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 Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]

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Lise Parker

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MessageSujet: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Jeu 31 Mar - 19:02


Disparaître de la vie de Remus n'a jamais été un choix réfléchit. Le protéger est tout ce qui compte. Tout ce qui a toujours compté. Mais Lise a échoué sur toute la ligne. Sa première erreur n'a pas été d'écouter Greyback, mais de lui avoir caché sa grossesse. De ne pas non plus lui avoir dit son secret. Cette peur l'a toujours tétanisé, malgré la confiance qu'elle lui accorde. Rien ne pourrait excuser ses actes, la brune en a bien conscience. C'est trop tard. Mais elle regrette amèrement. Surtout après avoir trouver le lycan mourant. Tout ce qu'elle a fait ces 17 dernières années n'ont servit à rien.

Maintenant hors de danger grâce au vampire, la détective porte le lycan a moitié inconscient sur son dos, avant de transplaner jusqu'au vieil appartement qu'elle occupe. Elle remarque immédiatement certaines affaires qui ne sont pas à elle. Les Maraudeurs. Comment ont-ils trouvé ce lieu ? La jeune Lise, évidemment. Sans doute avec l'aide de Greyback qui la suit de partout depuis quelque temps.

L'heure n'est pas à se poser des questions. Déposant le loup sur le lit, elle profite de son état second pour veiller sur lui. Alors que l'aube approche, Parker lui prépare simplement des vêtements de rechanges, ainsi qu'un chocolat chaud qu'elle pose sur la table de chevet. Laissant le loup reprendre conscience et forme humaine, Lise préfère s'isoler dans la petite salle de bain. Retirant la cape rouge qui la drape toujours, elle la pose sur le rebord de la baignoire, avant de tourner le regard vers la fenêtre entrebaillée. La fuite est une lâche solution, mais qui peut lui éviter bien des problèmes. Mais elle n'a aucune envie de partir. Des explications s'imposent, elle le sait. Depuis qu'elle est retournée à Londres, depuis qu'elle a revu Remus, Saïd et Fenrir … Elle ne peut plus être aussi discrète qu'avant. Et puis … elle doit bien cela à Sam.

Mais par où commencer ? La naissance de Sam ? Le chantage de Fenrir ? Son lien familial avec lui ? Sa mère ? Le fardeau qu'elle traîne depuis si longtemps ? Voudra-t-il au moins l'écouter ? Mais tout ceci, ce ne sont que des excuses. Pas suffisantes pour justifier l'abandon. Arrivera-t-elle seulement à confier ce qui la détruite depuis si longtemps ? Un rire amer s'échappe de sa gorge. Remus est peut-être un lycan complet, mais cela ne fait pas de lui un monstre, contrairement à elle. Jeune, il a pu obtenir le soutien des Maraudeurs. Elle … Elle c'est elle bannit tout soutien. Ce n'est pas ce qu'elle cherchait. La culpabilité passait bien avant son bien être. Bien qu'elle n'acceptait pas sa part de lycan, être seule est la punition qu'elle c'est affligée, en quête du pardon. Un pardon qu'elle n'a jamais trouvé. N'ayant pas trouvé le moyen de se pardonner elle même, figée dans son passé, la lâcheté l'a sans doute empêché d'être une bonne épouse. Ou une bonne mère.

Observant ces traits figés à travers le miroir de la salle de bain, elle ne trouve aucune passion dans son regard, aucun bon sentiments. C'est comme si toute humanité l'avait quitté, ne laissant que la Pécheresse.

Néanmoins, Lise quitte la salle de bain pour retourner dans la chambre. Son regard évite soigneusement celui de Remus.

« Bois. Ca te fera du bien. »

Sa voix est aussi détachée qu'à l'accoutumée. Pourtant nerveuse, si son regard et sa voix restent toujours aussi indéchiffrable, ses mains ont besoin de s'occuper. Tournant le dos au père de son enfant, elle s'occupe de faire la vaisselle laissée par les adolescents.


« Tes amis sont hors de danger. »
continue-t-elle toujours sans se retourner. Chaque geste, chaque mouvement contre la vaisselle est beaucoup trop vivace, contrairement au son morne de sa voix. « Ils vont tous bien. Du moins autant que possible. »

L'assiette fini par se briser sous ses gestes trop violents. Indifférente, elle regarde le sang coulant des plaies de ses mains, tremper l'évier.

« Mais nous. Nous n'allons pas bien. N'est-ce pas ? »



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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Jeu 31 Mar - 19:46

Lorsqu’il ouvrit les yeux, son regard se posa sur un plafond décrépit. Une étrange sensation le gagnait, bien qu’il n’ait pas de véritable souvenir de cette nuit de pleine lune, une étrange sensation de liberté le gagnait durant quelques secondes avant que les souvenirs post transformation ne lui reviennent. Sirius, les enfants, où était-il ? Il se releva soudainement, ce geste trop brusque attira l’attention de Lise qui, sans lui porter un regard, lui conseillait de boire. Ses yeux se posèrent sur la délicieuse odeur sucrée qui venait lui chatouillée les narines. Du chocolat chaud, si elle avait oublié d’être honnête avec lui, elle n’avait pas oublié sa faiblesse pour cette douceur chocolatée. Chacun de ses muscles le tiraillait, les courbatures étaient terribles et rendaient chaque geste difficile, détournant son attention de cette tasse fumante, il reposa ses yeux sur son ancienne compagne qui le rassurait. Tout le monde allait bien.

Il ne comprenait pas pourquoi il se trouvait dans cet appartement, encore moins pourquoi elle s’y trouvait aussi mais il pouvait sentir le mal être qui se dégageait d’elle. Elle avait beau faire des efforts surhumain pour garder cet éternel masque d’impassibilité, Remus la connaissait par cœur. Il hésita une seconde, s’approcher d’elle, la serrer dans ses bras. Cela aurait été tellement facile d’effacer tout ce qu’elle lui avait fait en humant simplement son odeur mais il ne pouvait se résoudre à lui pardonner, pas après ce qu’il avait appris. Quittant le lit, il attrapa les affaires de rechanges qu’elle avait préparé, enfilant les vêtements alors qu’elle se concentrait à nettoyer un peu de vaisselle.

Trouvant dans ses poches le contact familier de sa baguette, Lupin se demanda durant une seconde s’il ne serait pas plus simple de la stupéfixer, de l’emmener au QG de l’ordre, de laisser Fol’œil gérer la situation et lui de s’en nettoyer les mains tout simplement. S’obligeant à se rappeler de la douleur qu’il avait ressentie lorsque Fenrir lui avait balancé la vérité à la figure, il ne put s’empêcher pourtant de se retourner lorsqu’il entendit de la vaisselle se briser sous les gestes rudes de la sorcière. Et pour la première fois, ce fut elle qui les confrontait à leurs problèmes. Eux…Eux n’allaient pas bien…Ca faisait des années qu’il n’allait pas bien et ses rares moments de joies se résumait au retour de Sirius même si cela signifiait de découvrir que leur traitre n’était autre que Peter.

