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 Bon vieux temps, mauvais temps

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NPC Eli

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MessageSujet: Bon vieux temps, mauvais temps   Dim 22 Mai - 15:46



Tumaini avait veillé sur Kafele pendant qu’on l’avait assigné au repos forcé pour s’assurer que ce qui l’avait possédé ne reviendrait pas et qu’il serait bien opérationnel pour les prochaines missions. Le soldat devait de toute manière se reposer lui aussi et Thi estima qu’il était plus à même d’expliquer ce qui s’était passé aux soignant. Il n’était pas resté longtemps cependant après le réveil de son frère. A peine celui ouvrit les yeux et remarqua la présence de Tumai, celui-ci posa une main sur son bras pour l’empêcher de se relever.

- Garde tes forces. le coupa-t-il gentiment pour l’empêcher aussi de prendre la parole. Tu vas en avoir besoin. ajouta-t-il avec douceur.

Une certaine faiblesse vibrait dans sa voix mais il était difficile de savoir si c’était la fatigue, son intention de ne pas brusquer Kafele ou encore autre chose. Ne laissant pourtant pas le malaise s’étendre trop longtemps, il ôta rapidement sa main avec un sourire plaisantin.

- La prochaine fois que tu me bats, ça serait bien que tu puisse t’en attribuer les mérites, hein ? s’amusa-t-il d’une voix rauque en rigolant doucement.

Il soupira pour ne pas rire trop longtemps. Il reposa sa main sur celle de son frère et laissa leur doigts se mêler d’un air un peu distrait. Juste un geste pour se rassurer et prendre la parole avant que Kafele ne trouve quoi dire.

- Repose-toi. Nous avons encore beaucoup d’ennemis à combattre et beaucoup de combats à venir. Nous…

Mais Tumaini se crispa doucement avec un sourire un peu désolé. Il savait bien ce qu’il devait dire à son frère et pourtant le seul mot qu’il avait à la bouche était “nous”. Il se mordit la lèvre et força ses doigts à quitter ceux de Kafele sans plus d’aurevoir.

- Nous… avons une guerre plus importante à mener. Que...

Le soldat baissa la tête en se sentant doucement rougir mais il ne montra pas tant de tristesse ou de déception. C’était la meilleur chose à faire et il s’y était résigné. Il se releva en tapotant fraternellement l’épaule de Kafele en retrouvant un sourire à l’enjouement fragile.

- Je vais arrêter de t’embêter, okay ? expliqua-t-il mais cela ne concernait pas seulement cette conversation et la question n’était que rhétorique. Il s’arrêtait là.

Il se doutait que cela blesserait ou décevrait son frère mais c’était bien moins grave que ce qu’il avait déjà pu lui infliger ou ce qu’il lui aurait infligé s’ils continuaient à s’obstiner. Alors il ravala son égo, ravala sa honte et sa propre déception et son envie de lui faire bêtement plaisir. Il lui sourit avec un petit signe de tête pour le saluer mais aussi saluer muettement ces moments si délicieux qu’ils avaient partagé ensemble.

- Kaf’. Soldat. nargua-t-il avant de se retourner sans se rendre compte qu’il répétait ce mot auquel on avait donné tant d’importance pour lui et pour eux qu’ils en oubliaient d’être simplement humain.



Mais les choses redevinrent plus simple lorsque Tumaini oublia tout ce à quoi on ne l’avait jamais destiné. Se plongeant plus ardemment que jamais dans les arts de la guerre, les combats et les entraînements, il fit taire ses pensées, ses désirs et ses angoisses plus facilement qu’il ne l’aurait cru possible. Cela le conforta dans l’idée que tout cela n’avait été qu’une erreur, un cauchemar déguisé en rêve qui avait fini par prendre fin avant qu’il ne soit trop tard.
Tumaini redevint le même qu’il avait toujours été. Ce n’était pas comme si rien ne s’était passé mais c’était clairement comme si rien ne se passerait jamais plus entre eux. Cela suffit pour que le soldat mette cette histoire et ses sentiments dans un coin de sa tête où il ne s’aventurait plus. Même devant les remarques de ses frères qui eurent le temps de se rendre compte de ce dont ils avaient été témoins, il trouva le coeur de rigoler doucement et de se moquer de lui-même comme il pouvait se moquer parfois de ses vieilles erreurs. Il resta sobre néanmoins, loin de vouloir faire sentir à Kafele que c’était lui l’erreur.

Cela n’aidait pourtant pas à détendre ce dernier. Depuis ce jour là et cette conversation, Kafele ne semblait plus du tout d’humeur à rire de quoi que ce soit et personne ne trouva vraiment de quoi rire de lui. Fini la maladresse, les sourires gênés et les mains à la nuque, si Tumaini redevenu soldat pour redevenir lui-même, Kafele en avait de même pour abandonner cette autre partie de lui plus naturelle et douce. Demeurant l’assassin froid, discret et silencieux, il fut particulièrement distant avec Tumaini qui ne chercha pourtant pas à trouver à redire.
Seth, Nail et Uga s’en inquiétèrent et tentèrent de détendre la tension invisible et le froid qui s’était installé chez leur frère mais Thi, Kames et Tumaini le laissèrent simplement embrasser librement cette part plus dure de lui-même. Ils étaient des soldats et c’était la guerre, ils n’étaient pas là pour se faire des câlins mais bien pour se battre. Les mois qui passèrent et les missions qui s'enchaînèrent le leur rappelait assez pour qu’il ne cherche pas à recoller les morceaux.
Thi s’en énerva tout de même quelques fois lorsque tirant un peu trop sur la corde, Kafele fit quelques excès de zèle au point de parfois se mettre inutilement en danger. S’il ne voulait pas vraiment de mêler de ce qui avait pu se passer encre Kafele et Tumaini, il n’appréciait pas que cela vienne fragiliser l’équilibre de leur fratrie et leur efficacité sur le champs de bataille. Faute de parvenir à vraiment parler à l’assassin, le leader vint chercher Tumaini afin d’avoir des explications. Mais celui-ci ne fit que lui affirmer que les choses avaient prit la meilleure tournure qu’elles auraient pu prendre. Il s’excusa tout de même de son écart de conduite mais Thi ne su s’il devait en être rassuré ou s’inquiéter que son frère voit cela comme tel.




Ce jour là, le leader regretta légèrement d’être impartial et objectif dans ses décisions stratégiques. Uga était en retrait, observateur et informateur de la moindre nouveauté qu’il pourrait percevoir de son regard perçant, perché en observation. Seth et Nail étaient déjà à l’intérieur, l’un se servant de ses talents de menteur, de baratineur et de manipulateur pour faire son chemin dans le bâtiment et l’autre de son agilité, sa discrétion et ses fils pour s’infiltrer à l’intérieur telle une araignée. Kames était resté en retrait lui aussi car manquant cruellement de discrétion pendant ces missions d’infiltrations qui devaient être rapide, discrète et efficace. Cela laissa Thi avec Tumaini et Kafele en unité de coeur, prêt à frapper lorsque l’opportunité paraîtrait la meilleure pour ceux à l’intérieur. Mais l’attente pour guetter un tel moment pouvait être cruellement long.

C’était bien le genre de Kafele d’attendre le moment parfait pour frapper et cela témoignait d’un sang froid certain et de patience, mais il était difficile de savoir si depuis ses derniers temps ceux-ci ne s’étaient pas légèrement effrités pour laisser place à la témérité et l’empressement.
Tumaini lui était connu pour être le moins patient de tous, détestant perdre son temps et râlant à la moindre contrariété. Pourtant celui-ci paru parfaitement calme et détendu, assit dans un coin de la pièce sombre à aiguiser ses haches d’un air doucement distrait. Il savait de toute façon que cette attente pouvait prendre des heures voire des jours et au lieu de le guetter avec impatience, il avait plutôt choisit de faire comme si celui-ci n’était pas prês d’arriver. Il ne doutait pas qu’il serait prêt au moment venu alors il se délesta de toute pression.
Thi lui était très diplomate, très concilient, très sage et mature et était capable de beaucoup de chose lorsqu’il savait que c’était la bonne chose à faire. Il aurait dû être rassuré par le fait que ses propres inquiétudes par rapport à ses deux frères n’avaient pas affecté la façon dont il avait préparé cette mission, rassuré par le silence qui était conseillé pour faire preuve de discrétion, rassuré par le calme de ses soldats. Mais il ne put s’empêcher de leur jeter des coups d’oeil discrètement soucieux toutes les minutes sans savoir s’il espérait voir ceux-ci se parler et régler leur différents ou simplement continuer à s’ignorer et se tolérer et ne rien dire.


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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Dim 22 Mai - 20:50

Il s'était réveillé avec Tumaini a ses côtés mais la seule image qui lui venait en tête c'était son corps inerte dans ses bras. Une vision qui le hanterait chaque nuit depuis ce jour. Aucun son ne quitta sa bouche alors qu'il hésitait a partager sa vision avec lui ou encore à lui faire savoir qu'il ne lui en voulait pas... Mais il resta inerte et écouta sentant son coeur se meurtrir doucement et cruellement dans sa poitrine. Il accepta simplement et sans un mot ni même un sourire a ses tentative maladroite d'humour.

Taire la douleur c'était tout ce qu'il voulait mais plus que tout les protéger tous. Il se sentait sale... Sale a l'idée d'être un enfant de Ra. Sale d'avoir tenter de les tuer. Ce fut probablement dans l'espoir de se sentir laver de cette souillure qu'il révéla autant de détail qu'il le pouvait sur ce qu'il avait vu et entendu. Des prénoms, des paysages, les souvenirs du parasite qu'il avait capter. Il offrit toute sa dévotion sans retenue aucune et effaça toute trace de son empathie.



La seule encore capable d'entrevoir le Kafele d'avant n'était autre que Letti avec qui il partagea son sentiment de culpabilité et sa peur de n'être qu'un traître. Il lui confia qu'elle aurait peut être  pas du le ramener a la vie redoutant que ce cauchemar vienne un jour par se réaliser. Elle tentait de lui offrir certaine nuit de tranquillité en lui donnant de quoi éteindre ses cauchemars mais ils finissaient toujours pas revenir. C'est sur le terrain qu'il trouvait un peu de paix. Il avait perdu sa dignité, son honneur, on avait violer son âme, il avait perdu son unique morceau de bonheur et il était bien décidé à faire payer a chaque Fils de Ra qu'il croisait. Il devenait parfois impatient et trop téméraire, soucieux de retrouver son appartenance a cette fratie mais les mois défilaient et les cadavres s'amoncelaient sans qu'il ne retrouve le gout a la voie alors il resta sur le terrain qu'il connaissait. Trouvant un peu de calme et de paix en enfermant chaque sentiment. Être un soldat... Ça ne risquait pas de changer... Il ne risquait pas de se réveiller un matin avec ça en moins. Il serait toujours un soldat.


Il chassa alors tout ce qui faisait de lui Kafele. Se distançant de ses frères jusqu'à ce qu'il estime qu'il méritait à nouveau sa place avec eux.


Et aujourd'hui  ne fit pas exception. Ses mains caressaient les manches de ses jumelles. Exprimant une impatience qui ne lui était pas habituel. Il voulait en découdre et les choses n'allaient pas assez vite. Le crissement de la pierre a aiguisé contre la lame de la hache de Tumaini n'arrangeait en rien les choses et ce fut le regard de Thi sur lui qui lui permettrait pour le moment de garder un calme relatif.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Dim 22 Mai - 22:11


Thi croisa le regard de Kafele et put sentir sa noirceur,  son impatience, sa violence qu'il n’attendait que d’abattre sur leurs ennemis. Tant de choses qu'il connaissait et était habitué à voir dans les yeux de leur frère Tumai mais pas Kafele. Cela ne lui plaisait pas, particulièrement pendant une mission comme celle-ci ou le moindre écart de conduite, le moindre excès ou mauvais jugement pouvait grandement affecter le déroulement des événements. Il encouragea silencieusement son frère à garder son calme par des regards.

Mais qui aurait pu croire que pour une fois que Tumaini se montrait calme et patient, il parvenait à titiller les nerfs de ses frères encore plus que s’il avait râlé comme à son habitude. Le leader ne su si c’était parce qu'il savait que cela agaçait grandement Kafele qui n’était déjà pas dans sa meilleure humeur mais il sentit les crissement de la pierre a aiguisée de Tumaini lui scier les nerfs.
Il hésita longuement à se laisser aller à un commentaire mais il savait que Tumaini était capable de bien pire que cela. Il n'avait pas envie de se retrouver avec deux frères froissés.
Les minutes passèrent, le silence seulement rythmé par le bruit de la pierre sur le métal. Mais lorsque le soldat posa enfin sa deuxième hache et qu'il purent l’entendre reprendre la première qu'il avait déjà affûté, le leader céda.

- Je… je crois qu'elle sont assez aiguisées,  sen. Appela-t-il avec autant de douceur et de calme possible.

Il ne se retourna même pas vers Tumaini pour éviter de trop lui communiquer son agacement. Il put l’entendre pousser un long soupir mais finalement déposer sa pierre et ses haches sans protester. Le silence et le calme retombirent. Ils étaient lourd mais Thi compris qu'il ne pourrait probablement pas en demander plus à ses deux frères. Ils devraient s’en contenter.
Les minutes passèrent. La chaleur était écrasante bien qu'ils soient à l’intérieur. L’heure du déjeuner était passé sans qu'ils n’aient le loisir de songer à se nourrir et même leurs estomac semblèrent jouer le jeu sans se plaindre. Toujours pas de nouvelles de Uga ou des deux infiltrés mais pas de signe de danger.  Seulement l’attente, toujours l’attente.

