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 Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.

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NPC Eli

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MessageSujet: Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.   Lun 25 Avr - 18:44


Il réapparaît, le souffle court.
- Remus...
Il n’a pas le temps de passer du 11 au 13, d’essuyer la larme qui coule encore de sa joue ou d’appeler une seconde fois avec plus de vigueur qu’un sortilège vole dans sa direction. Par réflexe il bloque l’attaque de l’auror à l’oeil fou mais se rend compte de son geste et jette soudain furieusement sa baguette aux pieds de son ennemi.

FolOeil se fige. Il est assez rapide pour ne pas rater ce geste d’abandon avant de lancer sa nouvelle attaque. Il hésite entre se méfier de la suite ou hurler de rire mais le lycan ne lui en laisse pas le temps.
- REMUS ! rugit-il à plein poumon jusqu’à en faire trembler les murs des bâtiments environnants.

- COMMENT CONNAIS-TU CET ENDROIT ! rugit Alastor tout aussi fort, pointant toujours sa baguette sur le Mangemort mais celui-ci l’ignore à nouveau.

- REMUS ! insiste-t-il mais cette fois c’est un sort en plein torse qui le coupe et l’envoie valser un peu plus loin dans la rue.

- PARLE ! s’énerve l’auror.

Du bout de sa baguette, un patronus file dans les airs à toute vitesse et travers les murs de la vieille bâtisse pour se poser au milieu de la table où les membres ont décidé de festoyer.
/ QG compromis. Évacuation immédiate. / s’écrit l’aigle de la voix rugueuse et autoritaire d’Alastor Maugrey en déployant ses énormes ailes avant de disparaître.

Dehors Alastor a agrémenté son interrogatoire de plusieurs sortièlèges et son oeil fou tourne dans son orbite pour détecter la moindre présence Mangemort autre. C’est une offensive, une embuscade. Il en est persuadé. Pourquoi d’autre Fenrir Greyback se trouverait-il ici ? Et pourquoi s’était-il désarmer ? Ne pas comprendre ne rendait l’auror que plus paranoïaque et agressif.
Mais le loup-garou ne se laissait pas distraire, répétant le nom de Remus jusqu’à ce que celui-ci ne devienne plus qu’un grognement lugubre et profond. L’Alpha puisait dans toute sa force, toute son influence pour faire en sorte que son appel, non pas par les ondes sonores mais par leur lien de lycan, fasse son chemin jusqu’au mari de sa nièce. Mais ce fut quelqu’un d’autre dont le lien était déjà libéré qui apparu en premier.

Des éclairs s’échangèrent furieusement au dessus de la tête du lycan à terre pendant deux longues secondes mais tout d’un coup Alastor se figea, détournant le dernier sort que lui jetait Griffin Whide.
- Baisse ta baguette Alastor. ordonna l’ex-auror d’un ton qui ne laissait pas de place au doute.
- C’est une blague ?! rugit le mentor qui perdait de plus en plus son sang froid.
- Griffin te mêle pas de ça ! grogna Fenrir.
- Baisse la d'abord. menaça soudain Charlie Weasley qui planta sa baguette dans le dos du deuxième lycan.  

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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.   Lun 25 Avr - 19:53

Il était revenu au QG après avoir passé un certain à ruminer chez lui. Ce qu’il voulait, c’était juste un moment de paix où il ne retiendrait que le positif de cette journée. A peine était-il entré dans la demeure qu’il avait cherché la compagnie de son meilleur ami juste pour partager avec lui cette rencontre qu’il avait vécu. Il avait vu son fils, pour la première fois et Sirius était la première personne avec qui il souhaiter partager ce bonheur. Et ils avaient fêté ça, tout simplement, autour de quelques bières. Allant même jusqu’à rappeler à Sirius ce pari qui aurait dût forcer Lupin a appelé son premier garçon "Jarius" ou "James-Sirius". Il riait, loin de se rendre compte qu’à des kilomètres de là, son fils vivait la pire journée de sa vie et que son ex-femme était au bord de la mort.