« C’est un doux euphémisme »

Lui avait-il alors répondu, les yeux sur elle. Il pouvait sentir l’odeur du sang se mêler à celle du chocolat non loin de lui. Préférant se concentrer sur cette gourmandise, il porta son attention sur la tasse chaude qu’il finit par prendre entre ses mains. Posé sur le lit, il lui tournait le dos, et c’était bien mieux ainsi.
Et maintenant ? Il n’avait pas franchement d’option devant eux, Remus avait une furieuse envie de s’en aller le premier, simplement pour ne pas avoir à regarder Lise le fuir une nouvelle fois…Mais il ne pouvait quitter la pièce, pas sans les réponses qu’il attendait d’elle.

« Comment s’appelle-t-il ? »

Demanda-t-il d’une voix lente et fatiguée. Avouant alors qu’il était déjà au courant de l’existence de cet enfant, bien qu’il ignorait où il se trouvait. Les yeux porté sur le chocolat chaud qu’il tenait entre ses mains, il attendait à présent la réponse à cette simple question.

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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Jeu 31 Mar - 20:33


Evidemment qu'ils ne vont pas bien. Remus le premier. Celui qui a le plus souffert. Glissant ses mains sous l'eau, elle appuie ensuite des compresses pour que le sang cesse de couler. La question ne la surprend pas. Si dernièrement, elle souhaite mettre Fenrir hors d'état de nuire, c'est bien parce qu'elle voit d'un mauvais œil le rapprochement qu'il impose à Remus. Si elle n'est pas blanche comme neige, l'Alpha non plus. C'est lui qui l'a éloigné, ainsi que son enfant. Alors elle aurait aimé que Remus apprenne l'existence de Sam par aucune autre bouche que la sienne. Mais maintenant, il est temps de jouer cartes sur tables.

« Tu le connais déjà. » répond-t-elle en laissant tomber le torchon dans l'évier. Les deux adultes évitent toujours de se croiser, se tournant mutuellement le dos. Pourtant, l'ouïe surdéveloppé de la louve guette le moindre geste. « Tu l'as eu comme élève il y a deux ans. Brillant et discret. Sam Wayne. »

Sam … Hommage à Saïd. Bien qu'il n'y a jamais rien eu entre eux. Le seul à connaître son secret. Elle le croyait mort lorsqu'elle a légué ce nom à son fils. Wayne. Le nom qu'elle a employé lorsqu'elle a changé d'identité. Amy Wayne. Peut-être qu'au final, Lise n'a jamais voulu se détacher du passé.

Sam a hérité de la sagesse de son père et des talents de détective de sa mère.

« Il voulait te connaître. Il a tout découvert. C'est pour ça qu'il a quitté les Caraïbes pour aller à Poudlard. Mais au final, il n'a pas réussi à venir te parler. Sam n'a jamais manqué de rien. Si ce n'est d'un père. Je n'avais aucun droit de le retenir, alors je l'ai laissé filé. »

Lise a aimé Sam de toutes ses forces, de tout son être, tel un précieux trésor béni. Parfois même surprotégé, cela n'a pas empêcher les deux d'avoir une grande complicité. Les Lupin, père et fils, sont les seuls qui ont pu voir sous la carapace froide qu'elle garde. Auprès de son fils, elle avait retrouvé un peu de rédemption, malgré la tristesse de son cœur. Puis Sam avait tout découvert. La détective sait que son fils ne lui pardonnera pas, et elle ne lui demande pas de le faire. La semi-louve ne compte pas demander un pardon s'il n'est pas mérité. C'est son fardeau, son éternel fardeau. Mais aujourd'hui, il faut penser à Remus.

« J'étais à Montego Bay. Auprès de … Auprès mon père. »

La famille est un sujet tabout chez Lise. Elle n'a jamais parlé de son père, et encore moins de sa mère. Pas même à Remus. Mais sa présence l'a aidé à ne pas craquer, à pouvoir élever son fils, elle qui ignorait comment être mère. Certains jours n'ont pas été facile. A beaucoup de moments, elle voulait tout quitter et retrouver Remus, lui demander son aide. Mais à chaque fois elle se souvenait du motif de son départ et ce que Fenrir pourrait faire si jamais elle revenait. Et même sans ça, ce serait si compliqué. Expliquer qui elle est … Et nous y voilà.

La brune se retourne enfin. Son pas léger et discret se rapproche. La détective s'assit sur le lit, son dos pratiquement contre celui de son compagnon.

« Il le fallait. » murmure-t-elle, la voix étrangement douce et triste. « Je n'aurais jamais pu accepter que toi aussi …. Que ta vie soit également sacrifiée par ma faute. Une fois mais pas deux. Voldemort a ordonné à Fenrir ma mise à mort, parce que j'avais découvert l'identité des mangemorts du ministère de la magie. Fenrir m'a gardé en vie, à la condition que je retourne chez mon père, où notre enfant pourrait grandir loin de la guerre. Si j'avais refusé, il aurait utilisé le lien qui te lit avec lui pour prendre possession de ta conscience et détruire tout ce que tu représentes. Il l'aurait fait. Il l'aurait fait. »

Fenrir Greyback n'est pas du genre à faire de menaces en l'air. Pourtant particulièrement attentif à la famille qu'il se crée, Fenrir prend son rôle d'Alpha avec sérieux. Mais il n'aurait pas hésité à le détruire si cela pouvait préserver les lieux du sang, la chaire de sa chaire. Lise a bien conscience que tout cela est décousu, qu'il manque une bonne partie des informations et que Remus allait s'en faire la remarque. Pourquoi Fenrir a imposé ce deal plutôt que de simplement exécuter les ordres de Voldemort ? Pourquoi les avoir préservé avec autant de force ?

« Mais cela ne justifie rien, je le conçois bien. J'ai fais une erreur Remus … Et je l'ai regretté dès l'instant où j'ai pris ma décision. Mais à l'époque, il était trop tard. C'est plus complexe que tu ne le penses. Je ne pouvais pas refuser, je ne pouvais pas. »

Sa voix se brise malgré elle, alors que son corps frissonne. La jeune femme inspire un bon coup et ferme les yeux, amer. Elle n'a jamais été en mesure de refuser quoi que ce soit à son oncle. Pas depuis qu'elle lui a enlevé sa précieuse sœur.

