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 Amertume du passé, âcreté du futur

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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Amertume du passé, âcreté du futur    Lun 12 Oct - 21:37




La sensation était étrange, ce n’était pas la première fois qu’elle avait frôlé la mort mais ce soir-là, ces souvenirs-là était inscrit dans le marbre. Il n’y avait pas eu cette dose d’adrénaline qu’elle ressentait à chaque fois quand elle était à deux doigts de crever en faisant son putain de boulot, non, ce soir-là, elle avait vraiment cru y passer. Elle était même certaine d’y passer et cette certitude avait marqué l’ancienne Auror. Elle se sentait un peu stupide de faire ce qu’elle était en train de préparer mais cette sensation d’histoire inachevée lui déplaisait et si elle avait une énorme rancune pour la façon dont il l’avait jeté comme un vulgaire kleenex, elle ne pouvait se résoudre à oublier quelqu’un qui avait autant d’importance dans sa vie. Si elle était ce qu’elle était aujourd’hui, elle le devait presque entièrement. Elle soupira à cette pensée et à cette idée d’être parfois aussi sentimentale. Cela fut particulièrement compliquée, comme à chaque fois qu’elle s’introduisait chez Fol’œil, plus les années passaient et plus il rajoutait des pièges sur son putain de domaine.  Si elle s’est légèrement blessée avec un débris qui a volé non loin de sa joue, elle a au moins pu sauver la bouteille de Whisky préféré de cet ingrat de Fol’œil.

Elle ouvre la porte, cette fois sans prendre le soin de désactiver le sortilège qui préviendrait le maître des lieux de cette visite inopinée. Entrant dans la pièce, elle revoyait la dernière scène, cette imbécile de Daddy et le fait qu’elle n’ait pas résister à l’envie de sauver la vie d’un ami. Un nouveau soupire, elle posa la bouteille sur une table avant de sortir son paquet de cigarette et de l’allumer. Faisant le tour des lieux, elle semble exactement savoir où aller, où chercher, récupérant deux verres un peu crasseux qu’elle frotte à la va vite pour en dégager la petite couche de poussière. Elle revient à la table et au lieu de s’installer sur l’une des chaises, elle pose ses fesses directement sur le meuble, remplissant les deux verres et gardant l’un des deux dans une main tout en tenant sa cigarette.

Son regard se pose sur la porte, cette position, cette odeur, tout cela la ramenait tant d’année en arrière où à peine sortie de Poudlard elle avait décidé de rejoindre les forces armées pour combattre "le mal". De fil en aiguille ses pistes l’avaient mener à Maugrey, grand Auror, grand chasseur de mage noir avant même la guerre. A l’époque, elle n’avait que 17 ans, peut-être même 16 ans en fait, fraichement sortie de Poudlard avec le minimum syndicale, elle avait passé les BUSE, savait que les ASPIC n’était pas une obligation et elle avait fait la même chose qu’aujourd’hui. Déjoué ses putains de pièges ; bien qu’il y en avait moins qu’aujourd’hui ; se servir un verre de whisky ( cette fois de sa réserve personnelle ) et s’asseoir sur cette même table en attendant l’arrivée du grand Alastor Maugrey.

Elle avait bien failli se prendre un putain de sortilège dans la gueule comme accueil ce soir-là si elle n’avait pas eu ce réflexe de se protéger. Au lieu de ça, c’était la bouteille de whisky à côté d’elle qui avait explosé en éclaboussant la gamine qu’elle était à l’époque. Lorsqu’il comprit qu’elle n’était pas là pour se battre et qu’elle était là pour le voir, la jeune brune lui avait fait part de ses envies de rejoindre le clan des gentils, ô bien sur…Au début, il s’était juste foutu de sa gueule et ne l’avait absolument pas prise au sérieux mais Zoya n’était pas déjà pas le genre à se laisser marcher sur les pieds. Elle ignore quand exactement il a commencé à la prendre un peu plus aux sérieux mais au fil du temps, le trentenaire était devenu son mentor…Ca aurait pu aller loin…Si la guerre ne l’avait pas rendu aussi aigrit, si la guerre ne l’avait pas défiguré, et si la guerre ne l’avait pas amener à retrouver les bras d’un homme qu’elle n’a jamais pu oublier.

Elle sirota une gorgée de Whisky avant de prendre une bouffée de nicotine, elle patientait, ne pouvant s’empêcher de sourire en voyant le temps qu’il mettait. Nul doute que ce connard savait très bien qui était chez lui et qu’il n’était pas franchement pressée de la voir. Ou alors, il avait des emmerdes. Les deux étaient largement possible. Elle se souvenait à l’époque de l’homme qu’elle avait vu pour la première fois, du haut de sa trentaine, le dépassant de deux tête, une stature impressionnante avec ses cheveux long, ses yeux clairs, son air déjà terriblement sérieux. Ca aurait été mentir de dire qu’elle n’était pas impressionnée par Maugrey à l’époque et ce serait toujours mentir de dire qu’elle ne l’impressionnait plus. Sans s’en rendre compte, Zoya avait l’impression de retrouver ses 17 ans, à la fois nerveuse et excitée à l’idée de cette rencontre, à la fois amusée de lui montrer qu’elle avait réussi à survivre à ses pièges et bien décidé à obtenir ce qu’elle était venu cherché. Et maintenant ? Si elle retrouvait les mêmes sensations qu’à l’époque, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle était venu chercher en venant ici.