Explorant lassivement sa nouvelle philosophie de ne pas gâcher d’énergie à trop se faire de soucis, Tumaini patientait bien plus qu'il ne guettait le signal de ses frères. Malgré cela, il pouvait sentir l’impatience le titiller mais il s’efforça de la contrôler. Il pouvait sentir que Thi et Kafele étaient bien assez sur les nerfs pour eux trois. Se trouver dans cette situation inhabituel où il se sentait le plus calme de tous, Tumai se sentit doucement amusé mais il ne partagea pas son sentiment en se doutant que cela ne les amuserai pas autant que lui.
Malheureusement le calme inhabituel et le silence apaisait son esprit autant que son corps qu'il sentit s’affaiser un peu plus contre le mur. Il lutta contre l’envie de piquer un somme car il savait que Thi ne le pardonnerait pas pour un tel manque de discipline en pleine mission.

- Soeur…  marmonna-t-il plus pour lui même et pour se garder occupé et éveillé que pour ses frères.
- Soeur sans rivales… commença-t-il doucement a chantonner dans sa barbe sans vraiment se rendre compte qu'il était loin de la représentation que leur avait fait Kafele il y a longtemps de cela. En fait c’était simplement une des seules chansons qu'il avait entendu et retenu dans sa vie de soldat.
Thi non plus ne fit pas le lien tout de suite, simplement soulagé que son frère ai trouvé une activité moins agaçante pour occuper son impatience.
- De toute beauté. La plus belle de toutes.
Elle est comme l'étoile, Sothis, quand elle se lève…
Elle est comme l’étoile,  Sothis, quand elle se lève…


Dernière édition par NPC Eli le Lun 23 Mai - 5:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Dim 22 Mai - 23:09

Il retrouva un peu de calme lorsque le silence repris c'est droit. S'autorisant un soupir pour gérer ses nerfs fragiles et son impatience. Lui qui était capable d'attendre des heures se rendait comptes a quel point ça pouvait être une torture parfois mais la perspective d'un futur combat et de nouveaux enfants de Ra a rajouter à son compteur suffisait à maintenir le calme relatif et fragile de celui-ci. Jusqu'à ce qu'il l'entende... Lui et cette foutu chanson. Une chanson qu'il avait cessé de marmonner depuis ce jour parce qu'il avait cru y entrevoir l'origine de celle-ci dans sa mémoire et l'entendre de la bouche de Tumaini réveilla le souvenir de cette journée mais aussi d'autres souvenirs venaient s'y mêler. Sans le savoir il souillait ses délicieux souvenir avec l'infamie de sa possession. Ses muscles se crispaient alors que ses doigts seraient ses kepesh sans pour autant les dégainés.



L' ancien Kafele aurait probablement déjà sauter a la gorge de son frère pour me faire taire mais il resta paralyser par la douleur qu'il tentait de taire au fond de lui. Ses sourires et ses maladresses en moins avaient aussi rendu Kafele moins promptes a ses accès de colère généralement causé par les moqueries de ses frères qui n'avaient pas su s'arrêter a temps. Il subissait et c'était ce qu'il faisait depuis son retour... Subir la vie et la guerre en tentant désespérément d'y retrouver un peu de saveur mais en se rendant a chaque fois comptes qu'il ne subsistait rien de bon.


La mâchoire serrée il bataillait avec lui-même pour ne pas succomber a son désespoir et ouvrir les boites de son esprit et de ses sentiments. Il essayait de faire abstraction de cette chanson mais chaque ver lui revenait en mémoire avant d'être marmonner par son frère et chaque phrase était un coup de couteau dans la faible armure qu'il s'était forgé.

Il pouvait sentir la nausée lui retourner l'estomac autant que les larmes monter dans ses yeux mais il s'efforça de fixer un point diamétralement opposé a Tumaini pour ne pas lui exposer sa vue et ses larmes.


son regard trouva pourtant celui de Thi a qui il demandait muettement d'abréger ses souffrances. Il voulait être un bon soldat. Le désirait profondément... Ne plus faire de vague, prouver sa valeur, rentrée et recommencer le lendemain mais aujourd'hui son frère semblait vouloir mettre ses résolutions a l'épreuve en lui rappelant douloureusement les sentiments qu'il éprouvait toujours a son égard bien que... Comme le reste... Il avait ranger cet amour dans une partie de son esprit.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 5:49


Tumaini avait eu le temps de dépasser le premier couplet lorsque le regard de Thi vint naturellement veiller sur les membres de son équipe comme il le faisait toutes les minutes. Tout comme il n’avait pas vraiment réfléchit à la chansonnette du soldat, il n’avait pas non plus songé qu’elle pourrait déclencher une quelconque réaction autre que l’agacement chez son autre frère. Mais c’était tout autre chose qu’il pu voir sur le visage de Kafele.

- Tumaini. appela immédiatement Thi, mais il ne su qu’après si c’était un rappel à l’ordre ou un appel à l’aide.

Le leader se releva et se retourna vers le soldat en revêtant son armure de calme et de maturité. Il tenta de ne pas trop fusiller Tumaini du regard car il pu voir immédiatement que lui non plus ne savait pas ce qu’on lui reprochait ou alors même qu’on lui reprochait quelque chose. Il était clair néanmoins que sa présence et son comportement agressait son frère plus que nécessaire ou tolérable.
Tumaini se releva en récupérant ses haches sans vraiment savoir si c’était là le top départ qui aurait dû les lancer tout les trois à vitesse maximum vers leur destination. Avant que le soldat ne se rende compte qu’il se faisait juste réprimander et de remarquer la cause de cela, Thi reprit la parole.

- Dehors. Guette. ordonna-t-il simplement en ne laissant transparaître dans sa voix que sa seule autorité.

Tumaini fronça légèrement les sourcils. Il ne comprenait pas à quoi cet ordre rimait mais il n’avait jamais été du genre à questionner les décisions. Il s'exécuta simplement et sortit de la petite pièce en rangeant ses haches à sa ceinture. Il jeta un bref coup d’oeil à Kafele mais sans vraiment voir son trouble, ne déduisant pas de l’attitude impassible de Thi que quelque chose n’allait pas.

Mais dès qu’il furent seuls, Thi abandonna son masque de chef pour se rapprocher de son frère et poser délicatement sa main sur l’épaule de Kafele. Il le tourna vers lui pour qu’il puisse voir toute sa compassion, son inquiétude et sa tendresse.

- Parle-moi, sen. Ceci ne peut durer.
implora-t-il doucement.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 7:02

Il évita de poser ses yeux larmoyant sur Tumaini, prenant grand soin à ce qu’il ne remarque rien. Il savait pertinemment pourquoi il avait mis fin à toute cette histoire, leur histoire…Et il ne tenait pas à le culpabilisé pour ça, une part de lui ne pouvant s’empêcher de se dire qu’au fond, il avait eu raison alors qu’une autre hurlait qu’il avait besoin de lui pour se sentir à nouveau vivant. Aujourd’hui il n’était rien de plus qu’une pièce dans un mécanisme bien huiler. Ou alors n’était-il pas le grain de sable qui menaçait toute la machinerie ?
L’épaule de Thi le rappela à l’ordre et en lisant dans ses yeux ses sentiments, son empathie naturelle lui rappela qu’ils seraient tous ses frères et ce peu importait la distance qu’il tentait coute que coute de mettre entre eux et lui. Lui parler ? Pour lui dire quoi ?

« Je parle bien assez souvent avec Letti »

Rétorqua-t-il froidement en tentant de retrouver le masque de soldat, ce n’était pas ni le lieu, ni le moment de flancher et effectivement, depuis ce jour Kafele avait le droit à des séances autrement plus longue avec la jeune femme. Si ces frères ne se méfiaient pas forcément de lui, Kafele pensait qu’ils le devaient et plus haut, c’était probablement le cas. Le repos forcé en avait été la preuve, et ses séances la conséquence.
Il baissa la tête, prenant le temps d’inspirer et d’expirer calmement.

« C’est moi qu’ils ont choisi de contrôler… »

Et il en avait honte, honte d’avoir été aussi faible, honte d’être ce qu’il était mais ça l’avait profondément marqué. Etre conscient et n’avoir aucun contrôle et il était effrayé à l’idée que cela recommence bien qu’il s’était assurer que le parasite ne puisse jamais refaire surface, il persistait en lui un doute certain. L’une des raisons pour laquelle il appréciait tant voir la mort se lire dans les yeux de ses victimes, c’est que cela ne laissait aucun doute…Seulement la certitude que l’ennemi ne se relèverait pas mais voilà…Il n’avait pas pu ce jour-là, n’avait aucune certitude autre que de dire « je l’ai balancé du plus haut toit possible » et cela le rendait dingue.

Et s’il n’y avait que ça…Il n’avait pas seulement perdu le contrôle de son corps ce jour-là, c’était bien pire que le viol de son esprit. Cela avait des conséquences qu’il n’arrivait pas à gérer et c’était plus simple de tout enfermer.
Il se passa les mains sur son visage, effaçant les traces de ses larmes et de sa détresse, tentant de retrouver les traits de soldat.

« C’est à moi de gérer ça Sen… » Il se releva « je vais aller le rechercher. »

Un prétexte pour mettre un terme à tout ça, parce qu’il n’avait pas envie de parler, il estimait ne pas mériter les efforts de ses frères et encore moins leur amour. Parce qu’il était en partie leur ennemi, parce qu’il avait été un traître malgré lui, cela n’avait rien d’étonnant que Tumaini en été répugné…Ils devraient tous faire comme lui, le laisser…
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 9:48


“Mais moi je suis ton frère”, aurait voulu répondre Thi mais il était beaucoup moins impulsif émotionnellement que ses frères et se garda de répondre tout de suite. Sa raison lui rappela rapidement que même si c’était ce qu’il sentait au fond de lui, qu’il ne voulait que pouvoir apporter son aide a Kafele, il restait moins qualifié que la prêtresse pour s’occuper des maux qui rongeaient son esprit. Il avait été un de ceux qui avait accepté et encouragé que l’assassin puisse profiter de plus de séances que ses autres frères. Non pas parce qu’il doutait de lui mais simplement parce qu’il pouvait entendre chaque nuit qu’il souffrait et voulait seulement que a sorcière puisse lui apporter un peu de paix.

“Et ne les laisse te contrôler plus encore”, sentit-il lui titiller la gorge mais il ravala ses mots qui sonnaient trop comme un reproche qu’un conseil. Il voulu trouver quelque chose a dire et a répondre car c’était lui qui lui avait demandé de lui parler mais il fallait toujours qu’il réfléchisse avant. Il finissait toujours a la conclusion qu’il ne savait pas du tout ce dont il parlait et que ce n’était ni dans ses compétences, ni son rôle de s’occuper de cela. Son rôle était de guider ses frères mais sur le champs de bataille. S’assurer de leur coordination, de leur coopération mais pas vraiment de leur entente. Il ravala sa compassion inutile.
S’ils avaient été chez eux, il aurait peut-être insisté mais en plein milieu d’une mission il n’insista pas. Il le laissa se calmer seul, se rassurant du fait qu’il en était encore capable et qu’il pourrait encore compter sur son caractère si compartimenté pour ne pas être distrait en combat et laisser ses faiblesses pour Letti. Bien qu’il ne pensait pas que Kafele devrait gérer ça tout seul, il acquiesça pour lui montrer sa confiance. Il pouvait surmonter tout ça.

Il s'apprêta a suivre Kafele dehors rejoindre Tumaini lorsque ce dernier revenait justement a l’intérieur, manquant a un centimètre de percuter son frère. Il eu une petite moue amusée et agacée pour l’assassin avant de se retourner vers le leader.
- Uga veut te parler. informa-t-il calmement en contournant Kafele pour revenir a l’intérieur et laisser la voie libre a Thi.
En effet celui-ci pu distinguer la très discrète lueur brillante dans le feuillage du jardin du toit du bâtiment ou l’observateur était perché. Ne s’accordant qu’un bref regard soucieux vers les deux soldats et frères qu’il devait laisser seul, il s'efforça d’enterrer ses craintes pour faire ressortir le commandant en lui.
- Vous deux, restez ici jusqu'à mon retour. Ne sortez sous aucun prétexte, ne vous faites pas remarquer. ordonna-t-il fermement d’un ton qui ne laissait pas de place a la contestation.
Mais il connaissait bien ses frères pour savoir qu’ils ne contesteraient pas. Ils étaient des soldats avant tout et lorsqu’il leur donnait un ordre ils s'exécutaient toujours. Se contentant alors de leur obéissance comme seul gage de confiance, il disparu.

Tumaini reprit place dans la petite pièce sombre ou ils patientaient et patienterait encore probablement longtemps maintenant qu’ils ne guettaient plus le signal de leur frères mais le retour du leader. Il s’assit en poussant un petit soupir de lassitude.
Ce genre de mission étaient vraiment les plus agaçantes. La présence des deux pipelettes de la fratrie aurait pu détendre l'atmosphère mais Thi n’était définitivement pas le plus bavard et Kafele l’était devenu encore moins que lui depuis ces derniers temps. Tumaini su qu’il faisait peut-être une erreur a l’instant ou il ouvrit la bouche pour s’adresser a son frère mais il ne s’imaginait pas continuer a patienter dans le silence complet.
- Alors… Tu veux… Qu’on se parle ? ... ou tu veux chanter ? Enfin pas trop fort parce que... bref. proposa-t-il en plaisantant a moitié, seulement désireux de détendre l’ambiance le plus innocemment possible.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 10:12

Cette brève proximité le foudroya tout entier, ignorant si cela éveillait chez lui une saveur qu’il voulait à nouveau goutter ou alors une sourde douleur qui ne demandait qu’à l’achever un peu plus encore. Il se détourna en même temps que Tumaini le contournait, jetant un dernier regard à Thi, il acquiesça, être un bon soldat, c’était tout ce qui devait lui importer à présent. Tout ce qui lui restait…Il s’adossa contre le mur et fixa un point au hasard en face de lui, tentant simplement de faire le vide dans sa tête et son esprit. Pensé était devenu trop douloureux, réfléchir trop lourd à porter, alors il remplissait sa tête de vide et son cœur du sang de ses ennemis. Les yeux sur ce point précis qu’il observait sans vraiment le regarder, la voix de Tumaini le transperça comme l’avait fait l’aiguille de Letti ce jour-là.