Un flash. Cette horrible nuit. Le bouclier se forge brusquement et rapidement, de force, reprenant ses anciennes habitudes. Le masque est revenu, son expression est de nouveau neutre, sa voix insaisissable, trop froide. Le mur s'installe entre eux, solide.

« Ca n'a pas d'importance. Quoi qu'il en soit … Fenrir devait veiller sur toi. Il n'a pas remplit sa part du contrat. Ce qui c'est passé cette nuit n'aurait jamais du arriver. »

Se retournant subitement vers lui, elle s'apprête à lui prendre les mains, mais se ravise au dernier moment.

« Je ne partiras pas. Je ne partirais plus. Même s'il est trop tard. Même si l'avenir nous sépare, maintenant je serais dans ton ombre. Je ne laisserais plus aucun mal t'arriver. »

Adolescente, elle n'avait pas su protéger efficacement sa famille. Le seul moyen de protéger son père avait été de tuer sa mère. Tout était de sa faute. Elle n'a aucune envie que Remus connaisse un destin similaire. Cette fois-ci elle ferait les choses d'une meilleure façon. Il le faut. Il le faut …


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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Jeu 31 Mar - 21:23


La vérité qu’elle lui révèle est bien pire que ce à quoi il s’attentait. Son fils, il l’a déjà vu, il lui a déjà parlé, et l’image de ce jeune garçon intelligent et particulièrement discret lui revient en mémoire. Mais la colère accompagne aussitôt ce souvenir. Voilà deux ans que cet enfant se trouve à Poudlard, si près de lui, et deux ans qu’il ignore tout…Il n’est pas idiot, Lise a dut revenir à l’instant même où leur fils a décidé de mettre un pied à Poudlard et pourtant, il ne l’a revu il n’y a que quelque mois. Deux années où elle a continué à se cacher de lui, pas une lettre, pas un mot, rien à propos d’elle, d’eux et de leur enfant. Silencieux, ses yeux rivés sur le liquide chaud au fond de sa tasse, il écoute, sa voix, cette histoire. Le seul réconfort qu’il trouve dans tout cela, c’est que Sam souhaite le connaître, même s’il n’a pas osé aller plus loin que le stade d’une relation enseignant et élève, il n’en reste pas moins qu’il souhaite le connaître.

Il est père et cette idée fait doucement son chemin dans son esprit, c’est un père…Et maintenant ? Que souhaitait-il ? Quel genre de père voulait-il être ? Devrait-il retrouver Sam et lui parler, apprendre à le connaître au-delà de ce qu’il sait de lui en tant qu’élève…Une question lui brule pourtant les lèvres et il n’ose cependant pas la poser, a-t-il hérité de sa malédiction ?
Montego Bay, son père à elle, il aurait probablement dut avoir une réaction en l’écoutant parler de sa famille pour la première fois mais il ne réagit, l’information lui apparait à présent anecdotique. Il n’est pas franchement certain de vouloir connaître l’histoire, les folles raisons qui l’ont amené à vouloir s’enfuir en allant jusqu’à mettre en scène sa mort.

Il la sent s’approcher et ses doigts se crispent autour de cette petite tasse dont la chaleur se diffuse au creux de ses mains. Il inspire profondément, le parfum acidulé de Lise se mêlant à l’odeur onctueuse de son chocolat. Elle lui raconte, tout un morceau d’histoire qu’il ne possède, lui explique à quel point elle n’avait pas le choix, le danger, les menaces de Fenrir mais rien de tout cela ne semble le faire véritablement réagir. L’ancien professeur reste stoïque, encaissant la vérité avec un calme qui lui est familier. Il remet simplement les pièces du puzzle en place, une à une. Elle lui dit qu’elle n’a aucune excuse, que rien ne justifie cela, et pourtant, elle l’a fait…Sans jamais se retourner, parce qu’il était trop tard, malgré ses regrets, il était trop tard…

Ses lèvres s’étirent doucement dans un étrange et triste sourire, se moquant de lui-même alors qu’il l’écoute, et dans sa voix, dans son récit, il retrouve tout ce que Fenrir lui-même lui a balancer à la figure. Il est pathétique, tellement pathétique que sa femme n’a jamais eu assez confiance en lui pour croire une seconde qu’ensemble ils auraient pu se battre…Tellement déplorable qu’encore aujourd’hui elle se sent obliger de revenir à ses côtés uniquement parce qu’elle souhaite le protéger, uniquement parce qu’il en a besoin.
Baissant un peu plus la tête, il laisse simplement le silence reprendre quelques minutes ses droits et si extérieurement il semble calme et surtout épuisée par la nuit passé, intérieurement, il sent cette bête en lui monter, encore, toujours.

Son regard se pose sur cette tasse de chocolat chaud et même cette boisson semble soudainement perdre tout son pouvoir réconfortant, ne faisant que le reporter à l’image d’un enfant, d’une immaturité, de faiblesse extrême. D’un geste incontrôlé, il se lève et balance cette tasse devant lui, elle explose contre le mur, laissant une trace maronne qui s’écoule sur le vieux papier-peint.

« Tu n’as jamais rien regretté Lise…Tu as pris cette décision seule, sans m’en parler, et tu veux savoir pourquoi ? » il se retourna, pour l’observer alors qu’il se tenait debout, droit comme un i « Parce que tu n’as jamais su me faire confiance, tu n’as toujours fait confiance qu’en toi et uniquement en toi. »

Il laissé échappé un rire en se rendant compte à quel point Greyback avait vu juste.

« Tu n’es pas seulement partie Lise, tu as mis en scène ta propre mort ! Ce n’est pas quelque chose que l’ont fait sur un coup de tête, ce n’est pas quelque chose qu’on peut préparer en claquant des doigts. Tu as prémédité tout cela, ton départ, tu y as pensé, tu as réfléchis à la meilleure façon de partir pour t’assurer que jamais je ne cherche à te retrouver…C’est des jours entiers que tu as du mettre là-dedans pour fuir et aujourd’hui tu oses me dire qu’à la seconde où tu m’as quitté, tu as regretté ? »

Il avait commencé son monologue calmement mais à présent, sa voix trahissait toute la colère qui le submergeait en cet instant. Remus, d’ordinaire si doux et réfléchi perdait à présent complètement le contrôle de ses émotions, bien trop fatigué à être le sage petit Remus Lupin, l’élève modèle, le brave petit chien.

« Je n’ai jamais été assez bien pour toi, trop faible pour te protéger, trop faible pour me protéger moi-même à un tel point que tu as demandé à celui-là même qui t’a forcé de nous séparer de veiller sur moi comme on veille sur un enfant ! »

Il haussait de plus en plus le ton au fur et à mesure qu’il déversait sa rage sur Lise.