Ses pensées vagabondaient dans les souvenirs communs, il lui avait fallu peu de temps pour qu’une certaine tension naisse entre le mentor et la disciple. Elle avait rapidement fini dans son lit. Zoya l’admettait sans détour, elle avait tout fait pour, elle en avait eu envie, et comme pour le reste, elle avait obtenu ce qu’elle voulait. Tout était là pour excitée la fille facile qu’elle a toujours été, la guerre, l’adrénaline, le fait de devoir garder cela secret, le fait qu’il soit plus âgé qu’elle, autant d’ingrédient qui suffisait à émoustiller  la jeune femme qu’elle était. Elle ne l’avait jamais nié, elle écartait les cuisses facilement, elle aimait le sexe et ne s’en privait pas, tout comme elle aimait le combat et les risques...Et si la guerre n’avait pas épargnée Zoya, elle avait encore moins épargné Alastor. A la seconde où les stigmates des combats avait commencé à le défigurer, cette histoire prit fin. Zoya avait accepter, sans broncher. Cette histoire s’était terminé aussi rapidement qu’elle avait débuté et puis elle fut rapidement envoyé jouer les mangemort.

Elle prit une nouvelle bouffée de cigarette lorsque le craquement significatif du transplanage se fit entendre. Elle lui tendit alors le verre qu’elle tenait en main, bien que celui-ci était taché de son propre rouge à lèvre, gardant le silence.


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Mer 21 Oct - 17:55



Un craquement lourd et sonore annonça l'arrivée de l’auror a son propre domicile. Cette fois, aucun sortilège préventif ne fusa depuis l'entrée. Le silence retomba un instant puis fut brisé par un souffle lent proche d’un soupir. Le choc de la canne en bois du sorcier et de sa jambe métallique sur le sol précéda l’entrée d’Alastor dont l’oeil bleu magique était déjà furieusement fixé sur l’intruse.
C’est pourtant calmement qu’Alastor s’approcha de ce fantome. Heureusement, elle lui tendit un verre qui l’aiderait rapidement a chasser le désagréable sentiment nostalgique qui cherchait a s’insinuer dans son esprit. Sans un mot et sans s’attarder sur le rouge a lèvre qu’elle y avait laissé il prit le verre et l’engloutit d’une traite.

- Qu’est-ce tu fais la ? grogna-t-il d’un ton grincheux alors qu’il reposa le verre assez sèchement sur la table.

Il n’avait pas envie de savoir. Il n’avait pas envie qu’elle lui réponde. Mais il la connaissait trop bien pour savoir que lui demander de partir ne servirait a rien. Et elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il n'était pas enchanté de la voir ici. Et pourtant, elle était la, assise sur cette chaise a fumer une cigarette comme l’insolente gosse qu’elle avait toujours été.
Si Zoya était ici c’était qu’elle voulait quelque chose. De cela Alastor Maugrey en était sûr
mais Merlin lui même n’aurait pu en savoir plus. Ce que l’auror savait aussi c’est qu’il n’avait aucunement envie de répondre a ses caprices ou l'écouter pleurer sur son sort. Tournant le dos a celle qui s’était invitée, il alla fouiller bruyamment dans un des tiroirs de son bureau pour en ressortir un dossier rempli de paperasse.
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Mer 21 Oct - 21:58

]



Pendant une seconde, elle l’aurait presque revu à l’époque. Le temps l’avait tant changé, la guerre l’avait abimé, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et si quelqu’un pouvait comprendre cela, c’était bien elle. Et pourtant, lorsqu’elle y repensait, c’était bien lui qui l’avait toujours sortie du gouffre lorsqu’elle avait décidé de noyer sa peine et sa frustration dans l’alcool et la crasse. C’était lui qui lui avait tout fait pour faire d’elle une auror. En le voyant ainsi avaler son verre d’une traite, elle ne put s’empêcher de se demander qui était là pour le sortir du gouffre quand il en avait besoin ? Elle se mordit la langue, n’ayant guère envie de retrouver son respect et son empathie pour lui, c’était lui l’avait repoussé, qui l’avait jeté comme une vulgaire chaussette dès l’instant où il s’était rendu compte que son outil était défectueux à ses yeux. Elle détourna les yeux de lui, attrapant l’autre verre qu’elle but à moitié, préférant savourer la chaleur du liquide. Il n’avait probablement pas remarqué qu’elle avait acheté son whisky préféré, tant pis.

« Tu veux la version longue ou la version courte ? » Question rhétorique, il voulait la version courte. « Mon insigne, une surveillance discrète et rapprochée d’Elliot Rosier, que t’arrête de faire la gueule et que t’écoute deux autres minutes ce que j’ai à te dire »

Oui parce qu’en fait, la version courte existait qu’à moitié. Elle n’était clairement pas là pour se justifier concernant Saïd, elle savait pertinemment qu’il en avait soit rien à foutre soit qu’il estimerait aucune de ses excuses comme justifiable. Et à vrai dire, elle ne souhaitait pas se battre avec lui.

