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 Que faire ? [PV Evan]

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Elliot Rosier

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Serpentard


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MessageSujet: Que faire ? [PV Evan]   Mer 30 Déc - 21:09


Grâce à la femme surhumaine qui est intervenue une seconde fois dans sa survie – et dont il ignore toujours l'identité – Elliot a pu atteindre une rue choisit de Londres en maintenant comme il le peut le corps d'Evan Rosier. La respiration du plus jeune et faible, essoufflée. Tout son corps est endolorit, le dos brûlant, ruisselant de sang. Seules la détermination et l'adrénaline lui permettent de continuer d'avancer, ses pas le guidant vers un chemin qu'il a emprunté à de nombreuses reprises. Le corps d'Evan est de plus en plus lourd et le jeune homme ne daigne toujours pas se réveiller. Elliot retient un sanglot, espérant qu'il n'a rien de grave. Il a aucune idée du sort qu'à lancé son homologue mais il se souvient parfaitement de la terreur qu'il a ressentit lorsque le jais rouge avait touché la tête de son idol.

Après une marche pathétique qui attire les regards sur eux, après avoir manqué de tomber à plusieurs reprises, s'adossant contre les murs pour se reprendre, Elliot fini par entrer dans une maisonnette qu'il connaît parfaitement. Le quartier général comme il aime l'appeler. Une petite maison qui appartient à la famille d'Enma, où le trio a trouvé domicile il y a quelques années, lorsqu'Elliot se prenait pour le leader de leur groupe, suivant son petit chemin d'honneur, de furie et de dynamisme. Ces moments lui paraient si loin. Dans une époque révolue où il était encore innocent et insouciant, hurlant à tous qu'il est le fils d'Evan Rosier.

La maison ne comporte que trois pièces. Le salon qui sert aussi de chambre, avec un grand lit, un placard et un meuble. Une petite cuisine dans une autre pièce et pour finir, la salle de bain. Le gamin pousse Evan dans le lit, ne pouvant pas le tenir plus longtemps. Il s'adosse lui même contre le matelas, soufflant bruyamment. Enfin, il reprend sur lui afin d'installer Evan plus confortablement. Elliot passe une main sur son propre front brûlant. La fièvre veut certainement dire qu'il lutte contre la douleur de son dos. Il n'ose même pas voir dans quel état il est. Pourtant, il ne regrette rien. Le jeune serpentard se redresse et chancelle jusqu'à la salle de bain. Il prend un gant qu'il mouille à l'eau tiède avant de le mettre sur le front d'Evan. Il inspecte au passage sa tête mais ne voit aucune blessure physique. Il ne devrait pas trop tarder à se réveiller. Sans doute.

Elliot retourne dans la salle de bain après avoir prit un t-shirt propre dans le placard. Il fait tomber sa veste sur le carrelage et grimace en enlevant son haut. Finalement ce sont des gémissements de douleur qu'il pousse avant de tomber sur le sol, ses jambes refusant de le porter d'avantage. Son haut est en lambeau et bien qu'il ait pu l'enlever, certaines petites parties restent incrustées contre la peau mort et la chaire à vive. A travers le miroir, il peut voir son dos, la peau calcinée, avec des petits morceaux qui pendent, lui donnant envie de vomir. Il ne veut même pas penser au moment où il va devoir enlever la peau morte et les petits morceaux de tissus. Elliot se mord les lèvres et remonte ses genoux contre lui, passant ses mains sur son visage. Il ne sait pas quoi faire. Appeler sa mère ? Non, il ne peut pas … Il ne peut pas les laisser tous les deux dans la même pièce. Il n'a pas envie de quitter Evan, non pour rien au monde … Mais il reste incapable de gérer cette situation. Il a besoin de la présence de Zoya. Elliot songe d'ailleurs qu'elle lui avait déjà fait l'allusion qu'Evan adulte risque de le tuer s'il le retrouvait. Il n'avait rien voulu écouter et pourtant, c'est elle qui avait raison. Et ça fait mal. Elliot a peur, et il est blessé. Épuisé, il laisse échapper un sanglot, puis un autre. Puis encore un autre. Il ne peut s'arrêter.

L'enfant ne saurait dire combien de temps il est resté ainsi, mais il finit par souffler énergiquement avant de se redresser tant bien que mal. Elliot retourne dans la salle principale et s'assoit en tailleur sur le lit, à côté d'Evan. Il ne peut pas encore se reposer. Sa baguette à la main, celle d'Evan à côté de son propriétaire, il doit manquer la garde. Si jamais il s'endort et qu'un mangemort entre … Ou même son père ….. Bon il n'est pas sûr que même éveillé cela change grand chose, mais il ne peut se permettre de dormir, pas maintenant.

Les minutes passent beaucoup trop lentement. Il a de plus en plus mal à la tête, son teint est trop pale, mais Elliot finit par croiser les prunelles vertes du brun. Ca y est, il est réveillé.

« Comment vous vous sentez ? » demande immédiatement l'enfant sans oser se pencher au dessus de lui. De toute façon, il n'est pas capable de bouger sans s'écrouler. Elliot prend volontairement un air serein, afin de ne pas montrer que quelque chose cloche avec lui. Mais ne voyant qu'Evan, il ne remarque pas son sang qui tache la couette.

« …. Ne refaites plus jamais ça. Ne vous mettez plus en danger pour moi. Je … Je suis désolé …. »

Même s'il n'est pas responsable de ce qui est arrivé, le fait d'être concerné n'arrange pas les choses. Et le fait qu'Evan ait tenté de le sauver, prêt à se battre contre une autre version de lui même … Il ne sait toujours pas quoi en penser. Touché ? Mal à l'aise ? Peur qu'Evan change d'avis ? Un mélange de tout ça.

« Je ne savais pas si vous auriez préféré retourner à Poudlard ou non … Je suis venu ici, parce que là, c'est hors de danger, on nous trouvera pas ici. »

Malgré ses paroles calmes et posées, Elliot lutte pour ne pas s'endormir. L'enfant vacille et esquisse un petit sourire d'excuse.
« Je suis encore un peu secoué ... »

 

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Jeu 31 Déc - 15:40



Le noir. Evan y était habitué. Il s’y était toujours sentit dans son élément. L'absence de tout lui donnait l’impression d’être libre, seul mais tout puissant, un artiste face à sa toile vierge. Le silence aussi était propice à la réflexion et même dans ses songes les plus profonds son cerveau n’avait eu de cesse de tourner, analyser, planifier. Mais cette fois-ci c’était différent, il pu le sentir au moment même où il revint à lui.
Le noir était vide. Vide mais stérile. L’infinité profonde où il pouvait visionner ses plans n’était plus qu’une surface plane sèche et rêche. Les fils qu’il tirait comme un virtuose avec son instrument lui avaient échappés et seul demeurait le bourdonnement assourdissant du silence. Il se sentait vide et démuni.

Ses yeux s’ouvrirent, plus par réflexe qu’une réelle volonté de voir où il se trouvait. Il savait de toute manière qu’il ne reconnaîtrait pas le lieu. Il l’observa néanmoins de là où il était allongé, par réflexe une fois de plus. Ses yeux se posèrent alors sur la petite tête brune d’Elliot Rosier. Il ne su pas ce qu’il ressentit en le voyant là mais un élan d’angoisse le prit comme une montée d’adrénaline lorsque celui-ci s’apprêta à parler.
La question était prévisible et peu compliquée mais Evan pu sentir son esprit s’affoler. C’était comme si son cerveau était soudain prit de trac. Il n’était pas encore prêt. Pas prêt à comprendre, pas prêt à réfléchir, pas prêt à répondre. Il ne fallait pas lui parler, il ne fallait pas l’obliger à réfléchir ou à répondre. C’était irrationnel et bien qu’Evan pouvait le sentir il ne parvint pas à chassez la sensation qui le prit au torse.
Il se redressa vivement pour s’adosser au mur qui longeait un côté du lit comme si reprendre contrôle de son corps pouvait l’aider à en faire de même avec sa tête. Mais c’était inutile. Les mots d’Elliot lui parvenait clairement mais en tant que successions de syllabes dépourvue de sens. Rapidement même les sons se mélangèrent, procurant à Evan un sentiment de vertige et d’étouffement. Il ferma les yeux et passa une main sur son visage.

Si le cerveau d’Evan ne semblait pas encore très prêt à recevoir des informations, il avait encore la capacité de fonctionner en interne. Se forçant à respirer doucement, à ignorer les stimuli externes et à dissiper l’angoisse insipide qui le prenait au corps, il parvint à ne pas céder à la panique et à retrouver son calme. Il devait se laisser le temps. Ne pas essayer de tout comprendre ou contrôler tout de suite. Accepter sa situation et son état.
Revenant à lui une nouvelle fois, il capta les derniers mots d’Elliot mais aussi son petit sourire désolé qu’il ne plus s’empêcher d’imiter. Instinct grégaire de mimétisme ou intention réelle, Evan ne chercha pas à le savoir et se laissa soupirer un coup.

- Ce n’est pas ce que j’avais imaginé pour notre départ de Poudlard. confia-t-il d’un air un peu abattu.

Néanmoins les choses auraient pu finir d’un plus mauvaise façon. Evan parvint à s’en rendre doucement compte en observant le garçon devant lui. Il se remémora les évènements qui n’avaient dû se produire que quelques minutes auparavant mais qui lui semblèrent dater de plusieurs mois déjà. La fatigue sans doute. Il se souvint du regard vide que lui avait porté son homologue et la peur qui lui avait prit au corps. Le bref instant où il n’avait su mieux faire que d’ordonner à l’enfant de prendre la fuite avant que le noir ne vienne mettre fin à ses actions.
C’était miraculeux que l’enfant s’en soit sortit seul, encore en vie et même qu’il soit parvenu à rester avec celui avec qui il avait prévu de partir avant que tout cela ne se produise. Evan ne tarda cependant pas à remarquer les tâches de sang qui tâchaient la couette là où Elliot était assit. Son faible sourire se dissipa mais sans laisser place à plus d’émotion qu’un léger froncement de sourcil. D’un geste calme, le Serpent prit sa baguette posée non loin de lui et fouetta doucement l’air à côté du crâne du petit brun. Il laissa celui-ci tomber mollement sur le matelas, plongé dans un profond sommeil.


- Je ne sais pas ce que j’avais imaginé. murmura Evan lorsqu’il fut seul avec le silence.

Ayant l’enfant allongé devant lui, il put constater de l’ampleur des dégâts. Elliot Rosier s’en était sortit vivant mais pas intact. Ses plaies étaient profondes, nauséabondes et douloureuses. Pourtant Evan les observa d’un air vide pendant plusieurs secondes, loin d’être dégoûté ou affligé par ce tragique spectacle. C’est presque lassé et ennuyé que le Serpentard souleva une nouvelle fois sa baguette pour commencer la procédure longue et laborieuse de soin. Le jeune homme répéta l’incantation sans faiblir ou s’impatienter ou même s’émouvoir. Il passait sa baguette magique au dessus de la chair brûlée et putride avec calme et patience comme s’il avait été en train d’arroser des fleurs. Quelques minutes suffirent à ce qu’il ne reste sur le dos d’Elliot plus qu’une petite tâche rose là où sa peau avait été renouvelée. Evan baissa sa baguette.

Il passa ensuite une main sur la surface lisse et douce du dos soigné de l’enfant. Comme pour vérifier la qualité de son travail. Il put sentir la chaleur de son corps, les mouvements paisibles de sa respiration et même percevoir les petits battements du coeur qui se cachait dans sa cage thoracique. Le garçon serait peut-être mort s’il n’avait rien fait. Pourtant aucun soulagement ou bonheur ne passa sur son visage fatigué. Son regard lointain et vitreux était vide tout comme son coeur.
Il l’avait sauvé tout comme il aurait très bien pu le tuer. Il pouvait encore le faire. Mais à quoi bon ? La mort de cet enfant impliquait tant de choses et pour Elliot lui-même cela signifiait la pire des choses. Pourtant tout ses espoirs, ses ambitions, ses rêves ne tenait qu’à un choix si facile à prendre. Qu’à un seul sort. Est-ce que cela signifiait qu’il n’avait pas d’importance ? Evan observa le petit enfant endormi devant lui. Il ne savait plus. Il ne comprenait plus.

Toute sa vie il avait cherché la grandeur, la toute puissance. Depuis toujours il s’amusait à être un dieu parmi les hommes et envisageait bien continuer à jouer dans la réalité. Il avait toujours eu de grandes ambitions pour ce monde qu’il voyait comme son bac à sable personnel. Il se voyait façonner les masses, les règles, la vie. Il se sentait accomplir, petit à petit, patiemment et l’euphorie que cela lui procurait ne le quittait jamais.
Mais en cet instant il se sentait vide. Vide d’émotion, vide d’ambition, vide de sens. Le pouvoir, il l’avait, mais pour la première fois il ne savait pas quoi en faire. C’était comme avoir la force mais pas l’esprit pour l’accompagner. Evan eu une pensée pour Saïd Wilkes mais contrairement à lui, plutôt de frapper tout ce qui bouge Evan eu la sensation de ne plus vouloir frapper du tout. A quoi bon ? Si la vie d’une personne n’avait pas d’importance, à quoi bon la tuer ? Si les ambitions de chacun aussi grandes soient elles n’étaient que des désillusions en sursis, à quoi bon les mener à bien ou y mettre un terme ? Si la vie n’avait pas de valeur, pouvait-elle avoir un sens ?