Il n’entendit pas le premier appel de Fenrir, ouvrant une autre bouteille de bière alors qu’il en tendait une nouvelle à son ami. Baignant encore dans l’allégresse que lui avait procurée cette rencontre. Ô bien sûr il gardait pour lui la demande que lui avait fait Sam avant qu’ils ne se séparent mais il n’en restait pas moins heureux. Il avait l’impression de simplement se sentir revivre. Il s’apprêtait à se rassoir lorsqu’il sentit quelque chose en lui, une sensation qu’il connaissait que trop bien…Ce n’était pourtant pas la pleine lune et pourtant, cet appel…Il observa une seconde sa bière alors qu’il pouvait entendre Sirius lui demander si ça allait bien. Posant sa bouteille, il répondit, un sourire sur les lèvres :

« Oui oui, j’ai peut-être un peu trop forcé pour ce soir »

Admit-il avec une petite gêne dans la voix. Si Sirius avait connu un Remus capable de boire et de s’amuser avec lui, cela faisait malgré tout très longtemps qu’il n’avait pas partager un moment pareil. La sensation qu’il avait ressenti semblait doucement disparaitre avec qu’il ne soit submergée par une nouvelle vague. Ses poils sur sa peau s’hérissait légèrement alors qu’il se crispa soudainement, cette fois-ci Sirius n’eut pas le temps de lui demander si ça allait bien qu’un aigle traversa la pièce portant avec lui un message effrayant. Amy s’était déjà précipiter dans le salon pour rejoindre les deux hommes, son visage inquiet.

C’est là que Remus comprit, cette sensation au fond de lui. Molly était à son tour apparut dans le salon. Tous connaissaient le protocole, cette éventualité avait été étudié dès le départ et expliquer à chaque nouvel arrivant. Il allait lui-même suivre le protocole lorsqu’il senti la bête en lui prendre soudainement le contrôle à la seconde où différents craquements se firent entendre. Il aurait du transplaner avec eux mais il lui fut soudainement impossible de réagir. Ses iris semblait prendre une teinte différente, se dilatant soudainement…

Elle était à l’extérieur, dans cette bulle magique qui les préservait des autres. Alastor et elle pouvait observer ce qui se déroulait dans le quartier sans être vu. Cela lui permettait aussi de lui faire part de sa petite conversation avec elle-même et ce qui en était sortie. Son ancien coéquipière s’amusait à jouer les sergents instructeurs pour une bande d’adolescent. Elle lui donna les noms, commençant à discuter de la marche à suivre en se partageant un paquet de cigarette.

Ce genre de planque lui rappelait sa toute première "mission" avec lui, elle plaisanta d’ailleurs à ce sujet. Etre à l’extérieur du QG lui permettait d’éviter tout le monde et d’apporter malgré tout sa pierre à l’édifice. Discuter des plans futurs, des prochaines actions, jusqu’à ce que leur regard se pose sur un visage qui ne leur était pas du tout inconnu. Elle s’apprêtait à attaquer la première lorsqu’elle fut arrêté, un regard échangé et elle comprit. Elle resta bien cachée alors que Maugrey se dirigeait directement en première ligne.
Observant la scène, sa main sur sa baguette, elle se crispa en voyant un nouveau protagoniste. Griffin…Lui ? Comment c’était possible ? Elle pouvait sentir l’amertume lui nouer la gorge. La vue de Charlie Weasley lui permit de rester un peu plus longtemps protéger par le sort de dissimulation mais elle fut soudainement forcée de quitter sa cachette.

Baguette dehors, Remus avait quitté le QG de l’ordre, son instinct lui criait danger à la seconde où elle vit le regard de Lupin se posait sur Charlie. Le sortilège qu’envoya Remus à l’encontre de ses propres alliés fut directement dévié par l’arrivée de Zoya qui balança un nouveau sort pour désarmé l’homme mais c’était sans compter sur le fait qu’il avait été un professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Cependant, l’ancienne Auror avait plus d’un tour dans son sac. Lorsqu’il parât son premier sortilège, il ne fit pas le cran d’arrêt qu’elle avait lancé en sa direction et qui vint se figer dans sa cuisse.

« Vilain chien ! »

Gueula-t-elle alors qu’elle désarmait Remus et le ligotait à la seconde où il avait été blessé par la lame.

