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 Loin des yeux, proche du coeur

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NPC Eli

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Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 10:03


- Letti. annonça Thi avant même que ses frères ne puissent ôter leurs armes tachées de sang de leur ceinture.

Ils poussèrent un soupir, de soulagement pour certains et d’agacement pour d’autres. Ils rentraient tout juste d’un affrontement violent et sanglant avec une garnison d’Enfants de Ra. Il s’en étaient bien sortit, avec seulement quelques égratignures, ce qui n’était pas le cas de d’autres équipes s’étant battus avec eux. Tumaini ne comprenait pas pourquoi on leur demandait d’aller voir l’enchanteresse cette fois et sans leur laisser le temps de se laver du sang de leurs ennemis mais il suivit le mouvement jusqu’au petit salon sombre ou celle-ci faisait ses consultations.

Letti Zafari était une sorcière de talent, non pas pour le combat et la guerre mais pour les soins du corps mais aussi de l’esprit. Régulièrement, elle s’entretenait avec chacun des membres du culte de Bastet Sekhmet, les leaders, les généraux, les soldats, les esclaves et même parfois les prisonniers. A chaque séance, elle ne semblait pas faire beaucoup plus que simplement les écouter, compatir et les consoler, mais il était clair a l’importance de ces visites régulières qu’elle ne faisait pas que cela.

Devant le groupe, Seth et Nail se chamaillaient déjà pour décider qui serait le premier a s’entretenir avec la prêtresse. Une conversation avec elle était vraiment la bienvenue après ce combat endiablé dans lequel ils avaient plusieurs fois frôlé la mort. C’était pour apaiser leur esprit, mais il était évident que la grande beauté de la magicienne jouait aussi dans leur enthousiasme.
Thi et Kames marchaient derrière eux, ne se battant pas pour passer plus tôt mais aussi enjoués et détendus d’avoir le droit a un peu de temps, d’attention et de douceur de la part de Letti. Leurs corps n’avait pas trop souffert cette fois mais leur coeur ressortait toujours plus tranquille de ces visites.
Uga lui traînait les pieds derrière, ne partageant clairement pas l'enthousiasme de ses frères. Pour lui ces visites étaient comme une corvée et ils crurent tous que c’était parce qu’il était trop timide et asocial pour apprécier se retrouver en tête a tête face a une femme. Il avait tenté de se défendre, d’expliquer que cela le gênait bien mais pour d’autres raisons. Il n’aimait pas que son esprit soit épié et manipulé, même avec la plus grande douceur du monde. Il avait confié ses doutes a Tumaini qui lui non plus ne semblait pas apprécier ces petites convocations.
Mais pour le soldat c’était simplement parce qu’il trouvait que ces sessions n’étaient que des pertes de temps. Tous savaient qu’il n’était pas du genre a partager ses troubles et ses angoisses et le joli minois de Letti n’y changeait rien. Il sentait que celle-ci insistait parfois, allant même jusqu'à effleurer ses pensées pour trouver elle même de quoi se mettre sous la dent mais même lorsqu’elle le titillait de semi-vérités il ne se laissait pas entraîner dans son jeu et restait généralement silencieux et blasé jusqu'à la fin de la séance.

Seth parvint a convaincre son frère de lui laisser la première place en de lamentant de la douleur que lui procurait la coupure peu profonde a la cuisse qu’il avait ramené du combat. Blessure qu’il aurait pu soigner lui même en quelques minutes avec un peu de magie. C’est avec enthousiasme qu’il s'élança derrière les épais rideaux pourpres qui séparaient le salon en un espace plus intime et sombre. Il en ressortit quelques minutes plus tard, pimpant et souriant et eu un petit clin d’oeil pour le deuxième a passer.
Nail ne prit pas le temps de le regarder le narguer qu’il rejoint rapidement Letti. Seth l’attendit de l’autre coté du rideau mais ne put percevoir de leur conversation que quelques éclats de rire. Puis lorsque le deuxième ressortit, le duo se tapèrent la main avec complicité avant de sortir s’occuper pendant que leurs autres frères passeraient leur tour.
Kames et Thi entrèrent et ressortirent calmement et humblement, se sentant simplement plus léger et revigoré en quittant le salon. Uga n’avait clairement pas envie de passer mais avant que Kafele ne puisse songer a offrir de passer avant lui, Tumaini lui serra discrètement les doigts pour l’en empêcher. De l’autre main il donna une tape sur l’épaule d’Uga.
- Aller. Plus vite tu y vas, plus vite tu seras débarrassé. encouragea-t-il avec un sourire en tentant de cacher le fait qu’il avait une idée derrière la tête.
Mais Uga ne fut pas dupe une seule seconde et il releva la tête vers Tumaini et Kafele et capta même leurs mains entremêlées derrière eux. Il eu un petit sourire amusé. Même s’il faisait surtout cela pour pouvoir se retrouver seul avec Kafele, Tumaini n’avait pas tout a fait tord. Plus il restait dans ce salon sombre, plus il sentait l’angoisse monter en lui. Alors avec un soupir et un dernier petit sourire aux deux cachottiers, il se releva et traversa les rideaux pour rejoindre Letti et les laisser seuls.

Des que les rideaux se refermèrent, Tumaini vint capturer les lèvres de Kafele avec enthousiasme et enjouement. Il ne s’inquiétait pas du regard de Uga car il avait été le premier a voir qu’il se passait quelque chose entre eux. En fait, Tumai se demanda même si ce dernier ne l’avait pas vu avant même que lui-même ne le voit et le sente. Ils ne savaient pas lesquels de leurs autres frères avaient un oeil assez aiguisé pour voir que quelque chose avait changé depuis cet anniversaire, mais jusqu’ici personne n’avait fait de remarque a ce propos.
Le soldat continua de presser ses lèvres contre celles de Kafele jusqu'à ce que celui-ci se retrouve doucement allongé sur le banc feutré ou ils attendaient. Bien qu’il savait que Uga finirait par sortir et qu’ils devraient aller voir Letti a leur tour, il laissa sa main glisser sur le torse de Kafele encore humide du sang de leurs ennemis pour lui donner un aperçu de ce qu’il se tramait dans sa tête.

- Je connais autre chose que les séances de Letti qui pourraient nous apporter beaucoup de réconfort. murmura-t-il d’une voix rauque contre ses lèvres avec un sourire espiègle.

Depuis leur premier baiser les deux amants avaient su trouver leur rythme et leurs habitudes. Étonnamment, bien qu’il n’était pas assaillit par des rêves encourageant, Tumaini était presque toujours le premier a réclamer l’attention et la passion de son frere. C’était comme un jeu dont il ne se lassait pas et qu’il aimait lancer a la moindre occasion, comme celle-ci.
Retraçant leurs pas avec précaution pour retrouver ce moment délicieux qu’ils avaient partagé avant que l’angoisse de Tumaini ne vienne y mettre fin, il était maintenant acquit que leurs lèvres pouvaient danser a leur guise sans réveiller ses démons. Il pouvait et adorait l’embrasser, le lécher et le mordre et le sentir frissonner sous ses baisers. Sans s’inquiéter ou rougir, il lui offrait régulièrement sa bouche et des orgasmes vibrants sans se lasser de l’entendre gémir. C’était comme un jeu, un challenge qu’il se donnait a lui même et qu’il relevait toujours. Sur un toit, dans les bains, dans les jardins, dans la réserve, dans un cachot vide, en plein milieu de la nuit, des le matin, après un combat, avant un combat, lorsqu’il s’ennuyait, lorsqu’il pensait a autre chose. Il parvenait toujours a le faire crier son nom.
Il ne supportait toujours pas qu’une main, même celle délicate de Kafele vienne l’empoigner ou même s’approcher de son intimité et pour l’instant il ne semblait pas y avoir de quelconque progression ou amélioration dans son traumatisme. Il noyait alors sa frustration dans la jouissance de Kafele, lui procurant avec toujours plus d’assurance et d’expertise du plaisir pour eux deux.

Du bout des doigts, il glissa sur le relief de son aine pour descendre inexorablement vers ce terrain qu’il connaissait si bien. Mais se contentant seulement de le titiller pour lui donner un avant goût de ce qui l’attendait lorsqu’ils seraient réellement seuls, il se redressa rapidement juste avant que le rideau laisse réapparaître Uga.
Tumaini laissa échapper un petit rire, conscient que son manque de discrétion et de pudeur ne manquerait pas au regard vif de leur frère. Mais ce dernier n’était plus d’humeur a rire et sans un regard ou un mot il se contenta de sortir rapidement du salon. Tumai’ haussa un sourcil mais il ne pouvait pas le suivre, devant d’abord passer devant le regard de Letti. Il se retourna alors vers Kafele avec un petit sourire insolent. Voulait-il passer d'abord ou préférait-il profiter du temps de passage de Tumaini pour retrouver un peu son calme avant de faire face a Letti ?


Dernière édition par NPC Eli le Lun 6 Juin - 10:23, édité 1 fois
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 16:51


- Tumai’. le salua-t-elle en le fixant de ses grands yeux verts brillants lorsqu’il traversa les rideaux.

Comme toujours, il lui répondit d’un petit rictus agacé. Elle n’avait pas besoin de talent particulier pour savoir après tout ce temps qu’il ne l’appréciait pas. Et elle non plus n’appréciait pas son attitude et son comportement et c’était pourquoi elle le provoquait puérilement en utilisant ce diminutif familier qu’il ne lui autorisait pourtant pas.
Il se laissa tomber sur le fauteuil devant elle avec nonchalance et alla même jusqu'à mettre ses pieds sur sa petite table basse, manquant de renverser son petit service a thé encore fumant. Il n’en boirait pas, comme toujours, et se contenterait d’attendre qu’on le remercie. Ne pas coopérer et être le plus désagréable possible sans pourtant être dans la faute était la stratégie qu’il avait opté il y a bien longtemps et il s’y tenait a chaque fois sans vraiment savoir pourquoi, malgré tous les efforts de Letti pour l'apprivoiser. Alors elle aussi avait abandonné l’idée de l’amadouer avec de la tendresse et de la gentillesse et s’était permise avec le temps de se montrer elle aussi très agacée et désagréable devant le soldat insolent.
Ils se fusillèrent une seconde du regard avec un sourire pincé identique en sachant que cette séance allait se passer comme toutes les autres. Pourtant Tumaini n’avait pas bénéficié d’un traitement de faveur et Letti n’avait jamais demandé a ce qu’il ne vienne plus s’entretenir avec elle. Elle le verrait aussi longtemps que ses frères, que cela soit nécessaire et utile ou pas.

- Tu ne vas pas me parler. constata-t-elle encore une fois d’un air consterné en déplaçant un peu son service a thé sur le coté pour que celui ne se fasse pas renverser par l’insolence du soldat.

Pour seule réponse Tumaini haussa les sourcils d’un air condescendant. Pour lui c’était devenu presque comme un jeu d'être le plus agaçant possible pour que l’enchanteresse finisse par le remercier le plus tôt possible. Un jeu qu’elle avait rapidement comprit et auquel elle avait du jouer malgré elle au départ mais auquel elle s’était prêtée de plus en plus au fil des années. Après tout ces séances étaient la pour soulager ou du moins apaiser les tensions des esprits de chacun et si Tumaini s’en servait pour défouler sa nonchalance envers son autorité c’était déjà ça de prit. Le soldat était un des hommes les plus habité par l’obéissance et le devoir de suivre les ordres qu’elle connaisse du culte et pourtant, il ne voulait pas se plier a ses désirs. Était-ce parce qu’elle était une femme ? Letti était persuadée que si le soldat s’était trouver devant Auset Imam, femme et chef du culte de Bastet Sekhmet il n’aurait fait preuve d’aucune résistance ou d’insolence. Cela l’énervait de plus belle.

- Ôte tes vêtements. soupira-t-elle en se relevant, retroussant légèrement ses longues manches de soie pour révéler ses doigts fins.

- Pas la peine. répondit Tumaini sans bouger de son fauteuil.

Letti se figea doucement. L’inspection des blessures était coutumière pendant ses séances et peu importe a quel point il s’amusait a rendre les choses difficile c’était bien la première fois qu’il ne s'exécutait pas, et qu’il ouvrait la bouche pour se justifier. Elle se retourna vers lui, mais elle ne sembla pas tant offusquée que légèrement satisfaite. Tumaini détourna le regard en levant les yeux aux ciels, conscient qu’il venait de perdre a leur jeu du silence mais il lui fit comprendre qu’il se fichait de quelque chose d’aussi puérile.

- J’ai rien. affirma-t-il calmement de son air humblement dédaigneux et arrogant.

Mais ce n’était pas seulement son non-silence qui titillait l’attention de la sorcière. Dans ses mots, son ton, elle pouvait lire tant de choses que le soldat s’était toujours efforcé de lui en priver. Des secrets, des choses a cacher, des sentiments, une certaine gêne. Après tout ce temps a parler a un mur, même la couleur la plus effacée était captivante pour la magicienne. Elle tenta néanmoins de ne pas se précipiter dans la brèche au risque de la voir se refermer violemment sur elle et de cacher un peu son contentement.

- Ôte tes vêtements. ordonna-t-elle une nouvelle fois, un peu plus fermement pour lui rappeler que cela était un ordre.

