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 Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]

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Lise Parker

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Poufsouffle


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MessageSujet: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 3 Jan - 0:05


Les messes basses entre les deux garçons ne passent pas inaperçu par l'esprit vigilent de la jeune louve. Tentée de laisser traîner ses oreilles à l'ouïe développée, elle se ravise néanmoins par respect et pour leur laisser leur intimité. Lise a toujours été une jeune femme qui se met volontairement à distance et malgré l'alchimie présente entre Remus et elle, la brune n'a jamais été proche des maraudeurs. Le récent rapprochement avec James Potter est né d'abord par intérêt, stimulée par sa fâcheuse curiosité. Par la suite, la renfermée détective sans aucune émotion apparente a fait preuve d'empathie. Ce n'est plus dans le cadre d'une enquête qu'elle aide les deux autres. La raison lui est encore inconnue et elle ne cherche pas à la comprendre. Malgré son entêtement à tout gérer et tout savoir, il lui arrive d'agir uniquement par instinct. Elle veut le faire. C'est tout. Indépendante, la brunette fait ce qui lui plaît.

Parker laisse les deux garçons discuter entre eux. Partis en trombe, ils ont besoin de se retrouver et de mettre au point certaines choses. Durant ce temps, elle prend les devant pour leur trouver un logement. Pré-au-Lard n'est pas sûr, surtout s'ils ne veulent pas être vu par le personnel de Poudlard. Ils vont devoir agir avec discrétion et surtout discernement. Oublions Pré-au-Lard ainsi que le chemin de traverse. Finalement, c'est à Londres que la jeune fille transplane. Fort heureusement, leur majorité leur permet de s'éclipser à volonté, ce qui là est un plus, pouvant disparaître en cas de besoin. Quelques heures après errance, une odeur familière attire son attention. Ce n'est que pendant une fraction de seconde que Lise se stoppe avant de reprendre sa marche, d'un pas calme et posé, comme à son habitude. Aucune émotion ne passe sur son visage. Et pourtant. Lise n'est pas inquiète par l'identité de cette personne mais est tout de même frustrée d'être ainsi épiée. Lors du bal d'hiver, il c'est déjà montré, ne la laissant pas approcher le danger. La brune déteste ne pas être libre de ses mouvements et surtout, elle n'a pas besoin d'un chaperon. Plus jeune, à l'époque où elle était encore une fille innocente et extravertie, elle était proche de son oncle, réclamant sa présence et son attention. Tout avait changé cette nuit dramatique où son côté lycan est sorti pour la première fois, la tragique mort de sa mère qu'elle a été obligée d'abattre pour protéger son père. Ce nuit où Fenrir était absent. Cette nuit qui a radicalement changé le comportement de cette fille brisée, n'accordant plus la confiance, vivant dans la paranoïa, loin de sa famille, loin des siens … Mais sous l'oeil constant de son oncle.

Et pourtant, son odeur s'éloigne, toujours visible, comme s'il l'invitait à prendre un chemin totalement indiqué. Lise est tentée de l'ignorer, faisant quelques pas dans la direction opposée puis se stoppe. Fenrir a gagné, il sait que la curiosité de sa nièce est presque maladive. Alors Lise rebrousse chemin, suivant celui qui lui est désigné. Ses pas la guide au seuil d'une vieille auberge à l'aspect douteux. Lise saute par dessus la rambarde pour atteindre l'allée extérieur où quelques portes de chambres sont alignées. S'arrêtant là où le parfum ne lui ai pas inconnu, elle remarque que ce n'est plus celui de Fenrir. Pourquoi son oncle l'a mené ici ? La détective baisse son capuchon rouge et d'un coup de baguette magique, déverrouille la porte pour pouvoir entrer. La chambre est totalement impersonnelle, un coup d'oeil rapide lui suffit pour saisir l'identité de la personne qui y loge. Ce qui la conforte dans l'idée qu'ils peuvent rester ici. Lise referme la porte et transplane de nouveau vers les garçons.

« Je nous ai trouvé un logement. Venez. »

Une fois de nouveau dans la chambre, elle observe avec plus d'attention la pièce peu spacieuse. Le lit est parfaitement fait, le ménage aussi, mais pourtant rien n'enlève le côté vieillot et abîmé. Elle voit James grimacer de dégoût mais s'y accommoder comme il le peut. Le brun à lunette tourne la tête vers son ami.

« Bon et bien je suppose qu'on sera un peu serré mais ce n'est pas comme si on allait passer notre vie ici. »
James pose son sac et ouvre le placard, fronçant les sourcils en voyant quelques vêtements féminin déjà présent dans l'armoire. Cette chambre est habitée ? Ce n'est pas gênant ça ? Il jette un vague regard à Parker, se demandant si elle est sûre de ce qu'elle avance. Cette dernière a les yeux posés sur la photo dressée sur la table de chevet. Un léger sourire naquit sur ses lèvres, ainsi elle avait eu un bon instinct. Elle reconnaît aisément le visage d'un certain blondin qui force une femme à partager la photo avec lui. Lise observe son homologue peu enclin à rester sur la photo avec celui qui semble être son fils. Sam. Un garçon dont elle n'a pas prit le temps de connaître, mais dont elle a bien noté la présence et comprit rapidement une partie de ses origines. Elle se détache rapidement de la photo lorsqu'elle sent avec une grande légèreté le parquet grincer faiblement sous son pied. Un geste qui lui est trop familier. Lise s'accroupit et d'un geste de la baguette magique, elle décroche la fameuse planche pour se saisir d'un livre. La brune retient un sourire presque victorieux et s'assoit sur le lit. Ouvrant le bouquin, elle n'est guère étonnée de ne voir que des pages blanches. La phrase mot de passe prononcée, l'écriture fine et ronde qu'elle reconnaît comme étant la sienne, apparaît. Plongée dans sa lecture, la brune s'informe ainsi sur une partie de ce qu'elle doit savoir, éloignant au passage, James qui se montre trop curieux.

« Voldemort a séparé son âme en plusieurs parties. » Annonce-t-elle comme si elle annonçait la pluie et le beau temps. « Bethney n'était pas le seul mangemort présent au ministère. Saïd est vivant. Mais il n'y a rien sur Sirius. »

Rien qui ne peut leur permettre de le retrouver. Volontairement, Lise n'annonce pas aux deux maraudeurs que ce qui reste du corps de Peter Pettigrow n'est qu'un doigt. Ils seraient trop bouleversés, mais pour Lise, toute information est bonne à prendre. « Amy est en vie. » Son homologue lui avait déjà donné cette information, qui se confirme à l'écrit. Si Lise Parker le dit, alors, c'est vrai. C'est sans doute pour cela qu'il n'y a rien sur Sirius. C'est comme si sa version adulte n'avait aucune certitude le concernant. Pourquoi ?

***

Quelques jours plus tard, Lise est forcée de reconnaître qu'elle ne trouve aucun indice. Où commencer leur recherche ? Pourquoi son homologue ne vient pas les aider ? Stagner ainsi ne lui ressemble pas et l'irritation ne fait que grimper. Le jour de la peine lune. D'avantage sur les nefs que d'habitude, elle essaye de garder le contrôle de ses émotions mais ne peut s'empêcher de se montrer un peu irritante. Et susceptible.

James ne remarque pas vraiment ce changement de comportement, trop inquiet en ce qui concerne Remus. Dans tout ça, ils ont oubliés que la pleine lune approchait et le jour fatidique, ils furent bien obligés de prendre une décision. Retourner à Poudlard, sans se faire prendre, pour récupérer des potions Tue-Loup. Mais comment annoncer leur retour au château sans s'attirer les soupçons de Lise. Sans dire qu'elle ne pourra pas rester avec eux ce soir … Et que si sa curiosité prend le dessus, elle peut se mettre elle-même en danger, si par malheur, elle se retrouve nez à nez avec le loup. James laisse donc Remus choisir, ce dernier optant pour la vérité.

Lise est bien stupéfaite par cette information et surtout, elle se sent particulièrement idiote. Comment avait-elle pu ne pas le remarquer ? Déni ? Peut-être. Remus Lupin est un lycan. Ca explique l'alchimie fusionnelle présente entre eux deux. C'est tellement logique qu'elle manque d'éclater de rire. Mais la brune reste fidèle à elle même, sans émotion, disant simplement qu'elle comprend et qu'elle ne porte pas de jugement. On ne choisit pas toujours son avenir. Ainsi donc, les maraudeurs sont des animagus. Au final, elle était à mille lieux de leurs secrets. Un peu atteint dans sa fierté pour ne pas avoir compris et trouver le secret d'elle même, ce qui la rend plus perplexe sont que les trois garçons aient pu acceptés si facilement Remus et son petit problème de fourrure. Elle ne pense pas qu'ils soient faux mais ne comprend pas non plus. Le fait que Remus ait des similitudes avec elle, la conforte dans ses étranges sentiments. Cependant, elle refuse toujours de mettre un nom dessus.

Sur le chemin de Poudlard, la brune reste songeuse. Contrairement à son … camarade … Elle refuse de prendre la potion. Sa souffrance n'a pas le droit d'être allégée. Elle doit subir la douleur de son esprit qui sombre dans la démence, de son corps qui ne lui répond plus. Si elle a mal, c'est tant mieux. La douleur, elle ne doit jamais l'oublier. C'est sa punition pour avoir tué sa mère.

James lui demande de récupérer la potion pour eux. S'ils entrent à Poudlard, Sirius verrait rapidement leur nom sur la carte des Maraudeurs. Une carte ? Intéressant. Discrète et se sachant capable d'accomplir cette tâche, Lise accepte. Et c'est sans surprise qu'elle réussit à récupérer leur du.

***

Le 05 janvier – 19h30 – Coin reculé de Pré-au-Lard.

Lise a du mal à rester concentrée. James et Remus sont dans la cabane hurlante, pour y passer la nuit pendant la transformation du lycan. Elle doit rester loin d'eux et les rejoindre le lendemain matin. Elle est censée rester dans la chambre d'hôtel mais Parker préfère rester dans le coin en cas de besoin. Cette nuit intense pour elle également, elle n'a également pas envie de détruire la chambre. Sans un environnement extérieur, elle peut laisser sa colère s'exprimer.

Son front la brûle, ses yeux ont déjà jaunis. Sa respiration est saccadée et son corps tremble. L'énervement grimpe toujours et encore. Ce n'est pas encore le moment, il lui reste plusieurs heures avant que son esprit s'échappe pour faire place à la violence et la sauvagerie naturelle, libérée de toute morale … Pourtant, elle sent déjà défaillir. Se cramponnant au mur pour ne pas tomber, dans un état second, elle ne remarque pas de suite l'odeur qui se rapproche. Son premier gémissement de douleur fend l'air, ses os et ses muscles la tire. Lise tombe à genoux sur le sol, poussant un second crie. Sa respiration est saccadée, ses mains se serrent puis finalement, elle prend note de l'odeur familière trop proche d'elle.

Lise ne laisse pas le temps à Fenrir de dire quoi que ce soit. (Allait-il seulement le faire ?) Se relevant vivement, elle bondit sur lui. Sans doute l'avait-il vu venir. La force physique de la jeune femme ne rivalise pas du tout avec celle du mâle alpha de la meute. Elle ne réussit donc pas à le faire tomber sur le sol, mais reste contre lui. Ses ongles s'enfoncent dans le dos de Fenrir Greyback et ses dents, légèrement aiguisées se plantent dans l'épaule du loup. Grognement de colère et de frustration, elle libère une de ses mains pour fermer son poing et l'abattre sur le visage de son oncle. Elle ne sait même pas pourquoi elle le frappe. Elle ne sait plus.


***

Le 05 janvier – 19h30 – Cabane hurlante.

James n'a pas encore prit sa forme animale. Plusieurs mois qu'il n'avait pas accompagné Remus lors de ces transformations. A chaque fois il avait culpabilisé mais les situations compliqués dans lesquelles il s'est trouvé ont fait qu'il n'a pas eu le courage de venir soutenir son ami. Aujourd'hui, c'est Sirius qui n'est pas là -même si là, ce n'est pas de sa faute-. James a le sentiment que rien ne sera plus comme avant, mais il ne doit pas se laisser abattre en cette nuit particulière. Il doit être présent et en forme pour son ami. Pourtant James se demande si Sirius va passer dans l'espoir fou que ses amis soient revenus ici pour la pleine lune. Le brun ignore encore qu'elle réponse à sa question, il voudrait entendre.

« Tu as bien pris ta potion ? Comment tu te sens ? Tu as besoin de quelque chose ? »
Demande James pour la énième fois, s'assurant du bien être de Remus. Du moins autant qu'il le peut.

La potion présente à cette époque facilite la vie de son ami, d'après ce qu'il a entendu dire. C'est peut-être un peu moche à dire, mais James est un peu curieux de voir les effets, Remus en loup garder le contrôle de ses émotions. Sous leurs formes animales, ils pourront jubiler de leur liberté et franchir les frontières de l'humanité. Si jusqu'à présent, ils arrivaient plus ou moins à calmer l'animal féroce, cela va être intéressant de le voir fonctionner différemment.
Au final l'appréhension est aussi présente que l'amusement. L'amusement qui fait place à un mauvais pressentiment, surtout lorsqu'une planche craque derrière eux, dans le couloir de la cabane hurlante.

« Patmol ? » appelle James, baguette levée, déboulant hors de la pièce, partagé entre joie et méfiance. Son instinct lui dit stop mais son corps réagit sans sa permission.


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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 3 Jan - 13:41

Sa rencontre avec Fenrir ne l’avait pas laissé de marbre, que du contraire, mais Lunard s’était bien gardé d’en parler. Cela alerterait beaucoup trop l’Ordre du Phoenix et inquiéterait Sirius qui avait déjà bien d’autre chose à penser. Le retour de Camille dans leur vie avait été une aubaine qu’il ne souhaitait pas gâcher avec ses propres problèmes. Il réprimait ses sentiments, sa frustration et même sa jalousie à voir la famille Black à nouveau réuni. Il était heureux pour Sirius c’était un fait, mais il ne pouvait s’empêcher de laisser ses pensées vagabonder du côté de chez Lise et de sa mauvaise habitude à l’écarter de sa vie et d’absolument tout à vrai dire. Alors que la cabane hurlante se dessinait à l’horizon devant eux, Remus prit quelque seconde pour observer ce lieu mythique. Il jeta un œil à la silhouette sombre à quatre pattes qui se tenait à ses côtés.

« Comme au bon vieux temps mon vieil ami » Le qualificatif vieil ami semblait ne pas lui plaire, ou alors Remus n’avait pas compris son ami, c’était compliqué de communiqué avec un chien il fallait bien le dire « Va falloir t’y faire, t’as des rides maintenant, d’ailleurs… » Il pointa du doigt une partie du pelage du sombre chien « ce n’est pas un poil blanc ça ? »

Un sourire fatigué mais franc se dessina sur le visage de l’ancien professeur qui enfonça à nouveau ses mains dans ses poches avant de reprendre la route vers la cabane hurlante. Ils avaient encore plusieurs heures devant eux et dans la poche de Remus se trouvait la petite fiole. Il aurait dut la boire il y a une semaine mais…Il y a une semaine, jour pour jour, Fenrir était venu le voir et le torturant bien assez pour qu’il en oublie de la prendre ce jour-là, bien sur, il aurait pu la prendre le lendemain, son efficacité n’en aurait été que très amoindrit mais il avait brisé sa réserve dans son accès de colère de la veille…Il aurait pu en retrouver facilement mais il se persuada du contraire, se cherchant presque une excuse pour ne pas la boire. Etait-ce réellement lui qui ne voulait pas au fond ?
Et ce soir ? Ce soir cela ne servirait plus à rien d’en prendre, cela n’aurait pas le temps de canaliser la bête, il en avait fait les frais deux années plus tôt lorsqu’ils avaient capturé Peter et qu’à cause de sa bêtise...

Il chassa ses pensées en sortant sa main de sa poche, ouvrant la porte de la cabane hurlante. Il s’imprégna du parfum de bois humide et de poussière ambiante. S’écartant légèrement pour laisser passer le chien qui l’accompagnait, il entra à sa suite.  

Posant un sac à l’entrée, il précisa : « je t’ai pris de quoi te changer », ignorant pourquoi il murmurait lorsqu’il se trouvait ici. Il prit les devants en gravissant les marches. Celles-ci grinçaient toujours autant, plus encore qu’à l’époque depuis que les lieux avaient été abandonné à la fin de sa propre scolarité. Le chemin était tout tracé, il savait où il se rendait, comme si à chaque pas il retournait une année en arrière. Retrouvant son appréhension d’adolescent et l’époque où il n’avait pas cette potion pour l’aider…

***

« Oui ; bien ; non » répéta-t-il machinalement en entendant James lui répéter pour les 17eme fois les mêmes questions. Il s’inquiétait et pourtant, il n’avait pas lieu d’être. A cette époque, une potion avait été créée,  une potion qui lui permettait d’être un loup parfaitement inoffensif, conscient. La première fois, il se souvenait avoir eu si peur durant sa transformation, ses amis (sauf James qui était aux abonnés absent) étaient à la fois excités et stressés comme l’était James à l’instant alors que lui craignait que cette potion n’ait simplement aucun effet qu’il redevienne simplement le monstre qu’il devenait une fois par mois.

Mais il savait aujourd’hui, il savait que cela n’arriverait pas, qu’il aurait simplement à subir la difficulté de la transformation et les douleurs que cela entraînait sans avoir à s’inquiéter de son état mental. James n’aura peut-être même pas besoin de se transformer. Il esquissa un sourire rassurant pour son ami, sortant de sa poche une barre chocolaté qu’il commençait à déballer, un craquement attira son attention mais avant même qu’il ne puisse réagir, James était déjà sortie de la pièce en appelant Sirius.

Non loin de là, ce fut un autre Remus, bien plus âgé, qui se ramassa un James de plein fouet contre lui.

« Cornedrue, à force de foncer tête baissé comme ça, c’est un mur que tu vas finir par embrasser »

L’adolescent dans l’autre pièce avait tout entendu, se pétrifiant littéralement sur place en reconnaissance cette voix comme un étrange écho de lui-même.
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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 31 Jan - 16:43


Vieil ami ?
Le qualificatif bien que tendre ne manqua pas d’arquer un sourcil sur le visage du gros chien noir. C’est vrai, ils n’étaient plus si jeune et la perspective de rencontrer des versions adolescentes d'eux-mêmes ne les rajeunissaient pas. Mais vieux, tout de même… La remarque qui suivit fit bondir Patmol qui laissa un petit aboiement d’objection. Juste pour être sûr, le chien fit un petit tour sur lui-même. Il en fit un autre pour essayer d’attraper sa queue coiffée de poils drus et noir. Et un troisième juste pour la forme.

Il n’en fallut pas plus pour éveiller l’instinct canin et jovial de Patmol qui se mit à gambader autour des jambes de Remus. Comme au bon vieux temps. Sa queue fouettait l’air et sa langue pendouillait allègrement de sa bouche mais une certaine anxiété demeurait dans ses yeux jaunes et la distance de sécurité qu’il gardait avec son ami. Il fallait l’avouer, rester proche de Remus l’avait toujours rassuré mais aujourd’hui encore plus que d’habitude. Il savait que ce qu’ils s’apprêtaient à faire n’était pas anodin et allait probablement contre les consignes de l’Ordre du Phoenix. Dumbledore et FolOeil ne voulaient même pas qu’il quitte Square Grimmauld, ils ne seraient sûrement pas content d’apprendre que non seulement Sirius était sortit mais en plus pour aller retrouver la jeune bande des Maraudeurs de Poudlard. Mais si Remus était avec lui, et si Remus pensait que c’était ce qu’il fallait faire, cela ne pouvait pas être mauvais, si ?

Sirius tenta de ne pas paraître trop stressé ou même trop jovial pendant leur escapade même si la tâche était plus difficile sous forme de chien. Il s’était toujours sentit plus libre, plus sincère lorsqu’il marchait à quatre pattes, n’avait pas à formuler de phrases et avait une queue et des oreilles pour témoigner de ses émotions.
La tâche devint de plus en plus ardue alors que les deux hommes se rapprochèrent de leur destination. Les lieux, les sons, les odeurs l’emplissait d’une puissante nostalgie qui lui déchirait le coeur autant qu’elle faisait frémir son corps. Le chien se rapprocha un peu plus du lycan.
Tout cela ne lui rappelait pas seulement leur enfance et les nombreux souvenirs joyeux car un autre souvenir plus récent le rattrapa rapidement. Celui de la nuit où, aveuglé par son désir de vengeance, il avait failli causer la mort du fils de James, Harry et de ses amis. Il avait causé le renvoi de Remus de Poudlard alors que celui-ci avait enfin retrouvé une stabilité entre les murs protecteurs de Poudlard. Il avait laissé s’enfuir Peter, le traître. Sirius tenta tant bien que mal de chasser ce souvenir et la culpabilité qui l’accompagnait car il savait que quelque chose d’autre rôdait non loin et ne demandait qu’à revenir. La colère, la soif de vengeance, celle qui lui susurrait de vérifier si une des odeurs n’était pas celle de Pettigrew, celle qui lui intimait de répondre à l’appel de la traque. Il ne pouvait se permettre de laisser la folie s’emparer de lui à nouveau. Il ne laisserait pas Pettigrew l’enlever à sa famille une seconde fois.