Parler ? Pourquoi avaient-ils tous besoin de parler ? Il n’avait plus la force de le faire et c’était à peine s’il avait la force de tenir debout en cet instant. Il se laissa d’ailleurs glisser le long du mur jusqu’à s’asseoir sa tête basculant d’un côté à l’autre dans une signe négatif, il ne voulait ni parler, ni chanter, ni l’entendre lui. Mais il le savait au fond, se taire c’était prendre le risque qu’il comprenne, culpabilise pour quelque chose dont il était l’unique coupable alors il tenta de jouer le jeu sans en être parfaitement convaincue.

« T’entendre chanter est plus irritant que de t’entendre aiguisé tes haches, à croire que le temps t’a rendu sourd »

Rétorqua-t-il avec un certain cynisme, il posa sa tête contre le mur, observant le plafond de la pièce en soupirant longuement. Attendre ici, seul, avec Tumaini ? Combien de temps ?

« J’ai l’impression d’être en cage »

Admit-il en se relevant, il fit les cents pas dans la pièce, réfléchissant à la possibilité d’écourter l’attente. Ils étaient ici pour atteindre une cible toute particulière, un nettoyage par le vide aurait été efficace mais la cible aurait largement eu le temps de fuir, l’infiltration était la seule solution…Pour pouvoir la localiser, pour pouvoir connaître chaque piège et pour pouvoir l’éliminer discrètement.

« Entrer, tuer et sortir…Je sais faire ça »

Pesta-t-il soudainement alors qu’il se dirigeait vers la sortie, près à écourter le moment le plus rapidement possible. Il ignorait où se trouvait la cible mais ne doutait pas de sa capacité à la repérer, il ignorait combien de garde serait autour mais là encore, n’avait-il pas un record à battre ? Le danger serait grand, trop probablement mais il s’en fichait complètement. Il aurait dû mourir il y a presque un an et cherchait cette grâce depuis…Mourir, parce que ce serait plus simple pour lui de mourir en soldat, parce qu’il n’aurait plus besoin de tout enfermer dans son cœur, parce qu’il pourrait l’oublier enfin…Il n’y aurait plus de cauchemar, plus de risque qu’il soit à nouveau la main qui tenterait de les abattre. De l’abattre. Entrer, tuer et sortir…C’était tout ce qu’il y avait à faire.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 12:24


Kafele ne lui répondit pas tout de suite, se contentant de se laisser glisser sur le sol en faisant non de la tête. Tumaini se mordit les lèvres en ravalant sa tentative de détendre l'atmosphère. Il se doutait bien que Kafele n’était pas d’humeur. Il ne l’avait pas été depuis le jour ou il s’était fait possédé. Ne sachant pas trop quoi faire pour l’aider cependant, ses frères avaient simplement espérer qu’avec le temps et l’aide de Letti celui-ci retrouve son chemin jusqu'à eux et son état normal. Ils tâtaient le terrain parfois mais clairement Kafele n’était pas encore de retour, malgré ses efforts.

Sa remarque titilla Tumaini, lui donnant envie de répondre que c’était bien de la faute de Kafele qu’il n’avait pas put entendre de vrai talent depuis longtemps mais il se garda de pousser le bouchon trop loin. Son frere lui avait dit ne pas vouloir parler et même s’il sentait que cela rendrait l’attente plus difficile encore pour lui, il le respecta.
Mais cela ne sembla pas pourtant aider a faciliter l’attente de Kafele qui se mit rapidement a tourner comme un animal en cage. Encore une fois son frère fut surprit de le voir imiter son comportement impatient habituel alors que lui-même s'efforçait de se contrôler au mieux.

Il était difficile de ne pas se sentir un minimum coupable en sachant que la décision de mettre fin a leur proximité n’était pas forcément venue au meilleur moment pour Kafele. Tumaini avait plusieurs fois été tenté de se laisser aller a un geste de réconfort, envisager de l’étreindre juste une nuit pour apaiser ses tourments, lui faire oublier tout le reste le temps d’une envolée charnelle. Mais il savait que ce n’aurait été un bien que pour un mal et dorénavant il ne s'efforçait que de faire de son mieux et éviter tout nouveau faux pas.

Tumaini était redevenu Tumaini et le soldat assidu et fort qu’il avait toujours été mais il serait mentir de dire que cette petite leçon ne l’avait pas un peu changé aussi. Il accordait plus d’attention a ses frères, même si Kafele lui ne semblait plus en vouloir. Ses plaisanteries étaient plus douces, plus timides de peur de toucher un point sensible sans le faire exprès. Il n’était pas forcément plus prudent mais était devenu plus obéissant que jamais, se confortant a placer sa confiance en Thi et ses supérieurs plutôt qu’en lui-même. C'était bien plus facile de dire oui a tout ce qu’ils lui demandaient plutôt que de se questionner constamment. Tout le contraire de Kafele finalement.

Alors lorsque le soldat capta la moindre étincelle d’insubordination, il n’eut pas le temps de penser a ménager Kafele qu’il se trouvait déjà entre lui et la porte, hache a la main et un regard dissuasion.
- Non. répondit Tumaini avec un calme froid d’un ton oscillant entre le conseil et la menace.

Il avait bien remarqué l’attitude de plus en plus empressée et imprudente de l’assassin et il avait aussi remarqué l’agacement de leur leader quant a ce fait. Une personne de plus envers qui se sentir coupable d’avoir fragilisé l’équilibre de leur précieuse fratrie. Mais la culpabilité était une chose de plus qui ne les aiderait pas et Tumaini n’avait maintenant qu’une chose idée en tête : bien faire. Et pour cela, obéir aux ordres.

- On doit rester ici tous les deux jusqu’au retour de Thi. Sortir sous aucun prétexte. Ne pas se faire remarquer. répéta-t-il avec autant de patience que d’insistance bien qu’il savait que Kafele avait très bien entendu leur leader.

Le soldat hésita a appuyez ses mots de menace pour lesquels il était bien plus doué que pour la diplomatie, mais risquer de provoquer Kafele et de le lancer dans un conflit serait risquer de désobéir a la dernière des trois consignes données par Thi. Ne pas se faire remarquer. Tumaini rangea alors ses haches a sa ceinture avec des gestes lents pour bien montrer a Kafele qu’il n’avait pas l’intention de se battre. Pourtant il ne s’écarta pas de son chemin et leva une main devant lui en signe d’apaisement mais aussi d’opposition.

- Seth et Nail sont a l’intérieur. Si on se fait repérer, cela les mettra en danger. expliqua-t-il en s'efforçant de garder son calme.

Si obéir aux ordres ne semblait plus être le souci de l’assassin, Tumaini savait que son frère se souciait encore de ses frères et de leur sécurité.

- Kaf’, s’il-te-plait. insista-t-il doucement.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 12:58

Il n’eut pas le temps de poser la main sur la porte que Tumaini se trouvait déjà sur son chemin. Une nouvelle décharge émotionnelle le traversa, le trouble passa une seconde dans ses yeux avant de disparaitre dans les tréfonds de son désespoir derrière le masque qu’il s’imposait. Il lui répéta les ordres de Thi mais tout ce qu’il vit ne fut que le mouvement de ses lèvres et les souvenirs qui allaient avec. Il aurait tout fait en cet instant pour disparaitre alors qu’il pouvait sentir le vase doucement débordé. Un an ou presque à faire comme si, à essayer d’effacer de son esprit l’horreur qu’il avait vécu, à essayer d’ignorer ses craintes et à trouver par tous les moyens un peu de sel à mettre dans son existence. Même les combats n’avaient plus exactement la même saveur en sachant qu’à la fin…Cela se répéterait simplement le lendemain.

Ce qui était, est et sera…Et cette pensée qui traversa fugacement son esprit lui glaça le sang tant cela le plongeait dans une profonde angoisse. Il fixait Tumaini qui tentait de calmer les ardeurs de son frère, lui rappelant alors qu’il ne s’agissait pas que de lui, qu’il mettrait ses frères en danger et cela le brisa…Depuis ce jour, il n’avait jamais cessé d’être un danger pour eux et en un instant…Kafele esquissa un sourire et acquiesça.

« D’accord… »

Murmura-t-il en s’éloignant pour rejoindre à nouveau un mur sur lequel s’adosser et un sol sur lequel s’asseoir. Il attendrait, il patienterait, aussi difficile que cela pouvait être. La phrase de Tumaini avait suffi à le résigner, à ouvrir les yeux sur quelque chose. Et cette pensée implanter dans sa tête lui permettait soudainement de trouver l’illusion du calme qu’il chérissait tant avant ça. Il se sentait plus léger. Les petites boites pouvaient s’ouvrir légèrement, laisser un peu de Kafele passer. Et malgré son sourire, malgré cette main qui rejoignit sa nuque après un an de séparation, il y avait quelque chose dans le regard du soldat qui n’était pas clair, c’était les yeux d’un homme résigné, d’un soldat qui savait qu’aujourd’hui, il ne reviendrait pas.

« Tumaini... »

Laissa-t-il échapper d’une voix timide, il hésita une seconde, se grattant le cou. Il inspira et fini par simplement laisser les mots lui échapper.

« Je ne t’en veux pas…Je t’en ai jamais voulu et je ne t’en voudrai jamais Sen… »

Il ne précisa pas pourquoi, parce que ça englobait la totalité de ce pourquoi son frère pouvait culpabiliser, que ça soit ce qu’il a voulu lui faire ou ce qu’il a décidé de faire par la suite, Kafele n’avait jamais été capable de lui en vouloir et si jusqu’à présent il s’était bien gardé de le lui dire, aujourd’hui lui semblait être le moment. Il le savait que son changement d’attitude pourrait éveillé les soupçons alors il tenta de noyer cela en ajoutant :

« Mais je t’en veux de massacrer ma chanson… »
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 14:03


Le sourire de Kafele se planta dans le cœur du soldat telle une lance. Parce qu’il ne s'était pas autorisé jusqu’ici a compter les jours ou il n’avait pu le voir étirer les lèvres de son frère. Il se sentait tellement soulagé, tellement heureux. Pourtant il fit l’effort de contenir sa joie car il pouvait la sentir en lui ne demander qu’a le prendre dans ses bras pour partager ces sentiments avec lui. Il l’observa s’éloigner et retrouver le mur puis le sol avec un petite sourire rassuré.

Le soldat fit de même, s'efforçant de retrouver le coin ou il s’était assit plus tôt plutôt que de se rapprocher de Kafele. Il ne voulait pas le brusquer, risquer de refermer cette porte qui était parvenu a laisser échapper un peu de Kafele. Il se contenta de chérir ce qu’il pouvait contempler de loin, ce simple geste si Kafelesque de se gratter la nuque par exemple. Cela le remplissait d’une douce chaleur qui lui fit se rendre compte a quel point il avait eu froid au plus profond de lui même tout ce temps.

L’entendre l’appeler timidement le fit frissonner des pieds a la tête et il perdit un instant son sourire en sentant ses muscles se crisper. Il avait été si facile de s’éloigner et de mettre tout cela de coté alors que Kafele jouait les murs de pierre mais le soldat put sentir a quel point il serait aussi difficile de ne pas craquer et retomber dans leur travers si celui-ci redevenait comme avant et retrouvait sa bouille d’homme ne méritant que d'être aimé. Mais Tumaini ne s’en inquiéta pas. Si pour que Kafele se sente un peu mieux il doive se sentir un peu moins a l’aise, il ferait ce sacrifice et cet effort avec plaisir.

Il se mordit la lèvre en l’entendant lui parler, lui dire qu’il ne lui en voulait pas. Cela aurait du faire ressurgir les mauvais souvenirs de cette terrible journée, lui rappeler toutes les raisons pour lesquels il devrait tout de même se sentir coupable, mais entendre la voix douce de Kafele était trop apaisant et trop bon pour qu’il ne parvienne a se sentir mal. Au contraire, il du se retenir de ne pas éclater de rire ou trop sourire ou rougir. Il baissa la tête pour cacher son embarras. C’était comme s’il sentait a nouveau embaumé du parfum de cette si délicieuse drogue a laquelle il avait pu goûter et tout les bons souvenirs liés a cela. Mais il n’avait pas le droit de céder, même pas le droit de regretter ses choix. C’était pour le mieux et il pouvait voir que petit a petit, Kafele s’accoutumait a cette vérité.

Il se sentait si reconnaissant pour ces mots rassurants et reconnaissant de le voir revenir vers lui sans amertume, colère ou froideur, seulement sa douceur naturelle. En tout cas c’était ce que son délicieux soulagement lui laissait voir. Retrouvant ses marques, Tumaini se détendit et plutôt de simplement remercier Kafele pour ses mots, il s’autorisa a plaisanter comme il l’aurait fait au naturel.

- Et moi je ne t’en veux pas de nous avoir privé de chanson tout ce temps. nargua-t-il doucement en éclatant d’un petit rire doux.

Il soupira a nouveau, n’en revenant pas de se sentir tant envahit de soulagement alors que jusqu’ici il avait tant cherché a oublier ses tourments qu’il ne s’était même pas autorisé a être soucieux.
L’ambiance était bien plus détendue mais le soldat fut surprit de se rendre compte qu’il n’avait pas vraiment plus de choses a dire. En fait il pouvait trouver beaucoup de choses qu’il voulait dire ou même faire dans cette pièce sombre, seul avec Kafele, mais il devrait bien évidemment se l’interdire dorénavant.
Cela ne l'empêcha pas de dévorer l’assassin des yeux en se mordant la lèvre pour réprimer ses pulsions. Il détourna le regard avant que son regard lubrique ne devienne trop explicite avec une petite grimace de frustration pour lui-même. Bon sang. Ils étaient en pleine mission. C’était bien le dernier moment approprié pour ce genre de pensée et d’exercice de self-control.

