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 I see fire

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NPC Eli

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MessageSujet: I see fire   Mar 12 Juil - 20:54

Les deux combattants réapparurent et immédiatement, le Djinn violenta le corps de Kafele contre la grille dorée du Temple de Ra. Il le pressa contre les barres en le tenant à la trachée d'une main pendant que l'autre venait saisir son poignet et l'obliger à s'enfoncer lentement dans l'or fondu d'une des barres du portail. Il en fit de même avec l'autre poignet pour l'entraver complètement dans le métal doré avant de s'éloigner en espérant que la douleur des brûlures ne l'ai pas fait perdre connaissance.

- C'est vrai quoi. Je ne sais pas pourquoi je me complique tant la tâche. s'amusa l'être de feu en profitant de cette seconde de répit pour reprendre de la distance. Je t'ai dis que je te ferais regarder alors que je tuerais un à un tout ceux qui comptent pour toi. Voyons voir combien il y en a, hein ? nargua-t-il et il n'eut le temps d'en faire plus qu'une petite voix s'éleva derrière la grille.

- Kafeele est revenu ! Kafeele ! Kafeele !
- Akiiki non !
- C-c'est quoi ça... ?

Des voix d'enfants qui étirèrent un énorme sourire rouge sur le visage calciné du soldat.
- Je crois qu'on va commencer par les plus petits. ronronna le Djinn en levant lentement la main vers le petit trio.

- Restez derrière moi ! Walid !
- J'ai pas peur de... ce machin !
- KAFEELE !!!
- Derrière !

Mais avant que les enfants ne puissent s'organiser une lance de flamme s'élança furieusement dans leur direction. Une explosion violente retentit et un nuage de fumée s'éleva aux portes du Temple. Mais le silence qui suivit était encore habillé des petits pleurs et gémissements de la petite Akiiki et des souffles surprit des deux garçons. Devant eux étaient apparus tous les soldats du Temple de Ra, jeune comme vieux, arme à la main et brillant de magie. Il dévisagèrent avec horreur leur frère prisonnier du portail et l'être inhumain qui l'accompagnait mais aucun ne bougea de sa place pour passer de l'autre côté de la grille. Les enfants prirent finalement la fuite et un lourd silence perdura dans les rangs jusqu'à ce que la faible voix de Rê se fasse entendre.

- Ainsi donc le feu eu un visage... murmura-t-il d'un air lointain et ses yeux aussi brillant que le soleil trahissait le fait qu'il était peut-être bien loin. Pourtant il avança d'un pas pour s'approcher de la grille, Kafele et le Djinn.
- Ébloui par la lumière... Mais pas assez pour te laisser rentrer. Tu ne tromperas pas les Enfants de Ra. Ta lumière est une chimère, ta chaleur un poison. annonça le chef du Temple qui s'immobilisa devant eux, son visage fermé et ses iris brillant de vision.
- Mais même toi tu dois savoir... Il n'y a pas de lumière, sans ombre.

- Et pas de feu, sans air. ajouta Sebak alors qu'il apparu juste derrière le Djinn et l'agrippa et disparu dans un flash blanc. Les soldats disparurent avec le vétéran, laissant Rê seul avec Asim.

Tous deux se précipitèrent pour aider Kafele, laissant tomber leur masque de guerre pour laisser apparaitre une étincelle de panique.
- Aide-moi à le descendre de là.
- Je croyais que l'arme avait disparue dans la guerre !
- Tu devras demander à Sebak, moi j'en sais rien.
- Mais tes visions...
- Mes visions ne me montre foutrement rien ! J'y vois rien ! Je comprends rien ! Kafele, ça va ? paniqua le jeune homme lorsqu'il parvinrent enfin à le défaire des barreaux de métal.
- On va t'amener à Eshe. annonça Asim en venant le porter sur son épaule.

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NPC Amy

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MessageSujet: Re: I see fire   Mar 12 Juil - 21:46

Il n’avait jamais cessé de chanter et avec lui s’était doucement mêler les voix de ses frères venu d’outre-tombe pour les aider. Mais le Djinn était un adversaire que Kafele ne connaissait pas, ignorant sa puissance, ignorant sa force, il connaissait le soldat, Tumaini, mais ne connaissait rien de cette chose et il fut rapidement pris de court lorsque sa gorge fut entre les mains brûlantes. Il pouvait en sentir l’étouffante chaleur jusqu’à ses poumons et il fut même incapable de hurler de douleur face à ces nouvelles blessures, incapable de voir qu’ils changeaient à nouveau de décors. Ce n’est que trop tard qu’il comprit, poing liée par l’or fondu, le sang suintait de ses brûlures alors qu’il se sentait doucement défaillir. Il lâcha les kepesh, luttant contre l’inconscience qui voulait l’éloigner de cette douleur.

La voix d’Akiiki le ramena à la réalité violemment alors qu’il tentait de se défaire de ses entraves.

« Akiiki !! NON ! »

La peur l’envahissait et les larmes lui montaient aux yeux alors qu’il s’agitait violemment, aggravant un peu plus encore son état déjà déplorable. Il ne pouvait les voir convenablement, prisonnier de ses bracelets d’or, mais il les entendait. Son cœur cognait durement dans sa poitrine, il hurlait, leur ordonnait de partir, de fuir, prit par la panique, il appelait encore et encore Tumaini, le suppliait de revenir, l’implorait de se battre.

« Ce n’est que des enfants comme nous l’étions ! »

Tuer des enfants avaient toujours répugner la fratrie, ils avaient tous eu une enfance rude et difficile et ne souhaitait cela à aucun autre, c’était pour cela qu’ils se battaient à l’origine…Ils avaient pourtant du finir par en massacrer, parce que c’était les ordres, parce qu’ils étaient des soldats mais cela avait toujours laisser une sensation amer pour chacun d’entre eux.
Son dos se cognait violemment contre le grillade, sa tête aussi, tant et si bien qu’il se blessa un peu plus, du sang s’écoulant de l’arrière de son crâne jusqu’à ses oreilles et sa nuque.

« Non !!!! »

Continua-t-il de hurler, aveuglé par la peur et les larmes alors qu’il avait vu les flammes se diriger vers les enfants. Il crut les perdre, et cette seconde fut l’une des plus douloureuse de son existence, il ne trouva pas de réconfort à voir les soldats de Ra apparaitre au milieu de la poussière. Son corps cessa doucement de lutter alors que Rê apparaissait dans son champs de vision, il devenait de plus en plus difficile pour lui de rester conscient mais il luttait encore et toujours. Il était incapable d’oublier que derrière l’horreur qui lui faisait face, loin, se trouvait Tumaini…

Sa rage et son désir de se défaire de ses liens décuplèrent à l’instant où Sebak disparut avec lui, aussitôt suivit du reste des soldats.

