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 Far Away

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NPC Eli

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Messages : 490
Date d'inscription : 24/02/2013

MessageSujet: Far Away   Lun 10 Oct - 14:58

Dans cette petite cage d’escalier, il n’y avait pas grand chose à voir. Des marches en vieux bois tordu. Un espace exiguë avec des murs blancs. Des fenêtres étroites laissant apparaître un ciel tout aussi blanc. Ce n’était pas grand chose et pourtant bien assez pour sentir qu’ils étaient loin de chez eux. Le froid, le silence, le sentiment d’être enfermé mais aussi à la dérive et sans repère. Ailleurs.

Asim grimaça, tentant de moins faire de bruit possible alors qu’il se concentrait pour terminer de soigner sa blessure. Elle n’était plus mortelle grâce à Kafele sans qui il serait probablement mort. Son T-shirt était souillé de sang, son teint blafard et son souffle court mais il survivrait. Ce n’était pourtant pas ce qui l’inquiétait le plus. Il aurait pu s’affoler pour ses frères et soeurs abandonnés sur le champs de bataille, s’inquiéter du sort du Temple de Ra, se questionner sur l’identité de ceux qui les avaient attaqué si lâchement, mais ses regards soucieux lancés au jeune homme à côté de lui trahissait qu’il n’avait toujours qu’un but en tête, une seule inquiétude.

Rê était resté immobile, silencieux, les yeux grands ouverts et le corps recroquevillés sur les marches. Le choc et l’incompréhension était lisible dans ses grands yeux clairs. Son silence et son calme avait rassuré le protecteur au départ, craignant l’arrivée d’une nouvelle crise. De démence, de colère, d’auto-destruction… Il ne pouvait pas voir les serpents mais il pouvait toujours ressentir le frisson glacial qu’ils répandaient dans sa marque. Ils étaient là, mais ils ne semblaient pas se manifester comme si, comme Rê, ils étaient trop perdu pour savoir quoi faire.

- Rê…? finit par appeler le Protecteur, la voix douce mais encore enrouée de faiblesse.

Il n’eut pas de réponse, pas de réaction. Se hissant difficilement sur une marche pour se rapprocher, il vint poser une main sur son bras, sachant que le jeune homme ne supportait pas qu’on le touche. Cette fois-ci le jeune chef eu une réaction, s’éloignant vivement de ce contact en relevant ses yeux clairs et affolés vers Asim.

- Ça va aller. lui assura-t-il d’une voix calme et faible, lui suppliant presque de ne pas perdre le contrôle. Il n’avait pas la force de gérer ça.

Les lèvres du jeune homme tremblèrent mais il ne sembla pas parvenir à répondre, les larmes venant faire briller ses grands yeux. Le frisson s’intensifia dans le bras du Protecteur dont le visage se crispa de fatigue.

- S’il-te-plait… soupira-t-il doucement, fermant les yeux pour ne pas faire face aux larmes de Rê.

- Ils… Ils sont tous morts. C’est ça ? murmura-t-il d’une petite voix tremblante.

Asim expira lentement, incapable de répondre à cette question. Bien sûr que non, ils ne pouvaient pas tous être mort, il y avait sûrement des survivants quelque part. Eshe, Bast, Lateef… Ils sauraient veiller sur eux, prendre soin d’eux. Issa aussi, Kafele… Mais il n’eut pas la force de faire des comptes qu’il n’avait pas. Ils en pouvaient pas tous être morts mais ils ne pouvaient pas tous avoir survécu non plus. Et il n’avait pas la force de compter les cadavres. Pas la force d’affronter tout cela à nouveau.
Se retrouver ici avait quelque chose de terriblement rassurant. Comme si quelque chose en lui disait “enfin” et se sentait de nouveau chez lui. Avait-il fait le mauvais choix en partant ? En revenant en Egypte, espérant se racheter ou au moins faire quelque chose de bien pour les sien ? Ces derniers temps il s’était bien trop posé cette question et à chaque fois, seule la lourde sensation de l’échec venait lui répondre. Mais ici, il se sentait bien. Et avec Rê à ses côtés, même en pleur et traumatisé, il se sentait en paix. Il n’était pas mort. Ce n’était pas un échec.

- Ça va aller… murmura-t-il faiblement comme s’il espérait transmettre sa quiétude et cet étrange soulagement, mais il glissa doucement dans une inconscience molletonnée.

