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 Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

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Lise Parker

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Poufsouffle


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MessageSujet: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Dim 3 Juil - 22:07

Combien de temps a-t-elle dormi ? Les rayons du soleil qui passent à travers la fenêtre pour éclairer la pièce lui montre que le jour est levé. Elle n'a pas besoin de bouger la tête pour le comprendre. La douleur est partie, la louve se sent un peu plus en quiétude malgré ses traits fatigués et cette situation délicate. Son corps immobile ne tarde pas à lui rappeler sa nouvelle condition, mais Lise a passé le stade de la panique.

Son visage fatigué s'efforce de retrouver cet air neutre et indéchiffrable qu'elle ne quitte jamais. La maîtrise de soit. Lise ne peut pas permettre de craquer. Pour Sam. Son petit garçon dort encore non loin d'elle. Bien qu'elle ne le voit pas, elle peut ressentir son odeur et entendre son souffle. Cela suffit à la rassurer. L'absence de Remus se fait tout de même remarqué. Elle ignore comment prendre la chose. Mais l'heure n'est pas à se poser des questions. Lise sait que si elle recommence à se tourmenter, elle met sa santé en jeu mais également celle de son entourage. Elle n'a aucune envie de les voir souffrir de nouveau à cause d'elle.

Elle peut traverser ça, elle le peut, ce n'est pas si dramatique, n'est-ce pas ? La détective n'est pas du genre à se leurrer mais pour l'heure, elle a besoin d'espoir. Fermant les yeux, elle profite du silence pour remette de l'ordre dans son esprit. Son état fiévreux montre que son organisme lutte contre le poison. Et puisque la douleur de son corps a disparu, cela veut dire que c'est en bonne voie. Est-ce que cela veut dire que sa paralysie est temporaire ? Cela n'est pas certains. Mais beaucoup d'autres question se posent. Combien de temps peut-elle rester ici ? Bien entendu, le centre médical va souhaiter la garder dans cette chambre, pour la soigner. Mais sera-t-elle réellement en sécurité ? Ainsi exposée vers les chasseurs mais pas que. Elle risque d'être interrogée par les Aurors, après tout, elle est censée être décédée. Le fait qu'elle soit en vie ira jusqu'aux oreilles de Voldemort et dans son état, elle n'est qu'une cible facile pour en finir. Pire, Sam sera en danger. Comment peut-être protéger son fils ?

« Remus. » murmure-t-elle pour elle même. Il faut qu'il revienne. Peut-être qu'il est trop tard pour elle, mais pas pour Sam. Remus protégera son enfant, Lise sait qu'il ne laissera pas Voldemort ou ses hommes approcher leur fils. Le rapprochement de Fenrir avec Remus n'est pas non plus pour lui plaire. Bien entendu son oncle a été le premier à s'inquiéter pour elle, et si Lise a été touché par sa présence, il y a encore beaucoup de non dit entre eux. Une discussion s'impose. Indépendante, Lise ne fera jamais partie de la meute malgré toute la bonne volonté de Greyback. Elle est une louve solitaire. Tout comme elle ne souhaite pas que Sam soit mêlé à toutes ces histoires.

Lise laisse échapper un soupire. N'est-elle pas censée se reposer plutôt que de se poser un milliard de questions ? La vérité est que, démunie, elle ignore qu'elle décision prendre, que ce soit pour Sam, ou pour elle même. Et son père ? Où est-ce qu'il est ? Joshua a t-il pu le sauver à temps ? Une boule d'inquiétude et de stress se forme dans sa gorge. Elle ne pourra supporter de perdre son père. Qu'est-ce qu'il va advenir de sa famille ?

« Sammy ... » murmure-t-elle plus pour elle même que pour son fils. « Je nous inflige encore des épreuves. Mais on va surmonter ça. Je n'ai plus peur, alors toi non plus, n'aie pas peur. Ensemble, on est fort. On l'a toujours été. »

C'est vrai. Si Sam accepte de lui faire de nouveau confiance, elle sait qu'elle peut aller au delà de toute épreuve. Tout affronter. Mais ce n'est pas parce qu'elle se retrouve dans cette position que cela efface le mal qu'elle leur a fait, à Remus et lui. Mais … S'ils acceptent d'être à ses côtés, alors elle se battra. Mais s'ils veulent qu'elle disparaisse de leur vie, alors …

« Sam. » fait-elle d'une voix plus forte, sachant qu'il l'entend. « L'amour que je t'ai donné. Ce n'est pas un mensonge, il a toujours été réel. Tout comme le mal que je t'ai fais, malgré moi. Je sais que ça ne justifie pas tout, mais … Crois moi, la seule chose que j'ai souhaité, c'était de te protéger. Et protéger ton père. Ca ne suffit pas pour accorder le pardon, j'en ai bien conscience. C'était pas la bonne manière, je le sais maintenant.

Mais j'ai besoin de savoir. Toi et moi ...»


Malgré l'assurance dont elle fait preuve dans ses paroles, Lise ne parvient pas à terminer ses phrases. Besoin de savoir s'il l'aime ou non ? Besoin de savoir si elle doit se battre ou non ? Lui demander cela dans un tel moment … Comment être sûre que ses paroles ne seront pas dicté par la culpabilité, ou la peine de la voir ainsi. C'est de la sincérité dont elle a besoin, savoir à quoi s'en tenir. C'est tellement ironique de demander la sincérité alors qu'elle n'a fait que fuir toute sa vie. Et puis … Lui demander autant alors qu'il est si jeune, et si désemparé …. Pourtant, il faut qu'elle sache où ils en sont. C'est juste malheureux d'avoir attendu une telle extrémité avant d'avoir cette conversation.