L’adolescent se sentit frissonner et accompagnant le frisson, des larmes se mirent à couler de ses yeux verts. Evan ne pleurait pas, il ne se souvenait pas de la dernière fois qu’il avait pleuré même bébé. Pourtant c’est sans réaction qu’il observa ses propres larmes s’échouer sur sa main et le dos d’Elliot. Il ne comprenait pas pourquoi les larmes s’étaient misent à couler mais cela ne le rendait pas triste, ni même confus ou désespéré. C’était nouveau, étrange et presque impressionnant. Il découvrait quelque chose en lui qui ne pensait pas avoir. Qu’est-ce qui avait pu le secouer à ce point ? Evan n’eut pas besoin de réfléchir pour le savoir.

Evan Rosier. Le Evan Rosier. Celui dont l’euphorie de faire de ce monde ce qu’il entendait n’avait jamais quitté. Celui pour qui la vie n’avait pas de valeur mais la sienne avait encore du sens. Celui qui d’un souffle avait balayé toutes certitudes et convictions chez son homologue plus jeune. Le puissant, terrifiant, Evan Rosier.
Evan sentit un nouveau frisson le parcourir et cette fois-ci ce n’était pas les larmes mais des rires qui virent le faire tressaillir. Des rires qui se transformèrent en hilarité sans pareille que le jeune homme lui-même ne parvint à contrôler. Entre les larmes et les rires, Evan se sentit emporté dans un tourbillon dénué de sens et de logique où sa seule ancre à la réalité était sa main posée sur le dos pâle d’Elliot Rosier.

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Elliot Rosier

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Jeu 31 Déc - 20:45


Alors qu'il parle sans pouvoir s'en empêcher, Elliot remarque bien que ses mots n'atteignent pas l'esprit du jeune homme qui vient de se réveiller. Plus encore, le son de sa voix semble lui donner mal à la tête. Si Evan n'arrive pas à garder le contrôle, l'enfant non plus. Parler est le seul moyen qu'il a trouvé pour se rassurer. Néanmoins, il a assez de tact pour se stopper au moment où son futur père passe sa main sur son visage, las. Leur triste sourire s'échange, confident mais pas assez profond pour s'apporter du réconfort. Ce n'est pas leur rôle.

« Moi non plus... » murmure le petit serpent en baissant la tête, vaincu par les événements. Il n'a pas hésité longtemps avant de suivre Evan mais n'a jamais pensé que le danger aurait été aussi présent dès l'ouverture des portes du château. Les deux garçons pris au dépourvus sortent brisés par cette rencontre pas aussi hasardeuse qu'Elliot ne l'aurait souhaité.

Sa tête se redresse à temps pour voir son aîné s'emparer de sa baguette pour l'approcher de lui. N'ayant pas suivi le cheminement de pensées d'Evan et encore marqué par sa précédente rencontre, les pulsations de son cœur s'accélèrent. L'enfant est prit d'un mouvement de recule, les yeux craintifs. Sa main serre toujours sa propre baguette mais il ne s'en sert pas pour lutter contre celle en face de lui. Elliot se crispe, tout ne dure qu'une fraction de seconde.

Il va me tuer ... Eut-il le temps de penser, juste avant que le sommeil le gagne. Les bras de Morphée l'accueillent pour un sommeil réparateur. Il ne sent pas son corps qui s'écroule sur le lit.


***

Ne penser à rien est apaisant. Son sommeil ne laisse entrer aucune émotion entrer, que ce soit rêve ou cauchemar. Son subconscient a l'air de comprendre les soins que lui prodigue le presque adulte. Son corps reprend une forme convenable, soutenu par la magie et le repos. Loin de l'épreuve qu'il vient de subir, son esprit est en paix.

Pourtant, la réalité s'impose trop rapidement à son goût, doucement il reprend ses repères. La première chose qu'Elliot remarque, c'est l'absence de douleur. Son dos ne le brûle plus et le sang poisseux ne coule plus le long de sa peau. Est-ce qu'Evan l'a soigné ? Ainsi, il voulait l'aider et non le tuer ? Faire conscience est difficile surtout lorsque la personne se nomme Evan Rosier. Le plus jeune lui a bien fait comprendre qu'il ne s'agit pas de la même personne et malgré l'amour qu'il lui porte, la peur lui fait voir des similitudes avec l'adulte.

Le seconde chose qui le frappe ou plutôt qui chatouille son dos nu, ce sont les petites gouttes dos. Son esprit mal réveillé a du mal à comprendre pourquoi de l'eau lui tombe dessus mais il finit par en comprendre la provenance. Evan Rosier. Pleurer. C'est impensable. Le cœur de l'enfant se serre. Il voudrait se redresser et le rassurer mais quelque chose lui dit qu'il vaut mieux qu'il ne bouge pas et qu'il continue de feindre le sommeil. Navré, il ferme les yeux comme si le noir complet pourrait faire barrage à ses émotions. C'est presque le cas. Du moins jusqu'à que les larmes soient remplacés par les rires déments qui le font presque sursauter. Evan qui est d'habitude si calme, si posé et si charismatique. Détruit par la venue de son homologue, il ne gère plus rien, jusqu'à se plonger lui même dans l'euphorie et la démence. La douleur agit sur les nerfs. La peur saisit le cœur d'Elliot face à ce changement de comportement. Tous les deux atteints d'une manière différente par le reflet du mangemorts, ils expriment à leur façon leurs désarrois. Marqué au plus profond d'eux même, Elliot ne peut demander à l'adolescent de gérer la situation pour eux deux. Non, il ne peut demander ce qui est trop difficile pour leurs cœurs et esprits.

La réaction irrationnelle d'Evan, qui laisse son bouclier s'effondrer, détruit Elliot. Cette sombre soirée contrôle la totalité de ses pensées, Elliot revoit le corps tomber sur le sol puis l'homme qui s'approche de lui. Avec la ferme attention de le tuer. Prit d'un haut le corps, il se mord les lèvres pour ne pas gémir de douleur, son esprit souffrant. La perte de contrôle d'Evan se reporte sur lui. Pourquoi son père a voulu le tuer ? Il l'a attendu toute sa vie. Tout ça pour ça … Il a manqué de mourir des mains de la personne qu'il respecte et admire le plus. Ses jours sont sans doute comptés. Combien de temps Evan Rosier va mettre avant de le retrouver ? A-t-il une chance de survivre ? La mort sera-t-elle douloureuse ? Doit-il se défendre face à lui ? En aura-t-il le cœur ? Le rire le fait frissonner, la main sur son dos ne le rassure pas. Sa respiration se fait difficile. Des petits sanglots secouent son torse, sa voix dissimulée sous les rires sans fin d'Evan.

Pourquoi veut-il le tuer ? Pourquoi cela fait si mal ? Pourquoi est-il si déçu ? L'avenir est tellement incertain. Elliot a peur.

Il a peur.

Mais il doit se ressaisir.

Et ressaisir Evan.

L'enfant renifle et inspire un bon coup. Toujours sans se redresser, il calme sa respiration, se forçant à gérer cette étrange situation. Sa main vint chercher celle d'Evan, qui n'est pas sur son dos. Ses doigts effleurent ceux du jeune homme, puis il les saisit avec délicatesse et fermeté. Elliot sait que son père n'est pas friand du contact physique mais il juge ce geste nécessaire. Ainsi il montre qu'il est réveillé et surtout par ce geste, il espère le ramener à la réalité et le forcer ainsi à se calmer.

Ne sachant pas si cela est productif et suffisant, Elliot essaye d'ignorer la peur qu'il ressent face à cette crise d'hystérie. Il se redresse enfin, assit en face de lui et d'un geste sûr, il pose ses mains sur ses joues.

« Respirez. » fait-il simplement. Sa voix est douce, ferme, confiante. « Revenez vers moi. Tout va bien. »

Oh non, tout ne va pas bien, mais s'il n'arrive pas à s'en persuader lui même, alors comment pourrait-il aider Evan. Elliot craint d'attirer sa colère en se comportant ainsi mais il ne se voit pas faire autrement.

« Vous n'êtes pas perdu. Vous n'êtes pas seul. Vous n'êtes pas seul ! » La dernière phrase est presque criée, elle s'adresse autant à son interlocuteur qu'à lui même. Voulant rassurer Evan, il tente de faire la même chose pour lui. Evan est auprès de lui, il n'est pas seul … Et il a besoin qu'il regagne la raison. « Qu'est-ce que vous dirait Ada ? Respirez, soufflez, respirez, soufflez !! »

Mentionner Ada est délibéré, pour l'atteindre et l'irrité, le forcer à gagner d'autres émotions et surtout lui rappeler pourquoi il a quitté Poudlard. Car Elliot l'a bien compris, le fait que la brune ait quitté l'enceinte du château pour trouver le moyen d'accomplir ses rêves, est l'un des facteurs qui ont motivé Evan dans ses ambitions et décisions. Le jeune garçon se dit qu'il est maintenant temps de laisser son aîné avec lui même pour qu'il remette de l'ordre dans ses pensées.

Elliot se relève donc, remettant son t-shirt en place et quitte la pièce principale pour préparer deux thés bien chauds. La porte entrebâillée, il laisse à Evan le choix de rester ou de quitter la maison, si tel est son désire. Avouons le, Elliot a peur de le voir partir et le laisser seul dans cette horrible histoire, tout comme il a peur que son côté machiavélique revienne et qu'il entre, baguette à la main, pour en terminer avec lui, en terminer avec ce qui le gêne. De nouveau seul, ses doutes reviennent et sa tasse fumante ne suffit pas à le réchauffer. Elliot s'appuie contre l'évier. Lui n'a pas envie de rire mais de crier, hurler son désarroi et son incompréhension. Il n'a pas prit aussi émotionnellement la chose quand Saïd a tenté de le tuer plusieurs fois. Mais là, il se sent trop vulnérable, trop affligé. D'un geste de rage, il balance sa tasse contre le mur en face de lui. Tasse qui se brise et les morceaux tombent dans l'évier. Il en ramasse un, tranchant, se coupant au passage. La douleur n'est pas physique. Celle là, il n'y prend même pas garde.

« … Pourquoi ? »

C'est pourtant Evan Rosier qui lui a donné son nom. S'il ne le juge pas digne, ce n'est pas de sa faute, c'est lui qui n'était pas présent pour le guider. Elliot a toujours fait de son mieux. Il ne veut pas mourir, et surtout pas de ses mains.



 

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Zoya Horlov

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Serdaigle


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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Ven 1 Jan - 23:29

Depuis qu’elle était allé voir Fol’œil, depuis qu’elle avait donné l’impression à Saïd qu’elle ne chercherait pas à chasser Evan, depuis qu’Elliot était de retour chez eux…Depuis ce jour, Zoya avait été incapable de penser à autre chose que le Rosier. Elle avait la sensation de se retrouver face à une partie d’échec tout en sachant à quel point elle était nulle à ce jeu. Elle était un pion, pas une joueuse. Elle avait malgré tout prit toute les précautions possibles. Le sortilège de Maugrey d’une part, et la traçabilité d’Elliot la veille de son retour à Poudlard. Il n’était pas question qu’elle laisse le hasard jouer contre elle. Il y avait que deux scénarios possibles, soit Il reviendrait pour Saïd et elle, soit c’est Elliot qu’il retrouverait en premier. En attendant, Maugrey obtenait les informations que Zoya pouvait lui fournir, à travers leur lien, ils étaient capable de discuter, par rêve, le soir…Ce n’était pas le seul moyen mais pour le moment c’était le moins risqué, le plus discret et cela suffisait. Mais il fallait bien admettre que la discussion était devenue un sujet tabou. C’était ainsi que cela avait toujours fonctionné entre eux, lorsqu’un sujet devenait trop sérieux, plus jamais on en parlait. Dans l’esprit de l’ancienne Auror, l’existence du frère de Saïd continuait pourtant de venir à elle. Elle connaissait le risque, elle savait que le Wilkes s’y opposait, à tort ou à raison mais elle ne pouvait s’empêcher de garder cette idée à l’esprit. Cet homme avait beau tenté de la tuer, elle le savait assez puissant. Il avait offert à Saïd ce qu’il avait perdu à son réveil, chose qu’elle n’avait pas été capable et si le prix de la sécurité d’Elliot passait par le fait qu’elle ne fasse simplement plus partie de sa vie ?

Elle observait l’extérieur, installer sur le rebord de la fenêtre de leur nouveau loft. Elle regardait le ciel, une cigarette à une main, un verre de whisky pure feu dans l’autre. L’imbécile qui lui servait d’amant était en train de jouer aux jeux vidéo sur une console que Zoya avait achetée pour la noël de son fils. Se souvenant d’ailleurs à quel point elle s’était senti idiote et démuni devant le choix à faire pour le cadeau. Cela lui avait semblé bien, un truc entièrement moldus certes mais cela avait l’avantage de l’occuper lui et son ami. Il avait eu l’air d’aimer en ouvrant le paquet, à moi qu’il ne lui ait menti. Tirant sur sa cigarette, elle détourna son regard du ciel étoilé pour le poser sur l’ancien Serpentard.

« N’essaies pas de t’entraîner, je te mettrai toujours ta pâté »

Et sans plus de cérémonie qu’elle décida de se changer les idées en rejoignant Saïd sur une partie. Un FPS, le but était simple, s’en foutre plein la gueule. Ce fut assez radical, entre les engueulades, les insultes, les rires, les parties gagnées et les parties perdues, la jeune femme se détendit rapidement. Rapidement, les deux adultes immatures en arrivèrent à pimenter leur partie à l’heure manière, un vêtement d’enlever par partie perdue. Il ne restait plus qu’un caleçon à la tête bouclée là où Horlov possédait encore un jeans, une culotte et des chaussettes. L’unique erreur qu’elle avait faite fut d’enlever son soutien-gorge avant le t-shirt, juste pour le plaisir de le voir rager devant ce qu’il qualifia comme étant de la triche.