Non sans pousser un soupir exaspéré, le soldat fini par obéir et se relever. Il ôta son haut qu’il jeta nonchalamment sur son siège mais pas son pantalon et malgré le regard perçant de la soigneuse, il s'arrêta la et se mordit la lèvre. Mais il n’avait pas besoin d'être nu pour qu’elle puisse deviner le désir qui l’avait accompagné depuis son baiser échangé avec Kafele. Il ne s’en cachait pas vraiment, mais elle put sentir qu’il n’avait pas particulièrement envie de le partager avec elle. Elle s’en amusa.

- Je suis la pour soigner vos maux, pas votre plaisir. le rassura-t-elle en s’approchant doucement de lui, détaillant son corps de ses grands yeux verts a la recherche de blessure.

Elle effleura ses muscles tachés de sang du bout des doigts pour s’assurer que c’était bien celui de ses ennemis et non le sien mais laissa son érection tranquille.

- J’ai déjà soigné mes blessures. insista-t-il légèrement agacé de la voir tourner autour de lui avec lenteur. Il n’y en avait pas beaucoup. profita-t-il tout de même pour se vanter un peu.

Il n’avait qu’une seule envie, que cette séance prenne fin pour qu’il puisse retrouver Kafele et cela pouvait se voir sous le tissu qu’il portait encore. Elle ne lui demanda pas d’enlever le bas même si elle continuait de l’inspecter avec minutie. Mais plus elle lui tournait autour plus il eu l’impression que ce n’était plus son corps qu’elle observait avec tant d’attention, mais son esprit et son contenu. Il la suivit du regard, crispé et mécontent mais il était incapable de faire preuve d’insubordination. La prêtresse continua de tourner sans y prêter attention comme si elle était plongée dans une lecture tout a fait passionnante et doucement ses doigts vinrent effleurer la cicatrice en forme de triangle sur le bas du dos du soldat.

Celui-ci se retourna violemment et agrippa son poignet avec force, poignardé d’une lame de surprise et de panique. Il cru qu’il allait la frapper mais se retint juste a temps et la lâcha pour reculer de deux pas. Il savait que sa vive réaction ne feraient que titiller plus l’attention farouche de la sorcière mais il tenta tout de même de se justifier l’air de rien.
- Celle la est très vieille. rappela-t-il en s'efforçant d’avoir l’air indifférent mais sans succès. C’était pourtant vrai. Il avait eu cette cicatrice depuis toujours depuis qu’il vivait ici avec ses frères. Letti était plus jeune et elle ne les avait rencontré que plus tard mais même lorsqu’elle du le soigner, elle ne s’était jamais intéressée a cette vieille marque sur la peau du soldat.
- Mais elle te fait toujours souffrir. remarqua la prêtresse en s’approchant de Tumaini pour ne pas le laisser se défiler. Il continua de reculer mais se retrouva bientôt acculé contre un mur.
- Non. Mentit-il en déglutissant, sentant la panique menacer de se déverser en lui.
- Alors laisse-moi la toucher. le provoqua-t-elle sciemment en lui offrant un regard plein de jugement. Mais elle finit par s’adoucir et s’éloigner juste un peu pour le laisser se calmer. Je suis la pour soigner vos maux. rappela-t-elle dans un petit soupir dépité face a tant de résistance.

Tumaini reprit sa respiration. Conscient qu’il n’était pas parvenu a masquer son trouble, il hésita a simplement prendre la fuite avant que la sorcière n’insiste et qu’il ne puisse pas échapper a ses ordres. Mais elle lui laissa le temps de retrouver son calme et ne le força a rien, se contentant de lui rappeler et de lui montrer qu’elle n’était la que pour l’aider.
Il ne lui avait jamais demandé de l’aide, même lorsqu’il arrivait chez elle réellement blessé et en fait c’était bien la première fois qu’ils échangeaient autant de mots en une seule séance et qu’il faisait preuve d’autant d’émotions. Lui qui s’était efforcé et amusé toutes ces années a ne pas le faire, il se sentait horriblement dévoilé et a la merci du regard de cette femme. Pourtant elle restait aussi calme et patiente qu’a son habitude. Tumaini pu comprendre le malaise que lui avait décrit Uga, mais il toucha aussi du doigt ce qui pouvait pousser ses autres frères a profiter de ces séances et d’en ressortir soulagés.
- Est-ce… est-ce que… tu pourrais la soigner ? osa-t-il alors doucement demander en se sentant discrètement rougir.
A l’instant ou cette possibilité lui était venu en tête il se sentit affreusement bête d’avoir joué les insolents et de maintenant espérer lui demander de l’aide. Il détourna le regard pour s’éviter de la voir se moquer de sa soudaine docilité et vint se gratter la nuque d’un geste nerveux. Elle eu un sourire mais ce n’était pas pour se moquer et elle s’autorisa a s’approcher a nouveau et poser une main sur son torse nu pour le rassurer.
- Oh oui. Lui répondit-elle avec une grande douceur, ce qui suffit a lui faire retourner la tête vers elle.

Mais alors qu’il croisa son regard vert, en sachant que ses propres yeux devaient briller librement d’espoir et d’anticipation, il pu voir une lueur d’incertitude et d’inquiétude passer sur son visage séduisant. Elle glissa sa main de son torse a son dos et descendit très lentement ses doigts vers sa cicatrice.
Il ne manqua pas de se sentir envahir d’un frisson de peur et de dégoût mais en posant une autre main sur son coeur affolé elle l’obligea a se calmer et ne pas céder a l’angoisse et la panique. Il ne céda pas mais pouvait tout de même la sentir agresser son corps et son esprit. Il haleta en serrant tous les muscles de son corps lorsqu’il la sentit caresser lentement la marque.
- Te souviens-tu… comment tu l’as eu ? demanda-t-elle alors avec une douceur mais étrangement vide.
- Non. mentit Tumaini dans un frisson d’horreur alors qu’il s'efforçait de réprimer les images et les sons.
- Te souviens-tu… de l’arme ? continua-t-elle avec une indifférence presque cruelle face a sa douleur.
- Non. répéta le soldat en serrant la mâchoire mais il y avait plus de supplication dans sa voix que de force.
- Te souviens-tu de l’homme qui t’as violé ? demanda-t-elle enfin.
Il s’étrangla, incapable de répondre, de mentir ou même de respirer. Mais elle ne le laissa pas en état de choc bien longtemps et délaissant sa cicatrice, elle vint soudain agripper sa fesse en plantant violemment ses ongles dans sa chair tendre. Il sursauta et se rua soudain sur elle en l’agrippant a la gorge, hache a la main, prêt a l’égorger.

D’un sort, elle le figea sur place juste avant qu’il ne commette l’irréparable. Incapable de bouger, il fut obligé de la fixer de son regard fou de rage.
- Soldat. appela-t-elle avec son étrange douceur habituelle bien qu’elle avait figé la mort a quelques centimètres d’elle. Regarde-toi. appela-t-elle mais ce n’était pas un reproche, au contraire cela sonnait presque comme un compliment.
- Tu n’as jamais eu besoin de mon aide et peu importe a quel point je le désire, tu n’en a pas besoin aujourd’hui non plus. souffla-t-elle d’un air doucement déçu.
Elle se releva en prenant soin d’éviter la lame et le corps du soldat et alla se rasseoir la ou elle s'asseyait habituellement. Elle laissa ce temps au soldat de réaliser l’erreur qu’il avait faillit commettre sous le coup de la terreur, puis le libéra. Il tomba a genoux sur le sol mais ne chercha pas a se relever tout de suite, bataillant encore avec ses émotions et l'adrénaline.

- Nous sommes en guerre. Cela fait de nous tous des soldats. Et malheureusement en ces temps sombre il est plus important pour nous de haïr nos ennemis que d’aimer nos alliés. dit-elle avec une certaine tristesse en répétant la les consignes qu’on lui demandait de suivre.
Tumaini frissonna a nouveau mais ce n’était pas a cause de son traumatisme. Il se rendait compte qu’il n’avait peut-être pas été complètement idiot de s'être montré fermé toutes ces années. Il ne lui avait fallu que quelques mots, quelques regards et quelques tours autour de lui pour tout voir et tout savoir. Elle ne le jugeait pas, sembla même s’excuser et tout cela avec une grande douceur mais cela n'empêchait pas le fait qu’elle violait leurs esprits et leurs secrets de ses grands yeux verts. Il se redressa avec fureur, refusant de recroiser son regard et recouvra son torse de ses vêtements afin de se sentir un peu moins dévoilé.
- Quand la guerre sera finie. le rappela-t-elle avant que celui-ci ne la quitte plein de colère. Reviens me voir et je t’apporterais mon aide. lui promit-elle avec gentillesse. Même si je suis sure que tu trouveras la force de t’en passer. osa-t-elle même le narguer en douceur avec un petit sourire.
Il ne prit même pas la peine de la fusiller du regard qu’il franchit les épais rideaux, le visage et les muscles crispés de rage, une hache encore a la main. Il en oublia même Kafele qui attendait encore son tour et sortit immédiatement en ignorant aussi ses autres frères qui tentèrent de l'interpeller.

A l’intérieur du salon, Letti appela Kafele de sa voix douce, l’utilisant pour endormir l’inquiétude du dernier frère et le forcer a venir la voir.


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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 17:37


Il l’avait poussé à y aller le premier. Rougissant comme jamais, il baissa les yeux pour désigner d’un regard l’état de son corps et son impossibilité de se montrer ainsi à Letti. Bien sur, il n’était pas seul dans cet état mais il connaissait assez bien Tumaini pour savoir que celui-ci n’était nullement gêné par les réactions de son anatomie, du moins, pas autant que lui. Il le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision, et il attendit. Fébrilement.
Un temps infiniment long qui lui laissa le temps de réfléchir, quelque chose qui détestait au fond. Ses yeux sur ses mains encore poisseuse de sang, il les fixa un instant et son cœur petit à petit commençait doucement à s’emballer. Il n’avait jamais eu aucun mal à ôter la vie de ses ennemis, il le faisait avec une précision fatale mais les retours à la réalité étaient systématiquement douloureux pour lui, pour une raison qu’il ignorait. Il savait pourtant, ces morts étaient nécessaires, mais dans ses pires cauchemars il pouvait revivre chacune de ses missions, le visage de ses ennemis remplacé par ceux de ses frères…

Il ignora combien de temps il resta là à fixer le tâche brunâtre de sang sécher sur sa peau quand il revint brutalement à la réalité en captant le froissement des rideaux et en voyant Tumaini quitter la tente. Il se leva, oubliant que lui-même devait rejoindre Letti, il avait commencé les premiers pas pour suivre son frère lorsque la voix de la sorcière le figea sur place. Il regarda l’entrée une seconde, observa ensuite le dernier endroit où il avait vu son amant. Il hésita une seconde, Kafele était plus prompte à l’insubordination, les ordres lui semblaient pas aussi important encore moins lorsque l’un d’entre eux avaient besoin de lui…Mais lorsque la voix l’appela de nouveau, il se résigna, se mordant la lèvre avant de soulever le rideau et de s’engouffrer à l’intérieur.

« Bonjour Letti »

Il l’observa, l’interrogeant du regard. Il avait vu la hache de Tumaini et s’inquiétait autant pour le soldat que pour la jeune femme. Sa relation avec elle avait toujours été cordiale, il admirait ces dons, la regardait toujours avec beaucoup d’intérêt, presque comme s’il tentait d’apprendre ou de comprendre comment tout ceci fonctionnait. Mais il n’avait jamais posé la moindre question, il était un soldat et il n’était pas fait pour soigner les maux du corps et de l’esprit.

« Comment tu vas ? »

Demanda-t-il ensuite, cette question il l’a posait toujours mais aujourd’hui il avait une arrière pensé, espérant en apprendre un peu plus sur ce qui s’était passé avec Tumaini. Il s’installa, se penchant vers le service à thé, il la servit et se servit ensuite. Allez savoir pourquoi, il prenait toujours un maximum le contrôle lors de ses séances avec elle.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 18:11


Kafele hésita, mais Letti ne le laissa pas fuir avec son frère et le poussa a venir la rejoindre a son tour. Contrairement a Tumaini, il la salua comme il le faisait toujours mais cette fois avec une légère pointe d’inquiétude et de curiosité. Avec un sourire elle l’observa se saisir de la théière et des tasses pour leur servir le thé que la plupart des autres hommes avaient ignorés. Elle s’amusa de l’entendre s’enquérir de son état comme il le faisait toujours.
C’était sa façon a lui de prendre le contrôle et de se rassurer dans cette situation et cette rencontre qui ne laissait personne indifférent. Tumaini était le mur, Kafele le miroir et c’était pour Letti très amusant car elle aussi voulait se donner cette allure réfléchissante pour aider les autres a se confier a elle et a s’observer soit même. Elle ne lui répondit pas tout de suite, optant alors pour la stratégie silencieuse du soldat alors qu’elle prenait une tasse avec délicatesse, pour lui faire sentir implicitement qu’il n’était pas celui qui menait la danse ici.

- Tout comme toi. finit-elle par répondre en relevant ses yeux verts vers Kafele.

Elle but une gorgée de thé chaud sans le quitter du regard pour conclure sa réponse qui n’en était pas vraiment une d’elle, mais de Kafele qui était seul a savoir comment il se sentait lui-même. Elle pouvait l’observer, le deviner, le déduire mais tout comme pour les autres qui se paraient de nonchalance, de séduction, de timidité, d’humilité ou de maladresse, l’empathie de Kafele parvenait a rendre sa lecture trouble.

- Tes mains sont tachées. constata-t-elle alors avec douceur avant de venir saisir une petite serviette humide et chaude dans un bassine sous la petite table basse pour la lui offrir. Tiens. invita-t-elle avec un sourire plein de douceur et de compassion. Tu t’es bien battu. Toi et tes frères semblez très… sereins. affirma-t-elle doucement, glissant volontairement entre la limite de la constatation et de la suggestion.