« JE DOIS LE SUIVRE ! »

Hurla Remus avec rage alors qu’il lui était impossible de réagir. Depuis sa planque, elle n’avait pas manqué le fait que Greyback s’était désarmé alors que l’ancien professeur continuait de hurler qu’il devait le suivre. A l’entendre, c’était comme si ça propre en vie dépendait. Ce fut la réaction du Maraudeur qui stoppa net tout autre offensive de l’ancienne Serdaigle qui semblait souffrir physiquement à l’idée de ne pas pouvoir obéir à Greyback.

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.   Lun 25 Avr - 20:48


Arriva enfin Remus et alors que tous s’attendaient à ce qu’il soit le premier à pointer sa baguette sur le loup-garou, ce fut vers ses alliés et vers Charlie Weasley qu’il lança un sortilège. Heureusement Zoya, le dévia et sans attendre neutralisa le professeur fou. Griffin poussa un grognement en voyant son semblable se faire ligoter comme une bête et en une fraction de seconde, il remarqua que la baguette derrière son dos n’était pas aussi réactive qu’elle l’aurait dû. Charlie, pâle et troublé fixait Remus Lupin sans comprendre. Il avait voulu lui jeter un sort.

Sans attendre Griffin donna un violent coup de coude dans le visage du roux pour le déstabiliser un peu plus et le sonner. Il se précipita vers la baguette de Fenrir mais lorsque l’Alpha capta ses intention il le dévia d’une seule pensée vers Remus.
/ Sainte Mangouste, Troisième étage, vite ! / ordonna-t-il et avant que quiconque puisse réagir ou comprendre Griffin se rua sur le professeur pour l’agripper et transplaner sans se soucier que Zoya puisse finir désartibulé dans le voyage. Dans un crac, les deux lycans disparurent.

- Remus ! s’étrangla Charlie qui essuya le sang de son nez d’un coup de manche. Malgré le choc de le voir se retourner contre lui le Dragonologue avait pu voir que le professeur n’était pas dans son état normal. Où l’avaient-ils emmené ? Il sentit la panique monter en lui.

Alastor lui bouillonnait de rage plus que d’incompréhension. Griffin ? Remus ? Fenrir ? Oh il avait bien comprit.
- ENFOIRÉ ! hurla-t-il en donnant de violents coups de pied à l’Alpha. QU’EST-CE QUE TU LEUR A FAIT ?! OU EST-CE QUE TU LES AS ENVOYÉS ?!
Mais celui qui jusqu’ici était resté immobile et docile agrippa soudain la jambe de l’auror et le fit basculer pour le tirer sous lui.
- Peut-être devrais-je te mordre toi aussi pour que tu puisse comprendre ! grogna Fenrir mais sans rien faire d’autre que fixer l’auror d’un regard brillant de haine.
Sans attendre, un sort d’immobilisation le frappa de plein fouet et le neutralisa.
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MessageSujet: Re: Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.   Mer 27 Avr - 13:51


Le corps lourd de l’imposant lycan se fracassa contre la table de la salle a manger qui céda sous son poids. La machoire serrée, Charlie Weasley observa Fol Oeil détruire ce lieu ou quelques instants auparavant les membres de l’ordre s’étaient sentis chez eux, en ce servant du corps de Fenrir Greyback. C’était comme si l’arrivée du Mangemort avait détruit tout sentiment de sécurité, de chaleur et de convivialité dont pouvait faire preuve le vieil appartement du 12 square Grimmauld. Charlie pouvait encore voir sa mère préparer le thé sur la chaudière sur laquelle s’écrasait le loup-garou, ou sirius s’asseoir sur cette chaise  en morceau avec son verre de vin. Mais pour Maugrey ce lieu était compromis et était tout aussi bien qu’un autre pour mener un interrogatoire musclé. Il en oublia complètement que cette endroit avait été la maison d’enfance de Sirius Black.

