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 Where the world goes, the world ends

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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Where the world goes, the world ends    Lun 11 Avr - 16:00


Lorsqu’il réapparu, le parquet et le mégot écrasé avait été remplacé par de grandes dalles de marbre en damier. Il était seul mais devant lui de dressait une grande porte a double battant de bois laqué noir aux poignées en forme de tête de serpent a la gueule grande ouverte et aux crocs sortis. Un faible rictus nerveux anima le visage de l’Irlandais avant qu’il ne pousse finalement la porte.

Devant lui s’étendait une longue table rectangulaire aussi noire et laquée que la porte. De part et d’autre de la table s'alignaient des grands fauteuils sombres taillés dans du bois et recouvert de velours feutré et de joyaux d’émeraude. A la table étaient assis une quinzaine d’hommes et de femmes qui le dévisagèrent de leur air mauvais, quelques anciens collègues et en face a la place du président, le Seigneur des Ténèbres, Lord Voldemort.



Les réactions étaient variées parmi les Mangemorts présents. Certain restaient calmes, d’autres étaient méfiants et sur leur gardes, d’autre encore troublés, intrigués et quelques uns retenaient un petit sourire. Mais personne n’osa réagir et prendre la parole avant le Seigneur des Ténèbres.
Celui-ci dévisagea le nouvel arrivant de ses petits yeux brillants de reptiles. Son visage transformé n’avait plus grand chose d’humain et rendait encore plus difficile la lecture de son expression figée mais Saïd s’en fichait pas mal, bien qu’il connaissait certaines têtes dans la salle il se contenta de fixer le mage noir jusqu'à ce que celui-ci finisse par exprimer quelque chose de compréhensible.

- Sssaïd… siffla finalement le Serpent d’un ton a la fois doucereux et menaçant. Tu n’es pas mort. constata-t-il simplement sans laisser paraître la moindre surprise ou le moindre intérêt particulier quant a ce fait.

- Ouai. Pas grâce a toi. répondit l’Irlandais d’un ton dédaigneux au possible en arborant un sourire mauvais.

Si Saïd n’était pas sur de ce qu’il ressentait en se trouvant a nouveau devant Lord Voldemort et sa joyeuse bande de mangemorts, il était au moins sur d’une chose. Sa vie, sa force, sa magie, il ne devait rien a ce reptile et cela le rendait très heureux.

- Personne n’a l’air de mourir ces temps ci de toute manière remarqua-t-il ensuite. Mais je dois avouer que je m’en sors mieux que toi. C’est quoi le deal ? Y avait une promo sur le fond de teint si tu laissais ton nez en enfer ou alors c’est pour ressembler encore plus a un super méchant ? se moqua-t-il ouvertement.

Sa remarque déclencha des grimaces et des sifflements mauvais dans la bande mais le Lord les réduisit immédiatement au silence d’un geste de la main. Un rictus ressemblant a un sourire qui n’en était pas un crispa son visage blanc craie.

- Toujours aussi insssolent… siffla le seigneur d’une voix un peu plus sombre mais tout de même amusée. Ravi de te revoir parmis nous.

- Oh te fais pas d'illusions Voldychou, coupa l’insolent en levant la main. J’ai raccroché. ajouta-t-il avec une once de fierté en ôtant un de ses bracelets d’or pour découvrir le tatouage qui recouvrait dorénavant la cicatrice qui recouvrait son ancienne marque des Ténèbres.

- Endoloris. siffla le mage noir d’un calme qui laissait trahir sa colère au moment meme ou ses yeux s’étaient posés sur cet affront.

Son sort frappa l'intrus en plein ventre et le fit immédiatement se plier et tomber au sol. Le choc et la douleur le crispa tant qu’il ne parvint pas a crier les premiers secondes mais bientôt un hurlement puissant lui arracha la gorge et les poumons alors qu’il se tordait de douleur. Bien qu’il n’avait pas l’intention de riposter sa magie Egyptienne tenta de le défendre instinctivement en l’enveloppant d’un halo doré mais il n'eut aucun effet sur le maléfice déjà en cours. Il parvint néanmoins a bloquer les quelques sorts supplémentaires qui volèrent dans sa direction lorsque surexcitée, Bellatrix Lestrange s’était mise a sautiller sur la table. pour admirer le spectacle.
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Severus Rogue