- Alors… Comment-ça se passe avec Letti ? demanda-t-il sans vraiment réfléchir simplement histoire de ne pas laisser le silence lui susurrer d’autres sujet aux oreilles. Il y songea simplement parce que c’était la ou Kafele passait le plus clair de son temps lorsqu’il n’était pas avec ses frère a rester particulièrement silencieux.
- Enfin… si tu veux pas en parler c’est pas… rectifia-t-il en se rendant compte que le contenu des séances avec la prêtresse était généralement très personnel et peut-être plus encore pour Kafele qui semblait en proie a ses démons ses derniers temps. Il n’avait pas vraiment envie de les titiller alors il détourna a nouveau la conversation mais pas très loin.
- Elle… Elle m’a pincé les fesses… une fois. confia-t-il en laissant échapper un petit rire encore légèrement choqué. Cela ne l’avait pas du tout fait rire ce jour la et il avait bien failli séparer la tête de la prêtresse de son corps mais il se garda de partager cet autre détail de la séance avec son frère. Ses traumatismes étaient apaisés depuis qu’il avait cessé de jouer avec le feu de sa passion pour Kafele comme celle-ci le lui avait conseillé alors il ne se rappela de cette séance que l’étrangeté de cette rare interaction qu’il avait eu avec Letti. Il du néanmoins se rendre compte que parler de sa chair n’était peut-être pas un sujet si anodin et amusant a partager avec Kafele alors il s’empressa de trouver un nouveau détournement de conversation sans succès.
- Ehm erh c’était… Enfin c’est… B… balbutia-t-il mais même en gagnant du temps il ne trouva rien a se mettre sous la dent a part le fait qu’il était complètement pathétique et qu’il emmerdait probablement son frère qui avait exprimé plus tôt le souhait d'être un peu tranquille.
- J'arrête de parler, j'arrête de chanter, j'arrête de t'embêter, je… ha. Pardon j'arrête. s’excusa-t-il doucement embarrassé de son aptitude radoter et d'être un bien piètre interlocuteur.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 18:07

En quelques secondes, il eut la sensation de le retrouver mais c’était bien trop fade à côté de ce qu’il avait pu vivre et ressentir avec lui. Cette relation, il la chérissait malgré tout et le fait d’ouvrir cette petite porte lui fit comprendre à quel point il lui avait manqué et à quel point il allait lui manqué. Il continua de sourire en l’écoutant, s’enivrant de sa présence et du son de sa voix. Il laissa échappé un petit rire.

« C’est pas vraiment le lieu ou le moment pour pousser la chansonnette et me faire pardonner »

Rétorqua-t-il simplement. Une part de lui n’était pas certaine de toute façon d’avoir la force de chanter ces paroles. Probablement qu’il aurait pu si Tumaini insistait un peu mais de lui-même ce n’était pas possible.
Il croisa une seconde son regard, sentant son cœur bondir et s’interdisant de lui faire une quelconque remarque, s’il commençait à le regarder ainsi, il lui serait impossible de continuer sur la voie qu’il s’apprêtait à prendre ou même encore de simplement résister à ces sentiments. Il n’avait pas pu profiter du dernier baiser qu’il lui avait offert, la panique de son réveil ne lui en avait laisser qu’un vague souvenir et un sentiment de gêne lorsque leurs frères s’en étaient amusé.

Il haussa les épaules à la remarque de Tumaini, s’apprêtant à répondre mais il enchaina, il semblait avoir complètement perdu ses marques avec lui et marchait à tâton. Il aurait pu s’en amuser s’il n’avait pas trouvé ça aussi attirant. Il détourna les yeux, se demandant s’il n’avait pas fait une erreur en revenant. Il se gratta le net en laissant un autre rire amusé s’échapper de sa gorge devant son anecdote et un autre devant sa gêne.

« Ca se passe » répondit-il simplement. A vrai dire, il avait la sensation de stagner, peut-être parce qu’il pouvait sentir que Letti partageait certaine de ses craintes. Il ne lui en tenait pas rigueur, ne lui en voulait pas, il avait peur de lui-même et comprendrait qu’elle ait tout aussi peur, elle avait partagé deux des visions que cet albinos lui avait fait subir et l’une d’elle ne cessait de le hanter aujourd’hui.

« J’aurais préféré qu’elle ne soit pas mêlé à ça » Admit-il simplement en fixant le sol. Il aurait clairement préféré être capable de reprendre le contrôle de lui-même mais il avait échoué, du début à la fin.

« Je suis tellement désolé… » Fit-il en rabattant ses genoux contre son corps, posant sa tête sur ceux-ci. Oui il l’était, pour avoir été si faible, pour ne pas avoir été capable de soigner les blessures du passé de Tumaini, pour ne plus pouvoir être capable de trouver un sens à son existence depuis, pour ne plus pouvoir le supporter…Désolé de ce qu’il était, de ses origines…Désolé pour cette année compliqué qu’il leur avait fait subir en pensant que ça soignerait ses maux alors que sa solution avait toujours été évidente dès le départ.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 18:38


- Ah ben ça… C’est son rôle de se mêler de tout. rappela Tumai avec une petite moue agacée.

Ce n'était pas seulement que lui aussi n’avait pas du tout apprécier qu’elle s'immisce dans sa vie et dans sa tête, car il l’avait comprit très tôt. Elle était gentille et douce bien sur, mais cela n'empêchait pas le fait qu’elle n’était pas la par hasard et qu’on ne les forçait pas a aller a ses petites séances pour rien.
Il ne voyait pas d’un très bon oeil qu’on demande a Kafele de passer tant de temps avec Letti. Comme si on jugeait qu’il en avait besoin. Mais comme le guerrier ne s’en était jamais plaint ou du moins pas a Tumaini, il ne fit aucune remarque. Ce qu’il avait remarqué en revanche était que les visites de Kafele a Letti correspondaient souvent a une nuit sans cauchemars et sans cris et pour cela il ne pouvait que se sentir soulagé et reconnaissant.

- Eh, non. Plus de désolé. coupa-t-il immédiatement lorsque Kafele s’aventura proche cette pente glissante.

Il savait qu’ils se reprochaient tout deux des choses, tout en estimant que l’autre en avait moins mais cela n’avait de toute manière pas de sens ou d’utilité. Ils étaient frères et cela pour la vie, peu importe ce qu’il se passerait alors la meilleure chose a faire était simplement d’aller de l’avant. Tumaini se releva alors pour enfin s’approcher de son frère et de tapoter son genoux gentiment pour l’encourager a relever la tête et ne pas se recroqueviller sur lui même.

- Plus de culpabilité, plus de colère, plus de reproches, de… doutes, de moqueries, de dérapage, de…  plus de trucs mauvais, okay ? insista-t-il chaleureusement avec un sourire tendre.
- Vivons… vivons juste notre vie simplement. Sur le champs de bataille, on écoute et on obéit aux ordres… rappela-t-il avec un haussement de sourcil complice et entendu. Et pendant les entre-deux… on s'entraîne ! remarqua-t-il avec un sourire en sachant bien que son assiduité au combat et son manque d’initiative pour tout ce qui pouvait être considéré comme une distraction lui avait été fait remarqué de nombreuses fois par ses frères. Et on se détend... Ajouta-t-il néanmoins comme si on l’y forçait. Et on prend soin de soi pour être en forme au prochain combat. Simple. conclu-t-il avec douceur en s’installant finalement a coté de Kafele.
Il ne savait pas s'il l’écouterait ou se moquerait de sa simplicité d'esprit mais dans tous les cas il ne s'en inquiéta pas. C’était la philosophie qu’il avait embrassé depuis qu’il avait comprit qu’il devrait renoncer a Kafele, la seule chose, la seule personne qui avait réussi a le détourner un temps des combats et des ordres finalement. Mais il fallait qu’ils retournent sur le droit chemin et en confiant sa façon de voir les choses il espérait que Kafele puisse mieux le comprendre et l'accepter.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 19:36

Ses yeux se relevèrent sur lui et il l’écouta mais en réalité, la seule chose qu’il retint vu cette sensation qu’il avait ranger ce qu’ils avaient vécu comme une erreur là où Kafele estimait que ça avait été un agréable moment dans sa vie. Quelque chose qu’il lui avait donné une raison supplémentaire de se battre et de vouloir vaincre à tout prix. Une excellente raison…Ce n’était plus seulement devenu un devoir mais une envie, parce qu’il espérait bien offrir leur gloire à Tumaini mais aujourd’hui que lui restait-il ? Il avait une féroce envie de détruire tout ce qui touchait aux enfants de Ra, de se laver de cette partie de lui-même mais pourquoi ? Et s’il avait trouvé une réponse à cette question avant, aujourd’hui elle demeurait sans réponse…

La vengeance ne lui suffisait plus.

Il le laissai s’installer à ses côtés, lui et ses conseils, se rendant compte avec horreur qu’il n’avait réellement été qu’un dérapage dans la vie de Tumaini, une distraction, quelque chose qui l’avait éloigner du droit chemin…Quelque chose qu’il ne pouvait pas estimé comme "prendre soin de soi" pour être en forme au prochain combat. Il se mordit la langue, esquissa un nouveau sourire et acquiesça de plus belle. Tumaini avait probablement raison même s’il lui était impossible de le voir et que la seule chose qu’il en tirait, c’est qu’il avait le cœur en miette. Ce jour où il s’était réveillé avec lui et où il avait simplement accepté cette décision en pensant que c’était mieux pour tout le monde, cela n’avait été que pour mieux se protéger de cette sensation douloureux dans sa poitrine.

Se taire, encaisser et subir, c’était tout ce qu’il devait faire, attendre le moment précis pour il pourrait tomber sans qu’aucun de ses frères ne se doutent une seconde qu’il s’agisse de son abandon. Parce que c’était bien ce qu’il faisait, il abandonnait. Mais avait-il envie de partir avec ce gout amer dans la bouche que ces mots avaient laisser…Des dérapages…

« Des dérapages…Plus de trucs mauvais… » Répéta-t-il en se rendant compte trop tard que l’amertume dans sa bouche s’était exprimer dans sa voix.

« J’ai accepté que tu y mette un terme sans plus d’explication et sans compliquer tout ça mais je t’en prie…Ne classe pas ça comme si… » Il chercha ses mots sans pouvoir vraiment trouver de terme adéquat. « Comme une parenthèse, comme quelque chose de mauvais, comme si j’avais été une erreur de parcours…Ou de stratégie »

Il posa ses yeux sur lui.

« Les autres peuvent bien penser ce qu’ils veulent aujourd’hui, je sais que c’était pas mauvais…Je refuse de croire que ce que je ressens est mauvais ou dangereux…Ce que nous avons vécu n’avait rien de mauvais Tumaini, je t’interdis de penser ça. T’avais le droit d’arrêter ça mais t’as pas le droit de dire ou penser que nous étions qu’un vulgaire dérapage… »

A croire qu’ils avaient encore changer de place, habituellement c’était Kafele qui s’inquiétait ouvertement de ce que les autres pouvaient penser de lui…Encore aujourd’hui cela dictait une majeure partie de ses questionnements et de ses inquiétudes mais son frère à côté c’était toujours montrer définitivement désintéresser de ce que pouvait penser le reste de la fratrie voir même du temple. Au final, c’était la seule chose que demandait Kafele. Retenant ses sentiments pour respecter la décision qu’avait prise Tumaini mais à la condition qu’il cesse à tout jamais de penser que cela avait été qu’une erreur.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 20:13



Kafele fit écho à ses mots mais au lieu de se sentir sur la même longueur d’onde il perçu à quel point cela pouvait sonner mal à ses oreilles. Tumaini se mordit la lèvre en sentant ses entrailles se tordre doucement mais il ne laissa pas le malaise chasser son petit sourire légèrement dépité et désolé. Il ne voulait pas s’énerver, il ne voulait pas s’attrister de se rendre compte que malgré tout, il trouvait toujours un nouveau moyen pour blesser son précieux frère et l’enfoncer un peu plus là où il ne méritait pas de se trouver.
Mais s’il ne gâchait pas son temps à se sentir coupable ce n’était pas parce qu’il ne se pensait pas en tord. Il avait choisit d’employer son énergie à faire le bien, faire la guerre comme il était sensé le faire, prendre soin de ses frères et surtout arrêter de les blesser en cassant tout sur son passage. Il ravalait sa colère, il ravalait son orgueil, il ravalait son amertume comme il ravalait son désir inaccessible pour Kafele. Il les enfermait au fond de lui mais il ne les cachait pas ni ne les niait.

- Ça ne l’était pas. répondit-il simplement d’un calme doux et songeur.
Il ne regarda pas Kafele mais son esprit vagabonda pour retrouver ces bons moments passés ensemble qui aujourd’hui encore avait le pouvoir de réchauffer son corps et le faire sourire et rougir. Il fit de son mieux pour contrôler les réactions de son corps et de son visage qui trahissait la volupté qui l’envahissait en repensant à ce qu’ils avaient pu faire et ce qu’ils auraient pu faire dans un moment comme celui-ci.
- Ça ne l’était pas du tout. s’amusa-t-il même sans laisser les regrets ou l’amertume venir teinter ces moments merveilleux.
Il avait rangé les mauvais moments que cette relation avait entraîné dans un coin de son esprit mais ils n’avaient pas disparus pour autant. Il s’était assuré qu’elle ne déverserait pourtant pas en lui autre chose que la certitude que le choix qu’il avait fait en mettant fin à cette histoire était le meilleur qu’il aurait pu faire.
- Je… commença-t-il toujours bercé de passion et d’étreintes chaudes mais il ne trouva pas tout de suite les mots. Pour lui les choses étaient tellement limpides et logiques mais il avait pu constater que ses pensées ne prenaient pas vraiment la même forme dans l’esprit de Kafele. S’il avait mit fin à cela ce n’était pas parce que c’était tout mauvais. Même hanté d’horreur et de culpabilité il n’aurait pu le penser.
- Je ne voulait pas que ça le devienne. avoua-t-il enfin en espérant que ça ai un sens pour lui aussi. Ça a failli le devenir. rappela-t-il en luttant contre cette pointe de culpabilité qui l’attaquait a chaque fois qu’il repensait à cet instant.
Il aurait voulu effacer sa culpabilité mais pas ce qu’il avait failli faire. Comme si ça n’avait pas été grave, qu’un détail. Il refusait de penser que dans le chaos, la possession de Kafele l’avait sauvé de s’en vouloir parce qu’il n’avait pas été celui qui lui avait fait le plus de mal ce jour là. Il s’en voulait à mort et se haïssait pour ça mais sa honte et sa haine de soi n’était pas ce dont son frère avait besoin et cela ne l’aiderait pas à être un meilleur soldat alors il l’avait simplement enfermé avec le reste.