- OU EST-CE QUE TU LES AS ENVOYÉS ! continua de rugir l’auror en balançant le lycan violemment de meuble en meuble comme s’il n’eut été qu’une poupée en chiffon. Il l'étala brusquement au milieux des débris pour lui laisser le temps de répondre. Celui-ci cracha des gerbes de sang en sentant son corps lutter pour réparer le plus rapidement ses os brisés et ses muscles déchirés. Pourtant un sourire narquois demeurait étiré sur ses lèvres ensanglantées, il laissa même échapper un souffle rauque semblable a un rire.
- J’t’encule, auror… grogna-t-il avec insolence mais d’une voix qui trahissait sa faiblesse.
- Où ?! insista Alastor qui cette fois lança un maléfice qui coupa le souffle de la bête qui hoqueta avec horreur en quête d'oxygène.

- Alastor ! rappela le roux a l’ordre mais d’une voix tremblante et paniquée.
- Va-t-en Charlie ! J’ai pas besoin de toi ici ! aboya l’auror avec noirceur sans se retourner vers lui ou mettre fin a son sortilège.
- Bien sur que si ! On va les retrouver, mais Alastor tu n’as pas besoin d’aller trop loin ! s’énerva le fils Weasley au fur et a mesure que le visage de Fenrir prenait une teinte violette.
- TROP LOIN ?! Je vais te montrer jusqu'où je suis prêt a aller ! rugit-il avec fureur, une lueur folle brillant dans son regard. Il brisa le sortilège d'asphyxie mais lorsqu’il repointa sa baguette sur le loup-garou ce fut un sort Impardonnable qui le frappa et le fit se tordre et hurleur de douleur.
- Alastor, a-arrêtes ! s’insurgea Charlie mais sans oser lever sa propre baguette pour stopper son allié.
- Remus ! Qu’est-ce que tu lui as fait ? Qu’est-ce que tu lui veux ! gronda Alastor qui n’écoutait déjà plus l’autre sorcier. Encore une fois il mit fin a son sortilège de doloris pour laisser une chance a sa proie de lui donner ce qu’il voulait, mais Fenrir éclata de rire de plus belle.
- Comme si vous en aviez jamais eu quelque chose a foutre ! rugit-il le loup avec une soudaine amertume et colère comme si ça avait été de lui dont il s’agissait.

Un craquement se fit entendre juste a coté d’eux. Un craquement suivi d’un écho si rapide que même l’oeil magique d’Alastor ne parvint a suivre. Il se retourna vivement vers le vide, baguette brandie.
- Charlie ? appela l’auror blêmissant.
Mais le roux avait disparu et sa baguette magique roulait doucement sur le parquet souillé. Fenrir grogna mais la douleur et son corps ne lui permit pas de bouger bien qu’il devina la suite.
Griffin réapparu dans un nouveau craquement a l’autre coté de la pièce en lançant un clair rouge vers Alastor mais cette fois-ci l’auror ne le manqua pas et bloqua et riposta a une telle vitesse que même l’attaquant eu du mal a comprendre. Le deuxième lycan se retrouva projeté avec violence contre le mur du fond.
- Griffin fait pas ça ! souffla Alastor qui sentit l’incompréhension et la panique monter en lui. Pourquoi Griffin Whide ? Il n’arrivait pas a se faire une raison.
- Laisse-le partir. grogna-t-il en se relevant avec difficulté, mais il ne releva pas sa baguette tout de suite.
- Qu’est-ce que tu fais ?! Qu’est-ce qu’il t’as fait ! aboya l’auror d’un ton autoritaire comme il aurait pu le faire au bureau. Mais il n’était pas sans savoir que Whide avait déserté son poste après l’épisode chez William Bethney.
- Ce qu’il m’a fait il l’as fait il a bien longtemps. rétorqua sèchement Griffin sans se laisser impressionner. Il n’est pas ton ennemi, plus maintenant. Laisse-le partir ! Un nouveau sort frappa l’ancien auror, lui griffant cruellement la peau comme si soudain une cage de ronce s’était refermée sur lui.
- PAS MON ENNEMI ?! Aurais-tu oublié toutes les vies qu’il a prise ?! Toutes celles qu’ils a détruites ?! enragea Fol Oeil d’une voix désespérée. Comment étaient-ils arrivés jusque la ?