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MessageSujet: Re: Where the world goes, the world ends    Lun 11 Avr - 18:01

L’appel, il l’avait senti, observant son bras, il observa tous les livres qui jonchait son bureau en soupirant. Il sentait qu’il approchait son but mais il avait toujours autant l’impression de marcher dans un couloir sombre sans fin. Il ferma les yeux et en un instant il se retrouva dans un manoir qu’il connaissait que trop bien. S’il pouvait se permettre de ne plus donner cours à Poudlard, se soustraire à l’appel du seigneur des ténèbres n’étaient pas une option. Il avait toujours une promesse à tenir. Franchissant les portes de la grande salle des Malefoy, il ferma automatiquement son visage, traversant la longue pièce, il prit la place qui lui revenait de droit…A la droite de Voldemort lui-même. Son regard croisa celui de Bellatrix Lestrange, fraichement sortie d’Azkaban, son séjour là-bas semblait pourtant l’avoir beaucoup plus marqué qu’il n’y paraissait de prime abord. Ses yeux croisèrent un autre visage qui lui était familier…Peter Pettigrew.
Une crispation apparut le temps d’une seconde sur son visage alors qu’il observait l’ancien maraudeur. Il était facile de mettre cela sur le compte de la surprise et son dégout profond pour tout ce qui touchait de près ou de loin à James Potter même si, bien trop profondément en lui, il haïssait cette petite chose qui était l’une des causes qui avaient amener au tragique décès de Lily.

Son observation fut pourtant rapidement interrompu par l’arrivé d’un autre des leurs. Ce visage, il ne l’oublierait jamais, il n’oublierait jamais ses jeunes années dans l’école de sorcellerie tout comme il n’oubliait le lourd secret qui les liait tous les deux. Si son visage exprimait son habituel sérieux, contrôlant la moindre de ses expressions, intérieurement il était surprit de voir un vieil ami revenir d’entre les morts mais à vrai dire…Il n’était pas le seul.
Et si quiconque avait un doute sur l’identité de cet homme, les doutes furent rapidement dissipé lorsqu’il fit ce qu’il faisait de mieux : être Saïd.

Spectateur insensible, il observa les conséquences de ces idioties, écoutant son ami hurlé et se tordre de rage alors qu’une petite voix se fit entendre à la gauche du Lord.

« Vous devriez le tuer maître… »

La petite voix perfide n’était autre que celle de Peter, recroqueviller sur lui-même, il semblait impossible pour cette chose de pouvoir regarder quiconque dans les yeux et c’était d’autant plus vrai avec le Lord.
L’ancien Gryffondor se méfiait et si jamais il ne trouverait sa place auprès des Maraudeurs, au côté de son maître il avait une importance qu’il n’était pas prêt à lâcher. Il pointa du doigt le bras tatoué de l’ancien serpentard, ne pouvant s’empêcher de jubiler intérieurement de voir celui-ci souffrir du sortilège endoloris.

« Regarde son bras…Un aigle…Elle était de cette maison maîîîître »

Il faisait référence à la traitresse qui avait fait partie de leur rang durant la première montée au pouvoir du Seigneur. Severus le savait, tout comme il devinait que ce tatouage n’était pas qu’une simple provocation. Ce fut pour cette raison qu’il reprit à la suite de Peter d’une voix calme et pragmatique.

« Si je puis me permettre, il nous sera beaucoup plus utile vivant que mort maître…Avec moi, il est le dernier encore en vie à avoir vécu près de 7 ans avec Evan Rosier. »
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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: Where the world goes, the world ends    Lun 11 Avr - 21:01


Le regard brillant du Seigneur des Ténèbres se porta une seconde sur le visage fermé de Severus Rogue alors qu’il n’en avait aucunement éprouvé le besoin faces aux piailleries du petit rat. Ce n’était pas la première fois que celui-ci suggérait d'épargner cette idiot insolent et bien qu’il soit assez intelligent pour toujours trouver raison, il était facile de déceler un discret attachement entre des deux anciens camarades de classe. Voldemort ne manqua pas de lui faire remarquer cette erreur en fixant Severus pendant une longue seconde alors que Saïd hurlait toujours de douleur sous l’emprise du sortilège de Torture. Mais les paroles du professeur de potion n’en demeuraient pas fausse et finalement, le mage noir mit fin a son sortilège et baissa doucement sa baguette. Bellatrix du voir cela comme un appel au calme et bien qu’elle laissa échapper une petite plainte, elle retourna a sa place assise.

