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 Un an de plus

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Un an de plus   Mer 18 Mai - 18:01


Il l’entendit lui assurer qu’il n’irait nulle part mais cela ne lui apporta aucunement le réconfort qu’il aurait voulu. Il pu percevoir l’amertume dans son rire et cela le déchira un peu plus d’horreur et de colère. Non, ce n’était pas ce qu’il pensait. Il pouvait deviner que son frère se mourrait petit a petit a l'intérieur bien qu’il faisait l’effort de ne pas l’abandonner. Mais ce n’était pas ça, ce n’était pas lui. Il fallait qu’il le lui dise, il le fallait. Mais il n’y arrivait pas.
Crispé, il avait encore l’impression que des griffes glacées l’enserraient doucement, l'empêchant de bouger, l'empêchant de parler, l'empêchant de se débattre et de trouver la force de rassurer son frère. Il était tellement en colère contre lui-même, contre le fantôme de cette peur incontrôlable qui le paralysait et pourtant cela ne l’aidait pas a la combattre. Il n’avait pas envie d'être seul et en même temps il avait pour seul désir de disparaître, de se soustraire au regard de son frère comme il pouvait le faire pendant la nuit.
Mais Kafele était toujours la, tentant de les rassurer tous les deux en se parant de l’humour plaisantin qu’ils avaient l’habitude de partager. Mais cela ne fit que rappeler et confirmer a Tumaini que ce brasier si délicieux qu’ils avaient partagé ces derniers minutes s’éteignait doucement par sa faute. Il retint un sanglot de frustration alors que son corps continuait de batailler avec les vague de nausées.

- C’est généralement comment se terminent les miens. souffla-t-il d’une voix brisée d’amertume et de déception. Aujourd’hui n’était apparemment pas une exception.

Il serrait son propre corps, le compressant et le griffant comme si cela avait pu atteindre et tuer le démon qui lui retournait les entrailles. Mais tout ce qu’il parvint a faire était de s’infliger a l’extérieur ce qu’il pouvait ressentir a l’intérieur. Il se recroquevilla sur le sol, démuni face a ce mal qui le rongeait, s’interdisant de hurler ou de pleurer a nouveau face a Kafele mais incapable de l’appeler ou de lui parler. Les images et les sons ne tardèrent pas a fouetter son esprit sans qu’il n’ose ouvrir les yeux pour les affronter. Il n’avait pas besoin de le voir pour le sentir en lui. Cette présence envahissante et répugnante qui le poignardait encore et encore en le noyant de dégoût et d’horreur.
Il avait su l’affronter et le subir toutes ces années mais pas ce soir. Ce soir il aurait tant voulu le passer a enlacer le corps brûlant de Kafele. Sentir son coeur cogner et raisonner dans sa poitrine jusqu'à ce que le sien puisse y faire écho. Laisser sa chaleur et sa passion purger son corps de toute cette colère et cette rage qui durcissait sa peau. S’évader avec lui le temps d’une nuit et rejoindre ses rêves si enivrants et embarrassants, mais au lieu de ça c’était ses cauchemars qui avaient finit par les rattraper. Avant même qu’il puisse l’effleurer, il voyait l’espoir de pouvoir tuer ce mal avec l’amour de Kafele s’envoler en fumée. Avant même de se rendre compte qu’elles avaient poussées il sentait ses ailes brûler. Mais il y avait pire encore. Il savait qu’il emportait dans sa chute les rêves précieux de son frère, ce qui rendait tout cela tellement plus insupportable.

- Je suis désolé. Je suis tellement désolé. Je… gémit-il faiblement a travers sa mâchoire serrée.

Ils s’étaient demandé si s’autoriser cette folie et ce délicieux écart de conduite n’allait pas empirer les choses, mais lui en priver si violemment était plus cruel encore. Il avait voulu lui offrir le plus beau cadeau d’anniversaire de toute sa vie et au lieu de ça il avait tout gâché. Gâcher ce jour pour l’un de ses frères, c’était tout ce qu’il avait voulu éviter pour aujourd’hui mais même ce simple objectif il avait réussi a le rater.

- Je suis désolé Kafele. répéta-t-il encore et encore, suppliant qu’il le pardonne mais aussi qu’il puisse magiquement le comprendre sans l’obliger a en parler, a devoir prononcer les mots, a devoir se l’avouer a lui-meme.  