Tous étaient revenus tachés de sang mais elle n’avait offert a aucun de se laver et la bassine d’eau encore propre en témoignait. C’était comme si elle pouvait sentir que Kafele était l’un des seuls pour qui le sang qui souillait ses mains était un problème. Il faisait naître en lui de la culpabilité. C’était un sentiment qu’elle comprenait malheureusement, mais qu’elle ne pouvait laisser s’épanouir dans l’esprit du guerrier. C’était la guerre et bien que certains croyaient justement pouvoir l’oublier quelques instants derrières les rideaux de Letti, elle n’était pas permise de l’oublier.
Elle reposa sa tasse sur la petite table basse et retroussa légèrement ses mains, signe qu’elle allait passer a l’inspection de ses blessures. Mais elle ne lui ordonna pas de se déshabiller, laissant la suggestion et l’habitude dicter au garçon ce qu’il devait faire.

- T’ont-ils fait du mal ? demanda-t-elle avec douceur sans laisser paraître le tranchant aiguisé de son arme qui étaient ses mots.
Elle approcha de Kafele avec une grande délicatesse et vint même l’aider a se dévêtir en récupérant ses tissus entre ses doigts délicats comme une mère aiderait son enfant. Elle observa le corps musclé du guerrier avec attention et minutie, tournant autour de lui comme elle avait tourné autour de ses frères et pu constaté que ses blessures étaient aussi minimes voire inexistantes que celles des autres. Alors elle lui rendit docilement ses vêtements et se rassit pour reprendre une gorgée de thé.

- Que puis-je faire pour toi, guerrier ? demanda-t-elle alors, signifiant que la séance n’était pas finie et venait même de commencer alors qu’elle tourna inexorablement son regard brillant et observateur vers lui, ses désirs et ses craintes.
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 19:07


Il déglutit en entendant sa réponse alors qu’il servait le thé, il n’osa pas porter la tasse à ses lèvres se rendant compte qu’il avait tacher la vaisselle de Letti. Il ressortit de ses pensées quand la voie de la sorcière le ramener à nouveau à la réalité. Il les observa, les tournant et les retournant en réprimant son envie de se gratter l’arrière de sa nuque. Levant les yeux sur la serviette humide qu’elle lui tendait, il la prise entre ses mains, se les frottant avec des gestes légèrement lent mais insistant. Si les combats le grisaient systématiquement sur le moment au point de se sentir dans son élément, il avait toujours l’impression de chuter lourdement après.

« Nous sommes toujours ensemble… »

Lui répondit-il simplement. Ils avaient failli perdre l’un de leur membre et cela suffisait à renforcer ce sentiment d’appartenance et de famille. Plus que jamais, ils ne faisaient qu’un lorsqu’ils étaient au combat. Lorsqu’elle posa sa tasse, il se releva presque immédiatement, comprenant la suite du programme et il suivait cette habitude, cette routine. Ôtant ses vêtements, un à un alors qu’elle regardait chaque centimètre carré de sa peau. Il s’était soigné a cours du combat, Nail et Seth prenait peut-être un malin plaisir à garder certaine trace de leur combat juste pour le plaisir de ce moment privilégié avec Letti mais pour Kafele, c’était un réflexe pour lui.
Il fronça les sourcils à sa question, il percevait bien quelque chose dans sa voix sans vraiment comprendre où elle voulait en venir. Peut-être se voilait-il la face. Il la suivait du regard, cherchant à savoir sans vraiment le vouloir.

Ses vêtements à nouveau entre ses mains, il se permit de finir de nettoyer le reste de son corps avant de les renfiler. Il n’avait plus garder de trace de son désir pour Tumaini à l’instant où il l’avait vu quitter les lieux et que l’inquiétude l’avait submerger et il n’avait jamais eu de véritable gène à se dénuder devant une femme.
Ce n’est que lorsqu’il se sentit complètement propre qu’il renfila à nouveau ceux-ci. Que pouvait-elle faire pour lui ? Il se pinça les lèvres, à vrai dire il espérait pouvoir quitter les lieux au plus vite et il fut franc.

« Ecourter la séances se serait possible ? » Demanda-t-il en passant sa main sur sa nuque bien qu’il connaissait déjà la réponse et c’est probablement pour cela qu’il s’installait malgré tout sur le fauteuil et prit enfin le thé qu’il s’était servi entre les mains. Il respira le parfum de cannelle qui s’en dégageait avant d’en boire une longue gorgée. Il l’observa…Ses pensées étaient entièrement tourné vers son frère et il était certain qu’elle pourrait le deviner, le sentir.

« Tu vas me dire que je fais une erreur n’est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 19:35


Elle eu un petit sourire amusé mais coupable lorsqu’il lui demanda s’ils pouvaient simplement se quitter. Il savait qu’elle ne l’autoriserait pas. Elle n’avait pas accordé plus de temps à Seth et Nail malgré leurs yeux de chiens battus, ni n’avait écourté ce moment désagréable pour Uga ou Tumaini. Kafele l’avait bien comprit et c’est pourquoi il prit tout de même place sur le fauteuil et but du thé sans qu’elle n’ai à insister.
Il la regarda a son tour de ce regard semblable a celle de la prêtresse qui semblait pouvoir traverser la chair et voir les idées, les esprits, les pensées. S’en rendait-il seulement compte ? Letti en doutait et pourtant elle pouvait le voir aussi bien qu’elle pouvait voir son reflet dans les yeux de Kafele. Quel dommage que celui-ci soit forcé d’oeuvrer dans le sang malgré lui alors qu’il aurait été si apte et si bien ici même à ses côtés. Elle eu un petit rire en l’entendant supposer ses pensées comme elle aimait le faire avec les siennes.

- Il y a un temps pour tout. expliqua-t-elle simplement et gentiment. Il y a un temps pour les combats, il y a un temps pour Tumaini et il y en a un pour toi, Kafele. ajouta-t-elle avec un petit sourire compatissant.

Elle le savait, il était difficile pour les gens doté d’empathie comme Kafele et elle-même de prendre le temps de se comprendre et de prendre soin de soi-même. Elle-même fuyait se devoir en tentant d’aider toujours un peu plus les gens qui l’entouraient. Mais si elle voulait aider Kafele, elle devrait tenter de faire tourner ce miroir vers lui-même, au moins le temps de cette brève session.

- Je ne suis pas là pour te juger. le rassura-t-elle bien qu’elle pouvait sentir que ce n’était pas la seule chose qui le dissuadait de se confier à elle.

- Je ne suis ni le maître, ni l’amant, ni le guide ou même l’ami. Je ne suis qu’un écho, un reflet. murmura-t-elle doucement en fermant les yeux pour se laisser bercer par cette incantation et le parfum de cannelle.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, bien que son corps n’ai pas changé d’apparence, son esprit lui n’était plus Letti, mais Kafele. Il s’observa calmement, silencieusement d’abord mais il put sentir une douce gêne émerger en lui qui lui donnait envie de se gratter la nuque. Et ce fourmillement, était-ce de la culpabilité de ne pas pouvoir rejoindre son frère pour le soulager ? Ou autre chose ? Ce calme, cette paix qu’il ressentait, il aurait pensé que ceux-ci seraient plus fort, plus sincère mais il avait l’impression qu’ils ne formaient qu’une fine pellicule. Il eu un léger froncement de sourcil. Quel étrange sensation de s’observer de l’extérieur mais aussi de ne pas intimement se comprendre soi-même. Mais celui en face de lui, le vrai Kafele, devait bien en savoir plus que ce simple écho, ce simple reflet.

- Dis… Kaf’. commença-t-il alors hésitant, finissant par enfin venir se gratter la nuque sous ses longs cheveux de femme. Si tu t’avais en face de toi, qu’est-ce que tu dirais ? demanda-t-il alors, incertain et doucement gêné de ne pas savoir lui-même quoi dire.
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Jeu 19 Mai - 20:46


Il l’avait vu tant de fois opérer ce changement et à chaque fois, cela lui faisait cette même sensation étrange et indescriptible. Il la regardait, sachant au fond qu’il n’y avait plus de Letti, elle n’était que l’apparence et voir son habituel geste de gêne sous ses yeux ne l’amusaient guère. Il se prêtait pourtant toujours à l’exercice et aujourd’hui il ne changerait pas cette habitude même s’il n’appréciait pas cela.

« Ce que je lui dirais ? » Répéta-t-il pour se donner un peu de temps à la réflexion. Il reposa ses yeux sur le reflet de lui-même, il inspira, expira plusieurs fois et se lança au bout de quelques secondes.

« La guerre n’est pas éternelle… »

Et il ignorait si cette idée le rassurerait ou au contraire, l’effrayerait un peu plus encore. Il n’avait connu que ça depuis son plus jeune âge, ses frères aussi, qu’arrivera-t-il le jour où l’horreur prendrait fin…Que leur resterait-il…Lui le savait et cette idée le fit sourire doucement, il resterait toujours ses frères et surtout, il resterait Tumaini.
Mais cette pensée le fit paniqué de plus belle, il connaissait très bien son frère pour savoir qu’il s’épanouissait dans cette guerre autant qu’il le faisait dans ses bras à présent…Est-ce que ses lèvres, son corps et son cœur lui suffirait après ? Ses yeux se posèrent sur le liquide d’ambre foncé entre ses mains.

« Et vous vaincrez. »

fit-il en souriant de nouveau, ignorant s’il parlait de cette guerre ou de celle que menait Tumaini au plus profond de lui-même ou encore celle qu’il pourrait avoir à combattre lorsque tout ceci serait fini…Mais dans les trois cas, il en était intimement convaincu.
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 9:36


Lui aussi fut gêné, même agacé de se retrouver devant la glace mais il ne fuit pas son reflet. Ou ne chercha a retrouver Letti pour diriger son regard sur elle. Il réfléchit, se prêtant a l’exercice de se consacrer seulement a soi-même au moins le temps de quelques pensées.
L’écho s’écouta lui-même, laissant résonner en son sein toutes les émotions, les doutes, les craintes et ses envies. Tant de sentiments complexes et volatiles qui tissait le brouillard de l'âme de Kafele. Mais au milieu de ça, il put sentir cette force, discrète mais présente qui le poussait vers l’avenir. Il ferma les yeux pour le confirmer et Letti rouvrit ses yeux verts.

Elle eu un petit sourire paré de gratitude et de douceur mais qui ne recouvrait pas complètement une discrète incertitude. C’était comme si rouvrir les yeux et revenir a elle lui rappelait soudain ce qui se tramait dans sa propre tête.
- Et vous vaincrez. répéta-t-elle néanmoins pour lui apporter un peu d’assurance et de réconfort comme elle était sensé le faire.
Comme elle aurait aimé rester plus longtemps Kafele, se bercer de cette douce et délicieuse certitude. Cette force bien plus puissante que l’honneur, bien plus innocente que le désir, bien plus chaud que la peur, bien plus doux que la haine mais aussi bien plus dangereux : l’espoir.

Elle cacha son visage derrière sa tasse de thé pour le finir et profiter de quelques secondes pour se remettre de son voyage et redéposer le voile sans teint devant ses iris verts. Elle déposa ensuite sa tasse vide sur la petite table basse et lui sourit. C’était la fin de la séance.
- Merci, Kafele. Tes frères t’attendent. le remercia-t-elle avec douceur en profitant de ces dernières secondes pour le guider a travers les rideaux vers les siens sans l'accompagner jusqu’au bout.
L’amour est aveugle tout comme la haine, mais l’espoir lui savait porter un regard éclairé et lucide sur l’avenir et le monde qui l’entourait. Une qualité, une force qu’elle admirait tant mais qu’elle ne pouvait pourtant se permettre d’approuver et d’encourager. Kafele était un soldat et ceux-ci devait apprendre a baisser la tête et obéir, se battre pour la guerre et non songer a ce qui pourrait l’attendre ailleurs. La prêtresse sentit qu’elle devrait en parler aux supérieurs et alla rapidement cacher sa tristesse et sa culpabilité derrière ses épais rideaux.

Mais les frères de Kafele ne l’attendaient pas a la sortie du petit salon car pendant que Kafele était retenu par les mots et les yeux de Letti, Tumaini lui n’avait pas attendu pour chercher déverser toute sa colère.


Tumaini avait marché d’un pas forcé et rapide pour rejoindre le terrain d'entraînement sans se soucier des pas précipités de ses frères qu’il put entendre derrière lui. Des qu’ils sentit le sable sous ses pieds comme une autorisation a libérer sa violence et sa colère, il empoigna sa deuxième hache et se rua sur le premier soldat qu’il trouva dans la cours d'entraînement.
Mais Tumaini n’était clairement pas la pour s'entraîner et ses frères l’avaient bien vu et sentit et se ruèrent a leur tour pour l'empêcher de se défouler sur l’un des leurs. Ils l'appelèrent pour le ramener au calme mais le soldat ne les écouta pas et continua d’essayer de les éluder pour pouvoir donner un coup de hache dans la chair du premier venu. Même le fouet et les rappels a l’ordre de Thi ne servirent a rien et rapidement le combat dégénéra et envenimé de rage Tumai ne fit même plus la différence entre ses frères et les autres.
Ils échangèrent des coups et croisèrent le fer alors que les autres soldats s'écartèrent pour ne pas se mêler des problèmes de la fratrie. Il était toujours mieux que les choses se règlent en interne avant que des supérieurs ne s’en mêlent et c’était pourquoi les cinq frères firent tout leur possible pour calmer Tumaini. A cinq contre un et connaissant bien sa façon de se battre, ils finirent par le plaquer au sol, jambes liées du fouet de Thi, les vêtements cloués au sol des flèches d’Uga, les poignets entravés des fils de Seth, la pointe de l’épée de Nail sous sa gorge et l’ombre de la menace de la massue de Kames au dessus de sa tête. Le souffle court, Tumaini continuait pourtant de les enflammer d’un regard plein de colère. Kames hésita a lui donner un peu de temps pour se calmer et réfléchir dans le vide noir de l’inconscient et aucun des frères ne sembla s’y opposer, mais avant qu’il ne vienne abattre violemment sa massue sur la tête de Tumaini, un lent applaudissement les figea tous sur place.