« Je me fiche de savoir que c’est "plus complexe" que je ne le pense, là aussi tu me crois simplement pas en mesure de comprendre et tu as certainement raison Lise…Je ne comprends et ne comprendrai jamais que tu ne m’ais pas laisser une chance. Je ne t’ai jamais posé aucune question, je n’ai jamais cherché à connaître ton passé, je t’ai simplement fait confiance, j’ai simplement cru que tu me parlerais le jour où tu l’aurais toi-même décidé mais je vois qu’au final, dans cette relation, j’ai toujours été seul… »

D’un geste violent, il fit basculer et voler le table de chevet qui termina sa route à l’autre bout de la pièce.

« Ce n’est pas l’avenir qui nous sépare…Nous nous sommes séparé dès l’instant où tu as cessé de croire en nous. »

Reprit-il le souffle court mais légèrement plus calme.

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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Jeu 31 Mar - 22:33


Puisqu'il ne connait pas toute l'histoire, elle comprend qu'il peut ressentir une telle chose. Qu'elle n'a pas assez confiance en lui, seulement en elle, que ça toujours été ainsi. Qu'elle n'est revenue que pour le protéger, non pas par amour. Que tout était prémédité, qu'elle n'a jamais eu aucun regret. …. Qu'il n'est pas assez bien pour elle. Tout le long, elle laisse Remus parler, sans l'interrompre, sursautant néanmoins lorsque la tasse se brise, lancée dans un accès de rage. Puis, maussade, elle regarde d'un air ennuyé sa table détruite.

Il n'a pas envie de savoir. Remus n'a pas envie de connaître les raisons qui l'ont poussé à écouter Greyback. Comme elle l'a si bien dit, ça n'a plus d'importance. Pourtant, Remus se trompe sur toute la ligne. La brunette regarde son compagnon dans les yeux, l'air sérieux, toujours sans dire mot, en grand contraste avec la colère évolutive du lycan.

Il se trompe complètement. Les personnes les plus précieuses dans son univers, ce sont bien Sam, Remus et son père. Ils auraient pu se battre ensemble, c'est vrai. Mais Remus n'aurait pas pu se batte contre elle. Il ne peut pas protéger sa famille d'elle même. Elle pourrait tout lui dire, là maintenant, mais aucun mot n'accepte de sortir de sa bouche, la gorge sèche. Crispée, c'est encore trop difficile, elle n'y arrive pas. Bien qu'il soit loin d'elle, Lise est prise d'un mouvement de recule, déchirée entre la préservation, la peur et l'honnêteté. L'effort n'arrive pas à son terme, elle redevient cette adolescente qui n'accepte la présence de personne dans son espace vitale, de peur de blesser autrui. Mais là, ce n'est pas n'importe quel individu, c'est Remus. Effarée, elle arrive néanmoins à prononcer quelques mots.

« Si. J'ai confiance en toi. Et c'est bien tout le problème. Je ne t'ai jamais considéré comme faible ou inapte à protéger notre foyer. Mais Remus …. »

Soudainement, la peur disparaît, Lise se lève du lit pour l'attraper par le col et le plaquer avec brusquerie contre le mur. Pourtant, elle maitrise sa force et veille à ne pas lui faire mal. Ses pupilles brillent d'une lueur dorée, ce parfum sauvage qu'ils ont toujours ressenti émanant l'un de l'autre, se fait plus pressant.

« Mais tu te trompes. Le danger ne vient pas toujours de l'extérieur. Tu es peut-être un lycan, mais tu n'es pas un monstre Remus Lupin. » Elle le lâche et recule de deux pas. « Ce qui est mon cas. »

« C'est vrai, tu as raison. Mon départ était prémédité et réfléchit. Voldemort n'était peut-être qu'un pretexte, je n'en sais rien. J'ai peut-être laissé Fenrir dicter ma conduite, parce que j'étais trop lâche pour vivre avec toi en prenant le risque d'un jour te faire du mal. Mais quand je vois ce qu'il c'est passé cette nuit, ce n'est peut-être pas un tort. Ne laisse pas Greyback t'influencer toi aussi. Ne pas avoir prit ta potion … Mais à quoi tu pensais ? Te sentir libéré en tant que Lycan ? Et nos amis, tu y as pensé ? Si tu les avais blessé ? Ou pire ? C'est justement ce genre de situation qui détruit des vies ! S'il avait fallu t'arrêter hein ? »

La conversation dérape, ce n'était absolument pas le sujet. Mais la situation est similaire à son histoire familiale, le jour où elle a du tuer sa mère pour protéger son père … Et pour que les crimes cessent. Tout à commencé par sa faute. Une soirée tragique et dramatique qui a fait des morts. Ses amis, la famille de Joshua, sa mère …. Si cette nuit là, elle c'est transformé en monstre, ce n'est pas à cause de son côté semi-louve, mais à cause du meurtre qu'elle a commit pour protéger ses proches. Elle n'avait pas eu le choix, mais cela l'avait changé à tout jamais. Brisée. Assassin. Vivre avec le fardeau et la culpabilité d'avoir tué sa mère. Vivre avec la peur de blesser quelqu'un lors d'une nuit de pleine lune. Quoi que c'est déjà arrivé …. Elle a bien tabassé Saïd.

Lise ne pourrait jamais tolérer de blesser Remus. Mais maintenant s'ajoute la hantise que Fenrir influence Remus au point qu'il s'amuse délibérément à jouer les lycans, accepter qui il est pour se sentir mieux. Ce n'est pas la solution. Elle est bien placée pour le savoir. Si un jour elle devait tuer Remus pour protéger ses proches …. Elle en mourrait aussi. Une fois, mais pas deux.

« Suis moi. » fait-elle d'une voix brisée.

Ne lui laissant pas vraiment le choix, elle lui attrape la main et transplane.

Montego Bay. Ils se trouvent dans un cimetière. C'est étrange. Lise n'est jamais venue ici. Elle a fuit avant l'enterrement de sa mère, se réfugiant à Poudlard. Depuis adolescente, elle n'est jamais venue faire son deuil, trop honteuse et coupable pour venir auprès de la tombe de sa mère. Et pourtant …. Aujourd'hui, les voilà devant cette fameuse tombe. Andrea Parker. Une épouse. Une mère.

Bien que la venue est délibérée, le choc est puissant. Lise sent la terre se dérober sous ses pieds, si bien qu'elle est obligée de garder la main de Remus, dans la sienne, tremblante, pour ne pas s'effondrer. La brune détourne le visage, incapable de poser les yeux sur cette pierre tombale. Le bouclier se craque, une larme coule le long de sa joue pâle. Doucement, elle lâche sa main, mettant volontairement de la distance entre eux.