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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Un an de plus   Mer 18 Mai - 18:24


Il baissa les yeux en l’entendant lui répondre. Il savait que tous faisait des cauchemars, lui le premier, mais il avait toujours vu Tumaini comme un homme innébranlable, capable de mettre absolument tout de côté mais en réalité, il semblait simplement incapable de mettre des mots sur ce qu’il pouvait parfois ressentir alors il préférait simplement taire tout ça. Mais il connaissait le pouvoir dévastateur du silence. Il se leva, juste pour pouvoir se rapprocher alors que celui-ci s’excusait. Derrière l’homme, il s’agenouilla et lentement, il posa ses bras autour de ses épaules, attirant son dos contre lui. Il fit ses gestes avec beaucoup de patience, de précaution aussi, laissant tout le temps qu’il fallait à son frère pour gérer sa présence et son contact, jusqu’à ce qu’il accepte simplement sa présence et ses bras.
Sa tête contre l’arrière de son crâne.

« Tu en a déjà fait beaucoup pour moi ce soir Tumaini… »

Ce qui était vrai, rien depuis le départ ne l’avait obligé à se montrer aussi proche, aussi intime avec lui. Et s’il aurait préféré que cela se termine autrement, cela n’effaçait pas la totalité du moment agréable qu’il avait passé avec lui et ils vivaient bien assez d’atrocité dans leur existence pour ne pas se raccrocher au peu de moment véritablement bon qu’ils avaient…Cela n’en restait pas moins précieux et cette douleur, elle finirait par disparaitre pour ne lui laisser que cet avant-gout de paradis.

« Je reste ton frère »

Affirma-t-il, comme une promesse qu’il ne lui en voudrait jamais pour ce qu’il était. Rien ne le forçait à avoir le même appétit que lui, rien ne l’obligeait à se donner à lui juste pour lui faire plaisir. Il embrassa les cheveux du soldat, posant son front contre l’arrière de sa tête. Il avait mal, il ne pouvait pas le nier mais il ne pouvait s’empêcher de sourire en repensant à ces dernières minutes. Il ne lui poserait jamais de question sur ces rêves, ces cauchemars, il serait juste présent, comme il l’avait toujours été et comme il le serait toujours.

« Tu veux rentrer ? »

Demanda-t-il dans un murmure alors qu’il le gardait contre lui.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Un an de plus   Mer 18 Mai - 19:55


Tumaini frissonna en sentant enfin le contact et la présence de son frère contre lui. Était-ce de la peur, de la culpabilité, du soulagement, du dégoût, du désir ? Il ne savait plus. Il ne contrôlait ni ne comprenait son corps bien qu’il savait très bien ce qu’il aurait voulu en faire. Se retourner pour le prendre dans ses bras, l’embrasser encore et encore jusqu’à en perdre haleine, le dévorer et prendre tout de lui alors qu’il lui donnerait tout, s’abandonner en lui. Mais ses muscles pétrifiés ne lui autorisèrent rien de tout cela et au lieu de ça il ne put que soupirer en se contentant de sa chaleur, de son aura et de sa voix.

Il voulu pleurer, hurler et rire de ce qu’il l’entendit lui dire. Il aurait voulu en faire tellement plus qu’il ne se rendait même plus compte que tous leurs gestes et leurs baisers avaient déjà bravés certains codes et certaines règles. Il se sentit rougir de honte alors qu’encore une fois les mots se coinçaient dans sa gorge sans lui donner une chance de rectifier le tir. Il avait abandonné Kafele dans ses étreintes et maintenant il avait l’impression de l’abandonner encore dans son silence forcé.

Sa promesse, ses mots qu’il savait résonneraient dans l’esprit et le coeur de Tumaini comme une mélodie rassurante et familière arrachèrent au soldat un soupir de soulagement, mais aussi un peu de défaite. Lui qui n’avait pas réussi à comprendre l’aveu de son frère avant qu’ils ne s’emportent dans leur passion, il sentait qu’il avait pu toucher du doigt ce qu’il avait voulu dire. Plus qu’un frère. Jusqu’ici ça n’avait eu pour lui aucun sens mais maintenant il se rendait compte qu’il le voulait.
Il voulait plus. Il voulait plus que leurs jeux taquins, leurs moqueries, leurs combats et leurs conversations autour d’une bière. Il voulait plus que ce bonheur simple qu’avait su leur apporté leur fratrie. Il voulait Kafele, il voulait sa passion et son désir et il le voulait pour lui tout seul. Cette envie débordante, il pouvait la sentir rejaillir à chacun de ses souffles qu’il pouvait sentir contre la peau de son dos, a chacun de ses gestes, ses baisers, son contact.