- Asim ! s’étrangla Rê en le voyant glisser doucement. Il le rattrapa par la veste de ses faibles bras tremblants pour le serrer contre lui et reprendre les soins, ne parvenant pas à retenir ses sanglots de panique. Il le sera, soigna, pleura comme s’il était la dernière personne qui lui restait au monde.



Mais il n’était pas seul au monde. Il ne su combien de temps était passé lorsqu'il entendit soudain des bruits de pas bruyant montant les escaliers accompagnés par le tintement agressif de clés métalliques cognant les unes contre les autres. Rê releva la tête, affolé, incapable de savoir s’il s’était assoupit, évanoui ou si le temps avait réellement filé sans qu’il ne s’en rende compte. Il tourna son regard vers Asim, toujours inconscient, couvert de sang et à la lumière de la Lune il semblait plus pâle que jamais.

- Asim ! Asim… !
Tenta-t-il de le réveiller désespérément mais le corps de ce dernier était flasque et ne réagissait pas.

Il devait continuer de le soigner, mais les pas s’approchant dangereusement lui intimaient aussi de partir. Paniqué, tétanisé, il ne su réagir avant que ne débarque une tête blonde.

- OH ! Putain vous m’avez fait peur !
S’exclama-t-elle en se tenant le coeur. Et d’ailleurs vous avez pas le droit d’être là c’est une propriété privé. Râla-t-elle ensuite. Et ça sert à rien de rester dans le noir comme ça, t’façon il faut que je rentre chez moi et-
Elle alluma la lumière en appuyant sur l’interrupteur et découvrit la scène. Elle reconnut  tout de suite Asim, puis le sang.
- Oh my god ! Asim ! Qu’est-ce que - ! S’étrangla-t-elle avec horreur avant de tourner son regard vers l’adolescent qui le tenait dans ses bras. Et toi t’es qui ?!

Rê se crispa devant le regard de la femme en serrant son protecteur un peu plus contre lui. Il comprenait qu’elle reconnaissait Asim mais en dehors de ça il ne savait pas pourquoi, ni quelle langue elle parlait. Il aurait put s’aider de sa magie pour la comprendre, mais les mains plaquée sur Asim, il était déjà trop occupé à le soigner de toutes ses forces.
- Je suis désolé je… Je ne comprends pas… murmura-t-il de sa voix brisée et faible.
- Oh non merde… T’es Egyptien c’est ça ? What happened ?! We need to get him to the hospital ! Tout de suite ! Now ! s’exclama-t-elle en panique.
Rê fit non de la tête, reconnaissant cette fois la langue Anglaise mais incertain de bien comprendre. Il pouvait sentir qu’elle souhaitait emmener Asim mais ce dernier n’était pas en état.
- He’s going to die ! Putain ! Laisse-moi le-

Mais alors qu’elle s’approcha pour agripper Asim, un bouclier doré la sépara des deux Egyptiens. Ses yeux bleus s'écarquillèrent de surprise.
- D-de… La magie… souffla-t-elle à la fois effrayée et émerveillée.
Le bouclier s’effaça doucement mais elle ne s’approcha pas, observant le jeune sorcier, puis son attitude protectrice.
- Tu peux le soigner ? Can you heal him ? C’est ce que t’es en train de faire c’est ça ? Demanda-t-elle avec douceur et espoir en observant un peu plus les mains du jeune homme, plaquées sur le ventre ensanglanté d’Asim. Elle montra ses propres mains dans l’espoir de se faire comprendre et en même temps se montrer docile et lui montrer qu’elle voulait aider Asim autant que lui.
Rê sembla le comprendre, plus par son attitude et par ses gestes que par ses mots qui sonnaient si agressifs à son oreille. Il releva un peu ses mains du torse d’Asim, révélant la lumière de sa magie réparatrice, mais aussi que la blessure originale avait déjà disparue.
- Okay… Okay good… Dit-elle en essayant de garder son calme et de ne pas paniquer. Mais se rendre compte qu’elle faisait face à une situation où elle ne savait pas du tout quoi faire ne l’aidait pas à rester très calme. Et tout ce sang…
- My house ! Up there ! Indiqua-t-elle en pointant la porte de son appartement en haut des escaliers. We need to take him there ! Tenta-t-elle d’expliquer mais elle vit que ses mots n’avaient aucun sens pour son interlocuteur. Elle finit par les enjamber maladroitement pour faire son chemin jusqu’à la porte pour l’ouvrir.
- In here ! C’est chez moi. We need to take him inside ! indiqua-t-elle en illustrant ses mots de gestes indiquant son appartement.
Rê comprit et acquiesça. Eléanore pensa devoir se retrousser les manches pour porter le corps lourd et inconscient d’Asim mais avant qu’elle ne puisse s’approcher, les deux hommes disparurent. Elle se figea de stupéfaction devant l’escalier vide et ce ne fut que lorsqu’elle entendit la faible voix de l’Egyptien provenir de l’intérieur de son appartement qu’elle comprit qu’ils s’étaient téléportés.
- De la magie… Okay… souffla-t-elle en tentant de ne pas trop paniquer et de rester calme, elle referma la porte de l’appartement, encore incertaine de si elle devait prévenir quelqu’un, la police, les pompiers, qu’elle avait un homme ensanglanté dans son appartement.

