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 Juste une seconde

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Mer 22 Juin - 16:11



- Une fois par mois ? Essaye 24h sur 24, 7 jours sur 7. rétorqua-t-il en venant la rejoindre.
Un grand sourire s’étira sur ses lèvres lorsqu’elle lui donna sa réponse avant de l’embrasser. C’était complètement nul et idiot et le mariage ou toute forme de contrat ou de règles n’avait été leur genre. Mais s’aimer jusqu'à se rendre fou et ne faire qu’un l’un avec l’autre, ils l’avaient toujours fait depuis cette seconde. Ils le faisaient aujourd’hui et ils le feraient pour toujours. Il n’y avait aucun doute a avoir.

Ali baissa les yeux avec un petit rictus semblable a un sourire amusé. La plaisanterie de l’Anglaise était maladroite mais elle adressait bien la petite bête. Petite bête qui pour Ali était plutôt de la taille d’un éléphant.
Il ne voulait pas de cette vie pour son petit frère. Face a son acharnement et sa dévotion il avait du baisser les bras et tolérer cet amour qu’il luttait encore pour considérer comme tel. Cela crevait pourtant les yeux et les voir si complice et heureux le forçait a comprendre qu’il n’y avait rien a redire. Mais sceller la vie de Saïd a celui de Zoya était le condamner a cette vie qu’il avait choisit et tuer a tout jamais ses espoirs pour une vie différente. C’était cela auquel il devait renoncer plus qu’a ses envies de meurtre envers Zoya Horlov.
L’Egyptien ne put masquer le doute, le trouble et l’agacement qui brillèrent dans ses yeux bleus alors que son visage s'efforçait de rester neutre. Il détourna le regard et pinça les lèvres. Il aurait voulu avoir Zahra a ses cotés, pouvoir se bercer de ses mots rassurants et de la certitude qu’elle était sa raison et qu’elle ne le laisserait pas faire d’erreur. Mais il savait aussi qu’il ne pourrait jamais la mêler a tout cela. L’amour, ça elle connaissait, elle pouvait en parler, mais ce qui se passerait ici ne relevait pas de l’amour et il ne le laisserait jamais l’atteindre. Ce n’était plus seulement a propos de lui et de Saïd, de Zoya, mais bien plus. Il chassa ses angoisses d’un long soupir et releva ses yeux bleus vers elle.

- Je l’ai dit. Ta famille est la mienne. Je renonce a tout ce qui les fera souffrir. répondit-il un peu plus sombrement qu’il ne l’aurait voulu mais il ne se sentait pas capable de plaisanter.

- Bon ben… Plutôt cool ! On fait ça comment ? intervint maladroitement Saïd pour tenter de détendre l'atmosphère et de couper court au malaise.

- Je sais comment le faire. Et je pourrais mais comme il vous en faudrait un a tout les deux… Il faudrait le faire… marmonna-t-il en se grattant le menton en réfléchissant tout seul. Je ne peux pas le faire tout seul. Il faudrait... retourner a Héliopolis. Il s'apprêta a s’en excuser a force de sonner comme un enregistrement rayé lorsqu’il fut interrompu par un flash blanc de lumière.

- Ou que Héliopolis viennent a vous. répondit Asim avec un sourire bienveillant et chaleureux.

Bien qu’il reconnu le nouvel arrivant comme étant un des hommes qu’il avait pu croiser au Temple de Ra, Saïd se rapprocha instinctivement de Zoya en l’enveloppant dans ses bras. Pour la rassurer et l’appeler au calme mais aussi pour chasser le souvenir de ces moments passés en Egypte loin de Zoya. Elle était la aujourd’hui et bien qu’il s'apprêtait a s’éloigner d’elle, rien ne pourrait l’éloigner de lui a nouveau.
- Asim.
Ali lui aussi fut surprit par l’arrivée impromptue du protecteur mais il s’approcha instinctivement de lui pour le prendre dans ses bras. La ferme accolade lui donna assez assez de soulagement et de courage pour qu’il ne cherche pas a critiquer cette intrusion mais il ne put s'empêcher de le questionner du regard.
- Haa… Telg… Enfin… Re. Enfin… Il rigolait pas quand il disait “Tu n’es pas seul”. plaisanta doucement Asim en tapotant l’épaule d’Ali avant de se retourner vers les deux autres.
- Saïd. Zoya. salua-t-il simplement mais avec douceur et chaleur.
Il les avait connu tous les deux chacun de leur coté et il ne cacha pas l'attendrissement qu’il éprouva a les voir tous les deux réunis et clairement unis de cet amour qui émanait de chacun d’eux. C’était comme voir deux parties d’un puzzle se retrouver enfin pour révéler l’image que le Fils de Ra n’avait pu qu’imaginer. Il ne se laissa pourtant pas perdre dans cette belle contemplation et retourna son attention vers son frère.
- Qu’en pense-t-il ? questionna alors Ali, clairement soucieux et douteux maintenant qu’il se rendait compte que leur nouveau chef l’observait par son Ubaid et pourrait peut-être lui apporter ses lumières.
- Ce qu’il en pense ? Ça… Même le liseur de pensées ne saurait te le dire. Il a bien dit “Va.” en revanche, alors… rassura doucement Asim en empoignant son poignard doré, prêt a prêter main forte.

Par réflexe, il empoigna aussi sa baguette magique de bois et d’or et entoura le petit salon de plusieurs sorts de protection et d’insonorisation comme il le faisait a chaque fois pour Re. Avec un dernier petit regard pour Ali pour s’assurer qu’il était bien prêt a aller jusqu’au bout de son idée, il décida de prendre les devant et de s’approcher du couple.

- Ça va faire mal. J’ai insonorisé la pièce mais c’est quand même mieux si vous évitiez de crier et de bouger. Je pense que ce sera plus facile si vous vous asseyez. prévint-il avec une telle gentillesse qu’il paru même désolé.
Il leur pointa a chacun l’endroit ou prendre place, l’un en face de l’autre et bien qu’un peu dubitatif et hésitant, Saïd suivit les directive de cet homme qu’il connaissait si peu. Il aurait préféré que Ali se montre un peu plus encourageant et entreprenant mais ce dernier aussi se contenta simplement de suivre le mouvement et s’agenouilla silencieusement a coté du couple.
- Maintenant prenez le bras de l’autre. Les deux, du coup.
- Comme un serment inviolable ? remarqua Saïd. Asim eu un petit sourire amusé en se rappelant du jour ou il avait apprit l’existence d’un tel sort.
- Hmm… Et bien… Oui un peu… Mais disons une version moins complaisante, superficielle et… mignonne. taquina l’Egyptien en réajustant les mains des deux amants pour que leur poignet droit se trouve au dessus de l’avant-bras gauche de l’autre.

Il releva le regard vers son camarade et bien que celui-ci ne semblait pas enjoué, il pouvait voir qu’il était prêt. C’était Ali après tout et il n’avait jamais été le plus joyeux de la bande. Après la mort d’Hélios cela semblait même trop lui en demander d’exhiber un simple sourire. Et pourtant il y avait Zahra, et Said, Zoya, Elliot… Et bien d’autres belles choses encore, le protecteur en était persuadé. Il ne put s'empêcher de lui donner une petite tape sur l’épaule pour essayer de chasser sa morosité avec un grand sourire rayonnant dont il était friand avant de s’installer de l’autre coté du couple.
- Okay… Petit rappel. Pas trop crier, pas bouger. rappela-t-il avec douceur en venant prendre délicatement le poignet de Zoya dans sa main alors que Ali en faisait de même avec celui de Saïd.
- Prêt ? demanda-t-il a son coéquipier qui lui répondit d’un simple regard sévère.

