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 Sweet Dream

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Lise Parker

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Poufsouffle


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MessageSujet: Sweet Dream    Sam 23 Avr - 21:56


Les soins parcourent son corps, libérant doucement son organisme en luttant peu à peu contre le poison qui l'a traversé. Dès qu'il l'a vu perdre connaissance, Joshua a tout laissé tomber, il l'a attrapé et transplané à Ste Mangouste. La jeune femme est maintenant dans son lit d'hôpital, mourante mais en vie. Son état est instable, les médicomages ne peuvent promettre d'amélioration tant qu'elle n'a pas passé la nuit.

Les soins continuent simplement leurs effets, il faut être patient et espérer. Pourtant, Joshua ne reste pas d'avantage. Il ne peut pas prendre le risque d'être vu si jamais quelqu'un vient la voir. Et puis, il doit encore s'occuper de soigner le vieux. Il se dépêche donc de prendre congé.

Lise n'a pas conscience de ce qu'il se passe. Ni même consciente d'être à l'hôpital. Et encore moins d'être en vie. Son esprit est parti dans des songes, une douce illusion, où sa famille est rassemblée. Sa mère qui fait l'idiote pour amuser Sam qui la regarde avec des grands yeux ahuris. Son père qui coupe une bûche de noël. Même Fenrir est là, à bouder dans son coin, mais en surveillant sa petite famille du coin de l'oeil. Remus et son éternel sourire si gentil, donnant quelques carrés de chocolat à son enfant. Remus se retourne vers elle, pour lui adresser ce sourire chaleureux et bienheureux. Tout est tellement parfait.

Dans la chambre d'hôpital, une seule et unique larme coule sur le visage blessé de la louve. Cette dernière revient peu à peu à la réalité. Malgré les soins, son corps la brûle encore beaucoup. Lise est beaucoup trop affaiblit pour ouvrir les yeux. Beaucoup trop affaiblit pour bouger d'un millimètre. Un léger gémissement de douleur franchit ses lèvres. Elle sent son cœur s'emballer. Elle n'entend rien de ce qu'il se passe autour d'elle, à demi consciente, à demi dans ses songes. Ses paupières frémissent sans s'ouvrir. Un autre gémissement de douleur lui échappe. Une autre larme coule. Elle ne peut pas bouger. Bon sang, elle a si mal. Que ça s'arrête.

Dans ses songes, Sam rit de tout son corps, l'enfant faisant l'avion sur le dos de son père. Lise tente de se concentrer sur cette image. Mais elle gémit de nouveau de douleur, du sang coulant sur sa mâchoire. Elle n'est pas encore totalement réveillée. Refusant de quitter ses songes pour rejoindre la pénombre de ses yeux trop fatigués et douloureux pour s'ouvrir, elle ressent néanmoins son corps grelotter. Ses gémissements montent un peu en intensité.

Elle voit son petit Sam pleurer. Non non, ne pleure pas. Papa et Maman sont là, ne pleure pas. Tout va bien !


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 10:28


- Maman ! cria l’enfant a l’instant même ou il pu discerner les murs de l'hôpital de St Mangouste.

Heureusement, Fenrir avait fait l’effort de transplaner juste devant la porte de la chambre ou se trouvait Lise car Sam se précipita vers la première qu’il vit. Bien sur, la soudaine agitation avait attiré l’attention des médicomages et des soignants qui commencèrent a accourir. Pénétrant un instant dans la chambre, Fenrir agita sa baguette vers le sorcier occupé a soigner la louve.

- Continuez vos soins, ne faites pas attention a lui. obligea-t-il a l’aide d’un Imperium avant de promptement ressortir de la chambre en fermant la porte pour faire face a la horde de soignants.

- Ceci est une visite de courtoisie. Je ne cherche pas les problèmes alors faites en de même et passez votre chemin. grogna Fenrir, peu désireux de déclencher un combat dans les couloirs de l'hôpital.

Les infirmiers regardèrent l’homme avec angoisse et colère, certains d’entre eux avaient reconnu le célèbre loup-garou et mangemort Fenrir Greyback. Ceux de devant serrèrent leur baguette alors que ceux de derrière s'apprêtaient a prévenir les aurors.

- Stop ! aboya soudain un sorcier élancé et brun dans le groupe qui sentit l’initiative de ses collègues. On pouvait deviner a sa blouse et les broderies sur son col qu’il était médicomage et qu’il possédait une certaine autorité car l’assemblée arrêta son action.
- Docteur Blaine, cet homme… C’est- justifia un des infirmier d’un ton soucieux.
- Je sais qui il est Thomas. coupa sèchement le médecin mais sans quitter le lycan des yeux.

Ce regard, cette lueur d’inquiétude et de désespoir dans les yeux, il la connaissait trop bien. Il ne savait pas qui se trouvait derrière cette porte mais il l’avait entendu lorsque le patient était arrivée, lycantrope empoisonné. Fenrir Greyback ne mentait pas lorsqu’il se disait en visite.

- Sauf si vous voulez déclencher une guerre dans les couloirs de St-Mangouste, retournez tous a vos patients. ordonna Dr. Blaine. Je préviendrais les aurors moi-même de la présence de monsieur Greyback… le lycan se crispa doucement. ...si celui-ci se met a chercher des problèmes. conclu-t-il finalement avec insistance.
Après une courte seconde d’hésitation et de silence, le groupe se dispersa non sans un regard d'inquiétude vers le médecin et le mangemort qui restèrent devant la porte sans se quitter du regard.


A l’intérieur, le coeur de Sam s’était arrêté lorsque son regard s’était enfin posé sur sa mère. Elle semble le voir sans vraiment le voir et son corps se crispe, assaillit de douleur. Il s’avance vers elle mais son propre corps flanche dans ces derniers pas et il s’écroule au pied du lit en poussant un sanglot déchirant.
- Maman… maman ! gémit-il tel un enfant mais cette fois ce n’est pas pour lui mais pour elle.
Pourquoi ? Que s’était-il passé ? Mais l’horreur était telle dans l’esprit de l’adolescent qu’il ne parvenait plus a réfléchir. Seule l’angoisse, la panique et le désespoir demeurait claire et tranchante comme une lame enfoncée dans sa poitrine. Il s’agrippa aux draps du lit en se recroquevillant, incapable de la regarder ou de la sentir souffrir sous ses doigts crispés.
- Maman je suis tellement désolé ! Je suis tellement désolé ! Je n’aurais jamais du partir ! Ne me laisse pas maman ! pleura-t-il de toutes ses forces sans se soucier du sorcier qui continuait son travail sous l’emprise de l’Imperium.
Il ne s’était jamais inquiété pour sa mère, elle qui avait toujours été si forte et qui représentait tout ce qui était solide, certain et stable dans sa vie. Mais tout s’écroulait devant ses yeux et il ne pouvait que se rendre compte a quel point il avait été idiot et ingrat de partir en l’abandonnant sans un mot. Qu’avait-il fait ? Il avait retrouvé son père mais si cela tait au prix de perdre sa mère il n’en voulait pas. Tout le réconfort et l’espoir que Remus Lupin avait pu lui offrir s’écroulait petit a petite comme le monde bien rangé et planifié de Sam Parker. A cet instant il n’avait qu’une envie, rentrer a Montego Bay. N'être jamais partit et avoir accepté la vie tranquille que sa mère lui avait offerte et assurée là-bas. Mais il avait fallu qu’il gâche tout, qu’il en veuille plus, comme si l’amour de sa mère ne lui avait pas suffit.
Mais elle lui suffisait, elle lui avait toujours suffit. Depuis toujours elle avait été la seule personne qu’il avait autant connu et aimé. Elle avait été sa protectrice, sa confidente, son mentor, sa meilleure amie, sa mère. Elle lui avait tout apprit, elle l’avait nourrit, élevé, avait chassé tous ses cauchemars d’un baiser sur le front, veillé sur lui les nuits ou il était malade. Elle l’avait aimé chaque jour de son existence et lui l’avait laissé tomber. Pour quoi ? Sam sentit la culpabilité et les regrets envahir son esprit.