« J’ai de bonne raison de croire qu’un vieil ami à nous est toujours en vie ET de retour » Elle ne put s’empêcher de sourire en inspirant un autre bouffé de cigarette. Fallait croire que les gens avaient beaucoup de mal avec le principe de rester mort. « Evan Rosier… »

Une menace que Zoya prenait très au sérieux et c’était bien pour cette raison qu’il n’était pas question qu’elle garde cela pour elle. Lorsqu’elle y réfléchissait, Evan semblait prendre un malin plaisir à lui enlever le moindre petit bonheur de sa vie. Alastor en avait fait les frais le premier, Saïd…Elliot…Elle avait un compte personnel à régler avec lui mais elle n’était pas assez idiote pour croire qu’elle pourrait y arriver seule.
Buvant le reste de son verre, elle posa celui-ci sur la table avant de se laisser tomber, ses talons venant claquer sur le sol. Elle récupéra la bouteille, qu’elle ouvrit, remplissant à nouveau le verre de Maugrey et le sien.

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Mer 28 Oct - 18:50



Il l'écouta, sans vraiment l'écouter et pourtant en l'écoutant quand même. Bien qu’il était dos a elle a fouiller dans ses tiroirs, son oeil magique ne quittait pas Zoya une seule seconde.

- Tu sais que j’le ferais pas. grogna-t-il a la seconde même ou elle fini sa phrase.

Et elle le savais. Ou du moins elle avait pu anticiper que cela serait sa réponse. Cela ne l’avait pas empêcher de venir et lui exposer les faits. Car elle savait que tout comme il l’écoutait bien qu’il n’en avait aucunement envie que l’auror ne pourrait pas s'empêcher d’y réagir.
Refermant sèchement son tiroir ayant trouvé le dossier qu’il cherchait, Alastor clopina ensuite vers l'entrée histoire de vérifier que tout était en ordre, réparer ce que la brunette avait dérangé et renforcer la sécurité au passage. Loin d'être distrait, il l'écouta lentement s’approcher du but. Son dernier coup de canne magique coïncida avec le moment ou elle prononça son nom mais il avait très bien entendu.

Un rictus anima son visage mutilé sans qu’elle ne puisse voir autre chose que le dos voûté et immobile d’Alastor Maugrey. Si elle l’avait vu, elle aurait pu y deviner un sourire malgré l’animosité évidente que lui inspirait ce nom.
Ce qu’elle lui annonçait n’avait rien d’un scoop, en tout cas pas pour lui. Ce qu’il se demandait en revanche était comment Zoya avait pu tomber dessus. Elle n’était plus auror, avait tout le temps du monde pour materner les gosses de la vieille Stonel et copuler avec son mangemort favori. Mais c’était Zoya Horlov qui se trouvait derrière lui et si quelqu’un savait dénicher la plus grosse merde de la Terre pour s’y rouler dedans, c’était bien elle.
Etait-il emmerdé de la trouver une fois de plus la ou elle ne devrait pas être ? Ou alors heureux de retrouver l’auror si perspicace qu’il avait vu grandir ? Un peu des deux et il n’eut pas le temps de choisir qu’il se retourna pour l’observer de ses deux yeux, un sourire étrange fendant son visage lascéré.

Il retourna a la table et  prit le verre qu’elle avait rempli a nouveau.

- Yep. dit-il simplement avant de prendre une longue lampée de whisky. Il ne remarqua qu’alors que celui ci était particulièrement a son goût et pas seulement. Il se garda de faire tout commentaire et continua a boire un peu plus doucement avant de se retourner vers elle.

- Comment tu l’sais ? demanda-t-il et bien que c’était juste par curiosité un écho d’interrogatoire se perdit dans le ton naturellement rustre de sa voix. Mais avant qu’elle ne prononce le moindre mot une lumière s’était allumée dans sa caboche faisant tourner son oeil magique dans son orbite. Le petit Rosier… Bien sur. commenta-t-il avec un sourire légèrement mauvais.

- Qu’est-ce que tu sais a propos d’Evan Rosier ? rectifia-t-il avant de remonter son verre a ses lèvres sèches, ses deux yeux plantés dans ceux de Zoya.
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Mer 28 Oct - 19:47




Alors qu’il lui refusait de lui rendre son insigne, elle esquissa un sourire, ce n’était pas une surprise mais elle ne s’avouait pas vaincue. Son insigne, elle le récupèrerait d’une manière ou d’une autre, l’unique raison pour laquelle elle était venu ici pour voir Fol’œil était le profond respect qu’elle continuait à avoir pour lui et par conséquent, il lui était pas encore possible de le court circuité pour obtenir ce qu’elle voulait. Concrètement, elle préfèrerait ne pas en arriver là mais si Maugrey décidait de faire sa tête de con, elle n’aurait pas le choix. Allez savoir pourquoi elle tenait à retrouver son poste d’Auror alors qu’elle possédait absolument tout de la part de Stonnel, mais au fond, c’était pas drôle de faire le même boulot sans le plaisir d’aller à l’encontre d’une ou deux règles.