« Est-ce qu'il y a toujours un toi et moi ? »

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Lun 4 Juil - 9:16

Plongé dans un sommeil sans songe, sans inquiétude et sans cauchemars, Sam passait peut-être bien la meilleure nuit de toute son existence, allongé là sur un lit d'hôpital. Mais quelque chose en lui sentait que ce n’était qu’une illusion offerte par le médecin. Une illusion qui s’effaça à l’instant même où on appela son nom dans le silence vide de son sommeil.
L’adolescent ouvrit les yeux, si pleinement et mécaniquement que les rayons du soleil vinrent agresser ses iris colorés et il grimaça doucement. Les murs blancs, froids, le silence, l'hôpital, il se souvenait de tous les événements de la veille avec précision et alors qu’il avait quitté la réalité assailli par le désespoir et la panique, ils ne lui inspirèrent en cet instant qu’un profond sentiment de tristesse et de honte.
Il se retourna doucement sur son lit en lui tournant le dos alors qu’elle lui demandait de ne pas avoir peur et d’être fort. Il n’avait pas peur mais il ne se sentait pas fort non plus. Il n’avait pas la force de poser son regard sur elle en sachant qu’elle ne pourrait pas en faire de même, pas la force de se relever et de la rejoindre, de lui tenir la main et de sentir qu’elle ne répondrait pas à son étreinte. Et il ne voulait pas lui infliger cette sensation de ne rien sentir du tout alors que la seule chose qu’elle voulait était de prendre son fils dans ses bras pour le rassurer. Alors il la laissa le faire par sa voix calme et ses mots, fermant les yeux pour tenter de s’en contenter. Il se recroquevilla.

Mais après le réconfort et l’appel au courage vint les excuses, les justifications, les doutes, les craintes, et pour Sam, la colère. La culpabilité, c’était lui qui devait la ressentir. C’était lui qui était partit sans rien lui dire alors qu’elle le lui avait interdit. Lui qui avait passé tant de temps loin d’elle sans jamais lui donner de nouvelle, l’obligeant à partir à sa recherche. L’obligeant a replonger tête la première dans ce qu’elle avait fuit il y a tant d’année. Et aujourd’hui c’était elle qui se trouvait paralysée sur un lit d'hôpital. Tout ça à cause de lui.
Sam pu sentir les larmes de honte et de culpabilité lui monter au yeux mais il savait que cela ne l’aiderait pas d’éclater en sanglot, d’exploser de colère en lui hurlant qu’elle n’avait rien à se reprocher et que c’était lui qui avait tout gâché. Il avait fait cet exercice avec Remus et ça n’avait fait qu’empirer les choses. Ils avaient tous des choses à se reprocher et c’était cette culpabilité et cette angoisse qui n’avaient eu de cesse de les éloigner l’un de l’autre.

- Ne dit pas ça. finit-il par couper d’une voix plus sèche qu’il ne l’aurait voulu. Il se redressa sur son propre lit et prit son courage a deux mains pour poser son regard sur elle. Même si la voir immobile et fixant bêtement le plafond lui planta des aiguilles dans le coeur, il ne laissa pas la douleur le détourner de sa mère.

- Ça a toujours été toi et moi, maman. rassura-t-il d’une petite voix douce. Tu ne m’as pas fait de mal, tu ne m’as jamais fait de mal. Tu m’as mis au monde, tu as pris soin de moi, tu m’as élevé, aimé. Que pourrais-je demander de plus ? Il n’y a rien a pardonner. rappela-t-il fermement mais chaleureusement.

Ses propres mots lui donnèrent plus de courage et le guidèrent sur la voie pour quitter son lit et venir rejoindre le sien. Il ne la toucha pas, mais s’approcha assez et se pencha pour qu’elle puisse voir son visage souriant et sincère.

- C’est… C’est moi qui ai tout gâché en te laissant tomber, m-mais c’est fini. Je n’irais plus nullepart. Je veux rester avec toi. assura-t-il en bataillant pour ne pas laisser la culpabilité ruiner l’image que pouvait voir sa mère du visage de son fils.
Ne résistant pas plus longtemps, il vint délicatement prendre sa main inerte dans les siennes et la souleva pour la placer sur sa joue. Avec un petit sourire triste, il ferma les yeux en tentant d’oublier une seconde qu’elle ne contrôlait ni ne sentait sa main pour profiter simplement du geste rassurant de sa maman.

- Je ne t’abandonnerais pas. Alors… Ne me laisse pas tomber non plus, d’accord ? Toi et moi. insista-t-il doucement en rouvrant les yeux.
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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Lun 4 Juil - 19:12


Si la fatigue n'était pas aussi présente, Lise aurait pu éclater de rire. A cette instant le louve ne sait si elle est peinée ou heureuse. Sans doute un mélange des deux. Ses yeux se posent sur le visage jovial de son fils qui lui fait face pour la rassurer. Parker émet un faible sourire.

