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 Where we stand, we fall

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NPC Eli

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Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Where we stand, we fall   Mer 13 Avr - 21:55



Serrant fermement son frère contre lui, Ali ne s’attendit pourtant pas à ce que celui-ci se débatte soudainement, déstabilisant leur déplacement magique. Proche de leur destination, il se stoppa net pour éviter qu’ils ne se blessent dans l’agitation. Réapparaissant dans un flash quelques mètres au dessus de la tourbière d’Irlande, les deux hommes chutèrent rapidement.
Ali se réceptionna sur ses jambes mais Saïd tomba assez violemment sur le dos. Heureusement les sols humides et riche de l’île amortirent le choc. Ils s’étaient arrêtés à une centaine de mètres de la maison familial des Wilkes et celle-ci était déjà bien visible, figure sombre et rigide au milieu de rien. Mais aucun des deux hommes n’y fit attention.

Se précipitant vers Saïd pour voir s’il n’avait rien, Ali se fit brusquement repoussé par son frère qui peina à se relever. Ce n’était pas la douleur qui le faisait tituber fébrilement mais le sentiment de perdre la tête. Les émotions bouillonnaient en lui en formant un mélange qui n’avait aucun sens qui pourtant lui brûlait la poitrine.

- Lâche-moi ! hurla le plus jeune avec rage en s’éloignant maladroitement.

- Saïd, s’il-te-plait… tenta de raisonner l'aîné.

Mais il ne parvint qu’à faire sortir l’autre de ses gonds. Saïd se jeta violemment sur Ali qui n’osa pas réagir et se laissa tomber sur le dos, agrippé au col par son petit frère.

- Je t’avais dis ! Je t’avais dis de me laisser tranquille ! Je t’avais dis que la prochaine fois que je te voyais je te tuerais ! hurla Saïd, la rage, la haine et le désespoir se mêlant dans sa voix qui commençait à se briser.

- ALORS TUE MOI ! rugit l’Egyptien à son tour, si fort qu’il prit Saïd au dépourvu et l’anima d’un geste de recul. Je préfère mourir que de t’abandonner à nouveau. insista Ali d’un ton plus calme, presque désespéré alors qu’il fixait son petit frère sans ciller.

Saïd le lâcha et recula de trois pas sans vraiment savoir vers où aller ou quoi faire. Son regard voulait se perdre aux alentours mais les yeux bleus d’Ali Wilkes semblaient le retenir de regarder ailleurs. Celui-ci se releva calmement et avança d’un pas, ne laissant pas la distance s’étendre entre eux.

- C’est eux ? questionna-t-il alors d’un ton froid et amer. C’est vers eux que tu te tournes pour demander de l’aide, plutôt que vers ton propre frère ? ajouta-t-il, luttant lui-même pour contenir sa rage et son dégoût.

- Tu as failli tuer Zoya ! riposta Saïd à bout de nerf. Il pouvait sentir en lui le désir puissant de se jeter sur Ali à nouveau pour le violenter et ravager son visage si instigateur mais aussi l’instinct bruyant qui lui hurlait qu’il n’avait aucunement envie de s’approcher de lui.

- Je l’ai fais pour toi ! Pour te protéger et te libère du mal que représente cette femme !
enchaîna Ali sur un ton qui se faisait de plus en plus similaire, tinté de panique et de désespoir.

- Et Elliot ? Mon fils ? Son fils ! Le tuerais-tu aussi pour me protéger ?! rebondit Saïd.

- Je…

Mais Ali se retint de répondre. Oui. Oui il aurait été prêt à tuer n’importe qui pour protéger son frère et le fils d’Isfet n’était pas une exception. Ils savaient tous deux la vérité mais il se refusa de la prononcer en sachant la dague que cela planterait dans le coeur de son frère.
Mais malgré ça Saïd put la sentir, ce dernier coup de grâce dans sa poitrine, tuant une dernière part d’espoir qu’il ne pensait même pas exister. Il était comme tous les autres.
Était-ce une insulte ? Une critique ? Non, juste une désillusion. La réalisation que ce monde n’était rien d’autre que ce qu’il était. Une boule de roche sur laquelle erre des créatures toutes aussi sombres, tordues, bousillées et vicieuses les unes que les autres. Là où “chacun pour sa peau” et “la loi du plus fort” est la seule chose qui a du sens. Tout le reste fini tôt ou tard par s’écrouler.
Alors qu’il voulait hurler, chialer comme un gosse, ce fut un sourire brisé qui anima son visage comme un tic hystérique.