L’angoisse, la nostalgie, la peur et l’anxiété commençait déjà à lui embrouiller l’esprit lorsqu’ils arrivèrent devant la Cabane Hurlante. Sans s’en rendre compte, le gros chien noir avait trotté si près de Remus qu’il y avait laissé quelques poils sur son pantalon. C’est presque machinalement que Sirius s’engouffra dans la maison, guidé par les souvenirs si écrasant qu’il était incapable de savoir si les odeurs qu’il sentait étaient réelles ou provenait de sa mémoire.
Qu’allait-il trouver ? Qu’allait-il se passer ? Sirius se sentit fébrile et s’arrêta au pied de l’escalier. Il avait une confiance assez aveugle en Remus pour ne pas remettre en question ce qu’il lui avait promit. Mais était-ce vraiment vrai ? Allait-il pouvoir reposer ses yeux une fois de plus sur son meilleur ami ? Aurait-il le droit à autre chose que le dernier souvenir de ce visage figé par la mort et l’horreur de savoir que James était mort seul, sans son meilleur ami à ses côtés ? Qu’allait-il dire ? Qu’allait-il penser face à cette tragique vérité ? La culpabilité de Sirius l’avait convaincu que si James avait été encore en vie pour le dire, ce dernier lui en aurait voulu de ne pas avoir été là et de l’avoir abandonner lui et sa famille aux mains du traître. Mais maintenant qu’il pourrait lui répondre de vive voix, qu’allait-il dire ? Aurait-il droit à un peu de rédemption ? Sirius n’osait même pas y songer.
L’odeur du chocolat lui rappela la présence de Remus, mais un Remus plus jeune que celui qui l’accompagnait. Le comprendrait-il lui aussi avec son infaillible sagesse ou le jugerait-il de n’avoir fait plus d’effort pour préserver ses amis.
Et Peter ? Serait-il là lui aussi ? Si innocent et jeune et pourtant la graine d’un traître indigne de leur amitié. Fallait-il le tuer avant que l’histoire ne se répète ? Le pourrait-il ?
Et Sirius ? Le jeune homme fait de talent et d’arrogance, celui qu’il aimait penser comme le Prince des Gryffondor, l’inarrêtable Sirius Black, comment réagirait-il face au reflet brisé et pitoyable de son propre futur ?
L’animagus ne savait même pas comment lui-même allait réagir face à tout cela. Il pouvait sentir son esprit lui échapper lentement et un sifflet retentir au dessus de tout pour lui ordonner de partir et de fuir sur le champ avant de tout détruire comme il le fait toujours.

Remus avait prit les devant mais le chien recula d’une patte tremblante, oreilles plaquées, la queue entre les jambes. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas.

« Patmol ? »

La voix de James résonna dans la tête du chien en faisant taire instantanément toutes les autres. Incapable de bouger l’animal reste figé sur place quelques instants. Mais dès que ses yeux se posèrent sur cette stupide tête brune qui rentra de plein fouet dans Remus, il ne lui fallut pas plus d’une seconde pour bondir à toute vitesse pour se jeter sur l’adolescent. Aboyant et jappant de joie l’animagus était complètement fou. Son corps tout entier tremblait et il n’avait de cesse de lui lécher le visage à grand coup de langue. Il pouvait sentir son parfum, la chaleur de son corps, ses mains contre son pelage. Si vivant, si jeune, si James Potter. C’était bien lui.

¤ ¤ ¤

Sirius avait fini par comprendre que les aventures de James n’étaient pas encore terminées malgré son bref retour à Poudlard. Tout comme pour son départ au manoir de Bethney, il n’avait pas prit la peine de prévenir qui que ce soit de sa prochaine destination. L’exception était que cette fois-ci, Remus était de la partie. Lise Parker avait disparue elle aussi mais tout comme Evan Rosier et un autre jeune Serpentard. Le château fuyait de tout les côtés ces derniers temps et il devenait difficile de discerner les divers départ. Lise était du genre solitaire, Evan Rosier aussi et de toute manière James n’était pas vraiment du genre à s’allier à des Serpents. Sirius préférait penser que James avait fini par partager ses plans avec Remus lors de leur petite conversation privée et ce dernier avait choisit d’accompagner son ami pour l’empêcher de faire trop de bêtises. C’était plus rassurant.
Bien que Sirius tenta de ne pas se laisser trop distraire par l’inquiétude de ne pas savoir où étaient ses amis, et le sentiment rongeur de culpabilité qui lui susurrait qu’il avait une raison pour laquelle James et Remus avaient choisi de le laisser derrière, il restait difficile de se concentrer entièrement sur la douce présence d’Amy et celle un peu plus agaçante de Peter. Ce dernier n’avait de cesse de demander à Sirius s’il avait une idée de ce que les deux fugueurs manigançaient, lui rappelant incessamment qu’il n’en avait aucune idée.
Si une chose l’empêchait de quitter le château lui aussi, accompagné de Peter pour partir à la recherche de James et Remus était son entière confiance envers l’intelligence et la sagesse du lycantrope. Il ne laisserait pas James foncer tête baisser dans les problèmes et s’ils devaient quand même se trouver dans une mauvaise posture, ils étaient au moins deux pour s’entre-aider. Sirius savait aussi que si Remus se rendait compte que tout cela les dépassaient, il ne se bloquerait pas par orgueil ou témérité et finirait par demander de l’aide. Tant que Remus estimerait qu’ils n’avaient pas besoin de son aide, c’est que tout allait bien.

Mais même le si parfait Remus avait ses failles et cette nuit en était la preuve la plus évidente. Comme si la pleine Lune l’affectait lui aussi, Sirius n’était parvenu à trouver le sommeil en sentant la menace de l’astre nocturne monter petit à petit. Où étaient-ils et où iraient-ils s’ils n’allaient pas à la Cabane Hurlante ? Est-ce que James s’en sortirait tout seul ? Et Remus ? Si l'orgueil ne l’empêchait pas d’appeler à l’aide, la culpabilité et le sentiment d’embêter ses amis le pouvaient. Avait-il choisit de serrer les dents et passer cette nuit tout seul plutôt que de revenir chercher la sécurité et le confort de la présence de ses amis ? L’animagus fit les cent pas dans sa chambre
Non, Remus était assez intelligent pour s’occuper de lui-même et s’assurer que tout passe bien. James n’accepterait jamais de le laisser tomber. Même à deux et loin de Poudlard, ils pourraient s’en sortir. Car ils étaient loin de Poudlard, n’est-ce pas ? Sirius avait toujours supposé cela car si c’était l’inverse et que ses deux amis n’avaient été qu’a un pâté de maison, cela signifierait qu’ils n’avaient quitté le château que pour s’éloigner de lui. Pourquoi feraient-ils ça ? Les questions tournaient dans sa tête sans trouver de réponses ou même d’hypothèses qu’il était prêt à accepter. L’adolescent se résignait mentalement à passer une nuit sans sommeil à tourner en rond dans sa chambre lorsque les premiers rayons blancs illuminèrent le ciel nocturne.

Le jeune homme se figea, envahi d’une vague d’angoisse. Soudain, Sirius se mit à courir à toute vitesse, dévalant les escaliers de la tour de Gryffondor quatre à quatre. Il fila dans les couloirs et couru dehors à en perdre haleine. La Lune le menaçait de ses premiers rayons lorsqu’il s’engouffra dans le passage sous le Saule Cogneur.

- Remus ! appela-t-il avant même d’émerger dans la Cabane ou de savoir si ses amis y étaient réellement.

Une pointe d’angoisse le poignarda encore plus fort lorsque son esprit paniqué capta des bruits et des indices que des gens étaient présents. Se précipitant dans la chambre où ils avaient l’habitude d’attendre sa transformation, Sirius se figea soudain.

Devant lui se trouvait Remus, son éternelle plaque de chocolat encore dans les mains, un autre homme, James et un gros chien noir.

- James, éloigne-toi… s’étouffa-t-il figé d’horreur. Il ne savait même pas si sa voix avait été audible tant sa gorge sèche était sérrée.

Le chien, lui, sembla avoir capté cette nouvelle présence et s’arrêta de lécher le visage du Gryffondor pour se retourner vers Sirius. Leurs regards se croisèrent. Pour l’un comme pour l’autre il n’y avait pas de doute sur leur identité.
- JAMES C’EST LUI ! C-C’EST MOI ! hurla soudain l’adolescent en dégainant sa baguette.

Un éclair rouge frappa la bête de plein fouet l’éjectant contre un mur loin de James. Sans attendre que les choses se calment Sirius se tenu entre Sirius Black et ses amis, prêt à se battre.


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Sam 5 Mar - 21:51

L'excitation et l'affection prend le dessus sur les sentiments et la peur de découvrir ce qu'il en est vraiment. Reconnaissant une fois de plus le visage fatigué et plus adulte de Remus Lupin, qu'il croise pour la seconde fois. Un rire s'échappe de sa gorge sans qu'il ne puisse le contrôler. La peur disparaît pour laisser place au soulagement et au sentiment de sûreté que Remus lui a toujours procuré par sa simple, son air doux et la sagesse qu'il dégage. Un sourire étire ses lèvres et sans pouvoir s'en empêcher, en guise de réponse à son humour, il lui pince doucement les joues.

« Allons Remus, rien ne peut me résister ! Pas même les murs ! Ma classe n'a jamais été égalé ! Tout comme mon égo ! » conclu-t-il en ricanant.

Il n'a pas le loisir de s'étaler d'avantage sur ses prouesses et sa classe légendaire. Le binoclard pose ses yeux noisettes sur le chien qui accompagne Remus. Son sourire se fige, son visage blémit à vue d'oeil. James est assez observateur pour remarquer que le chien est plus vieux que celui qu'il fréquente habituellement, comme s'il venait de perdre sa splendeur, portant sur lui le poids de nombreuses et sombres années. Sirius Black. La version adulte. Celui qu'il recherche et qu'il fuit également. Celui qui représente ses doutes, la peur de mort, la souffrance d'une probable trahison. Il sent l'intérieur de son corps se tordre douloureusement. La bouche légèrement ouverte, les yeux écarquillés, c'est un regard presque offensé qu'il lance à Remus. La voix tremblante et réprobatrice, il recule d'un pas.

« Tu … Tu l'as amené ici …. » Le doute remonte en flèche. Et si Remus est influencé par le démon qu'est devenu Sirius Black ? S'il est manipulé ? Ou pire …. S'il est de son côté ? Si derrière ce sourire, ils sont simplement venu en finir avec lui ? Cette idée lui couple le souffle, il est obligé de poser sa main contre le mur pour ne pas tomber, prit d'un vertige.

« R... Remus ? » C'est une version plus adolescente qu'il appelle à l'aide. Contrairement à sa mésaventure avec Bethney, il est incapable de se défendre, incapable de sortir sa baguette pour la pointer sur eux. Non, pas sur Remus. Pas sur Sirius. Il ne peut pas. Et pourtant, ils n'en sont pas à leur première dispute. Une petite voix dans sa tête lui rappelle la réaction de Sirius, les reproches et les paroles ignobles qu'il lui a sortit lorsqu'il l'a cru responsable de la mort d'Amy ? Et si quelque chose de similaire était arrivé dans le futur, forçant son ami à penser de la sorte à son sujet ? Au point de le tuer ? James ne sait plus quoi penser, de toute façon, il n'en a pas le temps, le chien lui bondit soudainement dessus.

Projeté sur le sol, James pousse un crie. Oubliant ses hésitations, il plonge sa main dans sa cape pour ressortir sa baguette magique, qu'il laisse tomber sur le sol dans la précipitation. La cherchant à taton, au moment où il l'attrape, ce ne sont pas les crocs du chien qui touchent son visage, mais bien sa langue. Le chien aboie, remue de la queue et lui fait un lifting complet du visage, dans un état second.

Son corps tremblant se calme pour se détendre, puis se trémousser, chatouilleux. Un rire s'échappe de nouveau, indépendant de sa volonté.

Encore une fois, James est ramené à la réalité par un nouveau protagoniste qui fait son entré. Le jeune Sirius et son air sombre. Son meilleur ami de toujours, son frère, son jumeau. Sirius qui met les hostilités en marche, frappant son homologue de sa baguette et surtout, se jetant sans aucune hésitation entre James et le chien, prêt à en découdre s'il ose l'approcher.

Alors qu'un élan de fierté aurait du le traverser, James se sent soudainement vide. Pendant des semaines, il a voulu préservé Sirius de son secret, mais face à son comportement, il se demande si son ami n'est pas déjà au courant de tout ? Il se mord les lèvres et se redresse tant bien que mal. Son corps lui répond difficilement, mais il ne sait trop comment, James arrive à se déplacer jusqu'à Sirius pour attraper doucement ses bras, essayant ainsi de le calmer. Dépassé par la situation, ce n'était pas ainsi qu'il avait pensé gérer l'affaire. Sirius aurait du rester loin de cette histoire, ne pas s'en mêler et être préservé de ce futur sombre qui lui tend sournoisement les bras.

« Tu ne devais pas … savoir tout ça. » murmure-t-il, la voix brisée, plus fragilisé qu'il ne le voudrait. Sa poigne se ressert, quoi que tremblante. Pas sûr réellement de ce qu'il veut, ni de ce qu'il pense, son regard se pose avec hésitation vers le chien noir. Il inspire un bon coup. « On ne sait pas … On ne sait pas s'il m'a réellement tué, c'est sans doute un malentendu. »

Inconscient de la gaffe qu'il fait, James pense que Sirius est ici pour la même raison que lui, savoir ce qu'il c'est passé la nuit du 31 octobre 1981. Égocentrique et égoïste, il pense que Sirius est là pour lui, ne se disant pas le moindre du monde que les raisons sont plus personnelles. Plongé dans ses propres problèmes, il oublie même les rumeurs sur la mort d'Amy, le fait que Camille ait grandi sans père et tous les autres reproches qu'on peut lui cracher en le pointant du doigt.

Toutes ces informations lui reviennent en mémoire. Les accusations sont trop nombreuses, il en prend soudainement conscience. Le culpabilité grimpe, comment a-t-il pu croire Sirius responsable de tant de choses ? Son Sirius … C'est tellement abbérant. Il y a forcément des explications. Il jette un regard désespéré et perdu à la version adulte de Remus, cherchant son approbation et son réconfort. Encore tremblant, il s'approche de Sirius Black, sans demander l'avis du plus jeune, ne le laissant pas non plus le laisser l'arrêter. Il ne pense même pas à ramasser sa baguette magie. Tombant à genoux auprès de lui, l'émotion brillant dans le regard, au bord des larmes, il se mord les lèvres.

« Qu'est-ce que …. ? …. Que c'est-il passé ? …... Dis moi que tu n'es pas responsable. Regarde moi dans les yeux, et dis le moi. »

Désespéré, James ignore encore comment il va gérer la réponse, ni même ce qui peut bien se passer dans la tête des autres présents face à ce genre de question, surtout au principal concerné.
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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 6 Mar - 23:09

Il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, toujours un peu crispé lorsqu’il entendit et vit James Potter sous ses yeux. Sa voix, son attitude, cette désinvolture qui le caractérisait tant. Son regard se porta une seconde sur la version de lui-même qui se trouvait à moins d’un mètre d’eux, il ne savait quoi dire ni même quoi penser. Ce fut la voix un peu inquiète de son meilleur ami qui attira à nouveau l’intention de l’adulte ainsi que de l’adolescent. Le plus âgé observa le sombre chien à ses côtés.

« Tu as besoin de réponse non ? »

Lui dit-il sans complètement se rendre compte de la panique qui gagnait James. Après tout, il avait déjà expliqué à son vieil ami que Sirius avait été accusé à tort et pour lui, l’affaire était malgré tout plus ou moins réglé, loin de se douter que James remettait sa propre parole en question. Lorsqu’il l’appela, il eut l’étrange sensation que ce n’était pas vraiment son prénom qu’il venait d’entendre alors que sa version adolescente quitta son siège pour se rapprocher d’un pat avant d’arrêter net. Sirius, sous sa forme animal, avait toujours eu un mal fou à se contenir et cette situation ne fit pas exception, bien trop excité et heureux de revoir un ami qu’il pensait ne jamais revoir de sa vie, il se jeta littéralement sur celui-ci pour le couvrir d’autant de bave possible. Les deux Lupin observait la scène, l’un avec une pointe d’inquiétude dans le regard et l’autre avec une bienveillance non dissimulée.

Mais cette scène de retrouvaille rêvé se vit violemment interrompre par un nouveau protagoniste…Sirius lui-même, à son âge d’or, encore jeune et fringuant, pas encore complètement détruit par son passage à Azkaban. Paniqué, il avait jeté un sortilège au chien et s’était directement placé entre l’animal et son meilleur. En un instant, James se retrouva à genou près de l’animal, cherchant des réponses à ses questions. Il savait ô combien il était difficile pour Sirius de parler de cette situation mais ce que Remus retenait de son côté, c’est que ses propres amis remettaient en doute sa parole. James ne l’avait donc pas complètement cru lorsqu’il lui avait juré que Sirius était innocent. Il réprima pourtant ses sentiments pour se concentrer uniquement sur ceux de ses amis, Sirius ne pourrait jamais promettre à James qu’il n’était en rien responsable et pour cause, ils s’étaient toujours sentis responsable depuis le jour où il avait lui-même conseiller au couple de se tourner vers Peter plutôt que lui.
Il prit alors la parole, pensant bien faire pour Sirius :

« Il n’a jamais été responsable » dit-il fermement, était-ce la pleine lune approchant qui le rendait soudainement si dur et froid ? « Durant la guerre, Voldemort te cherchait et la seule façon de pouvoir te cacher et protéger ta famille ça été d’utiliser le sortilège de Fidélitas. Vous étiez les seuls à savoir qui était le gardien du secret… »

Il marqua une pause alors que sa version adolescente faisait le tour de la pièce pour rejoindre le Sirius de son âge et poser une main sur son épaule, lui intimant de laisser l’adulte expliquer la suite de l’histoire.

« A ta… » Sa gorge se noua légèrement, détournant le regard « A ta mort nous avons naturellement tous cru que Sirius était le coupable, nous pensions tous que c’était lui le gardien du secret...Sirius a été capturé, et enfermé à Azkaban pour un crime qu’il n’a jamais commis »
Il posa son regard sur la version adolescente de Sirius, il reposa son regard sur le chien, s’agenouillant et tendant une main vers celui-ci pour retrouver le contact rassurant de celui-ci à ses côtés.

« Il n’y a qu’une seule personne qui a toujours cru en son innocence et nous, nous avons simplement cru que le chagrin l’avait rendu aveugle. » Il releva les yeux vers la joyeuse petite bande, presque complète, l’absence du jeune Peter lui faisait un drôle d’effet alors que la dernière fois qu’il avait vu cet ami, adulte, c’était ici-même aussi.

« Harry et ses amis connaissent la vérité »

Il marqua une courte pause rapidement interrompu par sa propre voix, sortie d’une autre bouche que la sienne.

« Qui ? »

Son regard se posa sur reflet qui l’observait avec une certaine fatigue.

« Qui était le gardien ? »

Remus jeta un regard sur l’animal, hésita une seconde, observa son homologue et il comprit…Cette version plus jeune de lui-même avait parfaitement comprit qui était le gardien et n’avait nullement besoin de la réponse de l’adulte, il baissa la tête, s’éloigna légèrement, incapable de digérer cette possibilité que ses meilleurs amis puissent en être arrivé là.

« Tu as fait quoi de ma vie toute ces années ? »

Demanda l’adolescent, le ton plein de reproche.

« Les protéger ! C’était ça notre job ! LES PROTEGER ! »

Se ruant sur l’ancien professeur, il le plaqua contre un mur. Le trentenaire se retrouva simplement paralyser de se voir lui-même lui balancer les reproches qu’il se faisait intérieurement.

« C’est à ça que ressemble notre vie ? Voir nos amis mourir les uns après les autres ? Se trahir ? S’entredéchirer ? T’était où pour que tout ça arrive ? J’étais où ! »


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Lun 7 Mar - 19:22



Le chien se sentit projeté contre le mur et laissa échapper un petit jappement de panique. Non. Ce n'était pas comme cela que ça devait se passer. Ce moment était un rêve inavoué que Sirius pouvait sentir ancré au plus profond de lui-même. James. Non ce rêve la ne pouvait se transformer en cauchemar, pas une nouvelle fois. Il ne me supporterait pas.
Sans s'en rendre compte ses jappements de détresses s'étaient transforment en grognement profond. Queue entre les jambes, oreilles rabattues et acculé contre un mur, l'animal n'avait même pas le courage de regarder plus haute que la rangées de chaussures qu'il pouvait quand même très bien identifier. L'envie de prendre ses jambes a son coup et fuir jusqu'au bout de la terre, fuir la ou rien ne pourrait le blesser et l'achever pour de bon le paralysa complètement et il resta planté la, tremblant de tout son corps et son esprit, incapable de faire quoi que ce soit.

De son coté le jeune Sirius Black regretta son geste au moment même ou le sort jaillit de sa baguette. Il était paniqué et voulait protéger James et d'entendre toutes ces choses sur son futur avait fait naître une colère sans nom envers celui qui prétendait être lui. Mais faire physiquement face a cet homme était bien différent. Lui qui avait tout fait pour se démarquer de celui qu'on appelait "taulard", "Black", celui qui n'avait pas été la pour sa femme et son enfant, un regard échangé avec lui-même avait soufflé toutes ses certitudes. C'était vraiment lui, eux, Sirius Black.
L'entendre japper comme un écho brisé de sa propre voix qu'il aurait échappé sans s'en rendre compte, le figea sur place. Il eu envie de fuir et d'oublier qu'il ai jamais rencontré cet homme mais la présence de ses deux amis l’encouragèrent a rester en position. Mais bien qu'il se tenait entre eux et lui, il ne savait plus qu'elles étaient ses intentions. Allait-il vraiment se battre contre lui-même ? Etait-il réellement arrivé au point ou personne, même pas lui-même ne serait du coté de Sirius Black.
Dans sa détresse son regard chercha naturellement le symbole de sa propre sagesse, mais ce fut sur un très différent Remus qu'il posa son regard. Fatigué, inquiet et l'air horriblement blessé, l'homme ridé était bien l'ami qu'il connaissait. Le voir ici lui pinça le cœur et fit monter des larmes dans ses yeux gris. Après toutes ces années, après tout ce qu'il avait pu faire, tout ce qu'on avait pu dire sur lui, il était encore la ? Est-ce que cela voulait dire que peut-être tout cela n'était qu'un mal entendu ? Qu'il n'avait pas fait toutes ces horribles choses ? Qu'il était encore Sirius Black, digne d’être un ami ?
La main qui tenait sa baguette magique s'était mise a trembler et son regard, suppliant ne parvenait a quitter ce visage si rassurant des yeux, malgré les larmes. Il s'y raccrochait comme a la dernière brindille d'espoir qui lui restait, la dernière preuve que Sirius Black était toujours le même.
Il avait entendu les mots de James. Il avait comprit, enfin comprit pourquoi il s'en voulait autant d'avoir fini a Azkaban, d'avoir abandonné ceux qu'il aimait pour ne devenir qu'un fantôme qu'on craignait de croiser. Comprit les regards de peur et de dégoût qu'on lui lançait, ce regard même qu'il avait pu voir dans les yeux de son propre meilleur ami. Car quelle était la pire chose ? La pire chose que Sirius Black puisse faire pour que les choses se passent ainsi ? Mais c'était impossible, c'était inconcevable et la preuve se trouvait juste devant eux. Sirius Black et Remus Lupin qui n'auraient jamais pu se trouver la, ensemble, s'il avait réellement commit ce dont on l'accusait.