Il se retournèrent et au milieu des soldats coupés dans leur entraînement, ils purent remarquer Ganymedes accompagné d’un autre homme a la peau aussi sombre habillé d’une étrange manière et dont le visage était étiré de joie et d’émerveillement. John Nassar s'avança doucement en finissant d’applaudir ce spectacle.
- Impressionnant. commenta-t-il avec une humilité sincère. Il était bien Egyptien mais tout de son sourire poli et brillant a son costume trois pièces en coton gris bleu et ses chaussures cirées indiquaient qu’il n’appartenait pas ici. Pourtant une certain aura d’importance et d’autorité donnait l’impression qu’il était aussi le maître des lieux.
- Laissez-moi voir… Kames, Thi, Seth, Nail, Uga et tu dois être Tumaini. énonca-t-il en les pointant tour a tour d’un air doucement diverti.
Le soldat pouvait encore sentir la colère brûler en lui et consumer chaque parcelle de sa chair mais le regard que cet homme posa sur lui le figea de raison et d’obéissance. Il avait pu le sentir pendant l’agitation du combat contre ses frères qu’il était en train de commettre une erreur mais il n’était simplement pas parvenu a se calmé, aveuglé par la rage et la détresse.
Mais l’attention du supérieur devant lui l’immobilisa plus efficacement que les efforts de ses frères. C’était comme s’il se sentait soudainement passer de prédateur a proie sans comprendre pourquoi. Tumaini observa ses frères autour de lui et il se rendit compte que même si c’était entièrement sa faute, il ne serait pas le seul a avoir des problèmes pour les avoir forcés a se battre contre lui. D’un geste discret et doux, il glissa un doigt sur la main de Thi pour attirer son attention et lui montrer qu’il était calmé. Immédiatement la fratrie se releva, rangèrent leurs armes et se redressèrent devant l’homme en costume.
- Général. salua fermement Thi en revêtant le masque de soldat pour cacher sa propre colère et l’angoisse d'être puni. Les autres en firent de même pour ne pas déglutir en apprenant du mot utilisé de leur leader qu’ils faisaient face a une des personnes les plus importantes du culte.
Ce dernier acquiesça simplement sans quitter son petit petit sourire joyeux et satisfait.
- Il en manque un, non ? remarqua-t-il alors allègrement. Ou est le septième, ou est Kafele ? questionna-t-il alors d’un ton léger en regardant autour de lui.

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 11:36

Il aurait voulu courir, dès l’instant où il comprit que la séance était terminé mais il lui était impossible de faire cet affront à la jeune femme. Elle avait beau le mettre mal à l’aise, il n’en restait pas moins qu’il savait que son savoir et sa présence était indispensable et il bénissait celle-ci. Il la gratifia d’un doux sourire alors qu’il quittait à nouveau la tente. Lorsque la chaleur ardente du soleil caressa son visage et qu’il remarqua qu’aucun de ses frères n’étaient présent. Il comprit que quelque chose se tramait. Il pouvait entendre au loin les échos d’un combat et il connaissait assez bien leurs frères pour les reconnaître même dans un cri ou grognement. Son cœur s’emballait alors que ses pas soulevaient le sable dans sa course effrénée jusqu’au terrain d’entrainement. Il avait déjà dégainé ses Képeshs avant d’arriver lorsqu’il ne perçu plus aucun son de combat.

Mais lorsqu’il arriva enfin…Il s’arrêta net, ses pieds glissant légèrement dans le sable. Il était à quelques mètres de ses frères mais ses yeux fixaient l’unique inconnu présent avec une sensation étrange de déjà-vu sans être parfaitement certain. Son cœur n’avait pas arrêter sa course folle dans sa poitrine et il posa enfin un œil sur sa fratrie, rangement calmement ses armes mortels alors qu’il tentait de se donner une certaine constance. L’homme qu’il avait en face de lui éveillait ses instincts et c’est naturellement qu’il devint le soldat qu’il était, le regard sombre, le corps droit et stable attendant patiemment la suite des évènements. Il enferma au fond de son esprit son désir de rejoindre Tumaini, de questionner chacun d’eux pour comprendre.

Son front se perla de sueur, le soleil, le thé brulant encore dans son estomac et cette course jusqu’au terrain n’aidait en rien. Une goutte glissa, de sa tempe jusqu’à son menton alors qu’il reposa son regard sur Ganymedes et l’homme qui l’accompagnait.
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 13:27


- Ah le voila. s’amusa doucement John Nassar en voyant arriver le dernier des sept frères.

Ce dernier imita les siens et rangea immédiatement ses armes a sa ceinture avant de s’immobiliser avec droiture face au général. Ce dernier les observa une seconde silencieusement et admiratif face a leur conformité et leur obéissance pourtant non réclamée. Il écouta le silence et le laissa durer même un peu plus pour voir si l’un d’eux oserait le questionner, mais il n’eut même pas un seul regard de travers. Avec un petit sourire content, il se retourna vers Ganymedes et eu un signe de tête entendu. L'entraîneur se retourna et fit claquer son fouet dans les airs.

- Tous a l'intérieur ! aboya-t-il a l’attention des spectateurs mais le regard de John Nassar retrouvant les sept frères leur indiquait qu’ils n’étaient pas concernés par cet ordre.

Ganymedes suivit le mouvement comme un berger avec ses moutons, claquant son fouet au moindre regard en arrière. Lorsque le silence leur indiqua qu’ils étaient seuls, l’homme noir baissa le regard avec un sourire pour épargner son regard naturellement autoritaire a ses soldats.

- Repos. appela-t-il doucement en relevant les yeux vers eux, essayant de se faire le plus amical et accessible possible.

Thi hésita mais il fut le premier a se détendre et a encourager les autres a faire de même d’un regard. Le général se frotta doucement les mains d’un air discrètement distrait alors qu’il cherchait ses mots.

- Je m’appelle John Nassar. commença-t-il alors simplement en forçant ses mains dans les poches de son pantalon gris pour cesser de les tripoter. J’ai eu l’occasion de rencontrer votre frère Thi a trois ou quatre reprises ces dernières années ? expliqua-t-il patiemment en souriant a celui qu’il désignait.

Thi acquiesça sans vraiment parvenir a étirer de sourire sur ses lèvres. Il se garda de lui préciser qu’ils s’étaient croisés trois fois précisément et que le leader se souvenait de chacune d’entre elles. Il eu un regard discret pour ses frères, un peu coupable de n’avoir eu le droit de partager cette information mais un regard qui se voulait aussi rassurant. Ce n’était rien de grave.

- Je fais partit des quelques personnes qui supervisent cette guerre et notre influence dans celle-ci. continua d’expliquer le général avec beaucoup de patience et d’amabilité. Tant et juste assez qu’elle incita Tumaini a oser prendre la parole.
- Puis-je me retirer. demanda-t-il d’un ton rauque en baissant la tête, souhaitant simplement disparaître avant de sentir la culpabilité et la honte de ses actions le rattraper maintenant que la colère n’embrouillait plus son esprit.
Thi se retourna vers lui avec virulence en le fusillant du regard mais John Nassar incita les frères au calme avec un sourire compréhensif.
- Non. répondit-il néanmoins avec simplicité et tranquillité, prenant cela comme un encouragement a finir ce qu’il avait a dire plutôt qu’un affront.

- Tarik est mort. annonca-t-il sobrement sans faire preuve d’état d'âme précis. Si vous ne savez pas qui c’est, il faisait partie du dernier septuor a part le votre. Alors félicitation, vous êtes la dernière unité a être encore au complet. ajouta-t-il avec douceur et une certaine modestie nécessaire sachant que cette célébration se basaient sur la mort de l’un des leurs.

- Je souhaitais profiter de ce fait pour vous rencontrer tous, vous féliciter pour vos aptitudes et vos efforts. J’aurais voulu pouvoir vous offrir quelque chose mais… enfin, la satisfaction d'être tous ensemble devra suffire. plaisanta-t-il discrètement avant de soupirer pour s'empêcher de trop s’en amuser.

- Alors. C’est quoi votre secret les gars ? demanda-t-il alors en se détendant soudain.

- On s’aime. répondit Uga, surprenant ses six frères. Il était le dernier qu’ils pensaient voir prendre la parole le premier devant un supérieur et en plus pour parler d’une chose aussi peu intellectuelle que l’amour. E-Entre frères. Ajouta l’habituellement plus discrets de tous qui ne parvint néanmoins pas a garder l’assurance de ses premiers mots. Personne n’osa ou ne trouva a redire, de toute manière la question de John Nassar était bien trop étrange pour y répondre normalement. Ce dernier rigola doucement.

- Oh j’en suis sur. Et je suis certains que les frères de Tarik l’aimaient lui aussi. Mais… Ce n’est pas une compétition, n’est-ce pas ? Et ceci n’est pas un interrogatoire alors détendez-vous. rapella-t-il avec gentillesse. Il sembla vouloir dire autre chose mais finalement il commença a s’éloigner en reculant doucement.
- … Prenez soin de vous, d’accord ? ajouta-t-il simplement avec un sourire encourageant avant de se retourner. C’est important ! conclu-t-il avant de disparaître en laissant derrière lui un petit tourbillon de sable.


- “On”… “s’aime”... ? railla doucement Nail en haussant un sourcil apres une longue seconde de silence.
Uga poussa un soupir a fendre l'âme en sentant son visage prendre la couleur du soleil couchant en sachant que ses frères ne le laisseraient jamais tranquille avec ça. Seth et Nail ne purent s'empêcher d’éclater de rire en tapant simultanément sur l’épaule de leur frère. Mais on pouvait entendre dans leur éclats qu’ils étaient surtout amusés et flattés par la sincérité de sa soudaine réponse. Uga prit lentement la fuite en quittant le terrain d'entraînement sans réellement chercher a semer les deux fanfarons qui n’étaient pas prêt de se calmer. Kames les suivit mais cette histoire n’était pas parvenu a lui faire oublier ce qui avait précédé et il se permit un petit regard d’inquiétude vers ses autres frères restés en arrière.

Thi s’était retourné vers Tumaini plein de colère et cette émotion tirait ses traits d’ordinaires si calmes en un masque qui ne leur était pas vraiment familier. Mais Tumai n’osa même pas relever la tête vers son leader, fixant le sol avec une culpabilité criante. Le frère a la peau sombre sembla lui-même lutter avec l’envie de simplement lui sauter a la gorge, puis il tenta de trouver les mots mais n’y parvint pas non plus. Il finit par abandonner et avec un dernier regard plein d’aigreur qui déborda même sur Kafele, il s’en alla.

Tumaini continua de fixer le sol en silence et avec horreur. Il se sentait crispé de honte. Malgré l’intervention éloquente de John Nassar, sa colère brûlait encore ses muscles lui donnant seulement envie de faire du mal a quelqu’un, n’importe qui. En dessous de tout cela, il pouvait même encore sentir l’angoisse et la peur qui avait su ressurgir de ses souvenirs et de sa cicatrice.

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 14:21


Tout du long, il resta silencieux, froid et distant. Il ne comprenait pas cette rencontre et au fond, il préférait ne pas chercher à comprendre, oubliant cette sensation désagréable que lui inspirait ce John Nassar. La seule chose qui semblait ramener sa part d’humanité fut la voix d’Uga, il osa un regard vers celui-ci, le fixant tout le reste de cette conversation. Ecoutant d’une oreille ce que répondait leur supérieur. Il guettait les paroles de celui-ci, la moindre moquerie, la moindre insulte et il lui aurait probablement sauter à la gorge pour protéger Uga de cette blessure mais il n’en fit rien, même s’il se crispa légèrement.
Il disparut, comme il était venu, laissant les frères entre eux. Il ne fallut pas plus d’une minute pour que Nail et Seth éclate de rire, crispant un peu plus les muscles de l’égyptien. Cette rencontre aussi étrange qu’incompréhensible l’avait rendu nerveux et il le savait, raison pour laquelle il lui était possible de retenir son envie de surprotection.

Il soutint le regard de Thi, fronçant même les sourcils, était-il nécessaire d’en ajouter ? Et lorsqu’ils furent seul, le regard de Kafele se posa enfin sur Tumaini. Frapper de plein fouet par les crispations qu’il pouvait apercevoir, il dégaina silencieusement l’un de ses Khépeshs qui fouetta l’air et entailla la joue de son frère pour le ramener à la réalité. Le regard de Kafele était toujours aussi sombre alors qu’un sourire provocateur se dessinait sur ses lèvres.