« NON ! TUMAINI ! »

Alors que Rê et Asim se précipitait vers lui, il ne les aidait pas vraiment à la tâche à s’agiter comme il le faisait.

« Laissez-moi y aller ! Je dois le rejoindre ! Je dois le rejoindre ! Il a besoin de moi ! Il a besoin de nous ! »

Mais lorsqu’il fut enfin libérer, il fut incapable de tenir ses jambes meurtrie par les blessures et les brûlures, il chuta lourdement, rattraper par ses frères venu le secourir. Son visage défiguré par l’expression de douleur et les cloques de ses blessures, il continuait pourtant de supplier qu’on le laisse les rejoindre.

« Où sont-ils ? »

Demanda-t-il encore et encore, inlassablement, ses larmes s’ajoutant au sang et venant douloureusement rouler sur ses joues.
Ses yeux trouvèrent leur route vers Asim…

« Tumaini… »

Essayant de lui faire comprendre que derrière le monstre se trouvait l’homme qu’il aimait…Essayant de convaincre Asim de l’emmener rejoindre le reste des soldats.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: I see fire   Mar 12 Juil - 22:32


L'agitation de leur frère ne leur facilita pas la tâche mais ils l'attribuèrent d'abord à la panique et la douleur. Il ne le comprirent pas ou ne l'écoutèrent vraiment, déjà assez distrait par leur propre inquiétude mais il furent obliger de se rendre compte que quelque chose n'allait pas lorsque Kafele s'acharna à ne pas se laisser entrainer et à demander où les soldats avaient emporté leur ennemi.

- Du calme Kafele, tout va bien.
Tenta de rassurer Rê mais il pouvait sentir et percevoir que les sentiments avec lesquels bataillaient le Fils de Ra étaient d'une intensité hors du commun. Ses pensées étaient si désespérées qu'elles devenaient des hurlements chaotique impossibles à lire même pour lui. Le jeune chef tourna un regard soucieux vers son protecteur mais celui-ci fut déjà happé par le regard suppliant de Kafele.

Ce nom... Ce nom lui disait quelque chose mais quoi ? Asim le replaça rapidement lors d'une conversation anodine qu'ils avaient eu tout les deux. Mais ce nom n'appartenait-il pas à un fantôme du passé ? Il n'eut le temps de questionner son ami que son empathie piétinait déjà ses doutes et ses hésitations. Il se souvint que lorsque Kafele avait mentionné Tumaini, lui avait mentionné Eléanore et il ne lui en fallait pas plus pour comprendre. Il recula, laissant Kafele tomber en laissant Rê le rattraper de ses petits bras maigres sans comprendre. Le protecteur jeta alors un regard a son protégé et là non plus il n'eut pas besoin de mot pour communiquer. Rê n'eut le temps d'hésiter qu'une fraction de seconde avant de sentir qu'Asim n'attendrait pas plus longtemps sa permission.
- Va. ordonna-t-il sans réellement savoir ce qu'il autorisait et le protecteur disparu dans un flash.

Rê se retourna vers Kafele en l'enveloppant de sa magie pour le soigner du mieux qu'il pouvait mais aussi tenter de le ramener au calme. Il aurait voulu pouvoir le faire avec des mots mais il ne voulait pas mentir. Lui aussi avait entendu ce nom auparavant dans la bouche de Kafele et il avait fait sa propre liaison.
- J-Je suis désolé. laissa-t-il échapper d'une voix tremblante. Je n'ai pas vu... que c'était lui. Le feu... Il m'aveugle et je n'ai pas pensé... balbutia-t-il en continuant de se concentrer pour soigner le Fils de Ra sans vraiment savoir pourquoi il cherchait à s'excuser.
Il avait vu les flammes, il avait vu la menace, mais jamais il n'avait pensé que celle-ci viendrait chercher Kafele et l'extirper hors des murs du Temple. Les mains tremblantes, il parcouru le corps détruit de son ami en tentant de ne pas trop penser à sa douleur et à ne pas céder à la peur ou la culpabilité. La menace était loin et le feu mourrait doucement à l'horizon.
- Ça va aller. Ça va aller... répéta-t-il doucement mais plus pour se rassurer lui-même que ce cauchemar était fini que pour Kafele.

Mais un nouveau flash et les désordre d'un bruit de chute lourde, de toux affolée et d'hommes ruisselant d'eau luttant pour retrouver leur souffle vint briser le semblant de calme. Le corps noir et éteint du Djinn gisait sur le sol beige devant le Temple, serré fermement par Asim, trempé et haletant. Mais à ses côtés se relevait aussi Seb qui se jeta furieusement sur le protecteur pour le prendre au col et le tirer loin de leur proie.
- Qu'est-ce que tu es en train de faire ?! rugit-il avec colère.
- Stop ! On a pas beaucoup de temps, il faut le maintenir sous l'eau avant qu'il se réveille ! interrompit Sebak, lui aussi ruisselant de l'eau du Nil mais séparant brusquement les deux frères.
- Ne faites pas ça ! Ne le tuez pas ! riposta Asim en repoussant les deux soldats pour les éloigner du corps inerte de Tumaini. Il... Il... !
- Si on ne le tue pas, il nous tuera tous. Et il ne s'arrêtera pas là. expliqua Sebak avec calme mais fermeté, jetant un regard nerveux au corps noir au sol. Asim. Je sais de quoi je parle. Peu importe ce que tu essayes de faire... Ce n'est pas
- Laissez-le... Laissez-le au moins lui dire au revoir. supplia tristement le protecteur qui n'osa même pas tourner les yeux vers Kafele. Seb et Sebak, cependant, et les autres jeunes soldats revenu du Nil se retournèrent vers Kafele, une lueur étrange dans le regard alors qu'ils commençaient lentement à comprendre.
Rê serra timidement la main du soigneur, cherchant désespérément quelque chose pour le rassurer, quelque chose pour l'apaiser et le soulager mais toute la douleur et la détresse qu'il pouvait sentir en lui le dépossédait de tout ses moyens.
- Je... Je suis désolé. fut la seule vérité qu'il trouva à dire.
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MessageSujet: Re: I see fire   Mar 12 Juil - 23:10

Il ne trouvait aucun moyen de faire cesser ses larmes, la culpabilité lui écrasait le cœur alors qu’il écoutait sans entendre la voix de Rê, rien n’allait aller et il le savait. Rien, absolument rien de bon ne sortirait de cette histoire, parce que cette chose était né de son nom, parce qu’il était l’unique fautif et sans le vouloir, il laissait les paroles l’atteindre douloureusement et profondément et les soins prodiguer par le chef du temple ne semblait en rien atténué sa souffrance, le ramenant des années en arrière, à l’époque où il aurait tout donné pour faire taire cette douleur. Il avait cru y être arrivé mais en réalité, il n’avait fait que l’oublier, l’ignorer, mais il avait commis le pire des crimes et les dieux devaient le punir, c’était ainsi…Sa pénitence…Cruelle et douloureuse, pour toute ses vies qu’il avait arraché.