- Asim… Asim réveille toi, je t’en supplie… murmura-t-il faiblement, incapable de savoir si ses soins changeaient quelque chose à l’état de faiblesse de son Protecteur. Il l’installa confortablement sur le lit qu’il devinait comme étant celui de la demoiselle blonde mais il n’avait ni le temps ni l’esprit de se poser plus de questions.
- He’s not going to die, is he ? Demanda-t-elle soucieusement en se rapprochant d’eux, s’asseyant sur son lit pour caresser le front humide et chaud d’Asim, dégageant quelques mèches de cheveux bouclées.
Rê remarqua ce geste tendre et naturel, comprenant un peu mieux la relation d’Asim avec cette femme mais aussi pourquoi de tout les endroits, il avait choisi cette cage d’escalier pour fuir.
- He… Asim… My friend. tenta-t-il de répondre d’un anglais plus que maladroit mais il ne voulait pas avoir l’air d’ignorer la jeune femme.
- Yes, he’s my friend too. Répondit-elle calmement et avec compassion en comprenant que cela devait être autant voire plus éprouvant pour ce garçon que pour elle. Ce qu’Asim avait vécu, il semblait l’avoir vu, subit lui aussi.
- Are you okay ? You don’t look very well… demanda-t-elle ensuite, soucieuse devant le teint pâle et l’air maladif du jeune homme.
- I sorry, I… No english. Répondit-il faiblement avec un petit sourire navré.
Elle eu un petit sourire, se relevant pour aller chercher une bassine d’eau et des serviettes. Leur coopération continua muettement pendant toute la nuit.



Rê se réveilla en sursaut, surprenant la Française venu couvrir ses épaules frêle d’une couverture.
- It’s okay ! It’s okay ! I just didn’t want you to get cold. tenta-t-elle de le rassurer en le voyant paniquer.
- Asim… ! appela-t-il par réflexe, inquiété d’avoir à nouveau interrompu ses soins.
- He’s okay ! Look, calm down… Look, listen… lui indiqua-t-elle en s’efforçant d’adoucir sa voix et son attitude pour calmer le jeune homme.
Cela fonctionna plus ou moins, Rê tenta de contrôler son affolement et observa Asim. Sa poitrine se soulevait à un rythme lent, régulier et profond. Sa peau nettoyée ne portait plus de trace de blessure et délesté de ses vêtements couverts de sang et à la lumière du matin, il avait déjà meilleure mine. La femme blonde fit signe au jeune homme d’attendre encore un peu et un lent ronflement s’échappa de la gorge du Protecteur, finissant de rassurer Rê. Il poussa un long soupir en laissant sa tête retomber sur le matelas du lit, le soulagement adoucissant ses traits tirés d’un sourire.
- You need to rest. You look very very tired. dit-elle avec douceur en observant le jeune chef qui lui semblait loin d’être rétabli.

