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 Lonely Day

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NPC Amy

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Date d'inscription : 17/03/2013

MessageSujet: Lonely Day   Dim 7 Aoû - 9:56

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Le temps s'était écoulé, loin du temple et de ses frères, Kafele avait erré dans les rues qu'il connaissait, offrant ses services en échange d'un lit, d'un peu de nourriture. Revenir au temple lui semblait impossible et chaque nuit de solitude n'en devenait que plus difficile mais il ne se plaignit pas, taisant ses démons. Il restait silencieux sur les raisons de son départ et prenait grand soin de se montrer discret, craignant qu'on tente de le retrouver. C'est dans une ruelle de la ville, à l'arrière d'une boulangerie où il venait de rendre service qu'il savourait le fruit de son travaille: un délicieux pain encore tiède.

CAPRI: *Elle aussi sortait de la boulangerie. Joyeusement, elle jeta un coup d'oeil dans la ruelle derrière pour voir s'il n'y avait pas un mendiant ou un enfant attendant la générosité du boulanger pour un peu de nourriture. Elle vit un grand homme encapuchonné et s'en approcha, prête à partager les pâtisseries qu'elle venait d'acheter en grand nombre, exprès pour pouvoir partager. Elle remarqua rapidement que l'homme avait lui-même déjà du pain, mais s'étant approchée, elle ne tourna pas les talons et alla pour le saluer et peut-être quand même lui proposer une de ses propres pâtisseries. En arrivant à côté de lui cependant elle eu un petit froncement de sourcil. Elle avait déjà vu cet homme quelque part mais elle ne se souvenait plus exactement où et quand.* Bonjour. *appela-t-elle gentiment et un peu timidement* Je voulais vous proposer des pâtisseries mais... Je crois que je vous ai déjà vu quelque part. Je suis désolé je ne me souviens pas vraiment... *s'excusa-t-elle avec un petit sourire*

KAFELE: *Il avait ouvert la miche en deux, inspirant son parfum et s'en imprégnant. Il en mangea un première grosse bouchée. Il fit attention aux bruits de pas non loin de lui, s'arrêtant de manger, mais la petite voix fluette d'une enfant le rassura directement et il reprit là où il en était. Il leva les yeux sur elle lorsqu'elle disait l'avoir déjà vu quelque part. Il esquissa un sourire en reconnaissant la jeune fille* J'ai soigné la mère d'un de tes amis *Lui rappela-t-il* Comment vas-tu ? Tu es seule ? *Il regarda derrière, il connaissait les origines de la petite et si la voir parmi les enfants du quartier ne l'avait pas vraiment troubler plus que de raison, la voir seule dans les ruelles de la ville lui semblait moins raisonnable*

CAPRI: Oh ! Vous êtes le soigneur du Temple de Ra ! *se rappela-t-elle avec enthousiasme* Oui je me rappelle. C'était très gentil de l'avoir soignée. Elle se porte beaucoup mieux depuis. *partagea-t-elle avec un grand sourire* Je vais bien, je viens de sortir de cours et je pensais aller dire bonjour à tout le monde. J'ai acheté des pâtisseries. *confia-t-elle en lui montrant son gros sac rempli.*

KAFELE: *Il sourit devant son énergie bien que son coeur se pinça en l'entendant lui rappeler le Temple* Appelle-moi Kafele *Lui demanda-t-il gentiment avant de se lever* Tu me laisserais t'accompagner ?

CAPRI: Oh bien sûr ! Moi c'est Capri. Capri Noor ! *se présenta-t-elle avec entrain en lui tenant la main pour serrer la sienne*

KAFELE: *L'ombre d'un sourire traversa son visage en serrant cette petite main* Enchanté *Lui répondit-il avant de s'écarter légèrement* Après toi *La laissant le guider tout simplement*

La jeune fille acquiesça, menant le chemin jusqu'à un quartier que tous deux connaissaient bien : Nasr City. Un quartier où résidait de nombreux sorciers que certains appelaient les Sans-maitres de part leu absence d'affiliation avec une famille influente, un culte ou un Temple en particulier. Les gens ici vivaient simplement, essayant simplement de survivre, de vivre mais aussi de se reconstruire après cette longue guerre meurtrière. Les rues étaient peuplées et même si chacun semblait faire ses propres affaires, il y régnait une ambiance de cohabitation et de coopération. Partout, on se donnait un coup de main, on partageait un plat, échangeaient des outils. Capri fit joyeusement son chemin dans ce quartier qu'elle connaissait bien et qui la connaissait bien aussi. Elle salua presque chaque personne qui croisait leur route et leur proposa à chacun des pâtisseries. Son sac était déjà à moitié vide lorsqu'elle arriva au joli parc au milieu duquel trônait une fontaine, l'endroit préféré des enfants du quartier. Elle y retrouva ses amis qui accoururent avec excitation, dévorant le reste des pâtisseries en s'esclaffant joyeusement.

HASIR: Hey regardez c'est Kafele ! *s'écria un des enfants en reconnaissant l'homme qui avait un jour soigné son grand frère d'une blessure de travail*

YALI: Oh ça fait longtemps dit donc ! *remarqua une petite garçonne avec un sourire plein de défi*

KAFELE: *Il connaissait le quartier, retrouvant des paysages qu'il avait oublier ces derniers jours. Il était incapable de savoir depuis combien de temps il n'était plus venu ici mais il avait la sensation que cela faisait une éternité. Il sourit à chaque enfant, les saluant* Comment va ton frère ? *s'enquit-il directement, ayant la sensation de retrouver doucement ses marques, il ôta sa capuche*

HASIR: Pff ! Trop bien ! Et maintenant il travaille tout le temps ! C'est trop pas drôle ! *râla l'enfant mais son sourire témoignait de sa gratitude*

LILI: Ma mamie va bien aussi ! Elle m'a dit que si tu repassais, elle te ferait un gros bisou ! *s'exclama la petit fille d'une vieille dame qui avait eu de la peine à marcher à cause de sa hanche. Les autres enfants poussèrent un cri de dégoût à l'unisson*

KAFELE: *Il ne put s'empêcher de rire devant autant de candeur. Il observa la petite Capri qu'il avait accompagné jusqu'ici* Je devrais aller voir si personne n'a besoin de mon aide

CAPRI: Oh oui ! Merci encore Kafele ! "Merci Kafeeeelleeeeeee..." *chantèrent en coeur les autres enfants avant de continuer à jouer dans le parc*

KAFELE: *Il observa encore les enfants jouer tout en s'éloignant, finissant par complètement se détourner pour faire simplement un tour, saluant ceux qui le reconnaissait, il se dirigeait lentement sur la route le menant à Rania*

SHERIF: *courant à toute vitesse dans la rue il faillit lui rentrer dedans et sauta sur le côté juste à temps* Oh hey ! Kafele ça fait un bail ! Qu'est-ce que tu deviens ? *demanda-t-il le souffle court, trottinant encore sur place comme s'il s'apprêtait à filer aussi vite qu'il était arrivé*

KAFELE: *Lui même fit un bon de côté en le voyant arrivé, par réflexe* Salut ! *Il se passa une main sur nuque* La routine et toi ? *Bien qu'il suffisait de voir son allure pour comprendre que sa routine avait bien changé*

SHERIF: Oh ! Euh... Du grabuge au salon de thé... Akil il... Ah pardon il faut vraiment que je trouve Amhed ! *s'écria-t-il alors qu'il filait déjà à toute vitesse* On se revoit bientôt hein ? *cria-t-il alors qu'il disparaissait à l'angle de la rue*

KAFELE: *Il regarda en direction du salon de thé, hésitant une seconde mais s'il y avait du grabuge, peut-être aurait-il besoin de lui. Il prit naturellement la route vers celui-ci*

Lorsqu'il arriva sur les lieux, le salon de thé n'avait plus vraiment l'air d'un salon de thé. Les petites tables avaient été soigneusement écartées sur les côtés de la grande salle à l'exception d'une ou fumait encore des verres de thé à la menthe. Décontracté, Akil était assit à côté de cette table, jambe et bras croisés. Dans les coins se tenaient debout Nawa, Lati et Jahal, et tous observaient un homme ensanglanté, ligoté sur une chaise au milieu de la pièce. Son nom était Jabari, un ancien soldat du Culte de Bastet Sekhmet.

AKIL: Oh salut Kafele *l'accueuilli-t-il joyeusement en voyant le soigneur arriver* On va pas avoir besoin de toi pour lui. On ne l'aime pas trop vois-tu ? *plaisanta-t-il allègrement en désignant l'homme attaché*

KAFELE: *A l'instant où il vit l'homme blessé, son sang se glaça...S'il ne le connaissait pas personnellement, il savait qui il était. Il lança un bref regard à Akil, ignorant celui-ci, il tenta immédiatement de retrouver l'ancien soldat pour le soigner*

LATI: *s'interposant en saisissant Kafele par le bras, elle le menaça de son regard langoureux et sombre* Non Kafele, pas celui là.

AKIL: *Il se releva, s'éloignant de son thé pour se rapprocher de Kafele* On apprécie beaucoup ce que tu fais pour nous tu sais, mais ça... Ce ne sont pas vraiment tes affaires.

JABARI: *les yeux plantés dans le sol il semblait obstiné à ne rien laisser paraitre mais la magie de soin frôlant son corps blessé lui arracha un regard de curiosité. Regard doublé lorsqu'il cru reconnaitre un fantôme mais avant d'en être sûr et de laisser paraitre la moindre émotion il détourna le regard et fixa le sol avec plus d'intensité encore*

KAFELE: *Il ne se laissa pas plus impressionné, qu'avait-il à perdre aujourd'hui ? Son regard voyagea de Lati à Akil* Dès que j'en suis devenu le témoin ça l'est devenu, je ne vous laisserai pas faire couler plus de sang *Il se détacha brutalement de la prise de Lati*

LATI: *grimaçant de colère elle s'apprêta à lui planter son couteau dans la gorge mais Akil lui agrippa fermement le bras. Puis dès qu'il estima qu'elle avait comprit il la lâcha et elle recula, frustré mais cherchant des réponses dans le regard de son camarade*

AKIL: *il poussa un soupir, désabusé* Très bien. Soit témoin et fait ce que tu veux alors. *dit-il en haussant les épaules, mais il dégaina son propre petit couteau avec lequel il joua devant les yeux du prisonnier* Répète-nous ce que tu viens de dire ? Pourquoi es-tu là ?

