AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Forum Recherche Sorciers Maisons S'enregistrer Connexion

Partagez | 
 

 Juste une seconde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Juste une seconde   Lun 2 Mai - 21:39


Elle avait laissé écoulé une journée entière de plus, elle n’avait pas la force de revenir au Terrier pour le moment et une nouvelle nuit arrivait. Depuis combien de temps n’avait-elle pas dormi maintenant ? Elle soupira, elle savait très bien depuis quand elle n’avait plus trouvé le sommeil. Chassant une à une ses pensées, elle paya les trois bouteilles de whisky qu’elle venait de s’acheter dans la boutique de spiritueux de Pré- Au-Lard. Se laissant guider à travers les ruelles, prenant soin de ne pas glisser sur les plaques de verglas laisser par la neige et le gèle, ses pas la mène inexorablement à cet endroit précis.

Cet endroit…Le début d’une histoire qu’elle n’arrive pas à oublier. Un rire s’échappe une seconde de sa bouche lorsqu’elle reconnait les lieux et elle ne peut pas s’empêcher de murmurer « Juste une seconde ». Elle s’avance, jusqu’à la benne à ordure et s’adosse a mur. Finissant par se laisser glisser jusqu’à atteindre le sol. Sa main fouille le sac, en sortant une première bouteille de whisky. « Une seconde… »

Elle maudissait cet instant comme jamais, parce qu’il avait sceller toute son existence, parce qu’il avait voler une part d’elle ce jour-là, qu’elle était tombé amoureuse et putain…Elle était toujours amoureuse et le serait toujours. Ouvrant la bouteille, elle but, sa gorge brulant au passage rapide de plusieurs gorgées et son estomac accueillant le liquide qui lui réchauffe l’entièreté du corps. Mais ce n’est pas assez, ça ne fait pas taire ses sentiments, ni oublier cette culpabilité qui la ronge. Depuis quand elle n’a pas manger ? Merde…

Une nouvelle rasade et c’est bientôt une demi bouteille qu’elle s’envoie en l’espace de quelques minutes. Elle veut juste s’éteindre, éteindre tout ça, sa tête, un peu de paix. Quelle nana pitoyable elle fait, les jambes tendue contre le sol, les fesses à terre, et dans cette putain de ruelle. Elle se lève, chancelante et abas alors son poing contre le mur. La douleur est fulgurante mais ce n’est pas assez. Merde…

De nouvelles gorgées…Elle boit trop, en trop peu de temps…Et deux autres bouteilles l’attende encore dans ce putain de sac. S’adossant une nouvelle fois contre le mur, elle fixe celui en face d’elle et se repasse les images de cette putain de journée d’été. Elle avait signé pour un allé simple en enfer et au fond, elle le savait…Elle en aurait fait dix autres si ça aurait pu le ramener près d’elle.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 3 Mai - 10:56


Alors que dans les yeux de Saïd Wilkes semblait avoir été préservé un peu de la lumière et de la chaleur de son pays natal, Ali Wilkes avait hérité de ses origines et de ce pays qu’il ne connaissait pas que son regard bleu et froid. Froid comme le vent qui griffait délicatement les rues et les murs du village de Pré Au Lard. Un froid discret, supportable mais qui savait s’insinuer lentement dans le corps des plus hardis, frigorifiant doucement leurs coeurs pour les laisser tremblant et fuyant ou raide comme des cadavres. Un froid qui ne laissait aux hommes que la haine, l’alcool ou le sexe comme solution pour retrouver un peu de chaleur.
Ali les avait observé errer, plusieurs jours, plusieurs nuits. Pauvres êtres de chair giflée et rougie remplis que d’ombre et de vide. Il les avait regardé d’un mauvais oeil d’abord, se nourrissant de sa colère pour se réchauffer et chasser le froid. Mais doucement le vent su s’engouffrer dans ses vêtements et ses failles, ne laissant dans son regard brillant que la lassitude et l’ennui profond. Assit a la fenêtre d’un des bâtiments a guetter, il se rendit même compte que la température ne le dérangeait pas tant que ça.

Et elle arriva enfin. Titubante et désespérante comme tous les autres. Zoya Horlov. L’Isis. Mais alors qu’il l’observa s’adosser au milieu des bennes a ordure et se remplir d’alcool, Ali ne songea même pas a être en colère. La haine avait filé dans ses iris froid mais celle-ci était douce, dédaigneuse, déçue. Il poussa un long soupir, non pas de soulagement bien qu’il venait de trouver celle qu’ils avaient cherché depuis plusieurs jours déjà, mais d’agacement en sachant ce que cela signifiait pour la suite. Il devait prévenir Saïd.

Il se releva enfin du rebord de la fenêtre, se parant d’un épais manteau beige et remonta un peu le col de son pull. Cela faisait quelques jours qu’il avait laissé tomber la toge pour un accoutrement plus local et approprié. Il ressemblait maintenant a n’importe quel sorcier Anglais ou Irlandais au teint légèrement plus halé, a l’exception de son long sceptre doré. Il le saisit mais n’en fit rien a part le faire disparaître dans sa manche, puis de sortir.
Fendant l’air glacial nouveau soupir anxieux, Ali observa la volute de fumée s’échapper de ses lèvres d’un air éteint. Il aurait pu y voir le signe que le feu était toujours présent dans son corps mais il avait plutôt l’impression de voir son âme le quitter petit a petit. Que faisait-il ici ? Saïd. Il ne l’oubliait pas mais les choses échappaient tant a son contrôle qu’il n’avait même plus l’impression d'être ici en mission. Pourtant il devait persévérer, peu importe ou cela les mènerait.
Tournant le coin de la ruelle d’un pas peu pressé ou enthousiaste, il posa a nouveau ses yeux sur l’épave qui renfermait pourtant le coeur et l'âme de son frère.

- Il savait que tu reviendrais par la. se justifia-t-il d’un ton impassible et aucunement compatissant. Ou ailleurs… ajouta-t-il songeur.

Après avoir cherché un certain temps, Saïd avait fini par comprendre qu’il ne savait pas du tout ou sa compagne pouvait se trouver. Obstiné a vouloir la retrouver, il avait finalement opté pour l’attente. Suite a une longue dispute il avait fini par venir a bout de l'entêtement de son grand frère, le convainquant de guetter l’éventuel passage de la brune dans les rues de sa ville préférée pendant que Saïd lui veillerait sur l’appartement qu’ils avaient laissé en ruine. Celui-ci était probablement encore en train d’attendre. Il devait le prévenir.

- Pathétique. ajouta Ali sans quitter la femme assise sur le sol du regard. La haine et le dégoût résonnaient dans ses yeux bleus sans qu’il ne cherche a les masquer.

Sa main se crispa sur le long sceptre doré qui glissa doucement hors de sa manche. Il serait si simple de mettre fin a ses souffrances et en même temps les sienne et celle de son petit frère. Son bâton se mit a luire d’une lumière blanche et glaciale comme la neige qui s’accumulait a chaque coin de rue. Il ne devrait pas, il devait prévenir Saïd. Mais aucune hésitation ne brillait dans son regard transperçant alors qu’il s’approcha d’elle.
Quelque chose d’autre brilla en revanche, autour du coup de la femme brune. Ali se figea. Son sceptre reprit sa couleur normal mais c’était lui qui était devenu blême.
- Ou as-tu eu ça ? laissa-t-il échapper dans un souffle paniqué. OU AS-TU EU ÇA ?! rugit-il soudain en prenant soudain la femme a la gorge, la soulevant d’un bon mètre pour la plaquer au mur. Mais Ali n’avait pas eu besoin de le sentir sous ses doigts pour reconnaître le collier de sa femme.

Un poing se fracassa violemment sur la mâchoire de l’Egyptien, le projetant en arrière. Saïd s’écrasa sur lui tel un faucon en chasse, le regard brillant de colère. Ali glissa sur une plaque de verglas et chuta sur le sol mais cela ne suffit pas a arrêter l’Irlandais qui se rua sur lui pour lui marteler le visage de puissants coups de poing.
- EN ! CU ! LE ! ENCULE ! ENCULE ! ENCULE ! hurla-t-il en cognant Ali avec hargne.
- S-Saïd ! Le collier ! Il- tenta-t-il désespérément de se justifier en essayant d'arrêter les poings de son petit frère du mieux qu’il pouvait.
- TA GUEULE ! TA GUEULE TU M’ENTENDS ?! TU LA TOUCHE ENCORE UNE FOIS ET J’TE DÉFONCE TU M’ENTENDS ?! s’acharna Saïd et malgré les poings et la colère, son frère pu voir la peur, la détresse et la panique transparaître dans son regard doré. Il se tut et resta sur le sol.

Saïd se releva en manquant de glisser lui aussi sur la plaque de verglas et se précipita vers Zoya pour la prendre dans ses bras. Il embrassa ses cheveux, sa joue, son coup et enfin ses lèvres mais dans des baisers qui ne cherchait qu’a se rassurer lui-même.
- Hey Zoya ! souffla-t-il entre deux baisers alors que les lèvres de la brune le rappelaient toujours et encore. J’suis la... J’suis la. lui murmura-t-il en tenant son visage précieux dans ses mains tremblantes.
Il pouvait sentir l’odeur enivrante de l’alcool s’échapper de Zoya, mais il pouvait aussi sentir sa détresse. Il ne la comprenait pas mais ce lieu, ses traits tirés, la réserve d’alcool échoué sur le sol lui hurlait que quelque chose n’allait pas. Il avait pu le sentir en redécouvrant leur appartement détruit mais c’était bien pire que ce qu’il avait imaginé.
- Qu’est-ce qu’y a Zoya ? Qu’est-ce qu’y a ? murmura-t-il en s’éloignant de ses lèvres pour pouvoir la regarder dans les yeux. Il l’observa avec inquiétude, espérant pouvoir lire la réponse sur son visage mais il ne vit rien que les traits de la femme qu’il aimait tiré d’un désespoir profond.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 3 Mai - 16:52


Cette voix…Elle aurait dû lui glacé le sang à l’instant où elle l’avait entendu mais elle n’avait pas réagi. Et ce n’était pas seulement à cause de l’alcool qui anesthésiait ses réflexes. Même avec une demi-bouteille de whisky dans l’estomac pour seul repas depuis deux jours, elle pouvait le voir dans les yeux d’Ali, ses attentions. Elle esquissa un sourire, fermant lentement les yeux, il voulait terminer le travail et en cet instant, elle n’avait plus la force de vouloir survivre. C’était une envie purement égoïste mais l’égyptien représentait l’excuse parfaite pour fuir tout ça, pour crevé dans une foutu ruelle…Elle était née dans ce genre de lieux aussi sale que triste…Elle était tombée amoureuse ici-même…Alors mourir ici, ça avait un certain sens non ? Une certaine logique.
A travers ses paupières closes elle pouvait deviner la lueur blanche et glaciale qui s’approchait d’elle. Penchant sa tête en arrière pour la poser contre le mur, elle rouvrit ses yeux pour les fixer dans les iris d’Ali, il n’y fit probablement pas attention mais son regard semblait presque exprimer une certaine forme de gratitude. Et il y eut ce foutu médaillon, elle l’avait oublier bien qu’elle n’avait pas oublier le visage de celle qui le lui avait offert en lui jurant qu’il la protégerait.

Elle ne répondit pas, et n’en aurait pas eu le temps si elle avait voulu. L’air ne trouvait plus sa route vers ses poumons lorsque la main d’Ali l’attrapa pour la plaquer contre le mur. La seule chose qu’elle fut capable de faire, c’est laisser ces putain de larmes couler sur ses joues. La référence à ce bijou lui rappelait ce qu’elle avait fait, réveillait un peu plus toute sa culpabilité et la souffrance intense. Chaque jour était une bataille avec elle-même, pour chasser cette envie de retourner là-bas, d’aller retrouver son petit garçon et de lui promettre qu’elle ne le quittera plus jamais, de lui dire que c’était une erreur et à quel point elle regrettait.
Elle regrettait, ça oui, mais elle savait que ce n’était pas une erreur, ça, c’était une certitude.

La bouche entrouverte, cherchant désespérément l’air qui lui manquait soudainement, elle fut libérer par l’intervention aussi rapide que violente de Saïd Wilkes. Elle chuta au sol, ses yeux rivés sur lui, son cœur sursautait à la cadence de sa voix et de ses coups. Il était là.
Elle ne savait pas ce qu’elle voulait faire, ne savait pas ce qu’elle devait faire mais elle savait ce qu’elle avait envie de faire. Se jeter dans ses bras, ne plus avoir à les quitter de nouveau, se perdre dans ses baisers, se noyer dans l’alcool et la luxure avec lui pour seule compagnie, s’oublier et l’aimer. Merde…

Elle était déjà dans ses bras et accueillait déjà ses lèvres sur les siennes et sur sa peau. Comme un nouveau souffle, il fut l’étincelle d’un brasier qui s’annonça aussi destructeur qu’intense.

« Qu’est-ce qu’il y a »

Répéta-t-elle de sa voix trainante en fixant celui-ci, il l’avait abandonné, et pas seulement physiquement. Le barrage qu’elle avait érigé entre elle et ses sentiments s’effritait petit à petit et lorsqu’il céda, elle repoussa violemment Saïd. Et bien qu’il aurait été normal qu’elle s’en prenne à celui-ci, c’est plutôt vers Ali qu’elle tourna subitement sa rage.

« VA TE FAIRE FOUTRE ! »

Hurla-t-elle dans un premier temps en se relevant difficilement. Attrapant sa baguette, elle balança sortilège sur sortilège. Certain pour tenir Saïd éloigné d’elle, d’autres pour blesser Ali mais son état d’ébriété avançait rendait sa visée plus qu’approximative alors au bout d’un moment, elle arrêta, simplement.

« C’est ta femme qui me l’a donné, le jour où j’ai décidé d’abandonner mon petit garçon »

Le dire à haute fut beaucoup plus douloureux qu’elle ne l’aurait cru alors qu’elle chercha après sa bouteille, juste pour éteindre ça…Tout éteindre.

« Je devais l’éloigner d’ici, de cette putain guerre, de toute ces choses pourrit et de cet enfoiré de Rosier » elle ignorait si elle tentait de se justifier auprès de Saïd ou de se convaincre encore une fois qu’elle avait fait le bon choix « je devais l’éloigner de toi…Et de moi… »

S’adossant une nouvelle fois sur le mur, son regard se posa sur les iris dorée de Saïd et si elle avait une indéniable envie de arracher les yeux et le cœur, là en cet instant, il était la seule bonne chose qui lui était arrivée depuis une semaine.

« Pendant un temps j’ai cru que t’avais raison Ali, qu’il valait peut-être mieux que je crève. Quand je suis arrivez là-bas, je n’ai pas arrêté de me dire qu'il avait quitté tout ça pour ma gueule, une famille, des personnes qui ont été plus à même de l’aider que moi… » Saïd plus que quiconque savait que ce terme avait toujours eu une grande importance pour celle qui avait été abandonnée dès la naissance.

« Mais tu sais quoi…C’est des conneries tout ça »

Et bien qu’elle s’adressait avant tout à Ali, c’était bien le petit frère qu’elle fixait.

« Tu connais quoi de ce qu’on a vécu ? T’étais où ces quinze dernières années ? » Finissant par tourner le dos à Saïd pour face à l’ainé des Wilkes « J’étais au chevet d’un homme dans le coma dont j’ai jamais pu me résoudre à abandonner et toi tu débarque en décrétant que tout ça, tout ce que j’ai vécu, tout ce que je ressens c’est mauvais ? Alors tu sais quoi Ali, va te faire foutre ! J’ai pas pu y renoncer y a quinze ans et même après l’enfer que je viens de vivre je n’y renoncerai pas ! »

Au fond d’elle, les paroles de Zhara résonnait soudainement. Elle n’avait pas voulu y croire lorsqu’elle les avait entendu mais là, au bord du gouffre, il ne lui restait plus que ça.

« Je ne suis pas allez là-bas dans l’intention de blesser Zhara dans une vengeance aussi inutile et même si je l’avais voulu, je n’aurai pas pu » admit-elle en se souvenant du sourire de la jeune femme et du sentiment sincère de bienveillance qui se dégageait de cette femme.
« J’y suis aller pour voir l’homme qui a tenter de m’abattre de la pire des manières en espérant qu’il accepterait de veiller sur Elliot »

Elle soupira, chancelant légèrement sous le coup d’une fatigue intense. Sa tête lui tournait, assez pour qu’elle décide de poser une main sur le mur à sa droite.

« Saïd…Il a pas broncher, pas une seconde, il a compris ce que j’allais faire et il a simplement…Accepté »
dit-elle en parlant d’Elliot et de la réaction qu’avait eu l’enfant « non seulement il a accepté mais il a voulu m’aider » Elle se pinca les lèvres, se les mordit aussi pour retenir une nouvelle fois ses sanglots.

L’alcool la rendait aussi imprévisible que changeante, oscillante entre la rage et le profond désespoir, elle redevint lionne, ses doigts se crispant sur sa baguette alors qu’elle se remémorait les derniers jours.  Un nouveau sortilège vola en direction de Saïd en même temps qu’elle se jeta simplement sur lui. Sa baguette sous sa gorge, elle enfonça le morceau de bois dans la chair de celui-ci.