- Mais c’était super. C’était… merveilleux. confia-t-il en se laissant rougir en retrouvant les bons souvenirs pour s’empêcher de pâlir des mauvais. Tu me connais j’aurais jamais découvert ça par moi même. taquina-t-il joyeusement en donnant un petit coup de coude complice à Kafele.
- Je pense que c’est… et que ça sera probablement les meilleurs moments de ma vie. ajouta-t-il sincèrement et simplement heureux de se rendre compte du cadeau que cela était dans une vie comme la leur.
- Enfin… Peut-être que si… Tumaini fronça les sourcils en sentant son esprit effleurer une idée qui ne lui était pas du tout familière. Peut-être que si la guerre se fini un jour et que je suis encore vivant… songea-t-il doucement sans vraiment être convaincu par cette possibilité. Il finit par hausser les épaules d’un air assez indifférent et plaisantin.
- J’aurais un record à battre ! conclu-t-il en se rendant compte, amusé, que la perspective d’un tel défi lui plaisait tout autant que ceux sanglants et cruels qu’ils se donnaient pour pimenter leur vie de soldat sur le champ de bataille.



Dernière édition par NPC Eli le Jeu 2 Juin - 12:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 20:46

Il l’écoutait, se sentant à la fois rassuré de l’entendre préciser ses pensées et noyer par la douleur qu’il ressentait. L’incompréhension l’envahissait, c’était bien, c’était bon et malgré les maigres explication de celui-ci, malgré les souvenirs de ce qui aurait pu se passer, Kafele ne pouvait pas admettre que ça aurait pu devenir mauvais. Peut-être était-ce naïf de croire qu’ils auraient été capable de surmonter n’importe quel obstacle s’ils s’en étaient donner la chance. Ensemble ils étaient capable de terrasser n’importe quel ennemi, que ça soit sur le terrain ou même dans sa tête parce qu’il le savait, il n’avait pas vaincu l’albinos seul…
Alors pourquoi baissaient-il les bras devant ce combat-là ? Plus il l’écoutait et plus il se laissa submergé par cet amour dévorant qui le consumait de l’intérieur, il avait ouvert les boites et avec elles, la déferlante de sensation et de sentiment. Et il lui était impossible de refermer ces boites à présent malgré ces tentatives de compartimenter son désir.

Peut-être que si…
Ces simples mots suffirent à lui faire relever les yeux vers Tumaini. Et à peine eu-t-il fini sa dernière phrase qu’il plaqua ses lèvres sur les siennes, ses yeux se noyant dans des larmes qu’il ne pouvait plus contenir. Ce baiser-là, il voulait s’en souvenir, son gout, son parfum, la chaleur de ses lèvres contre les siennes et le contact excitant de leurs langues se cherchant l’une et l’autre. Il se recula, avant que son frère n’ait le temps de le repousser.

« Je ne veux pas mourir avec des peut-être et des si… » Justifia-t-il en agrippant le col de lin et en l’attirant à lui pour l’embrasser de plus belle. Redécouvrant le sens du gout, du toucher, redécouvrant ce que c’était que de respirer, que de sentir son cœur battre dans sa poitrine…Redécouvrant c’est de vivre. Il s’éloigna à nouveau avant que son frère ne le fasse.

« Si tu as la certitude que nous ne sommes pas capable de combattre nos démons ensemble, si tu es vraiment certain qu’il n’y a forcément qu’une issus mauvaise à tout ça…Alors je te promets que ce baiser sera le dernier mais si tu as le moindre doute, la moindre hésitation, ne m’oblige pas à battre en retraite et à déclarer la défaite sur des si et des peut-être et des failli. » Il reprit un peu son souffle tant il avait balancer ces mots d’une traite et tant son cœur s’affolait en lui « J’ai besoin de toi, je t’aime et ce n’est pas un peut-être, tu es mon seul véritable amour… »

Il se senti rougir sous ses dernières paroles et avec cela l’irrésistible envie de passer sa main derrière sa tête mais ses doigts étaient encore fermement agripper à Tumaini, son souffle se mélangeant en sien et attendant fébrilement comme on attend une sentence.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 22:05



Tumaini se figea de surprise en sentant ses lèvres se sceller par celle de son frère. La chaleur, la douceur, la passion, tant de chose qu’il n’eut pas le temps de comprendre et de ressortir de ses tiroirs bien rangés avant que Kafele ne se retire. Il le regarda et l’écouta sans comprendre ce soudain élan. Un instant il lui l’évitait et ne voulait pas lui parler, le suivant il lui parlait mais pour exprimer des pensées diamétralement opposées aux siennes et maintenant ?
La surprise ne lui laissa pas le temps de comprendre ce que cela lui faisait ressentir. La déception qu’il ne comprenne toujours pas sa décision ? La colère qu’il puisse s’en ficher simplement ? Le soulagement de pouvoir goûter une dernière fois à ses lèvres chaudes ? La frustration de ne pas pouvoir tenir ses engagements ? La peur de sentir à nouveau l’horreur monter en lui ?
- Kaf’, ne… tenta-t-il d’interrompre pour gagner du temps mais Kafele l’attira à nouveau vers lui pour emprisonner ses lèvres avant qu’il n’ait le temps de trouver la bonne manière de réagir. Son cerveau lutta réellement avec toutes les décisions, les sentiments, les devoirs, les doutes, les résolutions, mais son corps lui ne tarda pas à retrouver sa bonne vieille contradiction et son mélange de désir et de dégoût douloureux.

Kafele s’éloigna juste à temps pour qu’il le sente comme un avertissement plutôt qu’une vague réelle de sensations. Mais il ne le faisait pas parce qu’il en avait peur. De ses mots il alla trouver lui-même l’esprit chamboulé de Tumaini pour lui expliquer la situation.
Cette décision qu’il avait prise, il l’avait toléré mais il ne la partageait pas. Que pour lui mettre ce combat de côté était la même chose que de baisser les bras, car la vie ne leur laisserait peut-être pas de seconde chance et ils le savaient. Il se berçait d’ordres et de la guerre comme il se berçait d’illusion en se convaincant que cela n’avait pas d’importance, que ce qu’ils avaient eu était mieux que rien et mieux que pire, qu’il en avait déjà assez eu et que peut-être hypothétiquement il pourrait éventuellement y goûter à nouveau dans ses vieux jours s’il survivait jusque là. Mais cela ne ressemblait en rien à Tumaini, la demi-mesure, les compromis, les faux-espoirs et les illusions de grandeur et il eu fallu que Kafele prenne sa place pour qu’il s’en rende compte.
Mais sentir sa logique, ses certitudes et le semblant d’équilibre qu’il avait pu retrouver s’écrouler anima un peu plus la panique qu’il essayait tant de contrôler. Tout ces si, ces peut-êtres, ces faillis tournoyaient en lui et les mettre de côté était le seul moyen qu’il avait trouvé pour retrouver un peu d’assurance. Il ne voulait pas prendre de décision, au risque de prendre la mauvaise, mais Kafele lui rappela qu’il en avait bien prit une et tout seul en décidant qu’ils devaient se séparer. Avait-il fait une erreur ? Était-il en train d’en faire une à cet instant ? Les mots de Kafele semblaient l’insinuer et cela le blessa un peu plus.
Et puis il lui servit son coeur chaud, palpitant et ensanglanté sur un plateau.
Cet amour si unique qui en faisait rêver tant d’autres, cet amour sûr, exclusif et dévoué. Cet amour qu’il n’avait jamais comprit et qui a cet instant ne lui inspirait que de la peur. Il eu envie de remettre le coeur de Kafele dans sa poitrine là où il appartenait et refermer tout cela proprement, oublier cette folie, mais il savait que ce n’était pas aussi simple. Le coeur de Kafele était bien toujours à sa place mais il battait pour lui et lui seul. Lui seul.
Cette pensée le paniqua plus encore car s’il y avait bien une chose qu’il détestait, c’était d’être seul. Le seul à devoir gérer ça, le seul à pouvoir lui répondre et le contenter, alors qu’il savait qu’il n’en était justement pas capable. Il se savait condamné et il avait fait la paix avec ça en sachant qu’il pourrait au moins en épargner Kafele, mais celui-ci lui disait clairement qu’il refusait d’aller voir ailleurs. Il se sentait acculé, emprisonné par les bras si désireux de Kafele et son corps qu’il voulait autant qu’il redoutait.
- Kaf’... s’étrangla-t-il doucement face à son regard, son souffle et son attente, si honteux et horrifié de savoir qu’il le verrait répondre a tout son amour, son désir et sa sincérité qu’avec de la peur, de l’angoisse et de l’incertitude. Il ne voulait pas prendre cette décision. Il ne voulait pas que ce baiser soit le dernier mais son corps tout entier tremblait à l’idée qu’il y en ait un suivant. Cette pièce sombre, ce sentiment oppressant de solitude, soudain n’était plus un appel au désir mais puits sans fond d’horreur et d’effroi.

Le soldat se crispa mais ses mains vinrent agripper le corps de son frère. Autant qu’il savait que c’était lui qui incitait son corps et son esprit à réagir ainsi, la peur ne lui donnait que plus envie encore de s’abandonner dans ses bras à la recherche de réconfort. Mais dans ce combat, cette contradiction, il ne pouvait y avoir qu’une seule réponse et aucun compromis.
Mais Tumaini se rendit compte que même s’il ne se sentait pas capable de surmonter son traumatisme et vaincre ses démons, il savait qu’il restait en lui une dernière et unique certitude. Il ne laisserait pas Kafele tomber, jamais.
Alors si un de ses deux choix possibles était hors de question, il n’y avait plus de place pour le doute ou la demi mesure ou même l’instinct de survie. Il ne fuirait pas, alors il se battrait, plongerait la tête la première dans l’horreur avec pour simple but de ne pas se noyer et peut-être un jour, atteindre le bout du tunnel ? Il serra Kafele de plus belle, comme s’il s’efforçait de changer ses angoisses en colère, pour le punir de le pousser à faire ce choix. Lui aussi devrait être prêt à l’assumer jusqu’au bout.

- Ne t’arrêtes pas. souffla-t-il enfin sans parvenir à cacher la terreur dans ses yeux mais aussi sa froide détermination. Il avait fait son choix et le prouva en venant chercher le contact des lèvres de Kafele à nouveau.
- J’y arriverais pas sans toi. avoua-t-il dans un souffle honteux alors qu’il quittait ses lèvres pour venir enfouir son visage contre son coup et pouvoir lui susurrer à l’oreille.
- Si tu veux atteindre mon coeur il va falloir aller le chercher. le nargua-t-il sombrement en retenant un soudain frisson d’angoisse. Il ne voulait pas, il le redoutait, mais il était clair pour lui maintenant que l’inverse était pire encore. Il enlaça son frère plus puissamment encore, venant jusqu’à glisser ses doigts contre son arme de chair pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas intérêt à se défiler maintenant. Que malgré tout ce qu’il pouvait voir, toute cette peur et cette appréhension, sa réponse et sa décision étaient claires et ne changeraient pas.
- J’ai survécu à l’horreur une fois. Elle a fait de moi l’homme que je suis et elle m’a mené à toi. Mais je ne veux plus qu’elle me définisse et qu’elle me garde d’en avoir plus de toi. se força-t-il à avouer en laissant échapper des larmes d’amertumes mais retenant ses sanglots.
- J’y ai survécu une fois, j’y survivrais bien plus de fois, avec toi. Je ne veux pas me battre. Je veux vivre, je veux t’aimer ! insista-t-il enfin en venant baiser fébrilement sa peau et chercher un peu plus le contact brûlant de son corps.
- Alors ne t’arrêtes pas. Ne t’arrêtes pas. souffla-t-il fébrilement en sentant que ces mots qu’il répéta encore et encore aux oreilles de Kafele étaient la dernière once de courage, non pas du soldat mais du garçon terrifié en lui qui n’avait osé espérer revoir la lumière un jour.

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Lun 23 Mai - 22:53


Chaque seconde d’attente était un véritable supplice mais Kafele était prêt à endurer bien d’autres horreurs encore si cela pouvait lui permettre de l’atteindre lui. Il l’agrippa de plus belle, enserrant son cœur qui attendait de savoir s’il retrouverait la douce chaleur et les milliers de papillon à l’intérieur de lui. Trois petits mots, de prime abord aussi froid que pouvait l’être Tumaini lorsqu’il était face à l’ennemi mais le contact de ses lèvres retrouvant le chemin vers les siennes vint embraser son corps immédiatement et avec lui, il incendia toute idée d’abandon. Il pourrait supporter milles autres tortures s’il avait les bras de Tumaini pour se reposer lorsqu’il ne tiendrait plus debout.

« Moi non plus »


Lui répondit-il directement, car l’inverse était vrai, il n’y arriverait pas sans lui. Il esquissa un sourire alors que dans ses yeux brillaient la lueur du soldat prêt à tout. Son cœur il irait le chercher, le soignerait, le chérirait et le protègerait. Il ferma les yeux pour profiter de la chaleur de son corps contre le ciel. Il réprima un hoquet en sentant ses doigts se glisser contre lui, faisant immédiatement réagir son anatomie au désir réprimé d’une année entière à essayer d’ignorer ses sentiments. Retrouver le contact de ses doigts éveillait bien des souvenirs salace qui l’éveillait, ses mains l’avaient manquer et son corps le lui fit comprendre rapidement.
Il écouta, essayant de réprimer ses souffles, il effaça chacune de ses larmes d’un baiser sur son visage. Non, il ne s’arrêterait pas, pas cette fois…Plus maintenant et plus jamais. Il passa une main sur la joue de Tumaini.