- Qui voudrais-tu que j’aille voir ? questionna-t-il alors que son regard se planta sur le sol comme s’il pesait soudain tout le poids ce la réponse à cette question. Je n’ai personne, personne a part eux. Et même ça… Je…

Saïd tomba à genoux, abattu par ses propres larmes qui glissèrent contre son gré sur son visage tiré.
Il avait tout foiré, tout perdu et contrairement à Zoya qui trouvait toujours quelqu’un à blâmer, il ne parvint pas à trouver quelqu’un d’autre que lui-même sur qui rejeter la faute. Il n’avait pas été là. Il l’avait laissé tombé en laissant dans son ventre le fruit de leurs erreurs. Pendant 15 ans elle s’était battue seule mais jamais elle ne l’avait oublié. Elle avait été le dernier visage qu’il avait vu et le premier sur lequel il avait posé les yeux. 15 ans plus tard. Et qu’avait-il eu à lui offrir après tout ce temps ? Quelques bonnes parties de jambes en l’air, plusieurs hématomes et tant de reproches. 15 ans l’avait-elle attendu et lui, au bout de 5 mois il s’était… lassé ? Convaincu qu’il était incapable d’être ce qu’elle attendait de lui, mais avait-il seulement essayé ? Inconsciemment, c’est ce qui l’avait poussé à retomber sans ses sombres travers, retourner là où il s’était sentit puissant et inarrêtable pour la dernière fois. Et il avait échoué. Pire encore il se rendait compte que ses mots étaient plus vrais que ce qu’il n’aurait jamais voulu qu’ils soient. Peu importe ce qu’il pouvait tenter, à quel point il pouvait frapper, quelle force il pourrait trouver, il resterait Saïd Wilkes. Incapable de bien faire, incapable de voir juste, incapable de faire le bon choix, car depuis toujours, c’était le choisir lui qui avait été une erreur. Depuis tout ce temps, il n’avait toujours été qu’un bon à rien.
La tristesse, la haine et l’amertume le crispa tant qu’il se recroquevilla sur la terre humide, sentant ses poings s’enfoncer dans son crâne dans un dernier espoir de faire taire la douleur que lui procurait toutes ces pensées. Mais ce n’étaient plus que des pensées ou des sentiments. Un trou noir s’était ouvert en lui, le rongeant de l’intérieur sans qu’il ne puisse le fuir ou le combattre.

Ali observa son frère s’effondrer lentement complètement démuni. Il voulait tant l’apaiser, le prendre dans ses bras mais il savait que celui-ci ne ferait que le repousser une nouvelle fois. Alors qu’il se tenait juste devant lui, alors qu’il s’efforçait de veiller sur lui, son petit frère était persuadé d’être seul. Si persuadé que Ali eu l’impression de s’effacer de seconde en seconde.
Tout ce temps il avait couru après lui en l’appelant mais chacun de ses gestes et de ses paroles semblaient les éloigner un peu plus. Que faire de plus ? La tristesse et le désespoir de Saïd infecta peu à peu l’esprit de l’Egyptien qui du s’asseoir à son tour pour ne pas tomber. Que faisait-il de si mal que son propre frère préférait se tourner vers les forces les plus obscures de ce monde, des hommes faits d’épines et de poison plutôt que vers un frère qui lui tendait la main ? Ses yeux bleu vinrent chercher la réponse dans le ciel mais celui-ci était couvert d’une épaisse croûte de nuages sombres. Pays maudit.
Soudain animé d’une colère sans nom Ali se redressa et frappa violemment le sol de son sceptre. Un rayon argenté s’en éleva et perça violemment le ciel. Dans une détonation bruyante, les nuages se brisèrent laissant place à un ciel immaculé et au Soleil. Sa lumière chaude inonda la tourbière dans un rayon de trois kilomètres autour des deux hommes.

Saïd n’avait pas relevé la tête pour voir le spectacle et peut-être était-ce en comparaison à la bruyante détonation mais ses pleurs semblaient avoir faiblis. Laissant son sceptre planté dans le sol, il s’approcha doucement de l’Irlandais et s’agenouilla à ses côtés, posant délicatement une main sur une de ses mains pour attirer son attention.