Elle ne fut pas plus surprise de voir qu’il semblait déjà au courant, même si elle aurait aimé pouvoir être celle qui lui apporte la nouvelle. Mais elle le voyait bien dans son regard, elle avait fait mouche malgré tout. Au final, était-il réellement capable d’oublier tout ce qu’ils avaient pu vivre ? Les bons comme les mauvais moments ? Elle porta sa cigarette à sa bouche, inspirant son parfum directement dans ses poumons, au moins ce geste lui avait permis de masquer sa légère crispation en entendant parler d’Elliot. "Le petit Rosier" ce gosse n’était pas et ne serait jamais un Rosier, du moins, c’était ce que Zoya ne pouvait s’empêcher d’espérer, cette idée l’horrifiait profondément et était une raison de plus pour elle de vouloir la peau du Mangemort qui lui avait pris son gamin.

Un sourire provocateur s’afficha sur ses lèvres lorsqu’il vint à lui demander ce qu’elle savait sur Evan. Inclinant légèrement la tête sur le côté, elle but une gorgée de whisky avant de passer sa langue sur ses lèvres pour apprécier le gout de l’alcool jusqu’à la dernière goutte.

« Je veux mon insigne Alastor…Et tu veux Evan… »

En d’autres termes, il allait devoir faire des concessions s’il voulait obtenir ce qu’il voulait et c’était un petit jeu qu’elle était prête à faire et il le savait pertinemment. Il la connaissait bien assez pour savoir que plus il le lui refuserait et plus ce petit jeu l’amuserait et plus elle se montrerait persuasive et provocatrice. Restait à savoir s’il avait encore l’énergie ou l’envie de jouer à ça avec elle.

« Le whisky te plait ? »
Enchaina-t-elle sur de fausse banalité, désignant d’un coup de tête le verre qu’il tenait entre ses mains, décoré des traces de son rouge à lèvre. « J’ai pas oublié que c’était ton préféré…Enfin…Ca l’est toujours ? » et elle savait pertinemment que ça l’était toujours. Elle s’avança vers lui, inspirant une dernière bouffée de cigarette avant de laisser tomber le mégot au sol et de l’écraser avec la pointe de sa chaussure. Elle souffla la fumée de cigarette vers lui, en 15 ans elle n’avait jamais changé de marque, toujours le même tabac, toujours la même odeur.

« Comment se passe le babysitting ? »

S’il y avait bien une chose qu’elle savait, c’était ce qui se déroulait au sein de l’ordre. Bien qu’elle ne connaissait pas tous les détails, elle savait pertinemment qu’à l’heure actuelle il y en avait pas un pour rattraper l’autre et nulle doute que Maugrey devait se sentir particulièrement seul, entouré de personne bien trop peureuse pour se salir les mains comment il était capable de le faire ou comme elle en était capable. Elle savait qu’elle jouait sur la corde sensible, prête à en subir les moindres conséquences.


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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Mer 4 Nov - 19:51

Il regretta lui avoir posé la question a l’instant ou il vit s’allumer une petite lueur espiègle dans ses yeux bleus, accompagné d’un sourire provocateur. Il se maudit intérieurement d’avoir initié ce jeu entre eux qu’il voulait justement éviter. Il n’avait pas le temps de jouer et s’il le faisait, ce ne serait pas avec elle.
Il lui aurait bien répondu qu’il n’avait pas besoin d’elle pour mettre la main sur Evan mais c’était mentir a moitié. L’homme, bien qu’apparemment revenu des morts restait un fantôme. Invisible, impalpable. Il rodait dans les rumeurs, les cauchemars et les peurs de chacun sans laisser de trace, sauf peut-être les cadavres qu’il laissait derrière lui. Ne sachant pas quelles informations Zoya possédait, il ne pouvait estimer si ceux-ci lui seraient utiles. Il préférait faire sans mais elle avait fait juste assez pour lui mettre le doute et elle le savait.
Il la regarda jubiler comme une gamine qui venait de retrouver sa poupée préférée en se renfrognant. Enfouissant son visage dans son verre, il haussa les épaules et laissa échapper en petit grognement en guise de réponse par rapport au délicieux whisky. Il n'était pas sur si sa boisson préférée était la pour le consoler ou pour insister un peu plus sur le fait qu’il se faisait complètement manipuler.

L’odeur de la fumée de cigarette qu’elle lui souffla au visage le fit légèrement grimacer comme il le faisait depuis toujours a chaque fois qu’elle faisait cela. Il partageait son vice pour l’alcool mais fumer n’avait jamais été son truc.
- Mauvais pour les poumons, la respiration et l’endurance. lui avait-il répondu un jour de sa voix rauque naturellement autoritaire.
Ce que son visage ne montra pas alors que les souvenirs l’envahirent en même temps que la fumée c’était que cela lui avait terriblement manqué. Comme un avatar de leur relation, ce parfum lui évoquait l’interdit, l’amertume, la toxicité mais aussi le jeu, la force, la délivrance. Le tabac n’avait jamais été son vice mais Zoya elle… Perdu dans ses pensées une fraction de seconde, il en oublia de reposer son verre vide sur la table.