Une nouvelle partie qu’elle s’apprêtait à gagner, mais avant même qu’elle ne puisse lui mettre une balle dans la tête, une vive douleur lui contracta le bras. Son avatar se retrouva à terre sous les hurlements jouissifs d’un Saïd qui commençait déjà une danse de la victoire. Une joie qu’elle ne partagea pas, non pas parce qu’elle était mauvaise perdante mais parce qu’elle savait ce que signifiait cette douleur. Elle laissa la manette, se leva en attrapant son t-shirt qu’elle remit en place alors que l’homme râlait derrière. L’air sérieux de Zoya ne changea pas, se dirigeant vers le bureau, ouvrant un tiroir dans lequel elle en sortie une carte et qu’elle déroula.

« Elliot a quitté Poudlard »

Fini-t-elle par gueule de façon tranchante pour que l’ancien Serpentard cesse ses imbécilités, elle posa sa propre baguette sur la carte qu’elle maintenait pour éviter qu’elle ne s’enroule à nouveau. Un mince filet noir sortie du bout de bois magique avant de se balader sur la carte avec au-dessus un petit parchemin portant le nom d’Elliot Horlov Wilkes. Le parchemin disparu cependant, avant même d’avoir un emplacement précis ce qui ajouta un peu plus de stress à la jeune femme qui fixait la carte et le filet noir aspirer par le papier.

« Reviens… »

Murmura-t-elle à plusieurs reprise, car il n’y avait que peu de raison pour que le nom disparaisse ainsi et la première des raisons n’étaient autre que la mort. Son cœur battait la chamade, ses doigts tremblait en maintenant le papier et alors qu’elle s’apprêtait à quitter les lieux pour se diriger au dernier endroit que lui avait indiqué la carte, le nom réapparut, beaucoup plus loin de Poudlard. Elle jeta un regard à Saïd en reprenant sa baguette, lui tendant la main. Dès l’instant où leurs doigts s’entremêlèrent, un craquement sourd laissa le loft avec pour unique bruit celui de la console de jeu encore allumée.

Le couple réapparut, dans une toute petite maison, ou un appartement ? Zoya l’ignorait, à peine fut-elle dans ce nouveau lieu qu’elle gueula :

« Elliot ! »

C’était bien la première fois qu’elle s’inquiétait autant pour quelqu’un, si elle avait de nombreuse fois été inquiète pour Saïd, elle avait aussi particulièrement confiance en l’homme pour savoir qu’il se débrouillait parfois bien mieux sans elle et puis surtout, l’inquiétude et les sentiments n’étaient absolument pas les mêmes. Elle était incapable d’y mettre des mots, c’était bien trop intense pour que de simples mots puissent décrire cela. La petitesse des lieux lui permet de rapidement croiser le regard de son fils alors qu’elle se dirige directement vers lui, le soulagement se lisant sur son visage. Elle ne lui laissa guère le temps de s’expliquer, de parler, l’attrapant simplement et l’enlaçant. Son cœur n’arrivait pourtant pas à retrouver un rythme normal tant elle avait eu peur sur l’instant. Elle passa une main dans les boucles de l’enfant, sa bouche se posant sur le haut de sa tête. Humant son parfum le temps d’une seconde de plus, elle soupira. Elle aurait pu l’engueuler, lui demande ce qu’il foutait en dehors de Poudlard et à vrai dire, dans son esprit c’était censé être sa première réaction mais là, sur le moment, la résolution s’était simplement envolée.


Un froissement, un craquement, un mouvement, mais elle perçu un bruit qui suffit à attiser sa paranoïa et à alarmer son instinct, relevant immédiatement les yeux vers cette source, elle observa l’autre présence…Reconnaissant immédiatement ce fantôme du passé. Elle fixa l’adolescent, soudainement figée, incapable de savoir quoi faire ou quoi dire, de prime abord il ne semblait pas être une menace et il fallait bien admettre que toutes les rumeurs de ce qui se passait à Poudlard n’avaient rien de réelle pour Zoya. Enfin…Elle savait que ça se passait mais elle avait toujours prit soin ( et eut une certaine chance ) de ne croiser aucune version adolescente de sa promotion. Le fait d’avoir un Evan Rosier à l’image de celui qu’elle avait connu à Poudlard rendait les choses beaucoup plus réelles et la surprise était telle que sur l’instant, son unique réflexe fut de se positionner entre son fils et le Rosier.

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I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Dim 3 Jan - 19:24



Evan se sentait peu à peu perdre pied. Son talent pour observer les choses et les gens de loin mais aussi de haut lui permettait de voir toute l’ampleur de son tragique état. Incapable de retenir ses larmes, tremblotant mais aussi secoué d’une folle hilarité, Evan semblait victime d’une bombe d’émotions que beaucoup de gens lui avaient souvent reproché d’être dépourvu. Ces certitudes s'effondraient et avec elles l'entièreté du monde qu’il avait depuis toujours eu plaisir à bâtir, contrôler et embellir. Ses intentions, ses ambitions, il ne parvenait plus à mettre la main dessus et le vide qu’il touchait le mordait en retour avec une violence glaciale. Il se rendait compte alors à quel point sans la vive lumière de son avenir prometteur, il n’avait aucune idée de où aller ou ce que le monde pouvait lui réserver. Il n’avait même plus l’impression de se connaître. Chaque vague de doute et d’effroi l’éloignait un peu plus de celui qu’il avait toujours pensé devenir, l’enfonçant un peu plus dans l’inconnu.

Les mots et les actions d’Elliot ne l’aidèrent pas vraiment à se sentir mieux mais sa présence et son regard porté sur lui le forçait inconsciemment à vouloir regagner le contrôle de lui-même. Sa confiance était brisée mais pas son égo et sous le fouet d’un sentiment d’humiliation le jeune homme se fit violence pour cesser son hystérie. La mention d’Ada le frappa un peu plus fort et un instant il cru qu’il allait bien finir par tuer le petit garçon qui se trouvait devant lui. Ada ? Qu’avait-elle affaire avec cette histoire ?

Mais sans le sentir son esprit s’échappa un bref instant de sa propre situation. Il se demanda où la demoiselle pouvait être en cet instant. Pas ici et Evan devrait s’en sentir soulager. Pourtant il se surprit à espérer la voir débarquer sans prévenir ou frapper et envahir avec insolence son espace personnel pour l’étouffer de frivolité et de niaiserie. Il n’aurait pas dit non à la distraction, à la justification d’être en colère ou même à la réassurance de voir son visage familier. Et elle ? Lui manquait-il ? Vu comment elle n’avait de cesse de le harceler il n’était pas arrogant de l’assumer. Ou alors était-elle enfin satisfaite ? Libéré d’un homme qu’elle pensée vouée à un sombre destin ? Sereine et protégée par son si droit et loyal serviteur Griffin Whide ? Il se demanda si l’aventure de la petite troupe se passaient mieux que la sienne.


Lentement sans s’en rendre compte, Evan avait regagné son calme. Penser à Ada semblait lui rappeler que bien que le chemin qu’il s’était construit vers l’avenir avait été détruit, ce qui se trouvait derrière lui n’avait pas complètement disparu. L’immensité vide et inconnue lui paru doucement moins effrayante alors qu’il retrouvait ses repères. Il se rappela d’un temps où les choses étaient plus simples, trop simple même pour Evan Rosier. Il songea à Ada et à sa vision si simpliste d’un monde de bien et de mal, de noir et de blanc. Il aurait aimé l’écouter une nouvelle fois s’épandre sans réserve à propos de ses doutes et ses certitudes, simplement pour reconstruire les siennes. Cela prendrait du temps, mais c’était encore possible, non ?

¤ ¤ ¤

En caleçon, la langue entre les dents, les sourcils froncés et le dos arqué, Saïd Wilkes était pleinement concentré sur sa partie de jeu vidéo. Ce n’était pas très compliqué avec lui, son esprit n’avait de la place que pour une seule chose à la fois. Il n’était pas du genre à se soucier de trois milles choses à la fois mais cela expliquait aussi pourquoi il lui arrivait d’exploser soudainement dans des rages sans pareilles. Avec lui c’était tout ou rien et en ce moment, c’était plutôt rien.
Penser à Elliot, à Zoya, à la famille qu’il avait fondé sans vraiment y réfléchir lui donnait des nausées et des maux de têtes alors il s’était contenter de profiter bêtement sans penser à demain. Plusieurs murs et meubles de l’appartement en avaient d’ailleurs souffert.

Lorsque Zoya mit soudainement fin à leur partie, l’Irlandais n’eut pas l’esprit de penser que quelque chose n’allait pas. Victorieux, il explosa en braillant une chanson paillarde assourdissante et en se dandinant devant la télé. Il se retourna alors vers Zoya pour profiter de son trophée mais celle-ci s’était rhabillée au lieu du contraire. Bien sûr, les chants de gloire de Saïd se transformèrent en râlement puérile et agressif mais la jeune femme y mit fin rapidement d’une voix sombre.


- Quoi ? Il est ptet juste allé chier dans les bois, non ? répondit Saïd d’un ton qui se voulait désintéressé.

Mais celui-ci était déjà en train de se rhabiller, preuve qu’il n’était pas lui-même convaincu de ce qu’il avançait. Il rejoint Zoya près de sa carte et posa une main sur son dos dans un geste réconfortant. Son regard se porta alors sur le petit bout de parchemin. Une étrange sensation lui tordit les boyaux lorsqu’il pu lire pour la première fois le nom que Elliot aurait dû porter si ce dernier n’avait été volé par la femme Rosier. Il savait bien que cela signifiait bien plus qu’un nom sur un bout de papier mais Saïd ne permit pas la pensée d’être plus qu’une simple boule dans son estomac. Il s’éloigna, laissant Zoya continuer la recherche. Lorsqu’elle eu fini, un simple regard de sa part lui suffit pour être près à affronter peu importe les attends là où elle les mènera.

Saïd put sentir l’espace se retreindre autour d’eux et la poussière les accueillir à leur arrivée. Son regard jaune inspecta le lieu qui ne payait pas de mine. Il n’avait pas l’air piégé ou même protégé par une quelconque magie. Il pensa laisser Zoya s’occuper de retrouver Elliot pendant qu’il se concentrerait sur le fait de ne pas être surprit par un danger potentiel mais il ne put s’empêcher de la suivre du regard et de vérifier lui-même que l’enfant allait bien. Une fraction de seconde lui suffit pour continuer sa mission mais il n’a pas besoin d’aller très bien pour trouver le danger potentiel. Evan Rosier.

Tout comme Zoya, Saïd se fige. Non pas parce que c’est bien Evan Rosier qui se trouve devant lui mais parce que celui-ci n’est qu’un adolescent.
- C’est quoi ce bordel ?! ne peut-il s’empêcher de laisser échapper.
Le jeune Serpentard, encore vêtu de ses habits d’école lève lentement son regard vert vers les nouveaux arrivants. Pour quelqu’un comme lui toujours tiré à quatre épingles, la petite mèche qui pend sur son front, son bouton gauche de manchette défait et son col légèrement froissé lui donne l’air débraillé. Fatigué et lassé de l’agitation, il observe l’homme devant lui d’un air seulement légèrement agacé, comme s’il n’avait même plus la force ou la patience de paraître surprit.
- C’est comme ça que t’es resté en vie ? T’es redevenu un gamin ? M-Mais c’est complètement con ! aboya Saïd plein de confusion et de frustration.
- Et bien… Toi tu a l’air beaucoup plus vieux et pourtant t’es toujours aussi con. ne put s’empêcher de répondre Evan Rosier d’un air plus lassé que jamais. Même le dédain qui devrait se trouver dans ses mots était fade, effacé.

Saïd n’était pas très sûr de comment il devait se sentir face à celui dont tout le monde semblait parler ces derniers temps. Devait-il être effrayé, enragé, moqueur ou prudent ? Cela lui importa peu lorsque le Serpent lui donna un prétexte pour s'énerver et le prendre à la gorge pour le plaquer contre le mur le plus proche.
Evan ne se débattu pas, conscient que même au meilleur de sa forme il n’avait aucune chance contre son agresseur. Il le laissa lui arracher sa baguette des mains, non sans laisser passer une étincelle de colère dans ses yeux pâles. Saïd lui serra la trachée un peu plus fort en se rapprochant de son petit visage de premier de la classe. La lueur dans ses yeux dorés était loin d’être une étincelle mais un brasier prêt à tout ravager. Ça ça n’avait pas changé mais pourtant l’Egyptien était encore assez calme pour s’exprimer.