Une forte chaleur se répandit alors dans le poing des deux Egyptiens, enveloppant les poignets des Européens d’une douce chaleur puis les brûlant de plus en plus. Saïd serra les dents en sentant la douleur commencer en se doutant de la poigne solide se son frère que ce n’était que le début et que l’autre Fils de Ra ne déconnait pas lorsqu’il leur avait demandé d’”essayer” de ne pas crier et de ne pas bouger. Il eu l’impression que son poignet se faisait chauffer a blanc mais la douleur n’était pas encore telle qu’il ne remarqua pas le regard que s'échangèrent les deux sorciers pour coordonner leurs actions.
Tous deux sortirent leurs armes d’or et vinrent les glisser sur la peau des deux amants, tranchant magiquement leur poignet pour laisser s’écouler leur sang. La coupure ne fit presque pas mal après la sensation de brûlure et le sang ne gicla pas. Restant sous forme d’un filet écarlate flottant et dansant doucement dans les vagues de magie, il vint entourer l’avant bras de l’autre. Un nouveau regard échangé, une nouvelle pression et le cerceau de sang se serra vivement autour de leur chair.
Par réflexe, Asim agrippa fermement la main de Zoya pour qu’elle ne quitte pas le bras de Saïd et se permit même de plaquer une main sur sa bouche pour étouffer son potentiel cri de surprise et de douleur. Ali en fit de même avec Saïd dont le hurlement fut tout de même audible. Alors que les cellules du sang de Zoya traversait son avant-bras il eu l’impression qu’on le sciait complètement et son poignet droit brûlait toujours autant au dessus du bras de Zoya. Le sortilège touchait a sa fin mais la douleur commençait maintenant alors que la magie s’ancraient dans chacun de leur corps en profondeur.

Les yeux de Saïd brillant de fureur fixèrent Zoya pour se raccrocher a la réalité mais s'empêcher de venir vérifier ce que sont corps était persuadé de ressentir. On lui coupait le bras, il ne pouvait plus sentir sa main gauche, ni sa main droite mais la sensation était encore toute autre et la douleur fulgurante remontait furieusement le cours de ses veines jusqu’au reste de son corps. Alors que la douleur voyagea en quittant ses extrémités il eu l’impression de ressentir ses mains mais l’une d’entre elle était a l’envers et l’autre… différente. Il n’en était pas sur mais c’était comme si pendant une longue seconde, il avait échangé un bras avec Zoya. Il ne put s'empêcher de la questionner d’un regard horrifié pour se demander s’il était le seul a ressentir ça mais avant de pouvoir songer a converser la sensation s’était doucement éteinte et la douleur qui atteignait maintenant sa poitrine le distraya de tout autre chose. Ali le lâcha enfin, signe qu’ils n’avaient plus a se tenir, pour le laisser se crisper de douleur autant qu’il le voulait mais il ne put s'empêcher de rester a ses cotés alors que Asim, lui se releva simplement en rangeant son poignard. Il garda sa baguette pour renforcer un peu plus l’insonorisation au cas ou la douleur des quelques minutes qui suivraient avant qu’elle s’estompe leur arrache de nouveaux cris pouvant perturber le voisinage. Il alla même faire chauffer un peu d’eau en attendant.
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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Jeu 23 Juin - 20:45

Ils souriaient tout deux sous leur baiser, intensifiant toujours plus ses sentiments pour cet homme. Son amour était un puit sans font dans lequel elle n’avait cessé de tomber depuis presque 20 ans. Cette pensée la terrifia doucement, autant qu’elle la réchauffait. Il ne leur restait plus qu’à commencer la route vers une folie certaine et éternelle. Elle se crispa légèrement lorsqu’Ali suggéra de retourner à Heliopolis, s’apprêtant à refuser catégoriquement, elle ne pouvait pas être aussi proche de son fils, pas tant que les choses n’étaient pas régler ici, ce serait trop douloureux et elle n’était pas certaine de pouvoir tenir le coup mais elle n’eut heureusement pas le temps de trop y réfléchir que l’apparition d’Asim vint étouffer dans l’œuf toute tentative de refus.

Elle le regarda avec une pointe de méfiance, comment avait-il peut savoir aussi aussi ? Questionnant du regard Ali qui semblait tout aussi décontenancé en réalité. Celui-ci eut une réponse, laissant les deux amants dans le flou mais l’ancienne serdaigle passa rapidement à autre chose. A vrai dire, savoir que certains membres du Temple n’était pas bien loin avait quelque chose de rassurant. Elle glissa doucement sa main contre le bras de Saïd, le contact de sa peau sous ses doigts lui permettait de garder un calme relatif face à la situation incompréhensible et aux deux hommes qui semblaient oublié que le couple ne parlait pas un mot de leur langue. Elle les observa, insonorisé la pièce, et elle comprit avant même qu’Asim ne le confirme que les prochaines minutes n’allaient pas être une partie de plaisir.

On les fit s’installer et elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire un peu moqueur devant le côté très ritualisé mais elle obéissait malgré tout.
Enserrant doucement les bras de Saïd entre ses mains, elle releva les yeux vers Asim qui semblait presque s’amuser de la situation.

« T’as l’air de prendre ton pied d’avance…Tu pourrais cacher ton enthousiaste c’est indécent. » Se moquait-elle doucement.

Naturellement, elle vint accrocher le regard doré de Saïd à l’instant où elle comprit que les choses sérieuses allaient commencer. Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre et elle tenta simplement de se rappeler de toute les souffrances physiques qu’elle avait eu jusqu’à présent, comme si les classifier lui permettait de garder l’esprit le plus clair possible, ne pas crier, ne pas bouger, ne pas lacher. La chaleur l’aurait presque fait rire mais il lui suffisait de sentir la poigne pour comprendre que cela ne resterait pas aussi simple que ça. Sa mâchoire se crispa, la chaleur se changea rapidement en brûlure et la brûlure devint rapidement insupportable. Elle avait pensé que son expérience avec la douleur physique lui permettrait de supporter plus facilement cette épreuve, mais il n’en était rien. Parce que chaque douleur était différente, et à leur manière, elles étaient toutes les pires qu’elle ai connu

Aucun d’eux ne voulait baisser les yeux, restant accrocher l’un à l’autre tant physiquement que moralement, elle le regardait, sentant sur sa peau un voile de sueur alors que sa peau rougissait doucement sous l’effet d’une respiration bloquée. Elle souffla l’air de ses poumons avant qu’ils ne les entaillent. Sa vue se brouillait mais Zoya ignorait si c’était la douleur qui lui grillait le cerveau ou si c’était des larmes qui remplissait doucement ses yeux. Elle aurait été incapable de les sentir rouler sur ses joues, bien trop focaliser sur Saïd et sur cette foutu souffrance.
Et quand elle pensait avoir atteint le paroxysme de la douleur, la vie s’amusa à lui rappeler qu’il y avait toujours pire, s’en était trop pour qu’elle reste de marbre, Asim avait pourtant anticiper ce moment, plaquant sa main contre la bouche de la jeune femme, étouffant sa voix alors que les larmes traçaient de multiples sillons sur son visage, se mêlant à la transpiration.