- Lise. appella Fenrir d’une voix calme et ferme mais qui ne cachait pas entièrement toute sa détresse. Ecoutes-moi. Je sais que tu m’entends.
Derrière lui, le docteur Blaine observa son collègue continuer de travailler avec une pointe de colère en comprenant que le mangemort avait utilisé un des sorts Impardonnables pour lui forcer la main. Mais il ne réagit pas, pas tout de suite en observant avec respect la petite famille.
- Je vous ai déjà sauvé tous les deux une fois. commenca-t-il d’un ton autoritaire mais le reste de la phrase ne sortit pas tout de suite.
Alors écoute-moi ? Fais-moi confiance et obéit ou toi et ceux que tu aimes mourront ? C’était les mots qu’il avait employé la première fois et ça avait marché. Mais était-ce vraiment une réussite ? A voir Sam pleurer sur ce sol, Lise au bord de la mort et en songeant a Remus qui une fois de plus était gardé sur le banc de touche, Fenrir ne parvint pas a s’en convaincre. Il avait peut-être sauvé leur vie mais il les avaient aussi détruites en déchirant leur foyer. Une lueur de panique passa dans son regard clair alors que Fenrir Greyback comprit qu’il ne savait pas du tout quoi faire. Il voulait tant protéger siens mais ces derniers temps il avait put se rendre compte qu’il avait vraiment foiré sur toute la ligne.
- Que veux-tu que je fasse ? finit-il par demander en sentant cette question griffer sa gorge et son ego. Mais ça n’avait jamais été a propos de lui. Ça avait toujours été pour eux.

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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 17:20


Prenant son petit dans ses bras, lentement, elle calme ses pleurs en murmurant des mots doux, le regard rassurant, léger sourire aux lèvres. Qu'est-ce qu'elle l'aime son petit Sam. Doucement, l'enfant se calme, sous l'attention bienveillante de Remus qui les observe. Alors elle dépose l'enfant endormit dans les bras de son mari. Tout est si parfait. Rien n'a besoin de changer. Au fond, elle sait que c'est un mirage, mais cette douce illusion est bienfaitrice. Elle peut se noyer dedans, car c'est ainsi qu'aurait du être sa vie. Si les choses avaient été différentes.

Au seuil de la mort, plongée dans ce doux rêve, elle trouve enfin sa paix. Déconnecté de la réalité, mais avec l'ensemble de sa famille réunit. C'est ce qu'elle a toujours voulu. Retrouver la sensation agréable d'être une famille. Simple et heureuse. Ce petit monde imaginaire, c'est le sien. Rien ne peut lui faire quitter ses songes. Pas même les sanglots qu'elle peut entendre en bruit de fond. Pas même ses voix implorantes. Ca, c'est son imagination, rien d'autre. Rien d'autre qu'un piège pour la ramener dans une vie où l'espoir et l'amour n'existe pas.

A côté d'elle, Sam et Remus rient en mangeant la bûche de noël, l'enfant en mettant partout sur ses mains, son visage, et la chemise de son père. Derrière son sourire, Lise se crispe, elle peut l'entendre qui l'implore, qui l'appelle, la suppliant de ne pas le laisser. C'est un mirage, c'est faux. Il la déteste. Elle le sait. Elle est si bien ici, alors pourquoi partir. Rien d'autre que les ténèbres ne l'attendent derrière la porte. Ce n'est qu'un démon qui l'appelle, pour la tenter, pour la ramener à l'obscurité. Ce n'est pas son fils. Son enfant est dans les bras de Remus. Sa famille est heureuse.

Le grognement se fait entendre, autorité, supplication. Ca non plus elle ne le veut pas. C'est trop tard. Tout est trop tard. Ne pourrait-t-elle pas connaître la paix, juste pour une fois ? Lise se lève pour rejoindre simplement sa famille.

« Et bien alors ? » fait une voix féminine et lui donnant une pichenette sur la tête. La jeune femme redresse la tête, vers ce visage jovial qu'elle connaît si bien. « Qu'est-ce que tu fais encore là petite fille ? Tu ne crois pas qu'il est temps de rentrer maintenant ? »

Lise se crispe et se tasse sur sa chaise. A côté, le temps semble se stopper. Tous les protagonistes sont figés comme un film sur pause. Il ne reste plus que Lise et Andrea Parker.

« De … De quoi est-ce que tu parles ? »
« Tu connais très bien la réponse ma chérie ! » fait la blonde en riant, lui ébouriffant les cheveux, comme si elle avait encore devant elle l'adolescente de 15 ans.

« N-non .. Je ne peux pas partir d'ici. »
« Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ? »

Andrea s'assoit sur la table, en face d'elle, en tailleur. Son expression bienveillante n'a pas disparu. Pleine de vie, elle positionne ses mains sur ses hanches et se penche vers sa fille, un faux regard accusateur, attendant que Lise se calme pour reprendre la parole.

« Je ne veux pas te quitter. Je ne veux pas retourner dans un monde où tu n'es pas. Je ne veux pas retourner dans un monde où je t'ai t- »

Andrea la coupe en posant un doigt sur ses lèvres. C'est avec une infinie tendresse qu'elle la regarde. La jeune femme pose un main sur la tête brune et répond avec douceur, telle la plus grande des évidences.

« Tu sais Lise, je ne t'en ai jamais voulu. »

A cette simple phrase, des tonnes de larmes coulent sur le visage de la jeune femme, le corps déchirés par des sanglots incontrôlables. Depuis si longtemps elle a espéré entendre cette phrase. A défaut de sa mère, elle aurait voulu qu'elle soit prononcée par son oncle ou son père. Cette phrase n'est jamais venue …. Jusqu'à ce mirage qui reflète la plus belle des réalités. Le plus beau des pardons et la plus belle des rédemptions. Elle est pardonnée.

Andréa rit doucement en la serrant contre elle, la berçant.