« Et c'est un merveilleux enfant que j'ai mis au monde. » confirme t-elle d'une voix étrangement douce. Mais avec Sam, il n'y a jamais eu ce retrait, la complicité avait été si facile, la peur était absente. Son petit trésor, ce petit bout de vie qu'elle a tant essayé de préserver. Sam a longtemps été tout ce qu'il lui restait. Elle ignore si Remus entre dans l'équation, mais une chose est sûre, elle ne peut plus l'exclure. Elle ne veut plus l'exclure.

Lise laisse le garçon s'emparer de sa main pour témoigner son affection. Bien qu'elle ne peut ressentir le toucher, ni même son bras s'engourdir, elle ne s'en formalise pas, beaucoup trop préoccupé par Sam.

« Sammy … Tu n'as rien à te reprocher. Ne culpabilise pas. Tu as toujours été l'Innocence. Sam … Ce que tu as fais, je l'ai fais avant toi. J'étais un peu plus jeune que toi quand j'ai fuis Montego Bay pour rejoindre Poudlard. Je connais tes raisons et tes sentiments … J'aurais juste voulu faire plus. T'avoir dit la vérité. Tu ne devais pas le découvrir ainsi. Quant à ton départ …. Je ne t'en ai jamais voulu. »


Je ne t'en ai jamais voulu. Sans le vouloir ses mots font échos avec une autre personne. Son rêve lui revient en mémoire et Lise peut même encore entendre la voix chaleureuse de sa mère. Tout comme lui, les yeux clos, elle se laisse plonger dans cette petite quiétude, savourant ces quelques instants de réconfort … Jusqu'à revenir à la réalité.

« Oui. Toi et moi. Mais aussi ton père. »

Elle ignore si elle peut reconstruire leur famille. Elle ignore totalement s'il y a encore quelque chose à sauver entre Remus et elle. Mais Sam ne sera pas au milieu de leurs histoires. Ils ne le permettront plus. Coûte que coûte, ils trouveront une solution.

« Redresse moi un peu tu veux bien ? » lui demande-t-elle avec un sourire fatiguée. Mais un peu relevée contre le dossier du lit, c'est beaucoup plus simple pour communiquer avec son fils. La louve reste quelques instants silencieuse, cherchant ses mots, plongée dans des pensées si lointaines.

« … J'ai fais un rêve. On était tous en famille …. Il y avait maman. » C'est si étrange de prononcer ce mot après tout ce temps de silence, d'interdiction. Lise ne se rend pas compte que c'est même la première fois qu'elle parle d'elle devant Sam sans se figer sur place et balbutier quelques phrases en changeant de sujet.

« C'est drôle …. Je n'aurais jamais pensé avoir la chance de …. Elle m'a dit, qu'elle ne m'en a jamais voulu. »
Son regard se fait plus doux, soulagée mais tout autant bouleversée, l'émotion bien lisible malgré elle. C'est comme si pour la première fois, elle pouvait enfin s'autoriser la rédemption, cesser de courir et de fuir. Accepter de vivre, tout simplement. Elle ne ressent pas cette très fine larme qui coule sur son visage, pourtant apaisé.

« Je pensais être responsable de la destruction de ma famille. Je culpabilisais, j'avais tellement de torts. J'ai blessé ceux qui m'étaient chers. C'était mon fardeau, je ne pouvais pas le partager, je devais tout simplement payer, peu importe la souffrance. Parce que cette souffrance n'arriverait jamais à la cheville de mes pêchés. »

Une fois encore, Parker émet une pause. En ayant entendu parler son fils tout à l'heure, Lise a comprit que Sam se sent responsable et qu'il veut prendre à lui seul la responsabilité de ce qu'il se passe, de son infirmité. Il culpabilise alors qu'il n'y a pas lieu d'être. Si cela semble absurde, elle sait que ce n'est pas le cas pour lui. Ce genre de sentiments, ils y sont tous les deux passés.

« Et je pense que je ne cesserais jamais de le penser. Malgré tout, mon subconscient m'a montré ma mère. Je n'étais qu'une gamine dans une soirée un peu trop arrosée, qui a manqué de se faire agressée sexuellement. »

Sa voix c'était faite plus sèche malgré la douceur qu'elle voulait garder. C'est tellement rare qu'elle parle de cette nuit là. Mais à Sam … Elle lui doit bien ça.

« Ma mère a voulu lui mettre une raclée. C'était une femme forte tu sais. Elle n'avait peur de personne. Elle était … mon modèle. Malheureusement, c'était un soir de pleine lune. La famille de mon ami est venu la chasser … Ca été un vrai carnage. Ils sont tous morts. Mais dans son état second … Elle ne reconnaissait pas papa. Elle l'a attaqué …. Il … Il a fallu que je l'arrête. » conclu-t-elle, d'une voix éteinte, détournant les yeux comme elle le peut.

Il est inutile de décrire la suite, Sam est quelqu'un d'intelligent, il n'aura aucun mal à rassembler les morceaux de puzzle.