- Et maintenant quoi ? Hm ? Est-ce que je te tues ou est-ce que ça aussi c’est stupide ? Ça fait longtemps que j’ai arrêté d'essayer de comprendre ce qui se passe dans ta cervelle putride alors dis moi ! Qu’est-ce que tu lui veux ? Qu’est-ce que tu me veux !
L’effrayant visage de Saïd Wilkes n’était qu’à quelques centimètres du sien lui permettant d’observer sans difficulté toute l’ampleur de sa colère. Bien qu’elle aurait dû la terrifier, Evan fut surprit de se sentir rassurer. Saïd n’avait pas tant changé que ça malgré les années. Il avait l’impression de pouvoir lire en lui tout aussi facilement qu’il l’avait toujours fait. Pourtant l’adolescent pu voir des choses qui ne lui étaient pas familières dans ces yeux dorés. Il y avait la rage mais aussi une certaine inquiétude et même la peur. Mais Evan savait bien que cette peur n’était pas vraiment pour lui, Saïd n’était pas assez intelligent ou humble pour craindre pour sa vie. Cette peur était pour quelqu’un d’autre. Ce n’était pas de la peur, mais de l’amour.
Quelque chose s’alluma dans l’esprit vidé et assombrit d’Evan Rosier. Une réalisation comme une bouffée d’oxygène pour son cerveau en déclin qui amena un petit sourire sur son visage qu’il ne pu masquer.
- C’est toi… le père. réalisa-t-il.
- Bien sûr que c’est moi son putain de père ! Quoi t’es tombé sur la tête et ça t’a échappé ?! siffle Saïd.
Mais Evan reste souriant. Il a presque l’air soulagé et Saïd ne peut que le fixer de plus en plus confus. Il sent l’envie de frapper celui qu’il a devant lui le quitter peu à peu ne lui laissant que le choix de le regarder dans le blanc des yeux. Même lui, le plus négligeant des observateurs pu se rendre compte que quelque chose n’allait pas. Ce n’était pas Evan Rosier redevenu un adolescent de 17 ans. Ce garçon était Evan Rosier exactement comme il était à 17 ans. Certes il avait l’air plus fatigué, éreinté et même légèrement moins arrogant mais cela ne pouvait que confirmer le fait que cette personne n’était pas le Evan Rosier qui avait combattu à ses côtés pendant la guerre.


- Y a une couille dans le pâté. annonça inutilement aux deux autres qui avaient déjà comprit ce qu’il se passait derrière les murs de Poudlard depuis longtemps.

Complètement perdu, Saïd lâcha l’adolescent en reculant d’un pas. Celui-ci se laissa tomber sur le sol sans perdre son petit sourire. La confusion de Saïd lui arracha même un rictus attendrit et amusé. Il n’était pas sûr de pourquoi mais une étrange joie avait commencé à naître en lui. Le brouillard se dissipait.
Bien sûr, qui d’autre ? Maintenant le comportement erratique d’Elliot et son penchant pour le bruit, le chaos et la gloire prenait tout son sens. En ayant le père et le fils sous les yeux la ressemblance était claire. L’identité de la mère l’était tout autant.

- Zoya Horlov. Je dois dire que je ne suis pas surprit. dit-il doucement en observant la femme qui tenait Elliot dans ses bras. Elle non plus n’avait pas tant changé. Même jeune elle avait toujours eu l’air d’en avoir bavé et de vouloir mettre le feu au monde.
Se sentait-il déçu de constater que Saïd avait tout de même fini avec cette femme si peu raffinée ou recommandable ? Étrangement pas du tout. Une fois de plus savoir que certaines choses ne changeaient pas avait quelque chose de rassurant. Il retrouvait ses repères. Profitant de ce petit regain de confiance, Evan se releva et reboutonna machinalement sa manche défaite.

- Étant donné que mon autre moi vient juste d’essayer de tuer Elliot, je peux comprendre que vous n'ayez aucune confiance en moi ou en ce que je vais dire. débuta-t-il d’un ton calme. Mais si c’est d’une quelconque consolation, je n’ai pas l’intention d’en faire de même. En fait, je n’ai pas l’intention de faire quoique ce soit. annonça-t-il d’un ton aussi ferme que son état de fatigue pouvait le lui permettre.

Il regarda Saïd, mais aussi Zoya dans l’espoir que sa sincérité trouve son chemin jusqu’à eux. Il savait que ce n’était pas gagné mais après tout que pouvait-il faire d’autre ? Il n’avait ni la force ni la motivation de les combattre. Il n’avait pas l’intention de s’en prendre à Elliot et il ne savait même pas ce qu’il avait l’intention de faire s’il était encore en vie après cette conversation. Son regard se porta ensuite sur la petite tête d’Elliot Rosier. Il se souvint de leur plan de quitter à leur tour Poudlard dans l’intention d’accomplir leurs ambitions. Cela lui paraissait déjà si lointain. Il eu un petit sourire désolé.


- Vous pouvez le prendre avec vous. Je ne vous en empêcherais pas. ajouta-t-il en se retournant vers les vrais parents d’Elliot.
- Nous en empêcher, sérieusement ? rappliqua Saïd d’un air peu convaincu.
Evan baissa la tête en réprimant un petit rire amer. Il était clair pour tout le monde ici présent que le Evan Rosier qui se tenait devant eux n’était pas dans l’état de faire quoi que ce soit.

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Elliot Rosier

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Dim 3 Jan - 20:43


Alors qu'Elliot retourne dans la pièce principal, le destin se joue de nouveau d'eux. La surprise se lit sur le visage d'Elliot qui fait une tête de trois mètres de long en voyant Zoya apparaître dans son champ de vision. Il n'a pas le temps de réagir que sa mère est déjà près de lui, le serrant dans ses bras jusqu'à étouffement. Hagard, Elliot se laisse faire comme une poupée de chiffon, sans pour autant laisser tomber son arme de fortune, le morceau de verre qu'il a toujours dans la main. Habituellement gêné par le contacte physique avec Zoya, toujours pas familier d'avoir une mère aimante, aujourd'hui, Elliot se sent soulager par sa présence. Le contact de l'adulte lui rappelle qu'il n'est qu'un enfant de 14 ans qui n'a pas à gérer tout seul cette sombre situation. Aussi que Zoya ne laissera jamais Evan Rosier le tuer. Il se sent protégé.

« Maman ... » Sa voix se brise. Le nom est prononcé avec désespoir et perte. Elliot se mord les lèvres et sans pouvoir se contrôler, il passe ses bras autour d'elle, à la recherche de sa chaleur réconfortante et à la sûreté qu'elle est capable de lui apporter.

C'est pourtant une voix masculine qui n'a rien à faire là, qui le ramène à la réalité. Une fois qui n'appartient pas à Evan mais qu'Elliot reconnaît parfaitement. L'enfant lâche brusquement sa mère pour foudroyer Saïd Wilkes du regard. Qu'est-ce qu'il vient faire ici lui ? Elliot a encore du mal à se fiare à l'idée que ce fou furieux est son père et encore plus qu'il peut être inquiet pour lui. Rien de ce qu'il a fait jusqu'à présent ne peut lui faire penser le contraire. Mais surtout, Elliot prend enfin conscience que ses parents se retrouve face à Evan, et que ce dernier va vite comprendre le lien qui l'unit avec eux. Il ne veut pas.

« Mais c'est toi qui est complètement con !! » aboie Elliot du même ton, à l'adresse de Saïd lorsque ce dernier pense qu'Evan est resté en vie en redevenant jeune. Toute sa fatigue disparaît pour un violent regain d'énergie. Mais ce type, il lui manque sérieusement une case. Il semble cependant qu'Evan n'ait pas besoin de lui pour répondre à Saïd, même si Elliot est un peu déconcerté d'entendre le mot « con » sortir de la bouche du jeune homme qu'il admire. Il n'en faut pas plus pour éveiller la colère de Saïd qui l'attrape par la gorge pour le plaquer contre le mur. Elliot voit rouge, sa main se referme d'avantage sur son arme, faisant couler son sang sur le sol. Aussitôt, il essaye de bondir vers Saïd pour s'interposer, mais c'est sans compter la brune qui le retient, l'empêchant ainsi de rejoindre le jeune homme. Ce qui n'empêche pas Elliot de beugler comme un fou furieux, levant sa lame de fortune.

« SI TU LE BLESSES, JE TE PLANTE !!! » hurle-t-il pendant que Saïd se demande s'il doit le tuer ou non, cherchant à savoir ce qu'Evan leur veut.

L'enfant, qui n'est pas écouté, se calme néanmoins au moment où le serpent comprend que Saïd est son père. Elliot rougit brusquement, hyper mal à l'aise et honteux. Il ne remarque même pas que le morceau de verre a disparu de ses mains. Se débattre est inutile, il est soudainement figé sur place par la scène qui se passe devant lui. Comprenant tout ce qui se passe, Evan semble reprendre du poil de la bête, se redressant pour réajuster sa chemine et ses manchettes, avec sa grâce habituel, et son sourire confiant, un peu amusé, aux lèvres. Cet Evan qui domine le monde avec l'assurance de celui dont le savoir n'a pas de limites. Un petit sourire se forme sur le visage d'Elliot, contant de le voir se reprendre. Mais sourire qui disparaît bien vite, attentif à sa réaction, soulagé qu'il n'ait pas l'air de mal prendre l'identité de ses parents. Il s'attendait à une animosité beaucoup plus forte.

La conversation continue entre les deux anciens amis. Evan annonce qu'il n'a pas l'intention de faire du mal à l'enfant, contrairement à son homologue qui a tenté de le tuer. La déclaration rassure Elliot sur le fait qu'il a bien fait de garder son amour pour Evan et qu'il n'a plus de raison d'avoir peur. La suite, cependant, le glace sur place et le blesse. Ne pas les en empêcher ? Il peut rentrer avec eux ?

« Non !!! » proteste Elliot qui arrive enfin à s'échapper à la poigne de sa mère. En quelques pas, l'enfant est près du duo.

« Non ! » répète-t-il en s'adressant directement aux trois personnes présentes. « Je n'ai pas mon mot à dire moi ? Je sais ce que vous pensez, mais il n'est pas question que je rentre ! De toute façon, Poudlard n'est plus un endroit sûr pour moi, il faut que je reste en mouvement. »

La rencontre avec l'autre Evan s’étant faite devant les portes de l'école, Elliot n'est pas insouciant au point de retourner dans l'enceinte du château. C'est finalement vers Evan que se porte son regard.

« Je veux rester avec vous. Ce n'est pas juste ! » Elliot sait pourtant pas une histoire de justice, qui n'a pas sa place ici. Il s'adresse à ses parents. « Laissez le. Vous n'avez pas à lui en vouloir pour quoi que ce soit. Ce sont deux personnes différentes. Mieux encore, Evan m'a sauvé, mon dos était déchiqueté ! »

Malgré ses paroles, il sait bien que jamais Zoya n'acceptera qu'il reste avec lui, continuant sa petite aventure. Mais avec tout ce qu'il vient de se passer, Elliot ne se voit pas laisser l'adolescent seul. Il n'en a pas envie de partir. Il est de toute façon trop attaché à lui.

« Je ne le laisserais pas ! » Il se tourne vers Zoya, un air de défit dans le regard. « Si tu m'éloignes, je m'enfuirais pour le rejoindre, toujours et encore. » L'enfant essaye de se calmer, ce n'est pas en faisant du chantage qu'il obtiendra quoi que ce soit, même s'il est clair qu'il est sérieux dans ses paroles. Il le fera. Elliot se fiche pas mal de leur avis, comptant Evan dans le lot. Si jamais il lui dit non, il viendra quand même. Néanmoins, il s'approche de Zoya, et lui murmure si bas pour que seule elle l'entende.

« S'il te plaît … Je ne t'ai rien dit pour ma maison, je ne t'ai rien dit pour Sharon Rosier. Et je t'ai même accepté en tant que mère. Je t'aime, je suis ton fils. Alors s'il te plaît, pour moi, ne me l'enlève pas lui, je n'arriverais pas à le supporter. »



 

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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Dim 3 Jan - 21:29

« Les bois font partie de l’enceinte du château tripe con »

C’était ce qu’elle lui avait rétorqué à sa remarque, profitant de l’instant pour se défouler un peu. Elle ne s’était pas vraiment attendu à ce qu’il l’accompagne, ni même se rhabiller mais lorsqu’elle sentie sa main sur son dos, elle comprit qu’il ne la lâcherait pas. Elle ne lui en demandait pas tant en réalité mais il était là et au fond, il avait toujours été là.
Lorsqu’ils réapparurent, la situation s’enchaîna assez rapidement, elle retrouva Elliot facilement mais la surprise de faire face à un Evan Rosier tout droit sorti d’un vieux souvenir accéléra un peu plus les choses. Saïd fut le premier à rompre le silence qui s’était soudainement insinuer sur les lieux. Serrant un peu plus Elliot contre elle, elle ignorait ce que cette rencontre allait engendrer et était prête à disparaître avec son fils au besoin. Elle ne pouvait décemment pas faire confiance en l’adolescent, elle ne lui avait jamais fait confiance. La réplique de celui-ci la ramena bien des années en arrière, rendant tout cela encore plus étrange. Elle laissa l’ancien serpentard explosé, attrapé son ami sans dire un mot, retenant simplement l’enfant contre elle. Il n’était pas question qu’il tente de les séparer. Zoya analysait l’environnement, les personnes, l’état déplorable d’un adolescent qu’elle avait toujours connu perfectionniste jusqu’au bout des ongles, le sang sur les mains d’Elliot et son arme de fortune qu’elle lui arrache des doigts, la tache sur le lit…Il s’est passé quelque chose, quelque chose de pas sympa alors que dans ses bras s’égosille son fils menaçant son père. Parfait portrait de celui qu’il s’entête à refuser dans sa vie, les mêmes réactions ou presque, les mêmes explosions et la même incapacité s’accepter l’un et l’autre. Ses yeux se posaient sur le duo.