James s'approcha du chien noir a la recherche de réponse car lui non plus ne pouvait s'y résoudre en faisant face a celui qu'on désignait comme son meurtrier. Mais même s'il n'avait pas lancé le sort, Sirius sentit la culpabilité le submerger de nouveau en lui hurlant que c'était tout comme. Se recroquevillant un peu plus le chien se retrouva plaqué contre le parquet de la cabane couinant de souffrance assaillit par la tristesse et les remords. Alors qu'il aurait tout donné quelques instants auparavant pour reposer son regard sur James Potter, il en fut incapable et se roula en boule, baissant les oreilles dans l'espoir de ne plus entendre le désespoir dans la voix de son meilleur ami. C'était comme si ses cauchemars s'étaient matérialiser pour le hanter et le torturer. Il n'en pouvait plus, il ne le supportait plus.

- Remus ? appela l'adolescent comme un appel au secours et une supplication. Il savait qu'il n'y avait que lui qui pouvait leur répondre, que lui qui saurait les rassurer, lui seul qui saurait leur faire voir la vérité et la lumière dans cette situation.
Des ses premiers mots, Sirius ferma les yeux, laissant son récit le pénétrer entièrement. Il savait que horreur ou rédemption, il pourrait entendre la vérité. Il pourrait enfin comprendre. Et s'il devait se haïr lui-même, il saurait pourquoi.
Il sentit la main chaude et rassurante de Remus, son Remus, se poser sur son épaule. Pour le rassurer, le calmer et lui donner la force pour la suite du récit. Mais malgré cela Sirius sentit un poids l'écraser sur lui lorsqu'il confirma la mort de James. Il du serrer les dents et les poings pour ne pas laisser échapper un sanglot de dégoût et de colère. Même si James, celui qu'il avait toujours connu, se trouvait juste devant lui, l'idée de le perdre dans n'importe quel univers parallèle lui était insupportable. Il se ficha même qu'on lui racontait qu'il fut envoyé a Azkaban pour un crime qu'il n'avait jamais commis, comme si après la mort de James, rien d'autre n'avait d'importance.

Alors Sirius n'était pas coupable. La tristesse et la fatigue avait eu raison de la curiosité de l'adolescent qui voulait simplement que cela s’arrête. Mais fidèle a la vérité Remus n'était pas prêt a se contenter de cela. Qui avait causé la mort de James ? Qui les avait trahis si ce n'était pas Sirius ? L'adolescent tomba a genoux alors que malgré lui, la vérité trouva son chemin jusqu'a son cerveau. Ce ne pouvait pas être Remus, et ce n'était pas lui. Il n'y avait qu'une seule personne a qui ils auraient pu faire confiance pour garder leur secret.

- Peter... murmura-t-il d'un ton plat comme si son cerveau avait eu besoin de l'entendre pour le croire.

Un vide profond s'empara de l'adolescent a terre. Vide de toute réaction, vide de toute émotion, il s'interdisait d'avaler cette information. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas être soulagé de ne pas être coupable si cela signifiait que ce devait être Peter. Peter qui n'avait jamais rien eu a faire dans cette sombre et sordide histoire. Peter qui devait être en train de ronfler paisiblement dans son lit en rêvant de ce qu'il pourrait manger demain. Peter n'avait rien a voir la dedans !

Il entendit les cris de Remus, sa colère, ses reproches mais il fut incapable de le ressentir. Qu'y avait-il a combattre dans cette histoire ? Il était un temps ou ils avaient l'impression que rien ne pourraient arrêter les Maraudeurs tant qu'ils resteraient ensemble. Mais ce n'était pas le cas. Il n'y avait plus de Maraudeurs. Il n'y avait plus rien a combattre. Il n'y avait plus rien a sauver.

Mais bien que c'était ce qu'il aurait pu ressentir toute ces années, Sirius avait apprit a se rendre compte que ce n'était pas le cas. Il avait Amy, il avait Camille, il avait Harry et les membres de l'Ordre. Il avait Remus.
Un instinct protecteur fit bondir le chien lorsqu'il entendit le choc du dos de Remus contre le mur. Se jetant sur la première menace qu'il pu voir, il projeta la version adolescente qui tomba plus loin. Le poil hérissé, les crocs découvert, Sirius Black menaça le jeune Remus d'un grognement a glacer le sang. Il se fichait que se rêve se transforme en cauchemar une fois de plus, il se fichait qu'on le voit comme le plus grand méchant de l'histoire. Il ne laisserait plus personne faire du mal a ses amis.
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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Lun 7 Mar - 22:14


Le chien incapable de soutenir son regard, glapissant de souffrance, donne une partie des réponses que James souhaite obtenir. Sirius ne lui a jamais fait de mal. Il ne lui en fera jamais. Cette conscience, bien que soulagement, ne le fait pas sourire pour autant. Rien n'enlève le drame. Il n'y a pas que sa mort qui entre jeu, mais les conséquences qu'elle a eu sur ses amis. Remus, certes calme et posé, semble tout de même mortifié … Et Sirius … Oh Sirius. Si brisé. Le brun se mord les lèvres, anéanti devant le piteux état du chien. Ne pouvant empêcher les sentiments de le submerger, James s'en veut de lui avoir posé une telle question, conscient qu'il a sa part de responsabilité quant à l'état de son meilleur ami. La seule chose qu'il peut faire n'est pas grand chose. Entourant ses bras autour de l'animal tremblant, il se sent si impuissant. En tant que Maraudeur, il a toujours eu un égo surdimensionné, vibrant d'ambitions et de soit disant puissance. Uni avec ses amis, ils sont tout simplement imbattable. C'est ce qu'il a toujours montré. Mais aujourd'hui, il est incapable d'apaiser les souffrances de cette personne si chère. Certaines plaies ne peuvent jamais se refermer.

Il est tellement désolé. De ne pas avoir cru en lui, d'avoir douté. De ne pas avoir écouté Remus. Oh bon sang, dans quelle histoire les a-t-il entraîné ? James, tu n'es qu'un abruti. Si seulement, il était resté à Poudlard ? Si seulement il n'avait jamais rien su de tout ça … Si seulement, ils n'avaient jamais changé d'époque. Mais personne n'a de contrôle sur ce qui peut arriver. Tournant la tête vers son ami -sans lâcher le chien-, James voit que l'adolescent ne fait pas meilleure figure que son homologue du futur. Tremblant et traumatisé par un avenir dont ils ignorent encore beaucoup de facettes. Égoïste James, demander leur soutien au risque de les détruire. Mais quelle bêtise as-tu encore faite ?

Les réponses ne tardent pas à venir. Voldemort qui le cherchait. Le gardien. La trahison. Sirius enfermé à Azkaban. … A Azkaban. Privé de sa vie, détruit, et seul. Son cœur se retourne. Et Remus … Survivre dans une vie, dépossédé de ses proches. Quelque chose se casse. Heureusement, il est déjà à genoux sur le sol, ses jambes n'auraient pas tenus le choc. Ses mains se crispent sur les poils du chien. Tout comme les autres, il fait le rapprochement avec le véritable gardien. Ses yeux s'écarquille, choqué et bouleversé. Un frisson le parcours. Ce n'est pas possible … Ca n'a pas de sens. C'est complètement ridicule. Alors pourquoi est-ce qu'il se sent aussi mal ? Pourquoi est-ce que …. Pourquoi sa gorge est-elle si sèche ? Ses mains tremblent tellement qu'il est obligé de lâcher la forme animale en face de lui pour les poser sur le sol qui lui paraît si froid. Son cœur bat à toute allure, prit d'un vertige, le maraudeur ferme les yeux. Derrière lui, il entend la terreur de Remus se manifester avec violence, dans des supplications, des interrogations menés par la culpabilité et la tristesse.

Son cerveau fait un blocage, refusant de penser à l'identité de celui qui a provoqué volontairement sa mort, bien qu'il a conscience de qui est cette personne. James est tellement déconnecté de la réalité qu'il ne voit même pas le chien se redresser, pour séparer de force les deux Remus, montrant les crocs, menaçant. Il ne voit pas la détresse et l'incompréhension de Sirius, toujours dos aux autres. Il n'entend plus les indignations de Remus, et ne le voit pas se faire agresser par le chien.

Lily.

Un goût amer lui monte à la bouche. Sa vue se brouille. James met un petit temps avant de comprendre que les larmes en sont la cause. Combien de vies sacrifiées ? Combien de vies détruites ? James se retourne comme il peut pour observer la scène, de loin, sans prendre part à l’événement. C'est ça les Maraudeurs ? Des amis prêt à se battre, dicté par l'amertume, la souffrance et la culpabilité ? C'est ce que sa mort à provoqué ? C'est de sa faute ? James ne veut pas de ça …

« R-Remus ... » Sa gorge est trop sèche pour arriver à parler, sa voix trop brisée, trop hésitante. « A-Arrêtez ... » Ce n'est qu'un murmure peiné et coupable, si bas que lui même a du mal à s'entendre.

Il doit à tout pris éviter sa mort. Ravalant son sanglot, il se mord les lèvres une nouvelle fois. Complètement brisé, il cherche le regard de Sirius. C'est quand il croise les prunelles grises qu'il se ravise. C'est l'aide qu'il a demandé qui a provoqué tout ça. Potter détourne la tête, dissimulant comme il le peut son désarroi et ses larmes. Mais rien ne peut dissimuler la honte et la culpabilité. A ce moment, il aurait voulu disparaître. Ne penser à rien, être ailleurs, là où il n'entendrait ni les cries, ni les grognements. Dans un monde où il n'y a aucune tension entre les maraudeurs. Trop fébrile pour intervenir, la solution la plus simple est la fuite.

Ses doigts tremblant cherchent les longues poches de sa cape. Après quelques instants, il arrive à dénicher sa cape d'invisibilité, qu'il pose ni plus, ni moins sur sa tête, disparaissant ainsi de la vue de tous. Luttant contre son corps, James arrive finalement à se lever, après plusieurs tentatives. C'est en titubant qu'il quitte la cabane hurlante, laissant en plan les maraudeurs.

La fraîcheur de Pré-au-Lard l'oblige à avancer, toujours vêtu de sa cape d'invisibilité. Malgré tout trop crispé, James trébuche dans la pente qui mène à la sortie des environs de la cabane hurlante. Roulant le long du chemin, son esprit trop vide pour gémir de douleur, il force sa cape à ne pas se destituer de lui. Finalement, il s'assoit à même le sol et remonte ses genoux contre lui.

Pourquoi ? Pourquoi ? …. Peter. Mettre enfin le nom sur le responsable lui fait prendre un haut le cœur. Sans pouvoir s'en empêcher, il rend son estomac sur le sol. Malgré tout, il entend les pas beaucoup trop proche derrière lui et ressert une nouvelle fois sa cape d'invisibilité, comme pour se protéger ou plutôt se cacher d'avantage, sans se retourner.

« J'ai vomi ... » murmure-t-il tout de même piteusement, brisé.
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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Lun 7 Mar - 23:11

L’ancien professeur reste simplement sans voix en se prenant en pleine figure les reproches de lui-même. Il aurait aimé pouvoir lui répondre qu’il avait fait son possible mais ce ne serait qu’un mensonge. Dans un cas comme dans l’autre, il avait échoué. Il avait cru Sirius coupable jusqu’à ce que la vérité lui éclate à la figure et même s’il avait cru en son innocence dès le début, il n’avait en aucun vu la trahison de Peter venir…Et ça, c’était quelque chose qu’il ne pourrait jamais se pardonner. Du groupe, Remus s’était toujours montrer particulièrement protecteur avec le maladroit Queudver, son ami un peu gauche, un peu timide et encore aujourd’hui il préférait se souvenir de cet ami plutôt que l’ennemi qu’il avait découvert il y a deux ans. Il détourna le regard, trop honteux pour répondre. N’anticipant pas l’attaque de Sirius.
L’adolescent se retrouva au sol, face à un chien qui lui grogna dessus, et Remus explosa une nouvelle :

« Quoi ! Tu veux encore me protéger après tout ça ?! Alors que je t’ai laissé pourrir à Azkaban sans douter une seule seconde de ton innocence ? Regarde-toi, à cause de mon échec tu as vécu un cauchemar tel que tu n’oses même pas nous voir sous ta forme humaine ! »

Son regard se posa sur la version adolescente de son ami. Il était sincèrement et profondément désolé pour le futur qui leur était réservé là où il espérait être capable de protéger cette seconde famille, il se rendait compte à quel point ses espoirs étaient naïf. Reposant ses yeux sur vision du futur.

« Tu n’as vraiment rien vu ? On ne peut vraiment rien faire ? »

Remus ne savait pas quoi lui répondre, l’adulte avait lui-même tant de fois espérer pouvoir changer l’avenir et à l’annonce de Peter adolescent à Poudlard, il avait pensé à tuer ce meilleur ami avant mais il ne pouvait s’y résoudre, l’autre option était de faire en sorte que cela n’arrive pas mais…Comment ?

« La guerre c’est vraiment moche, cela peut réveiller le pire en chacun de nous… » Encore aujourd’hui il tentait de comprendre pourquoi Peter leur avait fait ça…Mais avant qu’il ne puisse continuer, il s’aperçu de la soudaine disparation de James. Le léger courant d’air qui passa à côté, lui fit comprendre que l’élève avait revêtu sa cape d’invisibilité pour fuir les lieux. Incapable de laisser Sirius seul, c’est sa version adolescente qui les abandonnaient à la suite pour suivre Cornedrue, laissant derrière Remus face à deux versions bien différente de son meilleur ami.
S’approchant du chien, il posa une main sur le haut de son crâne.

« Ce n’est pas vraiment les retrouvailles que tu espérais mon ami… » Posant ses yeux sur la version adolescente, il esquissa un sourire bienveillant.

« Il faut que tu sache…Amy est toujours en vie… » Se tournant vers l’animal, il passa sa main le long de l’échine de l’animal. « Elle a toujours été là, elle doit probablement t’attendre » Il regrettait quelque peu d’avoir amené son ami dans cet aventure, lui-même espérait des retrouvailles beaucoup plus dans le ton de leurs années de jeunesse et non ce drame qu’il n’arrivait plus du tout à gérer. Il aurait aimé être capable de redonner un peu d’espoir à Sirius, un peu de courage, quelque chose qui lui fasse tenir le coup, qui lui fasse comprendre qu’au bout du tunnel, il y avait quelque chose de merveilleux qu’il l’attendait. Son regard se porta sur l’adolescent, ne se rendant pas compte qu’il semblait presque l’appeler à l’aide d’un regard.

****

A l’extérieur, Remus avait suivi James par réflexe, retrouvant son ami quelques mètres plus bas, non loin d’une odeur de pomme acide qu’il reconnaissait déjà comme de la bile. Il se sentait pourtant obliger de lui dire qu’il avait vomi.

« J’ai remarqué »

Dit-il d’une voix mêlant une certaine tristesse avec une pointe de moquerie. Il détestait qu’on lui balance ce genre d’évidence, c’était un non-sens pour lui. Esquissant un sourire en observant son ami, il s’installa à côté de lui.

« A défaut de pouvoir changer notre avenir… » Il se tourna vers James
« nous devrions vivre chaque prochain jour sans rien devoir regretter tu ne crois pas ? »  

Il observa les très minces et très discrets rayons de soleil qui pointait vers l’horizon.

« C’est bientôt l’heure… »

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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 13 Mar - 15:15


Le jeune Remus se mit à crier mais ça n’avait plus d’importance. C’était trop étrange de revoir ces visages qui appartenaient au passé, trop douloureux de les voir le dévisager avec peur, colère et incompréhension. Ces enfants n’étaient pas ses amis. Le seul ami qui lui restait au monde se trouvait juste derrière lui et il ne laisserait rien lui arriver.
Grognant agressivement en montrant ses canines et en hérissant son poil noir il montrait bien cependant que sa seule intention était de les éloigner de Remus. Même le jeune homme à terre sembla le comprendre et ne pas trop paniquer. Lui avait autre chose à se soucier que de la brute de molosse qui se trouvait entre lui, et lui.

Tous purent sentir le rapide courant d’air qui accompagna le départ furtif de James Potter, mais le chien était bien trop troublé pour se rappeler de cette vieille sensation. Le jeune Remus s’éclipsa à son tour et tout ce qu’il pu sentir fut du soulagement. La main chaude et rassurante de son Remus sur son crâne l’apaisa mieux que n’importe quel mot ou n’importe quel souvenir du passé. Laissant échappé un petit jappement triste il suivit son geste et vint enfouir sa tête noir sous la cape du sorcier. Il se fichait que ces retrouvailles se soient terriblement passé, il se fichait même qu’une version de lui-même se trouvait encore à quelques mètres d’eux. Il voulait seulement rentrer et oublier. Il avait encore Amy, et Remus, et Camille. Déterrer le passé n’avait vraiment pas été une bonne idée.

Le jeune Sirius, lui, avait été incapable de s’enfuir. Comme si le poids de tout ce qu’il apprenait était trop lourd pour lui permettre de courir. Tout cela n’avait aucun sens pour lui et pourtant il pouvait le voir sur le visage de ces deux hommes âgés, cela c’était vraiment passé. Peter les avait trahis, James était mort, le mythe et le rêve qu’était les Maraudeurs était brisé. Et il n’y avait rien qu’il puisse faire pour l’effacer.
La tristesse et le désespoir l’accablait mais elle ne le rongeait pas autant qu’il aurait pu le croire. Peut-être était-ce parce qu’elle n’était pas la sienne ? Sans même le regarder il pouvait comprendre tout ce qui se passait dans la tête du gros chien noir et il pouvait voir à quel point celui-ci était détruit et faible. Il aurait pu s’en attrister, avoir honte de cette version de lui-même mais il ne parvenait même plus à faire cette association. Cet homme avait perdu ses amis, lui avait encore les siens.

Ce qu’ils avaient encore en commun cependant était Remus, l’éternelle voix de la sagesse et apparemment Amy. Ce nom fit réagir les deux Sirius à leur manière. L’animal laissa échapper un petit souffle calme et l’adolescent se redressa, une pointe d’espoir brillant dans son regard. Il aurait préféré ne pas la mêler à cette étrange situation mais apprendre que même une version d’elle qu’il ne connaissait pas allait bien le rassura. Il eu un regard pour l’animagus et ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire tendre. Lui et Amy, ensemble dans une autre vie. Il avait toujours vu cette histoire d’un mauvais oeil mais maintenant il se rendait compte que tout ça aurait pu être une merveilleuse chose si seulement le destin ne l’avait rendu si tragique. Alors il n’avait pas abandonné sa femme et sa fille, on l’avait emprisonné. Et malgré tout ce temps et toutes les difficultés, ils avaient réussi à se retrouver. Sirius se redressa soudain en se rappelant de quelque chose.

- Et Camille ? Elle doit savoir ! Oh et, elle te cherche depuis si longtemps ! Il faut que tu ailles la voir !

Le chien eu un petit souffle grognon et dédaigneux. Il sortit enfin sa tête de sous les jupes de Remus pour jeter un regard à son homologue.

*T’es complètement à la masse toi.* disait clairement ses pupilles jaunes.

- Oh. C’est vrai que… Je n’ai pas trop eu l’occasion de lui parler ces derniers temps. Et ben… Tant mieux ! répondit l’adolescent en se grattant la tête un peu embarrassé.
- Mais je suis heureux. ajouta-t-il d’un ton plus doux et compatissant. Heureux de savoir que tu as tout de même ça.  Ça dû être dur pour toi… pour vous. Mais vous êtes encore là aujourd’hui et… vous avez des familles maintenant ! Je sais pas si je serais capable de faire la même chose…

L’adolescent se releva doucement et s’approcha des deux hommes. C’était tellement étrange de les voir en vrai devant lui. Remus avait toujours la même tête mais semblait plus sage et sérieux encore. Il aurait voulu voir son propre visage humain vieilli mais l’apparence du chien devant lui lui donnait déjà une bonne idée que le temps n’avait pas été très clément avec lui.
- Enfin. Je ne me suis pas fait accusé à tord de trahison et de meurtre et je n’ai pas passé je ne sais combien d’années à Azkaban mais… J’ai été… Un peu… Un connard… C’est derniers temps alors… Sirius se força à garder le sourire pendant cette remarque qui se voulait plus légère et taquinante.
Il ne savait pas pourquoi mais la présence de ces deux hommes l’avait assez mit à l’aise pour qu’il se confie. C’était un dont que Remus avait mais celui-ci avait quelque chose d’encore plus rassurant et des années d’expérience et de sagesse pour donner de meilleurs conseils. Le chien lui, était un Sirius Black très assumé et très marié avec Amy alors qui de mieux pour le comprendre ? Mais avant que la conversation ne se transforme en session de coaching de couple, un mince filet de lumière qui passa à travers les fenêtres de la vieille cabane les rappela à l’ordre.

- Remus. laissa échapper Sirius. Ce n’était pas un appel au secours cette fois et il ne s’agissait pas de l’homme qui se trouvait devant lui. Observant le vide autour de lui, c’était comme si l’adolescent se rendait compte qu’il était seul alors qu’il ne devrait pas l’être. Il s’apprêta à courir les rattraper mais s’arrêta avant de quitter la pièce.