« Ecoute moi bien…Si quelque chose de bon a pu sortir de ce chaos qu’est notre putain d’histoire je refuse de croire qu’il n’y ait que du mauvais. Je sais que j’ai pas été capable de voir ce qui n’allait pas, que je n’ai pas été capable de t’aider alors que lui oui » elle désigna Ali d’un coup de tête « je sais que ta vie est probablement un enfer avec moi mais le jour où tu m’as réclamer juste une seconde…C’est ma vie entière que je t’ai donné que tu le veuille ou non… »

Elle enfonça un plus le morceau de bois alors qu’elle approchait son visage de celui de Saïd

« Si tu t’avise encore une fois à m’abandonner je te jure que je » qu’elle allait quoi ? le tuer ? Elle venait de lui dire tout le contraire. Elle avait admis qu’elle ne méritait surement pas les sacrifices qu’il avait fait pour elle et qu’il continuerait peut-être à faire pour elle, elle avait admis qu’elle n’était certainement à la hauteur et qu’elle ne le méritait simplement pas alors le menacer de mort n’aurait plus aucun impact tant elle semblait pitoyablement amoureuse de cet imbécile.

Incapable de pouvoir finir sa phrase, elle resta simplement silencieuse à fixer ses iris et ce visage qui avait hanté chacune de ses nuits depuis une semaine.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 3 Mai - 18:44


Qu’est-ce qu’il y a ? Elle le répéta mais Saïd pouvait sentir que ce n’était pas parce qu’elle était aussi perdue que lui. Au contraire, il y avait trop, bien trop a dire pour se résumer a cette simple question. L’Irlandais pouvait le sentir a nouveau, ce sentiment d'être complètement perdu, impuissant, décalé dans le monde et le temps, décalé de quinze ans et plus, et face a Zoya ce la le transperçait plus violemment que jamais. La seule personne qu’il gardait prêt de son corps et de son coeur, la seule personne qu’il n’avait jamais voulu comprendre et avoir, il ne savait pas du tout ce qui avait pu lui arriver. Quelques jours seulement et tout partait en couille. Quelques secondes mêmes, celles ou il avait osé penser qu’elle serait mieux sans lui.

Pleine de rage et d’amertume elle se tourna même vers Ali pour lui répondre. Il la serra un peu plus dans ses bras, comme pour la récupérer pour lui tout seul mais elle lui échappait déjà comme du sable fin entre ses doigts tremblants. Elle explosa, baguette a la main, éloignant les deux Egyptiens d’elle et même les blesser. Ali qui était resté effacé après la colère de son frère s’était redressé avec fureur, brandissant son sceptre mais Saïd s’empressa d’agréer la folie furieuse de Zoya de sa propre flamme pour le dissuader de riposter. L'aîné se figea d’incompréhension, se contentant de bloquer les attaques tout en cherchant le regard de Saïd. Tout cela n’était que chaos, folie et Isfet. Que faisaient-ils encore ici ?

Cependant Zoya fini par s'arrêter et Saïd n’eut d’attention et d’yeux que pour elle, ses sourcils levé d’inquiétude pas pour lui mais toujours pour elle. Ses paroles, bien que lourdes de sens et de révélation ne faisait qu’a moitié sens dans son esprit tant il se sentait déconnecté d’elle et de ce qu’elle avait pu faire. Était-ce réellement ce qu’il avait espéré en quittant leur salon sans un mot ? Les libérer de leur amour malsain pour que chacun puisse enfin prendre la route qu’ils devaient prendre ? En cet instant il n’avait même pas le temps de regretter, seulement paniquer et lutter pour la garder contre lui, avec lui. Mais ce n’est pas vers lui qu’elle alla, cherchant après sa bouteille de gnôle. Il déglutit.

Elle avait abandonné Elliot, a Héliopolis. Pour le protéger de la guerre. Saïd pensait ne rien en penser car il avait été clair que l’enfant était surtout celui de Zoya et qu’elle seule devrait prendre les décisions le concernant. Mais ces mots firent écho dans l’esprit des deux frères et a une conversation qu’ils avaient eu au milieu des tourbières d’Irlande. Saïd détourna le regard un instant pour s’en dissuader et chasser le sentiment qui l’envahissait. Non, ce n’était pas la même chose, ce n’était pas son histoire, ce n’était pas son choix, ce n’était pas… son fils ?

Le plus jeune se détournant de la conversation, il resta l'aîné comme seul interlocuteur, droit fier et furieux qui lui ne se laissait pas du tout déstabiliser par les mots de la femme qu’il avait devant lui. Pas en apparence. Son visage était figé d’un masque sombre et sévère, celui d’un soldat qui n’avait pas de temps a perdre pour les déboires de l’Isis, mais son cerveau enregistrait bien ses paroles. Elliot, a Héliopolis. Zahra. Ce collier était un message pour lui. Le Fils de Ra eu un rictus étrange.
Elle osa se dire d’accord avec ses pensées et ses intentions. Celle de ramener Saïd chez lui, dans sa propre famille et de le débarrasser du mal qui le retenait ici. Mais tout ça pour finalement cracher dessus et le piétiner. Cela aurait suffit a lui donner la motivation pour la foudroyer sur place et au diable que Saïd lui en veuille a jamais mais son regard bleu resta bloqué sur le petit scarabée brillant de Zahra.
Symbole de protection et d’amour, il pouvait presque la voir entourer cette femme de ses bras tendre et le défier de son regard sombre. Pourquoi, Zahra ? Il aurait voulu le lui demander mais il la savait loin et a l’abri au Temple de Ra. Il pouvait remettre en question la parole et les sentiments de Saïd qu’il savait égaré ou il avait quitté son pays natal et sa famille mais pas Zahra. Bien qu’il lui avait sauvé la vie, c’était elle qui avait su le faire revenir parmi les vivants après la guerre. Chasser ses démons, ses blessures et sa noirceur. Était-ce ce qu’elle tentait de faire encore aujourd’hui en protégeant cette femme de sa haine ? Etait-il en train de sombrer, de perdre l’esprit ? Était-ce ce pays maudit ou lui-même et ses craintes pour le destin de son frère ?

Il demeura immobile et impassible mais dans son regard bleu la haine s'effaçait peu a peu et avec elle le voile qui recouvrait le visage de Zoya. Le masque de l’Isis laissa place a la vision bienveillante que Zahra savait porter sur les gens. Il pu voir la colère, le désespoir, la détermination, l’amertume, le courage. Tant de sentiments qu’il pouvait sentir vibrer dans son propre coeur. Et l’amour, l’amour pour Saïd. Merwet. Elle le lui avait dit et répété lorsqu’il avait décidé de partir le coeur plein de noirceur. Le même amour brûlait dans son coeur pour son frère que dans celui de Zoya Horlov. Ne pouvait-il le voir ? Ne pouvait-il le comprendre ?
Zoya se retourna soudain vers Saïd en le frappant d’un sortilège qui brisa l'impassibilité d’Ali comme s’il avait lui même été frappé. Non il n’arrivait pas a le comprendre ou a chasser l’idée de son esprit que sans elle, Saïd serait resté a Héliopolis. Il s'apprêta a se ruer sur la femme qui elle même s’était jetée sur son amant mais le coeur n’y était plus. Sans elle…
Sans elle Saïd aurait grandit bien plus seul dans ce pays si froid. Sans elle il n’aurait eu dans son coeur que l’amertume et la haine. Sans elle il serait mort mille fois, a l’extérieur comme a l’intérieur. Sans elle il aurait été comme Ali sans Zahra, l’ombre d’un homme, une coquille vide. L’Egyptien n’eut pas besoin de voir le signe autoritaire de Saïd pour s'arrêter et les contempler complètement démuni. Il avait eu tellement tord. Il avait failli le priver d’elle a tout jamais et même encore en cet instant il pouvait sentir l’envie le démanger. Était-il tout aussi cruel que leurs parents ? A s’acharner a vouloir que celui-ci reste seul et privé d’amour pour toujours ?

Saïd s’était laissé frappé par le sortilège et renversé par Zoya. Alors qu’il heurta le sol ce n’était pas l’angoisse qui lui crispa la gorge mais un étrange et écrasant soulagement. Lui-même déstabilisé, incapable de savoir quoi penser, quoi ressentir, il lui était devenu insupportable de l’entendre souffrir et se débattre a travers ses mots. Dans tout cet ouragan d'émotion son coeur n’avait soif que d’une seule chose, de se retrouver contre Zoya, de sentir sa chaleur et de l'enlacer de ses bras pour la préserver, ne serait-ce qu’une seconde de tout ce qui pouvait la faire souffrir dans ce monde.
Suppliant, il la laissa enfoncer sa baguette contre sa gorge si c’était la le seul contact qu’elle lui autoriserait. Il pu sentir les larmes échapper du coin de ses yeux dorés alors qu’elle lui déclarait son amour a chaque syllabe et chaque souffle. La tristesse et la joie se mélangeait dans son corps comme dans sa tête en créant un maelström déchaîné mais ça n’avait pas d’importance car tout ce qu’il pouvait entendre était les battements de son coeur et de celui de Zoya qui ne faisaient qu’un, depuis cette seconde.

- Je t’aime, Zoya Horlov. Tues-moi si un jour notre amour venait a disparaître. souffla-t-il alors comme si c’était son âme qui s’échappait de son corps pour le lui dire.

Dans ses yeux brillants, il n’y avait plus d’idées, plus de doutes, plus de peurs, plus de colère, seulement le contenu de son coeur qui n’était rempli que d’amour pour celle qu’il avait devant lui. D’un geste tremblant mais doux, il vint quémander une parcelle de sa peau en l’effleurant sa joue de ses doigts. Ce simple contact su animer sur son visage troublé un sourire.
- C’est pas juste, je sais. Mais moi je ne vivrais pas quinze ans, un an, un mois ou même un jour dans un monde ou je ne peux pas être a tes cotés. murmura-t-il avec une pointe de peine.

Il n’arrivait toujours pas a en revenir qu’elle l’avait attendu quinze ans et il ne comprendrait peut-être jamais. Mais ce qu’il comprenait aujourd’hui c’est qu’il n’était pas comme elle. Il ne l’avait jamais été et c’était bien pour cela qu’il se tapait tant dessus. Mais ils avaient bien une chose en commun et c’était cet amour fou qui les unissait et qui avait le pouvoir de défier toutes les règles de la la logique ou de la réalité. C'était cela qui les avait fait tenir tout ce temps et c’était cela qui les ferait tenir jusqu’au bout. Car bien que Saïd Wilkes n’avait jamais autant douté de lui même que depuis son réveil de ces quinze années d’absence, il ne pourrait jamais douter de leur amour.
- Je suis la maintenant, et a jamais. affirma-t-il alors en laissant la détermination endurcir légèrement ses traits. Alors il va falloir que tu décuves et on va devoir parler. Encore. conclu-t-il finalement d’un ton plus naturel et gentiment moqueur.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 3 Mai - 20:39


Sa baguette se baissa lentement aux premières paroles de Saïd. Il aurait mérité qu’elle le frappe, s’acharne, le blesse, le fasse saigner mais merde, elle était bien trop soulagée de le voir et de l’entendre. Elle en avait assez de se battre avec lui, ses sentiments, et l’évidence qu’ils s’aimaient et qu’ils pourraient jamais rien changer à cela…Que ça soit ou non un bon choix. Elle l’écouta, sans bouger, sans répondre, elle aurait dut avoir peur, le passé lui avait mainte fois prouver qu’il était capable de lui dire qu’il l’aimait un jour pour la poignarder en plein cœur le lendemain mais à chaque fois, il avait été sincère. Il y croyait et c’était tout ce qui comptait pour elle. Lorsqu’il effleura sa joue, elle se sentie rougir, aidée par le whisky. Tournant la tête, elle cherchait un peu plus de ce contact. C’était comme si elle arrivait à nouveau à respirer, de l’air frais s’engouffrant dans ses poumons.

Elle sourit, à vrai dire, elle n’était pas certaine de pouvoir recommencer à attendre quinze années de plus, ce qu’elle voulait faire ce soir en était la preuve. Le contact de sa peau contre la sienne éveilla bien d’autres choses chez Zoya et s’il n’avait pas précisé qu’il fallait qu’elle décuve, elle lui aurait probablement sauté au cou pour emprisonner ses lèvres et laisser exprimer ses instincts primaires sans se soucier qu’Ali en soit témoin. Il voulait parler et malgré la légère moquerie, elle n’était pas certaine de vouloir de cette discussion. S’enfonçant dans ses bras, elle posa sa tête contre sa poitrine et l’entoura de ses bras, ses mains se posant sur son dos.

Zoya avait beau jouer les durs et même maintenant les leaders pour tenter de garder l’Ordre debout, elle était pourtant morte de trouille intérieurement. Elle avait délibérément rien dit sur la mort d’Alastor, parce qu’une partie d’elle estimait qu’il n’aurait pas souhaité savoir qu’elle en parle à Saïd Wilkes…Parce qu’elle garderait ce secret et que même complètement saoul elle n’était pas prête à le divulguer en pleine rue…Elle serra un peu plus son étreinte, parce que la tête lui tournait et qu’elle menaçait de lui faire perdre son équilibre précaire.
Elle se crispa une seconde en sentant la douleur sur son flanc, elle aurait du retourner à Sainte Mangouste mais ils avaient ce qu’il fallait dès le départ, elle avait gérer la suite de son côté mais c’était lent, et encore très douloureux.

« Tu veux pas plutôt picoler avec moi ? » Finit-elle par dire au bout de quelques secondes où elle avait simplement respirer son odeur. « Saïd… » Ses doigts agrippèrent ses vêtements « je vais probablement gerber à l’arrivé… » Prévint-elle en esquissant un sourire idiot qu’il ne pouvait pas vraiment voir mais qu’il pouvait entendre au son de sa voix.

Fermant les yeux, elle attendit maintenant. Elle était incapable de transplaner elle-même dans son état.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 3 Mai - 22:47




Elle lui sourit et finit par l’enlacer en posant sa tête contre son torse. Il poussa un soupir de soulagement comme si on lui rendait enfin une partie de sa chair et ferma les yeux, s’autorisant à profiter de ce maigre moment de silence, de paix et de certitude. Elle et lui. Il n’y avait pas d’autres options, pas de doutes à avoir, ce serait toujours elle et lui. Ils laissèrent leur coeur et leurs esprits fatigués retrouver un peu de calme dans la sécurité de leur câlin, leur chaleur et leur parfum.

Elle s’agrippa un peu plus à lui, comme si le monde avait finit par lui rappeler qu’ils ne pouvaient pas rester ici indéfiniment. Elle aurait bien voulu cependant, proposant plutôt à Saïd de plonger à son tour dans son nuage d’éthanol. Celui-ci eu un sourire qui souleva doucement sa poitrine. Il aurait bien voulu, mais pas tout de suite, pas maintenant et en fait, peut-être pas avant un certain moment.
C’était le bordel complet dans sa tête et boire saurait lui faire oublier le chaos le temps d’une soirée ou alors même le changer en doux désordre et en adrénaline dont il raffolait tant. Mais il ne voulait pas oublier, faire semblant ou s’accoutumer à nouveau. Cette brève coupure dans la vie de Saïd Wilkes et de Zoya Horlov lui avait ouvert les yeux. S’il ne voulait pas recommencer, s’il ne voulait pas se perdre et la perdre à nouveau, il fallait qu’il fasse le ménage.
Il avait toujours su où aller sans vraiment avoir à se poser la question mais avec le temps, les obstacles, les tares et les boulets qui traînaient derrière lui n’avaient de cesse de le perturber et de détourner son attention. Il avait bien faillit perdre le nord mais maintenant qu’il le tenait dans ses bras il n’avait pas l’intention de se laisser distraire à nouveau. Depuis toujours il n’avait jamais eu besoin de rien, à part d’elle, alors tout le reste, il s’en fichait. Elle ne s’en fichait pas mais s’il voulait pouvoir aller dans son sens il devait s’en convaincre et s’en détacher. Pour Zoya, certaines choses et certaines personnes ne pouvaient aller que dans un sens et c’est celui qu’il choisirait de suivre dorénavant. Car sa place était à ses côtés et son côté avait toujours été le sien. Elle avait besoin de le savoir. Il avait besoin qu’elle le sache et que si un jour l’idiot qu’il était parvenait à s’égarer à nouveau, il fallait qu’elle le lui rappelle.

Il rigola en l’entendant lui donner la permission de l’emmener au bout du monde s’il le voulait. Il se redressa avec douceur pour ne pas brusquer sa belle qu’il serrait encore dans ses bras.
- Ben peut-être que je pourrais me bourrer avec ton vomi alors. susurra-t-il d’un ton outrageusement langoureux comme il en avait l’art avant d’unir ses lèvres aux siennes dans un baiser tendre.

Mais il ne transplana pas. Agrippant Zoya fermement, il se releva et la porta dans ses bras en faisant attention a ne pas glisser sur les plaques de verglas. Il s’assura qu’il n’échapperait pas la demoiselle puis releva un regard légèrement plus sombre à son frère aîné.
Ali resta silencieux, croisant les yeux brillants de Saïd une seconde puis détournant le regard pour ne pas trop lui montrer son amertume et sa honte. Mais c’était bien ce qu’il ressentait. Le conflit de deux émotions, de deux rêves. Celui de voir Saïd rentrer à Héliopolis et celui de le savoir heureux. Il était obligé de se rendre compte doucement que ces deux rêves n’étaient peut-être pas compatibles. Dépité il ouvrit la marche pour couper court à leur calvaire et les mener dans le petit appartement où il avait guetté ces derniers jours, juste au coin de la rue.
Saïd le suivit silencieusement, sentant que quelque chose avait changé chez Ali. Était-ce de l’acceptation ? De la résignation ? Et cette histoire de collier, et Zahra ? Il préféra ne pas trop poser de question ou de remuer des choses qui pour l’instant semblaient s’être posés à leur avantage dans l’esprit de l’Egyptien.