- Ra m’en soit témoin, je ferais tout pour toi mon frère. Demande-moi de partir et je partirais. Demande-moi de me battre et je me battrais. Demande-moi de tuer et je tuerais. Demande-moi de mourir et je mourrais. Mais tu devras le faire avant de pouvoir dire que tu n’as personne. dit-il de sa voix naturellement calme et ferme.

Saïd l’agrippa soudain, mais aucun coup de vint. Toujours recroquevillé, tête baissé, il serrait la toge de son frère d’une main tremblante mais d’un geste plus désespéré que violent.
- Alors aide-moi. prononça-t-il avec tant de difficulté que chaque mot le faisait souffrir. Je t’en supplie. Aide-moi.


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Where we stand, we fall   Lun 2 Mai - 13:32



- Saïd. appela calmement Ali lorsque son frère n’eut plus de larmes ou de force pour pleurer.

Il était resté immobile auprès de lui dans la froide tourbière d’Irlande, patiemment. Avec douceur, il vint chercher la main de son petit frère encore agrippée a sa toge pour la lui faire lâcher. Mais il garda sa main dans la sienne, serrant doucement ses doigts tremblants dans a paume chaude.

- Je t’aiderais Saïd. lui promit-il docilement. Dis-moi comment.

Mais l’Irlandais ôta sa main de celle de son frère pour essuyer un dernier sanglot, furieux et honteux. Il détourna le regard sans parvenir a soutenir celui d’Ali, brillant d’une force calme. Il se sentait si faible a coté de lui qu’au lieu de le rassurer sa présence lui donnait la nausée. En était-il réduit a cela ? Demander de l’aide a cet inconnu ? Car c’était bien ce qu’était Ali, comparé a Zoya, a Evan, a Severus, a Voldemort. Il n’avait pas sa place ici tout comme Saïd n’avait pas sa place en Egypte.

- Tu ne peux pas. finit-il par réprimander, la gorge encore crispée d’émotion. Il se releva maladroitement sur la mousse, accompagné par la stature droite d’Ali. Saïd se retourna, s'apprêtant a s’éloigner vers la grande bâtisse sombre ou il avait grandit.

- Ne te détourne pas de moi. somma l’Egyptien d’un ton ferme et plein d’autorité mais qui vibrait aussi de désespoir et de panique. Pas a nouveau. Supplia-t-il presque mais toujours avec calme.

Saïd ne se retourna pas vers lui mais il s'arrêta et leva les yeux vers le ciel en sentant les larmes remonter pour les empêcher de couler a nouveau. Il força un soupir hors de ses poumons fatigués dans l’espoir de s'alléger d’un poids mais cela ne l’aida pas.
Il ne savait plus quoi faire. Il se sentait démuni sans savoir comment y remédier. Il ne savait pas si c’était la première fois qu’il l’était mais c’était la première fois qu’il le ressentait. D'être comme un compas cassé, incapable de discerner le nord. Le présent, le passé, le futur, tout se mélangeait sans faire de sens et sans lui donner la moindre direction. Comment avancer sans régresser, sans s’égarer ?

- Tu m’as demandé de t’aider. Alors laisse-moi t’aider mon frère. insista Ali, inquiet de ne pouvoir voir le visage de son frère.
- Tu ne peux pas ! rétorqua a nouveau Saïd avec colère. Il se retourna enfin vers Ali, s’approchant de lui d’un pas. Mais celui-ci pu voir que sa rage n’était pas dirigée contre lui cette fois. Je ne sais même pas ce que je suis sensé faire. avoua Saïd dans un souffle désespéré.
Dans son regard brillait toute la détresse, la peur et la panique qu’il ressentait sans qu’il ne parvienne a le cacher. A quoi bon ? Celui qui l’avait devant lui l’avait observé pleurer toutes les larmes de son corps sans avoir la décence de s’en détourner.
Face a cette honteuse confession, l’Egyptien ne répondit qu’avec un regard tendre et un petit soupir compatissant. Il eu même un discret sourire pincé.
- Et bien… J’aurais bien une suggestion mais je sais que tu ne m’écouteras pas. se permit-il même de plaisanter d’un ton affectueux.