« C'est moi. C'est moi qui l'ai tué. Comment j'aurais pu te le dire ? Je n'arrive même pas à y faire face. Alors qu'est-ce que je dois te dire ? Qu'est-ce que je dois dire à Sam ? Dis le moi, parce que moi, je ne sais pas du tout. »

Lise ne supporte pas d'être ici, malgré le temps qui est passé, elle n'est pas du tout prête à mettre les pieds dans ce passé. Affolée, ne maîtrisant plus ses émotions et son masque frigide, son cœur s'emballe. Posant enfin ses yeux sur la tombe, la jeune femme a l'impression de mourir sur place. Perdant l'usage de ses jambes, Lise tombe à genoux devant le monument. Ses mains touchent la pierre froide. Un frisson la secoue une seconde fois, fermant les yeux, elle revoit si parfaitement la scène. Lise se mord les lèvres jusqu'au sang. Les hurlements bestiaux, ses propres cries et protestations, son père qui tombe à la renverse. Le bruit de l'arme lorsqu'elle tire. Le lycan qui la regarde pendant la minute la plus longue de sa vie et le corps qui s'effondre sur le sol.

Elle ne peut pas rester ici. Etouffement.Sa main se crispe sur le pantalon de Remus avant qu'elle ne transplane de nouveau avec lui. De retour dans la chambre. Lise se relève pour ouvrir la fenêtre et profiter de l'air frais qui l'aide à mieux respirer.

« Promet le moi … Promet moi que tu prendras toujours ta potion. Si tu ne le fais pas pour moi, fais le au moins pour Sam. Je ne te demanderais pas de me pardonner ce que je t'ai fais. Non, la seule chose que je te demande, c'est de préserver notre enfant. Notre enfant. »


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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Jeu 31 Mar - 23:32

Il n’en croit pas un mot, pourquoi devrait-il la croire ? Elle lui a menti pendant tant d’année et tant de facilité qu’aujourd’hui il est bien incapable de savoir de qui il est réellement tombé amoureux. Cela n’empêche pourtant pas de ressentir son cœur se serrer, se fissurer et se briser un peu plus à chaque minute passer à ses côtés. Encore aujourd’hui, il n’arrive pas à cesser de l’aimer et c’est bien pour cela que tout ceci est douloureux et bien trop compliqué. Il ne voit pas en quoi avoir confiance en lui est tout le problème, tout comme il ne la voit pas arriver pour l’attraper et le plaquer contre le mur. Si intérieurement il a une envie grandissante de violence et de défouloir, la seule chose qui l’arrête en cet instant est le simple fait que la personne qui lui fait face n’est autre que Lise Parker. Celle qui a hanté chaque nuit de sa triste et morne vie depuis près de quinze ans.

Les mots ont peu de sens pour Remus Lupin en cet instant précis, et elle qui tentait désespérément de trouver une quelconque rédemption chez le maraudeur, elle ne tarde pourtant pas à lui faire des reproches. Greyback l’influence, il n’a pas pris sa potion, que serait-il advenu de ses amis s’il les avait blessé, tant de reproche qui aurait dû faire naître en lui un peu de culpabilité mais Remus Lupin est fatigué de se sentir coupable, fatigué de faire systématiquement ce que l’on attend de lui. C’était probablement inconscient et stupide de ne pas prendre cette potion mais une part de lui ne peut s’empêcher de se dire que c’est la première en quinze ans qu’il s’est senti simplement libre…Sans être obligé de penser à chacun de ses faits et gestes, sans être obliger de réfléchir avant de prononcer le moindre mot. Elle s’éloigne, reviens, lui attrape la main et en une seconde il se retrouve dans un cimetière gorgée de lumière et d’une chaleur étouffante et humide…

Ses yeux suivent le nom gravé sur la pierre alors que les paroles de Lise donnent un peu de sens à un nouveau morceau d’histoire. Des questions, encore des questions et avant qu’elles ne trouvent des réponses, le couple se retrouve à nouveau dans cette appartement et la fraicheur matinal de l’Angleterre en plein hiver. Il l’observe, à la fenêtre, respirer, et lui demander ensuite des promesses, encore des promesses.

« Non »

Sa réponse est net, tranchante, et sans appel.

« Quel danger je pourrais représenter ? Je ne fais même pas partie de sa vie Lise, et grâce à toi…Tu as fait un choix il y a quinze ans, sans rien me demander, sans me laisser te faire promettre de rester près de moi et aujourd’hui tu souhaites que je prenne une décision en prenant en compte un fils dont j’ai appris l’existence il y a moins d’un mois ? »

Il s’approcha d’elle, posant une main sur son épaule et la forçant à se retourner pour lui faire face. Si elle possède une force développer, elle peut rapidement se rendre compte que malgré les traits fatiguée du lycan, il n’est pas sans reste non plus.

« Ce que tu aurais dut me dire, c’est la vérité, dès le départ. Tout comme tu l’as devais à Sam depuis le début. Arrête de distiller tes choix, tes informations, tu veux que je comprenne mais tu me donnes que la moitié des informations, tu continues encore maintenant à me cacher des choses, à me mentir tout en me donnant quelques morceaux de vérités pour me satisfaire un peu et te donner bonne conscience…Mais c’est pas comme ça que ça marche Lise. »

Sa main contre l’épaule de la jeune femme, il la maintient, l’oblige à lui faire face, à ne pas se détourner et il est prêt à se défendre physiquement s’il le faut pour la garder dans cette position.

« Tu dis avoir confiance en moi pour me balancer ensuite que je laisse quelqu’un comme Fenrir m’influencer. J’ai pris cette décision seul, j’aurai pu amèrement la regretter c’est vrai mais cela reste MA décision, tu m’entends ? Tu n’es plus en droit de me demander quoi que ce soit Lise, tu as perdu ce pouvoir le jour où tu m’as abandonné, le jour où tu as donné naissance à notre fils sans me laisser une chance d’être un père pour lui…Le jour où tu as attendu deux ans pour réapparaitre dans ma vie » il laisse échappé un rire «  et encore, c’est pour Amy que tu es revenue ce jour-là, pas pour moi… » Les yeux dans les siens, il approche son visage à quelque centimètre de l’ancienne Poufsouffle « Tu as perdu ce droit au moment où tu as décidé de la jouer loup solitaire dans cette nouvelle guerre… » son parfum emplisse son air et son espace personnel alors que lui-même fait exprès d’empiéter dans celui de la brune.