L’un se rendait compte de la véritable identité des parents d’Elliot alors que l’autre se rendait compte ce qu’il tenait par le col n’était autre que l’adolescent qu’il avait connu, rien de plus. Lorsque les yeux d’Evan Rosier se posa sur elle, elle se senti mal à l’aise, cette situation était plus que déplaisante, oscillant entre l’envie de cogner l’adolescent et la raison qui lui disait que justement, ce n’était qu’un adolescent. A sa remarque, elle ne put s’empêcher de retrouver ses 17 ans et de répliquer :

« Ce qui est surprenant c’est que ça ne soit pas arriver plus tôt »

Plaisanta-t-elle. Après tout, les coucheries entre le Wilkes et la Horlov datait depuis leur adolescence et il fallait bien admettre que l’un comme l’autre n’étaient pas franchement des assidus des protections. Une très mauvaise habitude. Evan révéla ce que Zoya s’apprêtait à demander : savoir ce qui s’était passé. La nouvelle eut l’effet d’une masse, son regard chercha celui de Saïd. Evan n’était pas venu récupérer Elliot, il était venu le tuer. Une nouvelle autrement plus difficile à encaisser. Elle avait imaginé qu’Evan viendrait terminer ce qu’il avait commencé en enlevant leur enfant, la possibilité qu’il le tue n’était pas entièrement écartée mais elle ne lui semblait pas logique sur le moment. Sauf…Sauf s’il ne voyait plus d’utilité.

Quelque chose avait bouleversé les plans d’Evan, mais quoi ?
Elle fronça les sourcils en l’entendant parler d’Elliot comme d’une chose qu’ils pouvaient récupérer.

Mais elle n’eut pas franchement le temps de remettre le serpentard à sa place que son enfant lui échappe des bras en protestant, rejoignant son père et le Rosier. Il les regarde, à tour de rôle, balançant ses désirs, ses caprices, ses envies, peut importait le nom, les mots qu’il employa blessa profondément Zoya qui se rendait compte de l’attachement que son fils continuait de porter à Evan. L’adulte avait tenter de le tuer, il reportait tant d’année d’admiration sur l’image d’un adolescent et pire encore, il semblait sous-entendre qu’elle pourrait tuer ce gamin…Il avait beau représenter un homme qu’elle craignait et haïssait plus que Voldemort lui-même, il n’en restait pas moins qu’un putain d’adolescent et rien ne prouvait que le tuer résoudrait leur problème.

Il s’approcha d’elle et malgré les mots qu’il employait, il semblait simplement vouloir la faire culpabiliser pour qu’elle accepte sans un mot le sacrifice qu’il lui demandait. Le laisser…Dans la nature…Fuir, rester en mouvement. Elle se mordit la langue, le souffle légèrement coupé parce qu’elle venait d’entendre. Avait-il seulement été son fils ? Ne serait-ce qu’une fois ? Elle observa son fils, posant une main maternelle sur son visage qu’elle laissa glisser des épaules à ses mains, elle observa la blessure, le sang, enregistrant le fait qu’Evan avait soigné son fils et probablement sauver la vie de celui-ci alors que cela aurait dû être elle…
Sortant sa propre baguette, une douce chaleur enveloppa la main de l’enfant dont la blessure se referma doucement sous les yeux de l’ancienne serdaigle et Elliot.


« Tu me crois vraiment capable de vouloir la mort d’un adolescent de 17 ans… » Enonça-t-elle comme un fait, esquissant un triste sourire, elle fixait la main soignée de l’enfant. « Tu me demande de te laisser dans la nature avec un autre adolescent pendant qu’un psychotique qui estime que tu lui es plus utile mort maintenant te court après ? Est-ce que tu te rends compte de la stupidité dont tu fais preuve à l’instant ? » Elle était en colère, c’était un fait, mais elle était surtout blessée.

« Tu t’imagines qu’il est plus apte à te protéger que nous ou tu as juste décidé de me rappeler à quel point nous n’avons jamais eu de place dans ta vie ? » Sa vision s’embrouillait légèrement « Tu as toujours eu ton mot à dire Elliot, tu l’impose beaucoup plus souvent que tu ne sembles le croire mais pour l’heure il n’est pas question de te séparer ou non de tes copains, il est question de ta vie et de ta sécurité » son discours apparaissait comme beaucoup plus maternelle qu’elle ne l’aurait voulu. « A moins que ça soit à Evan de te dire tout cela pour que t’ouvre un peu les yeux sur la situation. Ce n’est pas un jeu Elliot »
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Lun 4 Jan - 21:46



Evan s’attendit à une réaction de la part de l’enfant. Il n’était pas sûr d’avoir vraiment comprit le pourquoi du comment mais Elliot cultivait un respect et un attachement démesuré envers lui depuis le premier jour où ils s’étaient rencontré. Une copie de ce qu’il ressentait pour l’homme qui l’avait adopté et qu’il n’avait jamais rencontré lui-même. Mais maintenant que cela était fait et qu’il avait pu se rendre compte qu’Evan Rosier n’avait rien du père parfait qu’il s’était imaginé, sa loyauté envers la plus jeune version du même homme ne s’était aucunement affaiblie. Au contraire, elle semblait plus extrême que jamais. Était-ce pour palier au symbole de la figure paternelle respectée qu’il refusait de perdre ?
Evan ne parvenait pas à vraiment le comprendre mais la situation commençait à le rendre nerveux et mal à l’aise. Ce n’était ni le moment de faire des caprices ou du chantage. D’autant plus que l’adolescent n’était plus si sûr de mériter une telle attention. Il ne détestait pas l’enfant, il ne voulait pas qu’il meurt, mais était-il prêt à s’opposer à deux sorciers pour simplement rester à ses côtés ? Evan ne semblait pas se rendre compte qu’il avait fait preuve d’autant d’inconscience et d’amour en se dressant devant son homologue pour protéger Elliot.

Mais Elliot n’était pas le fils de Saïd Wilkes pour rien et même la non-réponse et l’air crispé du jeune Serpentard ne l’empêcha pas de continuer sa tirade passionnée. Evan resta interdit, tout comme Saïd. Chacun à leur manière il ne parvenait pas à comprendre la colère de l’enfant et c’est un discret soulagement qu’ils laissèrent échapper lorsque celui-ci se retourna vers sa mère.
Celle-ci su s’y prendre avec douceur bien qu’en la connaissant, on aurait pu penser qu’elle couperait court aux paroles du gamin d’une gifle bien dosée. Sortant sa baguette, elle soigna la nouvelle plaie sur la main d’Elliot qui était passée inaperçue dans l’agitation. Ses mots remplis de tristesses étaient naturellement doux et rassurants. Son attitude si parfaitement maternelle et est paroles surprirent les deux hommes qui ne purent s’empêcher d’échanger un regard.

Saïd, lui, était tout à fait capable de tuer un adolescent de 17 ans et Evan le savait. Il pensait même que visiblement si liée à l’Egyptien, la brunette n’aurait pas de scrupule à en faire de même. Mais il fallait croire que c’était mentalement que Zoya Horlov avait changé au fil des années. Ou plutôt, elle avait su rester elle même malgré tout ce que le destin avait pu lui réserver.
Lucide, calme et pédagogue, elle exprima avec clarté ce qui trottait dans la tête des trois aînés de Elliot. Ce qu’il demandait n’avait simplement aucun sens. Elle prit la peine de lui expliquer avec patience malgré les larmes qui s’accumulèrent devant son regard bleu. Saïd détourna le regard en serrant la mâchoire. Il aurait fermé ses oreilles aussi si cela avait été possible d’abord parce que voir Zoya pleurer avait le don de lui donner la nausée mais aussi parce qu’il pouvait sentir son envie de gifler son précieux fils crever le plafond.


Evan lui ne se détourna pas de la scène, l’observant même avec une certaine fascination. Dans ce sang-froid et cette volonté de se faire comprendre plus puissants que les émotions qui la submergeaient visiblement demeurait une force impressionnante que Evan n’avait jamais eu le loisir d’observer chez Zoya Horlov. Pour lui, l’élève de Serdaigle n’avait toujours été qu’un déchet de femme sans aucune grâce, aucune éducation, aucun respect. Un jouet d’un plus mauvais goût que son camarade de chambre ai pu trouver à Poudlard. Bien qu’il l’avait reconnue au premier coup d’oeil il fut difficile pour Evan d’admettre que celle qu’il avait devant lui était la même personne. Pourtant il se rendait compte maintenant que malgré tout ce qu’elle s’infligeait à elle-même, malgré toutes ses lubies et ses erreurs, la demoiselle était toujours là, toujours en vie et toujours outrageusement fière d’être celle qu’elle était. Zoya Horlov était un roc que personne ne pouvait ébranler. Il comprenait seulement aujourd’hui pourquoi quelqu’un comme Saïd prenait tant de plaisir à se jeter dessus.

L’adolescent fut forcé de sortir de sa contemplation néanmoins lorsque son nom fut prononcé. Il ne manqua pas de remarquer l’écho amer que celui-ci portait dans la bouche de Zoya. Il savait que sa remarque n’était que pour appuyer ses propres paroles et qu’elle n’avait aucunement envie qu’il vienne ajouter à son discours mais il s’avança tout de même. Comme elle l’avait si bien dit, c’était la vie d’Elliot qui était en jeu et il n’y avait pas de place pour les petits jeux de cours.

- C’est à cause de moi. annonça-t-il, s’adressant cependant directement à la mère de l’enfant. C’est à cause de moi qu’il veut la mort d’Elliot.

Saïd fit volte face et Evan sentit son discours coupé d’un léger frisson. Ce n’était pas intelligent de révéler cela ou ce qui allait suivre, ce n’était même pas vraiment nécessaire. Il n’y avait là aucune des raisons qui pouvaient motiver Evan Rosier à parler et pourtant il pouvait sentir la vérité lui racler la gorge comme une bête avide de liberté et de lumière. Il savait que révéler la vérité n’était pas dans son intérêt tout autant qu’elle ne l’était pas pour Evan Rosier. L’homme qui se complaisait dans l’ombre, le complot et les secrets.

- Un héritier. Voilà ce que Evan Rosier veux. Tout ce temps il avait Elliot Rosier mais lorsqu’il a découvert que j’existais il a du penser qu’il ne faisait plus l’affaire. Il n’était pas là pour toi, Elliot, il était là pour moi. Et je le savais. Je le savais…

Evan baissa le regard, incapable de supporter le poids du regard de Zoya sur lui, de sentir la colère de Saïd grandir derrière lui, de voir l’émotion sur le visage d’Elliot ou même le poids de sa propre idiotie. Il avait eu toutes les cartes en main. Il avait le nom qui intriguerait assez Evan Rosier pour que celui-ci le contacte, l’esprit pour parvenir à comprendre le sorcier et ces mots écrits d’encre noir sur du papier lui avouant clairement sa pensée à propos d’Elliot Rosier. Il avait même invité l’enfant à le suivre en sachant que l’ombre de son père adoptif planait déjà sur lui. Pouvait-il encore prétendre qu’il ne s’y attendait pas ? Et pourtant. Avait-ce été par peur de défaire les plans de son autre lui ? Par esprit de compartimentation ? Par innocence de croire que peut-être Evan Rosier n’était peut-être pas aussi cruel ? Il n’avait pas d’excuse.

- Tu seras plus en sécurité avec tes parents. Ne pense pas que tu seras assez fort ou malin pour lui échapper ou même qu’il finira par t’oublier. Il t’a donné notre nom et a bien l’intention de le reprendre. annonça-t-il en revêtant un masque de froideur alors qu’il affronta le regard d’Elliot. Rester avec moi est la chose la plus stupide que tu puisses faire. Il viendra pour moi aussi.

D’ailleurs, chaque mot qu’il prononçait résonnait à ses oreilles comme le rappel mécanique des aiguilles d’une horloge. L’adolescent jeta un regard craintif vers la porte sans pouvoir s’en empêcher et Saïd le remarqua. Leurs regards se croisèrent à nouveau et il pu lire la peur dans le regard que celui qui avait été son camarade pendant tant de temps.
Evan lui, se rendit compte à quel point il n’avait aucune envie de partir et de se retrouver tout seul face à lui même.
Mais que pouvait-il faire d’autre ? Entre ça et finir au même point mais avec la famille d’Elliot six pieds sous Terre, faire face à son destin seul était la moins mauvaise solution.

- Si je lui donne un héritier… continua-t-il en déglutissant sans parvenir à masquer le tremblement dans sa voix. Il pourra p-peut-être te laisser tranquille.

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Mar 5 Jan - 21:08


Malgré la douceur des gestes de Zoya qui soigne sa main et ses paroles calmes et compréhensives, Elliot est interloqué. Ce n'est pas ce qu'il a voulu dire. Lorsque sa mère lui fait un résumé de ce qu'il lui demande pour lui faire comprendre le ridicule de la suggestion, Elliot rougit de honte. S'étant mal exprimé, rien n'a été interprété comme il l'aurait voulu. Honteux et muet, il retrouve son calme, prenant conscience que son message et ses craintes sont mal passées.
Le but de l'enfant est de préserver Evan, ne pas le laisser seul avec lui même et sa détresse. Suite à tout ce qui vient de se passer, Elliot a bien compris que pour l'un, comme l'autre, il ne sera pas aisé de remonter la pente malgré les airs qu'ils se donnent. Elliot lui n'a pas la maturité nécessaire et le cœur solidement accroché pour encaisser si facilement d'avoir manqué de se faire tuer par Evan Rosier. Si la brune n'était pas intervenu, il ne serait plus là pour parler. Le garçon a bien conscience que cela c'est joué à une seconde prêt. Savoir que sa vie peut s'éteindre d'une seconde à l'autre est particulièrement terrifiant, surtout lorsqu'il sait que rien n'est terminé. Quant à Evan, il doit gérer la peur qu'il ressent face à lui même, toutes les questions qu'il peut se poser concernant son avenir, ses projets, l'homme qu'il deviendra. Un homme terrifiant qui a même réussit à faire perdre les boucliers du jeune Evan Rosier, remettant en cause ses ambitions et sa personne. Elliot a assisté à la fragilité d'Evan qui c'est manifesté par de fortes émotions qu'il n'a jamais exprimé jusqu'à maintenant. Le garçon estime donc normal de vouloir le protéger de ce sombre avenir, lui éviter une nouvelle rencontre avec l'ex-mangemort et le protéger comme il le peut. Ce n'est pas partir à l'aventure qu'il désire. Il pourrait aisément rester avec ses parents s'ils acceptent la présence d'Evan, ce qui lui semble assez impossible. L'enfant cherche une solution qui les mette tous hors de danger, mais il n'a pas su l'exprimer assez précisément pour se faire comprendre. Et par ailleurs, il n'a pas non plus trouvé cette solution. Quoi qu'il en soit, plus que tout, il désire préserver la vie d'Evan ainsi que sa santé mentale.