JABARI: Pour tuer.

AKIL: Qui ?

JABARI: Je ne peux pas le dire.

AKIL: Pourquoi ?

JABARI: On m'en a donné l'ordre.

AKIL: Et qui t'en a donné l'ordre ?

JABARI: Je ne peux pas le dire.

AKIL: *avec une moue désabusée, il écarta les bras en regardant Kafele* Tu vois ? Maintenant tu sais à peu près tout ce qu'on sait. Mais moi ça me suffit pour me méfier. Il avait déjà du sang sur les mains quand on l'a arrêté.

NAWA: Et maintenant il est recouvert de son propre sang. *se moqua-t-elle froidement*

KAFELE: *Il fronça les sourcils en écoutant la conversation, il savait d'où il venait et par conséquent ce qu'il pouvait subir...* Vous le tuez maintenant et d'autres viendront...Ou vous me laissez le soigner le temps de savoir qui est sa cible et qui lui en a donner l'ordre...Dans le meilleur des cas il parle, dans le pire vous aurez de quoi vous divertir deux fois plus *Lança-t-il froidement.*

AKIL: *il rigola doucement amusé* T'as bien raison. On avait pas l'intention de le tuer, pas avant qu'il nous dise ce qu'il nous veut en tout cas. On avait bien l'intention qu'il souffre encore un peu mais... Aller, fait toi plaisir. *lança-t-il d'un ton désintéressé alors qu'il retrouvait sa chaise, sa table et porta son verre de thé à ses lèvres*

LATI: Alors quoi ? C'est la technique du gentil et du méchant ? Ca sert a rien, ça marche pas avec les lavés du cerveau comme lui. *commenta-t-elle d'un air agacé. Elle prit néanmoins une chaise elle aussi et s'assit en croisant les jambes, impatiente*

KAFELE: *Il n'en demanda pas plus pour s'approcher. Gagner du temps, cela permettrait à Ahmed d'arriver, du moins, l'espérait-il. Se plaçant juste en face de Jabari, il fini par s'accroupir, cherchant son regard. Il resta silencieux pourtant et prudent. Laissant sa magie s'animer au travers d'un collier d'or que lui avait offert la marchande, il entama les premiers soins, lentement*

AKIL: *il reposa son verre de thé, observant quelques secondes les efforts du soigneur avant de se lasser* Bon. Pendant que le gentil Kafele prend soin de toi, y a d'autres trucs que tu peux ou peux pas nous dire ? Hein ? Par exemple... C'est quoi ton nom ? Hein, comme on essaye de rester civilisés apparemment.*

JABARI: Ama. On m'appelle Ama. *répondit-il d'une voix rauque, jetant de bref regards au soigneur, incapable de l'ignorer complètement.* Kafele... *murmura-t-il en se demandant s'il se rappelait bien de ce prénom ou si tout ça n'était qu'une coïncidence ou un piège de son propre esprit*

NAWA: Ama veut dire esclave. C'est pas un prénom. *rétorqua-t-elle d'une voix adolescente, ennuyée et sans compassion.*

AKIL: *il soupira* Bon, tentons autre chose alors... D'où viens-tu ?

JABARI: Je n'ai ni père ni mère, ni lieu de naissance.

AKIL: Alors tu t'es... Matérialisé au milieu du désert un beau jour ? Eh ben. Plutôt classe l'esclave... *se moqua-t-il doucement*

KAFELE: *Il laissa l'ombre d'un sourire apparaitre sur ses lèvres pour acquiescé aux paroles de Jabari. Posant une main contre la sienne, il laissa sa magie se répandre doucement sur celui-ci. Ni père, ni mère, ni lieu de naissance, il connaissait ses paroles pour les avoir prononcer un nombre incalculable de fois.* Où l'avez-vous trouver ? *tenta-t-il de demander*

AKIL: Ici même. *répondit-il simplement* Il... venait boire un coup.

NAWA: Il puait le sang.

AKIL: Oui. C'était un peu... gênant. Et comme il n'était pas très coopératif...

KAFELE: *Il serra un peu la main du soldat, cherchant à comprendre ce qui s'était réellement passé. Son pouce vint taper l'intérieur de son poignet, à l'abris des regards, à sept reprise...Lui affirmant une fois de plus qui il était*

JABARI: *n'ayant plus de place pour le doute, il sursauta dans un geste désespéré de s'éloigner de Kafele mais il ne parvint qu'à faire bouger la chaise où il était attaché de quelques centimètres* Tu devrais être mort... *laissa-t-il échappé d'un air horrifié, ses yeux lançant des éclairs affolés*

AKIL: *il se releva, jouant à nouveau avec son petit couteau* Attends. Tu le connais ? *questionna-t-il d'un ton méfiant sans vraiment savoir à quel homme il posait la question*

KAFELE: *Il eut un sourire compatissant, baissant légèrement les yeux pour examiner les différentes blessures qu'il soignait* C'est ce qu'on t'a dit ? *Répondit-il à Jabari. Il entendit Akil derrière lui, restant sur ses gardes, il répondit avec que le soldat ne le fasse* Je te l'ai dis que c'était devenu mes affaires.

JABARI: Rien. Tu n'es ni un esclave, ni le Soldat. Ce qui veut dire que tu n'est qu'un fantôme. Un fantôme d'une autre vie. *répondit-il peinant a contrôler l'horreur qui brillait dans ses yeux*

AKIL: Wow wow wow hey ! T'es pas sensé le connaitre, c'est un méchant ! Kafele qu'est-ce qui se passe là ? *demanda-t-il agacé en agitant ses bras dans l'air*

KAFELE: *Il préféra ignorer Akil cette fois, se concentrant sur Jabari* Je ne suis ni le soldat ni un esclave *Il apaisa son coeur de l'horreur qui semblait le tourmenter* Ni un fantôme...Tu as soif ?

JABARI: *sentir son coeur s'apaiser le troubla plus encore mais il ne lutta pas, fixant Kafele sans comprendre.* De l'eau... *laissa-t-il échapper dans un souffle lorsqu'il lui demandait s'il avait soif*

KAFELE: *Il détacha sa gourde de sa ceinture, l'ouvrant et l'amenant jusqu'à la bouche du soldat pour l'aider à boire* A qui appartient le sang ? *Lui demanda-t-il doucement*

JABARI: *les mots avaient quittés sa bouche sans le vouloir et il hésita à boire de la gourde du soigneur, mais dès que les premières gouttes touchèrent ses lèvres il ne pu s'empêcher de se désaltérer à grandes gorgées* C'est le mien. *répondit-il brièvement de sa voix rauque entre deux gorgées.*

AKIL: Oui, c'est nous qui l'avons mit là. *rappela-t-il au prisonnier un peu impatiemment mais il comprenait les efforts de Kafele* A qui appartient celui que tu avais sur toi avant ça ? Sur tes mains ? Sur ton arme ? *demanda-t-il en lui montrant la lame courbe qu'il avait confisqué avant de le ligoter.*

JABARI: *il arrêta de boire, n'ayant clairement pas l'intention de répondre et pourtant il sembla chercher une seconde ce qu'il pouvait dire* Quelqu'un qui s'est mit sur mon chemin. *répondit-il finalement d'un ton froid*

AKIL: *il pinca les lèvres et soupira. Ce n'était pas exactement la réponse qu'il voulait mais petit à petit ils en apprenaient un peu plus*

NAWA: Alors t'as pas fini ? *résuma-t-elle de ce qu'ils en comprenaient* La personne que tu dois tuer, tu l'as pas encore tué.

LATI: Qui as-tu tué ? Qui s'est mit sur ton chemin ? *pressa-t-elle, mécontente*

JABARI: *il resta muet, lançant un bref regard à Kafele sans savoir ce qu'il pouvait attendre de lui, ce qu'il espérait ou s'il allait se laisser tenté à commettre l'erreur de lui accorder sa confiance. Ils avaient combattu ensemble jadis et cela était difficile à oublier ou à effacer mais les choses n'étaient plus les mêmes à présent, et ils n'étaient clairement pas du même camp.*

KAFELE: *Il hésita longuement, pouvant deviner d'avance ce que ses révélations pourraient engendrer autour de lui...Mais il voulait aider Jabari...Il bu à son tour quelques gorgées d'eau avant de reposer ses yeux dans ceux du soldat* J'ai fini par me souvenir... *Dit-il simplement* J'avais eu un père, une mère et un lieu de naissance... *Le reste du groupe ne comprenait pas mais il y avait des chances pour que ça ait un sens dans l'esprit de Jabari* Je ne pouvais plus continuer... *Il reposa une main sur celle de l'homme, prêt à apaiser ses maux* Tu comprends ?

JABARI: *Il releva les yeux vers lui, ne s'etant pas attendu a ce qu'il se mette a parler de lui. Etait-ce une strategie pour le faire parler lui ? Ou etait-ce reelement pour se connecter, lui rappeler ce passe qu'ils avaient partages. Il le fixa un instant, ayant du mal a ne pas piocher dans ces souvenirs qu'il avait mit de cote et qu'il ne pensait pas devoir ressortir* Tu t'es souvenu... Et tu as tue tes freres. Ouai j'comprends. Je connais l'histoire. *dit-il d'une voix rauque mais il n'y avait aucune emotion particuliere dans sa voix, il ne faisait que se souvenir des faits*

AKIL: *les autres sorciers presents echangerent un regard en comprenant doucement qu'il y avait bien plus chez Kafele que sa gentillesse et ses sourires. Mais chacun avait un passe et la guerre avait teinte la plupart de sang. Il avait soigne les leurs, sauve la vie de certain et meme aider a mettre au monde d'autre. Alors ils le laisserent parler, gardant toujours en tete que l'homme ligote cherchait a tuer quelqu'un, mais comprenant qu'il y avait quelque chose d'autre peut-etre plus important entre les deux hommes*

KAFELE: *Sa main se crispa légèrement en l'écoutant, ne pouvant s'empêcher de penser de repenser à tout ça...* La vérité est plus compliqué que ça... *Sa voix trahissait une certaine émotion mais il gardait les yeux sur Jabari. Il comprenait...* Depuis combien de temps tu te souviens ?