Sa fierté, ou sa folie, l’obligeait pourtant à lutter contre cette douleur, à vouloir retenir ses cris et sa mâchoire se crispant toujours plus et ses dents se pressant contre la peau d’Asim. Elle le mordait, sans vraiment s’en rendre compte alors qu’elle aurait voulu appeler Saïd, juste pour rester connecter avec la réalité, parce qu’il n’était plus qu’une ombre brouillé par les larmes, elle continuait toujours de fixer, elle pouvait l’entendre lui aussi. Et pendant une minute elle crut que son cœur ne serait pas capable de supporter plus tant il cognait fort dans sa poitrine, en pleine panique, il était au bord de l’implosion et malgré ce déluge de sensation horrible, la vue lui revenait doucement, et avec elle, le regard enrager de Saïd. Ce dont elle avait besoin pour tenir le coup, ce regard. Elle partagea rapidement cette fureur et le désir n’était jamais bien loin, sa morsure se fit plus dur alors qu’elle le concerto de souffrance se promenait dans tout son corps, elle crèverait avant la fin, elle en était presque certaine.

On les lâcha pourtant enfin alors qu’elle avait la sensation qu’on la poignardait ou que son cœur allait simplement s’arrêter. Elle insulta la terre entière, copieusement, usant de tout son vocabulaire, d’expression moldus, d’expression de sorcier, d’argot et même des quelques mots russes laisser par son père adoptif. Elle n’avait pas lacher le bras de Saïd pourtant, sa tête commençait doucement à tourner et elle était incapable de savoir si elle respirait encore ou si elle retenait toujours sa respiration. Les sensations semblaient doucement revenir, mais elle semblait avoir quelque chose de différent, comme un écho. Son corps entier avait été si tendu durant les dernières minutes que lorsqu’elle n’eut plus aucune insulte à balancer, elle se relacha complètement, laissa même sa tête pendre doucement, ses yeux posant sur ses cuisses.

Elle prit ce temps pour elle, pour remettre ses idées en place, et elle put l’entendre, cette voix, au creux de son oreille.

« Une autre marque… »

Un sourire pourtant s’afficha doucement sur son visage tiré par la soudaine fatigue qui l’accabla, relevant la tête pour retrouver les yeux de Saïd, elle oublia, une seconde, elle oublia qu’ils n’étaient pas seul…Et cette seconde suffit pour qu’elle se jette simplement sur lui pour un baiser aussi impudique que passionné, se permettant d’autres secondes à ne penser qu’à elle, qu’à lui. Même ces sensations-là semblaient avoir une puissance nouvelle, le désir, la passion, et elle se perdit doucement dans ses envies, plongeant plus profondément encore. Elle avait envie de lui, elle avait envie d’elle, se laissant littéralement consumer par leurs sentiments. Ce n’est que parce que son corps lui réclamait de l’oxygène qu’elle s’éloignait de sa bouche mais à peine d’un centimètre. Le souffle court, et le corps brûlant.

« Saïd… »

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Ven 24 Juin - 17:20


A l’instant même ou leur regard se croisèrent, il se jetèrent littéralement l’un sur l’autre pour s’embrasser avec passion et fougue. Par soulagement que cela soit finit, par adrénaline mais par bien plus encore. Leur amour qui depuis toujours avait formé un mélange explosif réagissait dorénavant au coeur de leurs veines et de leur coeur battant a l’unisson. Il n’avait qu’une seule envie, faire un avec elle et le contact de ses lèvres et la danse de leurs langues ne semblaient pas lui suffire.

Laissant les amants se remettre ensemble de leurs émotions ensemble et leur accorder un peu de pudeur, Ali s’était relevé et avait rejoins son camarade qui observait distraitement par la fenêtre alors qu’il faisait chauffer de l’eau avec un peu de magie.
- Pré-Au-Lard…  l’Ecosse… le Royaume-Uni… l’Europe. murmura-t-il avec un sourire humblement émerveillé. Qu’en penses-tu ? demanda-t-il en se retournant vers Ali.
- Tu saigne. constata ce dernier en pointant la main du fils de Ra.
- Et toi tu boude. constata a son tour Asim sans perdre le sourire.
Ali soupira sans savoir quoi répondre. Avoir Asim a ses cotés lui donnait l’étrange sensation d'être revenu au Temple de Ra. Mais il savait qu’il ne s’y trouvait pas et cela ne lui donnait que plus envie de rentrer. Il ne pouvait pourtant pas se le permettre et devait s’efforcer d’oublier cette idée. Contrairement a Asim, c’était la première fois qu’il quittait l’Egypte pendant si longtemps et la brève visite qu’il avait pu faire a Zahra ne semblait qu'être un songe tant il avait été trop court a son goût.

Asim posa une main sur son épaule avec un sourire compatissant. Si quelqu’un connaissait le sentiment d'être loin de chez soi, c’était bien lui. Il tenta de trouver les mots pour le rassurer mais son attention fut attirée par le couple en fusion. S’excusant d’un petit sourire amusé et gêné auprès d’Ali il s’approcha pourtant d’eux pour les séparer, même quitte a devoir user d’un peu de force. Il s’interposa entre les deux amants afin de couper le contact visuel au moins une petite seconde et face a leur mécontentement il s’arma d’un nouveau sourire désolé mais d’un regard ferme.
- Maintenant il va falloir vous y habituer et tenter de le contrôler au mieux. Normalement il n’y en a qu’un qui reçoit mais pour vous les sensations vont faire écho entre vous deux sans jamais s'arrêter si vous ne parvenez pas a le contrôler. Le plus simple serait de commencer par vous calmer. Cela aidera l’autre a reprendre un peu de contrôle. expliqua-t-il calmement mais sans vraiment laisser de champs libres aux deux autres pour râler.
Son regard sans détour fusillait Saïd d’une façon presque agressive mais c’est avec douceur et patience qu’il l'éloignait de Zoya en plaçant simplement une main sur son torse. Faute de pouvoir en faire de même pour l’Anglaise, il avait prit son poignet sans vraiment se soucier du sang qu’elle avait fait coulé de sa main et le pressa doucement. Ali ne tarda pas a venir lui prêter main forte et a agripper l'épaule de Saïd avec autant de douceur et de fermeté pour l’inciter a le suivre un peu plus loin. Asim se retourna vers Zoya et prit ses épaules dans ses mains chaudes pour l'empêcher de s’éloigner avec eux.
- Bonjour a nouveau. la salua-t-il avec un grand sourire. Calme. Ce sera plus facile pour lui et s’il se calme ce sera plus facile pour toi. répéta-t-il docilement.
Il faut que tu discernes tes propres sensations des siennes. Que tu les identifies. Comme ça tu pourras les contrôler et les minimiser. Tu les sentiras toujours, ne t'inquiètes pas. ajouta-t-il gentiment avant de reprendre le bras de la femme pour lui montrer son tout nouveau tatouage; Une simple bande entourait son avant-bras pale mais la couleur, elle, était clairement celle du sang.
Il découvrit ses propres tatouages similaire, un noir comme celui d’Ali par lequel il avait juré allégeance a Malick, et un rouge comme celui de Zoya, pour Re.
- C’est par son sang que la connection se crée. Son sang transmet ses sensations et ses sentiments, mais il ne faut pas le laisser se répandre ou tu te perdras complètement. Et dans votre cas, lui aussi. Concentre-toi sur ça, la marque. Tout ce qui n’est pas toi ne doit pas dépasser ça. conseilla-t-il sérieusement.