« Mais … Je … Non, ce n'est pas …. »

Rien à faire, bloqué par l'image qu'il vient de reflété, ce n'est qu'en vain qu'il tente de se justifier. Elliot n'insiste pas. De toute façon, il n'en a pas le temps.

Une nouvelle fois, Evan intervient, disant que c'est de sa faute si l'adulte est venu pour le tuer. Ou plutôt, à la base ce n'est pas pour Elliot qu'il est venu, mais bien pour son homologue.  Le garçon est interloqué, ne comprenant pas le discours de son aîné. Un héritier ? Pourquoi Evan Rosier veut un héritier alors qu'il l'a déjà lui ? Son esprit se ferme, refusant de comprendre ce dont il a déjà conscience. Mais les dernières paroles d'Evan ne peuvent que le forcer à réaliser. Un va se sacrifier. Donner un héritier, pour qu'Elliot puisse vivre. Parce que c'est lui le problème. Parce qu'il n'est pas ….. Soudain, l'information lui fait l'effet d'une bombe.

Il lui semble que son cœur se retourne et s'effondre. Il s'écrase sur le sol, le laissant vide et seul. Ce qui le fait réaliser à quel point il se sentait seul durant ses 14 années d'existence, se raccrochant à Leo comme une bouée de sauvetage, et surtout, s'accrochant à ce qui ne lui appartient pas. Douce illusion pour se créer une identité, pour avoir l'impression de se sentir vivant et de ne pas être qu'une tache qui peut si facilement s'évaporer. C'est pourtant ce qu'il était, juste avant que Zoya n'entre dans sa vie, lui donnant la bouffée d'oxygène dont il manquait. Mais cela n'efface pas ces 14 ans d'illusions.

Choqué et encore plus chamboulé que pendant l'attaque, Elliot se rend enfin compte de ce qu'il a volontairement voulu ignorer jusqu'à maintenant. Cette compréhension rend le choc brutal et lui fait perdre tous ses moyens. Il n'est plus capable de gérer la situation. Plus capable de parler. Plus capable de ressentir la présence de Zoya, ni celle de Saïd. Et plus encore, plus capable de supporter la vue d'Evan devant lui.

Quelque chose se déchire.

Il n'écoute même plus Evan qui tente de lui faire comprendre qu'il est loin d'être en sécurité auprès de lui. Bien qu'il l'entende parler, sa voix ne l'atteint pas. Alors que l'aîné s'exprime, la détresse se lit sur le visage expressif du cadet, qui recule d'un pas puis d'un autre, sans même s'en apercevoir. La démarche lente, la distance ne parvient même pas à protéger ses émotions qui coulent à flots.

Sans en avoir conscience, en reculant, il percute Zoya. La nausée monte, il ne peut plus faire face. Le gamin chancelle et manque de tomber. Il sent qu'on tente de la rattraper alors qu'il tombe à genoux.

« Ne me touche pas ... »

Sa voix n'a rien d'agressive, lui même ne peut définir l’intonation. Sa perception des choses n'est plus assez distinguée pour pouvoir identifier la personne qui a tenté de venir à son aide, au point de ne pas pouvoir dire si elle est masculine ou féminine. Il ne se pose pas la question, incapable de réfléchir.

Épouvanté, déchiré, Elliot a du mal à se reconnaître.
Tout s'effondre.

L'enfant fait vole-face, courant dans la salle de bain. A peine la porte close, il s'écroule sur le sol, ses jambes refusant de le porter. Il a juste le temps de se cramponner à la cuvette pour vomir ses tripes.

Il n'est pas un Rosier.

Le têtu Elliot qui l'a nié jusqu'ici en prend enfin conscience. Ou plutôt, il a toujours su ne pas avoir sa place dans cette famille, sa vie remplit de solitude, comme s'il lui manquait quelque chose. Il c'est accroché à son nom, à un « père » décédé, lui donnait ses propres valeurs. Il c'est crée une identité fictive dont il était si fier, parce que c'était pour lui sa seule façon de se prouver qu'il existe.

Il n'est pas un Rosier. C'est un nom qu'on lui a donné par intérêt. Toute sa vie n'a été qu'une illusion et un mensonge où il s'est lui même noyé. Tout ce qu'il a acquit en grandissant n'existe pas. Criant haut et fort son nom, il s'en est servit pour construire ses propres valeurs, sa propre justice, même si cette dernière n'est pas dans l'optique d'un véritable Rosier.

Elliot a ignoré tous les avertissements de Zoya et Saïd et maintenant la vérité lui tombe dessus. Il perd son identité, son existence, toute la manière dont il s'est construit, celle où il a évolué.
Tout ce qui fait qu'il est Elliot Rosier.
Il ne l'est pas.

Épouvanté, il en oublie jusqu'à l'existence de Zoya, plongé dans son enfance. Ses parents représentent son futur, il évolue avec eux. Mais c'est différent pour son passé. Ils ne représentent pas les 14 ans de son existence. Les larmes coulent sur ses joues, de petits sanglots le secouent. La souffrance le fait gémir. Rien ne le calme. Ses petits cries sont de plus en plus intense, incontrôlés.

C'est comme lui arracher l'amour qui c'est intensifié pendant 14 ans. Lui arracher tout ce qu'il aime. Qui il aime. Qui il a eu besoin d'aimer. Pire. L'écarter comme une vieille chaussette.

Elliot ne serait pas choqué si un jour un jour, un mini Rosier ouvrait les yeux sur le monde. Au contraire, il aurait prit son rôle de grand frère au sérieux et avec fierté. Il en est de même pour Zoya et Saïd. S'ils ont plus tard un second enfant. Du moment qu'il continue de compter, de faire partie de leur vie. Mais là, il est écarté des Rosier, remplacé et ne mérite même pas de continuer de vivre, s'il en juge par l'initiative d'Evan Rosier adulte.  U nom à reprendre.

Elliot frappe brusquement son front contre le sol carrelé, se fichant du sang qui coule sur son crâne. Il essaye d'obtenir une souffrance physique plus vive que celle de son esprit, pour paradoxalement, ne plus souffrir.
En vain.

Il ne l'a pas entendu entrer mais il sent les bras maternels l'enlacer, alors qu'il suffoque sur le sol. Il a froid mais la sensation le réchauffe doucement mais sûrement. Il pleure et sanglote. Elliot ignore si Zoya lui parle, il n'entend rien.

Puis, les larmes diminuent et il se calme doucement, se souvenant des dernières paroles d'Evan. Elliot prend conscience que malgré ça, il l'aime encore profondément. Lui, le jeune qu'il a apprit à connaître. L'adulte en revanche, quelque chose c'est brisé, il a trop peur de le voir entrer dans sa vie, sachant que cela signifie sa fin. Cependant, Evan lui a apprit à le différencier de son homologue.

Logé dans les bras de sa mère, protégé et rassuré, mais brisé, il agrippe son bras.

« Il a volé ma vie … Mon existence ... » Les mêmes conclusions que Zoya a eu le jour où elle a apprit que son enfant est en vie.

Mais ce n'est pas le même Evan. Ils ne peuvent pas le laisser seul. Elliot se force à mettre sa douleur de côté, essayant de rationaliser le plus possible.

« Ce n'est pas de sa faute … Maman … Il court à sa perte … Il ne faut pas qu'il le rejoigne, il ne faut pas qu'il reste seul. Malgré ce qu'il veut faire croire, il est vulnérable. C'est ça que je voulais dire tout à l'heure … Je voulais le préserver. Je sais que tu ne l'aimes pas mais tu l'as dit toi même, il n'est qu'un adolescent.

Je suis désolé de t'avoir blessé .. J'ai paniqué et je n'ai pas su s'exprimer ce que je ressentais. Mais ça va mieux maintenant. »
fait l'enfant qui ne va pas bien du tout. Il éclate de rire.

« C'est toi qui avait raison. Je … Je ne suis pas ... »  Les paroles ont vraiment du mal à sortir. Amer, il tourne la tête pour ne pas croiser son regard.

« Je ne suis pas un Rosier. Mais ça ne change pas que je l'aime. Je parle de l'adolescent. Je sais que ça te blesse et j'en suis désolé. Vraiment. Mais ce n'est pas quelque chose que je peux contrôler. C'est la manière dont je me suis construit. »
Même si cela n'a maintenant plus d'importance, puisque sa construction n'est qu'illusoire.
« Ca ne change pas non plus que je t'aime et que je veuille vivre avec toi. »

La gêne qu'il ressent se transforme en panique. Et si Zoya décide de cesser de lutter, de se battre pour lui. Si finalement, elle décide qu'il est trop compliqué, qu'il ne les reconnaît pas avec assez d'ardeur. Si elle trouve trop égoïste, pas assez mature, trop … Trop lui. L'enfant tremble et s'agrippe à elle.

« Alors s'il te plaît … Ne me déteste pas pour tout ce que je te demande … Ne m'abandonne pas … Ne me rejette pas toi aussi … Je … Je ne veux plus être seul. »

La confession est avouée d'une voix brisée. Elliot cache son visage. Sharon l'a peut-être élevé mais elle ne lui a pas donner l'intention qu'il réclamait. Sans doute parce qu'il n'est pas son fils biologique. Sans doute parce qu'elle a abandonné le nom Rosier pour se complaire dans le lit de Bethney plutôt que de s'occuper de fils, le laisser seul avec ses espoirs et sa solitude.

***

Et subitement, la porte s'ouvre. Avec brusquerie. Non pas pour laisser entrer Evan Rosier comme l'appréhende son jeune homologue mais Lise Parker, accompagné d'une petite rouquine et d'un gamin aux grosses lunettes rondes.

« Elly !! » fait Enma, le cherchant du regard.

En entendant son surnom, le principal concerné se redresse en vitesse, séchant ses larmes. Surprit par la voix féminine qu'il reconnaît. En ouvrant la porte de la salle de bain, il tombe nez à nez avec ses deux amis, alors que rassurée, Enma serre Elliot dans ses bras, le faisant rougir.

« Comme d'habitude, mon câlin se perd par courrier. » fait Leo en haussant les épaules d'un air désintéressé alors qu'il est lui aussi rassuré de voir Elliot et entier. Cependant, son allure faiblarde ne lui échappe pas. Il ne dit rien, pas tout de suite. N'ayant pas l'intention de partir, il a tout le temps pour discuter avec lui et l'aider comme à son habitude.

Celle qui reste également silencieuse, c'est bien Lise. Ca aussi c'est habituel. La louve jette cependant un regard Saïd, qu'elle n'a revu depuis son enlèvement par son frère. La brune plisse les yeux, encore vexée de ne pas l'avoir trouvé en Egypte. Mauvaise perdante. Son regard se porte ensuite vers le serpent qui cette fois-ci a bien les yeux ouverts. Un regard vers le dos d'Elliot lui fait comprendre qu'il est soigné puis finalement, c'est vers Zoya que ses yeux se posent. Vu l'air grave de tout le monde et ce qu'il c'est passé devant Poudlard, elle se doute qu'il s'agit de la sécurité d'Elliot.

« Evan Rosier ne s'occupera plus d'Elliot. Nous avons un deal. Ce qui ne signifie pas que le danger est hors de porté. »

Décidemment, Elliot ignore qui est cette femme mais ces trois rencontres avec elle, valent la peine. Faux regain d'énergie, il frappe son poing dans sa main, souriant.

« Vous voyez ! Vous n'avez plus besoin de faire un enfant pour lui donner un héritier ! En plus c'est dégoûtant ! »

Avoir une relation charnelle … Rien que d'y penser, ça l’écœure. Et puis sans parler de ça, comment ferait Evan pour annoncer à Ada qu'il a eu un enfant avec une autre ? Elliot frissonne en imaginant parfaitement la scène. Une femme en colère, ça fait peur, elle voit bien sa mère avec son p- … l'autre là !

L'esprit vif de Lise comprend rapidement le sens des paroles d'Elliot. Ainsi donc, il veut un héritier, c'est pour ça qu'il est allé voir Evan. Mais avec qui ? A-t-il une parole toute définit pour lui ? Ce n'est pas les nobles filles sang pur qui manquent. A moins que. C'est à double tranchant. Soit la tuer pour l'éloigner. Soit se servir d'elle pour atteindre ses objectifs. Dans tous les cas, ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Lise se retourne donc vers le serpent. Si ce dernier a comprit ce que veut faire son homologue, peut-être même qu'il a déjà réfléchit à la question qu'elle va lui poser.

« Ada Bethney. Est-elle en danger ? »

Est-il seulement au courant de l'existence d'Ada ? Bien sûr. Si elle, elle l'est, alors lui aussi. Lise ne le sous estime pas. Elle observe toujours Evan, qu'elle n'a jamais vu aussi physiquement vulnérable.