- Non… supplia-t-il dans un souffle résonnant encore d’un désir obscène alors qu’il parvint seulement à presser son dos un peu plus contre Kafele.

- Je te veux toi… Je te veux toi et personne d’autre… murmura-t-il en rougissant bien qu’il savait que cela ne devait pas avoir de sens aux oreilles de son frère.

Cela ne suffisait pas pour lui faire comprendre que ce désir qu’il ressentait pour lui, Tumai le sentait aussi vibrer en lui. Que son démon n’était pas Kafele, que lui pouvait peut-être bien être son ange. Mais a chaque fois qu’il tentait de trouver des mots plus cohérent, se rapprocher du sujet qui l’avait forcé à se séparer de lui, il pouvait sentir sa trachée se serrer comme si la main de cet homme le serrait encore aujourd’hui pour l’empêcher de crier.
Il n’arrivait pas à s’exprimer, il n’arriverait pas à en parler alors le soldat se força a au moins réussi à se retourner et prendre son frère dans ses bras pour le serrer tendrement, posa sa tête contre son épaule pour cacher toute sa culpabilité et sa honte.

- Je veux que cette nuit soit notre. Je veux que tu m’enlaces, je veux que tu m’embrasses, je veux que tu rêves avec moi. Je veux t’aimer Kafele, je veux… Je… avoua-t-il dans un souffle inavoué comme si les bras de Kafele, son odeur et sa chaleur lui avait offert la protection et l’assurance nécessaire pour qu’il s’adonne à cette confession. Mais je… tenta-t-il pour voir si cela avait aussi été suffisant pour lui permettre de lui avouer plus mais un frisson le rappela immédiatement à l’ordre. Il serra un peu plus Kafele en se crispant, bataillant encore et toujours contre ce démon qui s’efforçait de vouloir les séparer.
- Je ne peux pas… Je ne sais pas qu’est-ce… Je… peux pas supporter… J’ai juste… Ils… Je…

Mais chaque effort et chaque échec agita un peu plus son angoisse qu’il avait réussi à calmer un peu dans les bras de Kafele et il grimaça de frustration et de douleur. Efforcé de réaliser qu’il n’y arriverait pas et que Kafele ne parviendrait probablement jamais à le comprendre ou le deviner, il se sentait envahit d’un profond désespoir. Il lui suffisait juste de lui dire. Kafele lui avait assuré et il en était persuadé, il ne le jugerait pas ni même serait capable de le blesser en l’apprenant. Mais c’était Tumaini lui-même qui ne parvenait pas à se permettre de l’avouer, bien qu’il en était conscient, bien que chaque année, chaque cauchemar, il en découvrait toujours un peu plus et ne pouvait plus échapper à la certitude. Ce n’était pas contre Kafele qu’il devait se battre mais contre lui même. Mais s’il devait se battre aujourd’hui, c’était pour Kafele, contre ses craintes, ses doutes, sa culpabilité et ses angoisses et ne l’avait-il pas dit ? Pour lui il était prêt à tout.

- Ma chair…  est… pourrie... maudite… souillée… dit-il en arrachant chaque mot de sa gorge serrée lui donnant l’impression d’arracher son propre cœur à chaque fois. Et ma tête… refuse... de me laisser l’oublier. souffla-t-il enfin en priant le ciel que cela suffise car il n’avait pas la force d’en dire plus. Il pouvait sentir la nausée le menacer que ses prochaines paroles ne soient que de la bile acide ou des larmes salées alors il serra les dents un peu plus en baissant la tête. Malgré les bras de Kafele il s’était remit à trembler et avait plus froid que jamais.