La seconde question de Zoya le ramena sur Terre aussi rapidement que son tabac l’avait fait décoller. Son oeil magique sauta pour se fixer furieusement sur Zoya comme le bout d’une baguette prête a frapper. Crispée d’une moue un peu étrange, Alastor reposa enfin son verre sur la table, avec délicatesse cette fois. Il regarda Zoya de son oeil naturel aussi, laissant l’émotion détendre une fraction de seconde son visage vieilli. Un mélange de lassitude, de tristesse et de résignation assez inhabituelle.

Il se releva et se retourna. Non pas pour aller quelque part mais pour volontairement lui tourner le dos. Son oeil magique ne la quitta pas par sécurité mais en agissant ainsi il força l’effet qu’elle avait sur lui - et dont il était parfaitement conscient - a disparaître ou au moins s’affaiblir.

- Arrêtes ça Zoya. dit-il enfin de sa voix rauque mais d’un ton étrangement doux.

Il souffla un coup comme s’il essayait de se débarrasser de ses faiblesses dans ce soupir résigné. Il se retourna pour lui faire face a nouveau mais ce ne fut pas pour reprendre un verre de whisky. Baguette a la main et visage fermé, il annonçait clairement la couleur.

- Ne fait pas comme si rien avait changé. Toi ici, du whisky, tes putains de cigarettes. Et quoi, on baise un coup en souvenir du bon vieux temps ? plaisanta-t-il d’un ton dénué de plaisanterie qui s'asséchait a chaque mot.
Tu sais très bien pourquoi tu n’es plus auror. Tu sais pourquoi l’Ordre ne veut pas de toi. Pourquoi personne ne te fais confiance.
Mais je sais comment tu pense… Le vilain petit canard que personne ne comprend. Tu pense que t’es comme moi ? Une des rares qui ont pas peur de se salir les mains pour faire ce qu’il faut ? Ah salir les mains ça tu sais faire. Mais dis-moi, qu’est-ce que tu crois faire avec ton enfoiré de Mangemort ?
Tu te prends pour une incomprise mais la seule qui comprend pas c’est toi ! Tu peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre ! Tu peux pas venir ici, chez moi, me demander des nouvelles de l’Ordre alors que tu fornique avec Wilkes ! A quoi tu t’attendais en venant ici ? Tu pensais qu’avec un whisky, trois battements de cil et un joli scoop tout serait oublié ? Que je te rendrais ton badge avec gratitude, alors que je devrais être en train de jeter ton joli cul dans une cellule d’Azkaban !


L’auror s’était mit a hurler, rugissant sa colère a en faire trembler les murs pourtant sa main restait crispée sur sa baguette sans parvenir a se lever. Il savait ce qu’il devait faire, l’auror en lui rugissait lui aussi de le voir si faible face a ses sentiments. Il n’avait pas besoin des informations de Zoya, il avait besoin d’elle. Si ce n’était pour la prison pour la garder comme appât. Zoya la mènerait a Said Wilkes. Wilkes a Rosier. Rosier. Rosier. C’était ça l’important a ce moment. Pas Zoya et son whisky, pas toutes les années qu’ils avaient passé cote a cote. Il fallait qu’il le fasse, il le fallait. Et pourtant.
Il sentait sa main se crisper, trembler, tout faire sauf jeter un sort pour paralyser sa proie. Même son oeil magique se tourna un instant vers lui-même pour vérifier qu’il n’était pas physiquement retenu par quelque chose. Mais il n’en était rien. Lentement, il fini par laisser son bras retomber le long de son corps.

- Mais peut-être que rien a changé après tout.
Ah comme on s’est foutu des autres qui voient la vie en noir et blanc. Mais c’est p’tet moi le plus idiot de tous les Merlins dans cette histoire, a croire toutes ces années que t’étais mon petit vilain canard. Que c’est moi qui t’avais montré le jeu, appris les règles alors que forcément t’étais de mon camp.
Quand on a gagné, t’as jamais été heureuse. Merde, t’étais plus dégoûtée que jamais. Et maintenant que la partie est finie, avec quelle ordure j’te retrouve ? Alors c’est bon. J’ai compris. Tu peux arrêter de te foutre de ma gueule maintenant.