- Ça va aller, hein ? s’autorisa-t-il à demander en regardant les deux adultes.

L’animagus aboya d’un air grognon. *Tu déconnes ? Aller dégages et va les retrouver !* lui intima-t-il et avec un petit rictus grognon lui aussi, l’élève se sauva.
Le chien noir observa la porte une seconde avant de se retourner vers Remus. Il toucha sa main et laissa sa langue traîner sur ses doigts une seconde. Il ne dit rien mais son attitude à la fois rassurante et inquiète faisait écho à la question de son homologue. *Ça va aller, hein ?*

¤ ¤ ¤

Le jeune Black sortit de la Cabane Hurlante et posa ses yeux sur ses deux amis assis non loin. Il s’arrêta un instant, non pas par peur mais parce qu’il se rendit compte qu’il devrait chérir cette vision. Ses amis. Il ne leur était encore rien arrivé de grave et en tout cas, il avait la conviction qu’ils pouvaient s’en remettre. Rien était encore joué pour eux et ce futur qu’on leur racontait n’était peut-être pas une malédiction inévitable mais un avertissement. Peut-être n’étaient-ils pas aussi invisibles qu’ils le croyaient et peut-être qu’il leur faudrait apprendre à être un peu plus prudent à l’avenir. Sirius se sentit mal en se rendant compte que Peter n’était pas là. Son absence était comme un écho de ce chemin qu’il espérait qu’ils ne prendraient jamais. Mais la Lune n’était plus très loin et il n’aurait pas le temps de faire un aller-retour. Il devrait s’assurer de le retrouver le lendemain matin. Et comment lui annoncer la nouvelle ? Il préférait ne pas y penser ce soir.

Naturellement Sirius se transforma à son tour. Le chien au pelage noir plus soyeux et lisse et à la ligne plus fine que celui de la Cabane trottina doucement vers les adolescents. Annonçant son arrivée par un petit aboiement aiguë qu’ils pourraient reconnaître comme étant le sien, il s’assit à leurs côtés les oreilles levées. Peut importe ce qu’ils pensaient de tout ça et ce qu’ils prévoyaient pour la suite, Sirius leur montra qu’il était simplement prêt pour passer cette nuit comme elle devrait se passer, aux côtés de ses amis.
Il les observa et leur mine sombre mais cela ne lui donna l’envie que de tirer la langue et de battre la queue pour se donner un air un peu comique. Puis il se releva et se permit de donner un coup de langue sur chacune de leur figure. Rien de très extravagant sachant que James semblait avoir un peu de mal avec cela ces derniers temps. Le toutou eu une grimace de surprise et de dégoût en goûtant sans faire exprès au vomi de James puis laissa échapper un jappement théâtral d’un pauvre chien mourant. Tout pour égayer un peu cette sombre nuit.

¤ ¤ ¤

- J’te jure qu’il était là ! s’énerva Falta en pointant les arbres à une dizaines de mètres de la célèbrissime Cabane Hurlante.
- J’te crois, j’te crois la ptite mais il va falloir m’le retrouver, la pleine Lune est bientôt là et j’ai pas envie de me balader à l’aveuglette la nuit où tous les monstres sont de sortie. Répondit Joseph qui observa d’un air distrait les environs.
- Il était avec un autre gars. C’était un autre loup-garou tu crois ?
- Ben si c’était bien Greyback ça risque pas d’être autre chose. railla Lance en tripotant son arme à ça ceinture.
- Peut-être qu’il est retourné vers le village ?
- Ben si c’est le cas on est bien dans la bouse. On le trouvera jamais à Pré-Au-Lard !
- Peut-être pas mais quand Greyback est dans les parages on peut être sûr qu’y a du gibier dans le coin. Regardez.

Le chef de la bande pointa le sentier devant la Cabane Hurlante où venaient d'apparaître deux adolescents.

- On gâche pas les munitions, si ils sont deux il va falloir la jouer prudent. Surtout qi Greyback est encore dans les parages. On immobilise d’abord et ensuite on tire l’argent en plein coeur capiche ? Je veux vous voir baguette à la main tant qu’y a un poilu qui bouge. On attend qu’ils se transforment et on reste au taquet sur les hurlements ok ? Je veux savoir exactement combien de sac à puce y a dans les parages ce soir.

- En tout cas tu peux en compter un de plus, regarde ça. ajouta Martin en pointant à nouveau devant la Cabane Hurlante ou cette fois un animagus avait rejoint les deux adolescents.
- Il s’est transformé ? Mais il est même pas… Eh mais c’est un chien !
- On le prend aussi hein chef ? “Tout ce qu’est pas humain” tout ça…

- Ouai. Tout ce qui est pas humain.

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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 13 Mar - 20:10

Lentement, il laissa sa main glisser dans le pelage de son meilleur ami. Un geste qui pourrait tant être mal interpréter s’il avait été sous sa forme humaine à l’heure actuel, mais tout comme son ami, il avait parfois tendance à oublier qui se cachait derrière ce tas de poil sombre. Et puis, ce n’est pas comme si Sirius lui-même ne prenait pas un malin plaisir à parfois leur lécher leur visage alors que sous sa forme humaine la même scène aurait des allures particulièrement étrange et dérangeante. Il se souvenait d’un soir où Amy avait fait exprès de relever ce détail, à table, histoire de voir la réaction des deux comparses, histoire de les gêner, juste pour se rire d’eux et s’amuser de leur soudaine monter de virilité. Le repas avait terminé en éclat de rire et à ce souvenir, il ne put s’empêcher de sourire en observant les deux versions, adolescente et adulte, discuter avec un regard d’un côté, les mots de l’autre.
A partir de cet instant, l’ancien professeur de DCFM resta silencieux, appréciant simplement le calme tout comme il pouvait sentir le léger frisson annonciateur de l’approche d’un moment qu’il redoutait tant. Il posa ses yeux sur le jeune Sirius qui laissait les deux vieux briscards seuls, rejoignant ses propres camarades. La langue de l’animal se glissa sur bout de ses doigts alors qu’il lisait dans les yeux jaunes de son ami cette même inquiétude.  C’était le moment parfait pour lui dire, lui avouer qu’il n’avait pas pris cette foutu potion, lui dire qu’il avait un fils que Lise lui avait simplement cacher, lui parler de la visite de Greyback…

Il esquissa simplement un sourire rassurant. S’il n’était pas certain de son propre avenir, il l’était déjà plus de Sirius. Même si la situation n’était pas particulièrement idéale, il avait retrouvé sa femme et sa fille, sans compter qu’il y avait aussi le fils de James dont il était le parrain. C’était une vrai petite famille qui l’attendait. Et lui ? Qui l’attendait lui, cela n’avait pas vraiment d’importance, comme il se l’était si bien souligner à lui-même, il avait échouer à protéger les maraudeurs, et il ne souhaitait pas répété cet échec avec Sirius et sa famille.
Trop honteux pour admettre la vérité, il tabla simplement sur le fait qu’il ne s’attaquerait pas à ses amis sous leur forme animal, que personne n’en saurait jamais rien et surtout qu’il ne répétera jamais cette expérience stupide. Se mentant à lui-même tout simplement.

***

A l’extérieur, les deux adolescents fut rapidement rattrapé par une chien sombre, beaucoup plus vif que celui présent dans la cabane. Observant les imbécilités de son ami derrière l’animal, il ne put s’empêcher de rire en voyant ce spectacle, encore loin de se rendre compte qu’ils étaient observés. Se relevant, il inspira profondément.

« On devrait retourner à l’intérieur, le temps de… » Il marqua une pause, ayant toujours un mal fou à parler à voix haute de ces transformations. Il reprenait déjà la route vers la cabane. Là où il pourrait se transformer sans que personne n’en sache rien. En sortir après coup n’aurait rien de dérangeant, personne pourrait deviner qui était derrière le loup garou après transformation.

Il ne prit pas la peine de grimper à l’étage cependant, ne souhaitant pas se revoir lui-même, incapable de gérer l’air misérable qu’il arborait et préférant. Plusieurs longues minutes passèrent avant que les premiers rayons lunaire vienne chatouiller leur nature lycan.

A l’étage, Remus se crispa légèrement en sentant les prémisses de la transformation
Au rez-de-chaussée, il laissa échappé une plainte.
L’adulte serra la mâchoire, tentant dans un premier temps de retenir cette chose au fond de lui alors que l’adolescent en faisait de même malgré sa prise de potion.

Les premiers craquements d’os se firent entendre…
L’adulte se laissa tomber sur le sol, à quatre patte, il haletait, retenant les hurlements comme si cela allait ralentir la transformation.
L’adolescent laissa échappé un premier cri, suivit d’un second alors que comme l’adulte, il tentait encore et encore de retenir cette chose en lui.

Les yeux entourés de cerne et de petite ride se posèrent sur le ciel à l’extérieur alors qu’une voix rauque semblait lui murmurer quelque chose à l’oreille, il se tourna vers le chien noir qui attendait patiemment la fin de la transformation, le murmure inaudible devint de plus en plus clair et cette voix…Il la reconnaissait. Il ignorait pourquoi il pensait à cet homme en cet instant bien précis, tentant de le chasser de son esprit mais ce fut un échec total. Une partie de lui se rappelant que jusqu’à présent, Greyback avait été le seul à être parfaitement honnête avec lui et au fond, à vraiment le comprendre.

« Laisse toi allez… »

Murmurait cette voix comme une douce tentation alors qu’il ne percevait déjà plus les hurlements que son lui adolescent poussait un étage en dessous.
Il ferma les yeux, inspira profondément…Et lâcha prise, tout simplement, il n’avait plus le choix de toute façon, rien n’arrêterait cette torture. Ses os craquèrent, un à un, la douleur était intense mais pourtant, il eut cette étrange sensation de libération, quelque chose d’indéfinissable…Quelque chose de presque agréable.

Des os brisés, des muscles déplacé, autant de chose que l’adolescent était incapable de gérer, hurlant pour mieux supporter cette transformation là où l’adulte laissait enfin la nature suivre son court tout simplement.

Il fallut une seconde…Une seule seconde pour que sa conscience humaine perçoive cette odeur, subtile mais bien présente, celle d’inconnus, le mot danger s’enregistra dans son esprit alors que l’humain laissa entièrement la place à l’animal.
Des grognements rauques sortait de sa mâchoire, goutte à goutte sa salive venait s’échouer sur le sol alors que l’ancien professeur était sous sa forme la plus bestial. Le chien noir pourrait peut-être percevoir que derrière les yeux de loup-garou ne subsistait pas Remus Lupin comme à son habitude mais seulement la bête, comprendrait-il peut-être que son vieil ami n’avait pas pris sa potion. L’un ou l’autre, l’animal qu’il était percevait déjà cette odeur bien particulière de la chair humaine…Une proie…Ni plus ni moins.

Dans le salon du dessous, l’adolescent se retrouvait dans le corps de loup, bien conscient de ce changement, s’il ne pouvait plus parler autrement qu’en grognant, il était bien Remus Lupin dans un corps de loup garou comme Sirius était Sirius dans un corps de chien et James était James dans un corps de cerfs. Il parcourait de ses iris ambrés la pièce, cherchant ses compagnons à poils, à griffe et à sabot.

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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 13 Mar - 23:35


Remus le rassura d’un simple sourire et le chien ne le questionna pas. C’était une routine. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvé ensemble en cette nuit dans la Cabane Hurlante, mais ce qui relevait de la routine était plutôt cette habituelle légère inquiétude de la part de Sirius, et l’assurance de Remus que tout allait bien. Mais tout n’allait pas bien ce soir.
Sirius aurait peut-être pu détecter le mensonge se son ami s’il avait s’agit d’un autre soir. Aujourd’hui, il ne demandait qu’à échapper à ce triste épisode et cette fatigue mentale. Courir dans les bois auprès de Remus comme au bon vieux temps. Fermer les yeux en sentant le vent parcourir les poils et imaginer entendre les sabots de James cogner contre le sol meuble près de lui. Peut-être même entendrait-il les petits couinements joyeux de Peter et se laisserait-il les écouter avec nostalgie sans sentir la colère et le passé l’envahir à nouveau.
Le chien observa Remus d’un oeil attentif mais néanmoins pudique et distrait. Bien qu’il y était habitué il n’avait jamais apprécié le voir souffrir à travers la transformation et devoir écouter ses cris ou ses souffles de douleur. Il put rapidement se rendre compte que la bande de jeunes étaient revenu à la Cabane le temps de la transformation du jeune Remus. Ce dernier semblait subir le supplice plus difficilement que l’adulte à l’étage et bien que Sirius se rassurait que l’adolescent ait ses deux amis à ses côtés, il ne put s’empêcher de laisser son attention traîner du côté des escaliers.

Quelque chose le remmena cependant rapidement au loup-garou qui se trouvait devant lui. Il n’aurait su si c’était un souffle, un grognement ou un silence qui lui donna le premier indice que quelque chose était étrange. Ne sachant pas vraiment pourquoi ses poils se hérissaient doucement, le toutou poussa un petit jappement interrogateur. Mais même si Remus n’était pas encore transformé Sirius pu voir dans son regard et son attitude que quelque chose trottait dans sa tête. Alors que la douleur et la transformation devait être le seul centre de son attention, le lycan semblait concentré sur quelque chose d’autre et cela semblait presque le calmer. Était-ce un nouvel effet de la potion ? Ou une nouvelle méthode de Remus pour s’aider pendant la transformation ? Il n’était pas sûr d’aimer ce calme étrange mais Sirius ne se laissa pas paniquer pour autant. Remus savait ce qu’il faisait. N’est-ce pas ?
La transformation se fit. Ce fut si rapide et silencieux qu’elle paru presque aussi naturelle que lorsque Sirius lui-même prenait l'apparence d’un chien. L’animagus aurait pu s’en réjouir pour son ami qui n’avait pas poussé une seule plainte comparé à son homologue en bas, mais il n’arriva pas à ressentir autre chose que de l’inquiétude. S’approchant doucement du loup, le chien le renifla et poussa un nouveau jappement interrogateur. Mais celui-ci resta coincé dans sa gorge lorsqu’il croisa les pupilles de la bête. Ce n’était pas Remus Lupin.


En bas, Sirius avait patiemment attendu que leur camarade se transforme. Il ne put s’empêcher de détourner le regard et se répéter qu’il ne pouvait malheureusement rien faire pour aider son ami. Tout ce qu’il avait pu faire, il l’avait fait en lui offrant de la compagnie pendant ces sombres nuits mais pour sa souffrance, ils devraient tous la supporter. Trop obnubilé par son propre Remus, Sirius ne remarqua pas que les deux hommes à l’étage étaient eux bien plus silencieux. Au contraire, le silence fut le bienvenu lorsque enfin son ami eu finit sa transformation. Sans attendre il sautilla jusqu’à lui pour frotter son pelage noir contre lui, presque comme un chat. Pour le familiariser avec son odeur bien plus flagrante pour ses sens de lycan mais aussi apporter un peu de chaleur et de douceur à ce corps meurtri. Par réflexe, il s’apprêta à faire de même à son cerf préféré mais un écho de panique de sa propre voix lui fit relever la tête. Il ne sut pas exactement pourquoi, mais cela lui suffisait pour comprendre que quelque chose n’allait pas.
Hésitant une seconde à aller voir, quelque chose lui intima plutôt de partir et de prendre soin de ses amis comme il l’avait prévu. Aboyant pour attirer l’attention de Remus et James, le toutou mena la marche pour quitter rapidement la Cabane.

¤

- On les cannes à la sortie haha ! s’excita Lance, le dos arquée et la baguette à la main.
Il ne le vit pas mais les trois membres de son équipe levèrent les yeux au ciel à l'unisson. Heureusement qu’ils avaient jeté un sort à leur voix pour être les seuls à s’entendre.

- Lance, Martin. Vous arrêtez tout ce qui sort de cette Cabane. Falta, tu garde un oeil sur les environ. J’voudrais pas me faire prendre par derrière par le papa. ordonna calmement Joseph qui quitta le petit groupe pour faire le tour de la vieille bâtisse à la recherche d’une éventuelle autre sortie.

¤

/ Lise, non ! / grogna le loup-garou alors qu’il vit sa nièce s’enfuir comme une furie. Distrait par la même odeur qui l’avait faite paniqué, il n’était parvenu à la maintenir immobile et l’avait échappée.

Il aurait pu la rattraper et l’arrêter facilement car même si elle était plus agile et légère elle restait une humaine alors que Greyback lui était celui qu’il était toujours sensé être : un loup garou. Mais conscient de la proximité des chasseurs, Fenrir préféra ne pas risquer de trop se faire remarquer, surtout en présence de Lise. Elle était certes très enragée mais son apparence humaine était une bonne protection contre ceux qui ne penseraient sûrement pas à la possibilité d’une semi-lycantropie.
Mais si cela la protégeait des regards indiscrets de Pré-Au-Lard, cela ne la protégerait sûrement pas de ceux vers qui elle se ruait comme une folle. Fenrir songea d’abord à lui bloquer le chemin avant qu’elle n’atteigne la Cabane Hurlante mais il se souvint soudain qu’elle n’était pas la seule qu’il devait protéger des chasseurs ce soir. La Cabane Hurlante.

/ Remus. / se souvint soudain le loup-garou.




Soudain, un long et puissant hurlement échappa de la gorge du loup. Un chant qui parcouru l’air si bien et fort qu’il paru vibrer aux oreilles de tous jusqu’à l’astre rond et blanc de la nuit. Un avertissement à tous les lycanthropes du danger qui les guettait, un cri pour signaler la présence de l’alpha, un appel au ralliement mais aussi un chant de guerre. Toutes ces informations et ces émotions puissante passa à travers ce seul hurlement que les loups esclaves de la Lune ne pouvaient que entendre et rejoindre.
Le hurlement figea loups mais aussi chiens et chasseurs qui tous frissonnèrent à ce présage funeste. Les deux chiens noirs sentirent leur sang se glacer et même s’il ne le comprit pas, le plus jeune se figea devant la porte et recula lentement, soudainement effrayé de ce qui pouvait les attendre dehors. Les chasseurs, eux, écoutèrent avec attention, appréhension et excitation pour certain. Et ils comptèrent.

- Trois.
- J’en ai trois aussi.
- Trois ou quatre.
- Plus le clébard qu’on a vu dehors. Ça veut dire qu’on en a trois à l’intérieur et Greyback sur nos fesses. Alors on se rappelle ce qu’on s’est dit dans ce cas là. On s’emporte pas, on reste en vie et on vise les petits. Il va falloir la jouer effraction plutôt que filet de pêche. Tous à l’intérieur ! Maintenant !


Martin défonça la porte d’un violent coup de pied dévoilant sa grande stature d’homme imposant d’un bon mètre quatre-vingt. Il fut suivit de prêt pas Lance, plus petit, plus jeune, plus svelte et chevelu mais aussi plus vif. En une fraction de seconde il avait posé son regard sur le trio d’animaux et lancé la première salve de sort paralysant. Sirius fit de son mieux tout éviter mais il ne parvint à en éviter que deux et se laissa échapper un jappement de panique lorsque le troisième l’envoya s’échouer sous l’escalier.
- Joe y a un putain de cerf dans cette Cabane ! s’exclama Martin qui malgré les offensives agressives de son coéquipier préférait savoir dans quoi il mettait les pieds avant de se transformer en feu d’artifice.
- Ca doit être son casse-croûte, on s’en fou. Reste concentré !
- Y a Big Daddy et little sister qui se pointent ! annonça Falta, une jeune fille sèche au crâne rasé qui ferma la marche et la porte.
- Quoi ?!
- Laisse tomber ! Rappelle-toi ! On vise les petits !
- Pas besoin de me le rappeler !
Deux autres baguettes de joignirent à celle de Lance dans la direction des deux jeunes Maraudeurs restant.

¤

Fenrir fonçait comme une bête enragée dans la direction de la Cabane Hurlante où il avait vu pénétrer trois chasseurs et où il pouvait sentir la présence et la détresse de ses deux loupiots. Devançant de vitesse Lise devant la maison de bois, il ne put s’empêcher de la pousser fortement en arrière pour l’éloigner au mieux des chasseurs. Il s’apprêta à défoncer la vieille porte moisie de toute sa force mais il perçu juste à temps la lueur verte d’un sort de mort et dû bondir en arrière. Faisant volte face, il vit personne et n’eut pas le temps de détacher toutes les odeurs qu’il pouvait percevoir avant qu’un autre éclair rouge le frôle depuis le ciel. S’éloignant un peu plus de la cabane et en levant les yeux, il pu voir le chef de la bande, joyeusement debout sur le toit de la vieille bâtisse. Joseph Jones.

- Comme c’est mignon. Alors comme ça chez les poilus c’est le papa qui s’occupe des enfants ? Et bien, tu ne fais pas très bien ton job hein Greyback ?


Le loup-garou ne put s’empêcher de pousser un hurlement bestial. De ses descendants créés pendant la guerre, une bonne vingtaine avait péris aux mains des chasseurs dont Jojo et sa bande faisaient partis. Il fit un geste pour s’approcher mais immédiatement deux sorts vinrent s’assurer qu’il ne fasse pas un pas de plus.

- Oh et ça c’est qui ? ajouta Joseph en voyant une petite humaine brune approcher à vive allure. Un casse croûte ? Un otage ? Une… petite amie ? Peu importe ce que vous autres hybrides prenez votre pieds avec...

Fenrir grogna à nouveau mais il ne put s’empêcher de bloquer Lise d’un bras protecteur pour ne pas l’exposer à la baguette du chasseur. C’était une erreur et il le savait mais il n’y pouvait rien. S’il y avait une chose que Joseph avait pu comprendre de Fenrir depuis toutes ces années c’était qu’il était prêt à tout pour protéger ses semblables. Même si la brunette avait clairement l’air d’une humaine, ce simple geste protecteur l’avait rajoutée à sa liste de course.

- Oh et bien peu importe. Je vous exterminerais tous.