Ils entrèrent dans le petit appartement et Saïd fit son chemin pour déposer Zoya sur le lit inutilisé. Il put la sentir se crisper légèrement de douleur comme lorsqu’il l’avait soulevé et devina qu’elle était blessée.
- Qu’est-ce que t’as fait encore, hein ? de moqua-t-il doucement partagé entre l’inquiétude et la tendresse.
Il s’assit sur le matelas à ses côtés et sentit un nuage violacé commencer à les envelopper. Il se retourna vers Ali mais celui-ci avait croisé les bras et son sceptre n’était pas dans ses mains. Le regard du Fils de Ra, étrangement défait se posa sur les avant-bras de Saïd. Ses bracelets dorés s’étaient eux-mêmes mis à briller en émanant ce sort de soin à la seule pensée que Zoya puisse être blessée.

Saïd soupira, laissant soin à sa magie de s’occuper du corps meurtrit de Zoya, il vint caresser ses cheveux et son visage d’un geste tendre.
- J’suis allé voir Voldemort. confia-t-il alors finalement d’une voix calme et sincère. Il est vachement laid maintenant ! ne put-il s’empêcher de commenter avec un sourire de dégoût. J’ai revu des anciens collègues à nous et quelques p’tit nouveaux. continua-t-il sans exprimer la moindre réjouissance ou encore de colère. Tout cela semblait tant dénué d’importance maintenant qu’il l’avait elle devant ses yeux qu’il ne parvenait même pas a se souvenir de ce qui avait pu le motiver au premier abord.
- Il y avait quelqu’un d’autre… Enfin… ajouta-t-il et cette fois ses sourcils se froncèrent très légèrement et il détourna son regard doré vers l’extérieur. Evan. Rosier. se força-t-il à ajouter, comme pour s’obliger à oublier le fait qu’ils avaient si longtemps étés amis. Il… Il avait des plans. Pour Voldemort et sa clique, pour la guerre, pour… le monde, tout le monde, tout. tenta-t-il de résumer mais même lui qui avait réussi à comprendre mieux que la plupart les phrases alambiquées de son ancien camarade, il avait encore du mal à évaluer toute l’ampleur de ce qu’il pouvait se tramer dans son esprit sombre. Mais il abandonna rapidement en poussant un soupir légèrement exaspéré. Ça n’avait pas d’importance.
- Si on le bute ça serait bien de le faire avant qu’il pourrisse la planète. conclu-t-il en haussement doucement les épaules. Un bruit de porte annonça qu’Ali avait fini par les laisser seuls.
- Oh et… mon frère est sensé… être de la partie maintenant. Normalement. ajouta-t-il sans vraiment être certain de ses propres mots ou si Zoya déciderait finalement de l’égorger pour songer s’allier avec quelqu’un qui avait déjà tenté de la tuer à deux reprises. Ou était-ce trois ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 3 Mai - 23:43


Elle aurait pu éclater de rire à sa remarque langoureuse s’il lui en avait laissé le temps. Au lieu de cela elle se contente de sourire sous ses lèvres, répondant à ce contact sans se soucier de la gêne qu’aurait pu occasionner son haleine alcoolisée…Ce n’est pas comme si Saïd n’avait pas eu l’habitude ou que leurs langues n’avait pas gouté à pire que cela. L’entendre lui et ses conneries digne de ce qu’il aurait pu lui balancer quand ils étaient encore à Poudlard, c’était léger et surtout familier. Un repère dans l’ombre qui s’était abattu dans sa vie dernièrement. Elle se laissa portée, devinant alors qu’il ne serait pas question de transplanage. Elle se crispa ne seconde à l’idée qu’il l’emmène dans son ancienne appartement. Cet endroit qu’ils avaient laissé bruler derrière eux mais elle était bien trop crevée pour protester d’une quelconque manière alors qu’elle se laissa simplement aller. Un autre appartement et le confort d’un matelas sous elle. Gardant les yeux fermées, Zoya avait la désagréable sensation de pouvoir sentir la terre tourner sur elle-même.

La question de Saïd la ramena directement à cette nuit, à Greyback, à Griffin, à Sainte Mangouste et à…Son cœur s’alourdit d’un coup alors que son estomac se retournait. Dans sa gorge elle put sentir la bile lui bruler l’œsophage et bien qu’elle crut qu’elle allait vider le contenu liquide de son estomac sur le sol, elle n’en fit rien et ne répondit simplement pas à cette question. Une sensation familière l’enveloppa, attirant son attention, assez pour qu’elle réouvre ses paupières et observe. Et si la magie ne l’aidait pas à cesser de faire tourner la pièce autour d’elle, elle put sentir son ventre se détendre face au soin procurer à cette côte qui ne l’avait pas suivi dans un transplanage forcé.

Ses paupières se refermaient une nouvelle fois en sentant le contact de ses doigts. Elle inspira profondément, expira lentement alors qu’elle l’écoutait. Elle ne fut pas surprise, se souvenant encore de la morsure de la marque sur son bras alors qu’elle découvrait leur salon complètement vide de sa présence. Elle savait très bien où il était allé. Il lui raconta, cette petite réunion comme s’il avait s’agit d’une réunion d’ancien élève.

« Il était déjà pas terrible avant »

Murmura-t-elle en esquissant un sourire à cette bêtise. La suite se prêtait moins à la rigolade et une part d’elle ne pouvait s’empêcher de penser au Mentor qu’elle avait perdu et aux espoirs qu’il avait posé sur ses épaules. Elle murmura simplement :

« Si ? »

Aux yeux de Zoya, il n’y avait pas d’autres options, il n’était pas question de savoir si on le but mais seulement du quand et du comment.
Relevant sa main, elle chercha à l’aveuglette le contact physiquement, et lorsqu’enfin elle le trouva, elle tenta de l’attirer contre elle.

« T’avais dit décuver avant le blabla… »

Se plaignit-elle malgré le sérieux de la situation, malgré cela, elle avait bien enregistrer ce qu’il lui avait dit et l’horreur que cela sous entendait derrière…Elliot n’était peut-être pas à l’abris et ceux qui avait décidé de l’aider non plus.
Elle renifla légèrement lorsqu’il parla d’Ali, si elle était presque certaine qu’il n’aurait probablement fait aucun mal à leur fils, travailler avec lui ne l’enchantait pas plus que cela mais surtout, elle savait qu’à l’autre bout du monde une jeune femme l’attendait sans aucune nouvelle…

« Il doit parler à Zhara… » elle avait bien entendu la porte et avait supposer qu’il n’était plus dans la pièce mais peut-être était-il assez curieux pour écouter au porte. « De ce que je sais, elle n’a plus de nouvelle depuis le soir où il a tenté »

Elle s’interrompit, ce souvenir lui offrant une nouvelle vague de sueur froide accompagnée d’une nausée. Sa main se crispant contre son ventre.

« Elle mérite pas ça… » Esquissant un sourire « Cette fille a un truc » à la fois amusée par ce détail et pour justifier le fait qu’elle s’en soucie autant alors qu’elle ne l’avait vu qu’une seule et unique fois. Elle se lova, un peu plus contre lui et c’est à l’aveugle toujours qu’elle laissa sa main trouver la sienne, remonter le long de son bras jusqu’à ses épaules, sa nuque et enfin ses lèvres.

« Maintenant moins de blabla, plus de dodo… »

Elle n’était pas vraiment en état de pouvoir faire une discussion sérieuse et constructive sur ce qu’ils allaient faire à présent. Elle lutta déjà contre les multiples heures de sommeils qu’elle avait boudés ces derniers jours. Sa main revinrent contre son torse, l’entourant et s’y agrippant plus qu’elle ne l’aurait voulu mais elle redoutait…Redoutait que tout ça ne soit pas réel au fond, que ça soit le fruit d’un délire éthylique aussi cruel que réaliste.
Elle aurait voulu ajouter quelque chose mais c’était à peine si elle avait la force de parler. Elle sombra très rapidement dans un sommeil profond.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mer 4 Mai - 14:30




Sa réaction lui arracha un sourire méchant. Si ? Il lui avouait qu’il était prêt a descendre un de ses plus vieux amis avec elle et elle lui rappela qu’il aurait toujours du l'être. “Quand”, était le mot qui aurait du sortir de la bouche de l’Irlandais mais il pinça les lèvres et laissa ses yeux briller de sincérité. Il n’y pouvait rien, bien qu’il espérait que tout cela lui soit indifférent quelque chose en lui s’accrochait toujours a cette part d’incertitude, cette douce angoisse qui l'empêchait encore de se jeter complètement dans le vide.
Il la laissa le tirer tout en protestant doucement et se pencha au dessus d’elle sans pourtant s’allonger a ses cotés. C'était peut-être sa façon de la punir de s'être ainsi laissé allée et sans lui en plus. Mais la proximité eu raison du peu de détermination qu’il avait a lui reprocher quoi que soit et il déposa un petit baiser sur son nez en humant un peu plus son haleine alcoolisée.

Zahra. Ce prénom le ramena a un temps qui lui paraissait déjà si lointain et a un lieu qu’il savait a des kilomètres d’ici. Héliopolis.
Il n’avait voulu y songer depuis qu’il avait quitté ces terres baignées de soleil mais la voix de Zoya su guider son esprit avec douceur a travers ses souvenirs. Les murs a la teinte rougeâtre, le vent doux, la chaleur caressante, les drapés translucides flottant légèrement, la douceur de la main de cette femme sur son avant bras lorsqu’ils avaient passé des heures a parler simplement.
Ali était celui qui devait lui parler mais Saïd sentit le besoin et le devoir de le faire lui aussi. Elle l’avait aimé et respecté des l’instant ou elle avait posé les yeux sur le frère de son mari. Alors qu’il était complètement perdu, ballotté par les intentions de son frère, elle avait cherché a le guider, l’apaiser, le rassurer, tentant de transformer l’image de l’étrange et imposant Temple de Ra en celle d’un foyer sur et accueillant. Elle n’y était pas vraiment parvenu mais pas une fois ne s’était-elle énervée ou ne l’avait-elle brusqué, se contentant simplement de lui apprendre quelques mots d’Egyptien et de l’écouter lorsqu’il en avait assez.
Saïd se rendit compte a quel point lui lui avait parlé de Zoya tant elle avait hanté chacune de ses pensées. Il se sentit légèrement rougir en se rendant compte qu’il n’avait jamais cru que les deux femmes se croiseraient un jour. Que s’étaient-elles dit ? En tout cas elle s’étaient entendues. Savoir cela fit naître une certaine chaleur dans son torse. Comme si le souvenir lancinant de ce moment passé loin de Zoya et de tout ce qu’il connaissait pouvait enfin être apaisé en sachant qu’elle avait connu un peu de son calvaire. Et avait-ce réellement été un calvaire ? Au souvenir des après-midi passés avec la douce Zahra le tableau semblait se faire moins sombre et a celui-ci s’ajoutait doucement Zoya. En justifiant a mi-mot son affection pour l’Egyptienne, Saïd eu l’impression que Zoya acceptait une partie de sa vie qu’il n’avait jamais songé pouvoir partager avec elle et tuait une angoisse qu’il ne pensait même pas avoir.
Il ne se lassa pas de l’observer de ses yeux dorés alors qu’elle luttait doucement pour ne pas sombrer tout de suite dans un sommeil lourd. Elle et lui. La certitude n’avait jamais été aussi forte et elle sembla même déborder doucement. Elle et lui. Et si cela n’avait pas a se résumer simplement a ça ? Ils s’étaient toujours vu seuls contre le reste de ce monde pourri, persuadés qu’ils n’avait que l’un et l’autre et seulement besoin d’eux pour survivre. Mais peut-être y avait-il plus pour eux dans ce monde que la survie ? Ils avaient effleuré cette ligne malgré eux en donnant la vie a un enfant. Elliot.
Lui aussi était a Héliopolis a présent. Bien que cette idée avait fait ressurgir l’angoisse en lui quelques instant auparavant, il se sentit maintenant étrangement triste, mais rassuré. Il souffrirait de la même solitude que lui, il se sentirait perdu et démuni, mais la bas il serait en sécurité. Entouré de lumière, de chaleur et d’amour. Peut-être aurait-il du mal a le voir a l’accepter comme son père ou peut-être serait-il intimidé mais respectueux comme sa mère ? En tout cas il serait mieux la bas, sous la bienveillance de Zahra et des Fils de Ra plutôt qu’ici avec eux ou il ne régnait que le froid et le chaos.

Zoya avait fini par s’endormir malgré elle. Même dans ses songes elle ne put s'empêcher de s'agripper un peu plus a lui comme pour se persuader qu’il était bien la et qu’il ne partirait pas. Il resta une longue seconde a l’écouter respirer lentement et la imprégner son parfum et son image dans son esprit car lui aussi ne voulait plus jamais la perdre de vue. Il vint prendre sa main qu’il retira délicatement de son torse. Il la garda un peu dans a sa main et la porta même a son visage pour sentir un peu la douceur de ses doigts. Il embrassa sa paume pour se rassurer et se donner assez de courage pour la reposer et se relever.

Il s’étira et alluma une cancéreuse qu’il cala dans ses lèvres, profitant de quelques secondes de silence. Quelques minutes auparavant, il en avait fait de même en guettant le retour de Zoya dans l’appartement qu’ils avaient prit comme un nouveau départ et qu’ils avaient finalement abandonné. Mais l’angoisse et le sentiment de vide avait disparus, remplacés par une boule chaude dans sa poitrine. Il ferma les yeux pour mieux pouvoir la sentir envelopper doucement son coeur. C’était l’amour de cette femme imbibée d’alcool qui comatait doucement a coté de lui, présent au plus profond de lui-même. Il s’y raccrocha et s’y raccrocherait, conscient que même si le destin ne lui permettrait peut-être pas de lui tenir la main tout au long du chemin il saurait le guider et l'empêcher de s'écarter de son chemin. Rassemblant encore un peu plus de courage, il sortit de la chambre et referma doucement la porte.



Ali n’était pas partit loin mais il n’écoutait pas non plus a la porte. Assit dans le petit salon, son regard perdu dans le paysages gris de Pré-Au-Lard rejoins celui de Saïd comme s’il répondait a une question. Il ne parla pas mais n’ignora pas son frère qui souffla une volute de fumée avant de s'installer en face de lui et de laisser tomber quelques cendres dans le vase vide posé sur le rebord de la fenêtre. Ils restèrent silencieux une petite minute, se laissant l’un comme l’autre le temps de remettre de l’ordre dans leurs idées avant de s’adresser la parole. Ils le firent mais Ali resta silencieux, préférant attendre que Saïd prenne les devant. Ce dernier s’en rendit compte sans savoir s’il devait se sentir rassuré ou anxieux. Il écrasa sa cigarette et la laissa tomber dans le vase.
- Zoya s’est endormie. Elle se réveillera probablement dans le matin. expliqua-t-il en expirant patiemment sa dernière volute de fumée.
Posant son regard mordoré sur le visage fermé de son frère, l’Irlandais semblait avoir passé le stade de l’initiation dans les questions silencieuses.
Ali pu entendre son questionnement, sa méfiance et son inquiétude incertaine comme s’il les lui avait confié de vive voix et celles-ci ravivèrent un sentiment de honte qui le fit détourner le regard.
- Mmokay. répondit-il mais sans pouvoir détourner l’écho de mécontentement dans sa voix qui paru presque puérile et boudeuse.
Saïd eu un petit rictus. Pour une fois l’Egyptien n’avait rien a redire et cela lui suffisait.
- Tu devrais rentrer. ajouta-t-il d’un ton calme et doux. Retourne a Héliopolis.
Cette fois le mécontentement d’Ali brilla dans son regard bleu avec lequel il fusilla Saïd. Abandonner ? Le laisser tomber ? C’était hors de question. Mais ce n’était pas ce que son petit frère insinuait.

- Tu dois revoir Zahra. Lui parler. conseilla Saïd en faisant échos aux paroles de Zoya.
La colère s’évapora dans les yeux de l’Egyptien et il se baissèrent rapidement, brillant d’un mélange d’émotion. Elle lui manquait, cela ne faisait pas de doute. Pas seulement son corps, sa chaleur ou son amour mais aussi sa force et sa capacité a l’aider a voir clair lorsqu’il avait l’impression de se perdre. Il devait peut-être bien rentrer. Un jour, même une nuit, une heure, pour pouvoir la voir, lui parler et entendre sa voix, sentir ses gestes rassurants. Mais s’il partait…
- Je garde ça. répondit Saïd comme s’il avait entendu les doutes et les inquiétudes de son grand frère.
Il sortit de sa poche une petite boite dorée qu’Ali lui avait donné lorsqu’ils avaient décidé de se séparer. Une balise ou un genre de mouchard, la petite boite renfermait des amulettes dont les soeurs se trouvaient dans la boite que possédait Ali et qui communiqueraient leur position s’ils voulaient se retrouver.
- Et moi celle la. acquiesça Ali en montrant sa propre boite, sous entendant qu’il agréait a la suggestion du couple d’Anglais. Il irait retrouver sa femme, sa patrie, son Temple, au moins pour ce soir.
- Tu sais mieux t’en servir que moi alors j’te laisse faire ton truc…  ajouta le plus jeune en rangeant la boite dans sa poche, donnant a Ali a nouveau sans vraiment le dire la permission pour le retrouver quand bon lui semblait. Ce n’était pas un adieu ou même vraiment un au revoir. Ils savaient tous deux que le Fils de Ra reviendrait rapidement. Juste… C’est probable que… Enfin, t’sais… Elle aime baiser au réveil. nargua doucement Saïd en grimaçant comme si cela n’avait pas été autant son truc que celui de sa brunette préférée.
Commençant a connaître son frère assez pour voir qu’il plaisantait tout en étant a moitié sérieux, Ali laissa échapper un petit rire. Allons bon, en étaient-ils arrivés la ?