- C’est pas toi ! Comment ça pourrait être toi... s’énerva-t-il soudain avec un petit sourire amer, révolté d’en être arrivé là. Il releva la tête, cessant finalement de cacher toute la honte et le dégoût de soi qui tirait son visage.
- Je suis un soldat, Kaf’. Je n’ai jamais été destiné à aimer. s’excusa-t-il plein d’amertume.
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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Un an de plus   Mer 18 Mai - 20:37


Il esquissa un sourire non maitrisé lorsqu’il le supplia de ne pas rejoindre les autres. C’était égoïste mais à vrai dire, il préférait passer cette soirée sur ce toit à juste observer les étoiles en sa compagnie plutôt que de retrouver la foule étouffante de la fête qui battait son plein dans les rues adjacente. La musique leur parvenait jusqu’ici et c’était déjà amplement suffisant.
Son cœur semblait rater plusieurs battements à la suite alors que ses bras se crispèrent légèrement, était-il sérieux ? C’était difficile à dire mais il y avait une chose dont il ne pouvait pas douter, Tumaini était sincère, il pouvait le sentir, bien qu’il était incapable de mesurer la profondeur de cet aveu. Son cœur avait recommencé à battre, à une vitesse légèrement supérieur jusqu’à ce qu’il se retourne et ne fasse qu’intensifier ses pulsations en se glissant plus profondément dans ses bras.

Il le serra légèrement contre lui, inclinant la tête pour pouvoir l’aider à se cacher un peu plus bien qu’il n’avait en tête que de le protéger plus qu’autre chose. Il resta silencieux, offrant le confort de ses bras et la chaleur de son corps contre le sien. Il pouvait le sentir s’énerver au fur et à mesure de ses aveux et il culpabilisa de trouver, dans ses mains, le réconfort qu’il avait lui-même besoin. Jusqu’à ce que ses mots face enfin écho dans son esprit. Il crut comprendre l’horreur qui se cachait derrière ses mots mais s’interdisaient de demander la moindre confirmation, son étreinte se fit plus forte. Jusqu’à ce que les nerfs le fasse s’éloigner de lui…Ce n’était pas lui, cela ne pouvait pas être lui. Mais il n’arrivait plus à sourire, ce n’était clairement pas le moment d’afficher une quelconque satisfaction.

« Tu te souviens de notre premier entraînement ? »

Lui demanda-t-il soudainement après qu’il lui ai dit qu’il n’était pas capable d’aimer parce que personne ne le lui avait appris. A l’époque, Kafele n’était qu’un gamin de presque six ans, un enfant effrayé, traumatisé, et incapable de tenir une arme sans qu’elle finisse par lui échapper des mains. Sa maladresse était telle qu’elle l’était aujourd’hui lorsqu’il n’était pas sur le terrain.

« Je n’étais pas un soldat… » Rappela-t-il, aucun d’eux ne l’était à l’époque mais il y en avait un qui s’était montrer rapidement plus habile que les autres, et cet enfant était l’adulte qu’il avait face à lui en ce moment. « Je passais plus de temps sous les coups de fouet que sur mes deux pieds » dit-il en se moquant de lui-même.

« Et un petit con arrogant est venu, troquant mes seuls moments de repos pour d’autres entrainement, il m’a appris à contrôler tout ça…A me contrôler et aujourd'hui, il se pourrait bien que je sois meilleur soldat que lui »

Dit-il en laissant échapper un seul sourire. Il lui vola un chaste baiser, esquissant un nouveau sourire.

« Cette nuit est déjà à nous, il n’y a que toi, moi et ces étoiles pour savoir ce qui s’y passer et je ne partagerai ça avec personne d’autre que toi »

Il le repoussa légèrement, lentement, l’obligeant à s’allonger alors qu’il se trouvait au-dessus de lui, à quatre patte, ses deux jambes du côté droit de sa hanche alors que ses mains encadrait son visage au-dessus de ses épaules.

« Personne ne m’a appris à aimer ou destiné à aimer, aucun de nous le sommes, je suis mort de trouille mais... » il resta quelques secondes à l’observer tout simplement, ses yeux dans les siens.

« J’ai toujours envie de toi » avoua-t-il en rougissant malgré lui « j’ai toujours envie de te faire l’amour…Mais je n'ai pas envie de te faire du mal »

Il se posa enfin, sa tête contre son torse, observant à son tour les épaules.