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Lise Parker

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Poufsouffle


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Lun 14 Mar - 20:10

Le chien n'a pas tardé à les rejoindre. La présence de ses deux amis le tire momentanément de la solitude et des doutes. La pleine lune arrive, il n'a pas le temps de ruminer ses sombres pensées. Le plus important est Remus. James accepte enfin de quitter sa cape d'invisibilité, puisque de toute façon, les Maraudeurs l'ont trouvé. Acquiesçant d'un signe de tête, il se lève pour les suivre dans la cabane hurlante, revenant sur leurs pas. Alors que les deux adultes sont à l'étage, les trois jeunes préfèrent rester en bas. Enfin, pour la première fois depuis bien longtemps, James prend la forme du cerf qui le représente. Sous sa forme animale, il a l'impression de retrouver liberté. Ses paupières se ferment pendant quelques secondes, s'autorisant ce moment de paix … Jusqu'au premier crie de Remus. La transformation commence, et comme d'habitude, la souffrance prend le dessus sur son ami. Impuissant, il ne peut que regarder son précieux Remus exprimer sa douleur. Le cerf laisse échapper un glapissement en se couchant sur le sol, détournant la tête. Il aimerait pouvoir le soutenir d'avantage, mais le maraudeur est bien incapable de rester de marbre devant la douleur qui anime le corps de leur si gentil Remus.

Mais enfin, la supplice prend fin. Le chien se frotte contre le loup qui a l'air d'avoir gardé toute sa lucidité. C'est la première fois que James voit l'animal avec son esprit humain. Remus est comme eux. La soirée va être drôle. Face aux idioties du chien noir, les lèvres du cerf s'anime, il semble rire dans son coin. Refusant de rester en retrait plus longtemps, alors qu'il compte les « attaquer » avec ses bois dans l'intention de chahuter avec eux, un crie puissant et terrifiant retenti. Bien qu'il ne comprend d'où il provient, le cerf sent tout son corps se crisper. Instinctivement, avec une docilité peu commune, il se couche une nouvelle fois sur le sol, apeuré.

Le danger est imminent mais James est bien incapable de réagir. Du moins jusqu'à que la porte soit brusquement défoncée pour laisser entrer un groupe de sorcier qui ne tarde pas à les attaquer. Le cerf pousse un crie lorsque le sort touche Sirius qui est envoyé plus loin, paralysé. Retrouvant sa vigueur, l'animal se dresse et les bois percutent un des hommes pour l'envoyer plus loin. Sabots dressés, il n'a pour autant pas le temps d'attaquer d'avantage, le même qui a touché Sirius l'atteint, James est rapidement hors course.

***

Courant le plus vite possible, peur et colère au ventre, sa vitesse se décuple, mais pas suffisamment pour empêcher son oncle de la devancer. Greyback la pousse avec brusquerie. Lise réussit à garder son équilibre, et grogne de frustration et d'avertissement. Elle n'a cependant pas le temps de faire comprendre à Fenrir que ce n'est pas le moment de l'arrêter, ce dernier manque de se faire tuer par un sortilège impardonnable. Un nouveau protagoniste fait son apparition. Un chasseur de lycan d'après ce qu'elle comprend à travers la démence qui grimpe toujours en elle. L'avantage d'être semi-lycan, c'est qu'elle garde à moitié sa lucidité. Même si la totalité de ses émotions sont beaucoup plus intense, plus féroces.

N'écoutant que son instinct, elle tente de se jeter comme une furie sur l'individu armée, mais c'est sans compter Fenrir qui l'en empêche une nouvelle fois, la sauvant ainsi d'une mort certaine.

« Remus. » répète-t-elle avec empressement, la panique toujours présente.

Ses yeux jaunissent d'avantage. D'un geste rapide, elle attrape sa baguette -autre avantage d'être toujours humaine- et jette le premier sort qui lui vient en tête. Bien sûr, la demi-lycan savait très bien que sortilège serait arrêtée, mais elle profite de cette distraction pour bondir hors de vue et se ruer dans la cabane hurlante.

Rapidement, Lise note les deux animaux à terre, et se précipite devant le loup, faisant bouclier de son corps. Sa baguette l'aide à contrer les sortilèges paralysant. Sa vitesse décuplée lui permet de sauter sur la fille au crane rasé. Violemment, elle lui tape la tête contre le sol, puis ses dents se referment sur son épaule, lui arrachant un morceaux de chaire.

« Pas Remus !! Pas Remus !! PAS REMUS !!! »

La folie s'empare de la brune, qui martèle le visage de son adversaire avec son poing. Lise n'a plus conscience qu'elle vient de dévoiler son secret si précieusement gardé devant les Maraudeurs. A cet instant, plus rien n'a d'importance. Plus rien d'autre que de protéger Remus Lupin. La haine, la colère, la fureur. Son esprit s'évade peu à peu, ayant du mal à garder sa lucidité.

A côté, le cerf essaye de se relever, en vain. Il gémit de nouveau, essayant par ce crie d'appeler les deux adultes à l'aide, inconscient de ce qu'il se passe là haut.

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Gryffondor


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Mar 15 Mar - 18:57


Des grognements sourds se faisaient entendre au rythme régulier de sa respiration. Et bien qu’il n’y avait plus rien de vieux Remus Lupin derrière ses pupilles d’ambre, le regard qu’il posa sur le chien noir en entendant son jappement n’avait rien de menaçant. Les loups garou n’avaient qu’une seule et unique proie en tête, l’humain, ni plus ni moins. C’était bien pour cette raison que ses amis avaient appris à devenir Animagi. Il se détourna rapidement du chien apeuré pour tendre la tête et redresser ses oreilles lorsqu’un long hurlement se fit entendre au loin. Ce hurlement eut un effet immédiat sur la bête qui, à son tour, répondit. L’odeur humaine, il l’avait sentie, répondant à celui qu’il considéra naturellement comme son alpha, une façon de l’aider à se repérer, à le prévenir qu’ils étaient ici.

La porte d’entrée de la cabane hurlante vola en éclat, surprenant les adolescents qui se trouvaient au rez-de-chaussée. Et sous sa forme animal, le jeune Remus pouvait alors voir les sortilèges volés, il les évita, mais cela ne fut pas vraiment le cas ses amis, se plaçant par réflexe entre ses sorciers et ses camarades, son regard se posa sur leur baguette. Ce qui ne dura le temps qu’une seconde lui semblait être une éternité tant il eut la sensation de se sentir complètement paralyser. Non pas parce qu’il avait été touché par un sortilège mais parce qu’en cet instant précis, sa conscience le fit hésité. Sous cette forme, il n’avait rien d’autre que la violence bestial pour se défendre, les tuer était hors de question et les blesser lui semblait bien pire encore que la mort. Il ne souhaitait en rien être à l’origine de la naissance d’un nouveau Loup Garou. Il s’apprêtait alors à recevoir simplement sa sentence en espérant qu’il n’y avait que lui qui intéressait ses Hommes.

Son regard se posa sur l’un d’entre eux tandis qu’il se dressait lentement sur ses pattes arrière, offrant une vue imprenable sur son buste. Il ne leur restait plus qu’à prendre ce qu’ils étaient venu chercher. C’est en cet instant précis que Lise fit son entrée.

A l’étage, le loup garou tournait rond, ne se préoccupant pas du chien qui se trouvait à ses côtés. L’odeur humain était forte, trop forte, la logique aurait voulu que la bête descente mais l’instinct primaire de survie lui faisait comprendre que le danger était bien trop grand en bas. Peut-être qu’au fond de la bête subsistait une part de la personnalité de Lupin lorsque la bête émacier décida de passer par l’une des fenêtres de la chambre. Ses griffes se plantèrent dans le bois de la cabane, grimpant jusqu’au toit. Personne n’aurait pu prédire pareil comportement et la surprise fut assez grande pour qu’arriver sur le toit, le délicat parfum d’un homme vienne directement lui chatouiller les narines. La salive s’écoulait déjà de ses babines retroussée lorsqu’il s’élança vers sa proie. Ne laissant guère à cet homme le temps de réagir. Ses griffes l’avaient déjà attrapé lorsque les deux corps s’élançaient dans le vide. Une donnée à laquelle l’animal n’avait guère pensé, lorsqu’ils atteignirent le sol, la chute fut bien trop violente pour qu’il puisse directement planter ses crocs dans la chair de sa proie. Ils roulèrent simplement, sur plusieurs mètres, les griffes du lycan finissant par lâcher prise, l’humain roula plusieurs mètres plus loin. L’animal se redressa sur ses pattes, lentement, secouant la tête, encore sonné par le violent atterrissage.

A l’intérieur de la cabane ce fut le théâtre d’une extrême violence, alors que le loup fixait Lise, l’odeur du sang vint rapidement lui donner la nausée et le sortir de sa torpeur. Son regard se posa une seconde vers ses amis avant qu’il ne se jette sur Lise pour qu’elle s’éloigne de la victime. C’était un comble, il venait probablement de sauver la vie d’une personne qui ne souhaitait que sa mort mais Remus ne pouvait laisser son amie faire quelque chose qu’elle regretterait tout le reste de son existence. Même si c’était pour lui. Il l’attrapa, comme il le pouvait mais nouvel éclair lui rappeler qu’il n’y avait pas qu’une seule personne contre eux. C’est là qu’il prit la décision de fuir, tout simplement. Non pas parce qu’il souhaitait fuir de peur, mais parce qu’il se disait qu’en cette seconde, s’il devait choisir entre le Lycan, ou des animagus, se serait lui qu’on pourchasserait. Bousculant violemment l’agresseur encore debout, il passa la porte, se mettant à courir aussi vite qu’il le pouvait, il devait les éloigné de là…



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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Ven 18 Mar - 22:05



Le trio de chasseur s’acharna sur le petit espace de la cabane où se trouvaient les Maraudeurs. Sirius fut le premier à se faire frapper et paralyser. Lance poussa un cri de victoire mais se rendit rapidement compte qu’un énorme cerf lui fonçait dessus, prêt à l’empaler de ses bois. Il l’évita de justesse mais ses deux camarades derrière n’eurent pas le temps de réagir et furent éjectés à leur tour. Sans perdre la moindre seconde le survivant frappa l’animal d’un nouveau sort paralysant. Le cerf tomba lourdement sur les deux autres chasseurs qui râlèrent avec énergie.

Lance croisa un instant le regard de la dernière bête tenant encore debout. Celui-ci, debout, calme et docile semblait presque lui donner la permission d’aller aider ses deux comparses piégés. Avant qu’il ne se décide à se détourner du combat, la fille svelte et agile du groupe avait réussie a se faufiler de sous le cerf pour reprendre la lutte. Elle pointa sa baguette sur la bête tranquille mais se sentit soudain agrippée et mordre violemment.

Encore coincé sous le cerf Martin avait tenté de stopper l’inconnue mais elle put les parer avec une vitesse incroyable. Les cris de Falta attira l’attention de Lance, une fois de plus stoppé dans ses efforts d’achever le loup-garou. Celui-ci s’apprêta a intervenir mais il fut devancé par le lycan qui poussa la furie plus loin. Sans perdre une second, des qu’elle se sentit hors des griffes de la créature qui l’attaquait, Falta disparu dans un craquement.
Lance, lui, tenta de faire fie du chaos en visant toujours le loup-garou mais n’arriva qu’a lui faire prendre la fuite. Sans réfléchir, le chasseur lui couru après, le bombardant tant bien que mal de sortilèges.

Martin lui parvenait juste à s’extirper de sous le mammifère paralysé et voyant son partenaire et sa proie quitter la cabane, il en profita pour viser le dernier élément dangereux qu’il avait identifié. Frappant la jeune fille d’un sort de ligotement dont elle ne s’attendit pas, il ne put s’empêcher de la rattraper dans la chute pour la déposer avec un peu de douceur sur le sol poussiéreux de la cabane. Il ne savait pas qui était cette jeune fille mais il était clair qu’elle n’était pas un loup-garou. Pourtant le sang et la chair de Falta qui pendait encore de sa bouche indiquait clairement que quelque chose n’allait pas chez elle. Il l’observa elle et les deux animaux étranges qui le fusillait du regard en poussant des grognements et des gémissements menaçants. Aucun d’eux n’étaient des loups-garous mais aucun d’eux n’étaient vraiment humains non plus. Le chasseur eu un grimace mais il leva tout de même sa baguette à contre coeur.


Un puissant aboiement retentit, prenant le chasseur par surprise. Se retournant vers le haut des escalier d’où venait le son, il put voir une forme noire fondre sur lui mais avant de comprendre de quoi il s’agissait, la forme se transforma en homme qui le frappa d’un sort qui le rendit inconscient.
Sirius Black atterrit au dessus de l’homme qu’il venait d’immobiliser mais ne s’y attarda pas du tout. Le sorcier vêtu d’une robe de sorcier de velours noir un peu poivre et sel rappelant ses poils d’animagus se précipita pour libérer James du sort qui le retenait prisonnier. Il croisa le regard du cerf, conscient que celui-ci pouvait a présent le voir sous sa forme d’adulte humain et se sentit obligé de détourner le regard. Il libéra ensuite l’autre version de lui-même qui avait prit son apparence canine à son tour. C’était si étrange de se voir si jeune et vaillant. Même sous cette forme qu’il aimait prendre pour échapper à la réalité, le chien semblait arborer une apparence digne, juvénile et presque arrogante qu’il ne pourrait retrouver chez lui-même. Et lui ? Qu’est-ce que ce chien pouvait voir dans le vieille homme qui se trouvait devant lui ? Sirius tenta de ne pas y penser.

- Où est Remus ? Demanda-t-il sans attendre. Il avait été incapable de suivre son propre ami apparemment monté sur le toit et ne s’attendait pas à retrouver un tel chaos du côté des jeunes. Comme si savoir que Remus n’était pas lui même n’était pas la pire chose qui pouvait arriver en cette nuit de pleine Lune. Plusieurs loup-garou, des chasseurs ?

- Trouvez-le et fuyez, mais ne vous transformez pas en humain ! Vous m’entendez ? Ne vous retransformez pas tant qu’il ne fera pas jour ! Ordonna-t-il d’un ton involontairement autoritaire.
Sirius aboya et voyant que cela semblait être les seules consignes qu’ils avaient le temps d’écouter, il se précipita sans attendre à la suite de son ami et du chasseur le pourchassant.


¤


A la chasse aux loups-garous une nuit de pleine Lune, il fallait avouer que le Joseph ne s’attendait pas a devoir faire face a de la magie. Il bloqua le sort de justesse mais la distraction suffit a la brunette pour se faufiler et atteindre la Cabane. Fenrir tenta de la suivre ou même de l'empêcher de foncer tête baissée mais ne parvint qu’à se faire frapper par un nouveau sort du chasseur. Le frappant au flanc, il l’éjecta en lui coupant le souffle mais pas plus. Fenrir eu l’impression que Le chasseur prenait un malin plaisir à le voir lutter pour rejoindre les siens à l’intérieur et il avait bien raison.
Il avait laissé la gamine mais il était sûr que ses trois camarades n’auraient aucun problème à s’en occuper. Concentré sur Fenrir, le chef ne ratait aucune mesure, aucun geste, aucun signe de l’impatience et de l’angoisse grandissante dans le coeur de l’Alpha. Vu d’en haut, le grand Fenrir Greyback n’avait rien d’effrayant. Il paraissait même pathétique et impuissant et Joseph s’en délecta. Car ce n’était pas la première fois qu’ils se croisaient et s’il avait déjà réussi la progéniture du monstre il en avait aussi gardé de nombreuses et douloureuses marques de leurs précédentes rencontres. Mais pas cette fois, cette fois il avait l’avantage et le menait bien littéralement à la baguette. Enfin, c’est ce qu’il cru.

Bien trop fixé sur Fenrir, le chasseur n’entendit pas l’autre loup-garou grimper depuis l’étage jusqu’au toit. Ce ne fut que trop tard qu’il perçu le mouvement de la bête qui se jetait violemment sur lui. Il sentit les griffes se planter dans sa chair et la danse de la gravité se terminer dans une violente chute.
Plus léger, le choc fut moins brutal pour le chasseur qui roula sur plusieurs mètres. La douleur des griffures l’aida au contraire à rester très vif et concentré, imbibé d’adrénaline. Immédiatement, il pointa sa baguette pour lancer un sort paralysant vers la bête qui l’avait emportée. Mais chancelant, son éclair manqua sa cible deux fois avant qu’il n’opte pour une autre méthode. Matérialisant une fiole, il la balança directement sur le loup.
Remplie d’essence d’aconit tue-loup concentré elle se brisa et brûla la peau du lycan comme de l’acide. N’utilisant cela que comme distraction pour tituber rapidement jusqu’à sa proie, le chasseur empoigna son colt chargé de balles en argent. Prêt à tirer une balle en plein cœur du loup-garou, le chasseur ne se laissa cependant pas surprendre une deuxième fois en entendant Fenrir approcher à tout allure. Faisant volte face, il mitrailla l’énorme lycan enragé.

Chaque balle vint se loger dans son corps mais aucune ne le toucha au cœur. Les huits balles suffirent néanmoins à le faire chuter au sol, pantelant et ensanglanté. Bien que blessé Joseph ne put s’empêcher de se sentir triomphant et d’exhiber un grand sourire en s’approchant de sa prise.

- Tu sais… Commença-t-il d’un air railleur en tournant autour de l’alpha criblé de balles. A la base je visais tout tes petits bâtard pour t’avoir toi. Mais je commence a prendre goût a notre petit jeu.
Les pas irréguliers du chasseur le menèrent ensuite vers l’autre loup encore rongé par le contenu de la fiole. Il le frappa sans rater cette fois d’un sort immobilisant et s’agenouilla à côté.
- Salut sale bête. Nargua-t-il en fixant ses yeux répugnant d’animal. J’ai plus de balles pour toi mais c’est pas grave. Je vais me faire un plaisir de te faire mourir lentement et douloureusement. Ajouta-t-il d’un ton mauvais avant de cracher un peu de sang à son visage.

Cette fois ce fut une longue seringue argentée qu’il matérialisa du bout se sa baguette. La vue de l’objet anima Fenrir d’un soubresaut de rage mais ses muscles perforés refusèrent de faire plus. Sa réaction anima un grand sourire sur le visage de Joseph qui se retourna vers lui pour le narguer.

- Oh oui tu le connais ce petit cocktail maison. C’est celui la qu’on devrait appeler potion “tue-loup”. Commenta-t-il d’un ton distrait en inspectant le liquide brillant et épais qui coulait lentement du bout de l’aiguille.

- Je vais te laisser vivre, Greyback. Je veux te voir lutter pour sauvegarder ton espèce et échouer, encore et encore. Je les tuerais tous, un par un et tu seras là pour y assister. Peu importe combien tu en feras, je les tuerais tous. Et ils mourront d’une mort, lente et atroce.

/ Non ! Remus, non ! /
grogna Fenrir mais impuissant il observa le chasseur plonger sa seringue dans le bras de son loupiot et y déverser son poison.

Un craquement se fit entendre et la jeune femme au crâne rasé apparu non loin. Elle aussi avait un peu de mal à rester debout. Une de ses épaules était salement amochée tout colle son visage recouvert de contusions. C’est néanmoins avec énergie qu’elle s’approcha de son chef.
- Jo ! Ça commence à partir complètement en couille, j’ai pas prévu de crever ici ce soir moi ! Grogna-t-elle en peinant à parler correctement à cause de ses blessures au visage.

- Ah ouai ? nargua Joseph en rangeant la seringue à sa ceinture. J’trouve que ça se passe plutôt bien ici. S’amusa-t-il en libérant le loup empoisonné de son sortilège paralysant, juste pour avoir le loisir de le voir se tortiller de douleur. Cela ne sembla pas amuser Falta qui sortit son propre Colt pour achever la bête mais Joseph l’arrêta en agrippant fermement son poignet.

- Je veux qu’il regarde ! Ordonna-t-il sèchement.

- Quoi ?! Parce qu’il est pas mort en plus lui ?! Tu t’es pris pour Lance ou quoi ? Tue-les qu’on en finisse !  S’énerva-t-elle mais Joseph ne la laissa pas dégainer.

Non loin, le jeune loup-garou prenait la fuite poursuivit de prêt par un chasseur.
- En parlant de Lance…  Commenta Joseph d’un air mécontent en lâchant brusquement Falta. J’ai dit “on vise les petits” alors pourquoi il est encore vivant lui ?! Fais-ton boulot avant de m’emmerder ! Rugit Joseph. Falta n’eut pas besoin de plus pour transplaner à nouveau pour rattraper Lance et le dernier loup.

Reprenant son calme, Joseph revint au sien mais en posant son regard sur Fenrir il sembla se souvenir de quelque chose ou plutôt quelqu’un.
- Oh mais moi aussi il ne faut pas que j’oublie. Il faut que j’aille faire un petit coucou à ta petite, petite amie.  Se moqua-t-il en riant au nez de l’Alpha qui se vidait lentement de son sang. Ce dernier claqua de la mâchoire mais cela ne fit qu’intensifier les rires du chasseur qui fit doucement son chemin pour rejoindre la Cabane.


/ Lise… Lise ! Pas Lise ! /  s'énerva l’Alpha sans être capable de faire quoi que ce soit de plus que de se raccrocher a la vie et ne pas s'évanouir. Impuissant, il observa le chasseur s’approcher du dernier lieu où il avait vu Lise pénétrer. Puisant dans ses dernières ressources, ce ne fut pourtant pas vers là qu’il rampa avec difficulté. Au moins un. Il fallait qu’il en sauve au moins un et il parvint à agripper Remus avec le peu de force qu’il lui restait. Dans un dernier effort il plongea ses crocs dans son bras et arracha un gros lambeau de chair. Il fit gicler son sang mais aussi le liquide brillant qui contaminait lentement son corps. Suçant le poison avant que celui-ci ne se répande, il fit de son mieux pour en recracher le plus possible mais il pouvait le sentir lui brûler la gorge et les intestins. Incertain de si ses efforts servaient à quelque chose, le loup garou sentit un voile noir se poser lentement devant ses yeux. Sombrant doucement dans l’inconscient, une dernière pensée parvint à échapper son esprit avant qu’il ne s’évanouisse complètement.