JABARI: J'ai pas oublie. *repondit-il mais il ne parlait pas de son passe* Tu ne te souviens peut-etre pas de moi mais moi je me souviens de toi. Je sais qui tu es Kafele. On a du te chercher, dans toute l'Egypte, partout, apres ce que tu as fait. *se rappela-t-il du meme ton rauque mais denue d'emotion particuliere* Mais apres ils ont arretes de nous faire chercher, ils ont arrete de le torturer. Je pensais que c'etait parce qu'ils t'avaient trouve et qu'ils t'avaient tue, ou pire. *mais clairement ca n'etait pas le cas et il fixa Kafele d'un air trouble comme s'il etait difficile pour lui de saisir cette nouvelle realite, mais il finit par detourner le regard* Je me fiche de ce qui s'est passe. Je me fiche de ta verite. Tu devrais etre mort. *finit-il par repeter en refermant son esprit*

KAFELE: Ils ont arrêté parce qu'ils lui ont fait bien pire... *Cela avait quitter la seuil de ses lèvres avant qu'il n'y réfléchisse. Jabari devait probablement mieux le savoir que lui,* C'est pour ça que je ne suis pas mort... Ils ont besoin de moi en vie...

JABARI: S'ils avaient besoin de toi, tu serais pas la. *retorqua-t-il un peu sechement comme si cette conversation s

JABARI: S'ils avaient besoin de toi, tu serais pas la. *retorqua-t-il un peu sechement comme si cette conversation s'etait soudain mise a l'agacer* Non. Ils n'ont plus besoin de nous, c'est pour ca qu'ils nous ont echange.

AKIL: Emh... Kafele ? *demanda-t-il discretement depuis sa table et son the en levant le doigt* Est-ce que tu pourrais... Partager ? Hm ?

KAFELE: Echangé...Contre quoi ? *Lui même avait du mal à comprendre et il jeta un coup d'oeil à Akil pour le lui faire savoir même s'il pensait pouvoir deviner certaine chose, il était loin d'en avoir la certitude*

JABARI: Cooperation. Entente. Couverture. Qui sait. C'est tout comme Ptah a nouveau, mais cette fois ils nous appellent Ama, ils nous appellent esclaves plutot que freres d'armes. Mais ca fait rien, ca fait pas de difference. On a toujours ete des esclaves.

KAFELE: *Il acquiesca à ses paroles, oui, ils avaient toujours été esclaves...Et leur vie n'avait jamais eu de valeurs aux yeux de ceux qui les dirigeaient. Il laissa à nouveau sa magie s'exprimer* Dès lors où tu cesses d'obéir, tu te libère de tes chaînes... *Murmura-t-il alors que sa magie rongeait les liens qui l'entravait, Il connaissait les risques mais il ne pouvait décemment pas discuter avec un homme ligoter plus longtemps* Jabari...Où est ton maître ?

JABARI: *son corps reagit tout seul en sentant la magie de Kafele s* Arretes, tu ne sais rien des chaines. *grogna-t-il sombrement en retenant difficilement sa colere* (( OOC: Nope oublie ca j'ai mal lu XD ))

JABARI: *Son corps reagit tout seul en sentant la magie de Kafele briller a nouveau mais il se figea en se rendant compte qu'il etait en train de le liberer. Il le fusilla d'un regard plein d'incomprehension mais c'etait trop tard, il etait libre.*

Les sorciers du salon de the ne comprirent que trop tard ce qu'avait fait Kafele et meme s'ils sursauterent en empoignant leurs armes, ils n'eurent pas le temps de reagir. Jabari s'etait jete sur Nawa pour se placer derriere elle en lui ecrasant la gorge de son avant bras puissant et son autre main se saisit de l'arme de la jeune fille qu'il fit luire d'une magie ecarlate.

JABARI: Je ne suis pas Jabari, je suis Ama, et on ma ordonne d'eliminer tout ceux qui se mettront sur mon chemin ! *rugit-il alors qu'il se protegea des sorts qui filerent dans sa direction en tenant toujours Nawa en bouclier*

KAFELE: *Il releva, dégainant lentement le sabre que les nomades lui avaient donné. Il observa Jabari, le visage froid* Et je devrais être mort... *Lui rappela-t-il* Mais je ne le suis pas... Et tu n'es pas Ama...

AKIL: *il remarqua que meme s'il tenait Nawa en otage et proclamait qu'il devait eliminer les obstacles, l'homme n'avait pas encore tue l'adolescente alors qu'il ne lui suffisait que d'un geste. Encourage par les mots de Kafele, il fit signe a ses camarades de cesser leurs attaques et planta son regard dans celui de Nawa pour lui intimer de garder son sang froid. La situation etait deja trop mauvaise pour pouvoir esperer la regler pas la violence. En tout cas, s'ils voulaient recuperer Nawa en vie. Il jeta ensuite un regard en coin a Kafele, lui signalant qu'il avait le champs libre mais l'appelant aussi un peu a l'aide. Meme s'il ne savait pas grand chose du soigneur, il savait qu'il ne voudrait pas voir des innocents blesses.*

JABARI: Non. Toi tu ne l'es pas, mais moi si. C'est pour ca que tu t'es enfuis. C'est pour ca que tu es la. C'est pour ca que tu vas mourir. *dit-il et arrachant l'arme de Nawa il disparu dans un flash pour reapparaitre derriere Kafele pour la lui planter dans le flanc.*

KAFELE: *Il échangea un regard avec Akil, son visage fermé ne laissait rien transparaitre et pour un homme qui avait toujours connu le soigneur, la différence était choquante. Ses yeux se verrouillèrent sur Jabari. La disparition de l'ancien soldat lui permit de cesser de penser à Nawa, Akil s'en chargerait à cette seconde. Il l'entendit réapparaitre à côté de lui et bien qu'il pouvait deviner son geste, il le laissa le poignarder, attrapant sa poignet pour l'empêcher d'ôter l'arme de son corps, il laissa son front rencontrer violemment son nez...Lui faisant lacher le poignard par la même occasion.* Je ne me suis pas enfuis, je me suis libérer *Il refusait de se sentir à nouveau coupable pour ça, cela avait couter la vie de ses frères et il était temps pour lui d'accepter...Sa main contre sa blessure, il ôta l'arme qu'il jeta plus loin, sa magie travaillant déjà à le soigner, il fixa Jabari, s'attendant à un nouvel assaut* Je suis libre et c'est pour ça que je suis ici...Parce que j'ai choisi d'y être...J'ai choisi de ne pas te tourner le dos...Le reste du chemin c'est à toi de le faire.

JABARI: *il s'attendait a toucher le vide, rencontrer l'air ou peut-etre un bout de chair mais il ne s'attendit pas a sentir la lame s'enfoncer sans resistance. Surprit, il se prit le violent coup de tete qui lui fit lacher son arme de fortune et tituber en arriere, un filet de sang glissant sur la levre superieure. Il fusilla le soigneur du regard, l'adrenaline et le gout du sang animant un sourire sur son visage abime* Libre... Et de toute les personnes en Egypte, tu decides de m'aider moi ? *railla-t-il en rigolant comme s'il venait d'entendre une bonne blague* Tu t'es bien ramolli, "Kaf'". Tes mots n'ont aucun sens ! *laissa-t-il echapper avant de se jeter sur lui a mains nues, frappant de toute ses forces avec ses poings dans l'espoir de briser un os ou l'etourdir assez pour afaiblir sa prise autour de son arme pour qu'il puisse s'en saisir*

KAFELE: *La sensation du sang sur ses doigts et son odeur réveilla quelque chose en lui, restant droit et froid, il ne riait pas, ne souriait pas et ne cilla pas* De toute les personnes en Egypte, c'est toi qui a fini sur ma route *Expliqua-t-il en esquivant les premiers coups, rapide et concentré. Il se saisi de la première faille qu'il vit, laissant sa lame couper la chair. Une blessure superficielle, seulement destinée à le fatigué. Disparaissant et réapparaissant un peu plus loin, il le fixa* Mes mots n'ont aucun sens pour ceux qui comme toi, renonce... Je t'ai connu moins idiot...

JABARI: *il se crispa et s'eloigna une seconde en sentant sa chair se couper. Sans sa magie pour se soigner il avait du mal a predire a quel moment ses blessures allaient finir par lui couter, mais probablement tres rapidement* Tu me soigne puis tu me coupe. Tu me libere puis tu te bats contre moi. Et c'est moi l'idiot ? *souffla-t-il avec hargne* Ils n'ont aucun sens parce que tu n'as aucun sens. Tu as perdu l'esprit le jour ou tu as laisse ces souvenirs dans ta tete, le jour ou tu as tue tes freres. Toi et ta petite fratrie... Vous etes tous devenus fous.

KAFELE: Je me bats contre toi seulement parce que tu m'y contrains *rappela-t-il* J'ai perdu l'esprit le jour où ils s'y sont insinuer pour le modeler, le rendre malléable, au point d'ignorer ce qui est vrai et faux... *Peut-être sombrait-il réellement dans la folie au fond.*

KAFELE: Le jour où ils ont massacré mes parents, m'ont torturer et ont fait de moi le soldat qu'il voulait que je sois

KAFELE: Le jour où ils se sont insinuer pour me rappeler, le jour où ils m'ont souffler à l'oreille de les tuer

KAFELE: Le jour où j'ai vu le feu en lui, le jour où ils ont choisi la haine

JABARI: Qu'est-ce qu'on en a a faire du vrai ou du faux, de tes parents, de tes sentiments, ou de ce qu'ils ont fait. Nous sommes des chiens, dresser pour tuer et tu t'es perdu le jour ou tu as perdu tes maitres.