« Maman … oh Maman …. »

« Ca va aller maintenant. Tu as assez mis ta vie de côté. Ce ne sera pas facile, tu vas souffrir, mais je te promet qu'il y a la lumière au bout du chemin. Il est temps de vivre maintenant. »

Pour conclure ce rêve, elle pose un baiser sur son front, puis avec un signe de main joviale, elle part tout simplement. Le rêve s'efface. Elle les entends, les sanglots. Son cœur rate un battement. Mon dieu, qu'est-ce qu'elle a faillit faire ?

Les yeux de la lycan s'ouvrent doucement, observant le plafond blanc au dessus d'elle.

« S-Sammy ? » appelle-t-elle d'une voix faible.

Elle n'a que le temps de prononcer ce nom qu'elle ressent son souffle se couper brusquement. Les brûlures et la douleur traversent tout son corps. L'ancienne poufsouffle se met soudainement à hurler, et se débattre avec hargne, gesticulant dans tous les sens. Jamais elle n'a eu aussi mal. Qu'est-ce qu'il se passe ? Tout son corps est en feu. Le médicomage essaye de la calmer, mais elle ne l'entend pas. Elle a l'impression de brûler sur place. Elle n'entend plus Sam, elle n'entend pas Fenrir. Ses hurlements de douleur s'intensifie alors qu'elle continue de se tortiller ….

….. Puis plus rien. La douleur disparaît purement et simplement. Ne bougeant plus, tous ses mucles se décontracte. La jeune femme ferme les yeux, reprenant doucement sa respiration. Quelques secondes passent où elle vide son esprit pour se concentrer sur la quiétude, l'apaisement … Et les odeurs qu'elle ressent dans la pièce.

« Oncle Fenrir … Sam … » fait-elle la voix encore fragile.

Soudainement. Elle remarque. Quelque chose quoi cloche. Lise est figée sur place. Ses yeux s'agrandissent sous la terreur. L'angoisse la traverse totalement et la panique la submerge. Son cœur bat à toute vitesse. C'est bien ça … oh mon dieu, non, pas ça … pas ça. Lise retente. Non, non non non non.

« Remus. » Sa voix tremble. Elle a peur. Si peur. Pas ça. « Non. Non. Remus ? » appelle-t-elle à l'aide ? La panique s'accentue, des larmes coulent sur son visage. « Remus, Remus » sanglote-t-elle suppliante.

Le mirage a prit fin, pour laisser place à la cruelle réalité. Elle a osé y croire. Quelle stupidité. Le fantôme de sa mère qu'elle c'est crée lui a prévenu qu'elle souffrirait, mais par Merlin, elle n'est pas du tout préparé à ça.

« Remus !!! » crie-t-elle, la voix déchirée.

Mais elle ne ressent pas son parfum, Remus n'est pas là. Observant le plafond, figée, à travers ses larmes, sa respiration se fait plus incertaine, saccadée, douloureuse et angoissée.


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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 18:18


- Maman !
- Lise ! s’écrièrent les deux lycan lorsque celle-ci sembla revenir à elle-même et les appeler.

Sam est trop paniqué pour réellement se calmer et l’angoisse crispe tant les muscles de Fenrir qu’il ne peut s’essayer à un sourire mais tous deux espèrent, tout deux n’attendent que de savoir que tout va mieux et que le cauchemar est passé. Mais ce n’est que le calme avant la tempête. L’attention de la louve se porte sur son entourage mais elle ne semble pas trouver ce qu’elle cherche et soudain, c’est la rechute.

Même le Docteur Blaine sort de son coin à l’écart pour prêter main forte à son collègue contrôlé et tenter de réduire la douleur. Mais ce n’est pas le poison qui déchire le coeur et l’esprit de Lise Parker en cet instant. C’est l’absence d’un homme, son homme qu’elle appelle désespérément.

Sam recule lentement, le souffle coupé. Il lui est insupportable de la voir pleurer, paniquer et souffrir ainsi. Alors que sa mère appelle son père, il se sent complètement démuni et impuissant. Seule l’idée qu’il n’aurait jamais dû quitter Montego Bay lui agresse les sens. Tout cela c’est sa faute. S’il n’était jamais partit. S’il n’avait jamais tant insisté à propos de Remus Lupin. Tout cela ne serait jamais arrivé. L’adolescent s’écroule dans un coin de la pièce, tirant ses boucles blondes en bouchant ses oreilles et écrasant son crâne pour se protéger des cris de sa mère et de sa culpabilité. Il n’en peut plus.

Fenrir lui est resté figé, tout aussi impuissant devant la détresse de sa nièce. Mais un cri de plus, un appel de plus semble soudain le ranimer d’un sursaut alors qu’une larme échappe à ses yeux bleus. Son regard croise une fraction de seconde celui du médecin, juste le temps de s’assurer, de conclure un marché muet qu’il ne laisserait rien leur arriver pendant qu’il ne serait pas là. Puis il disparu.


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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 19:34


C'est avec des yeux terrifiés que Lise observe le plafond, le souffle court, elle a l'impression de mourir sur place. Non, la mort serait plus douce que ce soit qui lui est réservé. « Remus » appelle-t-elle encore d'une voix faible, la voix brisée, n'ayant plus assez de force pour hurler. Ce qui ne l'empêche pas de sangloter, les larmes coulant sur son visage, sans qu'elle ne puisse les essuyer.

Sans bouger, elle laisse les deux médecins s'occuper d'elle. Dans un échos lointain, elle les entends l'appeler, lui poser des questions, mais Lise est trop chamboulée pour les écouter et encore plus de répondre. Elle était censée rejoindre la lumière non ? Est-ce qu'elle est finalement tombée dans cet odieux piège ? Les erreurs qu'elle a commis …. Mérite-t-elle de tout perdre jusqu'à même sa liberté ? Elle a perdu tout ce qu'elle chérissait dans ce monde, sa famille …. Son mari … Son fils …. La seule chose qui lui restait était justement sa liberté. Pouvoir s'évader lorsqu'elle le souhaitait.

Lise Parker éclate subitement d'un rire brisé, la folie lisible dans sa voix.

« C'est pas vrai ... »

Son rire devient plus hystérique, pour se transformer de nouveau en sanglots, en souffrance. Lise est toujours incapable de tourner la tête vers Sam. Elle voudrait se lever, s'accroupir près de lui, et le serrer dans ses bras. Merlin … Pourquoi est-ce qu'elle lui fait du mal à ce pauvre enfant ? Son yeux rougis par la fatigue, la lassitude, les larmes et la souffrance, Lise continue de regarder le plafond. Elle ne peut faire que ça de toute façon. Il est inutile de se débattre, elle l'a comprit un peu avant que Fenrir parte. Elle ne l'a pas vu mais a ressentit son odeur disparaître.

« Sammy ... » sanglote-t-elle coupant ainsi les médicomages dans leurs questionnements. « Je suis désolée, tellement désolée … Je n'ai jamais voulu te faire de mal … Tu es la personne la plus importante pour moi. Vous deux … Ton père et toi. Je n'ai jamais voulu vous blesser. Je suis si désolée ... »

Elle a besoin de le dire maintenant, si jamais elle ne peut le dire plus tard. Raide, les larmes brouillent sa vue, elle commence à ne plus discerner le plafond.