/ Griffin… /


¤


Dans la Cabane, Sirius était resté avec Lise. L’inquiétude le rongeait de ne pas savoir où se trouvait Remus en sachant que des chasseurs rôdaient et il ne savait toujours pas si laisser les deux jeunes Maraudeurs sortir dans la nature avait été une bonne idée. Mais dans cette histoire, une jeune adolescente humaine restait la proie la plus en danger cette nuit.
Il dû néanmoins remarquer que quelque chose clochait lorsqu’il s’approcha de la jeune femme. Il la connaissait si calme et silencieuse et en la voyant ainsi barbouillée de sang il se demanda un instant s’il n’avait pas confondu cette adolescent pour quelqu’un d’autre. Mais c’était bien elle, son regard brillant plein de mystère et d’intelligence, sa beauté discrète et inassumée et son parfum.

- Lise… Lise, j’ai besoin que tu reste calme. Est-ce que tu as mal quelque part, tu es blessée ? Ecoutes, il y a des loup-garous dans le coin, il faut que tu soit très prudente…

- Sans déconner, haha… Se moqua Joseph en entrant dans la vieille Cabane. Il vit Martin inconscient à terre, la gamine et l’homme inconnu qui se trouvait près d’elle mais il ne s’en inquiéta pas autant qu’il aurait dû. Rien ne pouvait entamer la bonne humeur d’avoir trainé Greyback dans la boue et obligé à assister à la mort d’un de ses protégé.

Sirius se releva doucement mais avec méfiance, conscient que s’il avait voulu le chasseur l’aurait put le prendre par surprise et qu’il ne l’avait pas fait. Il se retourna calmement vers lui mais ne put cacher la colère et l’animosité qu’il ressentait envers l’inconnu. Il ne voulait pas se combattre contre des chasseurs mais l’idée que l’un d’eux puissent faire du mal à Remus le révoltait. Seule l’ignorance de savoir si celui-ci était coupable de quoique ce soit le retenait de l’attaquer.
Joseph de son côté dévisagea l’homme mystérieux qu’il n’avait pas vu pénétrer dans la Cabane plus tôt. S’il était là, c’est qu’il avait clairement un rôle à jouer dans cette histoire et il était prêt à parier que c’était lui qui avait rendu Martin inconscient. Mais ce n’était pas ce qui l’intriguait le plus. Ce visage… Il était persuadé de l’avoir vu quelque part.

- Prenez votre équipier et partez.  Énonça clairement Sirius En fixant l’homme d’un regard gris et dur comme du métal.

Il avait lentement monté sa baguette pour la pointer vers le nouvel arrivant pour lui montrer que c’était là une proposition courtoise mais qu’il n’hésiterait pas à faire preuve de violence si celui-ci avait d’autres intentions que de déguerpir en vitesse.
Joseph ne parvint pas à se souvenir où il avait bien pu voir ce visage mais le regard qu’il y vit était bien convaincant. Il pouvait sentir ses propres blessures le faire souffrir et l’adrénaline  baisser dans son organisme. Il n’était pas du genre à laisser une proie filer mais croiser le bois avec un sorcier était une autre paire de manches. Mais son regard se porta sur la jeune fille encore ligotée derrière l’homme. Le souvenir de la façon dont Greyback s’était déporté pour la protéger le titilla de pousser le vice.

- Et elle ? Elle a peut-être pas l’air d’un loup-garou mais elle a quelque chose avoir avec Greyback ça c’est sûr. Petite hybride probab-

La phrase du chasseur fut coupée par un éclair rouge qui le frôla de quelques millimètres. Il n’avait même pas remarqué le geste du sorcier.

- Vous ne la toucherez pas. Ni aucun loup-garou ici. Partez avant que je ne vous tue.  menaça Black sans ciller ou montrer la moindre hésitation.

L’éclair de sommation avait suffit à Joseph pour changer d’avis. Il n’avait pas intérêt à se montrer trop gourmand s’il voulait finir la nuit aussi bien qu’elle avait commencer. Sans faire de petite remarque cinglante, il agrippa son camarade inconscient et le positionna sur son épaule.

- Eh bien… Pour les loup-garous… J’ai bien peur que ce soit trop tard. Oups. Nargua-t-il une dernière fois, disparaissant au moment même où une salve de sortilèges fila dans leur direction.

- Remus… S’étrangla Sirius en sentant un frisson le parcourir. Mais il ne put pas partir tout de suite. Se retournant vers Lise, il la libéra enfin de ses liens.
- Pars ce trou ! Vite retourne au château !  Ordonna-t-il mais sans pouvoir vérifier si on l’écouterait il se précipita hors de la cabane à toute allure.

L’odeur du sang l’interpella dès qu’il fut à l’extérieur et il retrouva bientôt les deux loup-garous gisant au sol. Il n’avait aucune idée de qui était le deuxième mais il n’eut aucun mal à reconnaître Remus. Il sentir son cœur rater un battement lorsqu’il vit tout le sang et les brûlures qui recouvraient son corps. Tombant à genoux à ses côtés il commença immédiatement une incantation de soin. Il s’efforça de garder son calme, ne pas trembler et rester concentrer alors qu’il put voir les plaies du loup-garou disparaître. Il était conscient qu’être sous forme humaine n’était pas prudent du tout mais il avait besoin d’être capable d’user de sa magie pour le sauver.


¤


Le chien noir courait à toute allure, poussant son corps au maximum pour rattraper Remus. Rapidement il put discerner les éclats de lumière que produisaient les sorts de son poursuivant et accéléra de plus belle. Se jetant de toute ses forces sur le chasseur lorsqu’il le rattrapa, il parvint à le surprendre et le faire tomber et échapper sa baguette. Il se retourna, arrêtant sa course folle pour plutôt arrêter les poursuivants de Remus.

Devant l’homme, l’adolescent hésita à se retransformer en humain pour pouvoir contre la magie par la magie, mais il se souvint des consignes de l’autre Sirius et du fait qu’il n’avait de toute manière pas sa baguette sous la main. Son regard se porta alors sur celle du chasseur, échouée sur le sol entre lui et Lance. Leur regard se croisèrent ensuite et devinant l’intention de l’autre, ils se jetèrent tous les deux sur le bout de bois. Abandonnant l’idée de pouvoir l’utiliser, le cabot se contenta de griffer et claquer des mâchoires pour s’assurer que le chasseur ne la récupérerait pas.
Mais la lutte fut subitement interrompue lorsqu'il sentit une douleur fulgurante lui traverser le flanc. Lâchant un jappement de surprise et de douleur, Sirius se recroquevilla et se laissa balancer contre un arbre plus loin. Ce n’est que lorsqu’il vu la lame argentée ensanglantée dans les mains du chasseur qu’il comprit ce qu’il s’était passé.

- Tout ce qui est pas humain… marmonna Lance avec un sourire agacé. J’vais m’occuper de toi sale clebs !


¤


Mais Remus Lupin n’était pas sortit d’affaire pour autant. Une succession de craquements annonça l’arrivée de la chasseuse trop amochée pour vouloir pourchasser la bête. Elle avait devancé Lance mais transplaner autant lui retournait l’estomac mais aussi le cerveau. S’étalant presque sous les pieds du lycan, elle vida ses tripes sur la terre meuble. Profitant de la surprise, elle jeta néanmoins un sort à moitié à l’aveugle dans la direction du monstre. Qu’il face mouche ou non, il lui donna le temps de se reconcentrer et de se relever.

- Finissons-en. Grogna-t-elle en pointant sa baguette sur la bête.
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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Ven 18 Mar - 23:00

   
From the dawn of time to the end of days
I will have to run, away
I want to feel the pain and the bitter taste
Of the blood on my lips, again
Les soirs de pleine lune, c’était une journée qui laissait l’hybride dans un état étrange. Il observait le soleil se coucher lentement avant d’observer le satellite prendre une place dominante dans le ciel. La lune était d’une grande beauté ce soir et s’il pouvait rester des heures à l’observer en se remémorant sa première transformation, il ne pouvait s’empêcher de ressentir la rage et la colère qui l’avait toujours animé depuis ces siècles d’existence. Lui qui pouvait se transformer à sa guise, à la fois immortel et animal, il ne pouvait offrir ce cadeau, il ne pouvait avoir son propre clan, sa propre famille. Il avait mainte et mainte fois étudié les Loup Garou pour comprendre cette part de lui mais tout comme il était un paria chez les vampires, il en était un chez les lycans. C’est plonger dans cette observation qu’il entendit le long hurlement aussitôt suivit d’un second, il sentie en lui monter une forme de jalousie avant de se rendre compte de la légère tonalité emprunter par ces cris. Animé par la curiosité plus qu’autre chose, c’est à l’aide de sa célérité qu’il se dirigea en direction du chant des loups. Rapidement, ce fut le bruit des hommes qui l’aida à trouver son chemin, a une distance plus que raisonnable il observa ce qui lui semblait une simple chasse en meute.

Klaus ne compris pas de suite que les proies n’étaient pas les sorciers qu’il pouvait discerner de loin mais bel et bien les loups. L’odeur du sang se répandit dans ses narines et pourtant, il ne bougea pas de sa cachette, observant ce spectacle avec une pointe de curiosité malsaine. Devait-il seulement les aider ? L’ennuie c’est qu’il se retrouvait face à un choix compliqué en remarquant qu’un des loups de la meute fuyait, poursuivit par des chasseurs. Il avait le choix, entre aider les deux probables blesser qui se trouvait encore non loin de ce qui avait été baptisé la cabane hurlante ou aider le jeune lycan qui s’était enfuit. En une fraction de seconde, il se retrouva face à un homme assez fou pour tenter de soigner un loup. D’un geste, il l’attrapa par la gorge, reconnaissance alors d’un coup d’œil le visage du fugitif le plus rechercher d’Angleterre. Cela avait très peu d’importance pour l’hybride dont ses pupilles se dilatèrent alors qu’il reposait Sirius Black en lui tenant des paroles qui s’insinuerait en lui comme le ferait un sortilège d’imperium.

« Vous allez retourner chez vous, votre ami ira bien, il vous retrouvera »

Relâchant le sorcier pour laisser cette suggestion faire son chemin dans l’esprit du fugitif, il se tourna vers les deux corps présent. Son regard se porta vers le lycan qu’il reconnaissait. Fenrir Greyback, il avait fréquenter Voldemort assez souvent pour connaître l’alpha de cette meute ( si on pouvait appeler cela ainsi ) et il était aujourd’hui l’unique raison pour laquelle il était venu les aider. Il s’approcha, mordant son poignet à coup de crocs, il laissa son propre sang se déverser dans la gorge de l’animal et les effets de celui-ci se faire. Les brûlures s’estompèrent, les balles quittèrent une à une le corps de Greyback. Il lui serait redevable et comptait bien sur ce sentiment pour avoir une conversation autrement plus sérieuse avec l’Alpha à un moment beaucoup plus propice que celui-ci. Attendant que l’homme soit à nouveau conscient, un étrange sourire traversa les lèvres de Klaus.

« Je m’occupe de l’omega, vous en avez encore un à protéger »

Désignant d’un signe de tête la direction qu’avait pris l’autre Loup Garou, Klaus abandonna Fenrir pour se tourner vers le lycan agonisant non loin. L’incantation de soin avait donner du temps à celui-ci sans pourtant le sortir d’affaire. Restant au-dessus du corps, il laissa son sang s’écouler de sa chair en un mince filet qui s’échouait sur la gueule de l’animal.
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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Dim 20 Mar - 20:06


Dans la folie meurtrière de la prédatrice, la victime ne doit la vie sauve que grâce à l'intervention du lycan qui attrape la brunette pour l'éloigner de sa proie. Agressive, elle s'apprête à l'éjecter contre le mur, mais ses mains se crispent sur la peau du lycan en reconnaissant son odeur. Remus Lupin. Doucement, la colère se calme, un sentiment d'apaisement prend le dessus. Plus loin, le cerf est surprit par cette scène et encore plus interloqué de voir l'absence de peur dans les yeux de l'étudiante, qui se trouve tout de même face à un lycan. C'est finalement un aspect non humain que la jeune femme cache depuis qu'ils la connaissent ? Un regard suffit à comprendre que l'affaire est plus compliquée.

James n'a cependant pas le temps de se concentrer d'avantage de Lise. L'animal grogne en voyant le loup prendre la fuite. Il essaye de se débattre, en vain, le sort de paralysie beaucoup trop efficace. Impuissant, il ne peut que regarder son ami fuir les lieux pour les protéger, aussitôt poursuivit par le dernier chasseur encore debout dans la cabane hurlante. Mais comme si la malchance se jouait d'eux, c'est ce moment que choisit l'autre chasseur pour se réveiller. Bon sang, James aurait du frapper plus fort. Le cerf gigote, en vain. Lise est rapidement hors d'état de nuire. Menacés, tout semble perdu.

C'est sans compter l'intervention de Sirius Black, version adulte, qui reprend forme humaine pour jeter un sort au sorcier, qui s'écroule sur le sol, inconscient. Rapidement, Black défait les liens du cerf, évitant son regard, après qu'ils se soient croisés. Coupable d'avoir pensé que Sirius pouvait lui faire du mal, affligé par cette détresse perpétuelle de son meilleur ami, le cerf frotte sa tête contre la main de l'adulte, prenant soin de ne pas le cogner avec ses bois. Mais l'heure n'est pas aux câlineries, ils ont toujours Remus à sauver. Sirius libère ensuite son homologue adolescent, puis leur interdit de reprendre forme humaine avant le lever du jour. Ils doivent retrouver Remus et fuir. Le chien est le premier à réagir, détallant. Malgré le temps qui presse, James s'autorise une petite seconde, gardant les yeux sur Sirius. Il aurait aimé lui dire qu'il est désolé, qu'il ferait tout pour ne pas mourir et surtout … Qu'il n'a plus à se sentir coupable, qu'il est pardonné. Bien qu'il ignore s'il aura un jour l'occasion de prononcer ces mots, il ne peut pas se le permettre pour le moment. Pourtant, il ne peut s'en empêcher, et malgré l'interdiction, il reprend forme humaine.

« Quoi qu'il arrive … Ne meurs pas. Toi et moi, c'est pour toujours. On se reverra, c'est une promesse. »

La transformation est rapide, le cerf quitte la cabane hurlante, suivant l'odeur de ses deux amis. Celle de Sirius se fait plus forte, mélangé avec celle du sang. Le cœur de l'animal s'emballe, affolé, il décuple encore sa vitesse, le plus possible. Finalement, il arrive auprès du chasseur. Sirius est contre un arbre, blessé, prêt à être achevé. Le cerf fait vole face et brusquement, il saute devant le chasseur. D'un geste puissant de la tête, ses bois percute le bras de l'ennemi, l'obligeant à lâcher sa dague. Ne laissant pas le temps au sorcier de réagir, un autre coup le propulse à terre. La brusquerie a été suffisante pour le faire perdre connaissance. Le cerf se laisse tomber couché à côté du chien, prit dans un horrible dilemme. Reprendre forme humaine, soigner Sirius, en perdant du temps et prendre ainsi le risque de ne pas pouvoir sauver Remus. Ou alors partir protéger le lycan avant qu'il ne soit trop tard et prendre le risque de perdre Sirius. Il gémit doucement, indécis, ne pouvant choisir entre ses deux amis.

Pourtant, il doit faire un choix. Jamais sait que s'il arrivait quelque chose à Remus, Sirius se sentirait responsable d'avoir ralenti le cerf. Prenant cette lourde décision, avec ses bois, il pousse la baguette de l'agresseur, près du chien, priant pour que ce dernier ait la force de reprendre forme humaine et de se soigner grâce à la magie. Léchant le visage du chien, c'est la boule au ventre qu'il reprend sa course, ayant l'impression de commettre la pire erreur de sa vie.

L'odeur de Remus fini par être notable. Voyant le loup en proie avec la femme agressée plus tôt par Lise, le cerf se met entre les deux, baissant la tête, menaçant avec ses bois, prêt à passer à l'offensive. Il ne la laissera pas approcher Remus. Jamais !

***

La pleine lune. Avec le temps, elle est arrivée à gérer la colère qui s'empare d'elle durant cette période. Plus sereine, plus froide, plus calme mais à la fois plus sauvage et violente. Lise c'est toujours demandé si son lien de sang avec Fenrir n'influencerait pas sa capacité à pouvoir maintenant maîtriser sa transformation psychologique. C'est comme s'il lui témoignait sa force.

Pourtant, Parker a bel et bien le projet de détruire son oncle. Ce n'est pas par gaîté de cœur. La semi-lycan ne nie pas l'affection et le respect qu'elle éprouve pour son oncle, mais ce dernier reste une trop grande menace pour son foyer déjà perdu. Si elle a quitté Remus, il y a tant d'années, c'est bien parce que Fenrir ne lui en a pas laissé le choix. Reste et il maîtrisera Remus comme une marionette, le privant de son libre arbitre. Part et ta famille sera protégée. C'est l'ultimatum qu'elle avait eu. Loin de Londres, elle sait que son oncle a veillé sur Remus, et plus tard, sur Sam, comme promis, lorsque ce dernier a découvert la vérité et l'a quitté.

Jamais Lise n'a refait sa vie. Jamais elle ne s'est tournée vers quelqu'un d'autre, ses pensées hantées par le souvenir de Remus Lupin. Lorsque Sam lui posait des questions sur son père, la jeune femme restait silencieuse, se contentant de le fixer d'un regard triste. Il n'a jamais réussit à obtenir de réponses venant d'elle, et c'est tout seul qu'il a découvert la vérité, grâce à ses talents de détective, hérité de sa mère. Durant toute ses années, elle a fait son possible pour élever Sam, à devenir plus tactile et aimante avec lui, afin de lui donner l'amour qu'elle mérite. Si elle a souffert quand Sam est partie, elle n'a rien dit, en comprenant aisément la raison. Sam a eu le courage de faire ce qu'elle même n'a pas pu : partir à la recherche de Remus Lupin. Malgré son amour pour son fils, la culpabilité, la solitude, les remords et le manque de Remus n'ont jamais rendue sa vie heureuse, se contentant de survivre avec nostalgie et tristesse, ne restant debout que pour son petit blondinet.

C'est pourtant en apprenant la mort d'Amy Loreens Black, que la lycan a décidé de revenir définitivement à Londres, reprenant du service. Bien sur, elle avait déjà fait quelques apparitions, pour veiller sur Sam, ou observer Amy. Ainsi que Remus, auprès de la chaleureuse Tonks. Si la jalousie l'avait piqué, c'est tout de même mieux pour Remus, de pouvoir vivre heureux. Peut-être qu'il pourra enfin s'accorder la paix qu'il mérite. Son oncle ne devait certainement pas ignoré les allées et venues de sa nièce mais du moment que cette dernière reste discrète et ne se montre pas, sans doute avait-il jugé inutile d'intervenir. Jusqu'à que Lise ne respecte plus les termes de leur accord. Ce qui a marqué le grand retour de Lise Parker, c'est bien l'annonce de la mort d'Amy. Elle ne pouvait ni accepter, ni croire en ce funeste destin, elle est venue à son enterrement afin de pouvoir juger la vérité sur les visages des membres de l'Ordre. C'est là que Remus l'avait surprit. Après une brève discussion, la jeune femme a prit la fuite, amère.

Rencontre qui n'a pas échappé à Fenrir. Alors malgré leur lien familial, Lise se doit de trouver un moyen de l'empêcher d'atteindre Remus, quitte à pactiser avec des personnalités dangereuses. Le danger ne l'a jamais fait peur, de toute façon elle a une facheuse aisance pour disparaître et réapparaître au besoin. Mais la semi lycan n'a pas réussit à obtenir ce qu'elle voulait et la seule solution qui lui reste, c'est d'affronter son oncle, lui faire confiance qu'elle en a terminé de cette accord et que c'est elle-même qui protégerait sa famille. Elle a choisit la pleine lune pour « discuter » avec lui. Fenrir ne lui ferait pas de mal, quant à elle, ses forces risquent d'être plus nécessaire.

Suivant la trace de son oncle, c'est vers Pré-au-Lard que son chemin la mène. Traversant le village, elle se fige soudainement. Une odeur particulière l'attire, mais surtout, cette odeur se fait plus lointaine, agonisante. Son sang se glace.

« Remus ! »

La jeune femme court à toute allure, suivant l'odeur du lycan et arrive vivement vers la cabane hurlante. Un coup d'oeil rapide lui permet d'analyser la situation. Fenrir mal en point mais guéri, la présence du vampire qui fait boire son sang au loup blessé. Son cœur semble se craquer dans sa poitrine. Ses yeux jaunis s'écarquillent, Lise est encore plus pâle que d'habitude. Son regard d'incompréhension se posent sur son oncle, en espérant obtenir des réponses. Lise a longtemps été cette personne frigide qui cache tous ses sentiments et émotions, impassible. Il est très rare de la voir ainsi désemparé. A cet instant, elle ressemble à cette petite fille apeuré à la mort de sa mère, à sa première transformation.

« Tu devais le protéger » reproche-t-elle, la voix plus tremblante qu'elle ne le voudrait.

Prenant sur elle, Lise laisse le vampire terminer son travail, puis se laisse tomber à genoux vers le loup, soigné mais affaiblit. Elle baisse la tête, ses mains de part et d'autres du corps meurtrit, des gouttes d'eau tombant sur les poils de la bête.

« Merci … Merci ... » murmure-t-elle dans un échos désespéré, à l'attention du professeur, sans relever la tête. Une frisson parcours son corps. « C'est bon maintenant … Je prends la relève …. Allez vous en …... Allez vous en!!!! »

L'ancienne Poufsouffle n'attend pas de voir s'ils ont suivi sa demande. S'asseyant à même le sol, elle soulève un peu le loup pour qu'il puisse poser sa tête sur ses genoux. Doucement, elle caresse sa fourrure. Ses pupilles jaunes, le regard en larmes, se pose vers Remus. Elle ne sait même pas s'il est conscient, trop aveuglée par les larmes, seuls les battements de son cœur la rassure.