KAFELE: Je n'ai pas perdu mes maîtres...Je suis devenu le maître...

JABARI: *il se figea soudain, blemissant a vue d'oeil. Pendant un instant il cru que le frisson qu'il ressentit etait du a sa blessure mais ce n'etait pas ca. Il fixa Kafele en se rendant compte que c'etait la premiere phrase qui faisait du sens a ses oreilles. Sans vraiment oser la comprendre il pouvait sentir l'idee s'insinuer dans son esprit et pas n'importe quelle idee* Nous ne sommes pas des maitres... *souffla-t-il avec un soupcon de panique, comme s'il s'efforcait de se faire oublier cette idee* Nous ne sommes pas...

KAFELE: J'en suis un... *Il esquissa un premier sourire, plaçant son sabre devant ses yeux, il observa la lame, finissant par lancer celui-ci qui vint atterrir au pied de Jabari* Et tu peux en être un...

JABARI: *il regarda la lame a ses pieds, trebuchant sur cette idee que Kafele semblait vouloir lui transmettre. Il ne voulait pas de cette idee mais son esprit semblait s'en accomoder avec joie. L'idee de ne pas etre un esclave mais un maitre, l'idee de faire ce qu'il voulait mais surtout l'idee que cela etait aussi facile que de prendre cette arme et que cela avait toujours ete aussi facile* Toute ma vie... *murmura-t-il avec horreur en fixant cette arme, tendant des doigts tremblant, pres a la saisir. Mais il se ravisa, reculant d'un pas en tenant sa blessure sanglante avec un sourire depite* Est-ce que tu essaye de me rendre fou moi aussi, Kafele ? Toute ma vie j'ai ete un esclave. A quoi bon etre autre chose aujourd'hui ? Je n'ai jamais ete destine a etre un maitre. Je n'ai jamais ete destine a etre un homme. Je suis destiner a servir et tuer. Les Dieux l'ont fait ainsi et qui es-tu pour les contredire ? Tu te prends pour un Dieu Kafele ?

KAFELE: *Il eut un sourire bienveillant* Un homme...que les dieux ont mit sur ta route...

JABARI: *il frissonna a nouveau, devenant un peu plus pale a chaque fois* Et ou irais-je ? Et pour faire quoi ? Je n'ai ni passe, ni desir, ni reve, ni foi. Je suis les ordres. Prive moi de ca et qu'est-ce qu'il me reste ?

KAFELE: Où tu veux... Faire ce que tu veux... Tu peux prendre le temps de découvrir ton passé, tes rêves ou tes désirs et même si je ne te le souhaite pas, personne ne peut t'interdire de rester Ama... Tout ça... Ce sont des choix qui t'appartiennent... Tu peux être un chien ou un maître... Tu peux être Ama ou Jabari... Tu peux être qui tu veux et ce que tu veux.

JABARI: Et si je te tue ? Et si je les tues ? Et si je me tue ? Si je suis libre de faire ce que je veux, si tu n'as rien de plus a me dire... Pourquoi t'en soucier ?

KAFELE: Parce que je suis mon maître et que j'ai choisi de m'en soucier. Parce que j'ai vu assez d'Hommes être manipulé, torturé ou encore tué...Parce que j'ai choisi d'aimer la vie et de la préserver...Et à ce titre j'empêcherai quiconque de mourir aujourd'hui. Tu es libre de faire ce tu veux, je suis libre d'en faire de même.

JABARI: Quiconque de mourir... *repeta-t-il doucement moqueur* Tu te prends vraiment pour un Dieu...

KAFELE: *Il esquissa un sourire amusé* Ou je suis simplement fou...

Alors que les deux guerriers conversaient sous le regard attentif et mefiant des autres sorciers, des bruits de pas affoles se firent entendre a l'exterieur et bientot, Sherif debarqua, suivit de pres par Amhed et Bakari. Ce dernier repera sa fille et son etat s'un seul coup d'oeil et bien qu'il aurait voulu se precipiter pour la sortir de la, il resta pret d'Amhed et de la sortie, le poing serre sur le manche de son epee et le regard sombre.

AMHED: Que se passe-t-il ici ? *demanda-t-il avec force mais calme*

AKIL: *il savait que c'etait probablement a lui de repondre mais cela faisait quelques minutes qu'il ne se sentait plus vraiment maitre de la situation. Haussant un sourcil, il jeta un regard a Kafele, comme pour l'inviter a donner sa version des fait.*

KAFELE: Juste un homme qui se défait de ses chaînes... *Il esquissa un premier pas vers Jabari, les bras tendu en signe de paix, il le fixait* Alors...Qui es-tu ?

JABARI: *il le fixa, une certaine panique faisant rage a l'interieur de lui en sentant l'echeance approcher. Ses levres tremblerent et il cru qu'il allait reculer mais juste avant, il recupera l'arme a ses pieds et la brandit dans la direction de Kafele, le regard brulant* Jabari. *repondit-il finalement avant de lentement pointer sa lame vers Akil* Et Jabari veut son arme.

AKIL: *il deglutit, pas vraiment sur de savoir s'il appreciait la tournure que prenait les evenements. C'est pourtant bien lui qui avait prit son arme et il fut obliger de prendre la decision. Se mordant la levre en reflechissant, prenant bien soin de ne pas croiser le regard des autres, il finit par saisir le long sabre de Jabari et de s'approcher pour le lui rendre*

KAFELE: *Il resta un témoin silencieux de la scène, observant la lame brandit de son côté, il ne bougea pas. Ses yeux posés sur Jabari, son coeur cognant dans sa poitrine et l'adrénaline coulant dans ses veines, il attendit que l'ancien soldat prenne une décision...*

JABARI: *il recupera son arme, l'arrachant presque des mains de l'autre sorcier d'un air haineux, mais il ne fit rien de plus que le remettre a sa ceinture et de se tourner vers Kafele, observant maintenant l'arme qu'il lui avait donne.* "Un homme qui se defait de ses chaines." *repeta-t-il en marmonnant alors qu'il s'appretait a se demander ce qu'il etait en train de faire* Tu ne peux pas predire un chien enrage. *le mit-il en garde en lui rendant finalement son arme* Et le chien qui mord la main qui le nourrit est le pire de tous. Je suis un tueur, mais pas un traitre. Ne me demande pas de parler. Je ne parlerais pas.

KAFELE: *Il récupéra son arme, la rangeant à son tour à sa ceinture. Il lui répondit d'un geste négatif de la main* Je ne te demanderai rien de plus *Confirma-t-il simplement, reculant légèrement. Il ignorait à présent ce que comptait faire Jabari mais il avait fait son maximum pour l'aider et il le ferait encore s'il le lui demandait mais en cette seconde, le soldat était libre de faire ce qu'il souhaitait*

AKIL: Beenn... Nous on a quand meme des questions. *intervint-il avec precaution en sachant tres bien qu'il aurait mieux fait de rester silencieux et de lacher l'affaire mais c'etait simplement hors de question.* Il a quand meme tue quelqu'un.

BAKARI: Tue ?!

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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Lonely Day   Dim 7 Aoû - 9:57

JABARI: *il eu un petit sourire mauvais en se retournant vers le groupe de sorcier* J'ai tue beaucoup de gens. *nargua-t-il d'un air carnassier avant de renifler avec dedain* Mais pas aujourd'hui.

NAWA: Et on est sense te croire sur parole ? *grogna-t-elle, haineuse*

JABARI: Le sang que j'avais sur moi, provenait d'une brebis.

LATI: Ben voyons...

AKIL: Et qu'est-ce que cette pauvre brebis a bien pu te faire ? *se moqua-t-il blase*

KAFELE: *Il resta en retrait cette fois, observateur silencieux*

JABARI: Elle m'a aide. *repondit-il calmement* A le trouver, lui. *avoua-t-il en pointant Amhed du doigt* *En une fraction de seconde il disparu pour reapparaitre juste devant lui, sa lame deja sortie et la pointe posee juste a la jonction des clavicules de sa victime qu'il fixa avec des yeux vides* Toi aussi, tu devrais etre mort. *annonca-t-il d'une voix denuee d'emotion mais personne n'osa bouger, de peur de ne provoquer l'irreparable* Mais quelqu'un en a decide autrement. *finit-il par dire en baissant lentement sa lame* Un Dieu, un maitre, un fou... Ou simplement un homme qui se defait de ses chaines. Je t'epargne aujourd'jui mais peut-etre pas demain. Alors souviens toi de moi Amhed Gaafar. Jabari n'en a pas encore fini avec cette vie. *il rangea son arme et a l'instant ou le manche tapa le fourreau, il disparu dans un flash*

AMHED: *il se defigea lentement, prenant conscience qu'il venait de froler la mort sans meme savoir pourquoi* Est-ce que... Je peux... Savoir... Ce qui se passe, ici ?! *s'enerva-t-il en fusillant Akil du regard* Akil ! *l'interpella-t-il meme pour ne pas qu'il se defile*

AKIL: Eh ben... ! On dirait que Kafele t'as sauve la vie ! *s'amusa-t-il maladroitement en reculant*

BAKARI: Qu'est-ce qu'il a fait a ma fille ? Qu'est-ce qu'il a fait a Nawa ? *souffla-t-il avec colere*

NAWA: Rien de grave... J'ai connu pire. *retorqua-t-elle avec un sourire arrogant. Elle detestait qu'on veuille la proteger*

KAFELE: *Il s'apprêtait à profiter de la soudaine activité pour simplement s'éclipser, ne souhaitant pas être prit à parti*