Soulagé et libéré d’un poids, Ali se releva. Il sentait déjà l’idée de retrouver Zahra et le Temple de Ra agiter son être d’impatience et d’excitation. Il ôta son manteau avant de reprendre son sceptre en main.
- Ali. interpella doucement Saïd avant que celui-ci ne disparaisse. Merci. ajouta-t-il sincèrement sans détourner le regard de son grand frère. Ce dernier paru incrédule une fraction de seconde mais rapidement un sourire vint creuser des rides sur le bords de ses yeux brillants. Il acquiesça et dans un flash silencieux, rejoignit son pays et les siens.
Saïd observa le vide avec un sourire amusé.
Ali. Zoya. Il se souvenait d’un temps ou ses alliés avaient été d’un tout autre genre. Plutôt que des alliés, des collaborateurs aussi haineux et en colère que lui. Comme ils avaient put s’éclater pendant cette satanée guerre. Pourtant ils ne laissaient en lui qu’un arrière goût amer et fade. Comme une croûte sur son avant-bras qui le démangeait parfois mais a laquelle il ne faisait plus attention. Par dessus avait été peint une bien plus belle image, pleine de vie et de couleur. Elle lui avait paru bien étrange au départ et l’avait même fait bien marrer mais il sentait qu’il s’y accoutumait peu a peu et y prenait même goût. Ali. Zoya. Son frère. Sa femme. Enfin…
Il se releva, réprimant l’envie de s’en allumer une autre et alla rejoindre la belle endormie dans la chambre. Avec un soupir de soulagement il se laissa retomber lourdement sur le matelas a ses cotés sans aucune considération pour le sommeil de la comateuse. Mais il savait qu’elle était bien partie et qu’il ne la dérangerait pas.
- Enfin seuls… ne put-il s'empêcher de ricaner d’un air faussement menaçant avant de la prendre dans ses bras et de la serrer doucement en posant sa tête bouclée contre elle et la rejoindre dans le monde des songes.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mer 4 Mai - 15:46


Doucement, un rayon de lumière vint chatouiller ses paupières, l’attirant inexorablement dans le monde réel. Alors qu’elle ouvre les yeux, il lui faut une seconde pour se rappeler des derniers évènements. Son cœur palpite soudainement prise d’une panique soudaine, elle se relève soudainement de son lit en ignorant complètement la nausée qui lui noue l’estomac. Ce qu’est que lorsque ses yeux encore endormie se posent sur le corps assoupi de Saïd qu’elle se détend dans la seconde. Soulagée, tout ça, ça n’a rien eu d’un délire. Et si intérieurement elle est heureuse de l’avoir à nouveau à ses côtés avec la certitude que ce serait toujours ainsi, elle ne peut s’empêcher de se pincer les lèvres. La guerre n’est plus qu’une simple ombre au-dessus de la tête, elle est bien là, et risquerait d’emporter tout ce qui compte pour elle.

C’est avec précaution qu’elle quitte le lit, se déshabillant tout en rejoignant ce qu’elle a deviné être la salle de bain. Oubliant la possible présence d’Ali, tout ce qu’elle veut là en ce moment c’est le corps de Saïd en elle mais une bonne douche s’impose avant…Et probablement aussi après. Elle ne prendra pas plus de dix minutes pour se laver et revenir dans la chambre, toujours nue. Elle Observe de longues secondes le sommeil lourd de Saïd avant de s’approcher pas à pas. Se glissant au-dessus de lui, avec l’allure d’une féline, ses cheveux mouillé laisse tomber des gouttes d’eau fraiche qui échoue sur le visage de l’ancien mangemort alors qu’elle ne peut pas s’empêcher en le voyant grimacer à travers son sommeil. Elle s’éloigne de son visage, redescend plus bas, loin de savoir qu’elle s’apprête à donner raison à la remarque que Saïd avait faite plus tôt à son frère.
Décidant de lui offrir, de sa bouche, un réveil autrement plus agréable que quelques gouttes d’eau, une façon pour elle aussi de le torturer, de lui rappeler qu’il était à elle mais que l’inverse était tout aussi véritable.  Sa langue s’applique, un bras tendu pour pouvoir caresser son torse, si l’ancien serpentard semble toujours assoupi, son corps par contre s’éveille rapidement sous les actions perverses de la jeune femme.

Ce n’était probablement pas le moment, ils avaient des choses autrement plus sérieuse à faire mais là tout de suite, elle n’avait pas envie de se plonger dans cette guerre et ce qu’ils allaient devoir faire pour pouvoir éviter le pire. Là tout de suite, elle voulait faire ce qu’elle n’avait pas pu faire la veille, elle voulait être à lui, s’oublier sous ses baisers, s’enflammer lorsqu’il la regarderait avec envie. Lorsqu’elle pu sentir l’agitation sous ses doigts, sa bouche quitta son amie alors qu’elle releva les yeux sur Saïd, un sourire équivoque sur les lèvres et les flammes de la passion dans les yeux.

« Bonjour… »

Murmura-t-elle d’une voix suave, sa langue venant humecter ses lèvres.


_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Jeu 5 Mai - 10:41


Lui n’avait pas bu au point d'être au bord du coma éthylique pourtant il s’était plongé dans un sommeil tout aussi profond que celui de Zoya, voire plus profond encore. Le soulagement de la sentir dans ses bras mais aussi de savoir que pour une fois, peut-être bien la première fois, il n’y avait rien qui l'empêcherait d’y rester. Il avait enfin comprit et accepté ce qu’il avait toujours pu sentir au fond de lui. Que sa place était auprès d’elle et que tout le reste pouvait bien aller se faire foutre. Dorénavant, ou elle déciderait d’aller il irait, ce qu’elle voulait qu’il fasse il ferait, sauf peut-être l’abandonner mais il savait qu’elle ne le lui demanderait jamais. Il ne savait pas si c’était les mots d’Ali qui avaient su lui faire voir a quel point il avait idiot d’imposer autant de barrières a son amour qui n’avait jamais connu de limites ou si c’était son amour inconditionnel pour Zoya qui avait fini par l’aider a comprendre celui que son frère avait pour lui. Mais dans les bras de Zoya tout comme dans sa relation avec le fils de Ra, Saïd pouvait enfin se sentir a sa place dans un monde qui prenait doucement du sens.
Il avait l’impression que le chaos et l’ouragan qui hurlait constamment autour de lui s’était calmé et que le bourdonnement incessant dans son esprit s’était envolé lui aussi pour laisser place a un vide apaisant. Une bouffée d'oxygène, une bouffée de Zoya, c’était tout ce dont il avait besoin.

C’est donc sereinement qu’il se laissa porté dans un sommeil sans songe et sans tourments. Il n’avait pas besoin de trouver le réconfort dans les rêves lorsqu’il était baigné de l’odeur de Zoya et bercé par sa respiration lente. Il frissonna très légèrement lorsqu’elle quitta ses bras et le lit pour aller prendre une douche mais ne sortit pas de sa lourde torpeur. Les gouttelettes qui vinrent lui titiller le visage quelques minutes plus tard le firent grimacer mais son esprit avait encore beaucoup de chemin a parcourir avant de revenir dans le monde réel. Lorsque la pluie cessa, il cru même pouvoir profiter de quelques minutes de sommeil de plus loin de penser qu’il aurait droit a un réveil autrement plus humide et chaud.
Des frissons l’envahirent telles des vagues le sortant doucement des abysses pour le ramener a la rive. Le confort  intense que lui procurait ce plaisir troubla son esprit encore endormi qui ne savait pas s’il devait lutter pour s’accrocher a ce songe délicieux ou plutôt se réveiller pour vérifier si cela n’était pas le produit mais bien réel. Mais son corps lui n’avait pas besoin de faire cette distinction, se crispant et se détendant en même temps en lui procurant une nausée exquise. Un râle de plaisir échappa ses lèvres qui le réveilla en lui prouvant que ce bon moment était authentique et très réel.

Il ouvrit les yeux et les rayons du soleil virent titiller ses iris dorés. Il se redressa, comme prit d’une douce panique alors que son cerveau se forçait a redémarrer rapidement pour comprendre ce qui lui arrivait. Il retrouva rapidement le visage et l’expression vicieuse de Zoya et bien que celle-ci fut très claire dans ses signaux il mit une seconde de plus avait de comprendre. Ah bien sur, songea-t-il en se laissant retomber dans les oreillers en éclatant doucement de rire.
Il l’avait a moitié anticipé avant même de la rejoindre dans le lit la veille mais il ne s’était pas attendu a une entrée en matière aussi ambitieuse. Il n’avait pas eu l’intention de lui refuser quoi que ce soit ou même de la faire languir mais vu dans l’état ou elle le laissait elle s’était vraiment assurée qu’il ne lui échapperait pas.
- Hmm… Catin… la salua-t-il d’une voix rauque et langoureuse, un grand sourire étirant ses traits encore assoupis.
Il se redressa mais avant de faire quoi que ce soit il l’agrippa par le poignet et la retourna pour se retrouver au dessus d’elle et écraser ses lèvres d’un baiser brûlant de passion, tout en sachant très bien ou elles avaient étés aller traîner plus tôt. Il laissa leur langues chaudes s'entremêler dans un avant-goût du reste de la danse.
- Je vais te baiser comme une bête. grogna-t-il contre ses lèvres comme une menace, un reproche et une promesse qu’elle n’aurait que ce qu’elle avait cherché. Un sourire amusé et carnassier étira un peu plus ses lèvres alors qu’il se rendit compte que Zoya lui avait même épargné la corvée de devoir la déshabiller. Il agrippa la chair de sa cuisse d’une poigne puissante et glissa son autre main sous la cambrure de son dos pour l’emprisonner et unir leur deux corps avec une violence libératrice.
Il laissa lui-même échapper un grognement de surprise et du se mordre les lèvres pour se rappeler qu’il devait peut-être se mesurer un peu s’il voulait faire durer et partager le plaisir. Après tout elle lui avait donné une bonne longueur d’avance. Un joyeux défi qu’il accepta avec joie et pourtant il ne manqua pas de punir son adversaire de quelques coups de rein agressifs. Enfouissant son visage et son souffle contre sa nuque, il vint titiller son oreille de sa langue mais aussi de délicieuse injures amoureuses dont il avait le secret.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Jeu 5 Mai - 20:29


Le petit nom qu’il souffle en guise de salutation ne fait que nourrir les flammes du désir qui brûlent en elle, il avait raison, elle n’était effectivement qu’une catin lorsqu’elle posait ses yeux sur lui avec l’envie d’y déposer ses lèvres et ses mains. Alors qu’il se redressait, elle avait tentée de capturer ses lèvres mais il la fit soudainement basculer, changeant les rôles. La frustration se lu quelques secondes sur son visage jusqu’à ce qu’il presse sa bouche contre la sienne. Elle échangea un long baiser, lui mordant la lèvre, caressant sa langue de la sienne. Elle se rendait compte à quel point il l’avait manqué et à quel point elle était incapable de se sentir réellement vivante sans lui à ses côtés. Elle avait pourtant essayé, en retrouvant sa place dans l’Ordre du Phenix, en retrouvant une vieille routine avec son mentor mais tout cela avait toujours eu un gout de trop peu, cela n’avait pas de saveur véritable, c’était seulement "ce qu’elle devait faire" alors que Saïd…

Il était ce qu’elle voulait, ce qu’elle avait toujours voulu…Pas ce qu’elle devait…

« Ta gueule et agis »

Lui avait-elle rétorqué avant de lui mordre une nouvelle fois sa lèvre inférieur cherchant à accroitre sa motivation, à aliment le brasier en lui. Relevant légèrement l’une de ses jambes pour entourer sa taille, elle laissa échapper un grognement sous la poigne de l’égyptien. Fixant son regard dans le sien, elle pouvait sentir son érection entre ses cuisses jusqu’à ce qu’il s’unisse à elle violemment. Elle se cambra en laissant sa voix emplir la pièce dans une longue plainte sensuelle.
Sa main droite alla s’enfuir dans les mèches bouclés de celui-ci, agrippant une poignée alors l’autre main se glissait sur les hanches du sorcier, suivant avec délectation le mouvement de celle-ci contre elle.

« Je serai toujours à toi »

Murmura-t-elle, gémissante et presque implorante. Relevant un peu plus sa cuisse contre ses côtes pour sentir plus intensément son corps contre le sien. Sa peau se voilait d’une mince pellicule de sueur alors qu’elle gigotait au rythme inverse de ses hanches pour intensifier cette petite danse charnelle. Elle tira un peu plus ses boucles pour l’attirer à elle, en sentant ses dents pincer le lobe de son oreille. Emprisonnant ses lèvres dans un baiser aussi moite que le devenait leurs corps dénudés, il pouvait sentir son sourire sous ses baisers et ses plaintes passionnelles étouffer sous ses lèvres.
Le souffle court, elle délaissa ses lèvres pour emplir ses poumons d’air et ne pas perdre la tête sous ses assauts. Ses ongles se plantant dans la peau de son fessier, elle pouvait sentir le mouvement de ses muscles ses contracter sous ses doigts.

Elle se sentait doucement partir mais avant même de perdre le total contrôle d’elle et de ses sens, sa main agrippa soudainement la gorge de l’ancien serpentard, le faisant basculer sur le côté du lit. Elle se sépara de son étreinte mais seulement pour se montrer plus libertine. Elle libéra la gorge et esquissa un sourire langoureux alors qu’elle se retournait, lui tournant délibérément le dos qu’elle fit exprès de cambrer juste pour lui offrir une vue inexorable sur sa chute de rein.

« J’avais cru entendre "comme une bête" sortir de ta bouche… »

Plus provocante que jamais, la tête tourné sur le côté pour pouvoir malgré tout observer du coin de l’œil la réaction de son amant.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Jeu 5 Mai - 22:57


Il pouvait se sentir partir, emporté par le rythme de leur danse coordonnée à la perfection et la musique de leurs souffles saccadés et de leurs gémissements. Laissant doucement les râles de plaisir prendre le palier sur les mots doux, il se préparait déjà au décollage lorsqu’elle l’agrippa soudain par la gorge pour le faire tomber sur le côté et le quitter. En poussant un grognement de frustration et de surprise il ne comprit pas du tout à quoi rimait ce soudain temps mort. Sérieusement, elle allait jouer au jeu de la difficile à satisfaire là maintenant ? Il se redressa, prêt à prendre ce dont il avait terriblement envie par la force s’il le fallait lorsqu’il se retrouva face à sa croupe.

Elle le nargua une fois de plus de son regard lubrique et de ses mots tendancieux et plein de défi. L’Egyptien n’en croyait pas ses yeux et ses oreilles et un petit rire incrédule lui échappa des lèvres alors qu’il luttait pour ne pas jouir à cette simple pensée. Mais il ne pouvait pas laisser passer une si belle chance et il s’empressa de se remettre en selle. Était-ce réellement un cadeau ou un nouveau challenge en sachant qu’il était à bout depuis qu’il avait ouvert les yeux. Dans tout les cas il l’aborda avec autant de hargne et d’anticipation alors qu’il s’approcha de Zoya d’un dandinement lent et prédateur.
Une main sur ses hanches, il l’empêchait de se défiler et de fermer cette porte qu’elle avait entrouverte et de l’autre il vint doucement entremêler ses doigts à sa chevelure sombre. Il écrasa alors soudain son visage sur le lit alors qu’elle le regardait encore et vint la surplomber, laissant son impatience chaude venir caresser sa chair entre ses deux fesses alors qu’il la fusillait de son regard d’or.
- C’est vrai que j’ai dit ça. ronronna-t-il a son oreille en sachant qu’elle raffolait de son souffle chaud et se sa voix rauque et indécente.
Il lécha sa nuque puis son épaule et tel un fauve de refermant soudain sur sa proie il planta ses crocs dans sa chair en même temps qu’il la transperça avec autant de douceur et de force nécessaire pour s’enfoncer en elle.
Il emprisonna son corps humide de ses bras pour guider ses ondulations et l’aider à s’accorder à lui dans ce nouveau rythme. Plus lent, plus langoureux mais aussi plus impitoyable et pressant, il ne tarda pas à arracher de la gorge de Saïd une nouvelle musique de râles fébriles et de gémissements de jouissance qu’il ne parvint plus à contrôler. Il dû lâcher son épaule de ses dents pour se permettre de respirer au mieux malgré son souffle saccadé et affolé mais resta le front collé contre sa chair brûlante, léchant parfois les perles de sueur qui glissaient sur son échine.

Il tint bon face au désir contradictoire de vouloir atteindre leur destination quitte à devoir couper court à leur merveilleux voyage et se força a se détendre sans pourtant ralentir la cadence. Quelques secondes, quelques minutes de plus qu’il gagnait tout en sachant que c’était son dernier joker et qu’il ne pourrait rien faire de plus lorsque son corps finirait par décider d’enfin lâcher prise. Il la serra un peu plus et amenant sa propre pierre a l’édifice, il vint glisser une main sous son ventre lisse pour venir s’enfouir entre ses cuisses et retrouver un terrain familier. Plaçant ses doigts au dessus de son petit mont il pressa et titilla son bouton avec autant de tendresse que de fermeté qui indiquait à sa belle qu’il avait bien l’intention de partir et de l’emmener avec elle. Elle lui disait qu’elle serait toujours à lui et l’inverse était tout aussi vrai car depuis toujours il n’y avait eu de place dans ses bras que pour elle. Son corps lui appartenait tout comme son coeur et son âme et elle pouvait bien en faire et lui demander comme bon lui semblait tant qu’elle restait avec lui.
- Putain… laissa-t-il échapper dans un murmure en se sentant lentement happé par un frisson incontrôlable. Plutôt que bataillant et crispé il se sentit doucement dépossédé de sa hargne et de sa force comme si les anges du septième ciel étaient eux même redescendu pour l’obliger à les rejoindre enfin. Ses derniers gémissements furent suppliant alors qu’il se raccrochait au dernières vagues de passion avant de se faire happé dans un orgasme intense et libérateur qu’il partagea avec elle sans complexe ou pudeur. Cette fois elle l’avait vraiment su tout lui donner et tout lui prendre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Jeu 5 Mai - 23:58


Un frisson parcourut son corps, prenant source à la base de sa main posée sur ses hanches. Elle inclina la tête en arrière lorsqu’elle sentie l’autre rejoindre sa chevelure. Elle l’invitait, la suppliait de par ses réactions, ses légères crispations et son regard qu’il la fasse sienne, encore, toujours, qu’il prenne tout d’elle, lui fasse du bien comme du mal. Sa voix rauque, son souffle chaud, et la fraicheur des draps sous sa joue, tout était mis en œuvre pour lui faire enflammer les sens. Elle ferma les yeux en l’écoutant, humectant outrageusement ses lèvres alors qu’elle pouvait sentir sa langue goutter sa peau et sa sueur. Sa ferveur contre son corps humide, elle gigota sous lui, l’appelant, la voulant, et il lui offrit ce qu’elle souhaitait non sans teinter le plaisir d’une vive douleur à son épaule. Elle cria, dans un exquis mélange de douleur et plaisir exprimé ouvertement.