« Je suis désolée … Je suis si désolée … J'aurais du te protéger moi-même … Ce n'est pas ainsi que ça devait se passer. Tu devais être hors de danger ... »

Cachant ses sanglots, elle se mord les lèvres et laisse tomber son visage, qu'elle dissimule contre le ventre de l'animal, sans le lâcher.

« Je ne laisserais plus personne te faire souffrir. Pas même moi. »

***

Dès que James est parti, un homme est sorti de l'ombre.
S'approchant calmement, il brandit son fusil vers le chien blessé. Joshua Prescott vient d'une famille de sorciers, des chasseurs plus exactement. Ou plutôt, il venait. Un soir, la pleine lune haute dans le ciel fut témoin d'un drame entre deux familles, les Prescott et les Parker. Toute sa famille a été décimé, un par un par la lycan Andréa Parker, tout ça à cause d'un stupide accident d'adolescent où il en était l'investigateur. Joshua se souvient avoir tenté de freiner ses parents, il se souvient de tous les corps tombant inerte sur le sol, de l'odeur de sang. Il se souvient de Lise qui l'a protégé de son corps, il se souvient l'avoir tiré en arrière pour ne pas qu'elle soit blessée par sa propre mère. Il se souvient de la lycan qui allait même tuer les siens. Et il se souvient de Lise qui lui a tiré une balle dans la tête pour sauver son père.

Si au départ, il n'a pas tenu l'adolescente pour responsable, la solitude l'a vite rendu fou. Reprenant le flambeau de ses parents, il est à son tour devenu chasseur, sa haine pour les lycans s'accentuant en voyant les nombres de victimes, des enfants mordus, des innocents tués … Se débarrasser des non humains pour protéger la population. Beaucoup de chasseurs tuent pour l'argent, mais Joshua ne cherche ni la fortune, ni la gloire, mais plutôt un monde sans danger, en paix.

« C'est dommage d'en arriver là ... » murmure-t-il au chien blessé. « Mais je ne peux pas risquer de choisir qui est bon ou mauvais. C'est trop risqué. Je ne peux laisser les non humains en vie, au risque qu'un innocent soit blessé. Ferme les yeux, tout se passera très vite, tu n'auras pas le temps de souffrir. »

Le coup de feu retenti, visant la tête du chien noir. Mais avant que la balle ne le touche, la petite poufsouffle avait bondit contre le chien, le poussant de la trajectoire. La balle s'enfonce dans la patte de l'animal … C'est tout ce que Lise a pu faire, pour sauver Sirius, s'étalant sur le sol.

« Sirius ... » murmure-t-elle, vérifiant que l'animal respire encore, avant de se relever. Lise se retourne vivement vers le chasseur. Lorsque leurs deux regards se croisent, les deux se stoppent, aussi surprit l'un que l'autre.

« Qu'est-ce que ? » murmure le jeune homme. Il vient de reconnaître sa première petite amie, Lise Parker mais …. Non seulement elle est censée être morte, mais en plus, c'est une adolescente qui se tient devant lui. Sa fille ? Non, c'est bien Lise, il reconnaît ce visage, élégant et sauvage. « Bonté divine ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? »

Bien qu'interloquée, Lise est la première à réagir, ne lui laissant pas le temps de reprendre ses émotions, elle le plaque brusquement contre le mur.

Restant silencieuse, son regard montre tout de même à Joshua qu'il a intérêt de partir maintenant, et de les laisser tranquille. C'est un regard d'avertissement. Mais l'homme attrape les poignets de la jeune femme et la repousse violemment avant de reprendre son fusil et de la pointer sur elle.

« J'ignore ce que ça signifie, mais jamais tu n'aurais du revenir ! »

Même si c'est Lise, il n'est pas sans ignorer ses origines. Les temps ont changé. Il ne peut la laisser en vie. Mais avant … Alors qu'il pointe son arme vers la jeune fille, c'est finalement vers le chien qu'il tire. Mais encore une fois, la pleine lune décuple la vitesse de la semi lycan, qui est la plus rapide, protégeant le chien de son corps. La balle se loge dans son ventre. Lise pousse un petit crie de douleur et tombe à genoux par terre, repliée sur elle même. Pourtant, elle n'est pas décidée à s'écarter de l'animal.

Joshua sent la colère grimper en lui. Il s'approche et la tire par les cheveux avant de lui faire manger le sol.

« Te fiche pas de moi ! Comme si toi et ta putain de famille de tueurs voulait protéger qui que ce soit ! Bande d'immondes lycans ! Tu es une tueuse, tu l'as dans le sang. Tu l'as fais ! ALORS NE TE DONNE PAS DE FAUX AIRS ! »

Le coup de pied le percute et Lise roule sur le sol, gémissant de douleur. Mais encore une fois, elle rampe vers Sirius.

« C'était un accident. »

Lise se rend compte que ce n'est pas à Joshua qu'elle s'adresse, mais bien à Sirius, comme si elle ne pouvait supporté qu'il pense qu'elle ait une tueuse en plus d'une semi lycan. Lui qui apprend le secret qu'elle cherche tant à protéger. Elle continue de ramper, puisant dans le peu de force qui lui reste, essayant d'ignorer la douleur que provoque la balle dans son ventre. Elle ne veut pas que Sirius soit blessé. L'adolescente n'a jamais été proche des Maraudeurs. Tout ce qu'elle a fait, c'est fouiner auprès d'eux, soit disant pour chercher leur secret. Peut-être qu'au final, la si distante Lise ne veut pas être seule. Peut-être qu'au final, elle veut avoir des amis, des personnes à protéger et des personnes qui se soucient d'elle. Bien que tout cela lui paraît encore difficile et beaucoup trop tôt. Elle ne mérite peut-être pas la rédemption, mais elle veut le protéger.

Joshua s'accroupit auprès d'elle, et murmure d'une voix plus douce, plus compatissante, la colère affaiblit. Il passe une main dans les mèches brunes.

« C'est vrai. C'était un terrible accident. Où je suis plus responsable que toi. Mais je suis désolée ma petite Lise. Cette excuse ne peut servir à chaque fois. On ne peut dire que c'est un accident, à chaque fois qu'un lycan tue. Il n'y a pas d'autres options que vous empêcher de nuire. Et tu ne peux le protéger. Arrête toi. »

Malgré l'ordre, Lise ne l'écoute pas. Son regard ne quitte pas celui du chien, elle rampe vers lui, autant qu'elle peut. Alors doucement, le chasseur pointe son arme sur elle, prêt à tirer.

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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Mer 23 Mar - 23:11



Sirius était bien trop concentré sur Remus pour entendre ou sentir quoi que ce soit arriver vers lui. Se sentant soudainement agrippé à la gorge avec force, il eu a peine le temps de sentir la panique monter en lui que tout sembla s’effacer doucement en lui pour laisser place à la voix calme et autoritaire de Klaus Varney. Remus irait bien et le retrouverait. Cette simple phrase ôta des épaules de l’animagus toute la tension et la peur qu’il avait put ressentir quelques seconde plus tôt. Néanmoins, Sirius tourna la tête vers le corps inanimé de son ami et pouvait bien voir que son sort restait incertain. L’angoisse se battait en lui pour revenir mais ce fut son corps et son cerveau hypnotisé qui prirent le dessus sur ses instincts. D’un crac sonore, Sirius Black disparu.

L’Alpha revint soudain à lui, comme sortit d’un cauchemar horrible par un violent coup. Les yeux exorbités, le souffle saccadé, il se releva mais se figea soudain. Devant lui se trouvait Klaus Varney et il se rendit compte qu’il pouvait encore sentir le goût de son sang dans sa bouche. Fenrir avait déjà comprit ce qu’il s’était passé et pourtant il ressentit le besoin de vérifier par lui même que les balles d’argents avaient bien quittées son corps et que ses plaies s’étaient refermées.
Le loup-garou eu soudain l’envie de vomir ses tripes et d’égorger l’hybride sans aucune retenue mais heureusement pour tous, il était l’un des loup-garous capable de garder l’esprit très clair et lucide pendant les nuits de pleines Lune. Faisant taire ses instincts offensés, il laissa place à l’esprit de logique et aux priorités. Il était vivant, Klaus sauverait Remus comme il l’avait sauvé lui et il lui permettait d’aller sauver le deuxième.
Mais avant qu’il ne puisse le faire une nouvelle personne le figea sur place. Lise Parker, l’adulte cette fois-ci courrait dans leur direction complètement affolée.

/ Non ! / rugit Fenrir mais il savait bien que cela n’aurait pas d’effet./ Et tu devais rester loin de tout ça. / Reprocha-t-il à son tour, se battant pour ne pas céder à la colère.

Lorsque l’attention de Lise se reporta sur Remus et son soigneur, celle de Fenrir retourna sur le second loupiot qu’il devait sauver. Ne parvenant qu’à laisser échapper un grognement de frustration Fenrir se précipita sans plus attendre dans la forêt où il pouvait sentir sa présence et celle de sa nièce adolescente.


¤


Sirius était pantelant sur le sol, pouvant sentir son sang couler hors de son corps et mouiller ses poils. Tentant de ne pas céder à la panique et de ne pas se concentrer sur la douleur lancinante de sa blessure, il ne quitta pas des yeux le chasseur qui l’approchait pour lui donner le coup de grâce. Que faire ? Essayer de le mordre lorsqu’il serait assez prêt ? Tenter de fuir en sachant que chaque mouvement le viderait un peu plus de son sang ? Etait-il même capable de bouger ? Devait-il se retransformer en homme ? Profiter de la surprise pour tenter quelque chose ?
Malgré ses efforts pour trouver une solution le chien était figé de terreur, les oreilles couchées sur sa tête et ses crocs découverts.

Cornedrue apparu soudain, faisant barrière de son corps et de ses grands bois pour frapper le chasseur et le désarmer. Le chasseur perd connaissance. L’intervention de James aurait dû le soulager mais l’adolescent pouvait toujours sentir sa blessure le faire souffrir et même s’il n’était plus en danger de mort immédiat, la situation était tout de même catastrophique. Remus était encore quelque part dans ces bois et les chasseurs étaient encore nombreux.
Le chien croisa le regard indécis de James, comprenant par l’inquiétude dans ses yeux qu’il avait peur de le laisser seul. Sirius voulu aboyer pour lui sommer de partir au plus vite pour sauver leur ami mais une crispation de douleur transforma son ordre en faible jappement. Néanmoins le cerf se retourna pour pousser la baguette vers le blessé. Lui donnant un peu de courage et de réconfort en lui léchant le visage, il finit par partir à toute vitesse.
Sirius soupira, sachant que même s’il était seul, il serait en sécurité et qu’il pouvait compter sur James pour retrouver Remus et le protéger. Prenant une seconde pour se calmer et se reconcentrer, le chien resta allongé sur le sol, son torse sautillant à la vitesse de son souffle. Trop concentré à chasser la douleur, il ne vit pas le nouveau chasseur arriver.
Le murmure sortit de la nuit lui glaça le sang et avant qu’il ne puisse réagir, se transformer ou chercher à prendre la baguette magique devant lui, il eu un canon de pistolet pointé droit entre ses deux yeux. Fermer les yeux, Sirius n’y parvint pas, ni même appeler au secours.

Le choc arriva, la douleur fulgurante lui arracha un cri de souffrance. Mais lorsque le chien se sentit retomber sur la terre un peu plus loin il parvint à comprendre que quelqu’un l’avait poussé. Mais ça n’avait pas été suffisant et l’animal se recroquevilla en couinant. Il avait l’impression qu’on lui arrachait la patte à coup de marteau et de burin.
Il savait que quelqu’un chercher à le sauver une nouvelle fois et cette fois ce n’était pas James mais la douleur était bien plus forte que celle de la première blessure et l’adolescent ne parvint pas aussi bien à garder son calme et chasser la douleur. Ses jappements souffrants échappaient de sa gorge sans qu’il ne puisse y faire quoique ce soit. Sans vraiment le voir, il put néanmoins deviner par sa silhouette floue, ses cheveux bruns, son parfum et sa voix qu’il s’agissait de Lise Parker.

Il l’avait vu débarquer dans la Cabane Hurlante mais la peur et le choc lui fit se redemander ce qu’elle pouvait bien faire ici. Au lieu de se sentir rassuré comme il avait pu l’être à l’arrivée de James il se sentit plus paniqué encore de la savoir ici. Il fallait qu’elle parte, qu’elle fuit ! Pourquoi restait-elle ici ?
Un jappement horrifié racla la gorge du chien lorsqu’il vit Lise s’interposer et se prendre la deuxième balle qui lui était destinée. Il eu l’impression qu’on le poignardait une nouvelle fois et que son coeur s’était arrêté de battre une fraction de seconde. Mais celui-ci battait plutôt à la chamade, si vite qu’il avait l’impression qu’il allait bientôt exploser.
Mais Lise ne s’arrêta pas pour autant. Encore vivante et consciente elle rampa vers Sirius qui n’avait qu’une seule envie, l’éloigner de lui et du danger. Il la dévisagea de ses yeux jaunes, horrifié, désespéré, mais elle continua de le protéger de son corps. Le chasseur s’en énerva de plus en plus. Sirius parvint à écouter ses paroles mais leur sens avait peu d’importance. Lorsque Lise se retourna vers lui pour se justifier il la coupa d’un aboiement désespéré.

Fuis ! Sauve-toi ! la suppliait-il mais elle ne put pas le comprendre.

Horrifié, Sirius pu voir l’attention du chasseur lentement changer de cible et se porter sur Lise. Cédant à la panique totale il se mit à aboyer, encore et encore de toutes ses forces. Pour l’effrayer, pour l’éloigner, pour l’arrêter, pour appeler au secours, n’importe qui, par pitié.

Un puissant rugissement retentit à quelques mètres de là et avant que quiconque ne puisse en déterminer la provenance, l’énorme silhouette de Fenrir Greyback s’abattit sur le chasseur, l’écrasant au sol avec une brutalité sans nom. Abattant ses griffes sur le visage de son ennemi, il rendit violemment inconscient et le laissa lacéré et saignant. Mais sans perdre de temps à l’achever Fenrir se tourna directement vers Lise encore à terre. Une lueur de panique dans ses yeux de lycan il la prit dans ses bras pour observer sa blessure. Ce n’était pas fatal mais le cœur de l’Alpha se crispa. Un flash-back du premier jour où il avait prit Lise dans ses bras, quand sa sœur avait déposé son précieux bébé dans les bras de son oncle  lui revint en mémoire. Mais le sang, le froid et ce sentiment d’incompétence et d’échec venait troubler cruellement ce merveilleux souvenir.

/ Lise ! Oh Lise. Je suis tellement désolé. Je suis tellement désolé ! / souffla-t-il en sentant ses bras trembler sous le corps frêle de sa nièce.

- Une proposition. annonça une voix venue de nulle part, si neutre et claire qu’elle paru irréelle.

Greyback fit volte-face, tenant encore Lise dans ses bras. Sirius ne put pas le voir derrière la grande stature du loup-garou mais un homme fin, droit et pâle était arrivé depuis un des sentiers traversant la forêt. C’était Kalev Laine.

/ Qu’est-ce que tu fous ici, toi ?! / rugit Fenrir qui n’avait aucunement le temps ou la patience de gérer un nouvel arrivant ou quoique ce soit d’autre que les siens.

- J’ai une proposition. répéta Kalev, toujours immobile à exactement un mètre cinq de l’Alpha d’un ton si parfaitement répétitif qu’on aurait dit qu’il l’avait enregistré.

Greyback sentit la rage monter en lui mais il n’avait pas plus de mots pour La Machine que ceux qu’il venait de dire. Serrant Lise un peu plus contre-lui, il se rendait compte qu’il perdait un temps précieux. Il fallait qu’il réfléchisse, amener Lise à Klaus pour qu’il la sauve elle aussi ? S’essayer à la magie pendant une Pleine Lune en sachant qu’il ne serait pas du tout efficace ? La présence de Kalev lui empêchait de bien réfléchir. Heureusement, celui-ci prit les trois secondes de silence de son interlocuteur pour un encouragement à être plus éloquent. L’homme pointa sa baguette fine vers Lise.

- Je soigne votre nièce, si vous n’allez pas sauver Remus Lupin, âgé de 17 ans, se trouvant actuellement dans cette même forêt. énonça clairement Laine d’un ton dénué d’expression. Je la sauve. Vous ne le sauvez pas. C’est ma proposition.

/ Tu te fous de moi ?! / s’insurgea Fenrir. Il était clair dans son regard que la seule raison pour laquelle il n’avait pas encore assassiné Laine était parce qu’il avait Lise dans les bras et ne voulait pas la lâcher.

- Non. répondit Laine du tac au tac. Et c’était tout. Une seconde passa, puis une autre où Fenrir ne trouva absolument pas quoi répondre et enfin une troisième, incitant à plus d’éloquence. Le professeur Varney en a déjà sauvé un, ce n’est pas la peine d’en sauver un autre. La redondance n’est pas bonne pour les calculs. La redondance n’est pas bonne pour les Chiffres.

/ Espèce d’enfoiré. / grogna Fenrir, le regard plein de haine. Son esprit lui dictait de déposer Lise pour mettre fin à cette farce ignoble mais son corps sembla lui refuser de se détacher d’elle même une seule seconde. Son inaction autorisa Laine à continuer son discours.

- Ce que vous tenez dans les bras est une redondance, Greyback. Acceptez le fait que les équations et moi-même soyons plus clément envers elle. Je ne devrais pas mais je vais, la sauver, si vous n’allez pas retrouver le plus jeune des Remus Lupin.

Fenrir ne comprenait pas, il n’avait jamais comprit les moindres paroles venant de cet homme et pourtant il savait qu’il avait comprit l’essentiel. Remus ou Lise. Il était incapable de choisir, il refusait de choisir et pourtant il sentit son corps s’agenouiller doucement et déposer Lise sur le sol avec délicatesse.

/ Soigne-la. / ordonna-t-il d’un grognement rauque.

- Entendu. répondit Laine avec un hochement sec et mécanique de la tête.

A ce moment, Fenrir bondit sur le côté évitant le sortilège du sorcier qui ne rata pas de filer dans sa direction à une vitesse fulgurante. Le deuxième fut aussi évité mais le troisième frappa le loup-garou de plein fouet comme s’il avait anticipé son esquive. Fenrir Greyback tomba de tout son poids sur le sol, complètement paralysé.
Loin d’être surprit ou même contrarié par l’attitude prévisible du loup-garou, le professeur d’Arithmancie se retourna calmement vers la demoiselle blessée. Étendant ses bras fins et droits comme sa baguette magique, il commença patiemment une incantation de soin.

Le chien lui, toujours au sol et à bout de force avait encore maintenant du mal à comprendre ce qu’il venait de se produire. Bataillant pour garder ses yeux ouverts, il ne gardait de toute la scène qu’un sentiment d’angoisse et de désespoir. Il pouvait encore sentir le sang lentement s’échapper de son corps et un voile noir se poser doucement sur ses yeux. Couinant doucement pour se forcer à ne pas sombrer dans l’inconscience, l’animagus capta le regard du professeur pendant une seconde. Celui-ci l’observa comme s’il savait très bien qui il avait en face de lui mais complètement imperméable à l’état de l’adolescent se vidant lentement de son sang le Professeur continua tranquillement de soigner celle qu’il avait proposé de soigner.

- Une proposition. répéta alors Kalev Laine, s’adressant cette fois à celle qui reprenait doucement des forces grâce à lui. Vous demeurerez ici même, sans faire la moindre action,  jusqu’au levé du jour à 8h05 précise. Et je sauverais, une,  personne de votre choix, Lise Parker.

Laine continua son incantation de soin mais il porta son regard sur la montre qu’il avait à son poignet. Plutôt que de lire l’heure et s’en détourner, il la fixa longuement, suivant le rythme de son mécanisme régulier avec une intense attention. Cinq secondes semblèrent lui dire bien plus que ce que d’autres auraient pu voir dans le cadran de sa montre et il haussa les épaule d’un air soudain étrangement détendu.

- Oui, ça je pense qu’on peut se le permettre Miss Parker. Un seul ne devrait pas être un trop gros problème. marmonna-t-il un peu pour lui même d’un ton bien moins limpide et rythmé qu’un instant auparavant. Oh, vous feriez mieux de choisir vite Miss Parker, certains n’en ont plus pour longtemps. ajouta-t-il d’une voix presque sympathique.


¤


- Finissons-en. Grogna Falta en pointant sa baguette sur la bête.

Mais quelque chose l’empêcha d’exécuter ses dires. Le bruit rythmé et affolé des sabots sur le sol meuble. Ayant apprit la leçon dans la Cabane la chasseuse se retourna vivement pour anticiper l’arrivée du grand cerf.
Le voir débouler lui arracha une grimace agacée et elle ne parvint pas à lancer un sort avant que l’animal ne bondisse pour se mettre entre elle et le loup-garou. C’était complètement ridicule et absurde. Les vampires, les loup-garous, un chien et maintenant un cerf ? Cette histoire commençait à ressembler à un véritable cirque.
Elle ne voulait pas tuer un putain de cerf, en fait à ce point elle ne savait même plus s’il s’agissait d’un homme-cerf, d’un cerf-garou ou d’un cerf tout court. Mais celui-ci était très clair dans ses intentions de protéger le lycantrope et elle n’avait pas non plus envie de se faire empalée par des bois. Laissant échapper un juron, elle releva sa baguette.

- J’aurais la peau du loup, alors si tu veux pas crever, dégage ! cria-t-elle par précaution avant de se mettre à lancer des sorts, mais comme prédit, le cerf ne bougea pas.

Falta serra les dents. Est-ce que ça voulait dire qu’elle devait vraiment tuer tout ce qui n’était pas humains maintenant ? Les gobelins, les trolls, les chats et les hamsters ? Son moment d’agacement et d’hésitation figea le trio dans un moment de suspense.
Un boulot, c’est qu’un boulot. dû-t-elle se répéter pour maintenir sa baguette haute.