- Griffin va-t-en ! souffla Fenrir entre ses dents, toujours a terre et souffrant.
- T’as peut-être pas besoin de moi, mais moi j’ai encore besoin de toi. coupa Griffin en se relevant sans détourner le regard ou la baguette de son adversaire.
- Tu as perdu l’esprit ! siffla Alastor en sentant que son ancien collègue et élève ne renoncerait pas.
- L’esprit, l’honneur, l’espoir, mes amis, ma famille, la confiance des autres… J’ai déjà perdu bien assez. grogna le lycan qui sentit ses lèvres se crisper et son regard jaunir. J’ai besoin de lui si je veux être sur de ne pas perdre le peu qu’il me reste.
- Ta liberté ?! Ton libre arbitre ?! s’acharna Alastor Maugrey qui refusait de croire ce qu’il entendait.
Il l’assaillit le sorcier de sortilèges d’une grande violence. Griffin parvint a en bloquer deux avant de se faire projeter a nouveau dans les airs et retomber sur le sol en poussant un grognement de douleur en sentant ses cotes se briser et lui rompre le souffle.
Le silence retomba sur les deux loups blessés et pantelants. Leurs regards brillants se croisèrent mais ils comprirent que ni l’un ni l’autre n’était en état de faire face a leur adversaire. Mais celui-ci semblait soudain comprendre qu’ils n’étaient pas non plus a sa merci.

- Griffin. Ou sont-ils ? Ou est Zoya ? souffla-t-il sans parvenir a masquer les tremblements dans sa voix.
Le loup toussa peinant déjà a respirer, son visage se crispa tant ce qu’impliquait l’auror le blessa.
- Elle va bien... cracha-t-il en même temps qu’une gorgée de son propre sang. Tout comme Charlie Weasley. Mais tu ne les retrouveras pas. Pas si tu ne le laisse pas partir. mentit-il mais sous le sang et la douleur sa colère et sa menace parurent tout a fait convainquant.
- Non… souffla Alastor avec horreur en se rendant compte chaque seconde et a chaque mot de Griffin que l’auror qu’il connaissait avait complètement disparu. Il avait réellement deux ennemis devant lui. Une lueur de violence passa dans son regard vairon.
- Fait pas ça… grogna l’Alpha qui tentait doucement de se relever.
Alastor pointa sa baguette sur lui, une étrange détermination coulant lentement par dessus son expression d’horreur. Non, ce n’était pas l’homme qu’il connaissait. Tout comme Remus, il y avait autre chose. Ce n’étaient pas eux. C’était lui. Ça avait toujours été lui. Il avait gâché leur vie et maintenant il semblait avoir réussi a détruire bien plus.
- Ça va aller Griff’. Je vais m’en occuper. murmura-t-il d’un ton rassurant mais qu’il eu l’impression de prononcer plus pour lui même alors que le lycan se dressa lugubrement devant lui. Alastor ouvra la bouche, prêt a prononcer la formule du sort de mort mais une autre voix se fit entendre juste derrière son oreille.

- Tic, tac. Votre temps est écoulé. susurra Kalev Laine.

Une lueur verte inonda la salle a manger du 12 Square Grimmauld. Puis le silence.








- NON !!! hurla Griffin d’un cri si déchirant qu’il cracha un peu plus de sang sur le parquet sombre, mais cela ne l'empêcha pas de ramper désespérément vers le corps sans vie d’Alastor Maugrey. Il agrippa son manteau et le secoua, crispé par la tristesse mais seul l’oeil magique du sorcier tournoya librement dans son orbite. Non, NON ! cria l’ancien auror en se raccrochant a cet homme qu’il respectait tant tout en sachant qu’il les avait déjà quitté.

- Laine… souffla Fenrir, interdit. Qu’avez-vous fait ?

Il eu un mouvement de recul lorsque l’homme qu’on surnommait la Machine se retourna vers lui d’une rotation mécanique comme il le faisait souvent. Laine était comme a son habitude, droit, impassible, un peu étrange et doté d’un regard simplement courtois. Mais cette fois-ci cela lui glaça le sang. Il n’avait jamais comprit cet homme mais aujourd’hui Greyback se rendait compte qu’il aurait peut-être du faire plus d’effort. Le lycan était complètement perdu et pourtant c’est le professeur d’Arithmancie qui le dévisagea d’un air doucement troublé. Comme s’il ne comprenait pas, ce qu’il y avait a comprendre.