Ses jambes tremblaient mais elle tenait bon sous ses coups de rein aussi suave que cruel tant il semblait prendre soudainement son temps. Elle était incapable de s’en plaindre, son souffle court, son cœur s’affolant dans sa poitrine et il continuait à la provoquer, ses bras la guidant l’empêcher de prendre le contrôle de leur danse charnelle, la jeune femme gourmande en voulait plus et à défaut de lui faire savoir avec son corps, c’est de sa voix qu’elle le lui faisait comprendre. « Prend-moi, mord-moi, touche-moi », autant d’ordre qui s’échappait de sa bouche lorsqu’elle expirait l’air qu’elle arrivait à apporter à ses poumons. Elle le savait au bord du gouffre, lutant pour qu’elle rattrape le retard qu’elle avait installé entre eux avec son doux réveil.

« Plus fort, plus vite », elle réclamait sans vraiment recevoir, Saïd était bien décidé à garder le contrôle jusqu’au bout ce qui ne fit qu’attiser l’intense excitation qui la faisait déjà doucement ronronner de plaisir alors qu’elle pouvait sentir cette sensation électrique irradier le bas de son ventre. Elle tressaillit en sentant ses doigts se mêler à leur jeu pervers, il la connait par cœur, connaissait chaque centimètre carré de sa peau, comment la rendre dingue, comment lui briser le cœur, comme le lui reconstituer, comment l’aimer…
Plus aucun ordre ne brisa le rythme de sa respiration, seulement son nom sur ses lèvres qui se répétait en douce mélodie entrecoupée de ses gémissements. Le voisinage pouvait profiter des envolés vocale de la jeune femme qui perdait toute conscience d’elle-même, répétant inlassablement le nom de celui qu’elle aimait.

« Saïd »

Chacune de ses muscles se contractèrent simultanément et le flot d’émotion et de sensation accumulée explosa simplement en elle. En quelques secondes, le poids de toute cette passion s’envola pour ne laisser que la légèreté qui suivait l’intense orgasme qu’il lui avait offert. De leur ébat il ne resta plus que le silence interrompue par leurs souffles erratiques alors qu’elle se sentait bercer par les volutes d’endorphine et d’ocytocine. Ses doigts étaient encore fermement crispés contre les draps lorsqu’elle lâcha doucement ceux-ci, laissant son ventre se poser à son tour sur la fraicheur de la literie souillée.
Elle souriait, incapable d’arrêter, laissa même échappé un rire de bonheur intense, alors qu’elle ne bougeait pas de sa position. Sentant le poids du corps de Saïd contre le sien, elle se serait facilement rendormi ainsi, nue, sous lui, avec sa respiration haletante comme berceuse. Elle avait eu si chaud et maintenant elle découvrait avec délice le souffle frais de l’air anglais sur sa peau, elle frissonna légèrement toujours incapable d’effacer son sourire satisfait et heureux de ses lèvres. Elle le cacha, en enfouissant son visage sous un oreiller.

Elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer partir très loin, avec lui, dire adieux au responsabilité et chose trop sérieuse, se terrer quelque part, sur une île, dans une grotte, un igloo ou peu importe. Juste très loin de toute les trucs trop grave et trop horrible qui se profilait dans le futur, être loin mais n’être que tous les deux et se satisfaire de son corps et de son amour jusqu’à en mourir.
Et si cette perspective avait tout de quelque chose de séduisant, il y en avait une autre dans son esprit qui l’était beaucoup plus…Même si pour cela elle devait se battre à ses côtés, elle avait l’impression de pouvoir à présent imaginer une vie rangée, plus normal, sans forcément s’en lasser ou s’en ennuyer, quelque chose de simple…Une famille…Des racines…

Gardant pourtant ses pensées pour elle, elle gigota légèrement après de longues minutes à profiter de l’apaisement qui suivait leur pulsion bestiale de s’aimer physiquement.

« T’es lourd »

Se plaignait-elle sans vraiment s’en plaindre. Elle aimait sentir son poids contre son corps, sa respiration contre ses fesses et sa tête sur son dos. Cette sensation que même après, ils ne faisaient toujours qu’un. Minute après minute, son cerveau commençait doucement à refonctionnier normalement, retrouvant une réalité moins douce mais nécessaire mais cela ne l’empêchait pas de garder en elle l’agréable réveil qu’elle venait d’avoir.
Alors que les rouages de ses pensées et de sa conscience se remettaient doucement en place, elle se souvint qu’ils n’étaient pas en tête à tête dans cet appartement, au-delà des voisins qu’ils avaient probablement du déranger, elle ne put s’empêcher de rire en pensant à un Ali aussi horrifier que dégouter de l’autre côté de la porte.

« Je viens probablement de donner une nouvelle raison à ton frère de vouloir ma mort »

Plaisantait-elle en se cambrant légèrement pour pouvoir s’accouder et poser sa tête contre sa main en cherchant à croiser le regard de Saïd derrière elle.
Ali…C’était probablement l’une des premières discussions qu’elle souhaitait avoir, travailler avec quelqu’un qui souhaitait potentiellement la voir mourir dans d’atroce ne la réjouissait guère. Si elle avait été capable de mettre de côté ses craintes pour s’en aller en Egypte en espérant lui confier son enfant, c’était uniquement parce qu’elle était certaine qu’il ne s’attaquerait pas à quelque chose qui possédait un peu de son frère en lui….Mais elle…

Elle savait ce qu’elle représentait aux yeux de l’ainé des Wilkes. Ses abdominaux se contractèrent douloureusement aux souvenirs de ce qu’il lui avait fait subir à elle mais aussi, par extension, à Saïd. Sa plaisanterie semblait avoir maintenant un arrière-gout de sérieux et son visage s’assombrissait légèrement à la pensée qu’elle devrait constamment être sur ses gardes si cet homme restait auprès de son frère cadet.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 7 Mai - 12:36


Bercé par la volupté, le mélange du froid de la pièce et de la chaleur du corps brûlant de Zoya sous lui et sa lente respiration, Saïd laissa ses yeux se fermer et son souffle se calmer doucement. Il avait l’impression de lentement glisser dans les bras de Morphée à nouveau mais il n’avait pas sommeil. C’était le fait de rêver éveillé qui lui donnait cette sensation. Le contact délicieux de Zoya contre son corps était de toute manière ce qui emplissait la plupart de ses songes la nuit. Même s’il n’avait jamais été quelqu’un de patient ou appréciant le calme, il était dans un tel état de bien-être qu’il était prêt à rester là et ainsi pour toujours.
Il la sentit gigoter sous elle, le massant involontairement de ses petites fesses rebondies alors qu’elle se plaignait de son poids. Mais il ne bougea pas, se moquant simplement d’elle d’un petit rire tendre en lovant un peu plus sa tête contre elle. Ils durent tout de même doucement revenir à la réalité. Leurs corps apaisés perdaient doucement de leur chaleur. Saïd lui, n’avait pas encore pensé à quoique ce soit mais il poussa un petit soupir de conclusion en se redressant doucement alors qu’elle mentionna Ali. Elle se retourna vers lui, le regard s’assombrissant à chaque nouvelle pensée s’allumant dans son esprit en éveil mais lui eu simplement un sourire et vint embrasser ses lèvres roses par réflexe. Il se sépara d’elle et quitta le lit avant de se retourner pour lui répondre.

- Il est allé voir Zahra. lui expliqua-t-il d’une voix douce sans prendre la peine de relever le fait que c’était Zoya qui avait suggéré cela. Il en avait besoin. On en avait tous besoin. ajouta-t-il avec un petit sourire en coin et un haussement de sourcil tendancieux.

- Il reviendra. conclu-t-il simplement avant d’aller se diriger vers la sale de bain et dans sa voix, elle pu percevoir qu’il était dénué d’inquiétude, de doute ou de méfiance mais confiant et peut-être même rassuré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Jeu 26 Mai - 21:14

Elle accueillit ses lèvres en renonçant à l’envie de le mordre pour le simple plaisir de le faire souffrir une seconde. Lui expliquant rapidement que son frère était aller voir Zahra, elle esquissa un sourire entendu à sa remarque, luttant contre une nouvelle envie de remettre le couvert à l’instant mais si elle commençait sur ce chemin-là, elle savait qu’elle ne pourrait s’arrêter et bien qu’elle raffolait du corps de Saïd, elle avait hélas plus important à faire que de lacérer son dos pendant qu’il la faisait violemment jouir.
Effaçant de sa tête ses images lubriques, elle le regarda lui dire qu’il reviendrait et la quitter pour rejoindre la salle de bain. Il semblait confiant ce qui lui ôtait un certain poids des épaules. Se retournant, elle s’allongea sur son dos, sentant alors les affres du sexe sur son corps. Une douleur lancinante et des courbatures au creux de son dos lui faisait comprendre que se cambrer de la sorte finissait toujours par être douloureux. Elle fixa le plafond, luttant contre le sommeil, l’extase la faisant encore doucement planer. S’endormir, une petite heure de plus, cela aurait été bien.

Mais à l’instar de la drogue ou de l’alcool, il y avait toujours une rechute, une descente…Parfois lente, parfois violente, et la sienne se situa entre les deux, elle réfléchissait aux différents sujets qu’ils auraient à aborder tous les droits et ne put s’empêcher d’inévitablement penser aux derniers moments qu’elle avait traversé. Le visage froid et inexpressif de Maugrey lui revenait en mémoire et avec lui, la douleur insupportable. Sa mâchoire se crispait alors qu’elle se sentit sale…Elle avait courut dans les bras d’Alastor à la seconde ou elle crut perdre Saïd et maintenant qu’il était mort, que faisait-elle ?

« Tu cours dans les bras d’un mangemort… »

Elle se releva soudainement, faisant face à l’image d’un Maugrey qu’elle avait connu il y a des longues années en arrière. Son cœur battait la chamade alors qu’elle fixait ce fantôme du passé, était-il seulement un fantôme ou son imagination ? Finissait-elle donc réellement pas devenir folle après toutes ces années ?
Son regard se porta sur la salle de bain

« T’inquiète pas gamine, le jour où cet idiot verra, entendra ou comprendra quoi que ce soit n’est pas près d’arriver »

Elle fronça les sourcils, reposant ses yeux sur l’image de l’auror fringuant qu’elle avait connu et qui avait fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui.

« Et maintenant ? »
« Tu te casse »

Un rire gras lui vrilla littéralement le cerveau jusqu’à ce qu’il cesse soudainement. Il s’approcha d’elle, l’air menaçant et bien qu’elle savait qu’il ne pouvait pas être là, elle recula, quittant le lit et continuant de reculer.

« C’est donc tout le respect que tu as pour moi…Je t’ai appris tant de chose et tu continues encore et encore de répéter les mêmes conneries, tu n’apprendras donc jamais, tu fais systématiquement confiance aux mauvaises personnes…Les Londubats sont pire que mort par ta faute, depuis qu’il est de retour, il en a buter combien en plus de l’équipe de ton pote ? » Elle reculait encore, les yeux exorbiter par la panique, la peur, la culpabilité et la tristesse. Son regard se brouillant soudainement. « Je…Suis mort…A cause de toi… »

Elle cherchait à tâton n’importe quoi qu’elle pouvait lancer vers lui, nue comme un ver, il lui était impossible de se défendre autrement qu’en sonnant la retraite.

« J’aurai du te laisser cette marque...J'aurai du te tuer ce jour-là… »

Baguette à la main, il bondit sur elle et elle…Elle chuta, en arrière, se cognant violemment le dos contre le sol de la salle de bain. En pleine panique, elle semblait se débattre contre le vide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Ven 17 Juin - 13:09

Saïd ferma les yeux, laissant l’eau chaude le laver de la sueur, du reste de fatigue et de ses tracas. Comme pendant la guerre, il savait qu’il se trouvait dans une période de sa vie ou il ne pourrait profiter que très peu de moments de paix et de calme. Alors il profita de cette douche aussi simple et anodine pour ne laisser vibrer en lui que le bien-être et le soulagement que lui avait procuré de retrouver Zoya. Profitant peut-être un peu trop du vide qu’il faisait dans son cerveau, il ne l’entendit pas s’agiter et se débattre dans l’autre pièce. Sans nulle doute qu’au fil des années il avait apprit a ignorer et a assimiler les sons qu’elle pouvait produire comme faisant partit de son environnement naturel. Il n’y avait personne d’autre dans l’appartement et cela lui suffit pour ne se rendre compte du problème que très tard, lorsqu’elle s’échoua sur le sol de la salle de bain, complètement paniquée.

- Zoya ! appela-t-il en sentant la panique l’écraser soudainement lui aussi.

Instinctivement, il la prit dans ses bras et serra ses poignets pour l'empêcher de s’agiter dans le vide. Il s’assit sous la douche en la serrant contre lui mais cela ne lui permit que de sentir a quelle point elle était froide et chevrotante.

- Qu’est-ce qu’y a ? Qu’est-ce qu’y a ! demanda-t-il violemment en prenant son visage pour la forcer a le regarder et lui répondre plutôt que de s’affoler devant un fantôme. Je suis la ! Je suis la… souffla-t-il plus faiblement en venant l’embrasser pour le lui prouver et la ramener a lui mais cela ne semblait pas être très efficace.

Le clapotis de l’eau sur leur visage lui rappela les quelques secondes qui avaient précédées, ce moment de paix, trop court, trop égoïste a son goût. Il serra Zoya un peu plus contre lui en embrassant son front, ses cheveux, cherchant a la protéger de ses bras faute de savoir comment et contre quoi la défendre. Il pouvait sentir en lui quelque chose de bien différent de ce qu’il avait pu ressentir pendant la guerre. Au delà de la fatigue et des nombreuses années qui s’accumulaient sur ses épaules, il pouvait sentir la colère lui ronger les entrailles mais très différente de la rage qui l’excitait tant. Une colère lourde et lasse, amer et frustrante qui lui écrasait la trachée et qui lui donnait envie de crier et de pleurer même.
Ne pouvaient-ils pas avoir le droit a un peu de paix pour une fois, un peu de tranquillité et de bonheur ? Cela n’avait jamais été leur style et ils s’en étaient contentés, ils l’avaient embrassé pendant si longtemps comme une seconde nature : l'excès, le danger, l’adrénaline, la haine, la rage et la folie. Mais il n’en pouvait plus, il n’en voulait plus. Il s’était longtemps dit qu’il n’avait besoin que de Zoya dans sa vie pour tout supporter mais aujourd’hui il comprenait que c’était différent. Il ne voulait que elle et rien d’autre. Il la voulait elle dans cette douche comme dans ce lit et que rien d’autre ni personne n’existe en dehors de ça.
Il l’embrassa fébrilement en se retenant de mêler ses larmes aux gouttes de la douche car il savait très bien que ça ne pouvait pas être si facile que cela. Il y aurait toujours les autres, il y aurait toujours ce monde dans lequel ils n’appartenaient pas et dans lequel ils n’auraient peut-être jamais leur place. Peu importe ce qu’ils feraient, peu importe a quel point ils s’acharnaient. Cela avait été ce qu’il y avait de plus beau entre eux ; Seuls au monde mais seuls ensemble. Mais aujourd’hui cela ne suffisait plus pour les protéger du reste. Ni pour elle, ni pour lui.

Ali réapparu dans le petit salon de l’appartement en réajustant nerveusement ses habits locaux sans oser s’approcher ou lever les yeux vers la chambre en se remémorant la mise en garde de son petit frère.
- Saïd ? Je… appela d’une petite voix gênée.
Celui-ci redressa soudain la tête en entendant la voix de l’Egyptien.
- Sen ! appela-t-il désespérément et en une fraction de seconde celui-ci se trouva au coté du couple en découvrant leur détresse.
L’adrénaline avait immédiatement ramené le soldat qui identifia le danger en un clin d’oeil. Sans se soucier de la nudité de l’eau de la douche ou de la nudité, il plaça ses mains encore embaumées de la chaleur d’Egypte sur le visage de Zoya avec fermeté mais douceur. Il ferma les yeux, étendant autour de son esprit une bulle qui saurait la protéger de toute agression externe. Une pratique qu’il avait du apprendre, maîtriser et utiliser a plusieurs reprise pendant sa propre guerre mais il se rendit rapidement compte qu’il se fourvoyait. Le conflit se passait a l’intérieur de l’esprit de l’Anglaise. Cela aussi il connaissait mais il ne savait pas aussi bien le soigner. Pourtant il n'ôta pas ses mains chaudes des joues de la femme tourmentée, ni n’ouvrit les yeux et se concentra un peu plus.

- Zoya. appela-t-il simplement pour essayer de capter un fragment de son esprit et de son attention auxquels il pourrait se raccrocher.