« La peur. Débarrasse-t-en. Le meilleur moyen est de la combattre. Cherche les orcruxes avec moi et détruit le. »

Lise n'est pas gênée d'annoncer clairement qu'elle conte tuer son homologue quand elle en autant l'occasion. C'est vrai, elle a fait un deal, de lui trouver les orcruxes de Voldemort, à la condition qu'il laisse Elliot tranquille. Ce qu'elle va faire. Mais en parallèle, elle a bien l'intention de faire la même chose avec lui, de ne pas laisser un second Voldemort s'installer. Cependant, Lise a bien conscience qu'un peu d'aide ne lui sera pas de refus et elle se doute qu'Evan est aussi indépendant qu'elle. Ils peuvent s'assister et s'entraider sans que la présence de l'autre soit oppressante. Tant mieux, la jeune femme n'est pas des plus sociales.

Sachant que l'information fait l'effet d'une bombe. Lise leur doit des explications supplémentaires.

« Une guerre a commencé entre Evan Rosier et Voldemort qui envoi ses mangemorts. Tout comme lui, Evan a du partager son âme pour pouvoir survivre. Cependant. » Elle regarde vaguement le principal concerné. « Les mangemorts en ont aussi après toi, pour pouvoir l'atteindre. D'ailleurs si l'enfant n'aurait pas prit le coup à ta place, ils auraient réussit. Il va falloir être plus vigilent que cela. »

Lise a toujours manqué de tact, un peu trop franche, ne se préoccupant pas de l'effet de ses paroles. D'ailleurs Elliot rougit, c'est volontairement qu'il a omit de raconter à son aîné comment il c'est blessé, lui laissant simplement croire que le coupable est son double. Parker lève les yeux vers Saïd.

« Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? »
« C'est quoi des ortruc ? Et comment ça, séparer son âme … ? » coupe Elliot qui n'a pas vraiment conscience de ce qu'il se passe, alors que Leo se passe la main sur le visage.



 

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Sam 23 Jan - 19:38

Ses mots la paralysèrent immédiatement alors qu’elle s’apprêtait à le rattraper avant qu’il ne tombe. Elle pouvait comprendre qu’il la repousse avant mais aujourd’hui elle avait du mal à supporter ces moments où il l’acceptait pour mieux la rejeter ensuite. Son cœur se pinça, déglutissant avec difficulté, elle l’observa. Etait-ce ce qu’elle avait dit ou ce qu’Evan avait rajouté à sa suite ? Zoya aurait peut-être dû arrêter les projets du Serpentard mais au-delà du peu de considération qu’elle avait eu pour Evan, elle ne pouvait décemment pas passer à côté de la possibilité de sauver son fils de cette histoire. Etait-ce égoïste ? Terriblement, elle l’admettait, et si elle n’avait pas prononcé de remerciement à haute voix, le regard qu’elle avait lancé au jeune serpentard venu d’une autre époque exprimait à lui seul la gratitude qu’elle ressentait. Il s’en contenterait, comprendrait probablement pourquoi elle ne le remerciait pas de vive voix et de toute façon, nulle doute qu’il préférait éviter de l’entendre le faire tout comme elle, elle ne souhaitait pas s’étendre sur le fait qu’elle lui serait redevable. Toute les solutions étaient bonne pour éloigner le mangemort d’Elliot. C’était tout ce qui lui importait.

Mais maintenant, Elliot la repoussait, s’éloignant, s’enfermant dans une autre pièce, elle finit par se précipiter à sa suite, à la fois inquiète et en colère. Elle frappa à la porte, mais l’enfant ne semblait tout simplement pas vouloir l’entendre. « OUVRE CETTE PUTAIN DE PORTE OU JE TE JURE QUE JE LA FAIS EXPLOSER AVEC TOI AVEC ! » fini-t-elle par dire, à bout de nerfs. Une menace qu’elle mit à exécution dès l’instant où elle perçu un bruit inquiétant à l’intérieur. Explosant la porte à coup de sortilèges, divisé entre l’envie de l’étrangler ou de le prendre dans ses bras, ce fut l’instinct maternelle qui parla le premier. Enlaçant le garçon à nouveau contre elle. Incapable de dire quoi que ce soit, elle le soigne simplement, immédiatement. Ses mots lui nouèrent la gorge, Evan avait volé bien des choses à bien des gens, ce n’était pas seulement la vie d’Elliot qu’il avait prise mais c’était la sienne et celle de Saïd. Quinze ans d’existence mise sur pause, pour lui, pour son véritable père et pour elle…Nulle doute qu’il n’aurait jamais été une famille modèle, plus que probable que Saïd finisse par se tirer en laisser Zoya et l’enfant derrière mais au moins, ils auraient vécu quelque chose de réelle.

Dans ses bras, Elliot se perd dans ses explications, ses justifications, ses désirs de vouloir protéger son ami, la vérité qui lui a éclaté au visage, le fait qu’il ne puisse détacher ses sentiments pour cette jeune version d’Evan, l’implorant de ne pas le laisser, malgré ce qu’il lui demandait. Son cœur se serre de plus en plus, elle aimait Elliot, du plus profond de son âme et c’était bien pour cela qu’elle était forcée de refuser ce qu’il lui demandait. Mais pour l’heure, elle n’était pas prête à lui dire de vive voix. Et même si elle l’avait été, leur conversation s’interrompit avec l’arrivée d’Enma. Qu’est-ce que cette gosse foutait ici ? Si Miranda l’apprenait, elle serait probablement mise à Azkaban sur le champ. Elle n’était pas seule, Leo se trouvait avec elle, soupirant devant l’arrivée impromptue d’autant de personne, elle avait la sensation soudaine d’être épiée et d’étouffer.

Son regard se posa sur l’adulte présent. Lise Parker. Une jeune fille qu’elle n’avait jamais apprécié étant adolescente et pour cause, elle l’avait soupçonné à mainte reprise d’avoir une histoire avec Saïd, les deux personnes partageaient quelque chose qu’elle ignorait et elle n’en avait jamais dit un mot, classant juste la jeune fille dans la catégorie des nanas qu’elle n’aimait pas. D’autant plus que c’était une fouineuse et que Zoya n’appréciait guère cela. Fronçant les sourcils en l’observant, elle annonça de but en blanc qu’Elliot n’était plus en danger, qu’elle avait un deal avec Evan, ne faisant qu’ajouter de la rage et de la frustration. C’était vraiment cette femme qui venait d’arranger tout ses ennuie ? Sauver la vie de son fils ? Là où elle avait elle-même encore échoué ?

Elle se releva, laissant l’adolescent avec ses amis alors qu’elle jeta un regard accusateur à Saïd, c’est là que son esprit se rappela d’un détail…Lise Parker était morte il y a des années non ? Elle soupira, presque lassé par cette répétition et cette habitude de maquiller des vivants en morts. Elliot se réjoui déjà de l’annonce de Lise alors qu’elle juge toujours la jeune femme, se perdant dans sa jalousie, elle n’écouta plus grand-chose, observant simplement, attendant le bon moment…La goutte de trop…Et le vase déborda dès l’instant où elle s’adresse directement à Saïd comme si elle le connaissait bien, trop bien, profitant de la question d’Elliot pour lancer un sortilèges puissant d’entrave, elle eut la "gentillesse" de récupérer le corps de Lise avant qu’elle ne chute violemment à terre, se positionnait au-dessus d’elle, elle pointa la moindre personne qui s’approcha d’elle de sa baguette avant de poser ses yeux sur Lise.

« Tu es décidément bien informée pour une nana qui est censé être six pied sous terre »

Dit-elle l’air mauvais, plaçant sa baguette entre les deux yeux de l’ancienne Gryffondor.

« Parker…Tu m’excuseras de trouver particulièrement suspect ton apparition avec une soi-disant solution en cadeau. »

Elle posa son regard sur le jeune Evan.

« De quoi parle-t-elle » Zoya faisait clairement référence en ce que Lise avait nommé "orcruxes". Elle ne connaissait pas ce nom, ni même de quoi il s’agissait mais visiblement, Evan semblait savoir tant elle en avait parler comme d’une simple banalité.

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Mer 17 Fév - 18:53



Sa propre suggestion lui donne la nausée. Se voir utilisé comme un simple outil de procréation était une perspective aussi répugnante que humiliante pour Evan. Mais que pouvait-il faire d’autre ? A l’instant il n’en savait rien, il ne savait même pas pourquoi il serait prêt a vendre son avenir pour Elliot. Ce n’était qu’une tentative désespérée et idiote de grappiller le peu de contrôle qu’il pouvait avoir sur la situation. Mais même cela échoua.
Impuissant, l’adolescent observa l’enfant s’écrouler sous le poids d’une vérité qu’il avait toujours cherché a fuir. Celle la même qui le mettait en danger aujourd’hui mais qui pourrait aussi le sauver demain. Elliot n’était pas un Rosier. Pas complètement.
Evan se sentit plus affaiblit encore devant la crise du garçon, mais il ne se sentit pas coupable ou même ne chercha a le sauver. Son monde s’écroulait comme l’avait fait celui du Serpent quelques instants auparavant. Il pouvait sentir sa détresse, sa douleur, mais c’était la le prix de la vérité et Evan n’était pas du genre a se complaire dans l’ignorance et l’illusion d’un bonheur factice et protecteur. Oui le monde et la réalité étaient cruels et ils se devaient de l’affronter et de vaincre. N’était-ce pas dans cet esprit qu’ils avaient quitté les murs protecteurs du château de Poudlard ? L’adolescent tenta tant bien que mal de s’en rappeler.

- T’as changé. marmonne soudain Saïd a l’attention du serpent, sûrement dans un faible effort de recouvrir les cris insupportables d’Elliot et de Zoya.

Evan laissa échapper un petit rire fatigué. Si un jour cette phrase avait pu être prononcé a propos d’Evan Rosier, c’était bien aujourd’hui. Moins de quelques heures auparavant, il était près a conquérir le nouveau monde mystérieux du futur, déployer ses ailes et enfin prendre son envol. Tout ça pour se rendre compte a peine passe le portail que la place était déjà prise, par Evan Rosier en personne. Ses ambitions étaient piétinées, son avenir terni et sa vie vécue. Que restait-il d’Evan Rosier après cela ? Rien d’autre qu’un faible écho du passé, un arrière goût d’ignorance et de stupidité.
Mais Evan savait que l’homme qui se tenait a coté de lui ne faisait pas référence a celui qu’il avait été quelques heures auparavant. Il faisait référence au Evan Rosier qui appartenait a ce monde et ce temps. Celui avec lequel il avait grandi et vécu. Cela rappela a l’adolescent que quelque part dans le château de Poudlard, existait encore un autre Saïd Wilkes. Celui que lui-même pouvait prétendre connaître. Il se surprit a vouloir lui parler, le regarder faire des cochonneries ou des âneries, lui rappeler un monde dans lequel il ne serait pas de trop et perdu. En fait, il aurait voulu l’avoir a ses cotés et le voir enrager de trouver un autre Saïd Wilkes dans ce monde, lui qui était si fier d'être le seul de son espèce singulière. Ou alors serait-il plutôt du genre a s’extasier devant un autre spécimen ? Ou alors aurait-il peur et prendrait-il la fuite en hurlant comme un putois ? En tout cas une chose était sur, il suffisait qu’il soit la pour que Evan se sente au moins plus intelligent et mature que lui.
Mais il n’était pas la et le seul Saïd présent dans la pièce était d’un calme angoissant, méfiant et distant. Ce n’était pas son ami.

- Tu peux parler. répondit le jeune homme d’un ton qui peinait a être plaisantin.

Soudain la porte s’ouvrit avec force. Evan se figea, incapable de se souvenir ou sa baguette avait pu finir dans toute cette histoire. Saïd lui n’eut pas besoin de réfléchir pour se trouver proche de l’ouverture, prêt a frapper ou foutre le feu a l’intrus. Il failli faire les deux en même temps lorsqu’il reconnu le visage de Lise Parker. Crispé et déstabilisé, Saïd ne gardait de leur dernière rencontre qu’un souvenir vague et le mélange d’une grande gêne et frustration. Il fallait croire que c’étaient des termes qu’il associait souvent a la présence de Lise Parker. Avec elle arriva une flopée de gamins tout aussi paniqués que leur copain qu’ils s'empressèrent de rejoindre pour une petite séance de câlins. Saïd échangea un levé de sourcil interrogateur avec Zoya qui semblait tout aussi désemparée que lui de l'apparente exode des Minimoys.

- Bordel, c’est pas une garderie ici. râla-t-il sans vraiment savoir s’il était d’humeur a faire une plaisanterie ou a plutôt réellement s’énerver. Toute cette histoire lui échappait de plus en plus et cela ne lui plaisait pas du tout.

Mais ce n’était apparemment que le début et comme a son habitude, Lise Parker se fichait royalement des petits sentiments de Saïd. Sans même une explication ou un bonjour elle s’adressa directement a Zoya et ce n’était pas pour parler du beau temps.

- Quoi ?! Ou est-ce qu’il est ! explose-t-il prêt a s’en aller commettre un meurtre.
- Comment est-ce que - murmura Evan dubitatif et méfiant.

Mais tout le monde ne semble pas se poser tant de question et c’est apparemment revigoré et bêtement rassuré que Elliot réapparu sur la scène, fidèle a lui même. Saïd ne comprend plus rien et sans la colère monter en lui. Evan lui-même a du mal a suivre. Qui est cette femme ? Est-elle une alliée de Rosier ? Est-ce un danger ? De quel deal parle-t-elle ? Comment connait-elle Elliot ? Quelles sont ses intentions ? Il n’a pas le temps de se faire une idée que l’inconnue s’adresse soudainement a lui et une fois de plus en frappant juste.