« Ne pas se faire remarquer »
murmura-t-il en rougissant de plus belle, tentant un peu d’humour pour atténuer l’appréhension qu’il pouvait sentir. Mais il lui avait promis et il ne s’arrêta pas, il ôta ses vêtements et en fit de même avec ceux du soldat, il se rapprocha de lui et posa ses mains sur son torse. Il pouvait ressentir le moindre de ses tressaillements, la moindre alerte et dès qu’il perçu cette sensation qui paralysait son frère, il lui ordonna doucement :

« Regarde-moi »


Remontant ses doigts jusqu’à son cou, jusqu’à son menton, relevant sa tête pour l’obliger à le regarder alors que ses yeux pouvaient pleinement exprimer l’amour qu’il venait d’avouer à cet homme.

« C’est moi »

Lui rappela-t-il pour que jamais il n’oublie qu’il n’était pas l’un de ses démons. Il l’embrassa, doucement, rapprochant son corps du sien, il lui murmura à plusieurs reprise de le regarder et à chaque fois qu’il capta son regard, il lui sourit doucement et tendrement. Il entoura sa taille de ses jambes, son érection rencontrant la sienne, un long frisson parcourant son échine et la douce chaleur du rougissement accompagnant ses joues. Thi pouvait arriver à n’importe quel moment mais Kafele restait uniquement concentré sur cette promesse.
Il le senti un instant se perdre et il ordonna de plus belle :

« Reste avec moi »

Sa main alla chercher une compagne qu’il guida jusqu’à leur intimité tendue, il savait qu’il lui était plus facile de supporter le contact de ses propres doigts que des siens et il l’accompagna simplement, parce qu’il ne voulait pas le brusquer, ni le blesser, il voulait l’aimer, lui faire l’amour.
Il se laissa guider par leur caresse commune, son front se posant sur l’épaule de Tumaini alors qu’il réprimait le moindre de ses gémissements, murmurant dans un souffle chaud et rauque « reste avec moi » « je suis là » « je serai toujours là » « je t’aime » « ne me laisse pas » « écoute moi » le gardant dans cette réalité, leur présent, chassant de sa voix les démons, lui rappelant qu’il l’aimait, à quel point il l’aimait qu’il serait jamais capable de lui faire le moindre mal parce qu’il serait jamais capable de lui en vouloir pour quoi que ce soit.

Les minutes défilaient, son corps était brulant de désir et de passion et il était à présent légèrement relever , la tête de Tumaini au niveau de son propre cœur qu’il pouvait entendre battre à la chamade uniquement pour lui.

« Je vais te faire l’amour Tumaini »

Le prévint-il avec doucement alors qu’il redescendait doucement jusqu’à sentir son excitation entre la ligne de ses fesses. Il s’arrêta, non pas parce qu’il allait abandonné mais pour obliger son frère à tourner son visage vers lui, pour capter son regard et ne plus le lacher. Il l’embrassa, doucement, sur la joue jusqu’à sa bouche et jamais il ne quitta son regard.

« Reste avec moi » supplia-t-il amoureusement « Ecoute moi », il se laissa descendre un peu plus, sentant la pression contre son corps sans qu’il ne soit encore pénétré par celui-ci et dans un murmure il entama les premiers vers d’une chanson qui avait, des années en arrières, sceller leur histoire sans qu’ils ne s’en aperçoivent réellement. Il chantait, uniquement pour lui et ce fut lorsqu’il eut terminé le premier couplet qu’il se laissa descendre encore contre lui. Ses doigts se crispèrent contre le cou de Tumaini alors que ses yeux continuaient toujours de le fixer avec tendresse, il esquissa un tendre sourire, reprit la chanson et au nouveau complet, s’empala un peu plus contre son épée de chair jusqu’à ce qu’il soit complètement en lui.

Il resta contre son corps, ses yeux rivés sur les siens, son cœur affolé et ses sens complètement en éveil. Il attendait, patiemment, que son corps se fasse à cette délicieuse intrusion et que Tumaini s’y habitue à son tour, continuait de lui rappeler qu’il devait rester avec lui, ne lui laissant aucun répit, aucun moyen de se perdre dans ses sombres pensées, il l’obligeait et lorsqu’il se releva pour que sa chair quitte son fourreau, il reprit la chanson là où il l’avait arrêter, redescendant…Lentement.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mar 24 Mai - 15:51



La détermination de Kafele le soulageait, l’encourageait autant qu’elle le terrifiait. Il avait si chaud et son corps entier frissonnait mais il était incapable de sentir si c’était de désir ou de terreur. Il le laissa essuyer ses larmes du bout de ses lèvres en serrant la mâchoire pour empêcher de nouvelles de couler. Plus il tentait de s’armer de courage plus il pouvait sentir la peur noyer ses entrailles et se déverser dans ses veines. Il avait du mal a ne pas complètement se tétaniser et se força a se concentrer sur Kafele, la douceur de sa peau entre ses doigts, s’oublier dans ses bras pour ne penser qu’a lui, son ardeur, sa passion.

Il ne parvint pas a rire ou même sourire de sa remarque car il savait que pour lui, rester silencieux serait réellement difficile non pas parce qu’il devrait se retenir de gémir de bonheur mais s'empêcher de hurler d’horreur. Il savait qu’il ne pourrait pas lui répondre, qu’il ne pouvait pas risquer d’ouvrir la bouche. La nausée et la chaleur entêtante lui donnait l’impression d'être malade et fiévreux et quitter ses vêtements ne le soulagea pas. Il se crispa a l’instant ou Kafele vint poser ses mains sur sa peau brûlante, sentant leur contact le mordre comme si elles avaient été faites de braises ou de glaces. Il ferma les yeux, la bouche, sa gorge, se ferma entièrement pour s'empêcher d’exploser, de tout arrêter, de fuir. Cela aurait été tellement plus simple qu’il le prenne par la gorge, qu’il l’immobilise et le contraigne pour ne pas lui donner le choix. Mais aujourd’hui ils devaient mener ce combat a deux et Kafele vint le lui rappeler en lui ordonnant de rouvrir les yeux et de le regarder.

Le soldat lutta, persuadé que rouvrir les yeux, revoir cette pièce sombre et le corps fort et imposant de Kafele devant lui briserait le peu de courage qui lui donnait la force de ne pas s'évanouir, vomir ou pleurer de terreur. Mais il lutta contre cette peur qui le rongeait de l’intérieur, conscient aussi qu’il ne trouverait rien de mieux derrière ses paupières closes. Il grimaça mais parvint a rouvrir les yeux et plonger son regard paniqué dans celui de Kafele.
Il ne vit pas la pièce sombre, il ne vit même pas ce corps qu’il désirait pourtant plus que jamais, seulement ses yeux brillants de passion et enflammé d’amour. Il fut complètement étourdit par cette vision qu’il avait encore du mal a comprendre et a accepter. Pourtant il ne voyait que Kafele et lui ne voulait voir personne d’autre. Il n’était pas seul. Il était avec Kafele. Ils étaient tous les deux. Juste tous les deux. Cette certitude ne pouvait qu’enflammer son coeur et son esprit d’amour et de passion et non de fièvre et de folie.
- Toi… répéta Tumaini dans un murmure énamouré dans une seconde de soulagement. Toi et personne d’autre. Mon seul… Le véritable…

Mais son corps ne rata pas une seule seconde avant de se rebeller a l’instant ou il sentit le frisson glacé le parcourir a l’instant ou il sentit sa chaleur rencontrer la sienne. La surprise lui arracha un net  hoquet de douleur avant qu’il n’ait le temps de serrer a nouveau la mâchoire et la puissante vague de dégoût lui arracha un sanglot étouffé. Ses muscles se crispèrent de panique alors qu’il sentait que l’envie de fuir engloutissait son envie d’étreindre Kafele. Ses bras le quittèrent mais se rendant compte qu’il s'apprêtait maintenant a le pousser violemment il força ses mains a venir prendre sa tête et y enfoncer ses doigts pour s'empêcher tout autre geste.
Mais Kafele ne le laissa pas se renfermer a nouveau ou de s’éloigner même mentalement de lui. Il lui ordonna de rester avec lui, venant chercher la main de Tumaini pour la guider a nouveau vers le combat.
Le contact de sa propre passion le surprit mais n’agita pas plus sa panique. Au contraire, elle lui rappela a quel point quelque part sous toute cette angoisse, il voulait ardemment tout cela. Guidé et encouragé par la main de Kafele, il pu redécouvrir cet autre camp qui se battait en lui, si avide, si désespéré et si délicieux.
La première vague de plaisir vint l’envahir comme une bouffée d'oxygène inattendue sur laquelle il s’étouffa une seconde, surprit. Le contact était celle de la main qu’il avait possédé mais c’était tellement plus intense que ce qu’il avait pu s’autoriser a ressentir. Le contact de la main de Kafele sur sa main et sa main sur leur passion commune, il en oublia de tressaillir d’horreur lorsque son amant vint le surplomber et poser son front contre son épaule.

Les souffles chauds et rauques de Kafele le bercèrent comme ils le faisaient a chaque fois qu’il venait les lui arracher en venant embrasser sa masculinité mais cette fois ils s’adressaient directement a lui, s’engouffrant dans les failles de son armure brisée pour le remplir d’amour, de paix et de certitude. Il pouvait les entendre raisonner en lui et il voulu les laisser faire écho dans sa propre bouche. Mais tout ce qui échappa de sa gorge fut un faible gémissement de volupté qu’il s’empressa d’étouffer pour ne pas le laisser échapper a son contrôle et s’envoler.
Son visage rouge se craquela de joie a chaque souffle de Kafele et a chaque caresse de son corps contre le sien. Il pouvait sentir le plaisir et l’amour prendre le dessus sur l’horreur et le dégoût. Ils avaient réussi.
Pourtant Kafele se releva légèrement au bout de quelques minutes, séparant leurs corps. Tumaini ne comprit pas que c’était pour mieux les rapprocher mais l’avertissement de Kafele chassa rapidement son ignorance. Elle rappela aussi malheureusement la panique que le soldat du se remettre a batailler, doucement déçu. Il lança un regard suppliant a son amant, sans oser lui demander de rester un peu plus longtemps contre lui, de les laisser se contenter de cette douce victoire avant de se replonger dans la guerre.
En réalité il n’avait pas pensé pouvoir survivre jusqu'à ce point et il aurait même pu se contenter de bien moins que ça. Mais il était sensé l’avoir comprit : plus de demi-mesure. Penser soudainement le contraire lui rappela qu’il avait demandé a Kafele de ne pas s'arrêter et que celui-ci était bien décidé a s’y tenir et a le tirer jusqu’au bout du tunnel. Avant que Tumaini ne trouve la force de l'arrêter ou au contraire de l’encourager, il avait commencé a descendre, offrant un contact très différent et plus cruel encore a sa chair tendue.

Il le fixa désespérément lui et son foutu visage d’ange pour se raccrocher a ce qui était parvenu a le faire revenir et l’embrassa avec fougue pour se convaincre qu’il le voulait vraiment et encore mais il sentit son corps s’emplir doucement de violence qu’il s'efforça de contrôler. Il se tassa malgré lui sur le sol, cherchant a gagner quelques millimètres de distance, quelques millimètres de sécurité et de répit mais Kafele le rappela désespérément a lui de ses mots mais aussi en pressant doucement son corps contre son muscle dressé. Tumaini put sentir son coeur s’emballer mais ce n’était ni d’amour, ni de passion et il laissa échapper un râle douloureux et suppliant en agrippant violemment sa hanche pour l'empêcher d’aller plus loin.

La voix de Kafele s’éleva alors dans un murmure doux et mélodieux, posant immédiatement un voile de souvenir, de calme et de réconfort sur leurs corps en effusion. Dans un instant d’éblouissement, Tumaini se figea, se détendit même en écoutant ces vers qui ne l’avaient jamais quitté depuis ce jour. Il releva les yeux vers le chanteur pour pouvoir s’enivrer a nouveau de sa beauté et de sa splendeur. Aujourd’hui encore il la chantait pour lui mais cette fois était bien différent de la première. Il la lui susurrait tendrement en lui faisant l’amour. Cette pensée le noya dans tant de bonheur et faisait battre son coeur si fort que les frissons qui torturaient son corps ne devinrent qu’un bruit de fond lointain. Il l’écouta, le regarda chanter en oubliant son propre esprit et son corps et le supplice qu’ils subissaient lentement.

Ses muscles se crispaient, se contractaient douloureusement comme si quelque chose en lui se débattait furieusement pour s’enfuir avant d’étouffer sous la chaleur de Kafele qui l’envahissait. Mais son visage restait serein, complètement ensorcelé par la beauté et le talent de son frère et il ne s’autorisa pas a interrompre le spectacle par le moindre geste, le moindre bruit, le moindre souffle.
Il ne parvint pas a retenir les crispations de son visage et sa respiration affolée lorsqu'il continua encore et toujours de descendre contre lui, juste assez lentement pour ne pas l’achever et le faire exploser. Il se sentait a bout, a chaque seconde et pourtant la torture continuait. Dans d’autres circonstances il aurait sûrement trouvé le moyen de se flatter de la longueur du voyage mais en cet instant il attendait seulement que ça s'arrête. Son seul réconfort était de pouvoir goûter encore a la voix de Kafele et a son sourire.
Mais le sentir enfin l’envelopper entièrement ne lui apporta pas le soulagement qu’il pensait. O comme il sentait que son corps en était fou mais chaque frisson de plaisir était brodé d’angoisse acide qui le poignardait en lui procurant autant de douleur que de jouissance. L’un ne semblait jamais venir sans l’autre et un instant de faiblesse et de silence Tumaini se demanda s’il était condamné a chercher l’un sans pouvoir fuir l’autre. Il frissonna en sentant la caresse inverse lui arracher un sanglot de déception et de défaite. Il n’en voulait pas, il ne voulait plus souffrir, il ne voulait plus se battre.