Des qu’il le put, il s’agrippa a son esprit et la tira pour venir l’envelopper dans un songe doux et chaud pour chasser la noirceur. Elle put voir le ciel bleu, la ville baignée par le soleil et le murmure joyeux de ses habitants. A travers Ali, elle put sentir le soleil d’Héliopolis étreindre son corps avec bienveillance et la brise fraîche et oxygénée du matin venir la saluer. Non loin, des voix et des rires appelèrent son attention.
Pour chasser le mensonge des cauchemars, Ali ne su que lui apporter la vérité pour cela le dernier souvenir que elle et Saïd avait su lui offrir cette nuit ou plutôt ce matin. Ensemble dans ce souvenir, il quittèrent la salle de bain de son apparemment pour retourner dans la chambre a coucher ou jubilaient une jeune femme et un enfant, tels deux enfants en réalité. Zahra et Elliot, le matin meme. Ali lui répondit et le garçon se retourna vers lui et Zoya put revoir le visage juvénile et heureux de son fils.
Il savait qu’il y avait une raison pour laquelle elle avait laissé Elliot au Temple de Ra, une raison pour laquelle dans ce songe c’était les bras de sa femme et non ceux de Zoya qui enveloppaient le petit corps du garcon. Mais il voulait lui rappeler que cette raison n’était pas la peur, pas le froid et la haine que ni elle ni Saïd ne parvenaient a fuir. Il l’avait comprit a travers ses mots et ses cris que malgré leur différence, cette femme comprenait peut-être mieux que Saïd lui-même, ce qu’il espérait pour lui. Cette vie sous le Soleil d’Egypte, entourés des murs rassurants du Temple de Ra, heureux, en famille. Voila ce qu’il espérait pour son petit frère et peut-être bien finalement pour cette femme qui détenait son coeur.
Il ne lui montrait pas cela pour lui rappeler qu’elle avait laissé son fils aux soins d’une autre femme dans un pays si lointain ou lui montrer ce dont elle pensait priver l’homme qu’elle aimait en lui faisant quitter son pays natal, mais pour lui prouver que ce pour quoi elle se battait n’était pas si fragile et flou, que son rêve était atteignable, la, a portée de main mais aussi qu’elle avait fait le bon choix en choisissant de se battre pour elle, pour lui, pour eux.

S'apprêtant a la lâcher et la libérer, il sentit son propre esprit tiré par une dernière pensée, un dernier souvenir. Il ne su si c’était pour la rassurer et lui donner un peu plus de courage ou plutôt pour se rassurer lui-même qu’il partagea un dernier souvenir du matin même. Re apparu devant eux, frêle comme toujours mais plus lumineux que jamais dans leur esprit. Ses grands yeux se posant sur Ali semblèrent se poser sur Zoya elle aussi et il eu un petit sourire mêlés de beaucoup d’émotions différentes.
N’oublie pas. Tu n’es pas seul. Appelle, et nous viendrons. affirma-t-il avec douceur et la fermeté de cette promesse s’illustra plutôt dans le regard sans détour et bienveillant d’Asim a ses cotés.

L’Egyptien retira enfin ses mains du visage de l’Anglaise et souffla un coup pour retrouver le confort de sa propre tête avant de rouvrir les yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Amy

avatar



Messages : 460
Date d'inscription : 17/03/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Ven 17 Juin - 20:37

Elle pouvait entendre le moindre de ses reproches, la pression sur sa gorge et voir dans ses yeux toute la haine mais surtout la déception. Et dans cette salle de bain, elle ne vit pas Saïd, il n’y avait qu’elle et Maugrey. Loin de se rendre compte qu’elle s’était assoupi et que les cauchemars devenaient de plus en plus fort et de plus en plus réel. Ce n’est qu’au bout de longue minute de lutte, à supplier de lui pardonner, qu’elle entendit cette voix l’appeler et qu’elle se sentie soudainement partir loin. Elle ne comprit pas plus ce qui lui arrivait mais son corps profitait de ce répit à la seconde où il lui offert. Inspirant soudainement et profondément, son cœur commençait doucement à retrouver un rythme plus viable alors que ses mains avaient cessé de tenter de se battre contre le vide. Cette chaleur, cette douceur, elle retrouva le visage de Zahra, son sourire et sa bienveillance naturelle mais plus que tout, ce fut le visage d’Elliot qui sut l’attirer.

Et bien qu’elle eut envie de l’appeler, de l’attraper et de le prendre à nouveau dans ses bras, rien de tout cela ne se produisit. Simple spectatrice, elle ignorait qu’il s’agissait là qu’un souvenir mais la beauté de cette scène lui apporta tant d’espoir qu’elle ne senti pas que ses larmes étaient à présent produite par la joie. Son fils semblait heureux, et c’était tout ce dont elle avait besoin de savoir. Elle avait fait des mauvais choix dans sa vie mais il y en avait deux qu’elle ne voulait pas regretter et qu’elle ne regretterait jamais. Elle retrouve la premier lorsqu’elle rouvrit les yeux et le second se trouvait loin d’elle mais heureux, avec une famille…
C’est en voyant Ali ensuite qu’elle comprit la nature de cette vision et bien qu’elle aurait voulu trouver la force de le remercier, en cet instant, elle ne fit que chercher un peu plus les bras de Saïd. Elle s’y lova, s’emparant de sa chaleur et de sa peau contre la sienne. Retrouvant peu à peu conscience de la réalité. La courbe de son nez épousant celle de la gorge de l’ancien serpentard, elle profita de ces secondes de paix.

Elle ne savait pas vraiment si elle s’était endormie ou si c’était tout autre chose et ce fut bien pour cette raison qu’elle garda le silence, parce qu’elle ne savait pas quoi dire, parce qu’en réalité, elle ne savait pas ce qui s’était passer à l’extérieur, elle s’était coucher dans ce lit et s’y retrouvait à nouveau. Effrayée parce qu’elle ne pouvait expliqué, ou effrayée à l’idée de devoir lui dire, elle préféra garder le silence, finissant par simplement quitter ses bras pour l’embrasser, le temps d’une seconde. Se rappeler de la présence d’Ali lui fit jeter un œil à celui-ci par réflexe, attrapant les draps pour cacher sa propre nudité. Zoya n’était pas du genre pudique, elle ne l’avait jamais été mais elle ne voulait pas manquer de respect à Zahra, bien qu’elle n’était pas physiquement là, son souvenir était bien présent dans son esprit.

« Je… » Elle fronça les sourcils, hésitant une seconde à demander ce qui s’était passer mais ce sentir stupide, elle détestait ça aussi. Un peu paumée, elle préféra plutôt se tourner vers Saïd, comme si le regarder lui aurait permis de trouver des réponses. Elle baissa la tête, tendant une main vers son t-shirt. « Merci, je suppose… » et elle ne sut pas vraiment ce qui l’énervait le plus entre l’idée de ne pas savoir ce qui s’était réellement passer, ce qu’ils avaient vu et son sentiment de faiblesse.

« Je vais m’habiller »

Dit-elle dans un désir de fuite, juste le temps de quelques secondes. S’enroulant un peu plus dans les draps, elle attrapa le reste de ses vêtements avant de se diriger vers la salle de bain. L’eau y coulait encore ne faisant que lui donnait que de bref indice sur ce qui avait pu se dérouler. Elle éteignit le robinet avant de s’habiller en quatrième vitesse, de s’observer dans le miroir. Elle s’aspergea d’eau, tentant de retrouver un peu plus ses esprits. L’image de Maugrey encore imprimer dans sa tête, elle cru le voir derrière elle lorsqu’elle reposa ses yeux sur le miroir mais elle ne trouva que le mur lorsqu’elle se retourna. Elle perdait probablement la raison…
Poussant un soupire, elle finit par retrouver les autres…Mais là encore, elle ne sut quoi dire, quoi demander, alors elle fit ce qu’elle faisait machinalement, chercher son paquet de cigarette et de quoi en allumer une. Tendant ensuite le paquet aux autres personnes présentes. Alors elle se concentra sur l’une des choses qui lui avait fait du bien.

« Elliot va bien… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 18 Juin - 16:47

La jeune femme revint a elle et lorsqu’elle ouvrit les yeux Saïd l’enlaça un peu plus et ferma en se concentrant son le contact de son corps et de son esprit à l’intérieur et de son amour pour se rassurer. Il ne savait pas ce qu’il venait de ce passé et bien qu’il savait qu’il devrait encore s’en inquiéter et se poser des milliers de questions il se raccrocha plutôt à ces quelques secondes de soulagement et de paix. Ils s’embrassèrent et Saïd en oublia presque la présence de son frère mais Zoya elle s’en rappela rapidement et vint se couvrir pudiquement. Cela les amusa discrètement tous les deux mais les rassura un peu plus. Elle était bien de retour parmi eux.

- Vous m’avez aidé à me souvenir pourquoi j’étais là. C’est bien normal pour moi d’en faire de même avec vous. expliqua humblement Ali avec un regard pour son petit frère en espérant que cela puisse clarifier ce qu’il venait de se passer pour lui aussi.
Il en profita pour détourner le regard et laisser la jeune femme aller s’habiller sans devoir se soucier de le gêner. Saïd la laissa filer un peu à contre coeur mais en profita lui aussi pour récupérer un boxer et un pantalon pour s’en vêtir avant de se retourner vers Ali. Il était revenu vite, il avait bonne mine, il avait bien réagit. Saïd voulu lui dire tout cela et le remercier en prime mais ce petit épisode mystérieux et choquant l’avait un peu trop bouleversé pour qu’il parvienne a reprendre la conversation comme si de rien était.
Zoya fini par revenir, prenant son paquet de cigarette pour s’en griller une et machinalement Saïd en prit une lui aussi sans pourtant la porter à ses lèvres.

- Il va bien oui. Et il parle mieux Egyptien que toi. nargua très légèrement Ali en souriant à son petit frère dont il devinait le trouble.
Saïd grimaça mais sans trouver les mots pour se défendre. Il appréciait l’effort pour le faire rire et retrouver ses moyens mais il ne parvenait pas à passer à autre chose alors il finit par demander un peu timidement.
- Zoya, qu’est-ce qui s’est passé ?
- Des cauchemars. coupa pourtant Ali pour éviter à l’Anglaise de devoir répondre. Ce n’est pas bon de ruminer. justifia-t-il simplement.
Il avait eu un aperçu de ce qu’il se trouvait dans sa tête et perçu des échos de ce dont elle pouvait s’accuser et bien qu’il ne connaissait pas l’homme dont il s’agissait, il connaissait assez bien ce genre de songes et de sentiments. Il était difficile voire impossible de s’en défaire et la seule chose qui leur restait à faire était de détourner leur regard du passé vers l’avenir.
- Alors ? Tu l’as trouvée. Et maintenant ? demanda-t-il alors à Saïd en jetant un petit sort pour allumer la cigarette de son frère.
Saïd s’agita doucement, un peu prit au dépourvu mais comprit de l’attitude d’Ali qu’il valait mieux pour eux de passer à autre chose. Il prit une bouffée de nicotine pour chasser sa propre angoisse.
- On… stoppe la guerre ? On sauve le monde ? J’sais pas moi. répondit-il en haussant les épaules d’un air nonchalant en essayant de ne pas trop paniquer en se rendant compte qu’il n’avait en effet aucune idée de quoi faire ensuite.
Ali soupira en s’approchant de lui. Il posa une main sur sa tête de mouton et le poussa en le faisant tomber sur le matelas pour l’embêter et le rappeler un peu à l’ordre. L’Egyptien se retourna alors vers l’Anglaise et un léger voile se posa immédiatement sur son visage taquin. Il y avait encore de la distance entre eux mais Ali fit attention à ne pas perdre son petit sourire bienveillant.
Il savait que c’était elle la raison pour laquelle son petit frère était revenu en Angleterre, elle qu’il voulait à ses côtés dans cette guerre dont il parlait. Et il savait qu’elle voulait rester ici à se battre, à tel point qu’elle était allée jusqu’à se séparer de son enfant. Il se doutait qu’il n’aurait pas plus d’impact sur elle que sur son petit frère mais c’était peut-être bien la première fois qu’ils se parlaient de façon civilisée en tant que deux personnes appartenant au même camp. S’ils devaient être du même camp, ils devraient pouvoir se faire confiance et pour cela, se comprendre. Pour se pousser à parler Ali se remémora les mots qu’il avait échangés avec sa propre femme la veille.
- Ce n’est pas une faiblesse… d’attendre que le combat vienne à nous. Tu n’as pas à chasser les ombres lorsque le Soleil brille encore au dessus de nos têtes. Elliot va bien, il t’attend. Et si Saïd revient au Temple, tu seras la bienvenue toi aussi. confia-t-il avec douceur sans cherche à convaincre plus qu’exprimer simplement son ressenti.
- Je ne dis pas que je ne me battrais pas avec toi. Ou que je ne me battrais pas pour toi. Ta famille est la mienne. Mais… Est-il si nécessaire pour nous de se battre ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Dim 19 Juin - 13:05

Elle n’avait rien trouvé à lui répondre, à vrai dire, bien qu’elle n’était pas mécontente qu’il ait cessé de vouloir continuellement sa mort, elle n’en restait pas moins méfiante et surtout…Elle ne voyait pas ce qui avait véritablement changé les choses. Le collier ? Il lui avait offert un sursis plus qu’autre chose aux yeux de Zoya. Alors elle ne fit qu’acquiescer avant de disparaitre pour s’habiller. Elle revint, brisant d’elle-même le silence, la taquinerie d’Ali aurait pu la faire sourire si elle n’était pas encore troublée par ce qui venait de se passer et elle n’était pas la seule dans cet état. La question de Saïd suivit aussitôt de la réponse d’Ali lui fit comprendre que cet homme c’était retrouvé dans sa tête durant une seconde ou plus. Elle fixa l’ainé, supportant difficilement l’idée qu’il ait pu voir sa culpabilité.

Mais il préféra entrer dans le vif de sujet et avec ceci, elle se força à se souvenir de ce que l’ancien mangemort lui avait soufflé. Il avait revu Evan, il avait proposé un plan à Voldemort, elle aurait pu rire en écoutant les paroles quitter la bouche de Saïd. Elle n’aurait jamais cru entendre celui-ci dire quelque chose comme "on sauve le monde" et pourtant…Il venait de le faire.
Elle les observa, les deux frères, elle avait gardé une certaine distance qui se voyait même physiquement à en juger par le fait qu’elle se trouvait à l’autre bout de la pièce. Les voir se battre une brève seconde comme le ferait des frères lui donna envie de plus, lui fit entrevoir une vie qui pourrait être la leur un jour…

Son regard croisa pourtant les iris d’Ali et elle fronça légèrement les sourcils en le voyant s’intéresser à elle. Bien qu’elle se montrait plus ou moins détacher, on pouvait clairement sentir qu’elle ne lui faisait pas encore confiance. Elle tira sur sa cigarette, cherchant à masquer son trouble et ses craintes. Il prit la parole, et elle ne sut vraiment ce qu’il tentait de lui faire comprendre. Souhaitait-il simplement attendre qu’Evan sorte de son trou ? Souhaitait-il lui faire comprendre qu’il ne tenterait pas de la tuer une nouvelle fois ? Elle posa un regard sur Saïd et ne put s’empêcher d’être elle-même :

« Il parle toujours comme ça ? »

Inspirant un peu plus de tabac dans ses poumons, elle en souffla la fumée vers le plafond en s’accordant ses secondes pour réfléchir. Elle ne put s’empêcher d’imaginer cette vie qu’il acceptait de lui offrir, là-bas en Egypte, Saïd, Elliot, et elle…Ses yeux se posaient sur l’homme qu’elle aimait et si elle savait qu’il la suivrait au bout de monde si elle le souhaitait, elle ne put s’empêcher de se demander si cette perspective de vie de famille loin de l’Angleterre l’attirait autant qu’elle ? Elle détourna le regard, se déplaçant jusqu’à la table de chevet pour déposer les cendres de sa cigarette dans le cendrier.

« Tu suggères qu’on s’en aille…Maintenant ? »

Finit-elle par dire en se tournant vers lui, parce que c’était ce qu’elle avait fini par comprendre de ses mots. Et maintenant qu’elle l’avait énoncé très clairement, cette suggestion l’effrayait. Elle l’effrayait parce qu’elle était plus qu’attirante et attrayante, partir, loin. N’avaient-ils pas tous les deux mérités d’arrêter de se battre ? Leur vie était un océan de merde et d’épreuve, alors serait-ce si grave s’ils se reposaient enfin ? S’ils profitaient enfin de la vie plutôt que de survivre un jour de plus ?
Intérieurement, elle sentait son cœur prendre le frénétique rythme de la panique, parce qu’elle était face à un possibilité qu’elle voulait prendre. Elle y avait emmené Elliot parce qu’elle était certaine qu’il serait en sécurité la-bas, n’en serait-il pas de même pour Saïd et elle s’ils y vivaient aussi ? La culpabilité ne tarda pas à nouveau à se manifester en elle, plus violente, plus douloureuse, plus dur, et elle se matérialisa en elle dans le bruit caractéristique des pas lourd de Maugrey sur le parquet. Elle ne leva pas les yeux en cette direction, trop effrayé à l’idée de le voir mais elle posa son regard sur Saïd, se raccrochant à lui, à l’unique véritable constance dans sa vie et à ce sentiment rassurant qu’il lui insufflait sans le vouloir.

« Je »
« Tu peux pas me faire ça… »

Elle tenta de chasser cette voix dans sa tête, la cigarette à sa main trahissant le début des tremblements.