« J’ai suivi les règles, chacune d’entre elles, à chaque moment de mon existence. Et regarde-moi ? Regarde-moi et ose me dire que ça en valait la peine ? Ose me dire que j’ai réussi ma vie, ose me dire que je nage dans le bonheur ? Je suis fatigué Lise… »

Sa main se décrispe soudainement alors qu’il la glisse sur le visage de cette femme qu’il a tant aimé. Replaçant une de ses mèches derrières son oreille.

« Je suis fatigué… » Répéta-t-il plus calmement, son pouce venant caresser le visage de Lise. « Fatigué d’être celui qu’on attend de moi, fatigué m’occuper de ceux que j’aime…Fatigué de voir que les histoires se répètent, encore et encore, fatigué de voir ce monde partir en vrille et de voir ceux que j’aime être détruit un peu plus chaque jour… »

Alors qu’il y a quelque minute sa voix prenait en intensité, elle en perdait à présent au fur et mesure qu’il parlait. Son souffle se mêlant à celui de la jeune femme, il pouvait parfois sentir le bout de son nez frôler le sien.

« Et je suis fatigué de… » Sa voix n’était plus qu’un murmure presque inaudible, cherchant lui-même les mots qu’il voulait placer dans cette phrase mais il ne s’autorisa pas les prononcer. Ses yeux parcouraient son visage, alors que sa main n’avait toujours pas quitter celui-ci. Il lui en voulait tellement, et pire encore, il lui en voulait pour cette colère qu’il ressentait pour elle et qui se mêlait avec contradiction au profond sentiment qu’il éprouvait encore et éprouverait probablement toujours pour cette femme solitaire.
Il savait à quel point cette proximité pouvait la mettre mal à l’aise mais pourtant, il semblait bien enclin à lui imposer sa présence, son corps contre le sien, sa main contre son visage.


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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Ven 1 Avr - 18:25


Non. Non ? Sérieusement ? Lise a toujours un point d'avance sur tout, mais ce n'est pas une réponse qu'elle attendait. Malgré ses arguments, il refuse de lui promettre de toujours prendre sa potion. Bon sang … En a t-il rien à faire de ce qu'elle lui raconte ? De ce qu'elle essaye de lui faire comprendre ? D'accord, les raisons ne sont pas clairs, certains points restent obscure, mais c'est si difficile d'en parler, d'y penser … Jamais elle n'a mit de mots sur cette terrible nuit qu'elle a dissimulé au fond de son cœur.

Dans un sens, Remus a raison, elle n'est pas en droit de lui demander quoi que ce soit, il faut qu'elle assume ses choix. Mais la requête est vitale. Son cœur se craque devant le refus, le masque s'abaisse pour figer ses traits et la suite lui fait se mordre les lèvres jusqu'au sang.

« Lâche moi. » fait-elle d'une voix beaucoup trop froide, dégageant son bras, en vain.

Le lycan ne compte pas la laisser filer, et ce n'est pas l'envie qui manque pour Lise Parker qui se voit accusée de vouloir le satisfaire avec des morceaux d'informations et se donner … Bonne conscience. La dureté de ces deux derniers mots brise totalement son bouclier, et sans qu'elle ne puisse l'empêcher, des larmes coulent sur son visage, alors qu'elle lève son regard noisette vers lui, amère. Bien entendu, sans la totalité du contexte, Remus ne peut mesurer l'impacte de ses paroles, ni ce que cela peut signifier aux oreilles de la semi-louve. Malheureusement, cela ne réduit pas la douleur pour autant.

Lise a l'impression qu'elle vient de parler d'un sujet léger qui n'a au final aucune importance. Il ne prête aucune considération à son histoire. Ne cherchant même plus à se débattre, la louve se sent blessée au plus profond d'elle même. La confiance qu'elle plaçait en lui vient de tout simplement disparaître. Lise Parker, qu'est-ce que tu peux être stupide. Jamais elle n'aurait du en parler, jamais. Elle c'était imaginé cet instant de nombreuses fois, mais dans aucun des scénarios Remus n'avait été indifférent à son histoire. En étant objective, posé et réfléchit, elle aurait pu comprendre que c'est parce qu'il ignore une bonne partie du sujet. Mais brisée par les propos, elle est incapable de prendre ce recul. Comment aurait-elle pu se servir de ça pour lui procurer satisfaction ? Si elle n'a pas fini son histoire, ce n'est pas par manque de confiance, ou par manque d'envie, mais parce qu'elle n'y arrive pas. Aucun mot ne veut sortir, elle est bloquée ainsi depuis le décès de sa mère. Quant à la conscience.

« J'ai tué ma propre mère. » fait-elle entre deux sanglots, la voix anéantit. « Comment est-ce que je pourrais trouver bonne conscience là dedans hein ? »

Aucune bonne conscience, aucun doute à avoir, elle est coupable et le sera toujours. C'est un fardeau qui la poursuivra le restant de ses jours, essayer de se leurrer n'est pas une option. C'est sa punition. Le pardon ne doit pas lui être accordé.

Mais Lise n'est pas la seule à souffrir depuis tant d'année, elle le comprend bien. Remus a vécu tellement de choses de son côté. Sa pseudo mort, celle de James, l'emprisonnement de Sirius, la fausse mort de Peter. Le fait que les maraudeurs ne lui ont pas dit que Peter était le véritable gardien, que ce n'était pas Sirius … Il a du évolué seul, faire de son mieux pour être à la hauteur, dans une vie où il n'a pas trouvé sa place. Lise avait espéré, malgré une certaine jalousie, que son loup se case avec Tonks, qu'il puisse trouver le bonheur dans ses bras. Qu'il soit enfin heureux, car si une personne le mérite, c'est bien lui.

Alors qu'elle s'apprête à répondre, la main sur son visage la prend au dépourvu. Prise d'un mouvement de recule, ce n'est pas cela qui fait reculer le lycan. Au contraire, Remus se rapproche encore, délibérément trop près. Est-ce un moyen de s'imposer ? La tourmenter ? Une manière de se prouver qu'il peut encore prendre ses propres décisions, faire ce qu'il désire ? Ou de survivre ? Un réel besoin ? Sans doute toutes ses raisons à la fois. Malgré qu'elle soit la louve solitaire comme il le dit si bien, Lise n'a jamais douté, du côté dominant de son compagnon. La douceur dont il peut faire preuve est aussi en contraste avec le lycan qu'il représente. Le maraudeur se rapproche encore, son corps collé au sien, elle est pratiquement dans ses bras. Son espace vital envahit, elle ressent son odeur, sa présence, mais aussi sa tristesse et son mal être.

Mal à l'aise, Lise réussit au moins à tourner la tête, faute de pouvoir se dégager. Elle aurait pu lutter mais n'a pas l'envie de provoquer un combat entre les deux, surtout qu'avec sérieux, elle n'est pas persuadée, d'avoir l'avantage. Il est à bout de nerf, fatigué de devoir toujours se montrer à la hauteur, fatigué de protéger …. Et fatigué de l'aimer. La brune a bien compris la fin de cette phrase passée sous silence.