- Je vous l’ai répété a plusieurs reprise Greyback. Et démontré. Les Chiffres ne mentent jamais et mèneront toujours a l’Ordre. expliqua patiemment Kalev Laine comme s’il s’était trouvé devant un élève.

Mais Fenrir n’était clairement pas bon éleve. Il s’était laissé bassiner par le charabia de l’Arithmancien sans jamais chercher a y trouver le moindre sens. Mais il fallait bien qu’il y en ait. Sinon pourquoi ce professeur de Poudlard venait d’abattre de sang froid un des hommes les plus important de cette ère ? Alors qu’il fixait le tueur, l’Alpha eu l’impression de plonger son regard dans un trou noir indiscernable. Laine soupira.

- Vous ne comprenez rien a rien n’est-ce pas ?
remarqua-t-il avec un petit sourire tendre et défait mais dénué de colère ou de dédain.
- Connaissez-vous l’expression “Toutes les routes mènent a Rome” ? En réalité toutes les routes mènent a l’Ordre. Toutes. Toujours. Vous ne le voyez pas et ne le verrez probablement jamais, mais il y a des chemins bien plus tumultueux que je m’efforce d’éviter. Pour vous, pour nous tous. Au final cela ne fera que peu de différence mais qu’y a-t-il d’autres a faire ?

- Vous êtes fous… souffla Fenrir faute de savoir quoi répondre. Les cris et le désespoir de Griffin lui griffait le coeur et l’esprit, rendant la tache difficile de comprendre quoi que ce soit qui sortait de la bouche de Kalev Laine. Vous venez de déclencher une guerre. se rendit lentement compte le lycan alors qu’il jeta un regard vers l’auror mort. L’homme de confiance d’Albus Dumbledore, figure importante de la guerre, leader de l’Ordre du Phoenix, auror de renom du Ministère de la Magie.
- La guerre est la voie la plus simple, la plus efficace. La guerre est inévitable. La guerre est a nos portes et il est inutile de les barricader Fenrir. La guerre doit éclater. C’est une des choses que les Chiffrent réclament. Une parmi tant d’autre afin d’atteindre l’Ordre.
Tom Jedusor doit mourir. Albus Dumbledore doit mourir. Alastor Maugrey le devait, lui aussi. Evan Rosier mènera cette guerre et je suppose que lui aussi finira bien par disparaître éventuellement, mais pas tout de suite. Pas avant que la guerre n’apporte un nouvel équilibre dans les Chiffres.

- P-Pourquoi me dire tout ça ? balbutia Fenrir qui sentait son sang et son corps se glacer devant cette fenêtre sur le futur de Kalev Laine.
- Car les Chiffres mènent a l’Ordre et l’Ordre nécessite que certaines choses demeurent. Votre espèce et les autres ne peut disparaître. Tous semblent enclins a rester discret et paisible ou du moins il peuvent se débrouiller par eux-mêmes mais vous Greyback vous êtes certainement un emmerdeur de première. Mon but est le même que le votre, de préserver votre espèce, mais vous vous acharnez a courir a votre perte.
- Non… grogna Fenrir mais toute sa conviction l’avait quitté. Sur les ruines de ses certitudes il ne se sentait pas mieux que Griffin, accroché cadavre livide de son passé. Mais Laine ne s’en trouva aucunement attendrit. S’approchant soudain du loup-garou porté par ses longues jambes raides, il laissa un éclair de rage briller dans ses yeux bleus d’ordinaire si calmes.
- Ce que j’essaye de vous faire comprendre… Comptez. Vos. Chiots. mâcha la Machine d’un ton plus glacial que le métal.
Il s’éloigna d’un pas. Puis deux. Puis disparu, laissant Fenrir plus vide et perdu que jamais.