« C'est ça … C'est mon fardeau. Je ne me le suis jamais pardonné. Et je ne voulais pas qu'on me pardonne. Je n'ai laissé personne m'approcher, je n'ai fais confiance à personne. Ca … Ca m'a complètement détruite. Remus a su m'apprivoiser mais c'était quand même trop tard pour moi. Ma part sombre elle était là. Malgré l'amour que je ressens pour lui … Je n'ai jamais su lui faire totalement confiance. Pas peur d'être blessée … Parce que c'est tout ce que je mérite. A cause de mon pêché, je n'avais pas le droit au bonheur. Au final, je n'ai fais que me lamenter sur mon sort, je ne me suis pas battu. Parce que c'était ma punition. C'est ton existence qui a changé beaucoup de choses Sam. Le seul a qui j'ai fais confiance. Mon petit rayon de soleil. Te préserver farouchement, c'est ma raison de vivre. »


Sam a toujours été sa lueur d'espoir. Lise se souvient de cette fille complètmeent détruite qui a accouché. Elle se souvient parfaitement de cet accouchement chaotique auquel elle a pensé ne pas surprise. Mais Lise se souvient aussi avoir aimé Sam dès sa première seconde de vie. Ce bébé porteur d'espoir né dans des conditions si sombres. Cet enfant qu'elle a préservé, choyé, se donnant corps et âme pour lui. Le temps qui passait avait cessé de faire d'elle une jeune maman perdu et détruite, pour faire d'elle une femme prête à se battre pour le bien être de son fils. Si les intentions sont louables, encore une fois, ce n'était pas la bonne méthode.

« Mais … Je n'aurais pas du le faire toute seule. Depuis le décès de maman, chaque étape de ma vie, je l'ai fais seule. Je pensais jusqu'à aujourd'hui que c'était ce qu'il y avait de mieux, pour les autres et pour moi. Mais … Quand j'ai fais ce rêve Sam, quand maman m'a dit qu'elle ne m'en a jamais voulue, je me suis rendue compte que c'était ce que j'attendais d'elle. C'était ce que j'aurais aimé qu'elle me dise. Je ne pense pas y avoir le droit, mais j'aurais aimé que mon père ou oncle Fenrir me le disent. Si j'avais eu ses mots, je ne me serais peut-être pas interdit de franchir chaque étape seule. La vérité, c'est que je n'ai rien franchis du tout. Je suis toujours à ce stade de ma vie, quand j'avais 15 ans, bloquée dans ce passé. J'ignore s'il est trop tard ou non pour obtenir de l'aide … Mais … Mais toi Sammy, je te le dis maintenant et je te le dirais tous les jours, avec ma plus humble sincérité. Je ne t'en ai jamais voulu. Rien n'est de ta faute. Je ne t'abandonnerais jamais Sam. Je ne peux que te chérir toute ma vie. »

Posant enfin les yeux vers lui après cette longue tirade, Lise remarque enfin un détail qu'elle avait ignoré jusqu'à maintenant. Cette chaîne qu'il porte autour du cou. Son cœur bondit dans sa poitrine. Un collier qu'elle même porte sur elle, un collier qui ne l'a jamais quitté. Alors elle comprend. Absorbée par l'émotion et la contemplation, Lise ne prête pas attention à ses muscles qui se tendent, à ses picotements, ni à ses doigts qui frémissent légèrement entre les mains de Sam.

« … Elle t'a approché. » murmure-t-elle surprise, presque choquée. Quel étrange changement. La Lise qu'elle était autrefois n'aurait pas fait ce geste. Que c'est-il passé pour un tel changement ?

« Il n'est peut-être pas trop tard pour la Lise adolescente … Peut-être qu'elle ne traversera pas tout ça toute seule. »

Sirius, James, Amy .... Remus.

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NPC Eli

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MessageSujet: Re: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Mar 5 Juil - 12:17

Ne pas culpabiliser. Sam se mordit la lèvre pour se rappeler que c’est ce qu’il avait voulu faire devant sa mère mais quelques mots lui ayant échappé lui avait suffit à comprendre ce qu’il ressentait, et pourquoi. Il n’y avait pas réellement de fautif dans cette histoire, ou plutôt, tout le monde avait des choses à se reprocher et c’était toujours plus facile de se les reprocher à soit même qu’aux autres. En tout cas, ils semblaient tous ainsi dans cette famille.
Ne pas culpabiliser car cela ne servait à rien. C’était trop tard, c’était le passé et un passé dans lequel ils ne pourraient jamais être ensemble. Se raccrocher à ce qui aurait pu être ne faisait que les détourner de ce qui pourrait être demain. Lui, elle et son père. L’adolescent frissonna doucement. Etait-ce réellement possible ? Après tout ce qu’il s’était passé, tout ces échecs, ces erreurs… Et devaient-ils s’acharner à le poursuivre ?