« Je sais que t’en meurs d’envie »

Sa voix était suave et il était difficile de savoir s’il parlait de combat ou de tout autre chose sur le moment. Il connaissait très bien cette envie soudaine de violence et de sang, lui-même en était régulièrement sujet lorsque ses nerfs avaient du mal à gérer la réalité et à chaque fois, il avait trouvé Tumaini sur sa route alors aujourd’hui il était prêt à encaisse les coups si cela pouvait permettre à celui-ci de retrouver un peu de sérénité.
En posture de combat, il fixait celui-ci une seconde de plus avant de l’attaquer le premier. Il était rare qu’il se permette d’être le premier à enjoindre l’offensive mais la surprise avait du bon aussi.

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 15:48


Il sursauta en sentant soudain une lame filer dans l’air et venir lui entailler la joue. Ses haches trouvèrent leur chemins jusqu'à ses mains mais ce n’était que pas réflexe. Déjà trop noyé d’émotion il ne parvint pas a sentir l’adrénaline du combat prendre la suite des choses. Il releva son regard choqué vers Kafele, comprenant bien ce qu’il tentait de faire pour l’aider a se défouler et calmer ses nerfs. Mais il recula, devant son sourire provocateur et prédateur et détourna même le regard. Il n’avait pas besoin que le désir ou autre chose vienne se mêler au chaos qu’il pouvait sentir en lui.
- J-je.. non… tenta-t-il de répondre pour le dissuader mais sa voix s’effritait dans l’air comme si elle n’avait était faite que de sable sec.

C’était trop tard et Kafele s'élança avec agilité et rapidité, fendant l’air tel un rapace pour venir l’attaquer. Les réflexes de combattants de Tumaini se battirent pour lui, parant, évitant et même frappant pour obliger son adversaire a s’éloigner et lui donner un peu d’espace. Mais ce n’était que l’instinct de survie. Son corps lui réclamait cette violence que Kafele lui offrait mais son esprit le lui refusait, déchirant un peu plus ses plaies internes. Dans l’esprit du soldat les coups ne faisaient que lui rappeler la violence de ses souvenirs.
Sa haine et sa colère avaient su faire de lui le meilleur des enfants soldat mais avoir Kafele en face de lui, lui rappelait un peu plus a quel point cela l’avait aussi dénaturé et mutilé. Et aujourd’hui tout cela le rongeait tellement qu’il en venait a se retourner contre ses frères. Il avait toujours eu peur dans ses songes mais cette peur était parvenue a l’empoisonner jusqu'à la réalité, jusqu’au présent, jusqu'à ces frères et maintenant jusque dans un combat.
Ses mains se mirent a trembler et une fraction de seconde cela suffit a Kafele pour gagner le combat. Tumaini tomba sur le sol, le souffle court mais ce n’était pas du aux efforts de l’affrontement.

Ses angoisses l’avaient privé d’insouciance, ses souvenirs privé d’ignorance, ses cauchemars privé de ses nuits, ses cicatrices privé de bien-être, ses traumatisme privé d’amour, Letti privé de pudeur, sa rage privé de conformité et maintenant Kafele venait lui voler son honneur. Il ne se releva pas, blessé bien plus qu’en son corps et son âme.
- Stop. souffla-t-il mais ce n’était ni une supplication, ni un ordre, il ne sembla même pas s’adresser a son frère. Assez. s’étrangla-t-il en tremblant.

Il sentit le dégoût lui donner envie de vomir, la rage lui donner envie de hurler et la honte lui donner envie de pleurer et torturé par toutes ces émotions qu’il ne contrôlait pas il s’étouffa simplement, incapable de respirer normalement ou de bouger le moindre muscle.
- Kafele… s’il-te-plait... supplia-t-il cette fois mais sans même savoir ce qu’il lui demandait. De partir ? De le rassurer ? De se moquer ?  De l’achever ? De le relever ? De l’enlacer ? Il ne parvenait plus a discerner quoi que ce soit dans son cerveau a par ce seul prénom comme une lumière immuable dans le noir. Kafele… s'il-te-plait. répéta-t-il doucement comme un enfant appelant son frère a la rescousse.

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 16:13


Il frappa sans se rendre compte qu’il faisait fausse route. A croire qu’au fond, c’était lui qui avait eu besoin de cet échange de violence mais c’était à peine s’il lui répondait. Le stricte minimum, voilà ce qu’il faisait et cela le rendait plus colérique encore, supportant pas l’idée que Tumaini soit dans un état pareil sans qu’il ne puisse vraiment l’aider et sans même comprendre les raisons. Ignorer ce qui s’était dérouler avec Letti, ignorer ce qui s’était passer avec ses frères et cette frustration le noya plus qu’il ne l’aurait voulu. Son front toujours perlé de sueur, il prit rapidement le dessus de leur échange et alors qu’il allait à nouveau abattre son arme sur lui, la voix de son frère su trouver la route jusqu’à son esprit et l’arrêter avant.

Le regard noir, il le fixait, s’apprêtant à reprendre le combat là où il l’avait arrêté, cette fois, ce fut son prénom qui le ramena l’interrompit et le réveilla. Se rendant compte de son erreur, se rendant compte que c’était ses propres craintes et frustration qui l’avait amené à choisir cette route sans se soucier une seconde de Tumaini bien qu’il était mort d’inquiétude pour celui-ci. Il n’eut pas besoin de l’appeler une troisième pour que son regard retrouve leur lueur d’inquiétude et d’humanité. Il avait chaud, le soleil tapait sur sa peau et lui semblait soudainement insupportable. Fixant le soldat à ses pieds, il rangeant ses Képeshs que pour mieux se saisir d’un de ses bras et le tirer vers lui avec force, l’obligeant à le rejoindre.

« Pardon… »

Murmura-t-il simplement alors qu’il enlaçait son frère sans vraiment se soucier de savoir si témoin il y aurait ou non. Sa peau brulante contre celle de Tumaini, il l’étreignit, leurs corps s’évanouissant du terrain d’entrainement alors que le décor extérieur laissa place au carrelage de la salle d’eau et au clapotis de l’eau des bains. Il frissonna légèrement en s’éloignant de ses bras, les yeux embrumé par des larmes qu’il n’avait pas su retenir plus longtemps.

« Pardon » répéta-t-il soudainement, ses lèvres cherchant le contact des siennes le temps de quelques secondes. Ses joues avaient une teinte écarlate et il eut un sourire sincèrement désolé.

« Je peux te laisser… » Proposa-t-il d’une voix hésitante alors que sa main qui venait chercher le contact de celle du soldat laissait clairement comprendre qu’il ne souhaitait pas vraiment partir. Il déglutit avec une certaine difficulté, un nouveau frisson parcourant son échine, ses yeux brillants se posèrent sur lui. Il n’osait pas lui demander ce qui s’était passé, ni le pourquoi, ni le comment, effrayer à l’idée qu’il puisse le rejeter ou qu’une nouvelle fois encore il fasse une erreur.
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 18:17


Il frissonna en le sentant le saisir et l'enlacer. Sa chaleur l'étouffait et sa peau le brûlait comme si elle avait été recouverte d'acide. Mais que pouvait-il faire ?  Tumaini savait qu'il aurait autant souffert de le voir partir en le laissant seul. Alors il serra les dents, laissant son frère l'emmener ailleurs et résistant à l'envie de hurler devant cette nouvelle douleur.
L'entendre s'excuser et percevoir ses larmes le rassura autant qu'elle déversa une vague de culpabilité dans ses veines. Tout ce qu'il faisait semblait le faire souffrir un peu plus et pourtant la colère n'était plus assez présente en lui pour qu'il lui en veuille. Il savait que c'était lui,  qu'il était bousillé et l'avait toujours été et que la carapace qu'il était parvenu à forger toutes ces années était en train de fondre en le laissant plus faible, souffrant et terrifié que jamais.

- Non...  Supplia-t-il alors les lèvres de Kafele vinrent rencontrer les sienne quelques secondes.

Il se retira avec horreur mais ce n'était pas a cause du baiser mais du pic de dégoût qu'il avait commencé à sentir s'enfoncer en lui. Même ça il n'y avait plus le droit ?
Kafele s'éloigna l'air sincèrement désolé et proposa même de s'en aller mais Tumai l'agripa violemment.
- Non !  Cria-t-il alors qu'il pût sentir son corps lui réclamer violemment cette distance et cette solitude. Mais il serra le poignet de Kafele plus violemment encore.
Il emprisonna ses lèvres à nouveau avec ardeur et désespoir même si cela le faisait souffrir et plantait plus d'aiguilles dans son corps. Il l'embrassa avec toute la passion qu'il avait bien en lui mais se faisait lacérer en chemin par sa peur. Il devait reprendre le contrôle,  par tout les moyens. On pouvait bien le torturer et le priver de tout ce en quoi il croyait mais pas Kafele. Ils n'avaient pas progressé mais il ne se laisserait pas régresser. Tout ce temps il avait pu goûter au plaisir de lui faire plaisir et même si cela devait le faire souffrir à présent il refusait d'en priver Kafele.

Il l'allongea de force sur le carrelage froid de la salle des bains, lui mordant la lèvre jusqu'au sang. Il savait que c'était inutile et il pouvait sentir que contrairement à ses chaudes embrassades, sa violence ne ferait qu'énerver ou effrayer son frère. Mais il refusait d'abandonner, il refusait de perdre à nouveau. Il lui arracha les vêtements sans ménagement en pressant son avant bras contre sa trachée. La colère.  La colère était sa force et son alliée.
Sans s'en rendre compte il recréait l'horreur de ses cauchemars. Incapable de s'en sevrer il prenait le taureau par les cornes mais au lieu de s'en protéger il était en train de les empaler tous les deux. L'écho de son passé lui arracha des sanglots de rage sans qu'il ne s'arrête pourtant. Il le retourna avec fureur empoignant ses hanches en enfonçant ses ongles dans sa chaire jusqu'à le faire saigner. Il lutta avec fureur contre la nausée et l'horreur en se servant de sa colère mais c'est sa cruauté qui finit par se tarir doucement en lui, le vidant peu à peu de sa hargne.
- Je...  Ne peux...  Pas...  S'étrangla-t-il en se sentant plus impuissant que jamais devant cette réalité.
- Je...  Mais sa gorge se referma violemment en l'empêchant d'en dire plus. Mais pouvait-il encore aggraver son cas ?
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 18:47

Il faillit sourire en l’entendre réclamer sa présence mais ravala cet élan de bonheur lorsqu’il sentie une vive douleur à son poignet. Ses pulsations crevaient à présent le plafond alors qu’il tenta de s’échapper des lèvres de Tumaini, parce qu’il le sentait, ça n’avait rien avoir avec de l’amour, rien avoir avec la passion qu’il pouvait parfois le rendre plus brutal ou pressant, c’était autre chose, il le senti et cela faisait vibrer entièrement son corps mais il se sentait comme paralyser.
Cela faisait déjà plusieurs dizaine de minutes qu’il avait chaud mais cette chaleur qu’il ressentait lui donnait à présent l’impression d’étouffer, il était protéger du soleil ici mais cela ne changeait rien, la sueur son front, son corps, ses joues enflammées, et lui qui était incapable de réagir devant l’assaut soudain de Tumaini.

Se retrouvant de force contre le sol, il se plaignit en sentant le sang se mêler à sa salive, ses larmes coulait à présent de ses yeux. Il aurait dut se battre, s’éloigner de lui, mais la vue brouiller et le souvenir encore récent de son frère lui suppliant de ne pas le combattre le paralysait de plus belle. D’autres secondes défilaient, sa gorge s’irritait doucement alors qu’il tentait de retrouver l’air qu’il avait l’impression de ne plus percevoir, ses mains tremblantes, ses yeux noyés, ces frissons, son corps et cette chaleur.
Ses lèvres formèrent son prénom, tentant de l’appeler sans pouvoir sortir le moindre son, au-delà de ce qu’il s’apprêtait à lui faire, quelque chose d’autre l’effrayait et le paniquait soudainement. Son corps tout entier semblait bruler de l’intérieur, il toussa lorsqu’il libéra sa gorge pour le retourner. Le front contre le carrelage, il luttait pour respirer, une violente quinte de toux rendant cela impossible.

Ce fut à peine s’il pouvait sentir ses ongles sur ses hanches et en quelques minutes, il oublia la présence effrayante de Tumaini. Continuant à cracher ses poumons, le visage contre le sol, et il le senti dans sa bouche, ce sang…Et ce n’était clairement pas cette morsure qui en était la cause.
Un haut le cœur le tordit de douleur alors que la fièvre s’insinuait plus encore en lui, il respirait à nouveau calmement alors qu’il laissa un long filet de salive et de sang s’étaler sur le carrelage de la pièce. La lueur de ses sœurs laissaient comprendre que sa magie tentait automatique de soigner son hôte mais sans véritable résultat, un nouveau haut le cœur lui fit remettre un mélange de thé, de bile et de sang.
Son corps entier était couvert de sueur alors qu’une nouvelle quinte de toux l’empêchait de se relever ou même de parler et lorsqu’il cracha à nouveau du sang, il fixait les cercles rouges formé par les postillons et ses crachats. Il se releva doucement, comme si ce mauvais moment était simplement passé. Le regard dans le vague, le corps de Kafele semblait une coquille soudainement vide.