Comment rester de marbre face à la souffrance de Remus ? Elle ne peut pas. Parker n'a jamais été quelqu'un de tactile, malgré ses fréquents efforts. Mais une fois encore, elle prend sur elle. Elle peut bien faire ça pour lui. Réconforter son compagnon n'a rien d'une corvée, c'est même au final un geste naturel. Avec une douceur qu'elle pensait ne plus avoir, elle l'attire doucement à lui, posant un chaste mais doux baiser sur les lèvres de l'ancien professeur. La détective se serre contre lui, ressentant se besoin vital, la gêne étant passée. Elle passe ses bras autour de son corps, pour qu'ils puisse rester l'un contre l'autre. Trop longtemps qu'elle n'a pas pu profiter du sentiment d'apaisement que lui provoque Remus, ce cette aura bienfaitrice qu'il dégage naturellement. Remus est un trésor si parfait qu'elle ne peut que vouloir le préserver. Jamais les choses n'auraient du se passer ainsi. Jamais elle n'a voulu lui faire de mal. La culpabilité la ronge, les larmes ne se sont pas taries. Le visage dissimulé contre le torse du Lycan, elle ressert encore son étreinte. Brusquement, elle fait tomber le corps de Remus dans le lit, basculant avec lui, sur lui, sans le lâcher.

« Je suis désolée … Je suis tellement désolée. Jamais je n'ai voulu te faire de mal … ou te mentir. » Se redressant un peu sur lui, elle ne se décale pas pour autant, évitant ainsi qu'il s'enfuit, l'obligeant à l'écouter. Les larmes de la brune tombent sur les joues du lycan.

« Je sais que je n'ai fais que des mauvais choix. J'ai été lâche Remus. Mais pas que. Terrifiée et rongée par la culpabilité. Je le suis encore. Et je le serais toujours. Ce n'est pas par manque de confiance que je me bat seule. Ne crois pas que cela me plait d'être solitaire, ou de dissimuler la vérité. J'en ai souffert toute ma vie. Mais c'est mon éternelle punition. »

Doucement, elle relâche un peu son étreinte et s'allonge simplement à côté de lui.

« Cela ne changera pas le fait que je t'ai abandonné, et n'enlèvera pas la douleur que je t'ai causé …. Mais je suis désolée. »

Elle installe ensuite le silence, fixant le plafond pendant une bonne minute, perdu dans ses pensées. Lise semble oublier la présence de Remus. Peu à peu, ses larmes se sèchent, disparaissant pour laisser place à l'épuisement. Néanmoins, Lise se rapproche, toujours allongée dans le lit, posant sa tête sur l'épaule de l'homme à l'aspect fatigué. Elle ne se rend pas vraiment compte de ce contact physique surprenant de sa part. Il peut même la repousser qu'elle ne s'en formaliserait pas. Son esprit semble être à des millénaires d'ici. Alors enfin doucement, elle tire le chaine autour de son cou, et attrape doucement le médaillon. Elle l'ouvre puis enlève le collier, pour le passer à Remus. Ses yeux se posent sur la petite photo découpée et glissée à l'intérieur du bijou. Elle devait avoir 14 ans sur cette photo. Sa mère à ses côtés. Les deux filles complices riaient gaiement. Un petit sourire nostalgique étire légèrement son visage.

« C'est ma mère. C'était une femme chaleureuse, insouciante. Très empathique mais avec beaucoup de caractère. » Un rire la prend. « Oh ça oui, un sacré tempérament. Moi aussi j'étais complètement différente à cette époque. On était loin d'être la famille parfaite, mais on en avait que faire. »

Elle marque une pause, n'osant le regarder, en reprenant.
« Andrea Parker, ou plutôt … Andrea Greyback, avant de prendre le nom de mon père. Je suis la nièce de Fenrir. Je … Je n'ai jamais su comment te dire ça. Surtout quand tu m'as dis que c'était lui qui t'avait mordu. »

Malgré la nouvelle surprenante, elle ne lui laisse que quelques secondes pour digérer l'information. Ce n'est pas de ça, dont elle doit parler.

« Tu l'as peut-être compris, ma mère était une lycan, pure race. J'ai moi même hérité de la force d'un louve, de son agilité et même de sa folie. Mais je ne me transforme pas. Je pense que c'est ça qui nous a attiré en premier lui, toi et moi. L'instinct. Bref. Pour notre famille, ça n'avait pas d'importance. Personne n'aimait plus le village que mes parents. Mon père était le shérif. Il l'est toujours d'ailleurs. Les nuits de pleine lune, ma mère s'enchainait, pour être sûre de ne blesser personne. Tout ce qui c'est passé, c'est de ma faute. »

Nouvelle pause. La jeune femme souffle et inspire un bon coup. Il faut qu'elle continue, elle le sait. Il le faut. Pour Remus, pour elle.

« Pour ne prendre aucun risque, je ne devais pas dormir à la maison les nuits de pleine lunes. J'étais à une fête avec des amis. Et mon copain de l'époque. Joshua. On avait tous trop bu, il a tenté d'aller plus loin. J'ai refusé. Mais il a refusé de me laisser et m'a quand même touché. Je crois que c'est la peur qui a déclanché mon état de lycan. Je l'ai repoussé avec une force surprenante, ça n'était jamais arrivé. La famille de Joshua sont des chasseurs. Alors il a comprit avant moi. J'étais terrifier de tout ce que ça pouvait signifier. Alors j'ai pris la fuite et je me suis réfugiée vers mon père. C'était une erreur. J'ai mené la famille de Joshua directement vers la mienne. C'était un carnage, un vrai carnage. Ma mère a réussit à se délivrer et pour protéger son territoire, elle les a tous tué, un par un. Le lycan avait prit le dessus sur l'humaine. Jamais je n'aurais du aller là bas, c'était de ma faute. »

Elle revoit les corps tomber sur le sol, déchiquetés et dépourvu de vie. Elle se souvient de ses propres cries et des hurlements déchirants de l'animal en pleine rage. Jamais elle n'avait vu de scène aussi sanglante de toute son existence. La partie la plus délicate de l'histoire arrive. Lise continue de regarder le plafond.