Il la redressa lorsqu’elle lui demanda et l’écouta lorsqu’elle lui parla d’un rêve. Sa rédemption venue d’un songe mais aussi la réalisation que le poids de sa honte et de sa culpabilité avait affecté et détruit tant de chose dans sa vie, l’avait éloignée des autres, isolée jusqu’à ne pas pouvoir faire confiance même à l’homme qu’elle aimait. Finissant seule en Jamaïque loin de tout, car c’est tout ce qu’elle méritait selon elle, à cause de ce qu’elle avait fait.
Baissant doucement les yeux, Sam comprit doucement que revenir en arrière n’était plus une option pour eux. Il se sentait bête de n’avoir su approcher son père plus tôt, de lui parler et de trouver les mots pour qu’il l’accepte et accepte d’être son père et quelque part qu’il vienne les rejoindre à Montego Bay pour qu’ils puissent enfin être en famille. Il se sentait si idiot et en tord d’avoir perdu son temps ici et d’avoir entraîné sa mère dans sa stupide aventure que dans un coin de sa tête avait commencé à émergé l’idée que tout ça n’était qu’une erreur, qu’ils n’avaient qu’à rentrer et tout oublier pour être heureux à nouveau. Mais elle lui expliquait aujourd’hui que le bonheur ne s’était jamais réellement trouvé là bas et que c’était justement la culpabilité qui l’avait poussé à fuir le bonheur qui se trouvait ici, en Angleterre. Une vie en famille auprès de Remus Lupin et de ses amis. A force de penser qu’il était partit sans l’accord de sa mère, il avait complètement oublié la possibilité que quelque part, elle avait toujours voulu la même chose que lui.
Elle l’avait mit au monde, son rayon de soleil, une part d’elle-même et lui était né dénué de ce fardeau qu’elle portait sur ses épaules depuis l’âge de 15 ans. Le souvenir de cette sombre soirée de pleine Lune. La peur, la rage, l’amertume, la culpabilité, la honte. La pleine Lune la mettait toujours de si mauvaise humeur alors que Sam lui, la connaissait comme celle qui éclairait les nuits les plus amusantes du mois. Elle épiait les autres avec attention et il en faisait de même avec elle, mais pour elle c’était par méfiance alors que pour lui, par curiosité. Lorsqu’elle portait son regard vers l’horizon, l’Angleterre, elle songeait à cette vie qu’elle ne méritait pas alors que lui rêvait de celle qu’il aurait dû avoir. Ils étaient pareils tout les deux mais peut-être était-ce le poids en moins de cette nuit de cauchemar qu’il n’avait pas vécu qui lui avait permit de voler vers l’Angleterre de ses propres ailes. Et si sa mère comprenait qu’elle devait faire l’effort d’étouffer la culpabilité d’avoir tué sa propre mère afin d’enfin mener la vie qu’elle méritait, lui aussi arriverait à chasser la culpabilité d’avoir simplement été un adolescent couard et intimidé.
Il serra un peu plus la main de sa mère et cette fois il aurait tant voulu qu’elle le sente pour pouvoir la rassurer elle. Il n’y avait pas grand chose à dire sur le passé, sur ce secret resté si longtemps caché. Ce ne pouvait être changé et la rédemption n’était pas sienne à donner. C’était un chemin que sa mère faisait doucement seule, mais il voulait simplement être à ses côtés et lui tenir la main. Un murmure vint le sortir de ce songe et machinalement, il vint toucher le collier qu’il avait encore au cou. Le même qui brillait encore au cou de sa maman. Il se rappela alors de l’autre Lise Parker.

- E-elle n’est pas toute seule. James, Amy… Sirus… R-Remus. Ils sont avec elle. Et…

Sam eu soudain une petite moue en détournant le regard une seconde. Cela ne le tracassait pas vraiment mais l’anecdote lui revenant en tête, il ne put s’empêcher de se questionner.

- Dis maman... Est-ce que.. Est-ce que mon prénom… Viens vraiment de… Saïd Wilkes ? Je veux dire… C’est un peu… C’est un peu un fou dangereux quand-même. demanda-t-il timidement en reportant son regard sur elle en lui souriant pour lui indiquer que ce n’était pas vraiment très grave. Après tout Sam était toujours plus sympa que James-Sirius ou Jarius.
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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Mar 5 Juil - 21:25


Plongée dans les méandres de son passé, que son homologue vit actuellement, essayant doucement de se construire, la question de Sam la prend au dépourvu et la ramène à la réalité. Que c'est étrange d'entendre ce nom dans une conversation familiale. Saïd Wilkes. La dernière personne à laquelle elle pensait actuellement. Lise fronce les sourcils. Comment Sam avait fait le rapprochement avec son nom et celui de Wilkes ? Mais puisqu'il le lui demande … Elle lui doit bien une explication.

« Ce type est d'une imbécillité rarement égalée. Et dangereux, je te l'accorde …. Pourtant. Il était le seul à connaître mon secret, qui me connaissait vraiment. La seule personne à qui je n'avais pas besoin de mentir, ni d'avoir peur de qui je suis. C'est vrai, je me sentais … vivante. Et peut-être redevable. Mais il n'y a jamais rien à eu entre Wilkes et moi, Sam. C'est juste que … je souhaitais te regarder sans avoir peur des gênes que je pouvais te transmettre, te regarder en étant moi même et non un de ces mensonges que je me suis inventée. Ce que je souhaitais pour toi, c'est que tu sois représentatif d'une vie sans mensonge, simplement la réalité et l'honnêteté. Ce nom me semblait le plus approprié. »

Elle rit un peu, amer. C'est ce qu'elle avait souhaité mais au final, la vie de Sam a été bâti sur un mensonge, loin de l'utopie qu'elle avait envisagé à l'époque. Ces choix n'ont jamais été forcément les bons, mais elle ne regrette en rien le prénom qu'elle lui a donné. Aujourd'hui, elle ne le voit pas en porter un autre. Son petit Sammy. Il ressent une telle douceur quand elle prononce son nom. Elle ne trouvera ça nulle part ailleurs. Tant qu'elle a Sam auprès d'elle, Lise sait qu'elle peut tout vaincre.