De son coté, Ali prodigua les mêmes explications et les mêmes conseils a son frère. De façon plus concise et moins précise et un peu différente afin que celui-ci retienne et applique le peu que son cerveau serait réellement capable d’assimiler. Les émotions faisaient ricochets entre-eux et s’ils ne voulaient pas devenir vous et céder au chaos tout de suite, ils devaient bloquer le transfert, le minimiser. L’Irlandais s'efforça de contrôler ses émotions et en même temps, celles de Zoya qui envahissait son corps. Les frissons et les sensations, telles des poussières volant dans un tourbillon se transformèrent petit a petit en plomb et tombèrent doucement pour rester immobile au fond de lui. Ils purent retrouver leur calme.
- Je te l’avais dit. C’est mal. bouda doucement Ali lorsqu’il pu sentir que Saïd pouvait de nouveau l’entendre.
- Ou trop bien pour être autorisé. Je kiffe ! commenta joyeusement Saïd en observant son nouveau tatouage et la douce sensation chaude et vibrante qui en émanait. Et t'inquiète. J’ai compris, je gère. rassura-t-il en tapotant l’épaule de l’Egyptien.
Il s’éloigna un peu juste pour pouvoir croiser le regard de Zoya et lui faire un clin d’oeil. En même temps pour s’amuser, il laissa sciemment une vague et pensées salaces et de désir passer dans son propre esprit pour voir si cela atteindrait sa dulcinée.

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Zoya Horlov

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Ven 24 Juin - 19:15

Il était facile de se laisser aller, parce que c’était bon, plus que bon, c’était intense et puissant…Et surtout, c’était à eux. Quelques minutes de plus et il était plus que probable que le couple baptise la table de la cuisine. Elle aurait dut se sentir gênée ou mal à l’aise lorsqu’Asim intervint pour les séparer mais à vrai dire, elle ne ressentit que de la rage, la sienne, celle de Saïd. Elle eut envie de lui faire du mal, de le blesser et de retrouver les bras de l’ancien mangemort mais ils furent séparer, éloigner et la voix de l’egyptien la força à retrouver la réalité. Calme…Elle n’en avait aucune envie mais comme elle l’avait fait il y a quelques minutes en repoussant Saïd, elle se fit violence en repoussant ses sensations cette fois. Ce fut plus complexe qu’elle ne l’aurait cru, l’échos était si fort et s’harmonisait tellement à ses propres envies. Discerner ses propres sensations des siennes…

« C’est comme si tu me demandais de discerner une rousse et une blonde vénitienne » plaisanta-t-elle tant la différence entre ses sentiments et ceux de Saïd était infime, ne se jouait que sur des nuances, du moins, c’était l’impression qu’elle en avait. Petit à petit pourtant, elle arrivait à calmer le tambourinement de son cœur. Elle fixa le bras d’Asim, se rappelant de la marque brûlée qui encerclait celui d’Ali, alors elle supposa…L’ancien chef, le nouveau chef.
Pourtant elle n’avait pas vu de seconde marque sur le bras de son…Beau frère…

« T’as pas plutôt envie de te joindre à nous ? »

Proposa-t-elle à Asim alors qu’elle luttait encore avec ces nouvelles sensations. Elle essayait malgré elle, parce qu’il était certain que ce n’était pas le moment de se perdre. Cela s’estompait lentement, probablement aider par le fait que Saïd lui-même se calmait et qu’elle en faisait de même de son côté. Ses yeux se posèrent sur l’egyptien, un petit sourire en coin, bien que son regard n’avait pas vraiment perdu entièrement leur lueur de désir.

« Je comprends mieux pourquoi pince-sans-rire était pas plus emballé que ça par cette idée… » dit-elle en parlant d’Ali. Elle observa les marques sur le bras de l’homme.

« J’avais vu juste, t’aime trop ça… » Elle sortit son paquet de cigarette et en se souvenant qu’Asim était un consomateur de tabac, elle le lui tendit ensuite. « Ca fait longtemps que tu nous espionne ? » Demanda-t-elle en allumant sa cancereuse, parce qu’elle n’imaginait pas d’autres explications pour son arriver et son timing parfait pour aider Ali dans ce projet. « Vous nous espionnez » rectifia-t-elle en ayant un flash de lucidité, le souvenir récent qu’elle avait perçu chez l’aîné des Wilkes.

C’est là qu’elle la sentie, cette vague de chaleur, et elle comprit rapidement que ces pensées salaces n’était pas de son fait. Se penchant légèrement sur le côté pour croiser le regard de Saïd, elle lui accorda un sourire mesquin alors qu’il pouvait sentir un mélange détonnant de désir, de frustration et de colère. Elle lui fit un doigt, comme elle en avait l’art de le faire lorsqu’elle était adolescente.

« Dire que j’ai eu un fils avec cet idiot… »

Et malgré la remarque, on pouvait sentir tout l’amour qui s’en dégageait. Elle soupira avant d’inspirer du poison directement dans ses poumons.

« On est prêt pour la suite des festivités donc… »

Retournant auprès des autres, elle ne savait pas exactement si c’était ces longues minutes de souffrances intenses qui l’avait motivée de la sorte ou si c’était tout autre chose, mais elle devait donner sa part d’information. Elle ne se soucia pas de savoir si Asim restait ou non, sa présence ne la gênait pas et comme elle l’avait préciser Saïd, rien serait épargner.

« On a eu plus d’info sur les Horcruxes… » Commença Zoya « Du moins, sur ce que c’est » et elle se lança dans l’explication du sortilège, explication qu’elle avait eu de la bouche de Maugrey et d’Albus par la suite. Elle tentait de faire au plus court, sans oublier les détails important. Observant tour à tour les hommes présents dans la pièce. Elle marqua une pause à la fin de ses explications, laissant le temps à Saïd de digérer le flot d’information.

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 25 Juin - 16:29

Asim ne put s’empêcher de sourire devant les réactions de Zoya. Un mélange de gêne et d’amusement face à toutes ses remarques dont il ne comprenait que la moitié. Il était très à l’aise avec la langue de Shakespeare, tant que beaucoup ne questionnait pas ses origines mais pour ce qui était des expressions, il était tout simplement difficile de toutes les connaître et les comprendre sans avoir vécu et grandit dans un pays. Il accepta sa cigarette en la remerciant d’un signe de tête et l’alluma avant de répondre à sa question.
- Pas “nous”... lui. précisa-t-il d’abord en désignant Ali d’un discret coup de tête. Tu as pu rencontrer Rê… il… enfin… la sécurité des siens est très importante pour lui. Ce n’est pas tant “espionner” que… “veiller”. Oui je dirais qu’il veille sur les siens. Mais il ne les juge pas.expliqua-t-il ensuite avec douceur avant d’être interrompu par les jeux de Saïd derrière eux.
Ce dernier ricana puérilement en observant la réaction de Zoya qu’il avait pu déclencher d’une simple pensée alors que cette dernière parlait avec Asim. Il serait mentir que de nier qu’il se sentait puissant à l’idée de pouvoir affecter Zoya et l’embêter à tout moment sans lever le petit doigts. Il aurait voulu en jouer et en profiter un peu plus mais cette dernière les remis rapidement sur les rails.