Saïd sentit le sort s'arrêter et ses poumons lutter immédiatement pour reprendre de l'oxygène. Complètement euphorique il explosa de rire tout en toussant tant sa gorge avait souffert de hurler si fort. Il pouvait sentir son coeur cogner dans sa poitrine a tout rompre. A ce moment il se sentait plus vivant que jamais et il ne parvenait pas a avoir peur ou même a être en colère. L’adrénaline coulait a flots dans ses veines et comme un gros junkie il était presque prêt a en redemander une dose tout en sachant que cela finirait sûrement par le tuer.
- T'arrêtes pas, j’allais jouir. grogna-t-il entre deux hoquets d’hystéries en se relevant avec difficulté.
Il se rendit vite compte que l’adrénaline ne masquait pas tout lorsqu’il sentit qu’il peinait a garder l’équilibre et que sa vision était légèrement trouble. Sans doute les choses avaient changées depuis quinze ans. L'âge et le manque d’habitude ne le rendait pas aussi tolérant qu’avant.
La douleur ne lui avait pas permit de voir qu’une fois de plus c’était ce cher Severus Rogue qui était venu lui faciliter l'existence. S’il l’avait su il se serait peut-être montré un peu plus raisonnable mais l’adrénaline ne l’encourageait pas a le faire.

- Alors quoi ? Tu vas pas me tuer ? C’est vrai qu’il commence a se faire petit votre petit groupe de lecture. nargua l’ex-mangemort d’une voix rauque et sombre. En se rattrapant maladroitement sur la table chatoyante des Malefoys pour ne pas perdre l’équilibre. En voila un autre qu’est pas mort non plus. Evan Rosier. Il faut croire qu’il est pas si select le club des gars qui savent pas lâcher l’affaire. ajouta l’Irlandais avec un sourire moqueur et dédaigneux.

Saïd se redressa doucement, bataillant pour retrouver un souffle et une stance normal mais l’adrénaline se faisait plus sage dans ses veines et le souvenir du Doloris se faisait étrangement de plus en plus poignant. Cela le poussa à être peut-être un peu plus sérieux lorsqu’il reprit la parole.

- Et si on le dégommait ?
proposa-t-il d’un ton qui trahissait une certaine excitation et impatience.

Lord Voldemort le perça de son regard venimeux mais il ne répondit pas tout de suite, laissant le silence froid reprendre ses droits sur la bêtise de Saïd. Celui là n’avait jamais été très malin mais le Seigneur des Ténèbres ne pensait pas qu’il était assez idiot pour croire qu’ils n’avaient pas déjà tenté de “le dégommer”. L’Irlandais était aussi assez arrogant lorsqu’il s’agissait de sa personne mais pensait-il vraiment qu’un homme de plus et en plus un homme comme lui ferait la différence ? Non. Ce n’était pas du tout son genre mais le mage noir pouvait sentir que c’était peut-être le cas. Saïd avait un marché à lui proposer.
Mais alors que le Seigneur des Ténèbres se demanda ce que quelqu’un comme Saïd Wilkes, revenu d’entre les morts et encore assez stupide pour s’amuser à le contrarier pouvait avoir à lui offrir, quelqu’un dans l’assemblée perdit patience, coupant le silence en tapant du poing sur la table.

- Comme si t'avais quelque chose en plus que n’importe lequel d’entre nous. Regarde-toi, tu fais pitié. cracha un des Mangemort avec dédain.

- Tout le monde t’as cru mort tout ce temps je ne pense pas que quiconque sera attristé que ça finisse par être vrai.
renchérit un autre d’un ton mauvais.

- Ouai… Tu fais ton beau mais tout le monde ici sait que tu veux juste sauver ta peau. piailla Bellatrix en ajoutant un petit rire sadique.