« Sam … Va chez ton père. Je ne t'imposerais pas ça … Je ne peux pas bouger. J'ai perdu toute ma gestuelle. »

C'est le pire qu'il pouvait lui arriver. Ne plus être indépendante. Ne plus être autonome. Ses peu de repères s'écroulent, se brise. Il n'y a plus rien. Une fois encore, elle essaye de bouger, les doigts, en vain. Tout son corps refuse de lui obéir. C'est un miracle si ses lèvres bougent encore, si elle peut encore parler. Mais cela ne suffit pas à la rassurer. La semi louve est complètement perdue, désemparée. Elle ne sait pas quoi faire. Non, elle ne peut rien faire. Rien faire d'autres que pleurer, se demandant comment elle va s'en sortir maintenant. Etre seule et ne plus bouger, marionnette d'un spectacle humoristique. C'est donc ça son avenir ?

Lise ferme les yeux, comme pour essayer de se déconnecter de cette douloureuse réalité. Honteuse, elle ne peut même pas se retourner pour pleurer sans se sentir observer et humiliée. Son corps reste figé, et froid, ne répondant à aucune de ses actions.

« Faites que ça se termine …. J'en peux plus …. Et pourquoi est-ce que je devrais encore imposer ça à Sam. Mon garçon a suffisamment souffert ! Faites quelque chose !!! »
crie-t-elle pratiquement, brisée, au médecin qui a encore sa conscience. « FAITES QUELQUE CHOSE !!!! »


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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 20:29


La jeune femme ne bouge pas, elle continue de contempler le plafond en appelant un homme. Fenrir Greyback disparaît et le Docteur Blaine n’a pas le courage de le retenir, de lui dire qu’il ne vaut mieux pas qu’il parte. Qu’elle aura besoin de tout le soutien qu’il lui faut. Le Médicomage se saisit de la main de la patiente mais celle-ci ne s’en rend pas compte. Alors que la douleur aurait dû la crisper et l’agiter, sa main reste parfaitement immobile.
- Miss pouvez-vous serrer ma main ? Pouvez-vous sentir ma main ? demande-t-il alors que de sa baguette illuminée il vérifie qu’elle est toujours consciente et que ses pupilles se rétractent bien à la lumière. Est-ce que vous pouvez toujours voir ? demanda-t-il, juste pour être sûr. L’impact du poison était bien plus grave qu’il ne le pensait et à ce point il se demandait même si son état n’allait pas continuer à aller en s’aggravant.

Mais la demoiselle est bien trop chamboulée, bien trop horrifiée pour rester calme comme le médecin car elle aussi s’est bien rendue compte du problème. L’amertume crispe son visage d’un rire hystérique, mais sa main demeure toujours immobile. Le Dr. Blaine a ses réponses.

Malgré ses mains plaquées sur ses oreilles, Sam peut entendre sa mère l’appeler et se précipite à son chevet en rampant. Elle lui parle alors il l’écoute, s’abreuvant du peu de réconfort qu’il peut avoir de l’entendre parler et former des phrase. Mais ce qu’il entend ne le rassure pas du tout. Il ne peux pas le comprendre mais le sentir, dans ses mots résonnaient des échos d’adieux. Et enfin elle lui demande de partir et lui explique pourquoi. Sam sent son coeur se déchirer mais il ne bouge pas d’un poil, agrippant la main de sa mère avec force malgré le fait qu’elle ne puisse pas le sentir.

- Non ! Non ! Je n’irais nulle part ! Je reste avec toi ! crit-il désespérément en serrant la main sans vie de sa mère.

C’est peine perdue, l’enfant ne bougera pas de son chevet. Alors c’est vers le médecin que la louve se tourne, de plus en plus désespérée et agressive.

- Miss il faut que vous vous calmiez. raisonna fermement le Dr.Blaine, impassible devant la détresse totale de la patiente. Ce n’était pas son premier rodéo. Je ne peux pas vous endormir au risque de vous plonger dans le coma et je ne ferais rien d’autre que vous soigner, alors il va falloir que vous restiez calme. lui expliqua-t-il d’une voix calme et insistante imbibant au mieux les émotions de la patiente.

Il vérifia d’un coup d’oeil que son collègue n’avait cessé ses soins et pu constater que celui-ci s’activait comme à son habitude efficacement et sans se laisser distraire. Il ne su si c’était la conscience professionnel de ce dernier ou encore le sort d’Impérium qui le forçait à continuer mais ne pouvant en faire plus, Blaine se contenta de se concentrer sur la situation.

- Je sais que vous êtes perturbée mais vous énerver ne fera qu’aggraver les choses. Ne tirez pas de conclusions hâtive. Nous allons tous travailler ensemble pour vous apporter les meilleurs soins possible d’accord ? calma un peu plus le docteur.

Usant discrètement de sa magie, il plongea la jeune femme dans un semi état d’hypnose aidant à réduir son état de choc et à la pousser à être plus réceptive à ses mots.
- Maintenant, Miss, je dois vous demander. Voulez-vous que je fasse sortir le garçon ? Sam ? C’est votre fils ? Je peux le confier à quelqu’un de confiance le temps que nous finissions de vous soigner. Si vous ne voulez pas qu’il assiste à ça, faites le moi savoir et je m’en occupe. assura Dr. Blaine avec tout le calme et le professionnalisme qu’il possédait.

- Non ! Non ne me laisse pas maman ! Ne faites pas ça ! s’insurgea Sam en continuant de serrer la main de sa mère.

- Faites le moi savoir et je m’en occupe. répéta calmement le médicomage sans la quitter des yeux.

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 21:02


Malgré ses pleurs et sa peur, Lise se force à se concentrer sur la voix du médecin. Son cœur bat toujours trop vite. Tout de suite, elle ne trouve pas les mots pour lui répondre, pas la force de parler. Mon dieu, mais qu'est-ce qu'il lui arrive ? Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi est-ce qu'elle ne peut pas avoir un peu de paix ?

Voyant que son esprit allait encore commencé à divaguer, elle sanglote de nouveau, incapable de se calmer par elle même. C'est le sortilège qui s'en charge. La semi hypnose fait son effet, doucement, elle sent sa respiration se calmer, ses sanglots diminuer, pour disparaître complètement. Lise renfile doucement, encore si perdue mais maintenant plus calme.

Bien qu'elle ne le sente pas, Lise sait que Sam lui tient la main. Il est si facile à deviner. Sa présence le rassure, lui montre que tout n'est pas perdu. Peut-être qu'au final, son enfant ne la déteste pas. Parker se raccroche à cet espoir de toute ses forces. Quitte à ce que ce soit une nouvelle illusion, elle en a besoin. La louve voudrait resserrer ses doigts sur la main de Sam, mais elle n'y arrive pas. Aucun mouvement ne s'opère.

La dernière question bouleverse Sam et la fait hésiter. Elle n'a aucune envie que Sam assiste à ce cauchemar … Mais la dernière fois qu'elle c'est séparé d'une personne précieuse à ses yeux pour la préserver …. Remus …. Elle ne peut pas faire la même erreur deux fois.