LATI: Et on va le laisser s'en tirer comme ca ?! *s'insurgea-t-elle, incredule*

SHERIF: Hey Kafele, qu'est-ce qui s'est passe ? *questionna-t-il alors qu'il vit le soigneur s'approcher de la sortie*

KAFELE: *Il ne se retourna pas, répondre a cette question engendrerait d'autres questions auxquelles il ne souhaitait pas vraiment répondre.* Un chien est venu pour tuer, un homme est reparti libre...Vous savez qui il visait à présent... *Il tenta a nouveau de quitter les lieux*

AMHED: *l'intervention de Sherif lui fit remarquer l'attitude evasive de Kafele et il se retourna vers lui. Mais ce n'etait pas quelqu'un qu'il pouvait ou voulait reprimander. Il ne vivait pas ici mais il avait aussi fait trop de bien pour meriter suspicion et mefiance.* Kafele ! *appela-t-il neanmoins avant que ce dernier disparaisse* Merci. *dit-il simplement en baissant la tete en signe de gratitude avant de se retourner vers les autres pour le laisser partir en paix*

SHERIF: Oh... Ok ! Ben a un de ces quatres alors ! *repondit-il avec entrain bien qu'il n'avait pas comprit un seul mot de ce que venait de dire Kafele*

KAFELE: *Il quitta le salon de thé. Lorsqu'il retrouva l'extérieur, il souffla longuement. Calmant le rythme de son coeur et taisant la profonde tristesse qui tentait de gagner du terrain. Il leva les yeux vers le ciel qu'il observa une longue minute, comme s'il pouvait y trouver les réponses à ses propres questions. Il soupira, une nouvelle fois, refaisant route vers sa première destination...Rania*

JABARI: Et maintenant ? *l'interpella-t-il avec un petit sourire crispe, adosse contre un mur quelques rues plus loin sur son chemin*

KAFELE: *Il sursauta, loin de l'image de l'assassin précis et calculateur qu'il pouvait être. Il laissa échappé un petit rire, se moquant de lui-même* J'allais rendre visite a une amie... *Lui fit-il savoir en se passant une main sur la nuque, il ne le rejeta pas pour autant et à vrai dire, il semblait l'inviter à l'accompagner*

JABARI: *il observa l'attitude changee de l'assassin mais n'en fut qu'a moitie surprit. Cela lui rappelait au contraire des souvenirs lointain, l'echo de rires alors qu'un de ses propres freres se moquait du guerrier versatile et maladroit. Ces souvenirs l'intriguerent plus qu'ils ne le firent sourire mais il ne les rejeta pas et fixa Kafele une longue seconde, pensif.* Elle est mignonne ? *finit-il par demander avec un petit sourire mutin sur les levres*

KAFELE: *Il reprit la route, souriant de plus belle.* Elle l'est *Mais il se garda bien de lui dire qu'elle était aussi une mère. Préférant laisser tout le loisir à Jabari de découvrir la jeune femme.*

JABARI: *il renifla, se demandant si Kafele se moquait de lui ou si au contraire il l'avait prit a serieux. Sans en dire plus, il emboita simplement le pas a Kafele sans s'empecher de jeter des regards mefiant a chaque coin de rue et a chaque passant*

KAFELE: *Il ne semblait pas aussi tendu que Jabari et pourtant semblait prendre grand soin à ne pas être trop à découvert. Lorsqu'il arriva devant la porte de jeune mère, il frappa à celle-ci, jetant un coup d'oeil du coin des yeux à son nouveau compagnon de route*

RANIA: *De derriere la porte* Pili ouvre la porte s'il-te-plait ? N-non Meena il y a assez de sel la !

TETH: *De derriere la porte* Rania maman ou est-ce que je pose caaa ?

RANIA: *De derriere la porte* Sur l'etagere, non pas celle la, ici ! Et Pili ! Pose ca et va ouvrir la porte s'il-te-plait !

ANIS: *De derriere la porte* Pili fait ce qu'elle te dis ou je compte a trois !

JABARI: *se retenant de rire, un peu intimide* Bon sang mais y en a combien la dedans ?

ANIS: Pili ! Un... Deuuux...

PILI: Sse bon sse bon ze vais ouvrir ! *la porte s'ouvrit enfin* Oh sse Kafele ! Maman sse Kafele !

Dans le petit appartement une delicate odeur d'epice flottait, un etrange gadget avec lequel un enfant jouait faisait un etrange bruit. Un autre enfant semblait essayer d'empiler le plus d'objet possible sur une petite etagere en bois bancale, un autre mettait la table, une autre touillait le contenu d'une grosse marmite et une autre ouvrait la fenetre. Le petit Pili lui retourna rapidement jouer sous la table. Rania, portant dans les bras son bebe de quelques mois s'efforca de se frayer un chemin vers Kafele.

RANIA: Bonjour Kafele, ca fait longtemps. Oh un ami a toi ? Desole, c'est un peu la pagaille je- Non pas sur cette etagere Teth ! Je preparais a manger vous voulez -

MEENA: Maman ca craaaame !

KAFELE: *Il écouta les bruits de l'autre côté de la porte, ne pouvant s'empêcher de sourire devant autant de vie.* Hey ! *Dit-il pour saluer Pili mais celui-ci s'en retournait déjà à ses jeux. Il leva les yeux sur Rania, la saluant d'un nouveau sourire* Besoin d'aide peut-être ? *Dit-il en la taquinant légèrement bien qu'il savait que Rania était parfaitement capable de gérer ce petit monde seule.*

RANIA: Oh par Seth ! *souffla-t-elle et instinctivement elle deposa son bebe dans les bras de Kafele pour se presser vers la marmite* C'est bon c'est bon tout va bien ! Tou va bien ! *elle souleva la grosse marmite a bout de bras et la deposa lourdement au milieu de la table a manger* Ouf ! Je disais ! Vous voulez manger avec nous ?

JABARI: *il haussa un sourcil en jetant un regard etrange a Kafele et au bambin dans ses bras, une tres discrete lueur de panique brillait dans ses iris sombres*

REN: Mais maman y a plus de place pour les bols ! *couina celui qui mettait la table*

RANIA: Oh ! Oui mon cheri mais on enlevera la marmite apres s'etre servit d'accord ? Tu n'as qu'a les empiler a cote.

ANIS: Tu veux que je ramene les deux tabourets de la salle de bain ?

RANIA: Oh oui, enfin si ces messieurs veulent bien se joindre a nous... Meena cherie, tu peux eteindre le feu maintenant. Pili sort de sous la table !

KAFELE: *Il observa l'enfant dans ses bras, passant un doigt sur le petit nez de celui-ci avant de relever les yeux vers Jabari lorsque l'invitation leur fut lancer.* Tu as faim ? *Il n'était pas sans savoir que tout ceci était plus que nouveau pour lui*

RANIA: *le bebe couina joyeusement en bavant allegrement dans les bras de Kafele et sa mere se souvint soudain qu'elle l'avait un peu refiler a Kafele sans s'en rendre compte, elle le prit rapidement dans ses bras en le bercant instinctivement, attendant la reponse de l'ami*

JABARI: *il se sentit tetanise devant toute cette agitation et cette multitude de petit etre imprevisible* J-Je... *begaya-t-il en fixant se balet de vie et de bruit derriere la maman qui bercait son bebe avec tendresse* J-je... *tenta-t-il une nouvelle fois mais rien n'y faisait, il etait incapable se formuler une phrase*

LASS: Maiiis laisse ! C'est a moii ! *s'agita l'enfant au gadget etrange*

PILI: Moi aussi j'veux zoueee !

RANIA: Non, les enfants, on ne joue plus. Posez ca et on va manger, d'accord ?

ANIS: Allez posez ca et asseyez vous !

TETH: Maman et ca je met ca ou ? *demanda le garcon en montrant une fiole contenant un liquide bleuatre*

RANIA: Mais ou est-ce que t'as trouve ca ! Remet le la ou c'etait ! N-non, pas sur cette etagere Teth. La ou tu l'a trouve.

MEENA: J'ai faaaim !

KAFELE: * il posa une main sur le bras de l'ancien soldat, le délestant d'un peu de son trouble. Il se tourna vers Rania* on meurt de faim

ANIS: *elle deposa le deuxieme tabouret autour de la table a manger* Alors asseyez vous ! *ordonna-t-elle autoritairement en oubliant de changer de ton*

MEENA: Moi aussi je meurs de faiiiim ! *s'agita-t-elle, deja assise a la table*

LASS: Nan Pili touche pas a ca ! *grogna-t-il alors qu'il venait de s'asseoir, hesitant a se relever pour empecher son petit frere de lui prendre son jouet*

ANIS: Pili laisse ca et vient t'asseoir !

PILI: Maaaiiisss... *il vint tout de meme s'asseoir a la table*

RANIA: Ravie de l'entendre ! Entrez je vous en prie faites comme chez vous ! *invita-t-elle chaleureusement* Meena cherie, tu peux servir tout le monde ? Teth ! Teht arrete de ranger je ne sais quoi et va t'asseoir s'il te plait !

TETH: D'accoooord...

JABARI: *il souffla longuement en sentant Kafele tenter de l'aider avec son stress mais ne parvint a se detendre que tres peu. Il emboita tout de meme le pas a Kafele, surtout pour ne pas se laisser distancer. Ses instincts de survie etaient en alerte maximale et meme s'il savait qu'il ne s'agissait que d'enfants sans defenses, il ne put s'empecher d'observer chaque mouvement, chaque geste et d'analyser chaque son. Un cauchemar pour le cerveau*

KAFELE: *Il garda son attention alerte et essentiellement concentré sur Jabari alors qu'il entrait dans le petit appartement, Il rejoint la petite famille laissant le soin à l'ancien Soldat de s'installa à côté de la mère, prenant place entre lui et le reste des enfants.* Je passais dans le coin, je suis venu voir comment allait tout ce beau monde *Il reporta son attention sur Rania et le nourrisson* et comment tu allais toi.