Saïd ouvrit la bouche, les mots se bataillant dans sa gorge pour exprimer a quel point ce n’était pas le moment, qu’il était choqué. Devait-il l’insulter de tous les noms ou rire jaune ?
- Retourner a Héliopolis ?! Tout laisser tomber ? C’est ça ?!  s’insurgea-t-il plutôt en sachant très bien ce que Ali lui suggérait, ce qui eu l’effet de passer une ombre sur les lèvres rieuses de l’Egyptien. Je n’ai pas ma place la bas. Je n’aurais jamais ma place la bas et tu le sais. Alors quoi ? Tu veux faire comme nos parents ? M’envoyer dans un pays que je ne connais pas loin de ceux que j’aime ?

Cette fois Ali baissa les yeux, même la tête, comme si le poids de la honte s’était soudain mit a appuyer sur ses épaules. Dans la bouche de Saïd tout semblait si clair et ce fut finalement l’esprit du fils de Ra qui se retrouva chamboulé. Avait-il si tord de vouloir voir son petit frère rentrer chez-eux ? La ou il aurait du grandir et appartenir ? C’était son rêve, tout ce a quoi il aspirait pour Saïd et il ne se sentait pas prêt d’y renoncer. Mais il n'eut pas le cœur d’insister.
Saïd avait raison. Il ne pourrait être heureux a Héliopolis, pas tout de suite, pas tant que sa vie ici ne trouve de conclusion convenable. Ali avait osé espérer la lui offrir en le débarrassant de la femme qui le retenait ici mais cela aussi avait horriblement échoué et n’avait fait qu’éloigner son frère un peu plus de lui.

- Regarde-moi. C’est ici que j’ai grandis. C’est ici que j’ai vécu. C’est ici qu’est ma place. expliqua l’Irlandais avec fermeté. C’est ici chez moi. Ne peux-tu comprendre que je veuille le protéger ? ajouta-t-il d’une voix plus douce, plus démunie.

Ali releva la tête pour rejoindre le regard de son frère. Il n’avait pas besoin d’observer autour pour le voir. Les tourbières humides, le ciel gris, le vent froid, les nuages menaçant, le manoir lugubre. Tout cela ne ressemblait en rien a la splendide Héliopolis, pourtant il comprenait. Cet appel au plus profond de son être de se tenir droit et fier sur ses propres terres. De veiller et de vaincre. De pouvoir lever les yeux vers l’horizon sans craindre que celui-ci n’engloutisse tout. Et surtout d’avoir la certitude qu’ici, ceux qu’on aime n’auront a craindre de rien, ni de personne.

- Je comprends. Et je t’aiderais. affirma Ali avec fermeté, malgré le masque des souvenirs de la guerre qui tirait ses traits.
- Le feras-tu ? rétorqua Saïd sans oser y croire. Tout ce que je veux… Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est Zoya. Je la veux a mes cotés, je veux la protéger et préserver tout ce qui lui fera plaisir. Je ne suis pas un père mais pour elle je protégerait Elliot. Je ne suis pas un traître mais pour elle je tuerais n’importe qui. Tu dis vouloir m’aider mais m’aideras-tu a l’aider elle ?

Ali baissa les yeux a nouveau, pour ne pas montrer a son frère la lueur de colère et de haine dans son regard, mais malgré cela ses sentiments pour l’Isis transperçaient son masque de froideur. Il avait déjà du mal a renoncer a ses espoirs pour Saïd, mais le conforter dans son malheur était la dernière des choses qu’il voulait faire. Pourquoi son frère ne pouvait-il ouvrir les yeux ? Sa rédemption était-elle réellement inatteignable au point que tout ce qu’il lui restait a faire était s’assurer qu’il était confortablement installé dans son sarcophage ? Il voulait tant l’aider, mais elle...

- Ali. appela Saïd d’une voix douce mais ferme comme ce dernier avait le don d’avoir lorsqu’il s’adressait a lui. Une guerre est sur le point d’éclater. Je veux juste savoir si tu seras de mon coté. conclu-t-il d’un ton doucement fatigué et défaitiste face a l'entêtement de l’Egyptien.

- La guerre est terminé, sen. murmura Ali sans avoir la force de relever les yeux vers Saïd. Il frissonna.