«  Et Saïd est décédé à la guerre, du moins, il était censé l'être. C'était aussi une sorte d'hommage, un remerciement. Je ne regrette en rien le nom que je t'ai donné, Sam. Tout ce qui te concerne … C'est ton sourire, tes yeux rieurs et ta petite frimousse qui me donne le courage de me lever tous les matins. »

Auprès de lui, elle est capable de sourire comme elle le fait si rarement, cette complicité naturelle et protectrice qui s'exprime avec légèreté. C'est justement un de ces sourires affectueux qu'elle lui offre.

Mais la magie prend fin au moment où on toque à la porte. Cette dernière s'ouvre pour laisser entrer une médicomage, calme mais avec un air navré. Observant le moindre de ses mouvements, Lise comprend avant même qu'elle ne dise mot. Cette question lui trotte dans la tête depuis son réveil … Et connaître la réponse …. Parker sent de nouveau son univers s'écrouler. A chaque fois qu'elle trouve un peu de paix, le destin lui réserve un sort totalement différent. Néanmoins, son visage n'exprime rien, aucune tristesse, aucune larme, restant stoïque, elle se doit de garder le contrôle, au moins pour Sam.

« Miss Parker ? Je suis navrée … Votre père a été hospitalisé ici cette nuit. Nous avons fais ce que nous pouvons mais, il n'a pas s- »
« Vous avez besoin de moi pour la reconnaissance du corps. » coupe Lise, aucune empathie lisible pour une personne externe, le visage fermé, le ton froid et formel.
« Euh .. Et bien, oui. »
« Sam reste ici. » ordonne Lise avant que son petit garçon ne puisse dire quoi que ce soit. Incapable de le regarder, elle laisse l'infirmière la déposer sur un fauteuil roulant avant de quitter la chambre.
« Si vous le souhaitez, votre fils peut être prit en charge par un membre du personnel, le temps que … Miss Parker ? »

Mais Lise n'écoute plus, son regard c'est figée sur la demoiselle qui est plantée devant la porte. Deux copies conformes à quelques années prêts. Le même visage élégant mais distant. La même surprise mélangé avec ce côté éteint, donnant une parfaite sensation d'incompréhension mais aussi d'acceptation. Les deux femmes se dévisagent, et pour Lise, il est clair que son homologue du passé à tout entendu de la conversation. Elle ne cherche d'ailleurs pas à connaître les raisons de sa présence ici. Aucune d'elles ne dit mot, elles n'ont pas besoin de parler pour se comprendre.

« Allez y … Sam n'est pas seul. » fait Parker a l'attention de la médicommage, qui hésite avant de continuer sa route, transportant avec elle la patiente dans son fauteuil roulant.

De son côté, Lise est restée figée encore quelques instants. Mais qu'est-ce qu'il c'est passé ici ? En quittant la chambre où repose Lucy, en aucun cas elle n'a pensé tomber sur sa version adulte, de toute évidence paralyser. Et encore moins apprendre la mort de son père. Toujours devant la porte ouverte de la chambre, ses yeux chocolats se posent sur Sam, sans vraiment le voir.

Son père ? … Pourquoi ? Alors qu'elle commence déjà à se retourner pour suivre les deux femmes, la jeune Lise se stoppe dans son geste. Les paroles de sa version adulte sonnent en échos dans son esprit. Sam n'est pas seul. »

Alors une fois encore, elle se retourne vers l'adolescent, et sans un mot, elle s'approche de lui, s'arrêtant à quelques centimètres, pour prendre le temps de le dévisager de la tête aux pieds. Lise ignore ce qui lui prend. Elle ignore même si ce geste est pour elle, ou pour lui. Sans doute les deux. Sans prévenir, elle attire brusquement Sam dans ses bras pour le serrer contre elle. Doucement, elle ressert son étreinte, fermant les yeux, profitant simplement de sa présence. Puis alors que les minutes semblent passer lentement, elle glisse une main dans les mèches clairs, souhaitant par ce geste le réconforter comme elle pouvait.

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MessageSujet: Re: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Mer 6 Juil - 11:13

Il avait étudié le Serpentard turbulent. Enfin étudié… C’était surtout parce que ce dernier n’avait pas tardé à se faire remarquer. Sa réputation de l’avait pas précédé contrairement à James Potter ou simplement les Maraudeurs mais elle l’avait bien suivie dès qu’il commença à agresser d’autres élèves sans raison. Malgré sa sinistre notoriété Sam n’y avait pourtant pas accordé plus d’attention que ça. Après tout il avait d’autres chats à fouetter.
Il s’était concentré sur son père et bien moins sur sa mère car il pensait finalement la connaître bien plus que tout le monde. Pourtant il n’aurait jamais soupçonné une telle amitié. En apprenant la nature de celle-ci, il ne su pas vraiment quelle image de quel adolescent rectifier dans son carnet et son esprit. Lise Parker pour faire confiance a un fou pareil ? Ou Saïd Wilkes pour se révéler ne pas être tant un connard que ça ? Dans tout les cas ce n’était pas à lui de critiquer quoi que ce soit. Des secrets, il en avait pour tout le monde mais pas pour sa mère et l’avoir à ses côtés et pouvoir lui parler semblait parfois être la seule bouffée d’oxygène dans un monde remplis de regards, de faux semblants et de pièges. Mais Lise, elle, avait du grandir sans sa mère et loin de son père et si elle n’avait pas su faire assez confiance à ses amis pour partager son secret, qu’elle ai eu au moins quelqu’un -même quelqu’un comme Saïd Wilkes- à qui se confier n’était peut-être pas une mauvaise chose.