Intérieurement, il pouvait voir les alentours, reconnaître la salle d’eau, savoir exactement ce qu’il se passait, pourquoi il était ici, ce que Tumaini avait tenté de faire, sa séance avec Letti, le combat avant. Il était bien présent mais prisonnier de son corps qui semblait se mouvoir selon la volonté de quelqu'un d’autre. Son cœur cognait la contre sa poitrine et lorsqu’il trouva Tumaini devant son champs de vision, il voulut hurler de fuir, de s’en aller, mais absolument aucun son ne quitta sa bouche, même lorsqu’il vit ses mains entourer la gorge de son amant et serrer aussi fort que cela lui était possible. Il luttait, combattait, tentait de récupérer le contrôle de ses membres, de son corps mais absolument rien ne semblait fonctionner, prisonnier de sa propre enveloppe charnelle, même sa magie semblait vouloir l’aider sans pouvoir trouver le moyen de le libérer.

Il pleurait, hurlait, intérieurement il devenait fou, s’en arrachait les cheveux et la chair tant il ne voulait pas voir ce qui se passait, tant il n’osait pas croire que ce qui se déroulait sous ses yeux et entre ses mains étaient la réalité. Il était tombé dans les pommes, cauchemardais, il refusait de croire qu’en cet instant, il n’était qu’un simple spectateur de ses propres actes…Mais était-ce réellement ses propres actes ?
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 20:56



Il laissa ses bras retomber le long de son corps, horrifié en voyant les marques sanglantes qu'il avait laissé sur la chair de Kafele. Il pouvait encore sentir des morceaux de sa peau sous ses ongles. En plus de la honte et de la déception s'ajoutait la lente descente aux enfers qu'était de se rendre compte qu'il n'était plus capable de lui apporter du plaisir mais que maintenant il s'était même mit a lui faire du mal. Pire encore, ils s'étaient efforcés de fuir ses démons et lui les avaient déversé sur son frère.
Il fixa Kafele avec horreur, allongé sur le sol, souffrant. La culpabilité ne lui permit pas de se rendre compte que quelque chose n'allait pas, persuadé d'être le plus hors de contrôle des deux. Même le sang qu'il le vit tousser, il eut l'impression que c'était lui qui le lui avait infligé.

Figé, il n'osa bouger, parler, le soigner, fuir ou s'excuser. Il le regarda se relever lentement, terrifié de faire face à sa réaction. Allait-il lui hurler dessus ? Pleurer ? Lui rire au nez ? Le frapper ? Le maudire ? Dans son esprit Tumaini se disait qu'il méritait tout cela et qu'il subirait tout ce que Kafele voudrait lui faire subir. Mais même aveuglé d'angoisse et de haine de soi, il put le remarquer en une fraction de seconde. Celui qui se trouvait devant lui n'était pas Kafele.
Mais c'était trop tard.

Ses mains vinrent violemment et cruellement enserrer la gorge de Tumaini qui réagit trop tard pour récupérer ses armes. Il lutta à la fois contre la force de Kafele et la surprise qui chassa le peu d'air qu'il avait dans ses poumons alors qu'il fixa le vide derrière les yeux de son frère. Son collier se mit a luire furieusement mais d'une magie qui tentait désespérément de chasser le mal qui pouvait habiter l'agresseur.
- Kaf' ! S'étrangla Tumaini avec autant de force que la prise écrasante de Kafele lui permettait d'avoir,  son ton dénué de tout sentiment sauf de la simple autorité d'un frère et d'un allié qui tentait de le rappeler a lui. Il n'avait pas vu, n'avait pas sentit la menace mais à l'instant où il s'était trouvé face au danger et avait vu son frère y succomber il avait chassé tout le reste, tout le chaos pour redevenir le soldat et le frère. Il agrippa les poignets de Kafele avec force en faisant tout pour retirer ses mains de sa gorge, pas pour se protéger mais pour l'empêcher de commettre malgré lui cet acte qu'il ne se pardonnerait jamais.

- Ça va aller... Kaf'. Souffla-t-il douloureusement pour lui donner un peu de courage, lui faire comprendre qu'il avait comprit et qu'ils se battaient tous deux contre le même mal, pas l'un contre l'autre. Mais les mains du guerrier continuaient de serrer de plus en plus fort et bientôt Tumaini sentit ses lèvres picoter alors qu'elles prenaient une teinte violette. Son esprit s'embrumait lentement et lorsqu'il fut assez distrait par la douleur pour oublier Kafele et ne garder que le seul instinct de survie, son collier passa d'une couleur d'or à une lumière vive et rouge et créa une soudaine et violente explosion qui les sépara enfin. Tumaini se sentit projeté contre un mur, luttant difficilement pour retrouver un peu d'oxygène mais sa gorge restait atrocement compressée. Il tenta de se relever, prendre la fuite pour au moins retrouver ses frères pour leur demander de l'aide mais le manque d'oxygène le fit tituber et glisser sur le carrelage.

- Kaf' ! Kafele !
Appela-t-il d'une voix brisée mais pleine d'encouragement car il savait que c'était le seul frère qui pouvait l'entendre, même derrière le néant qui l'habitait.



Dernière édition par NPC Eli le Sam 21 Mai - 8:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Ven 20 Mai - 22:00


*Non ça va pas allez !* Hurlait-il dans ce corps sans pouvoir le faire dans la réalité, il avait la sensation d’être enfermé entre quatre mur où il ne se trouvait ni porte, ni fenêtre, juste la vision horrible de ses mains étranglant Tumaini. Il frappait les murs, tentant de les briser à la force de ses poings mais rien y faisait, il pouvait voir les lèvres de son frère prendre une teinte dangereusement inquiétante ce qui ne fit qu’augmenter sa détermination mais là encore, c’était un échec. Il put sentir la douleur du choc et le noir. Seul avec lui-même, il fit bientôt face à une autre personne. La scène était étrange, la personne qu’il avait face à lui avait possédait une peau aussi blanche que le lait, ses cheveux frisés à se différenciant à peine de sa peau. Il n’avait jamais rien du de semblable.


« Tu es perdu… »

Laissa-t-il échappé en s’approchant de Kafele...

« Tu es loin des tiens… »

Kafele fronça les sourcils, reculant à chaque fois que celui-ci avançait vers lui.

« Ce qui était, est et sera…Un jour tu retrouveras le chemin vers le soleil…Vers Ra »

Cette phrase, il n’en fallu pas plus pour qu’il fonce aveuglément vers lui mais alors qu’il s’apprêtait à atteindre sa cible, le font entièrement noir et vide devint aussi lumineux et aveuglant que possible. Il pouvait entendre la voix de Tumaini mais pas seulement, il entendait la voix d’une femme, la voix d’un homme qui chantait pour celle-ci et cette chanson…Il la connaissait. La voix de Tumaini vu rapidement effacé et la lumière laissa place à des images. Il était à nouveau maître de son corps, du moins, c’est ce qu’il cru.

« Tu es réveillé mon bébé ? »
« L’appelle pas ainsi, il a cinq ans, bientôt il rejoindra nos rangs pour se battre aux côtés de ses frères »

La femme fronça légèrement les sourcils visiblement peu enchanté à cette idée, elle l’attrapa, l’attirant dans ses bras et un délicat parfum anisé lui emplissait les poumons.

« Tu seras toujours mon bébé »

Murmurait-elle en secret à son oreille, glissant un baiser maternelle au creux de son cou. Ce fut un bruit qui attira l’attention des deux adultes, lui y comprit. Un autre et sa mère se tourna vers lui.

« Sous le lit, cache toi »

Il s’y refusa et elle insista, finissant par obéir à sa mère, il se cacha. Bientôt l’odeur du sang, les cris, les yeux couleur océan de cette femme posé sur lui…Il n’aurait pas du hurler, mais cela avait été plus fort que lui…Et il hurlait encore dans son esprit lorsque le néant l’entoura à nouveau.

A l’extérieur, le corps de Kafele s’était mis à la poursuite de Tumaini, il avait tenté de se servir des képesh mais à l’instant où il avait posé ses mains sur le manche de ceux-ci, une vive brulure l’en avait interdit. Très bien, il ferait sans…Alors que Tumaini tentait inutilement de rappeler son frère à lui, le visage inexpressif, il répéta cette litanie :

« Ce qui était, est et sera… »

Mais avant même qu’il ne puisse attaquer de nouveau quelque chose entrava ses jambes, le faisant chuter. Découvrant derrière Kafele, la silhouette de Thi. Le lien qui unissait les frères et leur magie permettait aujourd’hui de rapidement prévenir les uns et les autres du moindre danger et à l’instant où il avait plus perçu l’aura de l’assassin, il s’était précipité, rapidement suivit par le reste de la fratrie.
Tous avaient compris, dès l’instant où il l’avait entendu. Mais le sorcier qui se cachait sous l’enveloppe charnelle de leur frère n’était pas un novice, il se pencha, tirant avec force sur le fouet pour faire tomber à son tour Thi et se défaire de cette emprise. Il usa de la magie de Kafele pour disparaitre, réapparaissant derrière Tumaini et éclatant son visage contre le mur. Seul contre six, les chances étaient inégale au premier abord mais il put sentir en lui que le propriétaire de ce corps avait complètement lâché prise après avoir vécu à nouveau le massacre de ses parents.

Laissant alors les champs libres pour se battre. Il attrapa Tumaini, se servant de celui-ci comme bouclier à l’instant où une lame tenta de s’abattre sur lui. Levant la main, la chevalière s’illuminant, il trouva à nouveau au creux de sa main l’une des sœurs mortelles de l’enfant de Ra qu’il possédait. Et c’était bien ce détail qui lui avait permis d’entrer dans ce corps...Ca et cette blessure insignifiante qu’un de ses frères lui avait infligé, empoisonnant son sang. Les soldats avaient généralement le réflexe de se soigner presque aussitôt et ce poison n’était techniquement pas mortel, il le rendait dans un état physique assez faible pour lui permettre à lui de le posséder.

Ce qui était en revenge mortel, c’est qu’il n’y avait qu’une seule solution pour le déloger du corps…Car il ne le quitterait pas avant d’avoir libérer cet enfant de Ra.

Les lames, le fouet, les coups, tout volait, il disparaissait, réapparaissait, bien que c’était censé fatigué l’hôte, lui n’en ressentait aucun effet négatif car il n’était nullement le propriétaire d’origine. Il ordonnait, le corps exécutait, rien de plus. Il était ici pour tuer tout ce qui l’empêcherait de ramener Kafele chez lui.

A l’intérieur, il sembla se réveiller d’un étrange sommeil ramené à lui en entendant à mainte et mainte reprise son prénom, et sous ses yeux il pouvait voir le visage crispé de Seth, la lame sous sa gorge et le mince filet de sang qui commençait à en découler.

*NON !*

L’arme brula sa main, l’obligeant à lâcher celle-ci, un opportunité que saisirent les frères pour attraper leur frère. A nouveau il fut entouré des ténèbres, une lumière vive apparaissant en même temps que cet être étrange dans sa tête.

« Tout ceci n’est qu’illusion, c’est factice, des mensonges destinés à t’éloigner du chemin »
«  C’est faux ! »
« Vraiment ? »

La lumière l’aveugla une nouvelle fois et il se retrouva dans cette petite cage, il était toujours âgé de cinq ans et il n’était pas seul mais cela n’avait pas réellement d’importance, il fixait le visage crasseux de l’un des garçons présent que des hommes emportèrent, il entendit hurler, ne revoyant ce visage que quelque minute plus tard, vidé de toute vie…De tout espoir.
Alors lorsqu’on tenta de l’emmené à son tour, il tentait de se battre et se débattre, encore et encore, il fut roué de coup, jusqu’à l’épuisement et on le remit dans la cage…Il ne vit plus la lumière du jour, il ne connu que la torture, les longues lacérations sur son corps évitant soigneusement de ne pas atteindre une artère…Et on le soignait toujours, pour pouvoir continuer, jusqu’à ce qu’à nouveau l’épuisement le prenne…

Et le parasite refit surface, laissant Kafele à ses cauchemars…
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Sam 21 Mai - 9:13




Tumaini fit tout son possible pour se relever, se battre, mais sa gorge refusait de laisser passer plus qu’un mince filet d’air jusqu'à ses poumons, lui donnant l’impression que les mains de son frères étaient encore en train de l’étrangler. Il sentit la fureur, la rage, l’adrénaline exploser en lui mais faute de pouvoir se battre ils enflammèrent son esprit.
Non, pas comme ça. Il ne pouvait pas être le premier à abandonner ses frères. Il ne pouvait pas les laisser ainsi, laisser Kafele seul face à l’horreur qu’on le forçait à commettre. Il se retourna vers lui, le voyant doucement approcher en essayant de dégainer ses armes sans y parvenir. Il ne lui dirait pas qu’il ne lui en voudrait pas, qu’il ne devrait pas se sentir coupable. Il n’allait pas mourir aujourd’hui et pas de la main d’un frère possédé par un illuminé.

Thi apparu derrière le possédé et le fit tomber sur le sol en entravant ses jambes de son fouet. Les autres frères se déployèrent et Nail s’agenouilla immédiatement proche de Tumaini pour placer une main sur sa gorge et l’aider à se remettre. Mais Kafele tout juste libéré de l’emprise de Thi se précipita vers Tumaini pour lui écraser violemment la tête contre le mur. Nail trancha l’air de son épée mais l’assassin s’était déjà retiré en emportant avec lui le corps étourdi du soldat qu’il utilisa comme bouclier. Seth prit la relève, entremêlant ses fils pour entraver Kafele et libérer Tumai mais très rapidement l’assassin s’en servit pour tirer Seth vers lui et presser sa lame contre sa gorge. Le képesh se rebella a l’instant où il fit couler le sang de son frère, obligeant son faux propriétaire à le lâcher et tous se jetèrent immédiatement sur leur ennemi désarmé.