« Je suis pas devenue un soldat en un jour Tumaini... »
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MessageSujet: Re: Un an de plus   Mer 18 Mai - 21:32



Bien qu’il lui laissait voir tout son désarroi en se tournant vers lui, il n’osa pas vraiment observer et analyser sa réaction. Il ne voulait pas voir l’horreur faire écho dans ses grands yeux sombres, il en avait bien assez à l’intérieur de lui.
Il acquiesça lorsqu’il lui demandait soudainement s’il se souvenait de leur premier entraînement. Alors que son passé était pour lui un mystère et un brouillard dont émergeait parfois des démons comme celui qu’il sentait toujours tourner en lui, il se souvenait de chacun de ses jours en tant que soldat comme si elles avaient été gravé dans son esprit tel les détails d’une mission à effectuer. Porté par les mots de Kafele il se remémora la petite tête d’idiot trouillard qu’il avait pu observer sur le terrain d'entraînement. Si faible, si peureux, si maladroit. Il pouvait encore sentir l’écho de la colère que cela lui avait procuré de le savoir son allié et cela parvint à lui arracher un petit sourire nostalgique. Il l’avait malmené, sans compassion ou délicatesse pour le forcer à se relever encore et toujours et à devenir plus fort.
Kafele vint le narguer en titillant son égo mais Tumaini ne chercha pas a le contredire, se contentant de s’amuser doucement des illusions de grandeur familière de son frère. En réalité, Kafele avait parcouru tant de chemin depuis ce premier jour que Tumaini hésita à lui accorder cette fierté. Lui ne se souvenait pas avoir tant lutté et comme le lui rappelait Kafele, ça avait même été plutôt le contraire. Les coups de fouet qu’il avait reçu étaient surtout pour le punir d’un excès de zèle plutôt que pour réprimander sa faiblesse. Tumaini avait été un soldat dès le premier jour. Depuis ce jour où on lui avait fait comprendre qu’il ne lui restait plus rien. Rien à part la colère.

Il ne lui mentit pas, ne vint pas voler ses craintes et ses cauchemars ou décortiquer son secret mais il le rassura, lui promettant que tout comme son propre secret, cela ne changerait rien entre eux et que cette nuit était encore la leur. Tumaini ferma les yeux avec un soupir de soulagement, incertain encore de savoir s’il avait le droit d’en sourire. Le chaste baiser qu’il lui offrit et leurs étreintes n’étaient qu’une maigre consolation comparée à ce qu’ils avaient tous deux envies de faire. Mais il avait fallu que le fantôme d’un souvenir incertain vienne dresser ce mur d’angoisse entre eux.
Tumaini se laissa pousser et s’allongea, soufflant alors qu’il pouvait encore sentir un mélange douloureux de désir et de peur fourmiller furieusement dans son corps. Il se raccrocha au regard langoureux de Kafele, s’y plongeant dans l’espoir d’abandonner ses songes sombres derrière lui. Ses mots le firent frissonner de plaisir et de soulagement mais aussi de frustration en sachant que son traumatisme était encore là à guetter la moindre once d’audace dont il pourrait faire preuve.

Mais il lui reparla de son histoire, de son parcours et de tout le temps et les efforts que cela avaient prit pour qu’il puisse s’appeler soldat. Sa phrase vint faire écho à l’histoire de Tumaini, mais peut-être pas par rapport à sa nature de soldat. Kafele était un enfant maladroit qui avait apprit à se battre, peut-être que Tumaini pouvait être une soldat qui apprendrait à aimer ? Ce dernier inspira avec appréhension.
Il avait toujours été du genre à analyser les choses et prendre des décisions hâtives, une déformation de combattant qui ne pouvait accorder de temps à l’hésitation. Mais Kafele lui savait être patient, observer, attendre le moment et l’opportunité parfaite. Tumaini retirait des paroles de son frère que peut-être, ils pouvaient simplement se donner le temps et garder l’espoir qu’il puisse un jour vivre cette nuit et ce rêve ensemble.  Ils pouvaient perdre une bataille sans perdre la guerre. Peut-être n’était-il pas condamné à ne connaître comme sensation que celle qui hantait ses cauchemars.
Tumaini voulu y croire et il sentit l’espoir faire renaître un peu de chaleur dans son corps. Il savait que Kafele pouvait être très patient, malgré son avidité mais ça n’avait jamais été son genre. Le sentir contre lui ne lui donnait envie que de s’abandonner complètement et sans réserve mais ils devraient se contenter de moins. Paver cette route qu’ils prenaient ensemble avec délicatesse et attention.