L’apparition des soldats attira immédiatement son attention, cherchant à se défaire de la magie de Rê pour pouvoir rejoindre au plus vite Asim et les autres. Percevant leur conversation et ce que cela signifiait, il resta interdit devant, le cœur meurtri, sa main ne serrant pas celle de Rê. Il ne perçu plus rien en cet instant, ni parole, ni bruit, sauf peut-être les battements affolé de son cœur qui comprenait ce qu’on lui demandait de faire. Il laissa ses doigts glisser et quitter ceux de de son chef, s’approchant non sans difficulté du corps inconscient de Tumaini. Il attira le corps contre lui, venant poser sa tête contre celle du soldat.

« Je te demande pardon… » Murmura-t-il doucement « j’ai toujours eu peur, tellement peur, si peur….Je vous demande pardon » sa gorge se nouait douloureusement mais ce n’était rien comparer à ce que son cœur pouvait ressentir « Pardon… »

Il attira un peu plus le corps noirci de son amant, ignorant les yeux posés sur eux.

« Je vous ai laissé tomber… »

Admit-il simplement.

« Tout est de ma faute…Tout est de ma faute…Tout sera toujours de ma faute... »

Et il répéta cette phrase, encore et encore jusqu’à ce qu’il finisse par s’éloigner légèrement du corps, passant ses mains sur cette joue qu’il avait tant caressé et tant baiser. Il l’embrassa, embrassa son front. Lui dire au revoir, c’était tout ce qu’on lui demandait de faire mais il ne pouvait pas s’y résoudre, il n’y arriverait pas et il le savait à la seconde où il posa ses lèvres sur celle, inerte, de Tumaini. Sa main sur son torse, il ignorait que sa magie tentait de transférer toute la sincérité de l’amour qui l’animait alors que ses Kepesh rampaient doucement vers son propriétaire. Son baiser continua, transporter dans les souvenirs que faisait naître ce contact en lui, ses kepesh s’illuminait de plus belle alors qu’il transférait chaque image, chaque son, chaque sensation qu’ils avaient connu, chaque combat qu’ils avaient mené ensemble.

Même les dieux ne pourront pas m’empêcher de t’aimer…
Jusqu’au bout de la nuit et toutes les autres nuits…
Et si t’oublie, je te le rappellerai, encore et encore…et encore…
Je te donnerai, tout ce que j’ai, tout ce que je suis…
Tout.

Je t’aime…

Et il souffla de l’air, dans ses poumons…
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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 0:13



Kafele s'approcha du corps inerte et brûlé du soldat et tous le laissèrent faire, s'éloignant même d'un air interdit en le voyant le prendre délicatement dans ses bras. Asim sentit une profonde tristesse l'envahir lorsqu'il vit les gestes de son frère trahir un sentiment qu'il n'avait osé lui avouer qu'à moitié. L'amour. Un amour dont il avait préféré s'éloigner et qu'il avait choisit de penser mort et pourtant il était bien là. Il n'y avait plus rien à faire, à part dire au revoir et demander pardon et le protecteur se demanda silencieusement s'il avait bien fait de répondre à l'appel à l'aide de Kafele. Ces derniers instants ne ferait que le blesser un peu plus et briser son coeur meurtrit. Il se rappela que lui-même n'avait pas dit au revoir à Eléanore lorsqu'il était revenu en Egypte, sans doute parce que l'espoir de la revoir un jour était un sentiment plus doux qu'accepter le fait que cela n'arrivera jamais. Mais Kafele ne pouvait pas se bercer de cet espoir car celui qu'il tenait dans les bras n'était pas seulement un amant mais un ennemi mais aussi un monstre.

Le soigneur sembla l'oublier ou s'en ficher alors qu'il embrassa la peau noircie du soldat. Il l'embrasa mais ce n'était pas pour lui dire au revoir, bien au contraire. Sa magie illumina ses armes et leur corps dans ses efforts de ramener Tumaini à lui.
Seb tressaillit de colère et plus par instinct que pas choix conscient Asim se plaça entre lui et Kafele, la main sur sa propre arme, l'intimant d'un regard sombre de ne pas agir. Les jeunes soldats s'agitèrent eux aussi, hésitants et perturbés devant l'opposition de leur ainés. Sebak aussi avait dégainé ses armes mais il n'osa pas agir et envenimer la situation bien qu'il fixait avec appréhension le corps du Djinn, guettant le moindre signe de réanimation.
- Je ne suis pas un de ceux qui veuille le penser et tu le sais Asim. Mais si ça ! Ce n'est pas les actions d'un traitre... commença Seb, main sur le manche de son épée et le regard aussi aiguisé que sa lame planté dans celui de son frère.
- Ce n'est pas un traitre. Ça n'a rien à voir. coupa fermement Asim.
- Cet homme est un ennemi de Ra. Cet homme veut causer notre perte. Cet homme n'est même pas un homme ! Il faut l'éliminer. pressa Seb avec insistance.
- J-Je ne vous laisserais pas. opposa Asim tout en sachant très bien qu'il n'avait aucune raison ni aucun droit de s'y opposer.
- Alors tu es un traitre toi aussi ! s'énerva Seb. Mais il se rendit compte qu'il n'avait pas choisit consciemment ses mots lorsqu'il fit Asim se figer et pâlir soudain.
- Les gars... Est-ce qu'on pourrait pas... prévint doucement Sebak alors qu'il présentait la suite, mais tous se figèrent lorsqu'ils entendirent l'air faire son chemin dans les poumons du soldat.