C’était la la phrase qu’il avait tant voulu dire a son petit frère en le prenant dans ses bras pour le ramener chez lui la ou ils pourraient enfin vivre en paix. Mais la réalité était bien différente de ses rêves et chaque seconde qu’il passait dans ce pays froids et sombre semblait s’acharner a le lui rappeler.
Une nouvelle guerre. Les fantômes du passés crispèrent tous son corps en le figeant sur place. L’horreur qui emplissait son coeur et son esprit a cette idée était incommensurable. Il avait envie de hurler, de crier, de pleurer mais il demeura immobile et figé de désespoir et de lassitude. Une nouvelle guerre.

- La guerre ne fait que commencer mon frère. Et elle se répandra. Ce n’est pas qu’ici, pas que chez-moi mais chez-toi aussi. Tu l’as entendu aussi. Sorciers contre moldus. Le monde entier s’enflammera. Héliopolis aussi.

- JE NE LAISSERAIS JAMAIS LE VENIN DE CE SERPENT ATTEINDRE NOS TERRES ! hurla soudain Ali de toute sa colère et de sa rage guerrière en se redressant face a son frère.

Une fraction de seconde, Saïd cru que celui-ci allait lui sauter a la gorge mais Ali se contenta de serrer son sceptre en haletant d’angoisse. De toutes les fois ou ils s’étaient criés dessus et battus c’était la première fois qu’il le voyait dans cet état. Traumatisé. Il n’y avait pas d’autres termes.
Saïd aussi avait connu sa propre guerre mais il se savait loin d’un tel degré de hantise. Il sentit une pointe de culpabilité le prendre a la gorge face a l’homme d’ordinaire si contrôlé et calme. Il n’avait jamais posé de question sur cette guerre que mentionnait parfois son frère. Parce que cela ne l’avait jamais intéressé. Mais maintenant que sa curiosité morbide avait été piquée il pouvait sentir qu’il valait pourtant mieux rester dans l’ignorance.

- Alors aide-moi. Aide-moi a tuer ce fils de pute. Couper la tête du serpent avant qu’il ne crache son venin. demanda alors Saïd d’un ton ferme et sombre. Il fut lui même surprit par la détermination dans sa propre voix.

Même jusqu’ici il n’avait été sur de ses motivations. Tuer Evan ? Pour protéger Elliot ? Pour soulager Zoya ? Par simple plaisir et nostalgie ? Mais voir Ali dans cet état lui faisait réaliser que ce n’était pas seulement Evan. C’était tout ce qu’il représentait. La noirceur, la perfidie, un poison qu’il avait trop longtemps respiré, auquel il s’était tant accoutumé qu’il n’en souffrait plus et qui lui manquait même parfois. Si Saïd ne voyait pas tout le mal que Ali pouvait voir en Zoya, il n’avait aucun mal pour deviner celui qu’émanait Evan Rosier.
Alors quoi ? C’était décidé ? Il allait vraiment partir a la chasse au Rosier ? S’il était difficile pour prendre la moindre décision constructive, Saïd savait qu’il n’était pas du genre a la remettre en question. Mais les choses semblaient encore bancales, précipitées, comme si un des morceaux du puzzle manquait mais que l’image restait très convaincante. Cette dernière goutte dans le vase, Saïd la chercha dans le regard perturbé de son frère. Mais ce dernier bataillait déjà pour retrouver son calme.

- Ton pays. Ta guerre. Ton camp est le mien. répondit Ali avec le peu de fermeté et d’assurance qu’il était parvenu a récupérer.

Son camp ? Saïd laissa un sourire s’étirer sur ses lèvres. Finalement, il était soulagé d’avoir Ali a ses cotés malgré le fait qu’il ne savait pas du tout de quel coté il se trouvait réellement. Pourtant ces mots lui rappelèrent que ce n’était pas le cas. Que malgré tout ce bordel, malgré William Wilkes, malgré Voldemort, malgré Evan Rosier, malgré Severus Rogue, malgré Lise Parker, malgré Elliot Rosier, malgré Ali Wilkes, il était une personne pour laquelle il n’avait jamais douté son allégeance.

- Il faut que j’aille voir quelqu’un. annonca-t-il alors simplement, fatigué et seulement désireux de rentrer chez lui, dans les bras de Zoya.

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