Elle expliqua tout ce qu’elle avait apprit à propos des Horcruxes depuis la dernière fois qu’ils en avaient entendu parlé. Des morceaux d’âmes scindées et scellées dans des objets en guise d’assurance. C’était donc ainsi que Evan avait survécu à la guerre ? Combien de morceaux ? Où étaient-ils ? Comment allaient-ils se débrouiller pour tous les détruire, car en plus la tâche ne semblait pas aussi simple qu’on puisse croire. Autant de questions et de doutes qui assombrirent l’humeur de Saïd. Pour lui l’idée de retrouver Evan, de jouer à son petit jeu pour guetter un moment opportun pour l’abattre semblait déjà bien assez compliqué. Tout le reste, il n’y avait pas songé et il savait qu’il ne parviendrait pas à y réfléchir plus que ça même après ces explications.
- Je… Comment… Je pense pas qu-... balbutia-t-il sans vraiment savoir quelle question ou quel fait il essayait de formuler.
Il n’eut pas le réflexe de masquer son désarroi et sa confusion mêlé d’un fond ardent de frustration et de colère qui se déversa dans ses veines et dans l’avant-bras de Zoya. Mais Ali pu sentir son agacement même sans marque et vint poser une main chaude sur son épaule pour le rassurer.
- Cela veut seulement dire qu’il faudra se battre sur plusieurs fronts. Ça tombe bien car tu n’es pas seul. rappela Ali qui s’efforça d’esquisser un sourire.
Étrangement cela le rassurait de savoir que Saïd ne serait pas le seul a devoir faire face à leur ennemi. Cela signifiait aussi que leur ennemi était plus dangereux et mystérieux qu’ils ne l’auraient anticipé mais l’Egyptien ne s’imaginait pas de toute manière rester sur le banc de touche à attendre et se faire du mouron pour son frère.
- Mais il va tout de même qu’on sache combien de Horcruxes et où ils sont cachés. Et ça… Je pense que seul le créateur peut le savoir.
- Le créateur… fit faiblement écho et cette fois bien qu’elle était trop discrète pour transparaître dans ses mots, la peur face à la réalisation qu’il allait réellement devoir faire face à Evan Rosier fila dans ses veines une fraction de seconde. Il ne me le dira jamais. avoua-t-il en s’efforçant de ne pas avoir l’air trop défaitiste car ce n’était pas du pessimisme mais la réalité. Il savait qu’il ne pourrait pas lui cacher ses intentions de le tuer mais il comptait sur l’arrogance et la condescendance de son ancien camarade pour lui laisser l’opportunité d’essayer. Qu’il lui révèle et lui confie tout ses petits secrets de polichinelle en revanche, impossible.
- Peut-être bien. Mais nous chercherons tous de notre côté. Nous arriverons bien à-
- Lise. se rappela soudain Saïd, le prénom échappant ses lèvres avant de se souvenir que celui-ci avait été sujet à dispute avec Zoya. Une pointe d’agacement et d’angoisse picora sa peau lorsqu’il lui jeta un regard mais il ne lui laissa pas le temps de lui reprocher quoi que ce soit.
- Elle est douée ! ... Pour trouver des trucs cachés ! C’est pour ça que Voldemort la voulait morte pendant la première guerre. Il y a rien entre nous, il y a jamais rien eu mais… Tu l’as entendu. Elle essaye de faire la même chose que nous. Elle croit sûrement encore que c’est une gueguerre entre Evan et le Seigneur des Ténèbres mais… Elle peut aider. Elle peut nous aider.
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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 25 Juin - 17:24

« J’espère qu’Elliot ne le fatigue pas trop »

Répondit-elle à l’évocation de Rê. Cela la mettait légèrement mal à l’aise de savoir qu’il continuait de veiller sur les siens et bien qu’Asim ne désigna qu’Ali dans la liste, elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil à Saïd. Veillait-il aussi sur lui ? Comment ? Si tel était le cas, il n’allait pas s’ennuyer. Elle esquissa un sourire et si elle aurait aimé pouvoir tester à son tour le sang-froid inexistant de l’ancien serpentard, elle se força à garder le contrôle et à concentrer le groupe sur leur but principal. Ainsi elle commença ses explications plus ou moins complexe, et elle pouvait sentir au fur et à mesure les sentiments de l’homme qu’elle aimait. Elle tentait de ne pas se laisser envahir par son moral, mais il était difficile de ne pas confondre ses propres sentiments à côté des siens. Elle fixa le sol une seconde, fumant sa cigarette en attendant la première réaction.

Elle-même ignorait complètement comment guider le groupe, à ses yeux s’il y avait bien quelqu’un capable de découvrir où pouvait se cacher les horcruxes, c’était bien Saïd. Il le connaissait mieux que personne, le comprenait mieux que personne…Et c’était précisément pour les mêmes raisons qu’il était probablement dangereux de le laisser s’aventurer de l’autre côté du miroir. Nier qu’elle avait peur était inutile, encore plus maintenant qu’elle était intimement relier à lui.
Ali prit le relais, comme toujours depuis qu’il était apparu dans leur vie, il semblait bien plus doué qu’elle pour rassurer celui-ci, elle avait tellement l’impression d’être parfaitement inutile ses dernières temps…Se mordant la langue, elle tentait d’enfermer chaque sentiment au fond d’elle, ne rien laisser passer, parce qu’elle ne devait pas accabler Saïd avec ça.

Ses efforts s’envolèrent à la seconde où ce prénom furent prononcé. Son regard se porta sur Saïd et la fulgurante colère qui les traversa tout deux lui firent rapidement comprendre qu’elle n’était pas prête pour cette coopération. Elle aurait probablement dût se sentir mal pour cette femme qui se trouvait sur un lit d’hopital mais à vrai dire…Elle la tenait pour responsable de la mort d’Alastor, autant qu’elle tenait Remus pour responsable, Griffin, Greyback et enfin…Elle-même.

« T’y pense pas sérieusement ? »

Siffla-t-elle en ayant bien du mal à contenir sa soudaine montée de rage.

« Elle n’est pas fiable, elle ne pense qu’à elle et à la seconde où sa puera pour elle ou sa petite famille, elle n’hésitera pas une seconde à nous vendre comme elle n’a pas hésité une seconde à se barrer il y a quinze ans…Je n’ai pas confiance en elle… »

Elle passa une main sur son visage en se rappelant qu’à l’inverse, Maugrey semblait lui avoir plus ou moins accorder sa confiance et lui avait fait comprendre qu’elle était de leur côté bien qu’il ne lui avait pas donner les détails de la conversation qu’il y avait eu lieux entre eux. Mais à la seconde où elle avait mis les pieds dans l’Ordre…

« C’est de sa faute… »

Murmura-t-elle plus pour elle-même que pour les autres. Elle reposa les yeux sur Saïd au bout de quelques secondes à essayer de calmer les battements de son cœur.

« Et même si j’acceptais, elle nous serait parfaitement inutile aujourd’hui, cette conne est dans un lit d’hopital à Sainte-Mangouste entre la vie et la mort »

Elle s’approcha de Saïd, s’accrochant à ses iris dorées pour ne pas apercevoir l’ombre de Maugrey qui ne la quittait.