RANIA: Oh c'est gentil ! In va bien, tout le monde va très bien comme tu peux le voir ! *répondit-elle avec enthousiasme et un poil de fatigue en désignant tout les enfants qui n'avaient pas attendu pour plonger leur cuillères dans leur bol de haricots et de lentilles. Elle profita du geste pour tendre une serviette a Anis qui essuya la bouche de Lass déjà recouverte de sauce* Les enfants ont des petits cours de magie chaque semaine avec Bakari et ils se debrouillent plutot bien...

LASS: Ouai ! Moi je sais faire du feu ! Et des papillons regarde ! *s'exclama-t-il avec entrain pret a sauter de sa chaise*

ANIS: Ah non ! Tu reste a table ! Pas de magie quand on mange !

PILI: Moi zi arrive pas... *bouda doucement l'enfant*

MEENA: C'est parce que t'es trop jeune Pili !

LASS: Ou parce qu'il est trop nul !

MEENA: Laaaaass !

TETH: C'est toi qu'est nul Lass, t'as même pas réussi l'exercice du fil.

LASS: Pff il était nul cet exercice t'façon. *bouda-t-il*

RANIA: Et toi Kafele, comment ça va ? Ça fait quelque temps qu'on ne t'as pas vu passé, je commençais à me demander...

MEENA: Avec le feu a El-Azhar en plus !

LASS: Elle a cru que t'avais ptet cramé !

MEENA: Laaaaasss !

TETH: Deus il a cramé...

ANIS: On sait Teth... C'est triste... Mais il est avec les Dieux maintenant. Finit ton bol.

TETH: D'accord...

PILI: Moi z'ai vu les flammes ! Ss'était énoooooooooooorme ! Et tout le monde criait, z'ai eu trop peur !

LASS: Mais toi t'as peur de tout ! Moi j'ai trop pas eu peur !

RANIA: Oh les enfants, est-ce qu'on pourrait parler de quelque chose d'autre s'il-vous-plait ? Kafele va bien et tout le monde va bien, maintenant finissez de manger.

JABARI: Quel feu ? *demanda-t-il alors et c'était la première fois qu'il ouvrait la bouche. Il n'avait pas touché à son bol non plus. Mais l'histoire des enfants, du danger et de la mort semblait l'avoir guidé sur un terrain ou il se sentait plus a l'aise*

KAFELE: *Il détourna les yeux sur son bol à l'évocation de l'incendie. Son coeur se serra* Les dernières semaines ont été compliqué *Admit-il simplement avant de manger quelques cuillères de son bol. Ecoutant les enfants discuter naturellement de l'incendie le troublait, certain lui rappelait Akiiki. Il sourit à l'image de son visage et au souvenir de sa voix* Oui tout le monde va bien *Répéta-t-il simplement comme pour s'en persuadé

RANIA: Oh vous ne savez pas ? Il y a eu un terrible incendie à El-Azhar il y a maintenant... plusieurs semaines oh plus d'un mois je dirais même. C'était terrible... Mais ! Ne parlons plus de ça et... Oh vous ne mangez pas ?

JABARI: J-Je...

MEENA: C'est moins bon quand c'est froid !

LASS: C'est pas bon tout court !

MEENA: Laaaassss !

PILI: Moi strouve ssa cro bon !

TETH: P'tet qu'il a pas faim en vrai...

JABARI: *voir l'attention se tourner vers lui et vers son bol non entamé le crispa a nouveau et il déglutit avec difficulté en faisant de son mieux pour contenir sa panique*

KAFELE: * il jeta un regard a Jabari, Surpris par sa question. Peut être trouverait il le courage de lui raconter mais pour l'heure il préférait changer de sujet. Se tournant vers Rania* comment se passe le boulot ? * s'enquit-il pour relancer la conversation*

RANIA: *Elle s'apprêta a dire au pauvre homme que ce n'était pas grave mais la question de Kafele détourna son attention, elle glissa ses cheveux derrière une oreille en souriant discrètement* Oh ça se passe bien mh... Grigotts, tu sais, la banque Anglaise, veut encore profaner un nouveau tombeau à la recherche "d'artefacts magiques de grande importance pour le monde magique et sa culture"... Ce n'est ni la première fois ni la dernière mais en ce moment... *elle soupira* Ce sont des charognards... Maintenant que la guerre a laissé tant de territoires et de Temple en ruine ou à l'abandon... Oh pardon je m'emporte ! *se coupa-t-elle en rigolant doucement, gênée*

JABARI: Qu'est-ce que ça fait qu'ils récupèrent ce qui a été abandonné ? *commenta-t-il comme si à nouveau son esprit avait interpellé par quelque chose qu'il connaissait*

RANIA: Et bien c'est important ! C'est notre histoire, notre culture a nous. Tant de gens sont mort et se sont battus pour leurs idéaux et leurs croyances dans ces lieux. Et de voir un posh British y pénétrer comme si ce n'était qu'un musée ou un coffre renfermant de la marchandise a vendre... Je ne sais pas... Ca m'agace.

JABARI: *il renifla* Y a rien a voir ou a vendre dans ces lieux là.

RANIA: Ce n'est pas ce qu'ils ont l'air de croire. *répliqua-t-elle avec un peu moins de douceur* Pardon mais je n'ai pas saisit votre nom. *demanda-t-elle alors en le toisant du regard*

JABARI: *il ne s'attendit pas à se faire soudain interroger et déglutit a nouveau* J... Jabari. *répondit-il d'un ton faiblard*

RANIA: Et bien, Jabari, mangez avant que ça ne devienne froid. *demanda-t-elle d'un ton qui était clairement celle d'une mère qui avait un peu perdu patience*

JABARI: J-Je... *balbutia-t-il a nouveau, mais lorsque les mots eurent de nouveau du mal a sortir, il finit par prendre une cuillerée de lentille et de la mettre dans sa bouche, sous le regard sévère de la maman. Voulant faire bonne figure, il n'y parvint pas car prit de surprise il faillit recracher sa bouchée et se força a avaler avant de s'étouffer en toussant. Rania le fusilla du regard, plus mécontente que jamais alors que les enfants pouffèrent de rire devant l'infortune de leur camarade de table. Les yeux écarquillés, il lança un regard d'horreur a Kafele, finissant de tousser, les lèvres tremblantes.* Merde... *souffla-t-il horrifié* C'est trop bon. *C'était même la meilleure chose qu'il avait jamais goûté de sa vie.*

Les enfants gloussèrent de plus belle et Rania se dérida, jetant un regard interloqué à Kafele. Elle se retint de rire en voyant l'homme se jeter sur son bol pour en engloutir le contenu en deux bouchée avant de se resservir sans attendre sous les encouragements des enfants.

KAFELE: *Il comprenait ce que Jabari voulait dire, lui même avait plus que participer à l'abandon de certain lieu et à ses yeux, à part la désolation et la mort, ces lieux ne lui inspiraient rien de bon. Il resta en retrait, évaluant la situation et la conversation entre Rania et Jabari. Une part de lui ne put s'empêcher d'être amusé par l'autorité de la mère et l'effet qu'elle eut sur l'ancien soldat. Il s'apprêtait à continuer de manger à nouveau mais la réaction de son compagnon d'infortune attira son attention. Il sourit, pensant dans un premier temps que le plat ne lui plaisait pas mais ce fut tout l'inverse. L'observer ainsi manger l'anima d'un sincère sentiment de joie alors qu'il croisa le regard interloqué de Rania. Il le soutint, sans un mot pourtant, juste un regard rassurant et bienveillant.* Tu auras fait un heureux aujourd'hui *Dit-il en reprenant une nouvelle cuillère de lentille* Et tu n'as même pas eu la chance de gouter son Oum Ali

JABARI: *Il eut du mal a reprendre son souffle tellement ses papilles en redemandaient constamment. Il entendit tout de même les paroles de Kafele et s'obligea a reprendre son souffle et ses esprits une petite seconde, avalant sa dernière bouchée avec difficulté il se sentit très légèrement honteux de s'être donné en spectacle.* N-Non. Ca. Ca c'est trop bon. *dit-il en pointant la grosse marmite de lentille comme pour justifier son enthousiasme démesuré. Il ne pouvait pas exister meilleur encore.*

RANIA: *elle éclata de rire* Vous aimez mes lentilles ? Vous allez adoooooorer mon Oum Ali. *assura-t-elle en lui tapotant l'épaule chaleureusement*

KAFELE: *Il termina son propre bol* S'il lui reste seulement de la place pour

JABARI: *il se figea en sentant le contact de la femme contre son épaule et l'observa rire, puis son regard se porta sur les enfants qui rigolaient encore et s'étaient mis à se chamailler joyeusement, puis il regarda Kafele. Il paraissait plus perdu que jamais mais derrière son regard très légèrement paniqué brillait une lueur étrange et sur ses lèvres encore tâchées de sauce s'étira un sourire presque invisible. Il sentit son coeur le pincer et ses yeux le piquer et soudain, il se redressa, faisant presque peur aux enfants.* U-Une autre fois p-peut-être c'est... c'était délicieux. *s'excusa-t-il d'une voix rauque n'attendant pas la fin de sa phrase avant de prendre la fuite, trébuchant maladroitement sur le bordel environnant avant d'atteindre la porte et de se ruer dehors. Il se plaqua immédiatement contre le mur du couloir et se laissa glisser sur le sol, le souffle court, serrant la mâchoire pour retenir ses larmes*

MEENA: Il a finit son bol ?

LASS: Il a finit le plat !

TETH: Pourquoi il est partit si vite ?

PILI: Il avait peut-ête envie de faire pipi hihihihi...

ANIS: Pili ! On ne parle pas de pipi à table !

LASS: Ou il voulait peut-être faire caca.

MEENA: Laaaaaasss !!