Saïd quitta Voldemort des yeux pour tourner son regard doré vers eux, une lueur assassine brillant dans ses yeux comme dans les joyaux qui ornaient ses bracelets d’or. La lueur caractéristique qui précédait ses fameuses explosions de folie meurtrières et ce qui la reconnurent eurent un discret mouvement de recul. Mais il ne fit rien et serra simplement la mâchoire et les poings.
Était-ce pour cela qu’il était ici ? Pour sauver sa peau ? Renouer avec le passé ? Tenté de se souvenir qui avait été un jour Saïd Wilkes ? Il n’en avait aucune idée et c’était la tout le problème. Lui pour qui la vie avait toujours été chaotique mais limpide était aujourd’hui tranquille mais complètement troublée. Chaque vérité était bancale et sournoise, chaque décision un traquenard, chaque action une erreur. Mais peut-être était-ce cela l’erreur : trop réfléchir.

- J’ai l’Ordre du Phoenix.
annonca-t-il d’un ton clair et factuel.

Il eu un petit sourire naquit doucement sur son visage lorsqu’il sentit un silence de plomb s’abattre sur l’assemblée. Mais celui-ci ne venait pas de lui.

- Comme c’est nostalgique. commenta une voix d’un ton plat et très légèrement condescendant derrière lui. C'était la voix d’Evan Rosier.






Un florilège puissant, rapide et anarchique de sorts et de maléfices filèrent dans la direction du Tueur de Mangemorts. Saïd avait fait volte face si soudainement dans l’intention d’en faire de même qu’il ne s’était pas rendu compte qu’il se trouvait dans le passage. Mais avant que le moindre sortilège ne le frappe dans le dos un flash lumineux l’aveugla et il se sentit tiré avec force sur le coté. Avant qu’il ne puisse le comprendre, le regard bleu d’Ali le fixait intensément.

- Sen, il faut partir. grogna-t-il mais Saïd le repoussa immédiatement pour se retourner vers Evan Rosier.

Il se rua sur lui pour le frapper d’un poing enflammé mais il ne toucha que le vide et passa a travers en troublant légèrement son image. Il n’était pas vraiment la. Saïd se retourna furieusement vers lui. Ce qu’il avait devant lui était comme un genre de patronus mais qui n’émanait aucune lumière et dont l’image était un reflet parfait de l’homme qu'était Evan Rosier aujourd'hui. Lui aussi la mort ne semblait pas l’avoir épargné. Il était si pale et si rigide qu’il semblait plus être un croisement entre un macchabée et une statue de marbre blanc qu’un homme vivant. Seules les balafres qui entaillaient son visage figé trahissait le fait qu’il était fait de chair et d’os. Ses habits tirés a quatre épingles et sa coiffure impeccable indiquaient néanmoins que le sorcier était loin d’avoir perdu la main. Calme et immobile, il avait patiemment attendu que le chaos cesse. Avec le fantôme d’un sourire amusé étirant très légèrement ses lèvres fines et pales, il plongea son regard dans celui du Seigneur des Ténèbres.

Celui-ci observa le nouveau venu du même regard de prédateur a sang froid avec un rictus étrange qui ressemblait a un sourire mais qui était loin d’en être un.
- Que de retrouvailles. siffla-t-il sinistrement. Tu as toujours été prétentieux et intelligent, Rosier, mais une seule partie de ton personnage a survécu apparemment.

- Et vous avez toujours été aveugle et simple d’esprit. rebondit Evan Rosier du ton le plus naturel et sincère du monde.

Même Saïd fut quelque peu surprit d’entendre cela de la bouche d’Evan Rosier. Contrairement a lui il n’était pas du genre a aimer provoquer ou se chamailler et même s’il se savait hors de danger, ce n’était pas son genre. S’il avait été réellement la, il aurait été mort depuis longtemps et bien avant de pouvoir prononcer la moindre insulte, était-ce pour appuyer le fait qu’il était intouchable ? Ça n’avait pas l’air d'être cela non plus. De son air détendu et indifférent, il semblait simplement exprimer une vérité. Ce qui rendait ses mots plus insultants encore.

- Harry Potter, Dumbledore, l’Ordre du Phoenix… N’en avez-vous pas assez de touiller la même potion ?

- Est-ce pourquoi tu as décidé d’y ajouter ta propre dose d’innovation, Evan ? siffla le Seigneur des Ténèbres.

- Ha, je ne portes aucun intérêt a votre vieux chaudron. répondit Evan avec un petit rire amusé.

Cette conversation avait des airs si banal qu’elle en devenait terrifiante. Cet échange n’avait pas lieu d'être et pourtant il avait lieu ici même au milieu de Mangemorts et d’étrangers. C’était comme assister a une aberration, comme tirer sur un fil qui aurait du céder il y a bien longtemps mais qui continuait de s’étirer encore et encore, regarder quelqu’un brûler vif et s’attendre qu’il meure bientôt mais l’entendre crier encore et encore sans jamais s'arrêter. Les spectateurs retinrent leur souffles.