« I-Il reste ... » fini-t-elle par murmurer. « S-Sammy … Je me battrais … Pour toi. Pour ton père. Je me battrais pour reconstruire notre famille ... »

Elle voudrait lui promettre qu'elle remarcherait mais … Elle même n'en est pas sûr. Elle ne veut pas faire de promesse qu'elle ne sera pas capable de tenir. Ses repères effondrés, elle ignore d'ailleurs comment continuer de se battre. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle le doit. Elle ne peut pas laisser Sam … Justement parce qu'elle sait ce que c'est de grandir sans sa mère, de porter cette culpabilité. Elle ne lui infligera pas ça.

Elle rit doucement, entre désespoir et pleure, mais se force à garder un minimum de contenance. Elle est sa mère. Lise doit le rassurer.

« Sam. Tout ira bien. Je ne te laisserais pas. » Bien que sa voix est faible, brisée et douloureuse, la jeune femme pense chacun de ses mots. Quoi qu'il arrive, elle ne le laisserait pas. « Docteur … Je m'en remet à v- »

Elle n'a pas le temps de finir sa phrase, qu'un nouveau crie de douleur franchit ses lèvres. Elle est soudaine, aigu, et traverse la totalité de son corps. Malgré la semi hypnose, elle pousse un autre hurlement de souffrance, et son corps gigote, elle se débat instinctivement contre cette force invisible qui la mitraille de l'intérieur. La douleur s'intensifie pendant quelques minutes, Lise hurle, frappe ce qu'elle peut, hystérique …. Puis de nouveau plus rien.

Le souffle court, elle se calme doucement, ne ressentant plus rien pour la seconde fois. Mais qu'est-ce qu'il se passe bon sang ? Lise force son cerveau à réfléchir. Est-ce le poison qui la consume ou bien son organisme qui lutte pour retrouver ses sens ?

« Docteur ... » murmure-t-elle, exténuée, fatiguée et en sueur. Le teint plus pâle que d'habitude, cheveux humide, ses cernes rouges font peines à voir. « Est-ce que ça veut dire qu'il y a de l'espoir ? »

Mais le calme n'est que de courte durée, la douleur la fait de nouveau crier à plein poumons. A travers ses cries, Lise se demande si c'est réellement de l'espoir ou si au contraire, c'est son état qui se dégrade.

« Je n'en peux plus !!! Je n'en peux plus !!!! »

La louve se débat de nouveau comme une hystérique, combattant contre le mal qui la ronge, son corps la brûlant de l'intérieur.


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Remus Lupin

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 21:32

Elle se sent partir, violemment, ce n’est pas la première fois qu’elle se fait transplaner de force mais là. C’est dans un craquement sonore que réapparait le trio dans les couloirs de Sainte Mangouste et sous les yeux surpris de différent membre du corps médical. Le premier réflexe de Zoya fut de vouloir coller son poing dans la figure de Griffin mais lorsqu’elle entame un geste pour prendre de l’élan, une vive douleur l’a fait directement chuter à terre en se tenant le ventre.

« Sa mère la pute »

Laisse-t-elle échapper de sa bouche. Remus quant à lui sans directement que ses entraves se sont envoler tout comme cette chose en lui semble s’être simplement endormi. Il lui faut plusieurs secondes pour pouvoir comprendre où il se trouve et se souvenir des dernières paroles qu’il a cru entendre dans son esprit. Mais plus que les indications, c’est un parfum qui vient titiller son odorat. Il ne prend d’ailleurs pas le temps de remercier ou d’observer qui que soit qu’il suit simplement le parfum jusqu’à entrer dans une chambre.

A terre, Zoya est pliée en deux de douleur, insultant de tous les noms Griffin parce qu’il est le seul à être près d’elle à ce moment-là. Elle n’a jamais subit de désartibulement aussi sérieux, elle avait bien laissé ses cils lors de son permis mais c’était l’unique accident qu’elle avait eu. Elle tente de se relever mais la douleur est si vive. Il y a déjà un certain nombre de médicomage ou d’infirmier qui se presse près d’elle pour la faire simplement léviter.
Elle n’a pas franchement le temps d’agir qu’elle se retrouve déjà sur un lit et qu’on s’occupe d’elle. Son regard se pose sur son ancien collègue.

« Casse-toi Griff’ ! »

Alastor lui en voudrait probablement de faire ça après tout, ne venait-elle pas de le voir avec un mangemort notoire ? Mais elle sait qu’elle lui en doit une, elle sait qu’il y a probablement une raison derrière. Elle a toujours eu confiance en lui après tout même si c’est un emmerdeur profond.

Devant la porte de cette chambre, Remus hésite soudain à l’ouvrir, il perçoit l’odeur de Lise mais aussi ce nouveau parfum qu’il a appris à connaître aujourd’hui-même. Son cœur s’emballe et ce qui finit par donner assez de courage à l’ancien professeur pour entrer fut le hurlement que son ancienne épouse pousse.

« LISE ! »

Il découvrir avec horreur le spectacle dont son fils est témoin depuis plusieurs minutes déjà. Il ne comprend pas, comprend rien. En voyant le médecin, il justifie immédiatement sa présence :

« C’est ma femme ! »

Bien décidé à désamorcé toute tentative de vouloir le mettre dehors. Il s’approche, doucement, lentement, attendant patiemment que Lise se calme. Posant à son tour sa main contre celle, déjà lié, de Sam et Lise.
Qu’avait-il encore raté ? La culpabilité tire doucement ses traits. Il fixe simplement l’ancienne poufsouffle sans savoir quoi faire exactement. C’est à peine s’il ose lui demander ce qu’il s’est passé et à vrai dire, sur le moment, cela à peu d’importance. Sa vue se brouille sans qu’il ne puisse le contrôler, et la seule chose qu’il craint en cet instant c’est de perdre quelqu’un d’autre dans sa vie. Les mensonges, la colère, tout ça aurait pu éteindre ses sentiments mais elle n’en restait pas moins la femme qu’il avait aimé, qu’il avait épousé et avec qui, malgré tout, il avait eu un fils. Il était impossible pour lui de ne pas se sentir profondément touché et désespéré par ce spectacle.

« Je suis là »

Murmura-t-il d’une voix étranglé par la douleur.

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 21:53


Il reste. Le médecin acquiesce alors que l’adolescent laisse échapper un sanglot de soulagement en serrant un peu plus la main de sa mère. Dr. Blaine contourne le lit d’hôpital pour poser une main sur l’épaule du blond.

- Il reste. Mais il reste calme.
demanda-t-il avec fermeté et douceur en poussant le jeune homme à le regarder dans les yeux.

Sam acquiesce vigoureusement mais il ne parvient pas à retenir ses larmes et se contente de serrer la mâchoire pour retenir ses sanglots. La tâche est difficile à chaque phrase prononcée pas Lise bien qu’elle s’efforce d’être la plus forte et la plus rassurante possible pour son garçon. Les cris de douleurs qui lui échappent ne sont pas mieux mais Sam reste muet, immobile, recroquevillé sur lui même sans quitter la main de sa mère.