Il avait l'impression de se noyer, mais ce n'était pas l'eau du Nil qui quitta ses poumons en quelques hoquets paniqués. A l'instant même où son esprit retrouva sa conscience, une vague écrasante d'émotion déferla sur lui en lui compressant la poitrine et la trachée. Il retrouvait à peine l'oxygène mais il eu du mal à respirer et bien que ses yeux s'ouvrirent, les larmes vinrent immédiatement brouiller sa vision. Mais même malgré cela il put reconnaitre le visage de Kafele et sentir une lance se planter dans son cœur. Chaque cellule de son corps le faisait souffrir mais ce fut cela qui lui arracha un hoquet de souffrance et le fit détourner le regard et fermer les yeux.
- N-non... supplia-t-il en se crispant faiblement, incapable de fuir le contact de Kafele contre son corps calciné. Sentir sa douce chaleur caresser sa chair était comme sentir du poison s'insinuer doucement par ses pores, cherchant à atteindre son corps et ronger son âme un peu plus.
- Ça fait mal... J'ai si mal... Arrêtes, par pitié. pleura-t-il à bout de souffle et de force. Je suis désolé... Je suis tellement désolé... Je ne veux pas mourir. Ne me fait plus souffrir je t'en supplie, je ne veux pas mourir... L-La haine est plus douce que l'amour. La colère plus forte que la tristesse. Le feu... Le feu est préférable à la Mort. s'étouffa-t-il faiblement et des reflets de braises avaient recommencée à briller doucement sous sa peau.

Cela ne manqua pas de faire réagir l'ancien soldat de Seth mais cette fois ce fut Seb qui lui barra soudain la route, le regard autoritaire et troublé.
- Cet homme... Qu'est-ce qu'il est exactement ?
- C'est une arme très dangereuse et incontrôlable, il faut- tenta d'expliquer Sebak en allant au plus court pour pouvoir mettre fin à la menace avant qu'elle ne se réveille réellement.
- Comme une malédiction ? coupa Asim.
- Non, c'est différent ! Il n'y a pas de temps à perdre mes amis, nous devons-
- C'est vous qui l'avez créé, c'est ça ? Porteurs d'Isfet ? s'énerva lentement Seb en s'approchant de Sebak.
- Arrêtes Seb, ce n'est pas sa faute.
- Qu'en sais-tu d'à qui est la faute ?! explosa Seb en dégainant enfin son épée.

- Paix. appela soudain Rê et malgré sa petite voix, son ton ferme coupa net la bagarre pendant une seconde.
- Mais c'est-
- Nous avons tous vécu cette guerre, combattu. Et la paix, nous appartient à tous. intima-t-il fermement et peu importe si ses mots trouvaient leur sens sans l'esprit des hommes présents, son regard ferme et autoritaire appelait à l'écouter et accepter. Rê avait de bonne raison de douter de son image de jeune homme chétif et maladif mais lorsqu'il employait ce ton, c'était comme si l'esprit de Malick son père ou du moins du chef du Temple de Ra l'habitait et forçait à l'obéissance. Les hommes se turent et rangèrent leur armes et ne se laissèrent même pas observer la scène, guettant simplement le prochain ordre de leur chef.

- Je ne peux pas... Je ne peux plus... me battre. Je ne veux plus... Je ne veux plus souffrir. Laisse-moi... Laisse-moi te haïr, je t'en supplie... murmurait Tumaini en rouvrant les yeux pour le supplier du regard pendant qu'il le pouvait encore avant que le noir et le feu ne vienne l'envelopper à nouveau.



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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 11:41

Ce qui se passait autour d’eux ne semblait pas avoir d’importance. Peu importait qu’on le considère comme un traitre ou non, aujourd’hui plus qu’hier il n’était qu’un homme brisé, il n’était qu’un homme. Ses lèvres sur les siennes, il retrouvait une part de lui-même qui lui avait été douloureusement arraché il y a des années et ses retrouvailles n’en furent pas moins intolérable parce qu’il alourdissait un peu plus le poids de ses erreurs et de son déshonneur. Il senti la vie et la souffrance s’insinuer chez Tumaini et s’écarta à l’instant où il se dérobait de ses lèvres, entendre sa torture attirait un peu plus de larme et de sanglot dans ses yeux et sa gorge alors qu’il observa toute les conséquences de son infamie.

Tout était de sa faute…

Et cette affirmation résonnait dans son esprit comme sonne le glas, lourd et accablant. Il regardait sans savoir quoi faire alors qu’il tentait d’user de sa magie pour diminuer sa peine, rien, absolument rien ne semblait fonctionner et son incapacité à soulager l’homme qu’il aimait n’en devenait que plus épouvantable alors qu’il regardait le rougeoiement renaître sur sa peau. Il pleurait, sans aucune gêne, ni aucune retenue. Il pleurait parce qu’il voulait le faire taire, il pleurait parce qu’il ne voulait plus avoir à ressentir ou souffrir ainsi. Il regretta le temps où il était si facile pour lui de compartimenter chaque sentiment, de devenir aussi froid que la roche mais face à lui, il en était simplement pas capable.

Les sentiments étaient trop fort…

« Tout est de ma faute »

Répétait-il inlassablement alors que derrière eux, les soldats se disputaient jusqu’à ce que Rê s’impose mais pour Kafele, il n’y avait plus que lui, que Tumaini. Il l’écoutait l’implorer et il se perdit dans ses supplications, le laisser le haïr…Il en avait parfaitement le droit, lui-même se haïssait si profondément qu’il ignorait comme il pouvait être encore debout aujourd’hui. Il savait pourtant pourquoi il était toujours de ce monde, l’amour d’Eshe.
Le visage de la vieille femme s’insinua en lui et il eut l’impression de pouvoir sentir sa présence.

« Pardon… »

S’excusait-il auprès d’elle à présent alors qu’il posa une main sur le manche d’un de ses Kepesh, pardon…Parce qu’il ne pourrait supporter une minute de plus dans un monde où l’homme qu’il aimait lui suppliait de le laisser le haïr. Il leva la tête et les yeux vers le ciel, se laissant aveuglé par la lumière de Ra, les larmes roulant de ses yeux jusqu’à ses oreilles, il s’imprégna de cette chaleur rassurante. C’est là qu’il l’entendit, sa voix, ce souvenir et cette histoire. Il reposa ses yeux sur Tumaini, posant ses mains sur son visage malgré la brûlure qu’il pourrait se faire, il le força à le regarder. Plantant ses yeux dans les siens.