RANIA: *elle ne su quoi penser de l'attitude de Jabari. Même s'il semblait avoir grandement apprécier son plat, il n'avait clairement pas l'air bien. Elle porta son inquiétude vers Kafele.* Est-ce que... Tout va bien ? *demanda-t-elle faute de savoir quoi demander d'autre*

KAFELE: *Il observa l'homme partir en courant. Se relevant à son tour, il s'approcha de Rania, se penchant pour embrasser sa joue d'un geste amical, il glissa à son oreille, un seul mot, vétéran avant de se relever complètement* C'était délicieux Rania...Merci encore... *Il observa le bambin dans ses bras* On se revoit bientôt *Promis-t-il doucement avant de se diriger à son tour vers la sortie. Il manqua de peu de s'éclater la figure en trébuchant sur un bloc qui trainait là, laissant échapper un rire. Il quitta l'appartement en saluant tout le monde. Il observa à sa gauche, à sa droite...Trouvant Jabari assis sur le sol. Restant debout, il lui tendit la main pour l'aider à se relever* Marchons...Loin de la foule... *proposa-t-il doucement*

"Aurevoir Kafeeeleeeee !" saluèrent en coeur les enfants et Rania le salua d'un sourire compatissant.

JABARI: *recroquevillé sur lui-même il fit de son mieux pour ne pas craquer mais entendre la voix de Kafele le ramener à la réalité si tôt ne l'aida pas et il ne bougea pas malgré sa main tendue.* Pourquoi... Je ne devrais pas être ici. *souffla-t-il avec colère et un mélange de reproche*

KAFELE: *Il laissa sa main retomber le long de son coeur et s'adossa au mur d'en face, se laissant glisser jusqu'au sol, il voulu lui demander où devrait-il être mais il se rappela de sa promesse...Il baissa les yeux à terre...Laissant une minute de silence avant de reprendre la parole* Où aimerais-tu être ?

JABARI: *Il ne répondit pas tout de suite, l'esprit encore trop embrouillé et surtout remplit de mise en garde et de rappel à l'ordre. Il devait rentrer, non, il devait tuer Amhed Gaafar et rentrer. Il avait encore le temps, encore le temps de rattraper ses erreurs. Pourquoi ne l'avait-il pas fait ? Cela venait de se passer et pourtant il ne parvenait pas à s'en souvenir. Pourquoi était-il là, a manger ce délicieux plat avec ces enfants si joyeux ? Non, tout ça était un rêve, un rêve dont il devait se réveiller avant qu'il soit trop tard, avant qu'il ne se perde à jamais... Mais la présence de Kafele encore a ses côtés l'obligea a répondre à sa question ou du moins chercher la réponse dans son esprit. Où aimerait-il être ? Il ne le savait pas mais se le demander lui rappela lentement ce qui l'avait mené ici. Être libre, être le maitre et non l'esclave. Son propre maitre. Où aimerait-il être ?* Qu-quelque part... Loin de tout. Avec de l'air... Le vent... L'horizon... La mer... *il s'imagina le paysage avec fascination devant l'aisance qu'avait son esprit a faire ce qu'on lui avait toujours refusé : penser par lui même. Il pouvait presque sentir le vent sur sa peau, l'air doucement iodé emplissant ses poumons...* Il y aurait... Un arbre pas loin et le vent il... Il ferait chanter son feuillage... *continua-t-il en se prêtant doucement à cet exercice qui apaisait incroyablement son esprit et son corps* Je verrais un bateau à l'horizon et je le regarderais passer, sans me soucier... Sans me soucier de rien. D'où il vient, où il va... Ce qu'il transporte... Combien de marins... J'en aurais rien a battre. Mais je le regarderais quand même passer... *et il le regarda passer dans son esprit, serein pendant de longues secondes avant de rouvrir les yeux, revenant a la réalité.* J'sais pas, c'est pourri mais j'ai pas d'imagination pour ce genre de... truc. *finit-il d'un ton un peu nonchalant mais calmé néanmoins*

KAFELE: *Il l'écouta et avec son récit, il s'imagina le paysage et tout ce qu'il décrivait mais il ne trouva pas le même réconfort que lui à la seconde où il rétorqua ne pas avoir d'imagination. Son regard s'embrouilla légèrement alors qu'il fixait le sol, il eut la sensation que l'air refusait de rentrer dans ses poumons. Cela dura plusieurs secondes avant qu'il ne se ressaisisse* Ca n'a rien de pourri *commenta-t-il sincèrement et soudainement en se relevant* Dans une culture de mandarinier *Partagea-t-il en souriant, sachant que cela le surprendrait probablement, voir l'amuserait.*

JABARI: Des mandariniers ? *répéta-t-il en laissant même échapper un petit rire. Il l'ajouta a son tableau mental, juste pour voir.* Ouai... Ouai ça sonne bien des mandariniers. *acquiesça-t-il avec un sourire, il se releva lui aussi mais son sourire s'effaça doucement. Il empoignant le manche de son sabre à sa ceinture d'un geste nerveux, mais c'était aussi un moyen de se rassurer* Pardon d'avoir... d'avoir balisé là dedans je... Je... C'est ces lentilles et... les enfants je... J'sais pas. *tenta-t-il de s'excuser pour l'avoir forcer à couper court au petit repas de famille, mais il baissa les yeux sans parvenir a trouver les mots.*

KAFELE: C'était peut être un peu trop d'un coup pour une première entrée en matière... *Dit-il sans aucune animosité, il lui en voulait et aurait été bien idiot de le faire lui qui avait la chance d'avoir la patience d'Eshe pour le maintenir à flot et l'aider à s'adapter. Il lui sourit* Mais je t'ai pas menti, elle est mignonne...

JABARI: *il renifla, amusé.* Ouai elle est mignonne. Mais j'aime encore plus ses lentilles. *ajouta-t-il en haussant les épaules* C'est sur que ça m'donne pas envie de retourner à El-Chougafa manger de la bouffe pour chien. *soupira-t-il en déglutissant de dépit et de dégoût*

KAFELE: Nous pourrions revenir, une autre fois... *Proposa-t-il. Il avait bien noté l'information mais ne préféra pas la relevée pour le moment* Pour l'heure, il va falloir que nous nous trouvons un endroit où dormir

JABARI: Dormir ? *répéta-t-il en rigolant mais il se rendit compte rapidement que ce n'était pas particulièrement une blague. Il cligna des yeux.* Non vraiment... Tu dors ? *demanda-t-il incrédule*

KAFELE: Il m'a fallu beaucoup de temps pour vraiment y arriver... *Avoua-t-il malgré tout pour qu'il ne s'attende pas à trouver le sommeil aussi facilement* Et encore aujourd'hui c'est parfois difficile mais oui...Cela m'arrive de dormir *Dit-il d'un ton amusé*

JABARI: Oh meerde... *souffla-t-il ayant du mal a y croire* J'ai pas réussi à fermer l’œil depuis... *il déglutit en frôlant les souvenirs* Depuis un bail. *finit-il par dire plus simplement* C'est pas grave je... J'me foutrais quelque part et je... *tenta-t-il de proposer sans vraiment savoir comment pourrait se passer cette première nuit hors des cellules des catacombes* Ça fait un bail aussi que j'ai pas vue la Lune. *se rendit compte d'un air pensif*

KAFELE: *Il sourit en l'écoutant, soupirant légèrement dépité à cette idée mais il s'y ferait* Dans ce cas...Y a qu'un endroit idéal pour ça *Plutôt que de se diriger vers les marches qui les mèneraient dans la rue à nouveau, il se dirigea vers celles qui aboutiraient vers les toits*

JABARI: *silencieux, ne sachant pas vraiment s'il était sensé sentir de la gratitude en cet instant, il se contenta de lui emboiter le pas à nouveau*

Le soleil n'était pas encore couché mais sur les toits, la vue était imprenable sur la ville. La vie semblait suivre son court dans ce quartier. Kafele s'arrêta, observant le paysage, il tourna sur lui-même cherchant quelque chose de bien précis. Lorsque ces yeux le trouvèrent, il le contempla silencieusement...Le temple...

JABARI: *il le suivit sur les toits et s'y installa en soupirant, luttant chaque seconde pour étouffer cette voix lui disant qu'il était en train de commettre une grosse erreur, une erreur qui s'aggravait à chaque seconde d'insubordination. Il le savait, cette voix avait raison mais il était bien décidé à l'ignorer jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il soit trop tard et voir ce qui viendrait après. La traque ? La punition ? La mort ? Qu'elles viennent. Il les avait déjà éludé bien des fois et il avait connu pire. C'est en entretenant ce sentiment de défi et de danger qu'il connaissait bien et qu'il affectionnait même d'une certaine manière qu'il parvint a garder son calme en contemplant son avenir. Le vent qui couru au dessus des bâtiments de la ville lui rappela la mer et son paysage. Il se l'imagina a nouveau en fermant les yeux, contemplant le contenu de son esprit plutôt que la menace du temps et du Soleil qui descendait très lentement dans le ciel. Il observa l'horizon bleu et ce bateau a voile blanche, écouta le bruissement des feuillages. Il regarda les mandariniers et leurs fruits mûrs et orange mais au lieu d'en cueillir une, il l'observa amusé. "Pourquoi des mandariniers ?" voulu-t-il demander lorsqu'il rouvrit les yeux mais en revenant à la réalité il se rendit compte que cela faisait un certain temps que Kafele ne parlait pas non plus. Il se tourna vers lui et le trouva dans sa propre contemplation, le regard porté sur la grande bâtisse au loin : Le Temple de Ra. Jabari se releva et s'approcha de Kafele, observant lui aussi les contours imposants de ses murs de pierre et les quelques lueurs dansantes derrière les fenêtres.* C'est pas là bas que tu devrais dormir plutôt ? *demanda-t-il simplement car il se souvenait que lorsqu'on leur avait ordonné de retrouver le traitre, on leur avait aussi révélé son identité et son affiliation aux Enfants de Ra.*