Profitant d’un moment de soulagement et de calme, il ferma les yeux et poussa un long soupir. Il finit tout de même par monter sa main à sa gorge, entourant ses paroles de magie pour les rendre compréhensibles pour la jeune femme.
- Merci. dit-il d’une petite voix en relevant les yeux vers elle.
- Ah ! Tu parles français maintenant ? s’étonna-t-elle mais en y repensant, elle douta. Avait-ce été de l’anglais ? Elle l’avait compris pourtant, elle ne parvint pas à replacer le mot exact qu’il avait employé. Rê fit doucement non de la tête. Elle remarqua sa main à sa gorge et cru alors comprendre.
- C’est… Tu… Fais de la magie c’est ça ? Enfin genre… Quelque chose pour que je comprenne. tenta-t-elle d’expliquer avec ses propres mots.
Rê acquiesça.
- Oh et du coup tu peux me comprendre maintenant ?
Il acquiesça à nouveau.
- Oh super ! soupira-t-elle de soulagement. Mais du coup qu’est-ce qui s’est passé ? Asim… Qui lui a fait ça ?
Le jeune Egyptien se crispa. Il aurait voulu pouvoir lui répondre mais lui même avait du mal à tout bien comprendre. Rien que d’y penser il sentait une nausée l’envahir mais aussi les serpents qui s’étaient tenus tranquilles jusqu’ici, siffler de colère.
- Je… Je ne peux pas… Je ne sais pas… Je suis désolé. répondit-il en baissant la tête, sachant que c’était ingrat de la laisser dans l’ignorance mais c’était mieux ainsi.

Elle eut une moue de frustration mais elle pu lire sur le visage du jeune homme que c’était plus compliqué que ça. Elle soupira, ravalant sa curiosité et son inquiétude, jetant un coup d’oeil à l’horloge au mur. Elle s’approcha finalement de Rê pour s’asseoir en face de lui et lui tendre la main.
- Je m’appelle Eléonore. Et toi ?
Rê l’observa de ses grands yeux verts et jeta un coup d’oeil à la main qu’elle lui tendait. Il eu un petit rictus gêné mais s’efforça de relever sa main et de supporter le contact de sa peau chaude et douce le temps de cette poignée de main.
- Rê. se présenta-t-il sobrement avant de se rétracter rapidement.
Elle eut un sourire satisfait d’avoir au moins appris cela. Son regard se porta ensuite sur Asim, profondément endormi. Il était difficile de ne pas savoir ce qu’il s’était passé mais Rê ne semblait pas vouloir le lui expliquer, pas tout de suite en tout cas.
Elle regarda l’horloge à nouveau, elle était déjà en retard. Hésitante, elle regarda Asim, puis Rê. Allait-elle les laisser là ?

- Bon. Tu sais te servir d’un micro-ondes ? demanda-t-elle abruptement au milieu de sa réflexion.
Rê fronça doucement les sourcils. Il était sensé comprendre mais ce mot là ne correspondait à rien dans son esprit. Il fit non de la tête.
- Merde. Euh… Okay euh… Je dois y aller là mais je reviens à midi, d’accord ? Midi… Douze heure, là quand l’aiguille… Est sur douze. Et toi… Tu restes là. Avec lui d’accord ? Je reviens alors disparaissez pas s’il-vous-plaît. marmonna-t-elle d’un air un peu empressé.
- Midi. Je ne bouge pas. répondit-il calmement en acquiesçant pour la libérer.
Elle parut hésiter encore un peu, jeter des coups d’oeil méfiants à ses deux invités puis finalement à l’horloge. Elle finit par sortir en embarquant maladroitement manteau, sac, clés, laissés en vrac lors de son entrée en catastrophe la veille. La porte claqua, le silence retomba.

- Rê… marmonna Asim dans son sommeil troublé par le bruit.
- Je suis là, sen. Repose-toi. Je veille sur toi. murmura-t-il avec douceur en passant sa main au dessus de son corps alourdi pour aider son sommeil. Asim replongea, laissant Rê seul avec le silence, et ses serpents.
Ceux-ci rampaient paresseusement autour du jeune chef, l’un d’eux sur le corps d’Asim mais sans s’y attaquer ou vraiment y prêter attention. Rê lui même fut discrètement troublé par leur docilité malgré tout ce qu’il s’était produit. Peut-être qu’eux aussi étaient fatigués après tout ça. Distrait, il se laissa aller à une caresse et les reptiles maléfiques glissèrent paresseusement sous sa main, s’enroulant en petit tas comme pour s’endormir eux aussi. Rê baissa les yeux, le corps alourdi de fatigue et d’un étrange vide. C’était mieux que de ressentir la peur, la tristesse, la colère ou la culpabilité. Mais la solitude parvint tout de même à faire son chemin jusqu’à son coeur fatigué.
- Telg… murmura-t-il faiblement comme un appel à l’aide, ou était-ce un dernier hommage ? Il n’en savait rien.
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NPC Amy

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MessageSujet: Re: Far Away   Mar 11 Oct - 8:13