- Kaf’ ! appela à nouveau Tumaini encore persuadé que son frère pouvait revenir à lui et se battait de son propre côté.
- Assomme-le ! cria Seth en s’efforçant d’entourer ses fils autour des poignets de Kafele pour l’immobiliser au risque de lui trancher la peau.
-  Non ! Ça ne fera que donner le champs libre à l’illuminé ! rétorqua Nail qui avait rangé sa lame pour empêcher Kafele de bouger sans pourtant le blesser.
- Thi ! aboya Kames, massue à la main et prêt à l’abattre sur la tête de leur frère possédé.
- Letti ! souffla le leader en voyant apparaître la prêtresse au bras de Uga qui avait anticipé le moment où les soldats ne pourraient rien faire de plus pour l’assassin possédé.

- Enfermez-le avec votre magie et écartez-vous. ordonna-t-elle avec douceur mais fermeté alors qu’elle s’approcha de Kafele.
Ils obéirent tous, remplaçant leurs lames et leur force par un sort paralysant qu’ils maintinrent à distance. Tumaini mit une seconde de plus que les autres avant de s’éloigner du corps de Kafele mais la prêtresse lui servit un regard qui lui communiqua clairement qu’ils n’avaient pas le temps pour ses jeux. Elle prit la place du soldat au dessus de Kafele et vit entourer son visage de ses mains.

- Ton corps est une cage, tes intentions sont mauvaises et je me jette dans la fosse aux lions. Oublies-toi car ton âme est devenu un champs de bataille, et je me battrais avec toi. souffla-t-elle, ses yeux se mettant a luire de magie.
Ses iris verts disparurent laissant ses globes oculaires blancs et vides et une fraction de seconde ils apparurent dans les yeux sombres de l’assassin pour s’évanouir. Elle put alors voir le noir, la violence, la torture, le sang, la douleur, le désespoir, le passé de Kafele.

- STOP ! hurla-t-elle a l’intérieur de l’esprit du frère et le songe se brisa.

La lumière qui rayonna derrière les murs brisés du souvenir éblouit la sorcière qui pu sentir les rayons agresser son propre esprit comme des aiguilles. Mais elle se protégea et se redressa, oubliant Kafele au sol pour tenter de repérer leur ennemi. Elle le vit, baigné et perdu dans cette lumière puissante et cruelle. Un homme blanc comme si sa foi aveugle avait irradié et décapé toute couleur de son corps.

- Ta lumière n’est que poison. siffla-t-elle avec colère. Tu ne peux le blesser avec le passé ! cria-t-elle avant de se retourner vers Kafele et prendre doucement ses épaules et son visage pour l’obliger à croiser son regard vert.

- Ne le laisse pas te faire du mal. Tu es fort. Tes frères sont forts. Et vous êtes toujours ensemble. lui rappela-t-elle en tentant tant bien que mal de chasser la panique et la fébrilité dans sa voix. Elle n’était pas habituée a être sur le terrain et l’esprit inonde de lumière de Kafele était bien différent de son petit salon feutré et sombre mais elle s’efforça de le rappeler a elle et aux mots qu’ils avaient échangés plus tôt. A ce qui constituait l’esprit de Kafele et non les chimères que l’autre sorcier tentait d’insinuer en lui.
- Oublie le passé. La guerre n’est pas éternelle. Et vous vaincrez ! insista-t-elle en le serrant sans ses bras pour lui transmettre toute la lucidité et le courage qu’elle pouvait lui donner. Et nous vous vaincrons ! répéta-t-elle en se retournant pour fusiller le Fils de Ra du regard.

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Sam 21 Mai - 20:47


[justify]Il fixa Letti, incapable de croire qu'elle était réellement là. Il avait peur de tout ce qu'il pouvait voir et entendre, peur de voir la réalité être complètement déformée par ses cauchemars mais il trouve que sa voix... Son visage... Et même sa présence. Il fixa ses yeux sur elle sans pouvoir plus le quitter du regard. A elle seule, elle représentait la seule ancre sur la réalité. Son unique espoir de retrouver ses frères. Il acquiesça a ses paroles tentant d'y puiser un peu de force dans ses paroles.

« Va t'en mécréante et cesse d'empoisonner l'esprit de notre fils... »

Une nouvelle lumière aveuglante et il se retrouva soudainement entourer du corps de ses frères gisant au sol et portant les marques de ses coups.

« Non... »

laissa-t-il échapper d'une voix tremblante et terrifié.

« Non...non non...non NON ! »

il fixait ses mains pleines de sang et au cadavres de ses frères s'ajouta tout ceux dont il en était l'instigateur. Il tremblait et se sentait noyer part le culpabilité et le vulnérabilité. Il fouilla parmi les corps a la recherche des visages de ses frères jusqu'à ce qu'il trouve dans ses bras le corps inertes de Tumaini. Il passa une main sur son visage loin de se rendre compte que dans la réalité... Il ne cessait de pleurer et de se secouer en murmurant le prénom de celui-ci.

il cessa d'un coup de pleurer se releva lentement. Le visage exprimant une colère aussi sourde que puissante.

« Letti »

appela-t-il calmement.

« Va t'en... Tu sais qu'il n'y a qu'une solution... »

il se tourna vers le visage qui apparut a nouveau devant lui.

« Fais ce que tu as à faire... Je vais le traquer... »

Promit-il. Se qu'il attendait d'elle c'est qu'elle l'approche de la mort alors que de son côté il profiterait du moment pour s'engouffrer dans cette porte que l'albinos avait ouverte. S'il avait pu venir jusqu'à son esprit...Kafele comptait pouvoir faire le chemin inverse. Pouvoir le trouver, le traquer, le chasser et lui faire payer chacune de ses visions...


Dernière édition par NPC Amy le Dim 22 Mai - 5:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Sam 21 Mai - 21:36

La sorcière poussa un petit gémissement de surprise face aux assauts de l'homme blanc. Elle tenta de se protéger elle et Kafele de sa lumière agressive mais elle ne parvint pas à empêcher une nouvelle vision de les entourer. A nouveau la violence, à nouveau le sang, à nouveau la mort. Mais ce n'était plus le passé.
Figée d'horreur devant des visages qu'elle-même pouvait reconnaître, elle sentit le poison pourtant destiné à Kafele enserrer son cœur de peur. Elle ne parvint pas à retenir le guerrier qui fouilla parmi les corps pour retrouver celui de son amant. Elle pria pour que celui-ci ne le trouve pas mais il était bien là lui aussi, inerte.

A l'extérieur, les frères observèrent la scène, soucieux mais concentré sur la seule tâche de retenir leur dernier frère immobile pendant que la prêtresse se battait avec lui dans son esprit. Ils purent sentir le combat quitter leur enveloppe corporelle, les laissant naturellement immobiles. Kafele qui jusqu'ici semblait vide de conscience et dirigé pour infliger des blessures avait l'air à présent de se faire attaquer à son tour par une menace invisible. La fratrie se retint de réagir, sachant très bien qu'ils ne pouvaient rien faire de plus que ce que Letti était en train de faire. Ils étaient ses frères mais ils ne restaient que des soldats.
Mais lorsque les larmes se mirent à couler sur le visage crispé de tristesse de l'assassin et qu'il se mit à appeler le nom de Tumaini, ce dernier n'entendit même pas le rappel à l'ordre de Thi et tomba immédiatement à genoux à coté de lui.

- Je suis là Kaf' ! Kafele ! Appela-t-il avec force et encouragement en serrant doucement l'épaule de son frère pour tenter de lui faire sentir sa présence. Il ne su pas si cela servait à quelque chose car ni son frère ni la prêtresse n'eurent de réaction.

Letti cru qu'elle était en train de perdre le soldat dans l'horreur de cette vision et ses sentiments ne faisaient qu'exacerber les siens qu'elle eu de plus en plus de mal à contrôler. Tout ce sang, toute cette mort et au milieu cet homme brisé de culpabilité et de chagrin. Cela n'aurait pas du tant la chambouler car elle savait que ce n'était qu'une vision factice mais une peur indélogeable la faisait trembler de l'intérieur alors qu'elle pu entendre au loin "et si...?".

Mais Kafele chassa la peur et la tristesse par le sentiment fétiche de celui dont il délaissa le corps sur le sol : la colère. Elle le regarda sans comprendre d'abord, presque effrayée de le voir se retourner vers elle et de l'ajouter à la pile de cadavre mais il n'en fit rien. Elle revint à elle et à son sens du devoir lorsque celui-ci lui demanda de s'en aller. Elle s'apprêta à contester mais elle pu percevoir en lui qu'il ne lui demandait pas de l'abandonner, mais de l'épauler alors qu'il décidait enfin de prendre le combat en main et de riposter.

Ils l'avaient comprit, pour cela ils devaient affaiblir Kafele pour affaiblir celui qui s'était installé en lui. Faire tanguer la barque jusqu'à ce que le parasite tombe à l'eau ou décide à rejoindre son propre bateau. Et à ce moment là, Kafele frapperait à son tour.
Elle n'aimait pas du tout ce plan et la peur lui donna envie de l'en dissuader même s'il n'y avait pas d'autre solution mais elle se ravisa à temps. Elle se força a faire ce qu'elle faisait si bien, oublier ses propres émotions pour se nourrir et s'inspirer de ceux des autres. La colère, le courage, la détermination de Kafele. Et elle put se souvenir de ses propres pensées. Si quelqu'un d'autre que elle pouvait être capable de ce voyage entre deux esprits, c'était bien quelqu'un comme Kafele.

- L'empathie est ton arme. Sens son cœur et tu en trouveras le chemin. Lui conseilla-t-elle sombrement en sachant très bien que cet effort pouvait être difficile et douloureux à faire avec un ennemi. Elle n'avait l'habitude de le faire qu'avec les siens.

- Tu es fort et tes frères sont forts. Tu survivras et ils ne te laisserons jamais mourir. Le rassura-t-elle une dernière fois avec un sourire confiant pour lui rappeler que dehors, là où elle retournerait, les choses étaient encore bien différentes que celles qu'il pouvait voir ou vivre ici. Et sur ces mots, elle disparu.

Ses iris verts réapparurent dans ses yeux vides ainsi que son esprit dans son enveloppe corporelle qui se crispa d'une longue respiration oxygénée. Tumaini et les autres frères sursautèrent de la voir revenir et tous se retournèrent vers leur frère en s'attendant à le voir en faire de même mais il n'en fut rien.

- Continuez de le bloquer ! Aboya violemment Letti avant que les soldats ne mettent fin à leur sortilège paralysant.

Elle n'eut pas le temps de se remettre de ses émotions qu'elle se pencha à nouveau sur le corps figé de Kafele. Elle remarqua que Tumaini s'était détaché du reste de la fratrie pour le rejoindre mais elle ne s'en énerva pas, au contraire, elle avait besoin de lui.

- Ne le laisse pas mourir. Eut-elle seulement le temps d'ordonner en guise d'explication avant qu'elle ne sente le parasite s'agiter pour reprendre le contrôle du corps.

De sous sa toge, elle empoigna une longue aiguille d'argent qu'elle leva au dessus de la tête. Elle capta le regard de chacun des hommes présent pour les frapper de sa magie pour les convaincre de ses bonnes intentions. Elle n'avait pas le temps de se justifier par la parole. Puis elle enfonça violemment la pointe dans le torse du possédé en transperçant son cœur. Tumaini sentit son propre cœur s'arrêter une fraction de seconde mais immédiatement toute sa magie et son énergie se déversa en Kafele pour le maintenir en vie coûte que coûte.


Dernière édition par NPC Eli le Dim 22 Mai - 7:30, édité 1 fois
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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Dim 22 Mai - 6:45


Il avait fixé Letti jusqu’à la dernière seconde, lui assurant d’un regard qu’il ne la laisserait pas tomber, ni elle, ni ses frères.  Il le vaincrait, parce qu’il le fallait, qu’il était son ennemi. C’était eux qui lui avait fait subir toute ses souffrances lorsqu’il n’était qu’une enfant, eux qui avaient failli lui ôter l’un de ses frères, eux qui avait probablement tué Tarik, et à présent c’était eux qui tentaient, à travers son corps et ses mains de tuer Tumaini, qui le firent souffrir et la narguèrent en lui offrant cette dernière vision d’horreur. Il attendit, patiemment, jusqu’à ce qu’il sente une vive douleur au creux de sa poitrine et cette sensation qu’il connaissait si bien. Il ferma les yeux, laissant doucement la mort l’emporter dans les ténèbres alors qu’à nouveau, il put entendre cette voix.

« Tu te berce d’illusion mon frère »

Il se crispa en entendant ces mots mais il resta concentré sur cette sensation singulière et familière. Il avait vu la mort de si près tant de fois lorsqu’il était enfant et même adulte. Il esquissa un sourire en repensant à ses innombrables entraînement avec ses frères mais surtout avec Tumaini qui appréciait aller jusqu’au bout en usant de magie pour le ramener à la vie avant qu’il ne bascule réellement.

« Montre-moi… »

Demanda-t-il simplement alors qu’il percevait les battements de son cœur s’affaiblir lentement.

« Montre-moi, avant qu’il ne soit trop tard »

Dit-il avec une certaine sincérité alors qu’il ouvrait à nouveau les yeux vers l’albinos. Une part de lui voulait en savoir plus, comprendre pourquoi et comment il avait réussi à s’introduire dans son corps et son âme. A le sonder ainsi avec une telle facilité. Ses yeux se fixèrent dans les iris bleu teinté de rouge de son compagnon spirituel, tendant une main. Une main que le fils de Ra hésita à prendre mais c’était la seule chance qu’il pouvait saisir de ramener cet enfant à la raison.
Il pouvait le sentir, cette faiblesse dans ce corps, cette froideur similaire à la mort, soit il mourrait dans ce corps, soit il abandonnait son hôte à son sort.