- Pourquoi, alors ? demanda alors Tom Jedusor, un tic réptilien animant sa tété chauve.

- Je vais vous le dire. répondit Evan Rosier avec un signe de tête entendu.

D’un mouvement de baguette il fit apparaître derrière lui un grand fauteuil rectangulaire de feutre mauve. Celui la s’accordait parfaitement avec la tenue cintrée et droite mais absolument pas avec le style du salon lugubre de Lucius Malefoy. Evan Rosier s’assit au bout de la table en face du Seigneur des Ténèbres, jambes et mains croisées, prêt a lui donner la réplique.

- Dans une guerre, il y a des soldats, des lieutenants, des généraux. Des civils, des victimes, des héros, des boucs émissaires, des martyrs. Il y a des frontières, des négociations, des coups de forces, des stratégies, des alliances, des trahisons, des compromis et des morts.
Mais seuls ceux au dessus de cela ont le pouvoir de voir et de savoir ce qu’est réellement la guerre. L’affrontement de deux visions du monde. De deux idées.


Le calme était retombé dans le sombre salon des Malefoys. La tension s’était lentement évaporée, chassée par le ton lisse et contrôlé du narrateur. Malgré lui, le public était captivé, guettant patiemment le moment ou tout ceci prendrait enfin son sens.

- Il était un temps ou je pensais qu’autour de cette table serait réunis les sorciers les plus puissants, brillants et lucides du monde. Mais aujourd’hui je m’assoie et je ne vois que des regards hagards qui ne savent pas ou regarder, des oreilles qui ne savent pas écouter, des bouches qui s'assèchent de tant se répéter et des baguettes qui s’agitent bêtement sans but.
Les grands esprits discutent des idées. Les esprits moyens discutent des événements. Les petits esprits discutent des gens. Sur lequel d’entre-eux alliez vous converser aujourd’hui ?


Bellatrix qui bouillonnait de rage depuis l’arrivée du traître se redressa d’un bond et lui cracha au visage, se fichant bien que cela lui passe au travers. Elle s'apprêta a lui hurler des injures mais la baguette du Seigneur des Ténèbres l’en empêcha. L’emprisonnant dans un sort d’Impero, il la fit se rasseoir en silence et n’eut pas besoin de maintenir le sort pour s’assurer qu’elle reste tranquille pour le reste de cette entrevue. La sorcière, a la fois pale comme la mort et rouge de honte baissa les yeux en pinçant les lèvres.

- J'écoute. souffla le Seigneur des Ténèbres, a la fois comme une invitation pour Rosier a continuer et un avertissement pour quiconque aurait l’intention de l’interrompre une nouvelle fois.

- Bien. Alors faites attention et écoutez-moi bien. commenta Evan Rosier d’un ton un poil trop condescendant mais un sourire néanmoins reconnaissant face a cette intervention. Il s’adossa un peu plus confortablement dans son fauteuil en comprenant qu’il avait dorénavant l’attention de tous.

- Les faibles ont besoin d'être dirigés par des puissants. annonca-t-il alors clairement et dans cette assemblée, cela n’eut pas l’air de susciter de surprise ou de froncements de sourcils.
C’est pour cela qu’ils sont faibles et que d’autres sont puissants. Il doit y avoir une hiérarchie pour qu’il y ait de l’ordre. Et de l’ordre, pour prospérer.
Ce monde est infesté de bon-sentiment, d’illusions et de lâcheté. Les forts se voilent la face pendant que les faibles rêvent. Et qu’en ressort-il de leur si belle égalité et tolérance ? l’anarchie, le désordre et la médiocrité.


- Et que proposes-tu qu’on y fasse ? lâcha un des Mangemorts avant de songer a se retenir.

Mais aucun sort ne vint le punir et quelques regards curieux s'allumèrent dans l’assemblée. Tout ce que Rosier avait énoncé jusqu’ici n’étaient que des faits, des généralités, un préambule qui tardait a en venir au but. Si Evan eut été seul avec Voldemort, ils auraient peut-être conversé toute la journée mais l’impatience se faisait doucement sentir dans les autres membres de la réunion. L’interlocuteur ne paru pourtant pas fâché de cette nouvelle interruption et l'accueillit avec un petit sourire hautain.

