd, laissant la lueur toujours rouge de ses bracelets transmettre plus clairement la menace.

- J'ai eu tord. Annonça alors Ali. Les menaces de Saïd ne lui faisait pas peur du tout mais c'était le poids de ses erreurs qui faiblissait son ton alors qu'il le reconnu. J'ai eu tord de m'attaquer à elle. J'ai cru que si elle disparaissait tu ne serais plus sous son emprise, mais je l'ai sous estimé. Et je t'ai sous estimé Saïd.

- Ah ouai ? Tu veux que je te montre à quel point ? Appuya-t-il en sentant les braises à ses poignets le titiller de plus en plus. Il ne contrôlait pas bien ses pouvoirs et bien franchement il s'en fichait. Chaque seconde qu'Ali passait en face de lui lui rappelait ce qu'il avait fait à Zoya.

- Je t'en prie Saïd. Tu dois entendre raison. Tu dois m'écouter et me laisser t'aider.

Saïd cligna des yeux, partagé entre la colère et l'incompréhension. Après tout ça, après tout ce qu'il s'était passé son discours restait le même ? Qu'y avait-il de si incompréhensible que rien n'ai changé malgré qu'il reconnaisse ses erreurs ? Saïd hésita à le faire flamber sur place. Ne pas comprendre quelqu'un était un de ses moteurs fétiche de colère.

Pourtant la sincérité et la volonté dans les paroles d'Ali le gardèrent de le faire taire tout de suite. Ali ne le comprenait pas, mais qu'y avait-il que lui-même ne comprenait pas chez cet Egyptien ? Il recula d'un pas.
- Tu m'as déjà aidé. C'était ta part du deal. Ne me pousse pas à respecter la mienne. Répondit Saïd. Il laissa retomber ses bras et ses bracelets cessèrent de briller. Ne m'oblige pas à te tuer.
Une partie de lui n'avait qu'une seule envie, sauter à la gorge de celui qui avait failli lui enlever Zoya. Celui qui l'avait obligé à suivre ses règles du jeu et qui l'avait abattu et humilié tant de fois.

Mais l'autre partie qui s'avança reconnu aussi l'homme qui à sa façon ne lui avait voulu que tu bien. Celui qui lui avait montré la voie de ses ancêtres, celui qui l'avait amené dans sa famille et son temple, celui qui lui avait rendu sa magie et révélé sa raison de vivre.
- Il ne s'agit pas de moi Saïd ! Tu-


- Exactement. Il ne s'agit pas de toi. Coupa-t-il sèchement en s'avançant de deux pas pour faire face à l'Egyptien. Ses yeux dorés se plantèrent dans les yeux bleus d'Ali qui se firent implorants.
- Ne t'approche pas de moi. Ne t'approche pas de ma famille. Ordonna Saïd d'un ton calme mais ferme qui appartenait d'ordinaire dans la bouche d'Ali. La prochaine fois que je te vois, je te tue. Conclu-t-il clairement et simplement.
Sans attendre de relance, Saïd contourna l'Egyptien et se dirigea vers la sortie.

- Adieu, mon frère. Énonça-t-il avant de disparaître dans un flash,  laissant Ali devant son tas en flamme.

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