Mais un vers de plus de Kafele et une nouvelle caresse lui rappelait pourquoi il faisait tout ça. Pour qui. Il n’était pas seul dans le noir entouré d’ombres et de démons, il était la avec Kafele. Tout les deux. Kafele osait rarement se battre pour Kafele, finissant toujours par se blâmer pour ses défauts et s’excuser en excusant ceux des autres. Tumaini ne se battait jamais avec ou pour lui même, arme de colère libre ne répondant qu’aux ordres de ses supérieurs. Mais pour Tumaini, Kafele était prêt a oublier ses doutes, oublier sa maladresse, oublier sa gène pour s’offrir a lui sans réserve. Et pour Kafele, Tumaini était prêt a tout.
La main qu’il avait posé sur sa hanche et qu’il forçait a rester inerte pour ne pas se laisser le chasser s’anima doucement, pressant tendrement sa chair. Il releva les yeux vers Kafele pour se donner du courage, se convaincre un peu plus avant de doucement l’accompagner et l’inciter dans sa danse. Il sentit immédiatement la douleur le poignarder un peu plus violemment mais cela ne l’incita que plus a se battre et il se redressa pour venir serrer tendrement Kafele dans ses bras et plonger son visage en feu contre son corps doux, chaud et rassurant.
Il voulait l’aimer, il savait l’aimer mais pourquoi fallait-il que l’inverse soit si difficile ? Il voulait l’entendre chanter, l’entendre souffler, l’entendre gémir et le sentir frémir plutôt que de s’entendre grogner, lutter et souffrir. Alors il l’étreignit plus encore, le rejoignant enfin dans ce combat dans lequel il était a se battre ardemment. Chaque râle difficile qui raclait sa gorge ne l’encourageait un peu plus a faire raisonner le plaisir de Kafele a ses oreilles alors qu’il vint s’enfoncer en lui avec force et douceur, encore et encore. La peur et l’angoisse le menaçaient de l’état de son propre désir mais il les ignora le plus longtemps possible, se concentrant sur celui de Kafele. Son amour, son plaisir, sa jouissance, le corps du soldat s’était transformé en arme, luttant férocement pour atteindre son coeur et son septième ciel. Ses souffles de bien-être étaient la plus belle mélodie a ses oreilles et se laissant bercé et envoûté par son chant, il en oublia ses propres paroles et la sombre musique qui résonnait dans on corps pour partir avec lui et s’abandonner.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, il se rendit compte a quel point il était exténué en sentant ses paupières lui peser. Mais il ne se sentait pas faible ou a bout de force, bien au contraire. Ses muscles étaient lâches mais il eu l’impression qu’ils laissaient son sang circuler librement pour la première fois de sa vie. Son souffle était faible, calme, serein et doux et la chaleur qui l’emplissait ne provenait que se son coeur battant paisiblement dans sa poitrine et du corps de Kafele. Son parfum qui l’embaumait lui paru bien plus revitalisant que l'oxygène et sa peau bien plus douce que les plus douces soieries d’Egypte. Il continua de le serrer tendrement, voulant disparaître en lui et ne faire qu’un avec son corps même si ce combat la avait enfin prit fin. Les démons étaient partis en les laissant tranquille, comprenant un peu tard qu’ils ne gagneraient pas cette bataille, même si la guerre était loin d'être finie. Et en parlant de guerre…

- Eh ben ! Ravi de voir que chacun a eu sa petite dose d’action aujourd’hui. râla sobrement Thi en croisant les bras d’un air légèrement bougon mais les joues un peu roses aussi.

Tumai tourna un petit regard vers lui sans pourtant lâcher Kafele ou le laisser s’éloigner. Sur ses lèvres ne purent que s’étirer un sourire simplement heureux.

- Rhabillez-vous. On rentre. Seth et Nail on décidé de la jouer solo et…
continua de râler le leader mais il se rappela a nouveau qu’il ne se trouvait pas vraiment devant ses deux frères dans une situation habituelle. Enfin… Ils ont réussi leur coup alors je vais essayer de pas trop m’énerver. Bref, on a plus rien a faire ici. conclu-t-il en coupant court a ses explications.

Mais Tumai ne répondit pas ni n’esquissa de geste pour se relever ou récupérer ses vêtements. Seul un sourcil se leva sur son visage comblé et insolent.

- Ou… alors… vous… enfin… juste… balbutia le leader en comprenant enfin que cette fois c’était lui qui était de trop et que plutôt que de le suivre, ses deux frères avaient probablement envie qu’il les laisse seul.
- Ne vous faites pas remarquer. Ne put-il s'empêcher de répéter une dernière fois bien que les deux soldats l’avaient tant été qu’il ne s’était pas douté une seule seconde de ce qu’ils pouvaient être en train de faire alors qu’il revenait les chercher. Et avec un dernière petite moue gênée, il disparu.

Tumaini laissa échapper un petit rire avant d’enfouir un peu plus son visage contre le torse de Kafele.
- Je t’aaaiiime ~ . laissa-t-il échapper joyeusement et puérilement et il était difficile de savoir de par son ton s’il était sincère ou s’il singeait les mots de Kafele comme il avait horriblement reproduit sa chanson favorite.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mar 24 Mai - 19:22

Il pouvait sentir la douleur que lui procurait ses ongles crispés dans sa chair mais il était prêt à supporter pires sévices encore si ça pouvait leur permettre de vaincre ses démons ensemble. Alors il ne faillit pas à sa demande, continuait doucement de parcourir le chemin de cette passion trop longtemps réprimée, continuant de chanter pour lui, pour le garder auprès de lui, pour lui rappeler qu’ils avaient toujours été ensemble, l’était aujourd’hui et le serait encore demain. Alors, lorsqu’il senti sa main devenir tendre et amoureuse, son cœur se réchauffa immédiatement, l’encourageant à continuer cette chanson malgré les tressaillements de sa voix causer par la lente monter de plaisir. Unis face à l’horreur du passé, unis face à leurs propres démons. Il se sentie lui-même faiblir une seconde en revoyant le visage inerte et inexpressif de Tumaini dans ses cauchemars et la peur enserrer ses entrailles. Il l’aimait, voulait l’aimer, et souhaitait autant l’aimer qu’être aimé par lui…Mais il avait si peur de ce qu’il pourrait faire s’il était trop proche de lui. Il ne pourrait supporter de le voir mort, ne pourrait supporter d’en être la cause.
Il allait se perdre dans ses sombres pensées, sa voix tremblante mais l’étreinte qu’il reçut, puissante et rassurante, le ramena à la délicieusement réalité du présent. Il le senti accompagner ses mouvements alors qu’il serrait contre lui le visage de son frère, il pouvait entendre l’affolement de sn cœur et la profondeur de ses respirations alors qu’il réprimait chaque gémissement pour ne pas faillir à l’ordre de ne pas se faire remarquer.

Il lui devenait de plus en plus difficilement de chanter et rapidement, les paroles devenaient que des murmure sensuel emprunt du plaisir qui lui réchauffait le corps. Continuant à contrôle le rythme de leur étreinte, il était celui qui menait la danse et à chaque mouvement, il pouvait le sentir revenir de plus en plus vers lui ce qui le fut sourire sans qu’il ne puisse le contrôler alors qu’il redécouvrait le visage de Tumaini sous ses yeux. Il l’aimait dans ses heures les plus sombres mais là encore, il eut la sensation de tomber amoureux une nouvelle fois en le découvrant sous un autre jour. Il chercha le contact de ses lèvres mais avant qu’il n’atteigne sa cible, une voix qu’il pouvait reconnaître entre mille éclata brutalement la bulle dans laquelle ils se trouvaient.
Son premier réflexe fut de vouloir se retirer et se cacher mais les bras de Tumai’ l’empêcha de s’éloigner alors il se senti rougir comme jamais il ne lui avait semblé rougir avant. Incapable de tourner les yeux vers Thi, il fixait, incrédule, son amant. Ses pulsations cardiaques étaient contrôlé par la forte montée d’adrénaline que son corps lui avait infligé à cause de la surprise alors qu’il observait le sourire s’étendre sur le visage de son frère.

Comment pouvait-il sourire là où lui se sentait terriblement gêné d’avoir été découvert dans pareil posture. Pas qu’il ait véritablement honte de ce qu’il faisait mais il savait que Thi se serait probablement bien passé de cette vision et il suffisait d’entendre l’agacement dans sa voix et ses explications pour comprendre que ses nerfs étaient déjà mis à rude épreuve aujourd’hui. Il voulait lui obéir, se rhabiller et partir comme le lui ordonnait leur chef mais quitter les bras de Tumaini lui semblait soudainement impossible lorsqu’il vit l’expression de celui-ci. Comprenant le sous-entendu qui se cachait derrière.
Et lorsque la présence de Thi ne se fit plus sentir, il cacha son visage contre la courbure du cou du soldat alors que celui-ci trouvait encore le moyen de rire. Malgré sa gêne et ses joues gorgée de sang, il n’arrivait pas à ressentir autre chose que ce profond bonheur que de le voir ainsi…Même sa moquerie ajouta une nouvelle couche de plaisir bien qu’il ne put s’empêcher de laisser échapper un petit gémissement plaintif contre sa peau.

« Te moque pas… »

Il resta quelque seconde à essayer de baisser la température de son visage mais rapidement son corps lui rappela la présence de Tumaini en lui lorsqu’un léger mouvement le fit frissonner. Ses lèvres gouttèrent sa nuque, ses épaules. Ponctuant ses baisers d’une phrases encore teintée de sa gêne :

« Je vais jamais pouvoir le regarder à nouveau dans les yeux »

Avoua-t-il sans pour autant s’arrêter, de ses épaules, il revint à sa nuque et de sa nuque il remontant à son oreille. Ses lèvres pinçant amoureusement le lobe alors que sa langue venait le caresser. Il mit une pause ce petit jeu, simplement pour rappeler murmurer au creux de celle-ci :

« On ne s’arrête pas »

Sa voix était teintée d’une légère provocation, mêlé à la malice et à la passion. Ses hanches venant à nouveau lentement s’agiter sous les mains et contre le corps de Tumaini. Et bien qu’il avait une irresistible envie d’abandonner son corps et son esprit à la passion ardente qui l’animait profondément, il contrôla chacun de ses gestes, restant infiniment doux, se torturant lui-même. Il pouvait le sentir en lui et cette sensation ne ressemblait à aucune autre, un mélange étrange d’inconfort et de plaisir mais c’était sur le plan émotionnel que cela devenait intense, l’idée même d’être uni à lui.

Il s’était légèrement éloigner, pour pouvoir à nouveau le regarder et parce que ses mains étaient bien trop occupées à l’aider à contrôler le rythme de leur union clandestine, il se mordit la lèvre inférieure dans un nouveau toc exprimant sa timidité et sa gêne mais aussi son désir.
Ce qui avait provoqué cet instant de gêne n’était en rien le souvenir de l’intrusion de Thi mais ce fut de voir Tumaini, nu, de le savoir en lui et de sentir sa propre intimité être caresser entre leur corps. Les muscles de ses abdominaux se contractant légèrement en sentant une nouvelle vague de plaisir le faire souffler profondément.

« Je suis à toi »

Laissa-t-il échappé sans vraiment réfléchir, rougissant de plus belle.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mer 25 Mai - 9:55

Il ne le voyait pas mais il pouvait très bien le sentir rougir contre son cou et comme pour anticiper son geste, Tumai vint placer une main sur cette nuque qu’il aimait tant gratter. Il l’incita a rester contre lui, même si cela l'embarrassait mais frissonna lorsqu’il pu sentir ses baisers sur sa peau. Des frissons que son corps avait tant associé a la peur qu’il eu du mal a se rendre compte qu’ils en étaient dénués.

- T’as qu’a pas…
mais sa réponse se perdit dans un souffle délicieux alors que Kafele continuait de l’embrasser, de le mordre, de le lécher. Les vagues de plaisir étaient tout aussi incontrôlables et violente que celles de dégoûts l’avaient étés et malgré le répits il pouvait sentir que celles-ci l’emplissait tout de même de panique. Mais une panique bien plus agréable que l’angoisse.

Il ne pu empêcher un rire de joie se mêler a ses râles rauques en entendant et en sentant Kafele lui rappeler qu’il n’en avait pas fini avec lui. Il l’encouragea très doucement de ses gestes, impatient de profiter pleinement au bonheur qui leur était permit de goûter aujourd’hui mais il laissa son amant mener la danse, le laissant aussi savourer sa victoire.
Il n’avait plus besoin de le rappeler et de lui demander de le regarder pour que Tumaini le dévore des yeux, faisant l’amour a son esprit autant qu’il le faisait avec son corps. Il se fichait de sourire niaisement, de rougir comme une vierge car il était complètement obnubilé par lui et perdu dans chacune de ses mimiques, ses expressions, son souffle, sa voix, ses mots.

Il était si doué pour frapper avec précision avec ses képeshs comme avec ses mots. Le soldats avait l’impression qu’il lui volait son coeur a chacun d’eux et incapable d’y résister, il se laissait faire avec plaisir. Mais l’amour et l'orgueil faisait un étrange mélange dans sa poitrine et sur son visage, presque doucement vexé, comme s’il lui en voulait encore de l’avoir embarqué dans cette histoire. Il fallait dire qu’en amour, il était indéniable que Kafele était bien plus fort que Tumaini et le soldat n’était pas vraiment habitué a être relayé a la seconde place sans se battre un peu.