- La guerre, bien sur.

Cela semblait si évident dans la bouche d’Evan Rosier pourtant des sourcils se froncèrent et des regards troublés s'échangèrent. N’étaient-ils pas déjà en train de la faire cette guerre ? La conclusion de ce discours qui leur avait paru si limpide, clair et contrôlé semblait perdre tout son intérêt et sa cohérence.
Certains a la table connaissaient assez bien Evan Rosier pour savoir que quelque chose d’autre se cachait dans les mots du Serpent mais quoi exactement ? Ce qui paraissait si évident avait encore quelques difficultés a trouver son chemin dans les esprits de tous.

- Rappeler aux forts ce qu’est d'être fort et aux faibles ce qu’est d'être faible. Rétablir l'ordre.
insista calmement Evan Rosier.

- Par faible... vous… vous voulez dire… les sang-de-bourbes ?
tenta d’éclaircir le même Mangemort sans être très convaincu.

- Les moldus. intervint Saïd d’une voix forte et sombre.

Il ne su si c’était en effet grâce aux nombreuses années passées ensemble entre les murs de Poudlard mais les plans du sorcier se dessinaient dans son esprit aussi clairement que s’il les avait tracé a la craie blanche sur la table noire de Lucius Malefoy. Evan ne se retourna pas vers son ancien camarade mais il acquiesça avec un petit sourire satisfait.


- Ça n’a aucun sens ! se moqua soudain le Mangemort en éclatant de rire. Les moldus ne tiendraient pas une semaine contre nous ! Et l’Ordre du Phoenix ? Dumbledore ? Le Ministère ?! Tu penses vraiment qu’ils vont rester la a se tourner les pouces pendant ce temps la ?

- Détachez-vous du passé. L’Ordre du Phoenix n’a jamais été qu’une partie du problème, tout comme les moldus. Ne voyez-vous pas ? Il n’est plus question des Mangemorts  de Lord Voldemort contre l’ordre du Phoenix de Dumbledore, mais de l’Ordre naturel du monde ! s’impatienta doucement Evan Rosier en se penchant un peu plus vers son auditoire.

- Crache le morceau. intervint a nouveau Saïd depuis son coin de la pièce.

L'Irlandais put sentir Ali esquisser un geste pour le retenir mais il l'arrêta d’un geste sec de la main. Alors qu’on aurait pu croire que la voix sèche de Saïd l’agacerait un peu plus, Evan se redressa dans son assise, retrouvant son calme et sa prestance. Pour ceux qui le connaissait, il était difficile de ne pas se souvenir de l’étrange et maléfique duo qu’avait formé ces deux hommes pendant leur enfance et leur adolescence. Même le Fils de Ra pu le sentir et l’observer, ce lien muet de complicité et de confiance entre deux frères d’armes et cela le fit frissonner. Était-ce avec ce genre d’individu que son frère avait fait sa vie et sa guerre ?

- Le secret qui entoure le monde magique n’est qu’un mensonge qui scinde le monde en deux pour mettre sorciers et moldus sur un pied d'égalité. C’est une farce, une aberration, la première source d’illusions et de confusion. La première chose qui doit être détruite pour rétablir l’ordre.

Si je n’avais pas donné quelques coups dans la fourmilière, semé quelques cadavres ça et la, vous n’auriez jamais détourné votre attention de vos acquis et seriez encore en train de comploter autour des habituels ragots. Harry Potter, la prophétie, Dumbledore, toujours la même rengaine.
Un mort devient vivant, un allié devient ennemi, les certitudes se teintent de doute et il n’en a pas fallu plus pour instiguer la peur et déchaîner… la barbarie. C’est ce qu’il doit se passer.

Lorsque les moldus se rendront compte que le monde n’est pas ce qu’ils pensent, que leurs certitudes et leurs rêves se briseront sur la dure réalité s’en suivra la peur et le chaos. Vous les connaissez jamais ils ne reconnaîtront ou se satisferont de leur propre médiocrité. Et lorsque les faibles se mettent a jouer aux plus fort, il n’y a que les forts qui puissent leur rappeler ou est leur place et en même temps la leur.  Moldus contre sorciers. Cette guerre ne sera pas seulement la notre mais celle de tout ceux qui estiment appartenir a ce monde. De cette guerre ne pourra émerger qu’un seul vainqueur, une seule conclusion, une seule idée.