« Je ne peux pas Tumai’… »

Parce que les blessures infligé par amour étaient les plus pur, qu’elles faisaient mal mais qu’elles vous rappelaient qui vous aimiez.

« Aimez trop n’existe pas…Car tant qu’on aime on vivra… »

Répéta-t-il, un sourire tentant de trouver son chemin sur son visage abimer par la tristesse.

« L’amour peut faire souffrir. L’amour peut être aveugle. L’amour peut se perdre et se retrouver. Mais l’amour ne peut être corrompu. L’amour est comme la lumière et la lumière nous entoure chaque jour afin de nous le rappeler. Car c’est l’amour qui fait battre nos cœurs et qui nous unis et l’amour nous sauvera mon frère…L’amour nous sauvera Sen… »

Il l’embrassa à nouveau, malgré la douleur, malgré les brûlures. Sa magie s’intensifia et sa lumière en devint aveuglante alors qu’un dôme se dessinait autour d’eux, emprisonnant le couple…Les protégeant de l’extérieur et protégeant l’extérieur d’eux.
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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 12:33



La menace de l'arme et la lumière agressive du Soleil agita un peu plus le brasier qui chauffa dans la chair encore mouillée du soldat, faisant s'élever des volutes de vapeur. Le voir pleurer et prier son Dieu le brûla un peu plus à l'intérieur et il sentit sa vision rougir et se noircir lentement. Mais avant que ses yeux ne redevienne les globes de braises qu'elles étaient, Kafele vint prendre le visage bouillant de Tumaini entre ses mains pour l'obliger à le regarder encore, à l'écouter et observer son sourire pour la première fois depuis tant de temps. Il déversa en lui ses paroles, faisant déborder toujours plus la coupe déjà pleine et noyée du soldat dont les lames n'avaient même pas le temps de couler avant de s'évaporer dans les airs. Et il l'embrassa à nouveau, refusant de croire que c'était son amour qui l'étoufferait et le tuerait. Pourtant sa magie sembla tout de même craindre pour le futur et en les englobant d'un sort puissant, il les séparèrent du reste du monde.

Le corps de Tumaini ne cessait de chauffer toujours plus et les flammes ranimèrent lentement son corps lourd et noir. Mais il ne le repoussa pas et un instant, il sembla même répondre au baiser de Kafele comme il l'aurait fait naturellement.
- Ton amour... N'est que poison. susurra-t-il pourtant dans un souffle qui séparèrent leurs lèvres quelques secondes avant qu'il ne replonge contre sa chair meuble en la faisant grésiller comme de la viande en train de cuir.
- Ton amour... M'a volé mon cœur. Et l'a tué. Mon amour est mort. continua-t-il en transformant leurs baisers en punitions brûlantes et douloureuses. Ton amour ne sauvera personne. Tu as tué mes frères. conclu-t-il en s'éloignant enfin de lui pour s'approcher des parois du dôme magique. Et je tuerais les tiens. Il plaqua alors furieusement ses mains en fusion contre la paroi de lumière pour tenter de la percer.

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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 13:08

« C’est faux »

Finit-il par répondre alors que son visage effaçait les traces de la tristesse, s’enfermant sur l’image de l’assassin et du soldat qu’il avait été. Il devait combattre, le savait et ne pouvait plus se permettre de fuir ou de le nier. Il tenait à peine debout en réalité, ses sœurs entre ses mains et sa magie continuant sans cesse de se déverser autour d’eux dans ce dôme. Elle le soignait, lentement, cherchant à ne pas trop épuiser la source déjà bien fatiguée. Il observa Tumaini.

Il en avait la certitude, ou alors il était bien trop aveuglé par son propre amour mais il n’arrivait pas à se résoudre, il n’arrivait pas à se dire que les années qu’ils avaient passé ensemble n’avait plus aucune importance. S’il avait cessé de l’aimer, il ne serait pas là, Kafele n’avait jamais cessé et il avait pourtant été le premier à le vouloir…Se rendant violemment à l’évidence que c’était impossible.

« BATS-TOI ! »

Lui hurla-t-il soudainement et bien qu’il semblait vouloir provoquer la colère du Djinn, en réalité c’était bien à Tumaini qu’il adressait ses mots.

« BATS-TOI ! »

Et à sa voix semblait se mêler celle de Thi, ferme et autoritaire alors qu’il serrait ses képesh en prévision du combat.
A l’extérieur du dôme, il l’ignorait, mais se trouvait à nouveau l’image de ses frères, laiteuse et fantomatique, intouchable comme la lumière mais bien présent, offrant leur force spirituelle pour consolider le dôme.
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NPC Eli

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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 13:50

Le Djinn s'acharna sur le dôme mais rien n'y faisait. Même son propre corps en fusion semblait plus faible et fragile face à ce mur de magie pure et de lumière éblouissante. Il rugit de rage, s'enflammant de plus belle à chaque coup porté contre la paroi mais il dû se rendre à l'évidence que cela ne servait à rien. Alors soudain interpellé il se retourna avec hargne vers le sorcier, source de cette prison lumineuse. Il l'appelait à se battre, droit et ferme, armes à la main. Cette vision anima un rictus sur le visage calciné du Djinn qui sentit quelque chose s'agiter en lui. Etait-ce de la haine ? Si a avait été cela, ce serait passé inaperçu dans le brasier de haine qui brûlait déjà en lui. Non c'était quelque chose de plus lourd. Il ne bougea pas.

Kafele ordonna à nouveau et cette fois l'être de feu se jeta sur lui en rugissant de rage, faisant fie du poids dans sa poitrine qu'il sentait dans sa poitrine alors qu'il s'élança. Ils se battirent violemment, se tournant autour dans cette fournaise contenue, se frappant et s'évitant avec agilité. Mais ce combat qui aurait dû se terminer en une fraction de seconde dans une simple déflagration meurtrière s'étira en longueur en ne restant que jeu de jambes et échanges de coups. Il serait si simple de le brûler vif, le tuer pour se libérer de la prison de lumière et mettre feu au Temple de Ra et à ses Enfants comme il le désirait mais il ne le fit pas. Les flammes qu'il aurait dû utiliser se cantonnaient à son corps et semblaient même se résorber lentement pour ne pas venir lécher accidentellement le corps de son ennemi. La violence des coups et des assauts étaient pourtant bien là et sans égale mais le feu lui semblait refuser de prendre part au combat.