- Non, elle ne l’est pas. répondit-il sans savoir pourquoi il lui répondait et si vite qu’il trahissait la crainte que cela ne soit pas vrai. Tant qu’elle reste a l’écart. ajouta-t-il, mesurant ses propres doutes sur ce qu’il avançait.

La peur. Elle sembla le sentir en lui et malgré les paroles de l’inconnue il pouvait la sentir grandir en lui en concert avec l’incompréhension et la colère. Chaque mot qu’elle prononçait était d’une précision et d’une véracité terrifiante et cela ne faisait que bouillir le poison dans son esprit qui lui susurrait qu’il ne savait rien, qu’il n’était rien. Qui était cette femme ? Pourquoi s’adressait-elle a lui et comment connaissait-elle Ada ? Détruire Evan Rosier ? Les horcruxes ? Le dire effrayé et faible et lui demander son aide par dessus le marché ? C’en était trop. L’adolescent sentit son coeur cogner contre sa poitrine et le sang remonter a son cerveau, lui donnant la migraine.

C’était peut-être mieux pour tout le monde que Evan n’avait pas sa baguette magique et n’était pas du genre a en venir aux poings. Il aurait voulu exploser a l’instar de son ami de Serpentard mais il était si crispé que sa gorge ne laissa passer aucune profanité. Elle continue de s’adresser a lui mais cette fois-ci pour lui conseiller d'être plus prudent et lui apprendre que Elliot lui avait probablement sauvé la vie. Ce n’était qu’a moitié une nouvelle mais cela n’aida en rien le Serpent a se calmer. Il était prêt. Prêt a la faire taire de ses propres mains s’il le fallait mais elle changea d’interlocuteur juste a temps pour qu’il reste figé sur place et noyé dans sa propre colère.

Il fallait croire que la colère était contagieuse car le nouvel interlocuteur n’était pas loin de baptiser le petit visage pale et arrogant de la louve d’une claque magistrale.
- Oh ? Tu me demande a moi ? railla Saïd au bord de la crise de nerfs. Il ne savait pas ce qui le retenait d’exploser et de lui sauter violemment dessus comme il l’aurait fait avec n’importe qui d’autre. Était-ce parce qu’il savait qu’il finirait étripé et transformé en pâté pour chien ou était-ce parce qu’il était si furieux qu’il ne se sentait même pas d’humeur de se consoler dans la violence ou alors était-ce la présence des enfants qui lui donnait un certain trac ?

Il était encore en train de se demander ce qu’il avait réellement envie de faire lorsqu’un sortilège fila non loin, frappant la louve de plein fouet. Surprit, Saïd resta interdit devant la scène et n’eut même pas la présence d’esprit de la rattraper ou de regarder qui avait jeté le sort. En fait il se demanda une fraction de seconde s’il ne venait pas de le lancer lui même par la pensée.
La voix de Zoya, mauvaise et vénéneuse vint le sortir de sa surprise. Il l’observa un instant, encore incertain de ce qu’il devait ressentir en cet instant. De l’amusement ? Du soulagement ? De la frustration ? De l’excitation ?

Pendant ce temps, Zoya se tourna vers Evan. Lui aussi n’était que tout juste sortit de sa propre colère grâce a l’attaque surprise de Zoya. Il mit un certain temps a comprendre a propos de quoi elle le questionnait. Il n’y avait que très peu de chose du discours de l’intruse qu’il avait vraiment compris après tout.
- Je… Je ne sais pas. laissa-t-il échapper bien que pour lui ces mots étaient comme commettre un suicide. Je ne sais rien de l’homme dont elle parle. Il porte peut-être mon nom mais il n’est pas moi. ajouta-t-il en s'efforçant de retenir la bile qui remontait dans sa gorge.
Et vousfinit-il par cracher a l’attention de l’inconnue immobilisée. Vous qui semblez tant le connaître vous ne me connaissez pas du tout. Vous pensez être si intelligente mais vous ne comprenez rien. Le détruire ? Un rire étrange se coinça dans sa gorge alors qu’il hoqueta. C’est impossible. Et je ne vais sûrement pas perdre mon temps pour vous prendre la main.

Cela en fut assez pour l’adolescent qui, sans perdre une seconde, un regard ou un mot de plus se dirigea d’un pas décidé vers la porte. Son départ fut si soudain et inexpliqué que personne n'eut réellement le temps de réagir, mais a l’instant ou chacun fini par réaliser, Saïd s’interposa dans l’encadrement de la porte, après le passage de l’adolescent.

- On laisse partir. intima-t-il d’un ton sobrement menaçant a l’adresse de quiconque tenterait de sortir rattraper Evan Rosier.


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Elliot Rosier

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Sam 5 Mar - 12:07

Lorsque Lise Parker est dans le coin, la situation ne tarde jamais à dégénérer. Elle a toujours eu ce petit côté agaçant déjà adolescente quand elle se contentait de fixer les gens, mais c'est encore pire maintenant qu'elle s'exprime. Si on peut appeler ça une discussion. La louve ne perd pas de temps avec le tact, les cordialités ou les paroles inutiles. Elle va droit au but, chaque information à son importance, que cela plaise ou non.

Et à ce moment là, cela ne plait pas. Par aucun des interlocuteurs, si ce n'est le petit Elliot, mais c'est le moins important. Son manque d'empathie fait qu'elle ne prend pas en considération qu'Evan Rosier n'est alors qu'un garçon jeune et apeuré qui n'est pas en mesure de gérer la situation. Elle c'est trompé sur ce point là. Lise n'a pas besoin d'une personne qui n'est pas capable de maîtriser ses émotions. Pas avec ce qu'elle veut entreprendre. Finalement, elle n'a pas encore trouvé la bonne personne. Erreur de jugement.

Plongée dans ses noires pensées, Lise baisse sa garde et n'est pas en mesure de bloquer le sortilège qui la frappe de plein fouet. La toujours si furieuse Zoya la rattrape avant qu'elle ne touche le sol. C'est une étrange sensation de voir sa force disparaître et de se sentir démunie. C'est une sensation qui ne lui est pas inconnu mais qu'elle avait enfermé en elle depuis cette fameuse soirée, à la mort de sa mère. Cette nuit qui a déterminé son évolution, refusant tous sentiments de l'atteindre. Remus et Amy ont su fragiliser son bouclier mais pas assez pour la détendre, hanté par le fantôme de sa mère, de peur que les deux autres prennent le même chemin. Et c'est justement pour préserver Remus qu'elle doit aller au bout de ses idées. Elle doit le protéger, c'est tout ce qu'elle peut faire.

Elle entend plus qu'elle ne voit Evan Rosier quitter les lieux. Le premier a réagir est Saïd Wilkes, juste avant Elliot qui s’apprêtait à le rejoindre, stoppé par l'avertissement de son père. Il lui jette un regard furieux, mais ne tente pas le moindre geste. Non pas parce que le brun l'a interdit -quoi que peut-être un peu- mais plutôt parce qu'il comprend que sa présence vers Evan ne fera qu'envenimer les choses et que ce n'est maintenant plus de son ressort. Il se mord les lèvres, conscient que le départ d'Evan marque la fin du rêve auquel il se trouve depuis septembre, depuis que certains élèves ont débarqués du passé. La réalité est douloureuse mais il n'est pas mécontent d'avoir rencontré Evan Rosier. Du moins la version adolescente. Un léger sourire triste étire ses lèvres puis il tourne la tête vers ses parents.

« C'est terminé maintenant. Je suis prêt à vous suivre. Où que vous alliez. »

Un rapide coup d'oeil à Leo suffit à lui assurer que le petit brun n'a pas l'intention de s'éloigner, ce qui suffit à le rassurer, heureux de ne pas se trouver seul dans ce chemin encore inconnu. Enma recule d'un pas. Elle n'a pas besoin de se prononcer. Même si elle est venue s'assurer qu'Elliot n'a rien, elle ne fait pas partie du voyage. Miranda Stonel ne l'aurait jamais laissé partir et de toute façon, sa place est à Poudlard. La jeune fille s'éloigne puis se penche pour lever le sortilège qui garde Lise comme une poupée sans vie.

Parker se redresse, acquiesce d'un signe de tête vers la rouquine en guise de remerciement, remet de l'ordre dans ses vêtements, puis regarde les deux adultes.

« Sam. » Lise sait que Saïd n'a plus envie de parler de tout ça, il a toujours préféré éviter les sujets qui fâchent. Pourtant, il faut qu'il sache. « Il reste éloigné pour le moment, mais un jour il reviendra pour toi. Pour vous. Evan Rosier a séparé son âme en plusieurs parties pour pouvoir survivre. Si vous voulez vous débarrasser de lui … Votre seule solution est de trouver les objets qui renferment son âme. »

Après un dernier regard, elle dépose sa main sur l'épaule d'Enma et transplane avec la jeune fille, laissant la famille Wilkes dans un silence perturbant. Elliot n'est pas sûr d'avoir bien comprit ce qu'il se passe, mais de toute façon, il n'a pas vraiment envie d'y réfléchir, épuisé.

Leo remonte ses lunettes sur ses yeux.
« Et si on en terminait là-dessus pour ce soir ? »


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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Que faire ? [PV Evan]   Sam 5 Mar - 16:27



Toujours au-dessus de Lise, cette garce ne répondait pas, elle ne faisait que la fixer et c’était presque comme si elle pouvait lire la déception dans les yeux de l’ancienne fouineuse de Poudlard. Comme si tout le monde aurait dû la comprendre, comme si c’était naturelle, une évidence, ce qui ne fit qu’ajouter un peu plus de colère chez l’ancienne Serdaigle qui préféra se tourner vers Evan. Sa réponse surprit Zoya, assez pour qu’elle lache son emprise sur Lise et se détourne simplement d’elle en se relevant, laissant le corps immobile à terre. Evan ne savait pas. Alors qu’il approchait de celle qu’elle avait immobilisée, elle, elle s’en éloignait pour lui laisser tout le loisir de faire ce qu’il souhaitait. Il pouvait bien la tuer, là maintenant, qu’elle n’en avait rien à faire tant elle détestait cette femme. Le jeune Rosier décida de prendre congé, elle ne prit pas la peine de tenter de l’arrêter ou même de le suivre, s’allumant une cigarette alors que Saïd interdisait quiconque de tenter d’arrêter son vieil ami. Qu’allait-elle faire maintenant ? Elle ne pouvait se permettre de croire mot pour mot ce que Parker était venu leur annoncé, garder Elliot auprès d’elle l’empêcherait de travailler en douce avec Alastor pour détruire Evan. Poudlard restait une solution viable, avec son sortilège elle était parfaitement capable de savoir quand il quittait l’enceinte du château mais c’était une solution temporaire…Le château ne protègerait pas Elliot éternellement.

Elle posa ses yeux sur Saïd alors qu’Elliot se résignait à bien vouloir les suivre, quoi qu’ils décident. Zoya demeura silencieuse pourtant, elle s’apprêtait à reprendre la parole et ordonner à tous ce beau monde mineur de retourner à Poudlard mais ce fut cet instant que Lise Parker, fraichement défaite du sortilège que l’ex Auror lui avait lancer, décida de reprendre la parole.
La mâchoire de la jeune femme se crispa en entendant ce prénom, en entendant ses explications et ces putains de mise en garde, elle voulait quoi là ? Qu’elle quitte les lieux pour leur laisser vivre d’intense et dégueulasse retrouvaille romantique ?

Inspirant un peu plus de nicotine directement dans ses poumons, elle détourna le regard pour jeter la cigarette à peine entamer sur le sol.

« Elliot »

Dit-elle avec une colère qu’elle peinait à dissimuler, ne jetant même pas un regard vers Saïd, elle attrapa la main de son fils avant de regarder Leo.

« T’attends quoi Léo ? »

Il se rapprocha d’eux et posa la main contre celle de Zoya et Elliot. Elle fit transplaner le groupe sans laisser le temps à "Sam" de les rejoindre. Ils se retrouvèrent à bonne distance de Poudlard ( le périmètre étant protéger contre le transplanage ), ce fut dans un silence pensant que la jeune femme ramena tous les élèves au sein du château. Elle posa une main sur l’épaule de son fils avant qu’il ne passe le portail, plongeant ses yeux dans les siens, elle l’observa longuement.

« Elliot… » Murmura-t-elle, soudainement assaillit par l’inquiétude et le doute. « Te souviens-tu de ce que tu m’as dit ce jour-là, dans l’entrepôt ? » elle faisait référence à une attaque de mangemort que Zoya avait déjoué, en risquant sa vie…Un détail qu’Elliot n’avait pas apprécier et lui avait fait comprendre ce jour-là, lui demandant de cesser de jouer les héroïnes, lui demandant de lui laisser du temps pour qu’il puisse apprendre à l’aimer, elle…Tout ce qui lui restait.

« L’inverse est valable pour toi… »

S’il y avait bien une chose qu’elle avait appris de son fils, c’est qu’il tenait d’elle quant à sa capacité à toujours se mettre dans la pire des positions possible. Elle resta devant le portail du château, bien décidé à vérifier jusqu’à la dernière minute que les enfants ne feraient pas demi-tour. Elle profita de l’air frais, du calme des lieux…


La suite :
http://themaraudersbook.forumgratuit.org/t661-l-avenir-est-un-long-passe#3854

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I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
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Que faire ? [PV Evan]

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