- Il n'y a pas de bien ni de mal, il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher. Qu’une seule loi, celle du plus fort. enchaîna Jedusor d’un murmure lugubre.  

- De cette guerre naîtra un Nouvel Ordre. Un ou chacun aura la place qu’il mérite. conclu Evan Rosier.
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MessageSujet: Re: Where the world goes, the world ends    Mar 12 Avr - 18:02

Cette voix…Plus que la proposition que venait de faire Saïd au Seigneur des ténèbres, cette voix lui glaça le sang. S’il n’était pas sans savoir qu’Evan Rosier n’était pas véritablement mort, l’entendre et à présent le voir rendait les choses autrement plus réelles. Il s’était levé, comment la majorité de ceux et celles autour de cette table. Baguette à la main, il n’avait pourtant lancé aucun sortilège. Malgré ce que représentait l’homme pour les mangemorts dans cette pièce, pour Severus il était difficile de se détacher de l’amitié qu’ils avaient tissée au cours des années à Poudlard. D’autant qu’il avait rapidement remarqué que cela ne servait strictement à rien d’envoyer le moindre sortilège, ce qu’ils avaient sous les yeux n’était que l’image d’Evan Rosier. Il avait passé tellement de temps à expérimenter des sortilèges et à en étudier d’autres avec cet homme, il était parfaitement capable de remarquer un détail, un point précis, tremblant légèrement à faible lumière des bougies de la salle. Ce fut instinctivement qu’il se rapprochait de Saïd, comme si revoir ses vieux amis le poussait à soutenir celui qui était bien réel dans cette pièce.

Les yeux rivés sur Evan, il écoutait, patient, comme il l’avait fait tellement souvent lorsqu’ils passaient des soirées entière à débattre sur un sujet ou sur l’autre, à s’échanger des idées, à partager des avis sur des ouvrages récemment lu…A conseiller de nouvelle lecture, de nouvelle pratique. Saïd formula à voix haute ce que lui-même en avait déduit dans son esprit. Le long verbiage du Rosier poussait certain à se montrer impatient, son regard observa plus intensément celui qu’il avait qualifié d’ami pendant ces années d’adolescence. Entrevoyant le plan de cet homme et en cet instant précis, il ignorait qui il devait craindre le plus dans ce monde entre Voldemort, Evan ou encore Albus…
Pire encore…Qui suivrait-il dans cette guerre ?

Son regard se porta une seconde sur l’egyptien, cherchant à entrevoir un début de réponse sur la réaction de Saïd. Lui qui avait pour premier réflexe de s’élancer sans réfléchir sur Evan, en était-il encore de même aujourd’hui ? Lui qui était prêt à vendre l’Ordre du phenix en sachant les conséquences que cela aurait pour quelqu’un qui avait bien trop d’importance dans sa vie à condition de mettre fin au jour d’Evan Rosier, était-il toujours prêt à vouloir voir son vieil ami mourir ?

Son attention se reporta sur le principal acteur de cette sombre scene. Evan Rosier.
Est-ce que les femmes et les hommes ici présent était véritablement conscient de ce que l’homme suggérait ? La loi du plus fort, un nouvel ordre, un ou chacun aura la place qu’il mérite, avaient-ils seulement conscience que cela signifiait qu’il n’y aurait qu’une seule et unique personne à la tête de ce nouvel ordre ? Et nulle doute qu’Evan ne laisserait pas cette place revenir au Seigneur des ténèbres.

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Saïd S. Wilkes

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MessageSujet: Re: Where the world goes, the world ends    Mar 12 Avr - 18:46


- Et j’imagine que tu t’attendes a ce que je suive tes ordres maintenant, Evan. siffla le Seigneur des Ténèbres d’un ton a la fois amusé, intrigué et assassin.
Tout comme Severus, il avait bien comprit ce qui se cachait au delà des mots d’Evan Rosier. Osait-il penser qu’il se placerait à la tête de ce nouveau monde qu’il imaginait ? Ce n’était plus de l’ambition mais de la pure arrogance. Pourtant face à cette remarque le visage d’Evan s’anima d’un sourire similaire, à la fois amusé, intrigué et quelque peu agressif.