Dernière édition par NPC Eli le Jeu 5 Nov - 9:42, édité 1 fois
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Mer 4 Nov - 21:27

Au fond, elle-même se faisait avoir par ce petit jeu. Retrouver le passer, c’était éveillé des choses qu’elle avait longtemps enfuis et qu’elle pensait avoir oublié. Elle avait aimé ces moments avec lui, ils avaient quelque chose, ni lui, ni elle ne pouvait le nier. Mais s’il devait avoir un fautif dans cette histoire, ce n’était pas elle.
Alors qu’il se détourna d’elle et qu’il lui tourna le dos, elle le fixa, bien consciente qu’il l’observait encore de son œil magique. Elle n’allait ni baisser les yeux, ni même lui montrer la colère qu’elle pouvait bien ressentir pour tout ce gâchis. Parce que s’en était bien un. Un bref sourire s’apposa sur ses lèvres lorsqu’il parla de baise, prête à lui répondre « pourquoi pas ? » mais les mots restèrent qu’à l’état de pensée inavouée. Les mots qu’il lui balança furent les plus durs à entendre, Alastor avait toujours eu le chic pour trouver manier l’art de la parole. Il était capable de la faire vibrer de quelques paroles fortes tout comme il était capable de la détruire en quelques mots…Comme maintenant.
Mais elle encaissa, sans broncher visuellement, à vrai dire, même si cela l’amusait de se battre, cela n’avait jamais vraiment eu quelque chose de drôle avec Maugrey. Elle le laissa faire sa tirade, sans un mot. Elle savait pourquoi elle était ici et la seule chose dont elle était certaine, c’est qu’elle obtiendrait ce pourquoi elle était venu.

Il hurlait à plein poumon et bien qu’elle était littéralement choquée de le voir ainsi, elle n’en montra toujours rien. Blasée ? Peut-être, elle avait atteint un stade où elle avait simplement cessé de croire que tout pouvait être systématiquement de sa faute. Il avait beau lui faire de multiple reproche et lui coller une certaine vérité dans la gueule, il ne savait pas tout comme il le pensait, et surtout, elle ne regrettait pas une seule seconde ce que lui-même lui reprochait.  

Se retourna vers la table, elle chopa à nouveau la bouteille de whisky, se versant un autre verre lentement. Elle observa le liquide ambré, l’apporta à nouveau à ses lèvres et en but une nouvelle gorgée. Ses quelques secondes de silence lui firent comprendre que l’Auror en avait terminé avec sa tirade.

« Je ne suis pas comme toi… » la voix était calme et incisive mais elle était surtout témoins de sa conviction. Oui, elle n’était pas comme lui « Je ne passe pas mon existence à vouloir me faire détester d’absolument tout le monde sous prétexte que je suis incapable de me supporter moi-même ». Toujours aussi calme, elle se réinstalla contre la table.

« Mon enfoiré de mangemort est bien le seul à pas m’avoir laissé tomber…Tu peux en dire autant Alastor ? » Elle savait qu’elle jouait sur la corde sensible, elle en était bien consciente, mais cela n’avait plus vraiment d’importance. « La seule raison pour laquelle tu es en colère, c’est parce que ce n’est pas toi…Ce n’est pas toi que j’ai attendu près de 15 ans, ce n’est pas avec toi que j’ai forniqué ces derniers mois…Mais je vais te rafraîchir la mémoire Maugrey, c’est toi qui a voulu resté seul après ça »

Elle lui désigna ses cicatrices

« C’est toi seul qui a choisi de rejeter les quelques bons trucs qu’on pouvait avoir pendant cette guerre et tu m’en veux de pas m’être autant battu pour toi comme j’ai pu le faire pour lui »

Elle éclata de rire…Quittant une nouvelle fois son siège de fortune pour se rapprocher de l’Auror.

« Je n’ai jamais pu être heureuse de la fin de cette guerre parce que j'ai cru m'être sacrifier pour quedal. Je t'avais perdu, j'ai perdu mes seuls véritable parents, j'ai perdu Saïd, j'ai perdu mon enfant, j'ai perdu la confiance de chacun d'entre vous et ma dignité. On s'est tous tellement battu, les Londubats, Les Prewett, Les Potter, Bones, Diggle, Fenwick, Lupin, cette pie de McGonagall, Meadowes » elle lui cita chacun des membres du premier Ordre du Phenix, elle n'en avait jamais oublié aucun, n'avait jamais pu s'y résoudre. « Quand tu as débarqué pour me proposer une nouvelle vie, j'étais en colère contre tout ça, Franck et Alice ont perdu leur esprit pour me sauver la peau et tout ça pourquoi ? Pour qu'un bébé mette fin à notre guerre, j'arrivais pas à me satisfaire d'une fin pareil... » Elle soupira « Le pire, c'est que c'est toi qui a fini par me faire comprendre que nos sacrifices en valait la peine, on avait peut-être pas mit fin à cette guerre mais on en avait sacrément limité les dégâts pour ceux qui ne pouvait pas se battre comme nous. »

Diminuant la distance qui les séparait, elle ne le quitta pas des yeux.

« Je n’ai jamais changé de camps, que tu veuille le croire ou non j’en ai juste plus rien à foutre. Que l’ordre veuille le croire ou non, là aussi j’en ai juste plus rien à cirer. Tu m’as utilisé, ils m’ont utilisé, vous m’avez jeté à la seconde ou vous n’avez plus eu besoin de moi mais tu sais quoi ? J’aurai probablement fait pareil »

Sa main glissa sur sa propre baguette.