« Personne d’autres ne le connait aussi bien que toi Saïd… » Elle glissa une main dans la sienne. « Je suis certaine que tu pourrais… » Mais à vrai dire, rien ne le garantissait et de toute façon, elle ne voulait pas que Saïd soit seul, cette idée lui était plus insupportable que celle de travailler conjointement avec Lise. Elle posa son sa tête contre son torse, prenant quelques minutes pour réfléchir.

« L’autre Evan… » Finit-elle par laisser filer « Lui…Il pourrait savoir…Une partie »

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 25 Juin - 18:10

La réaction de Zoya ne tarda pas et il put sentir sa rage lui enflammer littéralement la peau comme si l’anneau de sang avait prit feux. Il déglutit en tentant de la chasser mais la colère se diffusa dans son corps en même temps qu’elle montait chez Zoya et il se sentit soudain si frustré et offusqué qu’il cru qu’il allait lui mettre une gifle ou s’en mettre une a lui même d’ailleurs.
Partagé entre se demander pourquoi il avait eu la brillante idée de mentionner Lise à sa compagne et s’énerver d’évidente obstination dont celle-ci faisait preuve à contrer la louve, il serra la mâchoire en essayant de se calmer avant de reprendre la parole.
Il put sentir la colère se changer en amertume et se teinter de tristesse une fraction de seconde et clairement sentir ainsi que ce qu’il ressentait ne venait pas de lui mais d’elle. Il serra un peu plus le poing pour se forcer à contrôler les émotions qui l’assaillaient.
Apprendre que Lise était entre la vie et la mort ne l’aida pas à se contrôler et il laissa échapper une vague de sa propre colère dans le mélange. Pourquoi ? Comment ? Quand ? Tant de questions qu’il savait qu’il n’aurait pas eu si elle ne lui en avait pas parlé. Lise et lui n’avaient jamais été si proche que ça et pourtant maintenant qu’il savait il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter et de vouloir en savoir plus.

Mais il se tut en voyant Zoya s’approcher de lui. Il pouvait sentir qu’elle s’était calmé et il préférait cela plutôt que de poser plus de question sur quelque chose dont il n’était apparemment pas sensé être au courant. Il avait bien d’autres choses à s’inquiéter. Comme le fait qu’il devrait faire face à Evan Rosier. Et il devrait le faire plus ou moins seul, il devait l’accepter. Il accueilli Zoya dans ses bras et profita de son calme pour retrouver le sien
- C’est vrai. réfléchit-il a son tour par rapport au plus jeune. Il l’aura pas déjà fait mais il pourrait savoir ce qu’il ferait s’il devait le faire. Et lui, Evan devrait pas pouvoir me le cacher.

Saïd releva ses yeux dorés vers elle et vint glisser son index sous son menton pour guider ses lèvres jusqu’aux siennes. Il y voyait plus clair dans ce qu’il devait faire et cela lui rappelait que s’il voulait le faire un jour, c’était maintenant ou jamais. Ce baiser n’avait rien d’un baiser d’au revoir et c’était tant mieux car il ne voulait pas le voir ainsi.
- J’y vais. annonça-t-il simplement lorsque leurs lèvres se séparèrent. Je reste avec toi et tu reste avec moi. ajouta-t-il pour se rassurer en caressant doucement la marque que son sang avait laissé sur l’avant bras pale et lisse de Zoya. Mais me déconcentre pas trop, hein ? taquina-t-il tout de même en venant lui pincer les fesses un petit coup avant de se retourner vers les deux Egyptiens, restés un peu à l’écart.

- Asim, tu restes ?
- Non. Mais je ne serais pas loin. répondit-il avec un petit sourire pour Zoya qui connaissait un peu plus le comment du pourquoi.
- Alors Ali. Tu sais que tu peux pas me suivre là où je vais. Tu ne peux pas me protéger et si ça tourne mal -
- Je ne laisserais rien t’arriver. coupa Ali animé d’une étincelle de colère.
- Non, sen. Si ça tourne mal tu n’y pourras rien. insista justement Saïd avec fermeté. Ce que tu peux faire en revanche, c’est t’assurer que je fais pas tout ça pour rien. Tu l’as dis “ta famille est la mienne”. Alors prends soin d’eux. Prends soin de notre famille. Parce que si quelque chose leur arrive je te jure que je te botte les fesses jusqu’en Egypte et je te tue là où j’aurais dû le faire.

Bien sûr cette idée, ce discours et cette perspective ne plaisait pas du tout à Ali mais il savait bien ce que Saïd essayait de lui dire. Il avait entendu des paroles semblables bien assez de fois pendant sa propre guerre de la bouche de d’autres frères. Il lui disait au revoir, sans vraiment le dire, mais même si Ali ne voulait pas l’entendre il ne lui interdit pas ce moment et acquiesça simplement, sombrement et amèrement.
Saïd se retourna alors vers Zoya et il sentit les mots lui brûler les lèvres ainsi qu’un baiser mémorable mais il se retint et se contenta de la narguer d’un sourire puérile. Il ne pouvait pas lui dire au revoir, pas à elle, alors il se contenta de l’emmerder comme toujours et comme la dernière fois qu’il avait cru la quitter à tout jamais.
- Et que je revienne pas pour apprendre que tu m’as encore pondu un autre gosse. salua-t-il avec une grimace mauvaise avant de disparaître dans un flash.
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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 25 Juin - 18:53

Au fond, elle avait beau s’être formellement opposé à l’idée de se servir de Parker…L’idée avait malgré tout fait son chemin. Sa rancune, sa jalousie, elle serait largement capable de la mettre de côté si ça lui permettait de détruire Rosier et de retrouver Saïd plus rapidement. Il approuva la proposition de Zoya mais cela n’ôta pas ses inquiétudes et ses craintes pour autant. Elle senti ses doigts sous son menton, comprenant avant même qu’il ne pose ses lèvres sur les siennes qu’il la quitterait bientôt, très bientôt. Il lui rappela pourtant qu’il serait toujours là et qu’il en était de même pour elle.
Un sourire s’afficha malgré elle sur son visage lorsqu’elle senti ses doigts lui pincer sa chair, une lueur tendancieuse traversant ses yeux bleus. La vague d’envie qui le traversa suffisait à trahir les vilaines pensées de la jeune femme, lui faisant comprendre qu’elle ne promettait rien, qu’elle l’aimait et par surtout, qu’il allait bien trop lui manquer.

Elle resta silencieuse pourtant, parce qu’elle le savait, si elle ouvrait la bouche c’était pour lui supplier de rester, lui dire qu’elle ne supporterait pas cette distance et encore moins l’idée de le perdre. Elle l’avait attendu quinze ans, n’avaient-ils donc pas mérité d’être ensemble à présent ? Ses dents pincèrent le bout de sa langue au fur et à mesure que les minutes passaient, qu’ils parlaient et qu’elle sentait le moment fatidique approché. La perspective que ça puisse tourner mal lui tordait le cœur mais elle souffrait en silence, jusqu’au bout, s’acharnant à ne pas transmettre cette partie-là de ses sentiments. Même si au fond cela ne faisait que témoigner de son amour pour lui, il n’avait pas besoin de ça. Ni lui, ni elle.