Le silence semblait assourdissant après les paroles lourdes de sens de Kalev Laine mais malgré cela l’Alpha pu percevoir les gémissement de souffrance de sa progéniture. Il tourna un regard vide vers Griffin et une nouvelle personne qui laisserait en lui un creux impossible a remplir.
- Griffin… appela-t-il d’une voix brisée et malgré le profond désespoir, l’homme l’entendit. Partons. conclu le lycan en tendant la main vers son loupiot. Celui-ci ne su quelle force lui permit de se relever et de lâcher le corps froid d’Alastor Maugrey. Il rejoint Fenrir et tous deux disparurent dans un dernier crac.

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MessageSujet: Re: Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.   Mer 27 Avr - 17:54

A peine sentit-elle ses pieds toucher le sol qu’elle observa les environs. Chaque battement de son cœur amenait avec eux une vague de douleur à un rythme irrégulier et rapide mais l’adrénaline qui noyait ses sens en cet instant lui permettait de supporter sa blessure avec une facilité relative. Elle ne pouvait s’empêcher de maintenir son ventre d’un bras alors qu’elle faisait prenait le chemin du 12 Square Grimmaurd. S’adossant à l’entrée, elle continuait d’avancer, pas à pas, tentant tant bien que mal de se dépêcher. Ce silence, elle le connaissait que trop bien, c’était comme si elle pouvait le sentir, elle savait vers quoi elle avançait mais elle ne pouvait s’empêcher d’espérer. L’état des lieux était complètement déplorable, elle aurait pu avoir une pensée pour Sirius ou les autres mais à vrai dire, ce spectacle désolant ne faisait qu’attiser la crainte grandissante en elle.

Avancer devenir de plus en plus difficile, non pas à cause de la douleur mais à cause de cette boule dans la gorge et dans son estomac. Elle n’était pas prête pour ça, elle ne voulait pas voir mais devait le faire. Elle s’adossa a un morceau de mur qui par miracle semble avoir évité le pire. Inspiration, expiration, elle grimace avant de s’appuyer de sa main libre contre le mur et de reprendre sa marche. Au fond, elle aimerait l’appeler mais elle a la trouille, putain qu’est-ce qu’elle a la trouille.
Elle tourne…L’épaule ne se décollant pas du mur et c’est là qu’elle le voit.

Ce n’est pas la surprise qui la prend aux tripes non, juste une vague de culpabilité. Les larmes inondent ses yeux alors qu’elle s’avance d’un pas trainant. Sa gorge et sa mâchoire lui font mal tant elle essaie de retenir ses larmes. Debout devant le corps sans vie de son mentor, elle s’agenouille lentement. Elle tente même pas de le réveiller, elle sait, elle connait la mort.

« Al… »

Passant une main sur son visage pour clore son unique œil, elle sent en elle la colère monter. Un flot de haine lui enserre le cœur pour tous ceux qui sont responsable de ceci, à commencer par elle-même.

« Je suis » elle s’arrête…Non, ce n’est pas le moment de s’apitoyer. C’est pas ce qu’elle veut laisser à Alastor, Elle esquissa un sourire en récupérant la baguette du sorcier ainsi que son insigne. Elle inspire, le temps de se donner un peu de courage pour se pencher sur le corps d’Alastor. Sa côte manquante lui fait atrocement souffrir mais elle pose malgré tout son front contre celui de l’Auror. C’est plus qu’un simple mentor qu’elle perd aujourd’hui, plus qu’un ami, un amant, un frère ou encore un père. C’est une part d’elle qui s’est éteinte avec lui et une autre qui doucement…S’embrase.

« Je les protègerai Al…Peu importe ce que ça doit me couter, je les protègerai. Tu m’entends ? » Si sa voix tremble, sa détermination n’en semble pourtant qu’accentuer. Elle ferme les yeux, ses larmes glissent jusqu’à son nez, échouant sur la joue du corps inanimé de Maugrey.

« Tu vas me manquer… »

Elle réouvre ses yeux, bien décidé, elle semble parfaitement savoir ce qu’elle doit faire à présent. Attrapant doucement le corps, c’est non sans difficulté qu’elle le ramène contre elle. Disparaissant avec celui-ci, sachant qui elle doit voir à présent.

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MessageSujet: Re: Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.   

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Pour la famille, même dans la mort, je vaincrais.

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