Il le poussa alors soudain en le taclant presque mais il le retint de ses bras pour l’allonger doucement sur le sol et venir lier ses doigts aux siens tendrement. Faute de savoir quoi dire, quoi répondre, il vint unir ses lèvres dans un baiser chaud et passionné, reprenant leur douce danse avec une ardeur très discrètement plus pressante. En quittant ses lèvres, il vint l’insulter d’un regard insolent et plein de défi pour lui montrer qu’il pouvait aussi prendre le dessus. Maintenant qu’ils avaient chassés ses démons, Tumai pouvait en sentir un autre s’agiter en lui, bien plus généreux et avide.

- Si tu jouis avant moi. Tu perds. le nargua-t-il avec un sourire carnassier avant de venir l’embrasser a nouveau et de venir glisser contre sa nuque pour le lécher et lui souffler a l’oreille.
- Mais on le sait tous les deux… Je gagne toujours.
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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mer 25 Mai - 12:12

Son rire lui fit autant d’effet que sa présence en lui, un long frisson électrisant son corps en partant du bas de ses reins échauffer jusqu’à la base de sa nuque où il pouvait sentir les doigts de Tumaini lui picoter légèrement la peau. Il était difficile de ne pas le regarder, lui, son sourire, et ses yeux dévorant qu’il avait l’impression qu’il était à nouveau en train de le déshabiller, incapable d’atténuer la rougeur de ses joues alors que la lueur lubrique dans ses pupilles ne faisait que le faire soupirer un peu plus. Bien trop obnubiler par son visage et par les sensations qu’il faisait naître en lui, il ne le vit pas, cette seconde où il décida qu’il reprendrait le contrôle sur la situation. Il se retrouvait déjà sur le dos, laissant échapper une petite plainte en sentant la fraicheur du sol sur son dos brûlant de passion. Il voulut se dégager, juste pour reprendre le contrôle, lui-même n’étant pas spécialement friand de le perdre ainsi aussi facilement mais il avait déjà perdu ce combat à l’instant où il lia ses doigts aux siens et sa bouche à la sienne.

Il gémissait sous ses lèvres alors qu’il pouvait le sentir se glisser, ses hanches se soulevant légèrement pour se presser contre sa chair. Ses jambes venant s’enrouler autour de sa taille, il chercha à retrouver le contact de sa bouche losqu’il m’y un terme à leur échange mais il ne fit que découvrir son insolence et le défi. Il arcquat un sourcil, cherchant à se donner un peu de contenance mais un nouveau balancement de ses reins contre lui suffisait à le faire gémir et lui faire perdre toute crédibilité. Jusqu’à ce qu’il le nargue ouvertement, pimentant leur échange d’un petit jeu de plus. Il l’embrassa, lui mordant volontairement la lèvre inférieur mais il se vengea de plus belle en glisser sa langue sa peau, traçant un chemin de sa nuque à son oreille avant de souffler quelques mots provocateurs.

« Avec cet orgueil, ta défaite n’en sera que plus » il marqua une pause pour retenir un râle, souffla légèrement et reprit « ta défaite n’en sera que plus délicieuse »

Acceptant ce petit jeu. Il était habituel pour ses deux-là de s’entraîner et se défier de la sorte mais aujourd’hui c’était sur un tout autre terrain, un tout autre combat, mais Kafele se montrerait au moins aussi téméraire que lorsqu’il se battait avec ses Képesh. Il défit ses mains de celle de Tumaini, juste pour le plaisir de laisser ses doigts se balader sur son torse et son dos. Sa main droit dessinait les détails de ses muscles pectoraux alors qu’une lueur gourmande traversa son regard, il voulait jouer et comptait bien lui donner du fil à retordre. Ses doigts glissèrent jusqu’au centre, trouvant le contact de la pointe de son mamelon avec laquelle il vint jouer, pincer légèrement et caresser amoureusement jusqu’à se pencher pour pouvoir y glisser sa langue alors qu’il se maintenait à lui de la main gauche posée dans son dos.

Et il continua ainsi, à se battre, à chercher les points précis les plus sensibles de son corps, un lobe, le creux du coude, l’intérieur d’un poignet, la pointe d’un sein, la naissance de ses fesses, ses lèvres…Et à ses assauts physiques il y ajouta sa propre voix, l’appelant parfois, prononçant son prénom avec une lenteur cruel, un souffle, un soupire.

« Tumaini »

Et lorsqu’il ne l’appelait pas, c’était pour lui susurrer les paroles de cette chanson, lui rappelant qu’au final, il avait eu raison…Même lui n’avait pas su résister à ce chant et il prenait à un malin plaisir à le lui rappeler et lorsqu’il arrivait à la fin, il tenta un coup de grâce en saisissant l’arrière de la tête, l’obligeant à se pencher vers lui pour que son oreille soit à nouveau à la hauteur de ses lèvres.

« Plus fort... »

Mais il avait oublié un détail, ce qu’il avait fait l’excitait au moins autant que cela pouvait avoir de l’effet sur Tumaini, encaissant ses propres coups, il essayait de ne pas se perdre dans ce flot de plaisir et chair s’entrechoquant.
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Poudlard

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mer 25 Mai - 12:12

Le membre 'NPC Amy' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mer 25 Mai - 14:28

Il répondit a son défi avec autant de combativité et d’illusion de grandeur qu’il pouvait avoir sur le terrain d'entraînement, confortant le soldat dans l’idée qu’il saurait remporter cette manche. Mais Kafele n’était pas prêt de le laisser prendre sa victoire aussi facilement, venant balader ses mains sur son corps en l’électrifiant de frissons de plaisir. Les assauts de l’amant se firent plus prononcés, ripostant en trahissant le fait de ces caresses et ses baisers sur sa chair et son torse visaient juste.
Nouveau a ce jeu, Tumai se rendait compte avec horreur et émerveillements qu’il possédait beaucoup de points faibles et que Kafele le lui faisait tous découvrir un a un. Il en était un qu’il connaissait cependant et il guida son frère a ne pas venir titiller de ses caresses. Car s’il venait a toucher sa cicatrice et rappeler les démons, ils étaient sur de gagner tous les deux ou plutôt de perdre pour de vrai.

Il le rappela a l’ordre, le batailla de ses coups de reins de plus en plus violents, de plus en plus pressants et profonds comme ses coups de haches mais l’assassin avait bien plus de tour dans son sac, venant l'envoûter de sa voix et de ses appels langoureux et de ses chants. Au plaisir physique s’ajouta l’agitation de son coeur et de son âme vibrante d’amour et de passion. Chaque vers le transportait si loin qu’il eu du mal a se souvenir d'où ils étaient, de leur jeu ou même des consignes de Thi.
Un chant tout autre que celui maîtrisé de Kafele échappa de ses souffles rauques qu’ils s'efforça tout de même d’étouffer dans des baisers qu’il déposait sur ses lèvres et sur son corps mais ce n’étaient plus des armes pour le faire faiblir mais des supplications du désir incontrôlable qui le ravageait.

Il lui obéit, abandonnant son orgueil et ses efforts de contenance pour venir s’enfoncer en lui de toute sa force, libérant la bête folle de désir et de luxure. Il vint dévorer ses lèvres sans réserve, venant lui voler ses mots, ses chants et son souffle de sa langue chaude et gourmande. Se cognant tellement en lui que chaque à-coups l’obligeait a s’accrocher a ses lèvres charnues avec ses dents pour ne pas les laisser s’échapper. Mais ses propres cris de plaisirs rendait la tache difficile.
Il pouvait entendre et sentir qu’il était en train de perdre la partie. Il tenta maladroitement de venir égaliser les scores en venant chercher la chair dressée de Kafele qu’il pouvait sentir frotter contre son bas ventre mais les crispations de jouissances lui firent presque perdre l'équilibre et il fut obliger de plaquer ses mains au sol pour ne pas défaillir.
- Merde. souffla-t-il fébrilement en reconnaissant sa défaite prochaine, mais le plaisir forçait un sourire sur son visage en feux. Quitte a perdre, autant le faire avec splendeur alors il donna tout  en offrant toute sa force et sa passion a son amant dans ses derniers assauts.
Son orgasme le fit vibrer de la tête aux pieds contre le corps de Kafele et bien que sa gorge était coincée de jouissance, il abandonna ses derniers souffles saccadés dans le creux de son oreille comme pour lui murmurer sa capitulation. Mais il ne s’en cachait pas du tout. La défaite n’avait jamais été aussi…
- Délicieuse… répéta-t-il avec un sourire de pur bonheur en se retenant de rire de lui-même qui aimait tant gagner mais qui en cet instant avait tellement adoré perdre.
Le souffle encore saccadé, il se laissa reposer contre le torse chaud de Kafele pour quelques seconde de répit et de doux flottement. Embaumé d'adrénaline et de volupté il ne put s'empêcher de rire doucement en posant une main sur les abdos dessinés de son frère pour se redresser.
- J’aurais ma revanche, nargua-t-il en retrouvant son insolence avant de revenir embrasser tendrement les lèvres de Kafele, les siennes encore étirées d’un grand sourire.

Il se retira doucement de lui en même temps qu’il quitta ses lèvres pour le narguer de son sourire et de ses yeux brillants de volupté. Il vint poser une mains sur la cuisse de Kafele, remontant lentement jusqu'à son aine mais délaissant volontairement sa passion entre débordante. Il caressa son bas ventre, effleurant a peine le bout de son arme de chaire du pouce, sans le quitter du regard.
- Content d’avoir gagné ? le taquina-t-il mais montrant bien que même dans la défaite, il était toujours prêt a l’enquiquiner et lui faire regretter de l’avoir battu.
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MessageSujet: Re: Bon vieux temps, mauvais temps   Mer 25 Mai - 20:58

L’entendre lui l’emplissait d’une sensation de bonheur intense, lui faire plaisir, de n’importe quel manière que ce soit, il semblait n’avoir jamais rien connu de plus grisant et il le savait qu’au fond c’était probablement dangereux de penser ainsi mais c’était la vérité, même l’adrénaline du combat n’arrivait pas à la hauteur de la joie qui gonflait son cœur en écoutant sa voix, en sentant son corps contre le sien, et en voyant l’amour se mêler au plaisir dans ses yeux. C’était un autre homme lorsqu’il était dans ses bras et cette idée le gonflait de fierté autant qu’il tombait juste de plus en plus amoureux. S’empêtrant et se noyant complètement mais cette douce folie, il le savait, en valait largement le coup.
Et alors qu’il le provoquait une ultime fois, il ignorait s’il regrettait ces paroles ou si au contraire, il n’en voulait pas encore plus mais le petit jeu restait au fond de sa tête bien qu’il devenait de plus en plus compliqué de ne pas simplement s’abandonner dans ses bras et ses coups de reins, il oublia les ordres de Thi et même s’il les avait garder en tête, il lui était à présent impossible de réprimer le moindre bruit tant ses sens s’affolaient. Grognant en sentant les morsures, gémissant en le sentant s’insinuer profondément en lui.

Les yeux clos, le visage rougit par la fièvre passionnelle, il tentait de résister jusqu’à ce qu’il comprenne que Tumaini déclarait forfait à l’instant où sa voix lui parvint dans une vulgarité qui lui était habituel. Il esquissa un sourire, qui s’effaça au profit d’un cri en le sentant plus bestial que jamais. Il connaissait la force des coups de son amant lorsqu’ils combattaient mais là il pouvait le découvrait plus amplement encore et s’était beaucoup plus délectable que d’encaisser des coups de haches. Incapable de respirer convenablement, il avait posé son avant-bras contre sa bouche pour tenter de ne pas trop emplir la pièce de sa voix. Il douta un instant de sa propre victoire en sentant les prémisses de l’orgasme lui chatouiller le bas du ventre mais à peine cette pensée lui traversait l’esprit que Tumaini s’abandonnait en lui. Il ouvrit les yeux, pour le plaisir de le voir heureux, son cœur se gonflant de bonheur car c’était la première fois qu’il ne vit aucun dégout dans son regard, aucune grimace, aucun haut le cœur, juste lui…Il posa la main sur sa joue, imprimant la beauté de cet instant dans ses souvenirs, accompagnant son visage jusqu’à son cou où il peut entendre les derniers murmure de plaisir.

Oubliant qu’il n’avait lui-même pas encore atteint le septième ciel mais cela n’avait que peu d’importance en cet instant alors qu’il laissa échapper un petit rire satisfait en l’entend lui répéter ce mot.
Son souffle était aussi arythmique que l’était celui de son frère mais bientôt il s’accordait aux siens alors qu’il était tout contre lui. Ses mains posés à plats contre son dos, il laissa ses jambes se détendre à leur tour et retomber simplement contre le sol, libérant la taille du soldat. Il caressa son épaule d’une main, distraitement, profitant de l’allégresse de cet instant.

« J’espère bien »

Répondit-il avec la même insolence en répondant à ses baisers, souriant au moins autant que lui en dessous.
Il resta allonger sur le dos alors qu’il se retirait lentement de lui, fermant les yeux en sentant une nouvelle vague lui faire découvrir le sentiment de frustration. Il garda les yeux clos lorsqu’il sentit cette main joueuse sur sa cuisse revenir doucement vers son intimité encore fièrement dressée et demandeuse mais il le contourna, délibérément, il laissa échapper un premier grognement de frustration avant d’ouvrir à nouveau ses paupières en écoutant sa question.

« Tu ne peux donc pas perdre dignement… » se moqua-t-il gentiment et dans un élan de provocation, il posa sa propre main sur son désir encore tendu, prêt à l’embêter à son tour. Il rougissait en repensant à un souvenir bien précis alors qu’il entama lentement ses caresses en le fixant, son cœur battant la chamade. La frustration était toujours présente mais l’excitation de faire ça sous ses yeux et le plaisir de le narguer ainsi était tout aussi grande. Il se mordit la lèvre pour ne pas gémir trop fort, ses joues se teintant un peu plus.

« Tumaini »

Laissa-t-il une nouvelle fois échapper de sa bouche alors que le mouvement de sa main contre lui-même s’intensifia légèrement, ses yeux brillant de luxure qu’il fixait sur Lui.
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Bon vieux temps, mauvais temps

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