- Joseph qu’est-ce qui se passe ? demande le médicomage en gardant son calme mais son collègue ne lui répond pas, toujours concentré sur sa seule tâche. Retenant une expression de mécontentement et d’agacement le Dr. Blaine vient étudier lui-même l’état de la louve.
- Il y a toujours de l’espoir. Lui répondit-il sans attendre en continuant de la scruter et de jeter des sorts pour le renseigner sur l’état de la patiente. La douleur l’attaque une nouvelle fois et le médecin s’efforce de l’immobiliser et de la rassurer. Restez calme, la douleur est un signe qu-
Mais avant qu’il ne finisse sa phrase un bruit sourd dans le couloir attire son attention. Il s'élance vers la porte d’une démarche agile mais se retourne avant d’ouvrir la porte.
- Calme. rappela-t-il avec fermeté mais avant qu’il ne tourne la poignée la porte s’ouvre d’elle-même. Découvrant un homme qu’il ne connaissait pas. Baguette à la main, il se retient de justesse de foudroyer l’inconnu sur place. Mais celui-ci reconnaît la patiente et plonge la tête la première dans le désespoir que le médicomage sait bien reconnaître.

- Où est Greyback ? ne peut-il s’empêcher de demander mais il ne reçoit pas de réponse. C’est vous, Remus ? demanda-t-il ensuite bien qu’il était déjà à peu près sûr de la réponse, encore une fois sans mériter l’attention de la famille détruite par le chagrin. Respectueux et professionnel, Dr.Blaine se tait et se contente de les observer avec attention. Il n’est pas prêt de laisser cette situation s’envenimer.

Sam reste toujours immobile et muet, même en entendant la voix de son père, même en sentant sa main sur la sienne et celle de sa mère. A cet instant il n’a plus la place dans son esprit et son coeur pour autre chose que de la tristesse et du désespoir. Il veut seulement rester prêt de sa mère, peut importe ce que cela doit signifier. Alors il ne quitte pas sa main et ne pense à rien d’autre que de ne jamais la lâcher.


Dehors l’ambiance est bien moins calme et respectueuse. Griffin a observé Remus pénétrer dans la chambre sans le suivre autrement que du regard. Il a remplit son devoir et sais que ce qu’il se passe ensuite ne le concerne pas. L’envie le brûlait d’aller rejoindre Fenrir qu’il savait en mauvaise posture si cela n’avait été pour les derniers mots qu’il avait pu capter de l’Alpha. Ne revient pas pour moi.
Il n’écouta qu’à moitié les jurons de son ancienne collègue à la langue bien pendue mais ce fut lorsqu’elle fini par lui ordonner de partir qu’il se retourna vers elle et rejoint le lit où on l’avait allongée.
- Cette femme est un auror. Prenez soin d’elle. ordonna-t-il d’une voix ferme et sans douceur aux infirmiers autour. Je suis désolé pour ça mais tu aurais dû le laisser partir. adressa-t-il à Zoya du même ton très avare en compassion. Ne te mêle pas de cette affaire. ajouta-t-il ensuite, cette fois d’un ton qui ne pouvait être que celui d’un ordre. Sans plus d’explication, il transplana et la laissa aux soins des médicomages.


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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Lun 25 Avr - 22:47

Dans ces cries, elle n'entend pas la porte s'ouvrir. Sa demi-conscience l'alerte cependant de cette présence à travers ce doux parfum apaisant. Remus, il est là. Alors qu'elle retombe tête contre oreiller, la respiration saccadée, les yeux rivés sur le plafond … Lise sent ses nerfs craquer. Elle ne peut tourner la tête vers lui, elle ne peut ressentir lorsqu'il lui attrape la main, tout ce qu'elle sait, c'est qu'il est présent, auprès d'elle, Remus est venu. Des larmes silencieuses coulent sur son visage.

Lise essaye de se focaliser sur ce parfum, mais au lieu d'être apaisée, elle sent l'angoisse monter. La culpabilité la ronge, tout comme la honte de se retrouver ainsi, si démunie, si perdue. Lise se mord les lèvres, parce que c'est tout ce qu'elle peut faire pour le moment. La jeune femme se sent responsable de tout ce chagrin qui envenime la chambre. Elle aimerait pouvoir les rassurer, leur dire que tout va bien, mais elle ne trouve pas la force de parler. Elle ne trouve pas non plus la force de serrer ses doigts contre les leur. Regardant toujours et encore le plafond, ses larmes redoublent.

« Remus ! » fini-t-elle par appeler, déchirée. « Je suis désolée, si désolée …. Je …. »

Elle essaye de se redresser, pour lui faire face et lui dire à quel point elle regrette tout le mal qu'elle lui a fait. Mais son corps refuse de faire le moindre mouvement. Un petit gémissement de terreur s'échappe de ses lèvres. Le cœur lourd, elle réalise qu'ainsi, si elle ne peut plus s'occuper d'elle même …. Cela implique qu'elle ne peut plus s'occuper de Sam. Elle n'avait pas comprit. Elle n'avait pas réaliser.

Cette révélation lui fend le cœur. Elle a tout simplement l'impression de mourir sur place. Plus jamais elle ne pourra les serrer dans ses bras. Elle a manqué de perdre l'amour de son fils, mais à la place, elle perd son éducation. Comment peut-elle arranger quoi que ce soit dans sa famille, si elle ne peut même pas tourner la tête ?

Jamais plus elle ne ressentira une quelconque chaleur, restant dans ce froid frigide, la peur au ventre. La seule chose qu'elle a fait de bien dans sa vie, c'est élever Sam. Elle a été une meilleure mère possible. Et maintenant, cela lui est aussi enlevée. Comment ne pas être fataliste après ça ?

N'ayant pas le courage d'expliquer à Remus ce qu'il se passe, elle laisse le soin aux médicomages de s'en occuper. Après tout, c'est leur travail. Lise écoute aussi afin de se faire un avis général de son état. Les balles en argent ont été retiré, et les blessures les plus minimes soignées. Le poison a lui aussi été contré par un antidote, mais les dégâts intérieurs sont sérieux. Les soins sont toujours en cours et doivent être régulier avant de renforcer ses organes. Son corps continue de lutter et la paralysée n'est donc pas définitif.

Si elle est soulagée de l'apprendre, Lise reste néanmoins désemparée. Combien de temps cela va durer ? Les douleurs seront-elles fréquentes ? Elle n'est pas sûre que son esprit tienne le choc bien longtemps. Les incertitudes l'inquiète … Et surtout, elle ignore encore comment elle va pouvoir affronter tout ça.

« Je n'y arriverais pas …. Je ne pourrais pas endurer cette épreuve. Je suis trop fatiguée, je suis à bout de force. Et je ne peux pas vous imposer ça non plus. Tu mérites tellement mieux que ça Remus … Je … Je n'ai jamais voulu tout ça …. »

En allant à Montego Bay, elle avait simplement voulu faire son deuil pour espérer sauver sa famille. Mais à la place, elle ne fait que la condamner. Lise sait qu'elle devrait leur demander de partir, de la laisser et de les encourager à avoir une vie meilleure mais … Aussi égoïste soit-elle après avoir écarté Remus pendant autant d'années ….