Ce prénom ne faisait pas écho à un personnage chaotique et violent, il ne faisait même pas tant référence à Saïd Wilkes, mais à ce que Lise avait pu ressentir en le connaissant. La vérité, la liberté de ne pas se cacher, la confiance quelque part. La naissance de Sam avait pourtant été un secret, mas ce n’était pas cela qu’il préféra garder de tout ça. Ce nom lui allait bien finalement car alors que Saïd mourrait pendant la guerre, Lise retrouvait un Sam à ses côtés. Quelqu’un avec qui elle serait libre d’être elle même, quelqu’un a qui elle pouvait se confier et à qui elle pouvait faire confiance. Alors qu’il n’attendait rien de sa réponse, Sam eu un petit sourire satisfait, comme s’il venait de trouver une belle conclusion à un chapitre dans son carnet.

Ils sortirent tous les deux de leur petite bulle lorsqu’on frappa à la porte. Relevant la tête, Sam s’attendit à voir apparaître le médecin qui l’avait endormi et qui avait prit soin de sa mère mais c’était une femme qui pénétra dans la chambre d’un air sobrement désolé. L’adolescent sentit son coeur s’accélérer et ses instincts s’affoler sans savoir pourquoi. Encore une mauvaise nouvelle, mais laquelle cette fois ? Il serra un peu plus la main de sa mère bien que celle-ci ne put vraiment le sentir lorsqu’on s’adressa à elle.

- "V-votre père" ? Grand-père ? s’étrangla Sam sans comprendre.

Qu’est-ce que son grand-père venait faire dans cette histoire ? Et a Saint Mangouste ? Le jeune homme tourna son regard vers sa mère à la quête de réponse mais celle-ci avait tourné son regard vers le corps médical en ayant revêtu son masque froid et dénué d’émotion. Elle annonça sans s’émouvoir qu’elle avait comprit. Son père était mort.
La nouvelle tomba dans le coeur de Sam comme une pierre, suivit d’une vague d’émotion et d’incompréhension. Il n’était pas aussi doué pour paraître impassible comme sa mère mais il resta figé et muet, la laissant simplement partir lorsqu’elle lui ordonna de rester ici. Tête baissé, il serra les dents. Il savait qu’il avait besoin de temps pour avaler la nouvelle, il savait que les réponses viendraient plus tard, il savait qu’il devait rester fort au moins pendant les quelques secondes avant que la porte ne se referme derrière le petit groupe et qu’il se retrouve seul pour éclater en sanglot. Mais cela n’arriva pas. A la dernière remarque de sa mère, Sam releva la tête pour découvrir la nouvelle arrivante. Lise Parker, l’adolescente.
Il ne savait pourquoi elle se trouvait ici mais il put voir dans son regard vide qu’elle aussi a comprit. Jim. Bien qu’ils n’appartenait pas à la même époque, cet homme restait son père et apprendre sa mort de façon si abrupte était si cruel. Il s’attendit à la voir éclater en sanglot ou au contraire revêtir ce masque froid à son tour et suivre son homologue pour pouvoir poser ses yeux une dernière fois sur le vieil homme, mais au lieu de ça elle s’approcha de lui et le prit brusquement dans ses bras.

Surprit par le geste, Sam resta figé une longue seconde mais s’adoucit doucement en sentant le parfum si reconnaissable de sa mère, la douceur de ses gestes et la chaleur de son étreinte. Le soulagement et le réconfort ouvrirent néanmoins les vannes de la tristesse et de la fatigue qui se déversèrent dans le corps de l’adolescent qui se mit à trembler et à hoqueter.
Il ne comprenait rien. Il avait l’impression que le monde s’écroulait sous ses pieds et à chaque fois qu’il essayait de retrouver son équilibre et qu’il avait l’impression d’y parvenir enfin, il basculait à nouveau. Le pire dans tout ça était de songer à sa mère. N’en avait elle pas vécu assez ? Son passé noir et cruel, ses années de solitude et de honte. Loin de sa famille, loin de ses amis, loin de son mari. Hier on la privait de sa liberté de mouvement et aujourd’hui… Cela ne pouvait-il cesser ?
Il prit Lise dans ses bras à son tour et la serra doucement en sentant des larmes d’amertume lui échapper. Alors qu’il était le seul qui lui restait au monde, il l’avait fuit et l’avait laissé seule à nouveau. Et alors qu’elle se faisait attaquer que faisait-il ? Il buvait un chocolat chaud avec son père. Et maintenant son grand-père était mort et il n’avait aucune idée de pourquoi, quand, comment. Lui aussi il l’avait abandonné à Montego Bay sans se retourner, sans lui dire au revoir et aujourd’hui il ne pourrait plus jamais le faire.
- Je suis désolé ! Je suis désolé ! sanglota-t-il en la serrant un peu plus dans ses bras.
Oui, la culpabilité ne servait à rien et s’excuser ne servait plus à rien mais il avait besoin de le faire, tout comme pleurer et sentir qu’il pouvait encore étreindre sa mère dans ses bras. La Lise qu’il tenait contre lui n’était pas sa mère mais il s’en contenterait. Il chérirait tout ceux qui l’entouraient au lieu de les abandonner à la recherche de quelqu’un d’autre. S’il voulait pouvoir les protéger, il devait cesser d’être celui qu’il était, un adolescent rêveur et couard, un pleurnichard.