« J’aurai préféré que ça se passe autrement…Mais tu me laisse moyennement le choix Maugrey. »

Tendant le bras sur le côté, c’est à côté du verre vide de Fol’œil qu’elle posa sa propre baguette.

« J’ai une longueur d’avance sur toi pour Evan. Je sais ce qu’il veut »

Obligé de levé la tête pour pouvoir l’observer dans les yeux, elle n’était plus au stade de vouloir prouver quoi que ce soit à Maugrey, l’unique personne qui avait une réelle importance dans cette histoire ce n’était ni Saïd, ni elle…Mais bien Elliot.

« Le petit Rosier…N’a rien d’un Rosier. » Avoua-t-elle simplement, elle avait décidé d’arrêter de jouer.

« C’est mon fils » son regard se perdit un instant dans le vide en repensant à la douleur qu’elle n’avait jamais su éteindre en quinze ans et qui, encore aujourd’hui, malgré la découverte de la vérité et les retrouvailles, continuait de la briser parfois.

« Le gamin connait toute la vérité et autant dire que les plans d’Evan de se faire une descendance est quelque peu mis à mal. Tant que je serai toujours en vie, il ne pourra pas modeler Elliot comme il le souhaite. »

Elle le savait, l’idée avait probablement fait son chemin dans l’esprit de l’Auror et elle espérait que ses révélations viendraient attiser la flamme.

« C’est ce que tu voulais non ? Te servir de moi comme d’appât. Et bien vas-y… »

Levant une main qu'elle posa sur le visage de Maugrey, là où elle aurait du sourire triomphante, elle semblait juste plus sérieuse que jamais.

« Ne t'avise pas à te servir d'Elliot juste pour ne pas avoir à bosser avec moi...Parce que je te promets que si tu t'approche de lui pour arriver à tes fins, je te tuerai Alastor, même si je dois en mourir, je le ferai...Elliot doit resté en dehors de tout ça. »


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Jeu 5 Nov - 21:31

Et maintenant ? Maintenant Alastor n’avait qu’une envie, qu’une attente, qu’un espoir, celui que Zoya prenne la porte et ne se montre plus jamais devant lui. Mais que croyait-il accomplir en s’égosillant ainsi ? Il s’agissait de Zoya Horlov, pas de n’importe quelle gamine qui se met a pleurer lorsqu’on lui crie dessus. Elle était venue jusqu’ici pour une raison et elle n’était pas du genre a repartir les mains vides. Alastor le savait tout aussi bien qu’il savait qu’il ne lui donnerait pas ce qu’elle demandait. Tous deux bloqués sur leur position, seule la force pouvait mettre fin a la situation. Mais il se le refusait. Pas avec elle.

Il fut presque soulagé de l’entendre lui répondre qu’elle n’était pas comme lui. En cet instant il espérait qu’elle ait plus de courage et de culot que le vieil homme qu’il était devenu. Amer, plein de regrets et de reproches. Une carapace lacérée et déformée, mais vide en plus de cela. Il se sentait comme un vieux loup qui mordait parce que c’est tout ce qu’il savait faire. Les mots de Zoya étaient précis, juste et sans détours tout comme elle l’était. Elle n’eut pas besoin de crier, pas besoin de cracher. Elle laissa sa baguette sur la table sans aucune difficulté et s’avança avec assurance vers un Alastor Maugrey qui n’était plus très sûr de comprendre.

Il l’observa de ses deux yeux, la fixant comme s’il espérait pouvoir décrypter ses pensées sur son visage mais il n’y vit rien. Il pensait si bien la comprendre parce qu’il la pensait comme lui. Mais maintenant qu’il se rendait compte que ça n’était qu’une illusion, qu’un rêve que son cerveau lui avait servit toutes ces années, il découvrait toute l’étendue de ce qu’il ne connaissait pas à propos de cette femme.

Un fils ?
Alastor ne répondit pas mais il ne put cacher sa surprise et sa confusion. Comment cette information avait-elle pu lui échapper ? Comment avait-elle pu garder ce secret toutes ces années ? Et puis quand ? Comment ? Avec qui ? L’auror tenta de fouiller dans sa mémoire à la recherche des indices qu’il aurait pu manquer mais de cette époque là ne lui revenait que des flashs confus d’horreurs et d’atrocités. Comment avait-il pu le manquer ? Comment ?

Mais elle ne lui laissa pas le temps d’avaler la nouvelle, elle n’avait pas que ça a faire. Ne perdant pas de vue ce pour quoi elle était là, elle le força a en faire de même. Rosier. Evan Rosier.
Alastor cligna de l’oeil, la bouche légèrement ouverte encore perdu dans ses pensées. Une fois le choc passé, il sentit une pointe de honte lui picoter certaines parties de son visage. Il était vraiment à côté de la plaque. Vieux et à côté de la plaque.

- N-non… J’vais pas toucher au gamin. balbutia-t-il en baissant les yeux, tentant tant bien que mal de remettre de l’ordre dans ses idées.