Ce n'était pourtant pas de la volonté du Djinn qui sembla enrager un peu plus à chaque coup et grogner de frustration mais malgré sa colère il ne parvint pas à dépasser le stade de braise pour devenir incendie. L'assassin restait agile et doué au combat mais peu importe les coups, le corps carbonisé du soldat ne craignait pas les armes et semblait incapable de saigner. Se fichant bien de se faire blesser, le Djinn fondait encore et toujours plus violemment et ardemment sur son adversaire jusqu'à ce qu'il le renverse enfin si brusquement qu'il lui fit lâcher ses armes. Il en récupéra une et l'éleva au dessus de sa victime, prêt à la planter dans sa poitrine. Mais son corps se bloqua.

Le regard noir et furieux du Djinn fixa Kafele, le képesh et son bras sans comprendre et força de toute ses force pour aller au bout de son geste mais son corps refusait de lui répondre. Il hurla de rage en y mettant toute ses forces et son corps s'alluma comme une braise mais il ne parvint qu'à faire fondre le métal de l'arme entre ses mains et à faire couler quelques gouttes sur le visage du Fils de Ra en dessous de lui.

- Je... ne peux... p-pas... siffla-t-il entre sa mâchoire serrée en grimaçant d'effort. P-Pas toi. souffla Tumaini et soudain le feu et la braise disparurent. Il laissa retomber ses bras le long de son corps ainsi que l'arme de Kafele, ses yeux redevenu normaux luttant pour trouver son visage derrière ses paupières mi-closes.
- Je ne peux pas te tuer. avoua-t-il dans un souffle, un rictus triste et amer presque semblable a un sourire animant son visage exténué et éteint avant de basculer et de tomber lourdement sur le sol et dans l'inconscience.
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NPC Amy

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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 14:24

Il se battait comme il l’avait toujours fait, se souvenant des heures d’entrainement, des saloperies que Tumaini était capable de lui balancer pendant ces moments, des conseils de Thi, des éclats de rire de ses frères alors qu’à l’extérieur ceux-ci continuaient encore et toujours de protéger le dôme et leurs frères. Il reçut les coups, n’en donna aucun de mortel, ne semblait pas vraiment chercher à blesser en réalité, il encaissa, contre attaquait, et sur son front perlait la sueur alors que la chaleur dans leur bulle était écrasante et étouffante. L’air semblait presque lui manquer mais plus il approchait de la mort et plus sa froideur s’affichait sur ses traits et ses actions étaient précise. Il ne mourrait pas sans se battre, il en était hors de question.

« C’est ça Tumaini, continue ! »

Et cela semblait être la voix de Seth qui s’élevait de sa bouche alors qu’il continuait de combattre, la voix d’Uga lui fit remarquer des détails qui ne lui aurait pas sauter aux yeux s’il n’avait pas été là. Il ignorait combien de temps encore il pourrait subir ce combat mais il luttait, toujours, un peu plus, jusqu’à ce que le Djinn décide de lui-même qu’il en avait assez, profitant d’une seconde de fatigue pour le renverser. Son dos cogna violemment le sol alors qu’il vit sa lame s’élever au-dessus de lui, reflétant la lumière du dôme.
Il peinait à respirer et fixait sa plus fidèle et loyale compagne au-dessus de lui mais qui semblait ne jamais le rejoindre, son regard se posa sur Tumaini alors qu’il hurlait de rage, le métal s’échouant goutte à goutte sur sa joue aurait du le faire hurler à son tour mais il ne semblait plus en avoir la force alors que sa peau était ronger par l’inflammation.

Le feu, la braise, tout ceci disparaissait et il put le voir enfin revenir. Il aurait aimé pouvoir le serrer dans ses bras mais son corps ne semblait plus vouloir répondre à ses demandes alors qu’il ne faisait que le regarder. L’adrénaline coulait à flot dans ses veines pourtant et la froideur qui avait recouvert son visage jusqu’ici se dissipa pour retrouver les traits de son humanité, tristesse, inquiétude, espoir et amour…Il le senti chuter plus qu’il ne le vit. Tendant le bras, ses doigts cherchèrent ceux de Tumaini qu’il frôlait à peine et il dut faire un effort surhumain pour ramper jusqu’à ses côtés.
Le dôme s’effaçait lentement autour alors qu’il laissait enfin la douleur s’exprimer dans sa voix, les blessures étaient sérieuses et il était à présent bien trop usé pour pouvoir se soigner. Sa main trouva enfin celle du soldat et ce n’est qu’à ce contact qu’il cessa de s’infliger la torture de bouger.

« On ne s’arrête pas… »

Murmura-t-il trop faiblement pour être véritablement entendu, luttant pour ne pas perdre conscience, il tenait cette main, encore prêt à protéger cet homme s’il le fallait.
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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 16:56



Rê sentit son cœur se glacer lorsqu'il vit le dôme recouvrir Kafele et le Djinn de feu, les masquant à sa vue et a son pouvoir. Il savait qu'il essayait de les protéger tout en protégeant la source du danger mais cela ne le fit se sentir plus impuissant encore. C'était son rôle de veiller sur les Enfants de Ra et de les protéger, pourtant il ne parvenait pas à ordonner aux siens de mettre fin aux actions de Kafele et d'éteindre le feu qui brûlait à leur porte. Il se sentait incapable d'infliger cela à Kafele. Pourtant comme tout ceux qui se trouvaient derrière lui, il savait qu'il n'y avait qu'une solution possible. Cet homme, peu importe sa relation avec Kafele, n'était pas un des leurs, il était un ennemi et une menace qui devait être éliminée. C'était la seule solution.

Le chef recula un peu plus en s'éloignant du dôme lorsqu'il vit se matérialiser sous ses yeux soucieux le spectre de cinq esprits du passé. Ils ne lui accordèrent aucune attention, trop concentrés à renforcer le dôme de magie dans lequel se battaient surement feu et lumière, mais Rê les reconnus.
- Ses frères... laissa-t-il échapper dans un murmure attristé. Cela lui valu des regards troublés de ses soldats mais aucune remarque et ils continuèrent à attendre en silence.