« J'ai du m'opposer à elle pour sauver Joshua. Mais à cause de la pleine lune, elle a perdu conscience. Elle s'en est prit à papa. » Les larmes coulent de nouveau. « Elle allait le tuer. Alors …. Alors j'ai pris l'arme de mon père, et j'ai tiré. Je l'ai tué. Le lendemain, mon père m'a envoyé à Poudlard. »


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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Sam 2 Avr - 20:28


Il s’était retenu, jusqu’au dernier moment, de franchir les derniers centimètres qui le séparaient de ses lèvres. La surprise le prit au dépourvu lorsque ce fut elle qui effaça la courte distance entre eux, le temps d’un court baiser. Cette chaleur, ce frisson, il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait plus ressenti, comme les battements frénétiques de son cœur. Il avait la sensation de revenir près de vingt ans en arrière lorsqu’il n’était encore qu’un adolescent trop timide. Il peut sentir ses bras l’entourer, la chaleur de ses mains, de son corps, il peut entendre le rythme de sa respiration et sentir le parfum de ses cheveux. Sa main derrière sa tête, il ne pouvait que rester dans cette position un peu protectrice alors qu’il sentait la jeune femme défaillir contre lui. Bien qu’il était encore très en colère contre elle, il ne tenait pas non plus à la blesser alors qu’elle était déjà à terre. Il la laissa simplement gérer cette situation, prendre le contrôle, les amener dans ce lit et se répandre en excuse, devenant l’épaule sur laquelle elle pouvait toujours se reposer.

Fixait le plafond, il ignore encore quoi répondre, certain qu’il n’est pas encore temps pour lui de reprendre la parole. Il n’en a plus vraiment la force de toute façon. Plus que les autres jours, les lendemains de pleine lune ont toujours été particulièrement rude et fatiguant et il est difficile pour lui de gérer cette situation sans ressentir le profond besoin de simplement s’effondrer. Un long silence s’installe, durant lequel elle laisse une sensation froide le couvrir lorsqu’elle se place à côté de lui plutôt que contre lui. A nouveau, le lycan se retient de la ramener à elle, pour le simple plaisir de sentir à nouveau sa chaleur corporel se mêler à la sienne. Il ferme les yeux, une seconde, puis deux, c’est le mouvement de Lise qui le ramène à la réalité et l’empêche de s’endormir aussi bêtement. Sous ses yeux un pendentif flotte, observant la photo qui se balance. Durant une seconde il a du mal à reconnaître l’adolescente qu’il a vu grandir à Poudlard.

Et l’histoire est enfin raconter…Sa mère…Son nom…Les conséquences que cela, la portée et la signification de celui-ci. Greyback.
Il comprend pourquoi elle ne le lui a pas dit mais encore trop profondément en colère pour prendre assez de recul, cela ne fait qu’un mensonge de plus dans la très longue liste des choses qu’elle ne lui a pas dites. D’autres éléments s’ajoutent à cette liste en conséquence mais il écoute l’histoire, sans un mot, il se sent presque honteux de ressentir de la jalousie pour une amourette d’adolescence, mais il continue d’écouter, simplement. Il ressent à quel point c’est difficile pour la jeune femme de lui parler de tout ça, il sent surtout à quel point elle culpabilise encore, à quel point elle ne s’est jamais pardonner. C’est la première fois qu’elle lui offre de véritable pièce d’un puzzle rester trop longtemps défait. Il aurait voulu se montrer plus empathique en cet instant, pouvoir lui pardonner, lui dire qu’il comprenait mais à vrai dire, cela n’était pas le cas. Au fond de lui, il lui en voulait toujours, parce qu’elle n’avait jamais été capable de lui faire assez confiance pour lui raconter cette histoire, parce qu’il a fallu tout ce fiasco pour qu’elle se confie à lui…Toute cette souffrance, c’était un tel gâchis selon lui.

L’histoire était complète, il avait toutes les pièces entre les mains, et malgré ça, il ne savait pas quoi lui dire. La seule chose qu’il fut capable de faire, ce fut de l’amener contre lui, la tête contre au-dessus de la sienne. Il savait que cela avait demandé un effort surhumain à la louve pour lui raconter enfin son histoire.

« Merci… »

Fini-t-il simplement par murmurer, quelque peu soulager de voir enfin une partie de ses secrets se dévoiler à lui. Les yeux clos, il relève légèrement la tête, posant ses lèvres sur le front de Lise avant de reposer sa joue contre celui-ci. Il aimerait simplement pouvoir s’endormir, là maintenant, mais il sait qu’il ne peut pas…Quelque part, quelqu’un d’autre l’attend, quelqu’un qui a encore besoin de lui.

« Il faut que je m’en aille Lise… » Brisant le silence qu’au bout de quelques minutes, il se redresse légèrement sur le lit. Son regard poser sur elle, Remus est redevenu l’homme posé et calme qu’il a toujours été.

« Et j’aimerais que tu me suive… »

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MessageSujet: Re: Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]   Sam 2 Avr - 22:02


Le simple merci de Remus la réconforte grandement. Elle préfère ce léger silence à la fois gêné et apaisant, plutôt que des paroles. La demi lycan ne veut pas qu'on lui dise que ce n'est pas de sa faute, qu'elle doit se pardonner, patati, patata. Parce que c'est faux. C'est de sa faute, elle le sait, et elle n'a aucune envie d'être pardonnée. La seule chose qu'elle veut pour le moment, c'est la présence de Remus. Alors la brune ferme tout simplement les yeux, la tête contre son torse, ses doigts serrés contre son médaillon.

Mais finalement, Remus déclare qu'il doit partir. Alors elle se redresse, assise sur le lit, le regardant, un peu déconfite. Mais il ajoute qu'il aimerait qu'elle vienne avec lui. La brune marque une petite pause, mais acquiesce tout simplement d'un signe de tête. Elle n'a plus aucune envie de partir. Elle ignore comment Fenrir prendra la chose, mais maintenant elle reste auprès de Remus. Il est évident que ce dernier est toujours en colère. Ce n'est pas l'histoire enfin raconté qui peut abaisser toutes les tensions et faire oublier le mal qu'elle lui a fait. Mais la louve se fait une promesse.

« Laisse moi juste quelques minutes. » Quittant le lit, elle retourne dans la salle de bain. La porte ouverte mais hors de vue, elle peut alors ajouter. « Je sais que ce sera difficile pour toi de me pardonner et de me refaire confiance. Mais peu importe le nombre d'années que ça prendra, je ferais de mon mieux. Je ne nous abandonnerais plus. »

Faisant couler l'eau du lavabo, elle rince son visage, pour se remettre un peu de ses émotions et reprendre des couleurs. Du moins, autant qu'elle puisse en avoir. Une fois fait, elle tourne la tête et avec un léger sourire, elle attrape son habituelle cape rouge qu'elle endosse, avant de sortir de la salle de bain, remettant son capuchon sur la tête.

« Je te suis. »

Pour toujours.


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Confrontation, vérités et fardeaux [Remus/Lise]

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