- Sont-ce mes ordres que vous voulez suivre ? Ou une idée que nous avons toujours partagé ?

Il n’y eut pas de réponse mais dans le regard de Lord Voldemort une petite lueur scintilla et son visage se détendit. Elle était muette et invisible mais chacun autour de la table pu le sentir. C’était de l'approbation. Rendez-vous au sommet, se disaient-ils l’un l’autre et ce fut suffisant pour le Serpent qui se releva simplement de sa chaise et la fit disparaître.

- Ceci n’est pas un coup, un come-back ou un discours d’inspiration. Pensez par vous même. Observez vos ambitions, la place que vous occupez dans ce monde et l'héritage que vous laisserez derrière vous. Si vous êtes prêt a mettre fin a la complaisance, la démagogie, la médiocrité et entrer dans le Nouvel Ordre, nous reparlerons. ajouta Evan Rosier en guise de conclusion pour tous les sorciers présents.

Il s'apprêta a sortir par la porte comme il était entré bien qu’il se trouvait en réalité loin du petit salon de Lucius Malefoy mais échappant une nouvelle fois aux contres mesures d’Ali, Saïd lui barra la route, se fichant lui aussi qu’il ne se trouvait que devant un mirage.

- Ne t’avise pas de te barrer. grogna-t-il en le fixant de ses yeux jaunes et brillants. J’en ai rien a foutre de tes plans et de tes grandes idées moi.
- Ah non ? coupa le Serpent d’un ton condescendant.
Mais il y avait plus que du dédain dans son regard pale qui le transperça froidement. Il y avait de l’entendement, le genre qui donnait a Saïd l’impression que celui qui se trouvait devant lui en savait plus sur lui que lui même. Il pouvait pourtant clairement voir la colère briller dans ses iris mordorés mais une fraction de seconde celle-ci vacilla comme frappée par le doute.
La guerre, les moldus, l’ordre naturel, il n’en avait strictement rien a foutre et pourtant il l’avait écouté tout ce temps et comprit bien mieux que la plupart. S’en fichait-il vraiment complètement ?

- Reste loin de mon fils espèce d'enfoiré. souffla-t-il avec hargne vers l’image mais sa conviction s’essoufflait a vue d’œil.
Evan eu un petit rire. Ce n’était pas un rictus ou un souffle d’amusement mais petit sourire bien visible qui s’étira sur son visage et dans ses yeux. Ceux-ci se tournèrent ensuite vers Severus Rogue une courte seconde avant que l’illusion ne se dissout dans l’air, faisant disparaître Evan Rosier.

Le silence retomba et avec lui le vide. Fixant l’absence devant lui, Saïd ne savait pas quoi penser ou même quoi ressentir. Était-ce la tout ce dont il était capable face a Evan Rosier ? Le faire sourire ? Ce fait aurait du l’enrager, le faire hurler et exploser mais il restait figé et interdit comme s’il refusait de croire a ce qu’il venait de se passer et ce ce qu’il venait de ressentir.
Une fraction de seconde, il avait eu l’impression de retrouver un vieil ami et avec lui toutes les certitudes qu’il avait eu en tant que jeune homme. La guerre, le pouvoir, une voie que seuls ses pas traceraient dans son destin limpide. Une voie ou rien d’autre n’importait, ou il n’y avait pas de Elliot Rosier ou de Zoya Horlov. Seulement Saïd Wilkes.
Alors que cette idée et cette sensation s’insinuait lentement en lui le regard vibrant de l’Irlandais se releva doucement, s’ancrant instinctivement dans l’autre homme qui se trouvait prêt de lui. Severus Rogue. Celui-ci put voir briller le trouble et la peur dans ses yeux dorés sans qu’il ne parvienne a le cacher. Était-ce réellement ce qu’il était venu chercher en venant ici ? Revenir ses pas pour revenir a la source et retrouver ses repères ? Était-ce réellement Evan Rosier son repère ? Saïd continua de fixer Severus sans se rendre compte de l’appel a l’aide qu’il exhibait devant lui.
Mais avant que celui-ci ne puisse réagir, celui qui n’avait pas de lien avec tout cela et qui sentait doucement l’attention se tourner vers lui maintenant que le principal acteur était partit agrippa fermement Saïd par le bras et disparu dans un flash aveuglant.

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Where the world goes, the world ends

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