« Je sais pas »
« Bien sur que si, tu sais ! tu restes ! tu te bas ! t’es faites pour ça ! pas pour être mère ! si t’avais été faite pour être mère tu ne l’aurais pas abandonné aussi facilement ! »

Elle savait qu’elle ne dormait plus et malgré ça, elle pouvait l’entendre, sentir sa présence au-dessus d’elle et si une très mince partie d’elle-même était consciente qu’il ne s’agissait là que de son esprit torturé, elle n’en restait pas moins qu’elle était incapable de faire taire cette voix.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Lun 20 Juin - 13:17

Saïd leva les yeux au ciel a la remarque de Zoya. Oui. Il parlait toujours comme ça et bien qu’il s’y habituait petit a petit c’était quand même sympa et rassurant de savoir qu’il n’était pas le seul a trouver ça bizarre ou a en être complètement blasé. Ali aussi s’en amusa avec un petit sourire. Pour lui ce n’était pas lui qui s’exprimait étrangement mais bien les Anglais, mais il était rassuré qu’au moins quelqu’un dans cette pièce partage l’étrange comportement et points de vue de son petit frere. Cela l’aidait a voir Zoya et Saïd comme un tout, de comprendre le Merwet et éviter de trop juger, trop se méfier, trop haïr, comme le lui avait rappelé Zahra.
L’Anglaise simplifia ses mots pour aller a l’essentiel mais Ali ne prit pas la peine d’acquiescer pour confirmer ses dires car il vit que la question était plutôt dirigée vers Said. Il le lui avait suggéré a lui aussi, d'innombrables fois, de revenir en Egypte et oublier tout le reste. Et il avait refusé. Refusé d’oublier Zoya. Mais si aujourd’hui ils partaient avec elle ? Maintenant ? Si c’était la le compromis qu’il devait faire pour que Saïd revienne a Heliopolis, Ali se demandait pourquoi il avait été si stupide et borné tout ce temps. Il se retourna lui aussi vers Saïd pour guetter sa réponse, mais celui-ci resta muet.

Il fixa Zoya en se plongeant dans son regard bleu a la recherche de réponses mais il n’y trouva que des questions. Il ne savait pas et il ne savait pas non plus pourquoi il ne savait pas. Si Zoya venaient avec lui, qu’est-ce qui le retenait ici ? Rien. Et pourtant il ne se précipitait pas pour la prendre dans ses bras et l’emmener loin d’ici. Que feraient-ils a Héliopolis ? Retrouver Elliot, Zahra et… ? Cette idée qui aurait du être la solution parfaite, la lueur au bout du tunnel, un peu de répits et de paix comme il le désirait tant, ne restait pourtant dans son esprit qu’au stade de songe irréel et insipide auquel il n’arrivait pas a accrocher. Il ne répondit pas car il savait qu’il serait incapable d’expliquer pourquoi. Elle répondit a sa place et malgré tout son trouble, elle trouva les seuls mots qui sauraient exprimer sa pensée.
Il la sentit trembler et cette angoisse et cette incertitude fit écho en lui. Instinctivement et précipitamment il quitta simplement le lit pour venir la prendre dans ses bras et l’embrasser. Peu importe ce qu’ils pouvaient penser, ce qu’ils pouvaient vivre, ils étaient ensemble et cela était la seule chose dont Saïd pouvait être sur et a laquelle il pouvait se raccrocher. La seule certitude.

Ali baissa les yeux pour offrir plus de pudeur au couple mais aussi a ses propres pensées. Le couple ne semblait pas savoir exactement identifier ou s’avouer l’origine de leur doute mais l’Egyptien lui put le sentir et le comprendre.
“Et si c’était toi ? Et si c’était nous ?” lui avait simplement demandé Zahra et il fut surprit de trouver un semblant de réponse a toutes les incompréhensions auxquelles il s’était retrouvé confronté face a son frère. Il avait encore du mal a associer l’amour qui l’unissait a Zahra a celui qu’il pouvait voir entre Saïd et Zoya et malgré cela il savait que même cet amour si puissant et si vital n’aurait su effacer tout le reste. Sa famille, sa patrie, ses terres, son dieu. Il ne savait pas aux yeux de Saïd ce que cela pouvait représenter mais ce n’était pas cela qu’on lui demandait de comprendre. Ce monde n’était pas le sien mais celui de son petit frère, et celui de Zoya, et il devait le respecter. Jamais il n’abandonnerait l’Egypte, surtout en la sachant menacée d’une nouvelle guerre. Il serait malhonnête et égoïste de leur demander de le faire ici.

- Je vous laisse en parler. finit-il par dire en revêtant un masque neutre pour ne pas paraître trop dépité en sortant de la chambre pour les laisser seul.

Saïd acquiesça et serra Zoya un peu plus dans ses bras en profitant du départ d’Ali et de ses idées pour remettre de l’ordre dans les siennes. Il recula un peu pour pouvoir capter le regard de son aimée. Il retrouva son sérieux et ne put s'empêcher de s’en sentir coupable, comme si recentrer leur attention sur la guerre lui donnait l’impression d'être celui qui la leur imposait. Et il pouvait le voir, il pouvait le sentir, elle n’allait pas bien. Mais il savait aussi qu’il n’y avait pas grand chose qu’il puisse faire. Ce qu’il pouvait faire en revanche…

- Ecoutes-moi, Zoya. Je sais… Je sais que c’est la merde en ce moment. Je sais que t’en a probablement assez. Mais perds pas la tête tout de suite. J’ai besoin de toi. supplia-t-il avec douceur et un sourire tendre.

Il savait qu’il lui en demandait plus, qu’il lui en demandait trop. Il en avait assez de la faire souffrir mais il continuait de croire qu’elle pouvait le supporter. N’avaient-ils pas déja traversé bien pire ? Ils avaient survécu a la première guerre, ils survivraient a la deuxième. Ensemble ils survivraient a tout. Ils le devaient. C’était comme ça.

- T’as décuvé. On a bien niqué. Maintenant c’est l’heure de parler. Je parles, tu écoutes. ordonna-t-il doucement avant de la prendre dans ses bras et de la porter jusqu’au lit ou il l’obligea a s’asseoir. Il s’agenouilla devant elle en caressant ses jambes avec délicatesse avant de relever ses yeux dorés vers elle.

- Evan Rosier. Il veut détruire le secret qui sépare du monde magique du monde moldue. On sait tous qu’une cohabitation ne sera pas possible mais lui vise la guerre civile, la guerre totale. Il va nourrir la peur jusqu'à ce que personne n’ai d’autre choix que de se taper dessus. De se détruire. Sorciers contre moldus… On sait comment ça va se finir. Il l’appelle le “Nouvel Ordre”. résuma-t-il, encore amer en se rappelant de cette frustrante rencontre. Il se doutait que Zoya l’entendrait d’une autre oreille, de sa propre oreille qu’il ne partageait pas alors il ne la laissa pas creuser leur différence tout de suite et prit les devant.
- L’Ordre du Phoenix. Je ne vais pas te poser de question mais Zoya, peu importe ce qui se passera tes potes ne se trouveront pas dans le bon camp. Les camps sont déjà fait. Sorciers ou moldus… Il n’y a plus de question de bien ou de mal, seulement… qui survivra, qui sera le plus fort.

Il baissa les yeux pour masquer son trouble. Tous ce qu’il disait, tout ce qu’il répétait, ces idées ne le dérangeait pas bien au contraire. La loi du plus fort avait toujours été la seule qui avait eu du sens pour lui. Pourtant quelque chose en lui rugissait de rage et s’agitait comme une bête en cage. Un instinct primaire qu’il ne pouvait pas expliquer, justifier ou contrôler.
- Ça va être la merde. Je peux pas… Je peux pas le laisser faire. confia-t-il enfin dans un souffle presque honteux qu’il enfouit dans les cuisses de Zoya. Il vint chercher ses mains pour venir mêler leurs doigts, tant de gestes doux et aimants qui trahissaient seulement son angoisse et le besoin de se rassurer, de la rassurer, et a juste titre.

- Il est intouchable. Voldemort a déjà tout tenté pour l’avoir depuis qu’il s’est amusé a tuer des Mangemorts pour faire son intéressant. Il voulait lui prouver qu’il était intouchable et il est spécialement venu lui mettre le nez (enfin…) dedans pour qu’il comprenne, pour qu’on comprenne tous… Qu’il n’y a qu’une chose a faire. Le rejoindre.
Il se releva, encadra son visage de ses mains pour venir sceller ses lèvres d’un baiser et l'empêcher de le couper, de répondre ou le contredire.
- Tu sais… Je sais que tu sais. Que le meilleur moyen de l’affaiblir, de détruire, c’est de l’intérieur. Il ne se laissera pas avoir par un bébé lui, et je ne veux pas qu’il en soit autrement. Notre bébé est en sécurité et je veux m’en assurer. Je dois le faire. Je dois l'arrêter. Je dois le tuer. Et… je dois le rejoindre. avoua-t-il finalement dans un souffle fébrile contre ses lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Lun 20 Juin - 20:31

Sentir sa bouche contre la sienne et retrouver le gout de ses lèvres la réchauffait doucement, chassant cette voix au fond d’elle, même si cela n’étouffait pas complètement ses craintes et ses interrogations. Elle répondit à son baiser, sa main se posant contre l’arrête de sa mâchoire, incapable de s’en détacher pour le moment. Plus que jamais elle se rendait compte à quel point elle avait besoin de lui, à quel point il était capable de lui manquer et à quel point elle serait capable de renoncer à tout pour cet homme et c’était bien ce constat qui l’effrayait d’une certaine manière. Jusqu’où pouvait-elle s’arrêter ? Jusqu’où pourrait-elle aller ? Son frère décida le couple seul, et elle ne sut quoi dire. En parler ? Oui, peut-être, mais ils n’avaient jamais vraiment été doué pour parler alors devant cette situation, elle profita simplement de la chaleur de ses bras. Les yeux clos, jusqu’à ce qu’il s’éloigne doucement d’elle.

Il savait, il devinait à quel point elle était au bout du rouleau et elle s’en senti à la fois désolé et profondément honteuse. Elle acquiesça, un faible sourire sur ses lèvres alors qu’elle rapportait la cigarette jusqu’à ses lèvres pour en inspirer son poison. Ne pas perdre la tête, elle avait presque eu envie de rire et de lui dire que c’était probablement trop tard pour ça, qu’elle n’était pas certaine de pouvoir en supporter plus mais elle se tut, elle n’avait pas vraiment la force d’en rire. Il reprit la parole, et la prise par surprise en lui faisant savoir qu’il serait seul à parler et qu’elle devrait l’écouter. Elle se laissa s’asseoir sur le lit, le suivant du regard, s’installant à terre, face à elle, ses mains sur ses cuisses. Et il parla…
Comme promis, elle l’écouta, l’adrénaline montait doucement en elle alors qu’il parlait d’Evan, de ce qu’il était venu faire, de ce qu’il avait vu et de ce que ce sociopathe comptait faire. Elle écoutait, oubliant sa cigarette qu’elle abandonna dans le cendrier.

Son corps se crispa malgré elle devant les dernières paroles, ce serait mentir que de dire qu’elle n’avait pas peur mais dans ses yeux brulaient une certaine forme de fierté, parce qu’elle savait ce qui en coutait de jouer un double jeu dans ce genre de situation, parce qu’elle savait qu’il était sincère avec elle, elle ne pouvait pourtant pas se défaire de la peur de le perdre…De la peur que quelque chose foire…Elle ne pourrait pas tout contrôler mais pourtant, c’était bien elle qu’il avait véritablement choisi.

« Tu vas pas le croire...A la seconde où il sera de nouveau avec son petit copain il se souviendra à quel point c’est bon d’être libre de faire ces saloperies…Et tu n’auras plus aucune important… »

Elle ressentait un étrange mélange de fierté, de tristesse, d’amour et de crainte. Ignorant cette voix, elle fixait simplement ses yeux avant d’effacer le peu de distance qu’il restait entre ses lèvres et les siennes pour l’embrasser avec une tendresse qui lui était peu commune. Ses doigts se glissant dans ses boucles, elle profita de longue seconde des caresses de sa langue contre la sienne avant de reposer son front contre lui.

« Je serai toujours à ton côté et ton côté sera toujours le mien... »

Murmura-t-elle en guise de réponse, parce qu’elle le savait, il n’y avait au fond aucune autre réponse à avoir. Cette vie en Egypte, elle la voulait, mais elle ne pouvait pas partir en laissant un tel merdier derrière elle.

« Tu es naïve… »

Elle baissa la tête, ses doigts se crispant dans la chevelure de Saïd. L’une de ses mains chercha celle de Saïd, elle la serra doucement entre les sienne et hésita une seconde à les lier du sortilège que Maugrey avait usé avec elle lorsqu’elle était elle-même une taupe mais elle en était presque certaine, Evan ne serait pas idiot et soupçonnerait directement Saïd de jouer double jeu.

« Comment comptes-tu le convaincre ? »

Après tout, la dernière fois qu’elle avait croiser la route d’Evan c’était le soir de l’attaque du QG il y a des années de cela et elle s’en était sortie uniquement parce que Saïd avait décidé de la défendre face à son vieil ami…Un souvenir que le Rosier n’avait probablement pas oublié.

« Il lui suffira de ramener le corps de votre fils maintenant qu’il sait où il se trouve… »

Ses lèvres se pincèrent alors que son cœur lui sembla soudainement douloureux. Elle serra la main de Saïd contre la sienne.

« Avant…De continuer…Il faut que je te dise quelque…Il faut que je le dise à quelqu’un…Il faut que ça sorte » Elle se laissa légèrement contre en avant, posant sa tête contre l’épaule de Saïd « je vais devenir dingue sinon… » Ne l’était-elle pas déjà…

« Ne lui dit pas… »
« Maugrey est mort… »

Elle aurait dut se sentir mieux mais ce n’était nullement le cas.

« Et j’ai décidé de le cacher à l’Ordre…Je n’avais pas le choix…Je peux pas gérer la dépression des autres, ils ont pas besoin de ça…Je… » Se laissant glisser hors du lui pour rejoindre ses bras, elle serra aussi fort qu’elle le pouvait « J’y arriverai pas…Je peux pas les gérer…Je suis pas lui…Et j’arrive pas… »

Elle se sentit plonger dans la honte alors qu’elle continua ses aveux.

« Il est dans ma tête Saïd, je le vois, je l’entends, il est mort mais…Il est mort… »

Elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il en soit attrister, elle n’attendait pas de réaction spécial mais le fait de le dire à haute voix, de le lui dire à lui. Quelqu’un qui s’en foutrait peut-être de savoir que Maugrey était mort parce qu’elle ne pourrait pas gérer la tristesse de quelqu’un d’autre en plus de la sienne…Et parce que c’était lui…Parce qu’au fond, elle en avait marre de mentir à tout le monde et que s’il y avait bien quelqu’un qui méritait son honnêteté, c’était Saïd.

« Cette vie rangée…En Egypte ou ailleurs…Ce serait bien qu’on essais un jour… »

Soupira-t-elle en essayant peut-être de minimaliser ce qu’elle venait de lui dire ou du moins de détourner la conversation.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Lun 20 Juin - 21:35

Il lui avoua tout de ce plan qui se dessinait à peine dans sa tête. Loin d’une stratégie parfaite et réfléchie, c’était un instinct, un appel du destin comme s’il savait que c’était la seule solution, la seule chose qu’il pouvait et devait faire. Elle ne vint pourtant pas le questionner, le détruire ou l’opposer bien que ce qu’il craignit en laissant le silence retomber. Elle l’embrassa et il s’abandonna dans ses lèvres, comme pour s’excuser de lui proposer cela mais aussi pour la remercier de lui donner un peu plus de courage. Elle lui répondit de cette phrase qu’il avait eu pour elle lorsqu’il s’était réveillé dans un monde ou il n’y avait plus de camps, plus de guerre et quelque par plus de sens à leur vie. Il la serra un peu plus en sentant un sourire de soulagement et de certitude étirer ses lèvres. Comme à chaque fois il se rendait compte à quel point ils ne faisaient qu’un de coeur mais aussi d’esprit car c’était bien la seule chose qu’il avait besoin d’entendre d’elle à ce moment. Pas pour le lui rappeler mais pour savoir qu’elle ne l’avait pas oublié et qu’elle lui faisait confiance.

- Tu me connais… murmura-t-il doucement d’un ton amusé et très légèrement dépité pour lui répondre. J’suis pas comme toi. J’suis une brêle pour mentir. Et tu connais Evan, il n’acceptera rien d’autre que la vérité. Mais il est arrogant, aujourd’hui plus que jamais et il est persuadé qu’il a le dessus. Et c’est peut-être vrai. Il fera sûrement des magouilles de merde avec ma tête, rien que ses mots sont le pire des poisons. Et je me perdrais, je merderais… avoua-t-il sincèrement car aussi orgueilleux qu’il puisse être il savait très bien comment les choses se passeraient avec Evan.
- Mais ça. ajouta-t-il néanmoins en venant poser la main de Zoya contre son torse chaud à travers lequel elle pouvait sentir son coeur battre. Ce qu’on a toi et moi, ce qu’on est. Ça personne ne nous l’enlèvera jamais. Ils ont essayé, ils ont échoués et il échouera aussi. assura-t-il sans le moindre doute. C’est pour ça que j’ai besoin de toi Zoya. Avec toi je ferais n’importe quoi. Grâce à toi je suis revenu d’entre les morts, alors tuer un ou deux salopards ne devrait pas être trop difficile. Tant que je t’ai toi, je pourrais brûler le monde entier. Alors ne me laisse pas l’oublier. demanda-t-il avec tendresse et complicité en enfouissant son visage contre elle.