Ses yeux croisèrent les siens, et elle aurait tout donner pour une dernière baise, pour un dernier moment aussi mémorable qu’intense mais c’était bien là le fond du problème. Ni lui, ni elle ne voulait de "dernier" moment…Il devait partir, comme ça, simplement, comme on quitte la maison pour aller bosser et revenir le soir-même retrouver sa petite famille. Et ce fut plus difficile que ce qu’elle n’aurait cru.

« Maintenant que t’en parle… » Répliqua-t-elle mais il suffisait de voir la malice dans ses yeux pour comprendre qu’elle n’était pas sérieuse, il le comprit, avant de disparaitre et elle restait immobile devant le vide qu’il laissa dans la pièce. Inspirant profondément, elle posa sa main sur la marque, tentant de canaliser la profonde tristesse qui l’envahissait à l’instant, changeant celle-ci en détermination, il n’était pas question qu’elle perde, pas une nouvelle fois, elle ne pourrait pas le supporter.

Finissant par se retourner vers Asim, elle se força à sourire.

« Je suppose que toi aussi tu vas devoir y aller… »

Elle lui tendit la main, la dernière fois elle était partie comme une voleuse, parce qu’elle n’aurait jamais pu avoir la force de dire au revoir à son fils. S’en aller, sans se retourner, c’était plus facile, comme arracher un pansement d’un coup sec. Elle attendit qu’il lui prenne la main tendu.

« Merci… »

Cela ne semblait pas s’adresse uniquement à l’Egyptien qui lui faisait face, mais bien à ceux qu’elle avait rencontré là-bas, à ceux à qui elle avait confié la chair de sa chair. Elle s’éloigna ensuite, laissant tout le loisir à Ali de saluer à son tour son ami. S’installant à la table, elle patienta, jusqu’à ce qu’un nouveau flash illumine la pièce et qu’il ne reste plus qu’elle et son beau-frère.
Elle posa son regard sur celui-ci, elle se sentait mal à l’aise et clairement méfiante, incapable de vraiment oublier les souffrances qu’elle avait endurer, causer par ses soins. Il ‘était difficile d’oublier qu’un homme avait tenter de vous tuer à plusieurs reprise.

« Ne pars pas… »

Elle ignorait pourquoi mais elle pensait qu’il serait tout aussi mal à l’aise, si ce n’est plus, par ce tête à tête mais malgré cela…Zoya n’avait pas la force de gérer la solitude, pas maintenant, pas de suite. Bien qu’elle ne l’avouerait probablement pas à haute voix, elle avait besoin de la présence de cet homme pour ne pas sombrer.


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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 25 Juin - 19:37

Saïd disparu dans un flash, laissant Zoya seule avec les deux Egyptiens mais Ali n’eut pas la force de relever les yeux pour le voir. Son frère parti et en acceptant de l’aider il avait accepté de le laisser faire et de renoncer à le protéger. Tout ses efforts semblaient s’acharner à perdre leur tout leur sens mais il savait qu’il devait s’accrocher. Contrôler ses émotions et ses instincts de retrouver et de protéger son frère au profit de quelque chose de plus important. Non pas à ses yeux mais aux yeux du reste du monde, au yeux des innocents, aux yeux de son Dieu, probablement. Cela avait été si naturel d’oublier ses sentiments pour se battre à corps perdu dans la guerre lorsqu’il répondait aux ordres de Malick et Ali aurait souhaité qu’il en soit de même aujourd’hui. Il se raccrocha au souvenir de cette sensation en observant la marque noircie autour de son bras tout en s’efforçant d’oublier qu’elle était aussi le signe qu’il n’avait pas su protéger son chef.

- Oui. répondit simplement Asim lorsque l’Anglaise se retourna vers lui.
Il ne sentait pas Rê ou même Telg venir demander son retour mais il savait tout de même qu’il ne pouvait pas rester. Il ne serait d’aucune utilité et sa place était auprès de Rê. Il serra chaleureusement sa main et acquiesça en acceptant ses remerciements. Il se garda de lui dire qu’il aurait voulu faire bien plus que les aider aujourd’hui et de veiller sur Elliot au Temple de Ra, qu’il aurait voulu en faire plus pour Leo et qu’il aurait voulu chasser cet homme sombre avec eux. Mais il se contenta d’accepter sa gratitude pour le peu qu’il avait put faire et qu’il continuerait de faire. Elle s’éloigna ensuite et ce fut le signe pour les deux Egyptiens que c’était à leur tour de se dire au revoir.
Asim poussa Ali a relever la tête en posant une main sur son épaule et à quitter son air morose et abattu en lui servant un grand sourire. Il le força dans une accolade fraternelle et revigorante.
- Ne soit pas si sombre, fils de Ra. le taquina-t-il doucement. Qu’est-ce que quelques milliers de kilomètres pour un sorcier qui peut transplaner alors que le Soleil lui-même doit prendre toute une journée pour faire le tour de la Terre ? Tu n’es pas loin, Ali. Tu n’es pas perdu. Et tu n’es pas seul. Ra brille toujours au dessus de nos têtes. Alors… Combien de fois je peux le répéter avant que tu dises que je radote ? Appelle, et nous viendrons. Tu n’es -
- Pas seul. Compris. J’ai compris. Merci. coupa Ali avec un faible rire devant l’acharnement d’Asim a vouloir le rassurer et l’amuser. Avec une dernière tape sur l’épaule, choisissant lui aussi de ne pas dire aurevoir, le protecteur s'éclipsa dans un flash en les laissant tous les deux.

Le silence retomba une seconde et avec lui le faible sourire que l’Egyptien était parvenu a esquisser. Sans Zahra, sans Saïd, sans Asim, c’était tellement difficile de se dire qu’il n’était pas seul. Il savait que les mots de Rê et d’Asim étaient là pour le rassurer et raviver sa foi et celle-ci était bien présente et forte en lui et pourtant il aurait préféré pouvoir compter sur quelque chose de plus matériel et physique que ses croyances pour l’apaiser. Le sentiment soudain et écrasant de solitude était tel qu’il en oublia presque qu’il n’était réellement pas seul et que Zoya était encore là.
Il se retourna vers elle, à moitié surprit lorsqu’elle lui demanda de ne pas partir lui aussi. Il ne savait pas s’il devait se sentir attristé ou rassuré de pouvoir lire un mal être similaire dans ses yeux bleus.
- Je ne vais nulle part. répondit-il simplement car c’était là ce qu’il avait prévu de toute manière. Je ne peux pas rentrer chez-moi, je ne peux pas suivre mon petit frère… dit-il en ne cachant qu’à moitié l’amertume dans ses mots. Mais toi tu as mon frère. Et je peux rester avec toi. finit-il par confier en jetant un regard à la marque du sang de Saïd sur le bras de Zoya.
Il aurait presque voulu avoir la même pour s’assurer que Saïd allait bien mais il savait que cette magie était néfaste et impure et ce n’était pas ainsi qu’il voulait veiller sur lui.
- Me diras-tu… ? Si… Si quelque chose n’allait pas ? ne put-il s’empêcher de demander néanmoins, son regard bleu ne quittant pas la marque comme s’il tentait d’y lire les sensations qui s’en échappaient. Mais il savait que ça ne fonctionnait pas comme ça alors il détourna le regard avant de paraître trop inquisiteur. Ses yeux se portèrent alors sur l’extérieur et le paysage morne à travers la fenêtre.