Pour s’aider il s’éloigna une fois de plus en se retournant; cherchant dans son cerveau un semblant de fil conducteur qui lui avait complètement échappé. Que faisait-il ? Que faisait-il ? C’est Zoya qui l’attendait avec une bouteille de Whisky. Oui mais avant ? Non ça n’avait pas d’importance. Zoya, pourquoi Zoya. Son badge, et une surveillance rapprochée d’Elliot Rosier. Elliot Rosier… Elliot Rosier.

- Tu veux Evan… annonça Fol Oeil avant de lentement se retourner vers elle. Et je veux Evan.

Il s’approcha d’elle, peut-être un peu trop pour l’observer d’un peu plus près. Peut-être qu’il la comprenait quand même un peu.

- Oublie ton insigne, oublie l’Ordre, en tout cas si tu veux pas faire faux pas à ton si gentil Mangemort. Mais si t’as toujours pas peur de te salir un peu les mains pour faire ce qu’il faut, j’vais peut-être te prendre dans mon camp pour ce coup-ci. ajouta-t-il, le fantôme d’un sourire parcourant son visage abîmé.

Il rangea sa baguette dans son manteau et contourna Zoya pour clopiner vers la table. Là, il y récupéra la baguette de la brunette et la bouteille de Whisky. Il tendit le premier à Zoya.

- J’t’utilise pas comme appât. Enfin… Pas vraiment. J’t’utilise toi pour utiliser ton petit copain.

Pour s’aider à oublier l’idée même qu’il venait de prononcer, il engloutit le reste du whisky au goulot en trois longues gorgées.

- Mais merde. J’ai jamais vraiment bien saisit ces histoires de camp et tout ce que je sais c’est que j’suis prêt à tout pour renvoyer cette ordure de Rosier là d’où il vient alors…

Il jeta la bouteille vide de whisky contre un des murs non loin qui explosa violemment. Ça le défoula, mais clairement pas assez pour s’assurer qu’il ne cognerait pas la face du Mangemort préféré de Zoya au moment même où il poserait les yeux sur lui. Pourtant il le fallait s’il voulait que son petit plan le mène à Evan Rosier. Laissant échapper un long grognement, Alastor souffla puis posa sa grosse main sur une des épaules de Zoya.

- On va avoir besoin de Wilkes.

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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    Dim 8 Nov - 20:00

Un poids s’ôta de ses épaules dès l’instant où Maugrey lui affirma qu’il n’utilisera pas son fils. Elle lui faisait confiance, assez pour le croire, peut-être était-elle naïve, encore animée par leur passif. Elle sentait qu’elle avait pourtant fait mouche avec sa proposition et ses révélations. Il n’y avait plus de colère dans ses yeux, de la surprise peut-être, de l’incompréhension surtout alors qu’il digérait tout ce qu’elle venait de lui balancer. C’était bien la première fois qu’elle avait l’impression qu’Alastor était dépassé par les évènements. Il s’éloigna et elle le laissa tranquille, cherchant dans ses poches à récupérer une autre cigarette qu’elle s’alluma en laissant le temps son mentor de remettre de l’ordre dans son esprit dérangé, de trouver une logique, un plan à suivre, une idée. Enonçant ce qu’elle avait elle-même balancé quelques secondes plus tôt. Tous deux voulaient Evan et c’était bien pour cette raison qu’elle était ici. Elle releva la tête lorsqu’il s’approcha d’elle, retrouvant ses jeunes années en une fraction de seconde alors qu’il la dominait de par son imposante taille.

Et comme bien des années auparavant, ce fut le même sourire de satisfaction qui s’afficha sur son visage alors qu’il accepta de la prendre dans son camp. C’était-il seulement rendu compte qu’il avait utilisé la même phrase qu’à l’époque ? Elle le suivit du regard, tournant sur elle-même alors qu’il la contournait. Récupérant sa baguette, elle la rangea immédiatement, alors qu’il lui faisait part de son plan. Ne pas se servir d’elle, du moins, pas directement, se servir de Saïd…Une idée qui ne lui avait pas vraiment traversé l’esprit, se souvenant beaucoup trop bien comment la dernière rencontre entre l’homme qu’elle aimait et son ennemi s’était terminée. Elle n’était pas prête à survivre à quinze autres années de solitudes.

Inspirant le poison qui vint lui brûler le creux de sa poitrine, elle avait la sensation de revoir Alastor retrouvé une passion perdue. L’excitation de cette nouvelle mission l’émoustilla alors qu’il brisa la bouteille vide contre un mur. Ils auraient besoin de Saïd, restait de quel manière. Zoya ne lui avait pas caché ses intentions de retrouver Maugrey pour obtenir son aide, mais elle ne s’était pas attendue à ce que l’Auror réclame celle de celui qui lui avait enlevé "son élève".

« Très bien… » Elle lui tendit la main, signe qu’elle s’apprêtait à l’emmener à la rencontre de Saïd. Bien qu’elle ne comptait pas le ramener chez eux, les deux amants avaient bien d’autre moyen de se retrouver à l’extérieur, des points de rendez-vous précis, s’il voulait l’aide de Saïd, il allait devoir lui faire face.

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MessageSujet: Re: Amertume du passé, âcreté du futur    

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Amertume du passé, âcreté du futur

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