Il s’était confié à elle et elle dû en faire de même. Simplement pour se décharger du poids, tenter d’exorciser ses démons ou lui révéler ce avec quoi ils travaillaient aujourd’hui. Il l’écouta, devinant déjà de son état et de sa crise que cela ne pouvait être rien de bon et se crispa en apprenant la nouvelle.
- Merde… laissa-t-il échapper d’un ton réellement soucieux.
Car même si pour lui Maugrey avait toujours été un ennemi, un des pires, il avait toujours eu un certain respect pour ce sorcier et cet auror de talent. Un adversaire de taille qu’il savait apprécier. Mais ce n’était pas tout car il y avait aussi Zoya. Il était son mentor et pour Saïd cela avait toujours plutôt eu un écho de “maître” vers qui la petite fouine allait ramper pour refiler les informations à la recherche de son petit su-sucre. Pour ça il le méprisait mais il avait méprisé plus encore Zoya pour se laisser utilisée de son plein gré. Mais il n’était rien pour Saïd comparé à ce qu’il était pour Zoya et pour cela, l’Irlandais ne parvenait pas à le haïr plus qu’il n’avait d’amour pour sa bien-aimée. Elle aimait cet homme, le respectait plus que personne et Saïd acceptait et respectait cela.
Elle lui confia ses décisions par rapport à l’Ordre du Phoenix et il pu l’imaginer, tentant de rattraper et recoler les morceaux de ce bastion en ruine. Les Mangemorts avaient encore Voldemort mais l’Ordre… C’était peut-être de Dumbledore que chacun aimait parler mais sur le champs de bataille, Saïd lui n’avait vu et ne s’était jamais soucié que d’Alastor Maugrey.
Saïd se souvenait avoir un jour souhaité voir cette joyeuse bande de hippies idéalistes gagner cette satanée guerre lorsqu’il su qu’il devrait abandonner Zoya seule dans ce monde déchiré. Car il savait que sans lui, il ne restait que ceux pour qui elle avait choisit de se battre. Aujourd’hui il se rendait compte qu’il aurait souhaité qu’ils soient encore là à chanter Kumbaya pour donner encore un peu d’espoir et de chaleur à sa douce pendant que lui plongerait la tête la première dans les ronces. Mais au lieu de cela Maugrey était mort et tout le poids qu’il portait sur son dos de bossu pesait dorénavant sur les belles épaules fines de Zoya et c’était à elle de danser et de chanter pour préserver leur sourire. Il masqua sa frustration et son dégoût en venant embrasser son front chaud comme pour chasser le fantôme qui la hantait, mais il savait que ce n’était pas un fantôme. Il s’éloigna un peu pour l’obliger à le regarder.

- Il est mort. répéta-t-il avec fermeté mais sans être cruel. S’il était encore là à hanter et emmerder quelqu’un, tu peux être sûr que ça serait pas toi. remarqua-t-il avec un petit rictus cynique. Peut-être devrait-il le voir lui aussi dans un coin de la pièce a le fusiller du regard en sachant que dorénavant il ne restait plus grand monde pour l’éloigner de Zoya.
- J’le connaissais pas. Mais ce que j’sais, c’est qu’il te rendait forte. Et assez folle pour faire ce qu’il t’as fait faire. assura-t-il d’un ton assez amusé. Alors si tu deviens folle pour de bon, si tu le vois, si tu l’entends... Assure-toi que c’est bien Alastor Maugrey. Pas quelqu’un qui te fait peur, pas quelqu’un qui te fait pleurer, mais celui qui te rendait forte. Merde, j’pense qu’au point ou on en est on a besoin de lui aussi. Ça avait failli être le deal si j’me souviens bien de toute manière. conclu-t-il en rigolant doucement.

Il embrassa ses cheveux et la serra un peu plus dans ses bras pour profiter de cette seconde ensemble qui serait bien plus précieuse au vue de ce qu’il se profilait à l’horizon pour eux. Derrière l’océan de noirceur, elle su néanmoins extirper un petit rayon de soleil à l'horizon.
- La vie en Egypte, peut-être bien. “Rangée” par contre… nargua-t-il d’un ton incertain. Après tout même s’ils arrivaient à sauver le monde et à le ranger lui, ils resteraient tous deux aussi bousillés et perchés que jamais.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mar 21 Juin - 16:20

Sa main contre sa poitrine, elle pouvait sentir ce cœur battre, il avait raison, plus que jamais. Rien n’avait réussi à les séparer, même pas eux-mêmes. Dès cette seconde où ils étaient embrassé dans cette ruelle jusqu’à aujourd’hui, rien, absolument rien n’avait réussi à les éloigner véritablement l’un de l’autre. Et cette pensée la rassura, autant qu’elle pouvait l’effrayer, parce qu’elle redouterait le jour où la mort finirait par gagner. Ils l’avaient tant de fois défiés pourtant…

Son cœur s’emballa douloureusement dans sa poitrine, la peur avait toujours été un moteur pour elle, autant que la rage ou l’excitation. La peur, c’était ce qui vous forçait à foncer ou au contraire, à s’enterrer mais elle n’avait jamais été de ce genre-là. Elle exécrait tellement la peur que lorsqu’elle paniquait, elle la chassait en fonçant dans le cœur du problème mais là…Comment pouvait-elle combattre quelque chose qui n’existait pas vraiment ? Et au final, ce fut Saïd qui eut la réponse, elle ne savait pas si ça allait réellement l’aider sur le long terme mais là, en cet instant précis, elle se sentit mieux. Elle ne put s’empêcher de rire à sa dernière réponse, ouais, un vie rangée…  

« A notre façon… »

Précisa-t-elle non sans espièglerie. Elle recula légèrement, trouvant la force de se relever avant de tendre la main à Saïd. Un bref instant, une lueur coquine traversa son regard en observant le lit défait et un sourire de la même nature se glissa sur ses lèvres alors qu’elle venait l’embrasser. Elle se laissa aller, quelques secondes, dans quelques choses qu’elle connaissait si bien, dans le gout familier de ses lèvres et le contact de sa langue et dans l’amour qu’elle ressentait à chaque fois se gonfler lorsqu’elle le sentait avec elle. Ses mains se glissèrent sous son t-shirt, remontant des abdos jusqu’aux épaules. C’est avec une certaine violence qu’elle le repoussa, se détournant au plus vite du lit et de Saïd.

« Tu me déconcentre »

Se plaignit-elle pour ne laisser aucun doute sur la raison de son soudain changement de comportement. Elle esquissa un sourire, un regard espiègle, alors qu’elle se dirigeait vers la porte. Elle ne savait pas si elle pourrait tenir le coup à vrai dire mais elle avait récupérer assez de confiance et de force pour la suite alors elle ouvrit, rejoignant Ali.

« On reste » lui dit-elle simplement avant de s’expliquer. « A en croire les explications que j’ai eu aujourd’hui, rien ni personne ne serait épargner…Pas même l’Egypte »

Fataliste ? Pessimiste ? L’un ou l’autre si Evan Rosier arrivait à ses fins cela ne toucherait pas seulement l’Angleterre et elle pouvait bien reconnaître l’esprit des grandeurs du serpentard dans ce projet. Elle s’approcha de la cuisine, préparant alors de quoi faire un café machinalement, fouillant les placards pour trouver ce dont elle avait besoin et en fouillant, elle continua de parler.

« Je crois qu’il détient son autre lui » et ne trouvant pas ce qu’elle chercha, elle abandonna, s’adossant au plan de travail en observant les deux frères avant de poser ses yeux sur Saïd.

« Je peux pas te laisser y aller sans pouvoir…Communiquer…D’une manière ou d’une autre. » Avoua-t-elle simplement. « J’ai aussi besoin de toi. »

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NPC Eli

avatar

PNJ


Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mer 22 Juin - 13:18

Il se laissa tirer et l’embrassa avec joie. C’était si difficile de ne pas se laisser aller, simplement oublier tout cela pendant encore quelques minutes. Ali ne lui en voudrait pas et le monde ne cesserait pas de tourner. Pourtant ils savaient que s’il décidaient de rester aujourd’hui ce n’était pas pour se terrer dans les bras l’un de l’autre et prétendre par leurs ébats et leurs excès que tout allait bien. Autant a contre coeur qu’avec soulagement, il se laissa repousser avec violence et essuya ses lèvres avec un petit sourire pour tenter d’effacer le goût des lèvres de Zoya et la tentation d’y goûter encore. La demoiselle quitta la chambre pour retrouver l’Egyptien et lui donner une réponse claire.
Ali acquiesça, appréciant sa franchise et sa réponse mais il ne put s'empêcher de s’assombrir devant ce qu’elle insinuait. L’Egypte, son pays, sa patrie. Il en était loin et pourtant l’idée que ce qui se tramait ici puisse atteindre ses terres lui était insupportable. Son Temple, ses frères et soeurs. L’Anglaise lui rappelait que s’il devait se battre s’était aussi pour eux mais il ne put s'empêcher de sentir qu’ils lui manquaient. Il n’avait jamais combattu seul dans la guerre, et même s’il avait Saïd et sa bien aimée, ce n’était tout simplement pas pareil. Il n’aurait pu l’admettre même a lui même mais sans eux, sans les murs solide du Temple de Ra et la lumière de son Dieu au dessus de sa tête, il se sentait a découvert, un peu apeuré et plus faible. Mais le souvenir de sa dernière conversation avec le chef du Temple le gorgea un peu de chaleur et de lumière. Il n’était pas seul. S’il les appelait, ils viendraient. Maintenant il ne tenait plus qu’a lui de savoir lequel des deux scénarios il redoutait le plus.

- Probablement ouai.
acquiesça Saïd lorsqu’elle mentionna l’adolescent qu’ils avaient croisés lorsque lui et Elliot avaient décidés de quitter le château de Poudlard.
Ils avaient ramené Elliot et Leo en sûreté, Evan en revanche, Saïd avait préféré le laisser partir de son coté. Pour quelle raison ? Lui-même n’en était pas réellement sur mais il sentait que peu importe ce que Evan Rosier avait prévu, il valait mieux ne pas s’y opposer. Aujourd’hui encore il avait ce sentiment et c’était bien pourquoi il savait qu’il le rejoindrait. Contre lui et avec leur maigres moyens, il fallait qu’ils choisissent leur bataille. Tout le reste il le laisserait faire et l’y aiderait même. Tout sauf exister.  
- Ce n’est qu’un outil pour lui. Pour l’un comme pour l’autre. Evan n’a jamais vu les autres que comme des moyens afin d’atteindre ses fins. Pas sur que ce soit différent même pour une autre version de lui-même. Moi de toute façon, je sais lequel je veux canner. conclu Saïd d’un air doucement désabusé. La stratégie n’était pas vraiment son truc mais face a Evan il était absolument sur qu’il était inutile d’essayer d'être intelligent.
- Tout ce qu’on fera il le saura et il trouvera le moyen de le défaire ou de l’utiliser contre nous… marmonna-t-il sombrement en baissant les yeux. Il n’eut pas le courage de lui avouer qu’il valait mieux qu’ils fassent sans. Il lui avait promit qu’il ne l’abandonnerait plus jamais et pourtant…

- Il y a quelque chose… intervint doucement Ali.
Il n’était pas pour sa propre idée mais il était déjà ici a moitié contre son gré alors il dut se faire a l’idée qu’on lui demandait ici son aide, mais pas son avis. Il s’approcha de son frère en posant une main sur son épaule pour capter son attention et l’obliger a relever le regard, puis il tourna le sien vers Zoya.
- C’est… C’est quelque chose qui… vous permettra de rester connectés. C’est irréversible. Et exclusif. prévint-il sombrement. L’Egyptien prit une profonde respiration avant de libérer l’information.
- Un lien du sang. Vous pourrez sentir ce que l’autre sent, les douleurs, les peurs, les émotions, parfois plus. Cela ne vous permettra pas de parler m-mais… Cela liera vos corps et a terme peut-être même vos esprits. Ce n’est pas… Mais il s'arrêta avant de se permettre tout commentaire.
- Cela ne peut pas être défait. Il est visible sur la peau et tu ne pourras pas cacher lorsque ce lien t’affecteras, pas au début. Mais il ne pourra rien faire contre cela. Lorsqu’il est créé ce lien est indestructible et éternel.

- Je vous le dis parce que c’est quelque chose que je connais. dit-il en dévoilant l’anneau noirci gravé dans son propre avant bras. Mais ce n’est pas bien. Ne put-il s'empêcher de commenter. Cette pratique est extrême et le lien envahissant, aliénant. Et le faire a double-sens c’est…
- Le tiens est pour qui ? Zahra ? coupa Saïd autant par curiosité que pour mettre fin a ses mises en gardes. Ali baissa le regard, soudain doucement honteux et amer.
- Malick. Notre chef. Il est mort. résuma-t-il froidement. Et aujourd’hui tout ceux qui ont faillit a le servir porte la brûlure de leur échec. Il recouvrit son tatouage noir de sa manche pour chasser le souvenir de la colère et de la douleur dont celui-ci avait été la source. Ne méprends pas cela pour une marque d’amour, mon frère. La magie de sang… N’est pas de la bonne magie.
Mais Saïd eu un sourire amusé et haussa les sourcils.
- Pardon sen, je sais que c’est toi qui me l’a rendu mais la “bonne” magie ça a jamais été mon truc. Les tatouages chelous par contre… commenta-t-il en se retournant vers Zoya avec un sourire tendancieux. Il s’éloigna de son frère pour s’approcher d’elle et au lieu de la prendre dans ses bras, il mit un genoux a terre et releva ses yeux dorés avec le sourire de quelqu’un qui savait très bien a quoi cela ressemblait.
- Qu’est-ce t’en dit ? Pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare… Et encore je suis pas sur de te l’accorder celui la. Prête a devenir barges pour de bon ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zoya Horlov

avatar

Serdaigle


Messages : 297
Date d'inscription : 12/12/2012

Votre Sorcier
Côté coeur: John Doe
Aptitude: Aucune
Affiliation: tous des ingrats

MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mer 22 Juin - 14:35

Ce que Saïd insinua dans un premier temps la terrifia et elle s’apprêtait à violemment protester, incapable de se faire à l’idée de perdre autant le contrôle sur une situation, de simplement être spectatrice et de devoir attendre les résultats et les conséquences de ce qui se déroulerait. Elle n’en survivrait pas, pas après qu’il soit à revenu vers elle. Peut-être avait-il senti l’éclair de violence qui avait traversé son corps mais Ali prit la parole qui stoppa net l’élan de la jeune femme. Détournant son regard pour le poser sur l’ainé, elle fixa la marque sur son bras ce qui la ramena à d’autres souvenirs, des douloureux, des plus doux. Mais son esprit resta concentrer sur le plus récent. Son bras se crispa d’une douleur factice mais qui avait été si réel il y a peu. Cette marque qu’elle avait ôtée, marquant définitivement un trait sur cette autre vie qu’elle avait eu…Ou alors elle ôtait enfin le collier que lui avait mis Maugrey il y a des années ? Ses sentiments étaient partager, ils avaient toujours été trop compliqué pour qu’elle puisse réellement les comprendre.

Ali les mettait pourtant en garde sur cette option mais elle comme Saïd avait déjà pris leur décision. Elle posa ses yeux sur Saïd, la complicité se lisant sur leur trait alors qu’il s’approchait d’elle. Elle ne s’était pas attendu à ce qu’il posa pourtant un genou à terre et elle haussa un sourcil en le laissant faire. Son cœur pourtant se laissait aller à la chamade, le mariage n’avait jamais été fait pour eux, les conventions n’étaient pas faite pour eux. Leur amour avait toujours été qu’une succession d’extrême, ils s’aimaient sans aucune limite, sans aucune frontière, et sans règle.

« Tu vas être de mauvais poil une fois par mois… » Rétorqua-t-elle un sourire amusé sur les lèvres « je suis pas sur que tu sois de taille à gérer ça » ajouta-t-elle en taquinant. Elle s’approcha pourtant, se penchant assez pour passa ses mains sous son menton et l’obliger à se relever. Elle caressa sa joue, laissant ses doigts se glisser à la naissance de ses cheveux, son regard fixer sur le sien, elle se nourrissait de la même détermination qu’elle ressentait.

« Oui, je le veux » laissa-t-elle échapper de ses lèvres, partageant le même sourire évocateur qu’il avait eu avant elle. Elle l’embrassa à nouveau, oubliant bien trop facilement la présence de celui qui avait proposer cette solution. Ils avaient été bien trop longtemps que tous les deux et même à l’époque où ils ne l’étaient pas, cela n’avait jamais rien changer dans leur esprit. Il n’y avait toujours eut qu’eux. Elle rompit le baiser, se passer la langue sur ses lèvres avec un regard provocateur, parce qu’elle savait qu’il résistait au moins autant qu’elle à l’idée de profiter de ce qui était probablement leur dernier moment ensemble avant longtemps.

Elle trouva pourtant la force de se tourner vers Ali. Elle savait qu’il n’approuvait pas et pas seulement parce qu’il l’avait dit à haute voix mais aussi parce qu’il s’agissait d’elle. Elle aurait pu s’en excuser mais à quoi bon ? Devrait-elle éternellement s’excuser d’aimer Saïd ?

« Je suppose qu’il va falloir que tu renonce définitivement à tes envies de meurtre… »

La plaisanterie était maladroite mais c’était sa façon à elle de vouloir simplement enterrer la hache la de guerre parce qu’au fond, s’il était capable de les liés aussi intimement ensemble…C’est qu’il acceptait leur histoire, qu’il acceptait que l’un n’irait jamais sans l’autre, qu’il sacrifierait ses propres inquiétudes pour son frère et ses propres espoirs.

_________________
I tried to love you, baby. In every way, in every way. I tried to satisfy you, honey. But you wouldn't stay, you wouldn't stay. I knew it was wrong, but I thought about you still.
If you do me wrong, If I'm cruel to you, You're a fool for me, I'm a fool for you. I'm your finish, love, I'm the one for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Juste une seconde   

Revenir en haut Aller en bas
 

Juste une seconde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Seconde vague skaven
» Fraction de seconde
» Aviation seconde guerre mondiale
» Une bonne synthèse sur la seconde guerre mondiale ?
» Qui veut essayer OpenNab ? Juste au cas où...
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Marauders Book :: Le monde :: Village de Pré-Au-Lard :: Les rues de Pré-au-Lard-