- Je ne sais pas grand chose de ce monde. Je ne connais pas grand chose de ces gens. J’ai vu votre ennemi mais je ne le comprends pas. Je suis un soldat sans ordre a suivre. Je suis là pour aider, Zoya, mais je ne sais pas comment. confia-t-il doucement d’un ton morose avant de finalement se retourner vers elle. Tout ça pour dire que… Si je peux faire quoi que ce soit, n’hésite pas à me le dire. S’il-te-plait.
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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Sam 25 Juin - 21:22

L’entendre le lui dire la rassurait un peu, allez savoir pourquoi elle préférait rester avec un homme qui la haïssait presque autant qu’elle se haïssait elle-même plutôt que d’être seule. Ses paroles eurent pourtant l’effet d’une pierre dans son estomac, comment ne pas se sentir coupable ? Ne serait-ce qu’un peu ? Il était évident que si elle n’avait jamais fait partie de la vie de Saïd, celui-ci serait probablement rester là-bas. Pourtant, elle n’arrivait pas à s’en sentir tant désolé que ça. Et c’était exactement parce qu’elle l’avait qu’elle était incapable d’être désolé, c’était presque une fierté au final, il l’avait choisi elle. Son regard posé sur le cercle rouge, elle resta de longues secondes à l’observer, à sentir sa présence en elle. Elle passa ses doigts dessus, redoutant le moment où Saïd se présenterait devant Evan avec cette marque, il le lui ferait peut-être payé, juste pour le plaisir de savoir que quelque part en Angleterre, elle serait là pour sentir ce qu’il lui ferait subir.

Elle détourna ses yeux de la marque pour fixer le frère, qui lui demanda la seule chose qu’au fond, elle pouvait faire pour lui. Elle acquiesça.

« Tu es probablement mon seul espoir de me le ramener vivant Ali… »

Portant sa cigarette une nouvelle fois à sa bouche, elle en inspira le poison et le bien être qu’elle ressentait à pouvoir sentir la nicotine lui brûler les poumons, elle le laissa voyager librement en elle et rejoindre Saïd. La voix de son frère lui parvenait et elle ne put s’empêcher de laisser échapper un rire en l’écoutant, se moquant un peu de la situation.

« Je suis un soldat… » C’était ce qu’elle était, ce qu’elle avait toujours été, un soldat qui suivait les ordres d’Alastor Maugrey. « Et je me retrouve du jour au lendemain à devoir porter le rôle de leadeur… Alors pour le moment, je sais pas quoi te dire, ni quoi te demander… » avoua-t-elle simplement.

Elle repensait à leur première rencontre, à la seconde, à la troisième, toute était teintée de souffrance physique et morale, mais au final Ali n’avait réussi qu’à renforcer ce qui avait toujours lié Saïd et elle. Observant celui-ci, elle eut une idée.

« Votre magie…Elle est différente…Je l’ai sentie le jour où Saïd m’a sauvée » Elle marqua une pause, sachant pertinemment que ce qu’elle allait lui demander lui couterait. « Tu pourrais soigner quelqu’un d’une sorte de poison ? »

Elle fronça les sourcils à cette pensée, aidé Parker ne faisait pas vraiment partie de ses priorités à la base et se serait mentir que de dire qu’elle ne prenait pas un certain plaisir dans le malheur de cette femme mais…Au fond…Elle lui en devait une…Même si ça lui donnait envie de gerber que de l’admettre.

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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Dim 26 Juin - 9:17

Quel bien étrange duo ils formaient tous les deux. Autant perdu et inquiet l’un que l’autre, ils se ressemblaient plus qu’il ne l’aurait cru finalement mais ce n’était pas pour ça qu’ils deviendraient les meilleurs amis du monde. Ali avait essayé de la tuer et si ce n’était pour Zahra, son collier et la confiance qu’elle portait à cette femme, il n’aurait sûrement pas arrêter d’essayer. La marque de Saïd, le collier de Zahra mais aussi l’amour de son neveu Elliot. Tant de signes qui entouraient dorénavant l’Anglaise comme une protection mentale de la haine et l’agressivité d’Ali. Faisant plus confiance à Zahra qu’a lui même pour discerner la réalité et le bien du mal et des cauchemars, il se résignait à enterrer ses instincts en même temps que la hache de guerre mais Zoya faisait bien de l’approcher avec méfiance. Lui-même savait que tout cela ne tenait qu’à un fil qui n’avait de cesse de s’affiner.

Elle n’avait pas d’ordre ou de direction a lui donner et l’Egyptien ne su si c’était mieux ainsi ou pas. La question “qu’est-ce que je fais ici ?” tournait sans cesse dans sa tête et attaquait son esprit chaque seconde qui s’écoulait sans qu’il ne trouve de réponse. Pourtant il savait qu’il était exactement là où il devait se trouver, faute de pouvoir être aux côtés de Saïd. Il ne retournerait pas à Héliopolis sans lui, alors il devait se contenter de rester aussi proche que possible et faire au mieux.
Même s’il ne savait pas où elle venait en venir, la question de l’Anglaise fut la bienvenue. Parler pour chasser le silence atténuait la sensation qu’il n’avait rien à lui dire ou qu’il ne savait pas quoi lui dire.

- Ça dépend du poison. Et de la personne. précisa-t-il tout d’abord pour l’aider à rediriger l’idée qui trottait dans sa tête.
- Notre magie est bien différente oui. Elle est plus forte, plus… sincère. Mais j’ai vu la votre et Asim, il… Vous utilisez la magie comme un outil. Et vos baguettes sont comme… des jouets. s’amusa-t-il légèrement en se souvenant d’une conversation qu’il avait eu avec celui qui avait su adopté les deux magies au fil des années et des voyages. La façon dont vous utilisez la magie est assez… loufoque ? Mais aussi très malléable, inventive et parfois très précise. Je ne peux pas dire que notre magie est meilleure, juste… différente. Alors pour le poison, je peux… essayer. répondit-il finalement.
- Y a-t-il quelqu’un que tu souhaites aider ? demanda-t-il ensuite afin de ne pas rester trop longtemps à se perdre dans la théorie.
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MessageSujet: Re: Juste une seconde   Dim 26 Juin - 9:50

Elle esquissa un sourire amusé en l’écoutant, il fallait bien admettre que la première fois qu’elle avait eu une baguette à la main, elle n’avait pas pu s’empêcher de rire et de penser à une blague.

« Tu as vu la taille de ton truc ? T’aurais pas quelque chose à compenser ? »

Plaisanta-t-elle en finissant par écraser sa cigarette terminée.

« Ce n’est pas moi qui souhaite l’aider… » elle l’admettait, Lise était loin d’être une femme qu’elle portait dans son cœur, trop peu fiable à ses yeux, c’était aussi une fouineuse qui avait l’art de s’intéresser aux affaires qui ne la regardait pas et c’était bien pour ça qu’elle était incapable de faire confiance en cette femme. Ajouter à cela les derniers évènements n’arrangeait en rien l’image qu’elle avait d’elle.

« Mais je suppose que tu n’es pas le seul à devoir laisser tes envies de meurtre de côté »

Elle se leva, retournant dans la chambre pour récupérer sa veste avant de revenir vers la pièce.

« L’hopital Sainte-Mangouste, tu connais ? »

S’en assurant avant de partir, parce que si cela n’était le cas, il devrait s’accrocher à elle pour le voyage, dans le cas contraire, ils se retrouveraient là-bas dans la seconde.

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Juste une seconde

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