Il se força à ravaler les sanglots qui serraient sa gorge et s’éloigna un petit peu pour venir essuyer rapidement ses larmes d’un revers de manche.
- J-Je suis désolé qu-que… tu aies à l’apprendre c-comme ça. finit-il par rattraper en relevant ses yeux rougis vers elle.
Que pensait-il en éclatant en sanglot ainsi dans ses bras ? En la voyant face à lui il se rendait compte qu’elle avait le même âge que lui, qu’elle n’était qu’une adolescente elle aussi, et maintenant qu’il connaissait son histoire, il ne pouvait simplement pas se permettre de se reposer sur elle comme il le faisait si souvent avec sa mère.
- E-et m-ma mère elle… balbutia-t-il en se rendant compte qu’elle avait aussi dû voir l’état de la Lise plus âgée. E-elle s’est faite attaquée en essayant de me protéger. expliqua-t-il en bataillant avec le peu d’information qu’il possédait lui-même. Il aurait voulu pouvoir lui en dire plus car si quelqu’un méritait de savoir toute l’histoire, c’était bien elle. Mais il était malheureusement complètement dans le brouillard.
- Des chasseurs… se rappela-t-il pourtant et en même temps il se rappela de la bouche de laquelle il l’avait apprit. G-Greyback ! Fenrir Greyback, c-c’est… il... mais il se rendit compte qu’il ne savait même pas qui ce dernier était sensé être. I-Il sait des choses, il sait ce qu’il s’est passé. finit-il par conclure en travaillant avec le peu de pièce du puzzle qu’on lui avait laissé.
- Mais il est parti… Et Remus… continua-t-il, réfléchissant plus à haute voix maintenant que pour expliquer quoi que ce soit à Lise. Il releva néanmoins le regard vers elle en se demandant maintenant ce que elle pouvait déjà savoir ou non.
- C’est mon père. révéla-t-il sans hésitation, se doutant à moitié que si elle savait qu’il était son fils, elle devait savoir qui était le père. Il faut que je le retrouve. annonça-t-il alors avec un soudaine détermination.
Papy était mort mais il n’avait pas perdu tout le monde. “Toi, moi et Remus.” S’il y avait une seule chose qu’il apporterait à sa mère dans ce monde et cette vie cruelle, c’était ça.
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Lise Parker

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MessageSujet: Re: Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Mer 6 Juil - 20:50


Tenant ce petit bout de vie si fragile dans ses bras, Lise ne peut que le serrer possessivement. Le protéger. C'est tout ce qui compte. Alors qu'elle n'est qu'une adolescente, l'instinct maternelle est déjà présente. Lui donner ce qu'elle a perdu à la mort de sa mère. L'affection. Prendre conscience qu'un jour, elle perdrait aussi son père … Elle ne l'avait jamais envisagé. Bien qu'elle ne l'a pas vu depuis deux ans, elle sait exactement où le Jim de son époque se trouve. Jamais elle n'avait pensé au fait qu'il pourrait tout simplement quitter ce monde.

Lise aimerait pouvoir dire à Sam que tout ira bien. Qu'ils vont surmonter ça. Mais aucun mot ne sort de sa bouche, la gorge sèche. Bloquée de toute parole, elle ne trouve rien de réconfortant. Ne pouvant tout simplement pas lui servir un mensonge.

Les brides d'explications de Sam l'aident néanmoins à ressembler quelques morceaux de puzzle. Oncle Fenrir ? Des chasseurs … Comme cette nuit de pleine lune où les maraudeurs se sont fait attaquer, cette fameuse nuit où elle est venue en défense, hargneuse. Malgré sa sauvagerie, elle se souvient également de la présence d'un autre protagoniste. Un autre chasseur. Joshua.
Si son père a été transporté dans le même hôpital que son homologue de cette époque alors qu'il est censé être à Montego Bay, Lise est prête à parier que son ancien petit ami y est pour quelque chose dans cette histoire, de près ou de loin.

Alors que Sam semble prêt à partir on ne sait où à la recherche de Remus Lupin, Lise le rappelle à l'ordre.

« Sam. » appelle-t-elle d'une voix ferme pour le calmer. C'est avec son air morne et désintéressée, comme si elle n'était pas concernée, qu'elle reprend la parole. « Des chasseurs sont peut-être encore présents, ce n'est pas judicieux de partir comme ça …. Et puis, tu ne pourras rien faire si tu ne prends pas de recule. On va y aller étape par étape. Premièrement, il nous faut des réponses. »

Calme, elle remet sa cape, ainsi que son capuchon rouge qui dissimule une partie de son visage. Laissant un mot sur un bout de papier pour dire à sa version adulte que Sam est avec elle.

« On part à la chasse. »

Attrapant la main de Sam, elle transplane hors de Sainte Mangouste.


Suite > http://themaraudersbook.forumgratuit.org/t742-dans-les-meandres-du-passe#4647

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