Lorsque les spectres et le dôme s’effacèrent enfin, révélant le corps meurtrit des deux hommes, tous restèrent figés et interdit. Et maintenant ? se disaient-ils tous, en sachant pourtant pertinemment ce qui devait suivre.
- Kafele... appela Rê avec douceur sans pourtant oser s'approcher. Il voyait bien le désespoir avec lequel celui-ci se raccrochait au corps inconscient de son frère malgré le fait qu'il soit à bout de force.
- Comment... as-tu... ? questionna Sebak d'une petite voix en fixant toujours le corps inerte du Djinn qui n'en était plus un.
- Kafele, parle-moi... supplia doucement Rê en s'agenouillant non loin en tentant de capter son regard.

- Il ferait mieux de mourir... Il n'en a plus pour très longtemps de toute façon. grogna soudain Seb, le regard encore noir et la main crispée sur son arme.
- Non, il faut l'aider... tenta d'apaiser Asim, mais sans succès.
- L'aider ?! Nous ne le tuerons peut-être pas de nos mains mais jamais oh grand jamais tu ne nous verras l'aider ! C'est un ennemi !
- La guerre est finie Seb ! Il faut que tu-
- La guerre est peut-être bien finie mais elle ne sera pas oubliée ! Cet homme a tué nos frères et veut en tuer d'autres ! Nos enfants, les enfants de nos défunts ! La guerre a été car nous nous sommes battus pour nos droits, notre liberté et notre sécurité et la guerre je referais s'il fallait les défendre à nouveau ! s'exclama le guerrier avec colère et Asim resta muet devant ses paroles.

Elles rayonnaient de sens, de foi et de ferveur mais il ne pouvait se résoudre à voir la guerre comme quelque chose d'autre que de longues années d'horreur et de mort. Il avait été obligé de la fuir trop longtemps pour pouvoir aujourd'hui la regarder en face et l'accepter. Même lorsqu'il avait combattu auprès des siens, c'était son désir de mettre fin à la guerre et aux massacres qui l'avait poussé à commettre une terrible erreur. Cette conversation qui ne le concernait pas commença doucement à lui ronger le cœur et à alourdir ses traits. La guerre était-elle réellement finie ? Pouvait-elle seulement prendre fin ? Ou guettait-elle la moindre opportunité, la moindre excuse pour se glisser dans le cœur des hommes et embraser les terres d'Egypte ?

Devant la non réponse de son frère, Seb s'autorisa à dégainer sa longue épée qui scintilla à la lumière du Soleil et il s'avança d'un pas. Asim resta figé mais ce fut Sebak qui tenta de temporiser la situation.
- Peut-être qu'on devrait...
- Rê. coupa cependant le guerrier avec fermeté en planta son regard sur son chef. Que décide notre Père. pressa-t-il humblement en avançant la pointe de sa lame vers le soldat à terre.
Mais Rê ne releva pas la tête vers lui bien qu'il avait très bien entendu leur échanges et sa requête. Fixant désespérément Kafele, il tendit timidement la main vers lui pour le rappeler à eux.

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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 17:28

Il l’avait entendu mais n’avait pas réagir, il les entendait mais son corps se refusait à réagir, trop meurtri pour pouvoir répondre à ses besoins de protection. Jusqu’à ce qu’il vit le reflet de la lame, il chassa la main tendu mollement, rampant un peu plus pour se placer entre la pointe et le soldat.

« Vous avez tuez nos frères et vous voulez encore en tuer… »

Murmura-t-il faiblement, la voix enroué, chaque mots étaient une torture physique tant il avait l’impression de pouvoir sentir encore le feu au fond de sa gorge. Contre le corps inerte de Tumaini, il écoutait les battements faibles mais rassurant de celui-ci.

« Alors…Qui est l’ennemi ? »

Une question qu’il s’était plus que souvent posé. Lui, qui avait combattu les enfants de Ra, qui avait combattu ses propres frères, qui avait combattu ses souvenirs, ses démons…Lui, qui n’avait été qu’un pantin de plus dans cette guerre.

« Qui ? »

Répéta-t-il alors que lui-même était encore, aujourd’hui, incapable de répondre à cette question.

« On a connu que ça…La guerre…Contre les autres, contre nous-même…On ne fait que ça…Se battre…Soldat…Devoir…Le sang…On ne connait que ça…Ennemi…Frère… »

La fatigue le faisait peut-être doucement déliré mais il s’accrochait à cet homme, à son expérience, il ne pouvait considérer Tumaini comme son ennemi tout comme il ne pouvait considérer les enfants de Ra comme son ennemi, chacun d’eux étaient ses frères, ses sœurs.

« Des Hommes…nous sommes…des Hommes… »

Il toussa, à plusieurs reprises.

« Eshe… »

Il était difficile de savoir s’il l’appelait réellement ou s’il tentait d’expliquer ce qui s’était passer, ou s’il voulait la voir, la remercier, lui-même avait du mal à réellement suivre le cheminement de son cerveau tant il luttait pour ne pas sombrer pour pouvoir le protéger.

«  L’amour ne peut être corrompu. L’amour est comme la lumière… »

Et il répéta cette phrase, une deuxième fois, avant d’être interrompu par une nouvelle quinte de toux.

« Tu avais raison… »

Il se souvint de Rê, de sa présence de sa question, dans un éclair de lucidité, il sembla enfin lui parler à lui et lui répondre :

« Il n’y a que le pouvoir…Un outil…Qui n’a de rôle que » il s’arrêta cherchant à prendre de l’air, se crispant, luttant toujours plus « que…que…Celui qu’on lui donne »

Il s’autorisa une pause durant laquelle il semblait sombrer et cesser de combattre sa fatigue avant de revenir une nouvelle fois à lui.

« Ni bien…Ni mal… »
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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 21:39


- Ce n'est pas mon frère ! Ni le tiens ! Kafele n'essaye pas de- s'énerva Seb en sentant son épée se faire mollement détourner. Mais ce n'était pas contre Kafele qu'il avait levé sa lame et il se figea en le voyant se placer entre lui et le soldat. Il n'osa pas relever sa lame et dû se contenter de le gronder furieusement du regard.