Il glissa ses doigts sur la paume au moment où une nouvelle vague de lumière les submergeait. Saisissant fermement cette main, il se concentra alors que les battements affolés d’un autre cœur, la lumière perdait en intensité, tentant de se raviver, encore et encore, ils luttèrent. Et ce combat mit à rude épreuve sa propre enveloppe charnelle qui tentait de s’accrocher au peu de vie qu’il puisait dans la magie de Tumaini. Le corps convulsait, son cœur s’affolant dangereusement alors que de l’autre côté ils continuaient encore de combattre.
Et puis le noir…Et puis le calme complet, son corps complètement inerte, sa peau livide et aucune chaleur qui en émanait.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il fut baigner par la lumière du soleil mais ce qu’il pouvait voir n’était en rien semblable à son temps, il ne voyait ni ses frères, ni Letti. Un étrange sentiment de déjà-vu l’étrangla légèrement alors qu’il commençait à se balader dans ce nouveau décor. Il marchait, lentement, observant les murs rouges qui se dessinaient autour de lui. Son regard se posa sur ses mains et il comprit, dans un sourire, qu’il était passé de l’autre côté du miroir. Il aurait pu mettre rapidement fin à cette histoire mais quelque chose le poussait à vouloir en savoir plus, en connaître plus et il continua de marcher, il croisa des hommes, des femmes, des enfants, tous le regardait étrangement comme si voir son hôte se promener ne semblait pas être une chose habituelle. Il pouvait le sentir, la morsure du soleil sur sa peau lui apparaissait pas comme quelque chose d’agréable ici-même.
Il oubliait les risques à se laisser entraîner dans ce décor, oubliait que dans un autre temple, son corps commençait doucement à céder à l’étreinte de la mort.

« Kafele ! »

Il se retourna soudainement pensant avoir entendu son nom ici-même mais c’était un rappel à l’ordre, une autre voix, venant d’un autre lieu mais cela ne suffit pas à le ramener chez eux. Il continua de marché finissant par rejoindre les toits des habitations. Il était sur l’un des plus hauts du temple alors qu’il observait en contre bas les échanges violent d’un entraînement. Il observa chaque visage avec cette même sensation étrange et un désir profond de connaître les noms de chacun. Il fouilla dans la mémoire de son hôte pour les trouver et esquissa un sourire. Il avança d’un pas…Le second fut plus difficile mais il trouva la force de le faire…Le troisième…Et il n’y eut pas de quatrième.
Des hurlements d’horreur, le vent et à nouveau les ténèbres.

Il baigna dans ce calme intense, ce néant fait de tout, la sensation de paix, de n’avoir plus aucune conscience.

« KAFELE ! »

Entendit-il une nouvelle fois mais il n’était pas certain de vouloir suivre cette voix, de vouloir quitter cette sensation de paix intense. Une gêne lui picotait le cœur mais cela n’était rien, et puis il y avait cette douce chaleur qui l’enveloppait, ce parfum qu’il pouvait sentir…Cela lui était familier et faisait naître en lui une sensation étrange au creux de l’estomac. Ce parfum…Cette chaleur…
Et il put le voir, ce visage…Suivit des autres…Ses frères.
Il ouvrit soudainement les yeux, se soulevant soudainement en reprenant une profonde et douloureuse inspiration, les yeux écarquillés, il cherchait à présent à remplir ses poumons d’oxygène, ayant du mal à retrouver un rythme normal. Il s’agrippa à la première personne qu’il put avoir sous ses mains, ses ongles s’enfonçant malgré lui dans la chair. La panique et la fièvre qui était toujours présente le rendait complètement paranoïaque, ignorant si ce qu’il avait sous les yeux n’allaient pas à nouveau se transformer en une vision d’horreur.

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MessageSujet: Re: Loin des yeux, proche du coeur   Dim 22 Mai - 9:02


Le soldat serra les dents. Ils avaient joué à ce jeu bien trop de fois pour qu’il le laisse lui glisser entre les doigts, mais ne toujours pas le sentir derrière ses grands yeux noirs ne lui donnait pas grand chose à quoi se raccrocher. Il se concentra sur les battements affolés et fébriles de son coeur transpercé par l’aiguille de la prêtresse, forçant son propre coeur à y faire écho pour mieux les sentir. Il y dirigea toute sa magie, toutes ses forces comme si chaque seconde était la dernière, mais le temps s’étira douloureusement.

Letti pouvait sentir ce qui se passait à l’intérieur de l’esprit de Kafele à travers les échos de ses émotions comme devinant un poisson sous la surface sombre et réfléchissante du Nil. Elle le sentit quitter sa propre enveloppe charnelle pour atteindre sa destination mais elle ne s’en félicita pas. Pleine d’appréhension, elle savait que même si Kafele prenait le dessus il se trouvait dorénavant quelque part de bien plus dangereux que son corps dans cette salle de bain, entouré des siens. Il ne fallait pas qu’il y reste trop longtemps dans ce Temple ou même dans cette conscience qui n’était pas la sienne. Qu’il se perde dans la lumière. Mais elle n’avait plus de moyen de communiquer avec lui et elle s’horrifia de sentir les secondes passer.

Chaque seconde de plus était une image, un son, une sensation de plus pour Kafele, une crainte et un doute pour Letti et une douleur et une fatigue en plus pour Tumaini. Sans s’en rendre compte chacun luttaient encore à leur façon contre la lumière de Ra.
Même dans la salle de bain du Temple de Sekhmet, la prêtresse se sentit assaillit de souvenirs et de peur. Cette vision, ces corps ensanglantés entassés sur le sol et au milieu Kafele. Ce n’avait pas été le passé mais si cela avait été le futur ? Elle pouvait ressentir la cruauté mais aussi la certitude de l’horreur, mais avait-ce été une simple arme de plus contre eux ? Pouvait-elle seulement se permettre de douter ? Tout ses corps… alors qu’entre ses mains ne s’en tenait qu’un seul. Elle pouvait encore tuer ce doute, tuer cette possibilité en tuant Kafele. Il tomberait au combat, les débarrassant de ce parasite. Elle n’avait juste pas à le laisser revenir.

Mais cela voudrait dire qu’elle devrait alors se battre contre la magie de Tumaini et dans un instant d'appréhension, elle fit l’erreur de relever la tête vers le soldat, lui exposant une lueur de doute dans ses grands yeux verts. Il la vit mais ne la comprit pas, trop concentré sur Kafele et son coeur. Le fait que son doute ne face aucun écho dans les yeux de l’autre la fit douter encore plus. Devait-elle tuer un frère ? Ou se trouvait sa place ? Son rôle ? Protéger son Temple, mais Kafele ne faisait-il pas partit de ce Temple ? Et Tumaini, Thi, Kames, Seth, Nail Uga…
La prêtresse sentit ses pensées perdre pied mais chaque seconde qui passait approchait Kafele de sa destination et elle se trouvait à bifurcation qui déciderait du terminus. Elle tirait déjà du côté de la mort et Tumai du côté de la vie. Elle n’avait qu’à tirer un peu plus fort, juste un peu…

- KAFELE ! hurla-t-elle plutôt alors d’une voix désespérée. Elle allait prendre cette décision, elle pouvait déjà sentir sa magie de muer en ce sens mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas qu’il lui donne cette opportunité de choisir. Il fallait qu’il revienne, qu’elle puisse blâmer quelqu’un d’autre qu’elle-même peu importe la suite de l’histoire.

Tumaini est ses frères observèrent la panique soudaine et les larmes de la prêtresse sans comprendre. Déjà à bout de force, le soldat sentit la surprise le déstabiliser dans ses soins et pire encore, il sentit la Mort gagner peu à peu du terrain.
- SEN ! rugit-il cette fois à l’adresse de ses autres frères qui en entendant son appel à l’aide changèrent immédiatement leurs sorts de paralysie pour un sort de soin.
Dominé par ce soudain effort réparateur, l’aiguille meurtrière de la prêtresse glissa de ses mains et fut chassé du corps de Kafele qui revint soudain à lui en inspirant désespérément.

Il agrippa violemment Tumaini mais celui-ci en avait aussi fait de même à l’instant où il avait pu retrouver son frère derrière ses grands yeux noirs. Ignorant la folle panique de Kafele ou même le regard des autres, il l’empêcha de s’éloigner de lui à nouveau et de s’éloigner de la réalité et vint presser ses lèvres brûlante contre les siennes avec force et douceur. Il l’embrassa désespérément, passionnément, langoureusement, pour le ramener à lui, pour le rassurer, pour soigner un peu plus son coeur et aspirer cette horrible fièvre pour la remplacer par une chaleur bien plus familière. L’amour d’un frère, l’amour d’un amant, l’amour de quelqu’un voulant seulement bien faire, il n’avait plus la force de songer à les discerner.
Il l’embrassa jusqu’à ce qu’il le sente se calmer un peu dans ses bras mais malheureusement il dû finir par se retirer, détournant la tête pour ne pas infliger à Kafele la vision de son dégoût si injuste et inexpliqué. Il s’écarta avec toute la douceur du monde pour laisser ses autres frères prendre le relais pour se rassurer et venir entourer Kafele de leur attention et leur amour. Ceux-ci, trop soulagé de retrouver Kafele n’eurent même pas l’esprit ou le temps d’être surprit par la démonstration spontanée d’affection qui avait uni leur deux frères.

Tumai recula, soulagé lui aussi que le cauchemar soit terminé, soulagé de pouvoir compter sur ses frères pour lui accorder quelques secondes de répis pour se rendre compte et avaler le fait que le sien ne l’était pas. Il se sentait happé par la nausée comme lentement noyé dans des sables mouvants mais la fatigue le dissuada de se battre contre elle. A l’instant il ne pouvait que la subir, l’accepter et en sentir toute la profondeur. A elle s’ajoutait lentement l’horreur du souvenir de ce qui avait précédé le changement de Kafele, la culpabilité de comprendre que c’était en partie cela qui l’avait empêcher de se rendre compte que quelque chose n’allait pas, l’angoisse de se dire que cela n’était plus seulement une entrave à leur passion mais bien un ennemi et le désespoir de savoir qu’il ne s’en débarrasserait probablement jamais. Sans trop s’éloigner de ses frères, il se laissa tomber doucement dans un coin de la salle de bain pour reprendre un peu ses esprits et s’empêcher d’exploser à son tour, de rage ou de tristesse. Il n’en avait de toute manière plus la force.

Letti s’était éloignée de la fratrie elle aussi. Voir Kafele revenir avait tout de suite chassé ses doutes par du soulagement. Soulagement amplifié par celui des sept frères qu’elle put sentir l’envelopper agréablement. La culpabilité d’avoir songer à leur en priver n’était pas loin mais elle ne la laissa pas gâcher ce moment de retrouvailles. Elle s’apprêta à quitter humblement les lieux pour aller expliquer la situation aux supérieurs pour qu’ils puissent lui indiquer la marche à suivre lorsqu’elle remarqua Tumaini à l’écart du groupe.
Elle s’en approcha avec douceur et vint poser délicatement sa main sur son bras pour tenter de chasser son trouble mais celui-ci se retira avec une grimace de dégoût non contrôlé. Elle put sentir que son contact lui était insupportable, comme le contact volontaire de n’importe quel autre corps dorénavant.
Elle aurait pu se sentir coupable mais ce n’était pas leur simple petite conversation qui avait libéré le démon, mais les gestes comme celui dont ils avaient tous pu être témoins il y a quelques secondes. Il lui avait demandé à mi-mot de l’aider mais même malgré toute sa détresse, la position de la sorcière et de ses supérieurs ne changeaient pas. Elle vint prendre son visage crispé entre ses mains en l’empêchant de la fuir malgré lui.

- Ton coeur souffre. Tu te sens faible. murmura-t-elle avec douceur pour que ses mots trouvent son chemin facilement jusqu’à l’esprit torturé du soldat. Mais ton coeur n’est pas où réside ta force, soldat. Et tu es fort. insista-t-elle en le forçant a le regarder et écouter ses mots
- La vie et la guerre sont plus important que l’amour. lui confia-t-elle tristement en sachant que l’aventure houleuse de Kafele appuierait ses propos dans l’esprit du frère. Lorsqu’elle ôta sa main, Tumaini baissa la tête et très lentement, acquiesça en retenant ses sanglots.

Il était si fatigué. Bien plus fatigué qu’il ne l’avait jamais été en se battant contre des ennemis de chair et d’os. La guerre était son monde et comme c’était ce en quoi il était bon il avait été assez arrogant pour penser qu’il le serait autant pour autre chose. Kafele lui avait rappelé le chemin qu’il avait dû parcourir pour devenir bon soldat, lui insinuant qu’ils pourraient faire le même ensemble. Mais il ne fallait que les voir ainsi, à lutter dans cette salle de bain comme ils l’avaient fait dès le premier jour pour savoir qu’ils s’acharnaient à faire fausse route.
Voyant qu’elle avait atteint sa cible, la prêtresse se releva. Elle se retourna vers Kafele, hésitant une seconde a lui parler lui aussi mais il était encore entouré de la présence protectrice de ses frères. Elle inspira, sachant que cela ne saurait tarder mais s’en alla doucement trouver les supérieurs.

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