« Mais je ne veux pas être seule …. Je ne veux plus être seule. » pleure-t-elle.

Lise est si exténuée, au point d'avoir l'impression qu'elle est prête à rendre l'arme. Son front bouillonne et petit à petit, ses forces l'abandonne. Un dernier petit sursaut de douleur la prend, montrant que son corps continuer de lutter, mais au final, elle ferme les yeux, perdant peu à peu connaissance. Mais les souvenirs des paroles du médecin la force à rester éveiller. Lise a peur qu'en s'endormant, elle ne se réveille pas. Ses yeux se ferment, s'ouvrent, pour se refermer, et se rouvrir.

« Je veux pouvoir continuer de m'occuper de Sam ... » murmure-t-elle en fixant le docteur, le suppliant du regard, pour qu'il le sauve de cet état épouvantable où elle se trouve.

« C'est mon devoir, c'est mon enfant … Notre enfant. »

Ses yeux se ferment de nouveau.

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Mar 26 Avr - 20:30

Elle avait simplet acquiescé à la demande du lycanthrope. En ce moment, elle avait de toute façon des préoccupations autrement plus importante que ce que pouvait faire cet imbécile intègre de Griffin…Même si son intégrité semblait en avoir pris un coup, c’était pas le genre de chose qui suffisait pour entacher la confiance qu’elle portait à ce mec.

« Fait gaffe à… »


Dit-elle en se tournant la tête vers celui-ci mais il était déjà parti. Ils avaient passé tellement de temps à s’insulter qu’au final, c’était presque devenu un jeu pour Zoya. Il n’en restait pas moins un ancien collègue et il était difficile de ne pas avoir une pointe d’inquiétude qu’elle chassa rapidement en sentant une nouvelle vague de douleur causé par les soins infirmier.

« Ow ! Vous me soignez ou vous voulez m’achever putain ! »




Dans la chambre de Lise, les choses semblaient beaucoup moins légère. L’ancien professeur avait faiblement répondu oui lorsque le médecin tenta de faire confirmer son identité. Il comprend rapidement l’état dans lequel elle se trouve. Ses yeux se posent une seconde vers les deux médicomages, n’osant poser cette question fatidique mais la voix de Lise rattrape son attention. Il la regardait se répandre en excuse alors qu’il sentait un nombre incalculable de sentiment l’assaillir. Ce n’était pas comme ça que les choses étaient censé se passer, il était censé pouvoir la détester un temps, lui en vouloir pour ses mensonges, pour ce qu’elle lui avait fait…Pour les 17 ans de séparations avec son fils…Pour son deuil, pour sa tristesse et pour la profonde solitude qu’elle avait laissé en lui. Il était censé pouvoir prendre un peu de temps pour digérer tout ça, pour apprendre à nouveau à la connaître, pour apprendre à lui pardonner et pourquoi pas…Apprendre à l’aimer à nouveau ?

Mais maintenant il ne pouvait plus la détester, ne pouvait plus demander l’espace ni le temps, il n’était même plus certain de vouloir tout ça alors qu’une partie de lui ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir de s’être à nouveau mise dans une situation…Seule…Encore une fois.
Mais la colère qu’il ressentit une seconde pour elle se multiplia par cent et se retourna contre lui-même, comment pouvait-il encore lui en vouloir alors qu’elle se trouvait dans cet état ? Qu’elle était incapable de bouger ? Qu’elle pouvait encore mourir demain. Son cœur s’emballait alors qu’il ignorait quoi dire, quoi faire. Il ignorait ce que son cœur tentait de lui dire alors qu’il avait l’impression que sa tête allait exploser.

Son corps lui semblait soudainement lourd et de sa main encore libre, il s’appuya sur le bord du lit alors qu’elle continuait à lui parler.

« Tu n’as jamais été seule »

Lui avait-il répondu directement essayant de camoufler une légère amertume présente dans sa voix qui se mêlait à sa détresse.
Elle n’avait jamais été seule et c’était bien ce qu’il lui reprochait, d’avoir toujours cru le contraire ou plutôt d’avoir sciemment voulu le contraire au point de systématiquement se mettre en danger seule, de vouloir tout gérer seule…
Dans sa poitrine, il avait la sensation de ne plus sentir aucun battement à la seconde où il la vit perdre plusieurs fois connaissance.

« Lise »

L’appela-t-il à plusieurs reprise pour qu’elle revienne, elle posa ses yeux sur le médicomage, s’adressant uniquement à celui-ci avant de plonger une nouvelle fois dans l’inconscience.

« Lise ? » Il tenta de secouer légèrement sa main, retenant sa respiration sans vraiment s’en rendre compte.

« LISE ! »

Hurla-t-il cette fois, il ne pouvait en supporter plus, là en cet instant, Remus Lupin n’y arrivait simplement plus. Il redevint instantanément calme, comme si, en une seconde, son désespoir et sa tristesse s’était envolé mais la réalité était tout autre. Il avait atteint un tel niveau de détresse qu’il était tout à coup devenu incapable de l’exprimer alors qu’au fond de lui, une seule pensée persistait : Je veux que ça s’arrête.

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Mer 27 Avr - 9:23


- H-Hein ? Quoi, je… Docteur Blaine ?

Le médicomage releva la tête comme tout droit sortit d’un rêve. C’était à peu près le cas car l’effet du sort de l’Imperium s’effaçait lentement. Le sorcier semblait complètement perdu et luttait pour comprendre ce qu’il venait de se passer et pourtant pas à un seul moment son sortilège de soin n’avait cessé d’envelopper la louve. Son collègue s’approcha rapidement de lui en lui faisant signe de se faire discret.
Il avait de la chance, voilà quelques minutes que la patiente c’était évanouie et que ses deux visiteurs étaient restés muets et abattus. Pour être honnête, bien qu’il comprenait que tous étaient au fond du gouffre, il avait espéré pouvoir profiter du calme le plus longtemps possible. Être ensorcelé avait dû aider à la concentration du médicomage mais le calme n’était pas simplement une tradition dans les hôpitaux mais bien nécessaire et vital aux patients et aux soignants. Heureusement le retour de Joseph à la réalité ne suscita pas de réaction de la part des autres personnes présentes dans la chambre.

- Tu t’es fait ensorcelé pour que tu continue à la soigner. Mais ne t’inquiète pas j’ai géré la situation. Continue, je te raconterais plus tard. Chuchota le Dr.Blaine à l’oreille de son collègue de son ton calme et professionnel. Il ajouta néanmoins un petit geste de compassion et de réassurance en serrant doucement l’épaule de Joseph avant de s’approcher des deux visiteurs.