Elle ne put le voir ou même l’entendre mais derrière elle approcha une silhouette sinistre ornée de deux yeux jaunes. Avançant très lentement et silencieusement à la lumière de la Lune, un autre loup-garou découvrit ses crocs acérés. Ce ne fut que trop tard que Falta se rendit compte que quelque chose clochait dans le regard de ceux qu’elle menaçait de sa baguette magique. Elle se retourna juste à temps pour se recevoir un puissant coup de griffe dans le ventre qui l’envoya valser plus loin, aux pieds du cerf.
Griffin Whide ne s’arrêta pourtant pas là, s’approchant doucement et sinistrement de la fille, il claqua de la mâchoire d’un air menaçant.

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Lise Parker

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Poufsouffle


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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Mar 29 Mar - 19:37


Alors que la Mort est venue la prendre, cette dernière est précédé par Fenrir Greyback, intervenant en déjouant ses plans. Joshua ne tarde pas à perdre connaissance sur le sol, n'ayant pas eu le temps de réagir face à la menace que représente le lycan. Mourante, la petite brune n'a pas peur de cette fin qui l'approche. Elle aurait du quitter ce monde il y a deux ans et demi, en même temps que sa mère. La seule chose qui la chagrine c'est qu'au final, elle n'a pas eu la force de sauver Sirius Black, le chien se vidant de son sang à côté d'elle. Ni Remus. Oh Remus … Ses paupières se ferment doucement, malgré le lycan qui tente de la ramener à la réalité.

« Oncle Fenrir ... » murmure-t-elle faiblement, luttant pour ne pas sombrer. « Je suis tellement … désolée …. de t'avoir privé … de Maman …. »

Des excuses qu'elle aurait du formuler depuis bien longtemps. Stoppé par la peur de faire face à son oncle, face à la vie et l'avenir, elle c'est repliée contre elle même, se cachant du monde et de sa propre existence. Durant ces dernières années, Parker a pensé que rien ne le retenait ici. Qu'elle n'avait rien à perdre. Pourtant … c'est la frustration et l'amertume qui la saisit. De ne pas être capable de sauver ceux qu'elle aurait voulu un jour appeler « ami. »

Malgré tout, sa famille auprès d'elle, elle peut sans doute mourir en paix. Pourtant, une fois qui n'a rien à faire dans ce scénario, vient rompre la quiétude qui la gagnait. Elle ouvre brusquement ses yeux chocolats, insistant impuissante à la proposition de cet étrange professeur. La colère la gagne mais son corps refuse de bouger. C'est avec un effort manifeste, qu'elle attrape le bras du lycan.

« Remus. »

Sa voix est sans appelle. Lise refuse de sacrifier la vie du maraudeur en échange de la sienne. Mais elle n'est pas en mesure de prendre la décision et malgré sa volonté, le lycan choisit son sang. Déposant le corps de la semi louve sur le sol. Fenrir se fait paralyser par Kalev Laine avant que ce dernier vienne la soigner. La futur détective sent la force lui revenir. La seule chose qui l'empêche d'attraper la gorge de l'homme, à main nue, c'est cette proposition qui la prend au dépourvu. Lise est bien connue pour son manque d'expression, mais il est clair qu'elle a un degré d'empathie bien plus élevé que celui de ce robot.

Bien qu'intérieurement, elle bouillonne, c'est le visage insondable qu'elle fixe l'homme. Le calme dont elle fait preuve a le mérite d'être remarquable, surtout dans une situation si délicate, encore plus dans un soir de pleine lune. La brune force l'humaine à prendre le dessus sur la bête. Réfléchit Parker, réfléchit. Bien que visuellement indéchiffrable, son esprit agit à vive allure. Son regard noisette se pose furtivement sur le chien. Comme si elle allait laisser l'élève mourir. Jamais elle ne prendrait cette responsabilité. Elle est venue le sauver, quitte à en perdre la vie, et ce n'est pas ce choix grotesque qui la fait changer d'avis. Le plus sage est de choisir Sirius, en espérant que James soit assez rapide et agile pour sauver Remus. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle doit accorder sa confiance, ignorant si cette décision sera la pire de son existence ou non. Mais comment se lier à eux si elle n'est pas capable de leur laisser leur chance. Croire en eux. Croire en eux. En eux tous. Sans exception.

Ses yeux se ferment de nouveau, apaisé, ayant prit sa décision. Le calme ne dure qu'une fraction de seconde, avant qu'elle ne repousse le professeur avec une brusquerie sans nom. La jeune femme se relève brusquement, sortant sa baguette, elle utilise sur lui, le même sort qu'il a jeté pour paralyser son oncle. S'assurant que Laine ne soit plus en mesure de bouger, elle lui attrape la mâchoire du bout des doigts.

« Remus. James. Sirius. Peter. Et Amy. Je les choisis tous. Je choisis une confiance mutuelle. Je rejette votre proposition et vos chiffres. Je rejette la précaution pour choisir la folie des Maraudeurs. »

Prononcer ces paroles à haute voix l'aide à se rendre compte de sa décision. Lise Parker, cette jeune fille toujours sur la réserve, ayant toujours un coup d'avance sur tout, ne faisant confiance qu'en son jugement, décide de mettre son avenir, sa vie et sa raison entre des mains qui ne sont pas les siennes. D'un geste rapide de la baguette, elle libère son oncle de sa paralysie et sans un mot, elle se laisse tomber à genoux devant le chien, pour prononcer quelques sorts de soin, jusqu'à que toutes les plaies soient refermés. Se doutant tout de même que l'animal a perdu trop de sang pour être en bon état, Lise profite du soir de pleine lune et de sa force décuplée, pour attraper le chien dans ses bras et le soulever.

« On va retrouver James et Remus. » lui murmure-t-elle, confiante, la phrase sonnait presque comme un ordre. Ils ne peuvent pas perdre.

Lise jette un dernier regard à Greyback, laissant à son oncle le soin de faire ce qu'il souhaite de Kalev Laine. Elle n'estime pas avoir besoin de sauver un homme qui était prêt à sacrifier leurs vies. Enfin, la jeune femme disparaît, courant à vive allure dans la forêt, suivant l'odeur du cerf.


***

Du côté de James, le cerf refuse de s'éloigner malgré les paroles menaçante de la chasseuse. Il continuera de faire barrage entre le lycan et l'humaine, jusqu'au bout. Mais l'intervention d'un autre lycan rompt l'aspect tragique de ce scénario. Le cerf reste surprit pendant quelques secondes. Mais il lui semble encore entendre la voix de Sirius adulte qui leur dit de retrouver Remus et de fuir. C'est chose faite. Ils n'auront pas d'autres occasions de fuir, ils ne doivent pas laisser passer cette chance. Alors malgré l'interdiction de Sirius, James reprend une apparence humaine, se fichant d'être vu par des inconnus. Au diable la prudence, seule la survie compte. Fermement, il attrape le loup, prenant tout de même garde à ne pas se prendre un coup de griffe.

« Cassons nous ! » fait-il dans l'urgence. Alors qu'il s'apprête à transplaner, James se stoppe brusquement, se remémorant autre chose. « Merde. Sirius ! » Ne laissant pas au lycan le loisir de réagir, il le tire, courant comme il peut, en revenant sur ses pas, à la recherche du chien, priant pour que ce dernier soit toujours en vie.

Au bout de quelques minutes, James percute brusquement Lise Parker, qui sous le choc laisse tomber le chien par terre. James lâche également Remus, en poussant un crie.

« Sirius !! » Se forçant à garder son sang froid, il reprend d'une voix précipité. « Tenez moi !  On transplane. » Agrippant le chien, il s'assure que Remus et Lise le tienne. Cette dernière attrape la main du lycan et le haut de James. Un pouf retentit et les non humains disparaissent de la forêt qui entoure Pré-au-Lard.



Suite >> http://themaraudersbook.forumgratuit.org/t669-une-maison-chargee-de-souvenirs#3944

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MessageSujet: Re: Entre deux époques [Maraudeurs/Lise/Fenrir]   Sam 2 Avr - 12:31

Laine tombe à la renverse et se fige. Il faut quelques secondes à l’adolescente pour s’assurer que celui-ci est bien paralysé tant son attitude est naturellement rigide. Bien que libre d’exprimer sa surprise et sa colère, le visage de Kalev Laine demeure inexpressif. Il parait même, ennuyé et passif alors que Lise rejette sa proposition. Il reste silencieux, la suivant simplement du regard dans ses prochaines actions.

La première fut de libérer son oncle qui se redressa immédiatement en poussant un grognement profond. Greyback fusille le professeur d’Arithmancie de ses yeux brillants mais reste immobile, indécis. Le loup-garou tourne son regard vers Lise prêt du chien noir blessé. Il aurait voulu lui ordonner une nouvelle fois de rester tranquille et en sécurité. Mais il avait entendu la proposition de Laine et elle avait refusé. Elle voulait protéger et sauver ses amis et qui était-il pour l’en empêcher ?

Avant de trouver le courage et la détermination pour la convaincre de ne pas se mettre en danger la jeune femme s’était déjà élancé derrière les Maraudeurs, laissant Greyback seul avec deux chasseurs inconscients et un professeur Laine toujours figé et silencieux, mais pas pour longtemps.

- Jeune femme intelligente. commenta Laine de sa voix mécanique.

Greyback se retourna vers lui avec colère, découvrant ses crocs. Leur relation avait toujours été irrégulière, étrange et un mélange de coopération et de méfiance. Mais ce soir Laine avait dépassé les bornes en ce mêlant une fois de trop de ce qui ne l’avait jamais concerné. Le loup s’approcha du sorcier paralysé d’un pas menaçant.

- Mais aveugle. continua Laine aucunement inquiété. Comme beaucoup.

Greyback attrapa le corps du professeur par le col et le souleva pour le plaquer contre un arbre et le fixer avec fureur.

/ Toi et tes chiffres… Tu penses être si intelligent et au dessus des autres mais regarde toi. Tu vas mourir et tu trop bête pour réaliser. / grogna Greyback en découvrant des crocs acérés et nombreux, luisant de bave.

- Ma mort importe peu.
répondit Laine d’un ton détaché et morne. Pourtant je vous ’ai sauvé la vie, à trois reprise et je m’efforce de la sauver encore une fois. Pourquoi cela a votre avis ? questionna-t-il alors, animé d’un rictus moqueur, dédaigneux presque amusé.

Une lueur brilla dans les yeux de Greyback. La raison pour laquelle il n’avait pas réduit au silence cet arrogant angoissant robot aux apparences d’homme la première fois qu’il avait posé ses yeux sur son visage pâle était bien celle qu’il énonçait. Il n’avait jamais comprit pourquoi cet homme était apparu un joue pour lui sauver la vie et depuis ce jours, il ne comprenait jamais pourquoi celui-ci réapparaissait. Le loup-garou commença cependant à se rendre compte d’une chose. A chaque fois que La Machine réapparaissait, c’était pour le brider. Était-ce vraiment pour lui sauver la mise ? L’empêcher de se mettre en situation périlleuse ? Pourquoi ? Greyback n’avait pas de réponse à cela.

- Je suis plus intelligent et je vois bien plus que vous et que la plupart des gens.
remarqua Laine de sa tonalité plate et dure. Les Chiffres, Greyback, ne se trompent jamais. Et si vous vous obstinez à diviser votre indice, a multiplier les tares et a défaire les théorèmes, un jour il vous restera bien plus que ce que l’Ordre peut permettre et il ne restera à ce monde que le vide. Vous, les Anglais êtes comme une Supernova qui ne sait que consumer et amasser. Plus plus plus plus, toujours plus. Un jour les compteurs arriveront a zéro et ce jour la différence pour ceux qui sont trop gourmands sera terrible. Mais… tout cela n’a aucun sens pour vous, n’est-ce pas ?

Sans se rendre compte Greyback avait lâché le professeur qui restait debout contre l’arbre. Il avait reculé d’un pas comme repoussé physiquement par toute l’incompréhension émanant de l’homme machine. Complètement perturbé, le loup-garou avait peine a cacher son désarroi. Cela le rendait fou mais Fenrir avait réellement l’impression d’être l’idiot dans l’histoire, incapable de comprendre ce qu’on lui révélait et ce qui finirait pas lui retomber dessus. Ce serait tellement plus simple de penser que l’Arithmancien était complètement fou et illuminé mais son attitude si maîtrisée et parfaitement calibrée rendait la tâche trop ardue.

- C’est pourquoi vous devez me laisser faire.
reprit Laine d’un ton plus doux, plus humain. L’Ordre. Les Chiffres mèneront toujours à l’Ordre. Plus la méthode est simple, moins de gens souffriront mais cela ne veux pas dire que toute souffrance peut être évitée. Ce n’est pas le karma, ce n’est pas le bien et le mal, mais il y aura toujours un équilibre à respecter dans ce monde. Si certains sont essentiels pour l’Ordre, d’autres ne le sont pas.

Fenrir recula un peu plus, il pouvait sentir ses poils se hérisser sur son corps pâle et arqué. Il avait mal au crâne. Chaque seconde qui passait et chaque mot qu’il prononçait rendait le regard figé de Laine sur lui plus insupportable. Kalev Laine ouvrit la bouche, prêt a continuer son discours mais finalement le loup-garou fit volte face et fila dans la forêt pour s’éviter le supplice. Kalev referma la bouche et resta silencieux, encore paralysé contre son arbre.



L’Alpha s’élança naturellement derrière la trace parfumée qu’avait laissé sa nièce et son compagnon blessé entre les arbres. Il n’avait pas vraiment d’intention autre que de s’éloigner de la Machine et de ses paroles incompréhensibles et oppressantes. En continuant sa route il pu percevoir d’autres odeurs et accéléra un peu plus sa course. Il arriva à un lieu où les odeurs convergeaient mais disparurent, signe que le petit groupe d’adolescents avait transplané. Fenrir ne savait pas où et dans quel état mais ce n’était pas plus mal. Au moins il les savait hors de danger.
Il s’apprêta à rebrousser chemin et rejoindre le professeur Varney, Lise et Remus mais un cris aiguë et horrible lui perça les tympans. Se précipitant vers sa source, l’Alpha déboula sur la scène à laquelle il s’attendait.

Griffin avait entendu son appel de détresse dans la nuit et en revenant vers son Alpha il était tombé sur un des chasseurs, probablement occupé à poursuivre Remus. Alors que les adolescents en avaient profité pour prendre la fuite, Falta, la chasseuse en question s’attaqua à la plus grosse cible. Il n’en fallu pas plus pour l’auror lycanthrope déchaîne toute sa fureur bestiale sur la jeune femme. Celle-ci n’était pas encore morte. Adossé a un arbre, à bout de souffle, elle gardait encore les blessures infligées par Lise à son épaule mais aussi une longue taillade sur son flanc droit. Un mélange de peur et de détermination brillait dans son regard alors qu’elle fouettait sa baguette dans l’air en faisant fuser des sortilèges dans tous les sens devant elle pour éloigner la bête.
Fenrir n’intervint pas, restant caché derrière l’épaisse végétation de la forêt pour les observer car il savait qu’à l’instant où la chasseuse se sentirait encerclée, elle transplanerait et mettrait fin à la partie de chasse. Griffin grognait, claquait de la mâchoire et griffait le sol, bondissant pour éviter les salves de projectiles lumineux sans parvenir à s’approcher de sa cible. Voyant bien que la chasseuse était trop concentrée sur ce qu’elle pensait être son unique cible, l’Alpha se glissa discrètement derrière elle. Sentant sa présence, Griffin se laissa distraire une seconde et se fit frapper par un sortilège explosif. Falta observa son coup avec satisfaction mais celle-ci fut de très courte durée. En une fraction de seconde Fenrir avec bondit hors de sa cachette et lui arracha la baguette des mains. La jeune fille poussa un cri de surprise et de terreur. Sa gorge se serra lorsqu’elle se rendit compte qu’elle ne pouvait plus s’enfuir.

Aveuglé par la douleur et la colère, l’autre lycan se releva en grognant. Remarquant que les sorts ne volaient plus dans sa direction, il galopa à toute vitesse vers sa proie, prêt à lui arracher la trachée de ses dents. Mais Fenrir l’intercepta brusquement, le balançant quelques mètres en arrière.
Le loup se releva à nouveau, désorienté et troublé. Les oreilles plaquées en arrière il observa son Alpha se retourner lentement vers lui sans comprendre. La frustration le fit pousser un grognement mécontent mais il resta tout de même à l’écart.

/ Griffin. / appela Greyback d’une voix calme.

Le loup claqua de la mâchoire mais ce n’était qu’une réaction à la voix d’un autre. Nerveux et agacé, ses yeux jaunes faisaient des aller-retours entre l’Alpha et sa proie, guettant la seconde où il pourrait s’attaquer à elle. Celle-ci restait figée de terreur, sentant la mort la frôler à chaque seconde sans savoir quoi faire ni oser prendre la fuite.

/ Griffin. / insista l’Alpha en plongeant son regard dans celui de la bête.

Celui-ci s’abaissa un peu plus sur le sol, laissant échapper une petite complainte frustrée comme s’il commençait à comprendre qu’on lui demandait quelque chose. Mais il ne semblait pas encore comprendre pourquoi et continuait de gratter le sol d’un air impatient. Ses yeux jaunes observèrent néanmoins un peu plus longtemps l’Alpha et un peu moins longtemps la proie, cherchant à savoir exactement ce qu’on attendait de lui.

/ Griffin Whide. / répéta Greyback.

Les yeux du loup s’écarquillèrent. Tournant la tête vers Greyback, il avait soudainement cessé de gratter le sol et de grogner. C’était comme si son nom avait chassé son nom en l’espace d’une seconde toute sa folie et sa rage. Son nom ? C’était bien plus que cela.
Fenrir Greyback ne s’adressait pas à la bête en face de lui mais au loup-garou. Le mi-homme, mi-loup qui s’était trouvé à ses côtés avant le levé de la pleine Lune et qui se trouvait devant lui à cette seconde. Griffin était toujours un loup, son ossature était toujours courbée et tirée, sa peau recouverte de poils, sa mâchoire allongée et renfermant de longues dents acérées. Mais c’était aussi Griffin Whide.

Le loup peina a comprendre tout ce que cela impliquait mais il avait l’impression qu’une valve s’était ouverte en lui. Il pouvait se sentir se remplir d’un fouillis de souvenirs, de sentiments et d’émotions, il pouvait se sentir se remplir de lui. Le vide sans sens, la peur, la rage, la colère étaient toujours présents mais à présent recouverte d’une sensation étrange et effacée mais familière. La sensation qu’était d’être Griffin Whide.

/ Fen… rir… / répondit le loup, la gorge sèche. C’était si étrange de se rendre compte qu’il pouvait former des sonorités cohérentes alors qu’il ne pansait jusqu’ici que grogner et hurler comme une bête.

/ Merci d’être revenu. / remarqua l’Alpha d’un ton calme et reconnaissant.

/ J’étais… J’ai entendu… J'ai / tenta de répondre Griffin mais parler était difficile et même dans son esprit, il n’était pas sûr d’être capable de comprendre et de se rappeler ce qu’il s’était réellement passer. Il avait l’impression que son esprit et sa conscience n’était pas aussi définie qu’elle aurait dû l’être. Tel un brouillard, il n’avait ni de début, ni de fin, ni d’ordre particulier, seulement un nuage de ressenti et sensations.

Fenrir eu un sourire. Il en demandait peut-être un peu trop pour ce premier contact avec la réalité. S’approchant doucement du loupiot, il lui posa la main sur l’épaule d’un geste réconfortant. Mais même cela troubla le loup qui eu un petit mouvement de surprise. Ce geste était si naturel, si humain et pourtant le sentir sous sa forme de loup lui rappelait qu’il n’était pas humain. Chaque sensation était si différente et pourtant familière. Il pouvait sentir qu’entre homme et loup, un pont se créait très doucement.

/ Alors, qu’étais-tu en train de faire loupiot ? / commenta Fenrir en se retournant vers la chasseuse encore blessée et tétanisée.

Les yeux du deuxième lycan se relevèrent lentement vers la jeune fille. Il avait complètement oublié sa présence. Il fut même surprit en la regardant à nouveau. Le sang, le rythme effréné de son cœur et de son souffle, son regard terrorisé. Tant de choses qui rappelaient une proie à dévorer à son instinct de prédateur. Il pouvait sentir l’envie le titiller d’aller lui mordiller les chevilles mais ce n’était rien comparé à la pitié qu’il pouvait éprouver en la voyant ainsi. La culpabilité faisait aussi la queue pour toucher l’esprit de Griffin mais celui-ci n’avait pas assez de place pour lui accorder la moindre attention.

/ Reprend le contrôle. / murmura Fenrir en pressant un peu plus l’épaule de son camarade.

L’auror regarda l’Alpha et la baguette magique qu’il tenait dans la main. De sa main parée de griffes, il la prit doucement puis s’approcha de la proie. Il la regarda une seconde, contemplant sa panique et écoutant son souffle sifflant et saccadé. Il s’en imprégna en se rendant compte qu’en comparaison, il se sentait incroyablement serein. Puis il laissa tomber la baguette aux pieds de la jeune fille.

Celle-ci l’observa une seconde, puis deux, trop figée pour oser faire un geste pour la récupérer. Était-ce un piège ? Que venait-elle d’assister entre les deux loup-garous ? Étaient-ils en train de comploter ? Allaient-il l’étriper à la seconde où elle récupérerait son arme ? Son regard croisa celui du loup garou qui lui faisait face. Le calme qui régnait derrière ses yeux lui glaçait le sang.

Griffin resta immobile, mais soudain quelque chose en lui s’échappa et l’électrifia comme une petite dose d’adrénaline.
/ DÉGAGE ! / rugit-il bestialement tous crocs sortis au visage de la chasseuse.
Celle-ci sursauta et en une seconde, elle avait saisit sa baguette et disparu dans un crac sonore.

Une petite seconde de silence passa alors que Fenrir observa son loupiot avec une discrète fierté. Celle-ci brilla un peu plus dans ses yeux lorsque l’auror se retourna vers lui, un semblant de sourire étirant ses babines édentés. Au moins la nuit n’aura pas été complètement mauvaise.

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