- Alors embrasse-moi. ordonna-t-il presque d’une passion fébrile car il était tant impatient de pouvoir arriver au bout du chemin.
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MessageSujet: Re: Un an de plus   Mer 18 Mai - 22:12


Sa tête contre lui, il pouvait entendre son souffle, les battements erratique de son cœur mais c’était autant de son qui l’apaisait, partageant avec lui le même rythme. Jusqu’à ce qu’il lui souffle un ordre, il supportait mal les accès d’autorité de Tumaini mais ceux-là…Il prit légèrement appuie contre lui pour se relever, se rapprochant lentement de son visage. Son nez caressa le sien, lentement, au fur et à mesure qu’il approchait. Ses lèvres effleurèrent sa bouche avec cette même douceur, il prenait son temps non pas pour le torturer mais pour être certain qu’il s’habituerait à chaque contact, à sa peau, à son gout. Il emprisonna sa lèvre inférieure entre les siennes, la suça légèrement avant de véritablement l’embrasser.

Et il ne réclama rien de plus que ce contact, parce que plus que le désir de vouloir assouvir des besoins plus primaire, il se rendait compte que rien de tout ça n’aurait jamais suffi. Que lui faire l’amour ne l’aurait pas soigné de ses rêves comme un sirop soigne un rhume, parce qu’il n’était pas malade du moins…Pas dans le sens qui le croyait.
Il ignorait la nature profonde de ses sentiments, ni même où cela le menait, s’il pouvait véritablement s’estimer amoureux mais ce qu’il savait certainement c’est qu’il aimait ce contact et qu’il n’avait jamais voulu partager avec quelqu’un d’autre que lui.

Alors il l’embrassa, d’abord lentement, laissant leurs bouches faire à nouveau connaissance, gouttant ses lèvres généreuses avant de glisser sa langue jusqu’à la sienne. Et il se conterait de ça, parce que ce soir cela le comblerait assez, parce qu’il avait pu découvrir et partager quelque chose d’unique avec Lui. Cette nuit leur appartenait, et c’était tout ce qui comptait.
Le temps passait et il n’était rien deux plus que deux êtres qui apprenait à s’aimer, à se connaître d’une autre façon que celle à laquelle ils avaient été formaté. Franchissant probablement une frontière interdite. Il était plus que probable que leurs frères finissent par les rechercher mais la notion du temps lui échappait complètement.

De baiser doux, il passa à baiser tendre et beaucoup plus tard il laissa les prémisses d’une certaine passion animer sa bouche. Leurs positions changèrent et malgré l’envie de vouloir plus, ils appréciaient pleinement ce qu’ils pouvaient déjà s’offrir l’un et l’autre. Le temps défilant à une allure affolante, ce fut la lueur de leurs armes respective qui finirent par interrompre leur échange, le ciel sombre de la nuit commençait à troquer sa robe pour une teinte beaucoup plus orangé, annoncer le lever du soleil et le début d’un nouveau jour et avec, leurs frères qui usaient de leur magie pour pouvoir les retrouver.
Il esquissa un sourire, sa bouche encore contre celle de Tumaini. Il joua avec le feu en profitant du contact jusqu’à la dernière seconde, lorsque la lueur fut assez forte pour lui faire comprendre qu’il était réellement temps de cesser.

Parce que cette soirée leur avait appartenu qu’à eux deux, qu’il ne souhaitait nullement la partager, il avait été forcer d’y mettre un terme, se relevant avant que n’apparaissent sur le toit d’en face les silhouettes de leur frère. Kames portait sur une épaule le corps, semble-t-il, inconscient de Nail alors que Thi aidait Seth à tenir sur ses deux jambes. Il retint son irrésistible envie de se frotter la nuque, désignant d’un coup de tête Nail et Seth :

« Je vois que ça a été une excellente soirée »

Kames souriait en montrant un Nail complètement amorphe sur son épaule.

« Sans vous » fit la petite voix d’Uga avec une pointe de reproche alors qu’il observait les deux soldats.
« Ma faute » annonça directement Kafele se libérant enfin de son envie de se frotter la nuque en profitant du moment pour le faire, désignant les vomissures que Tumaini avait laisser au cours de leur nuit mouvementé « J’avais besoin d’air »

Et vu qu’il s’agissait de ce qu’il avait dit avant de quitter le bar, qu’il n’aurait pas été surprenant que Kafele soit malade tant il supportait difficilement l’excès, personne posa plus de question et les frères purent reprendre leur route vers le temple.
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