Mais Kafele n'était pas vraiment capable de le voir, luttant désespérément pour se raccrocher à la réalité, se raccrocher à Tumaini. Il faisait peine à voir mais en prenant le côté du soldat à terre, il énervait ses frères autant qu'il les forçait à le voir comme ils le voyaient lui. Comme un homme et même un frère donc la peine alourdissait leur cœur, dont la souffrance les faisait grimacer et dont les supplications appelaient leur aide.
Mais alors que que l'esprit du soigneur se tourna vers celle qu'il appelait mère, les soldats de Ra restèrent immobiles et échangèrent un regard plein de doute. Comprenaient-ils ce qu'il essayait de leur dire ? Avaient-ils seulement envie de le comprendre ? Cet homme qu'il protégeait n'était pas comme eux. Il n'était pas un Fils de Ra et toute la sagesse des anciens ne saurait changer ce fait. Il n'était pas des leurs. C'était un ennemi.
Kafele se tourna alors faiblement vers Rê. A bout de force et au bout de sa conscience. Luttant pour un peu d'air, un peu de lumière, un peu d'espoir peut-être, il se rappela de leur conversation et avec elle, les paroles de Malick. Rê ne lui en demandait pas tant mais il écouta la moindre de ses paroles jusqu'à ce qu'enfin la fatigue sembla venir à bout de ses efforts. Le fixant de ses yeux clairs, il s'autorisa un faible sourire avant de fermer les yeux et de se relever. Il se retourna vers les Enfants de Ra d'un visage fermé d'un force chaude et lorsqu'il prit la parole d'un ton ferme et dur, certains crurent percevoir l'écho de l'ancien chef du Temple de Ra.

- Nous avons combattu dans cette guerre.
Nous avons vaincu cette guerre.
Nous avons perdu des frères mais nous avons trouvé notre futur.
La paix.

Je refuse de croire que cette paix n'est faite que de peur, de méfiance et d'amertume. Que les fantômes du passé et les cauchemars sont tout ce qu'il nous reste. Ra brille au dessus de nos tête comme il a toujours brillé et brillera toujours. Sa lumière nous habite tous,
Enfant de Ra. le discours autoritaire se teintait peu à peu d'émotion alors que Rê retrouvait sa voix et avec elle, la lumière de son Dieu qui vint prendre possession de ses iris et de son âme. Il écarta les bras et un instant, la lumière de l'astre solaire sembla se refléter en lui et gagner en intensité au dessus du Temple de Ra et de ses Enfants.
- Regardez en vous, en lui. Par sa lumière il me montre le futur. Par sa lumière il nous donne sa force. La force qui nous a permis de vaincre. Dieu créateur ! Sa lumière façonne le monde et nous façonneront ces terres CAR NOUS AVONS VAINCU CETTE GUERRE ! Et le futur de ce monde nous appartient. Tant que Ra brillera dans le ciel comme il l'a toujours fait et le fera toujours. Ce qui était est et sera !

- Ce qui était est et sera ! firent échos les soldats avec ferveur

Avec leur cris mourut doucement la lumière qui brillait dans les yeux de Rê. Il revint a lui, retrouvant son calme et baissa doucement les bras en venant cette fois croiser plus directement et sincèrement le regard de chacune personne présente devant lui.
- Il ne tient qu'à nous de décider de quoi demain sera fait. La paix ou la guerre. La haine ou l'amour. confia-t-il avec soudain beaucoup de douceur et une certaine imploration dans son regard clair.
Le silence retomba une seconde, puis fut brisé par le bruit de la lame de Seb qui retrouva sa place dans son fourreau. Tous en firent de même et rangèrent leur arme, en même temps que leur haine, leur peur et leur désir de vengeance. Ils regardèrent leur jeune chef en silence mais sans le toiser, l'encourageant silencieusement à simplement continuer. Celui-ci eu un petit soupir de gratitude avant de voiler à nouveau ses traits d'un masque de fermeté.

- Seb. Emmène le dans le tombeau. Sebak et toi vous chargerez de le garder et d'en apprendre plus. Ce feu n'est pas né tout seul. Asim, va chercher Eshe. Amon, Dalila, gardez l'entrée du tombeau, personne ne rentre ou ne sort. Akh, Tarik, veillez sur nos portes. Nous n'aurons qu'un seul intrus dans l'enceinte de nos murs. ordonna-t-il efficacement et un a un les soldats s’éclipsèrent exécuter leur tâche. Au moment où Sebak s'approcha pour soulever le corps du soldat inconscient, Rê vint prendre le visage de Kafele dans ses mains pour l'obliger à le regarder lui, rester calme et les laisser s'en aller.
- Soit en paix, sen. Ton amour est fort. Et nous sommes fort. Notre peur n'attisera pas cet incendie. Nous le contiendrons, pour l'instant. promit-il avec douceur en encourageant les deux guerrier a emporter le corps du soldat inconscient d'un geste de la main alors qu'il restait seul avec Kafele.
- Mais tu dois te reposer. Il aura besoin de ta force et de ta lumière pour le guider. Car ils sont des ténèbres desquelles on ne revient pas, et des brasiers qu'on ne peux contrôler. Tu l'aimes et je te fais confiance, mais je ne peux lui faire confiance. Alors reprends des forces Kafele, car j'ai bien peur que tu en auras besoin pour deux.
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MessageSujet: Re: I see fire   Mer 13 Juil - 22:10

Il écoutait d’une oreille fatiguée la réaction de Rê, y trouvant un certain réconfort bien qu’il se crispa légèrement en les entendant tous scander cette phrase dont il s’était tant moquer avec ses frères il y a des années. Durant une seconde, il se revoyait à nouveau dans cette guerre, face à ce qu’il pensait être ses ennemis. Ses doigts s’accrochèrent plus durement au soldat inconscient, il eut envie de protester pourtant devant les ordres de Rê, emmener Tumaini au tombeau c’était comme le considérer comme une prisonnier et il ne supportait pas cette idée mais les forces lui manquaient et le rendait moins réactif. Il serrait son étreinte et Rê vint l’obliger à se détourner, à trouver le calme, à leur faire confiance.

Pour l’instant…

Ces mots lui faisaient peur, teintés de cette possibilité qu’ils puissent échouer, teintés de cette possibilité qu’il lui enlève Tumaini un jour. Il devenait de plus en plus difficile pour l’assassin de rester avec eux, dans le monde réel mais les yeux de Rê l’obligeait à rester avec lui, à l’écouter, à l’entendre.
Se reposer…Son corps ne demandait que ça mais il continuait pourtant à lutter pour rester.

« Femi…El-Azhar… »

Puisant dans ses dernières forces pour prévenir, craignant pour cette femme...

« L’abiad »

Et avec ce nom, il faisait référence à Telg, bien trop fatigué pour donner plus d’explication, parler était aussi beaucoup trop douloureux. Il espérait que cela suffirait, et alors que son corps réclamait le repos qu’il méritait, il se laissa doucement aller, glissant dans un monde sans rêve ni cauchemar…
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I see fire

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