KAFELE: *Dès l'instant où ses yeux s'étaient posé sur le temple, il n'avait plus été capable du moindre mot et malgré la présence de Jabari, le sentiment de solitude intense le gagna et alourdissait son humeur. Regrettait-il d'être partie ? Probablement mais une partie de lui ne cessait de lui rappeler qu'il n'avait pas le choix, ils avaient franchit une limite qu'il n'avait pas pu cautionner en se servant d'un innocent pour apaiser la peine mais attiser la haine. Son coeur sembla battre lentement mais lourdement, comme l'aurait fait le glas d'une lourde cloche et s'en était douloureux. Il y avait des gens qu'il aimait profondément la-bas et qui lui manquait terriblement. Il se rappela les paroles de Rê et avec elles, le supplice ne s'allégea pas. Ce fut la voix de Jabari qui le ramena à la réalité, le faisant détourner les yeux, se rendant compte trop tard qu'il pleurait.* Pas pour le moment... *Il le savait, il retrouverait tôt ou tard sa route le menant jusqu'au temple, il ignorait quand, ni même s'il serait encore en vie le jour où il se reposerait à nouveau dans ce temple.*

JABARI: *il vit ses larmes mais ne su pas quoi en penser ou même quoi ressentir. Cela faisait longtemps que les émotions avaient perdu leur sens pour lui. La tristesse, la joie, la peur, la colère... Il avait tout laissé au profit de l'instinct de survie et à l'obéissance aveugle. Il ne savait pas si réapprendre à comprendre et a sentir était dans son programme dans cette apparente page blanche que semblait être devenu son futur. Cela avait l'air si inutile mais aussi douloureux. Alors que Kafele détourna le regard, Jabari continua de regarder ce Temple qui abritait des gens qu'on lui avait ordonné de tuer et qu'on lui ordonnerait surement de tuer même aujourd'hui. Il ne les connaissait pas et il se fichait bien de qui ils étaient, mais voir Kafele y attacher tant d'émotions et de sentiment lui fit se demander s'il n'y avait pas quelque chose d'autre que des simples noms sur une liste de cibles entre ces murs.* Ca manque de mandariniers. *le nargua-t-il doucement en finissant par se détourner de ce tableau qui ne lui parlait pas et s'assit sur le sol, levant plutôt les yeux vers le ciel qui changeait de couleur*

KAFELE: *Son coeur manqua un battement supplémentaire en l'entendant parler de mandariniers. Il ignorait si Akiiki avait fini par le planter seule ou si elle continuait de l'attendre sagement dans l'espoir de le voir revenir pour continuer ce projet avec lui. Il espérait la première option, parce qu'il ignorait la date de la seconde. Se détournant le temps de s'installer sur le sol, il dut se faire violence pour ne pas reposer ses yeux sur le temple et se concentra sur Jabari pour y arriver. Il l'observa...Et il se rendit compte à quel point il était difficile de ne pas poser de question.* Tu ne savais pas pour l'incendie *Rappela-t-il simplement, sans dissimuler sa surprise cette fois*

JABARI: *il haussa un sourcil en entendant sa question qui n'en était pas vraiment une mais celle là ne le dérangea pas* Quoi ? Je vis dans une cellule et j'ai même pas le droit de voir la Lune et j'suis sensé savoir à propos de tous les feux en Egypte ? *se moqua-t-il doucement. Cette histoire d'incendie lui paraissait si anodine.*

KAFELE: *Il secoua la tête en tentant de chasser les images que cette phrase insinuait en lui.* Ils ont fait cesser les recherche pour me retrouver parce qu'ils ont utiliser ce qui s'était passé à leur avantage...Ils ont utilisé Tumaini pour...Le manipulé, il est l'ôte d'un djinn...L'incendie...C'était lui...J'y étais... *Il espérait naïvement que Jabari le soutiendrait ou la solitude l'avait rendu trop idiot pour évaluer les risques...Il cherchait désespérément du soutient tout en sachant qu'il n'en trouverait jamais*

JABARI: *Il l'écouta, se rendant compte de ce qui se cachait vraiment derrière sa question, derrière cet incendie. Il resta interdit une seconde en se demandant ce qu'il était sensé penser, ce qu'il était sensé répondre ou même ressentir. Il avait l'impression de se retrouver devant une énorme vague, une énorme vague qui emporterait peut-être Kafele mais qui lui le traverserait s'il la laissait simplement passer. Cette histoire, Tumaini, cela ne le concernait pas. Il fixa Kafele un instant, sa détresse, son attente d'une réponse, peu importe laquelle et dû réfléchir un peu plus fort pour en trouver une.* Il t'as cramé le cul ? *se moqua-t-il doucement en sachant a moitié que ce n'était pas vraiment une réponse correcte ou même celle que Kafele attendait mais c'était tout ce qu'il avait. Il détourna le regard, inspirant un peu d'air du soir pour s'oxygéner le cerveau et observa l'horizon une seconde à la recherche d'un peu plus d'inspiration.* Je sais pas quoi dire. *finit-il par avouer* Ce que je sais... appartient au passé. Ça n'a plus d'importance maintenant.

KAFELE: * sa gorge se noua un peu plus en écoutant sa plaisanterie... Mais pas parce qu'elle était malvenue. Il sourit malgré tout en l'écoutant. Il était le premier a ne pas lui dire qu'il devrait juste se faire a l'idée de perdre Tumaini et cette seconde de non chalence lui suffisait. * quand j'ai retrouvé ma liberté... Je me suis dis "a quoi bon"... Des années a vivre comme si je voyais le monde qui m'entourait au travers d'une vitre

KAFELE: Jusqu'à ce que je le retrouve

KAFELE: Ça va te demander du temps et il y aura des jours plutôt moche...

JABARI: *il le regarda sourire difficilement, il l'écouta essayer de décrire ce qu'il avait ressentit, quelque chose que lui même était peut-être en train de ressentir mais il n'était pas vraiment capable de s'en rendre compte. Il n'avait pas l'impression de voir le monde à travers une vitre, il voyait simplement cette vitre en se demandant ce qu'il pouvait bien y avoir derrière pour mériter de regarder plus loin. Kafele lui y avait apparemment trouvé et retrouvé beaucoup de chose, mais lui ? Il ne parvenait même pas à se l'imaginer. Ce paysage, la mer, le bateau blanc, c'est ce qu'il avait de mieux.* "Des jours plutôt moches"... *répéta-t-il avec un sourire amusé. Alors ça aussi allait devenir quelque chose ? Pouvoir évaluer les jours et les différencier ? Certains bons, certains mauvais ? Pour lui tout les jours se ressemblaient. Tous les jours sauf peut-être aujourd'hui. Et aujourd'hui était-ce un bon jour ? Un mauvais ? Impossible de savoir. Il haussa les épaules, peu inquiété.* Bon jour ou mauvais jour. Au final c'est un jour de plus où je ne suis pas mort. *résuma-t-il d'un ton indifférent* Et le temps... On verra bien s'il m'en reste beaucoup encore. *nargua-t-il avec un sourire mauvais, bien conscient que les conséquences de chaque seconde qui passait ne tarderaient pas à tomber*

KAFELE: *Il observa l'ancien soldat, y trouvant des choses familières chez lui qui à défaut de réellement le réconforter, lui fit oublier à quel point il se sentait seul et démuni. Pourtant, une idée germa dans son esprit en repensant à cette journée et plus particulièrement à ce que Rania lui avait dit à propos des anglais...* Je dois me rendre au temple de Seth...

JABARI: *il l'écouta en haussant un sourcil, encore une idée qu'il ne comprenait pas mais cela ne le dérangeait pas plus que ça* En manque de cadavres ? *s'amusa-t-il tout de même en sachant bien qu'il n'y avait que cela qu'ils avaient laissé là bas.*

KAFELE: *Il sourit, en réalité, c'était plutôt l'inverse et c'était bien ce qu'il cherchait...Eviter la mort de quelqu'un qu'il aimait profondément.* D'espoir plutôt *Rectifia-t-il même si cela n'aiderait pas Jabari à comprendre. Il leva les yeux vers le ciel qui s'était doucement assombri, désignant d'un signe de tête la lune au-dessus d'eux*

JABARI: *en effet il ne comprit pas et à l'instant où il leva les yeux pour découvrir la Lune à nouveau après plusieurs années, son visage s'illumina d'un grand sourire de bonheur. Jamais la nuit ne lui avait parue si lumineuse. Il pouvait encore voir les toits autour, le temple de Ra, même la rue plus bas. Le ciel sombre était parsemés d'étoiles, comme transpercé par la lumière. Quel dommage de fermer les yeux lorsqu'on avait ça au dessus de la tête. Il ne dormit pas. Cela faisait longtemps qu'il avait oublié ce qu'était que d'avoir sommeil. Les marbrures de la Lune et les étoiles scintillantes lui firent oublier tout le reste. Kafele, ses ordres, les catacombes, les conséquences et même le temps. Il ne se lassa pas de les observer, les compter, les placer dans l'espace infini du ciel, en les imprimant dans son cerveau au cas où il n'aurait plus l'occasion de les voir à nouveau. Il les observa jusqu'à ce que la lumière du petit matin vienne poser un voile bleu sur le ciel scintillant, laissant doucement place au Soleil.*

KAFELE: *Ses yeux s'étaient reposé sur le temple et il en observa la vie à travers les lueurs qui naissaient par-ci par-là et disparaissait petit à petit. Il observa les lumières, il ne sut pourquoi aujourd'hui plus qu'un autre mais il laissa sa magie se matérialiser doucement, un lycaon. L'animal semblait être fait d'une lumière douce et ne perdit pas de temps pour se mettre à gambader, de toit en toit, trouvant son chemin jusqu'au temple. Un simple signe qu'il allait bien...Qu'il ne les oubliait pas...Et surtout...Qu'il les aimait... Il resta de longues heures observer le temple, finissant par trouver le sommeil, sa tête reposant sur ses genoux*
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Lonely Day

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