Jetant un bref regard à l’adulte qui semblait complètement brisé et incapable d’en supporter plus, Blaine s’agenouilla plutôt auprès de l’adolescent recroquevillé. Il ne le toucha que par la plus calme et douce des voix.
- Sam. Ta maman m’a demandé que tu restes alors je vais te laisser rester. Je vais t’aider à avoir un peu de repos et de sommeil. Je te promet que je te réveillerais à la moindre nouvelle et quand ta maman se réveillera. Tu auras besoin de force. D’accord ?
Le jeune homme n’eut pas la force d’acquiescer mais le médecin ne perçu pas de protestation dans son regard éteint. Sam n’en avait peut-être pas la force mais le docteur Blaine préféra voir cela comme une autorisation. C'était mieux ainsi de toute manière.
- Dors. ordonna-t-il alors avec douceur en l’envoyant dans les bras de Morphée d’un enchantement. D’un second il le fit flotter et déploya un second lit a coté du premier sur lequel il l’allongea. Il fut forcé de le faire lâcher la main inerte de sa mère mais laissa les deux lits cotes a cotes.

Le médecin se tourna alors vers le mari. Sa position et la situation lui faisait supposer que lui aussi souhaiterait probablement rester et la patiente n’avait pas exprimé de demande pour que celui-ci parte. Pourtant Dr. Blaine ne put s'empêcher de douter et de ce méfier. Il ne savait rien du contexte de la situation mais cette chambre et ces personnes étaient sous sa responsabilité depuis l’instant ou il avait empêché ses collègues d’avertir les aurors. Les choses étaient assez chaotiques et instables pour qu’il se permette de faire une erreur. Il échangea un regard avec son collègue.
- Monsieur. commenca -t-il d’un ton doux mais ferme. Remus ? Mon collègue aura du travail probablement jusqu’au matin. Je suggère que vous rentriez chez vous ou chez des amis afin de vous reposer. Revenez dem-

Le bruit d’un nouveau transplanage devant la porte le coupa dans ses consignes. Cette fois le médecin se rigidifia. Quoi encore ? Il n’alla pas ouvrir la porte cette fois mais fit signe une fois de plus a son collègue de ne pas se laisser distraire. D’un réflexe protecteur il posa une main sur l'épaule du mari et se plaça légèrement devant lui, baguette a la main.
La porte s’ouvrit, laissant apparaître un homme qu’il ne reconnu pas mais dont le regard était tout aussi vide et détruit que l’homme qu’il avait a coté de lui. Partagé, le médecin ne su comment réagir face a l’air complètement traumatisé de l’homme a la porte. Mais rapidement une autre figure apparu derrière lui.

- Greyback. appela le médicomage qui n’arrivait pas a croire qu’il se sentait soulagé de revoir le mangemort lycantrope. Qu’est-ce… mais il se tut en voyant le regard de celui-ci. Le lycan, pale comme la mort semblait choqué, triste, rassuré, suppliant, bataillant entre l’envie de s’écrouler ou de se battre. Le médecin remarqua même que lui et son camarade saignaient. Il recula.


Fenrir avait posé son regard sur le mari de sa nièce duquel il pouvait sentir toute l’émotion, la détresse, le désespoir mais aussi le vide.

- Remus.
appela-t-il d’une voix rauque et faible comme un appel a l’aide.

Mais ce n’en était pas un, pas seulement. C’était un appel a un frère, un fils, un neveu, un loup, un semblable. Un appel a se battre, un appel a fuir, un appel a pleurer, hurler ou ne rien dire. Un appel pour qu’il se tourne vers lui et prenne sa main ou qu’il lui saute a la gorge si la était son désir le plus profond. Un appel pour lui rappeler sa promesse faites a ses loupiots ce jour la chez lui. Qu’il ne l’abandonnerait pas, plus jamais, et qu’il était prêt a tout, même mourir, même tuer pour lui venir en aide. L’appel d’un Alpha qui malgré la nuit calme raisonnait comme un cri du coeur vibrant et cherchant a atteindre les siens même a fin fond du gouffre de l’apathie.

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MessageSujet: Re: Sweet Dream    Mer 27 Avr - 10:24


Jusqu’à présent, l’ancien Auror se montrait docile et pour cause…La partie qu’elle avait laissé derrière elle n’était autre qu’une côte avec la chair qui allait avec. Si elle déconnait, elle aurait réellement pu voir une partie de ses tripes se répandre et c’était la dernière chose dont elle avait besoin. Les médicomages étaient assez efficace et rapide mais lorsque le bruit d’un nouveau transplanage se fit entendre, la curiosité frappa Zoya. La curiosité…Ou l’instinct.
Elle se pencha, depuis son lit pour observer le couloir.

« On va vous installer ailleurs. »
« Quoi ? non ! »

Dit-elle soudainement, elle voulait voir qui était revenu sur les lieux. Alastor ? Charlis ? Greyson ? Repoussant soudainement chaque médecin, elle tenta de se relever alors qu’on essayait de la faire tenir en place. Les premiers soins apportés lui permettait de ne pas voir le contenu de son anatomie se répandre sur le sol mais cela n’en restait pas moins douloureux.
Sortant sa propre baguette, elle menaça tout le monde.

« Vous avez entendu l’autre, je suis Auror, alors quand je demande qu’on me lache…On…Me…Lache ! »

Tous reculèrent, et Zoya pu enfin quitter son lit. D’un pas trainant, une main sur sa baguette et l’autre sur son ventre encore douloureux, elle s’avança, pas un pas, jusqu’à ce figer lorsqu’elle se trouva à bonne distance pour reconnaître les deux silhouettes devant l’entrée ouverte de la chambre. Ses yeux parcours les deux hommes qui ne l’ont pas encore vu. Le sang, était-ce le leur ou…
Son cœur s’emballe, Alastor ne l’aurait jamais laissé partir, sous aucun prétexte. Elle relève sa baguette





Dans la chambre, Remus s’apprête à simplement acquiescer aux paroles du médecin. S’en aller, rentrer chez lui…Cette idée le rend plus amer encore, qu’est-ce qu’il trouvera chez lui ? Encore cette solitude ? Cette sensation qu’absolument rien ne peut s’arranger ? Que tout est destiné à s’empirer et qu’au bout du tunnel il n’y a aucune lumière ? Aucun espoir ?
Mais les paroles du docteur s’interrompt soudainement, relevant la tête, il observa simplement celui-ci. Il n’a pas entendu le craquement sonore et ne fait pas plus attention aux nouveaux parfums qu’il perçoit. Ce n’est que lorsque la porte s’ouvre qu’il se retourne. Ses yeux se posent sur Fenrir dès l’instant où il apparait.

Il ne peut pas s’empêcher de se souvenir de la dernière véritable conversation qu’il a eu avec cet homme et la vérité lui frappe au visage comme jamais. Depuis le début, il a raison…Il a toujours réfléchis à chacune de ses actions, toujours évaluer le pour et le contre, les risques, les éventuels conséquences, ses choix ont toujours été extrêmement analyser parce que son plan depuis le début c’était d’avoir une vie normal…

Mais c’est quoi une vie normal pour les gens comme eux ?

Il entend sa voix mais avant tout, c’est le parfum de Zoya que Remus perçoit. En une seconde il quitte la chambre, attrapant la main des deux hommes.

Un craquement sonore…

Zoya observe le couloir, à présent vide, sa baguette relevé, elle n’a pas eu le temps de jeter un sortilège. Elle grimace, elle sait ce qu’elle risque mais il est impossible pour elle de rester ici.

Un craquement sonore…


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I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
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