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Rê: Telg… *murmura-t-il faiblement comme un appel à l’aide, ou était-ce un dernier hommage ? Il n’en savait rien.*

TELG: *La pièce autour de lui se mua changement, d'une lumière douce et chaleureuse, emportant l'esprit de celui-ci qui l'avait appelé, l'image de l'albinos se matérialisant doucement au milieu de la lumière*

Rê: *Il retint sa respiration en sentant la lumière entourer son esprit. Le soulagement qui écrasa son coeur lui fit se rendre compte d'à quel point il avait eu peur. Il hoqueta, les larmes s'échappant abondamment de ses yeux verts lorsqu'il vit apparaitre devant lui l'image de son précieux ami. Il voulu courir pour sauter dans ses bras mais le poids de l'émotion et de la peur le paralysait et ses sanglots le firent tomber à genoux. Il ne savait même pas quoi dire s'excuser de ce qu'il s'était passé, quoi faire pour tout réparer.*

TELG: *Les yeux de l'albinos suivit le mouvement de Rê mais il ne bougea pas, laissant le chef des Enfants de Ra pleurer sur le sol. Les émotions de celui-ci se mêla à l'orchestre qu'il percevait constamment. En réponse, la pièce semblait s'assombrir en dehors de point lumineux, similaire à des étoiles éclatante et magnifique dont la lumière vacillait au rythme de battement cardiaque. * Nous allons bien

Rê: *Il pleura de fatigue et de tristesse sans remarquer d'abord le changement de lumière dans la pièce. Il acquiesça malgré les larmes aux réassurances de Telg, se raccrochant à ces mots auxquels il voulait croire. Lorsqu'il eu la force de rouvrir les yeux, il put les voir, ces coeurs qui battaient, ces lumières... Encore une fois le soulagement l'écrasa en même temps que la culpabilité et la solitude. Il avait tant envie d'être auprès d'eux, de les serrer contre lui, de veiller sur eux mais il s'en savait incapable. Il ne pouvait que les contempler de loin et prier et même ça... Il sentait que ça ne servait à rien.* Sen... Je... *sanglota-t-il faiblement recroquevillé sur lui-même.* Je suis tellement désolé...

TELG: *Les mots lui parvenaient sans vraiment en comprendre leur sens profonds* Pourquoi ? *Le ton de cette voix était neutre* Nous avons vaincu

Rê: Est-ce ce à quoi la victoire ressemble ? *répondit-il la voix tremblante* Nous sommes vivants mais... *il releva les yeux vers Telg, les ouvrant aussi sur tout les siens en Egypte, blessés, effrayés, chassés, perdus, traumatisés. Il baissa les yeux, cette vision bien trop insoutenable pour lui même si elle était vraie* Nous sommes... brisés.

TELG: Regardez *Au tableau, d'autres étoiles s'ajoutaient, petit à petit, représentant chaque vie en Egypte...Une étoile de plus, une vie de plus, et il y en avait tant que la pièce s'illuminait à nouveau et baignait les lieux leur chaleur, battant à l'unissons* La lumière ne se brise pas *Sa voix était toujours dénué d'émotion, énonçant des faits, des croyances, partageant la symphonie qu'il percevait*

Rê: *Les lumières se multiplièrent mais au lieu de le rassurer il se sentit doucement oppressés, comme si cela le forçait à se rendre compte de combien de vies il n'avait su préserver de la douleur et de la peur, combien de vies il avait abandonné alors qu'elles comptaient sur lui.* N'est-ce pas le plus cruel ? *murmura-t-il faiblement* A quel point la vie s'accroche ? Nous faisant souffrir toujours plus ? Quand cela finira-t-il ? Quand pourrons-nous réellement connaitre la paix, sen ?

TELG: *L'incompréhension traversa son regard bien que son visage resta neutre, et il chercha dans la musique une réponse à offrir à l'adolescent. Cherchant une note qui comblerait bien la mélodie de ces mots, qui la complèterait, l'illuminerait et offrirait ce que Rê semblait chercher.* La mort, l'apathie, n'est pas la paix. il nous faut nous battre pour elle, autant que pour une guerre, bien que différemment. Souffrir n'est qu'un signe que nous sommes vivant et que nous nous battons. La paix n'est pas atteinte en baissant les bras. La paix est à conquérir

Rê: *Il se recroquevilla de plus belle, prenant ses mains dans sa tête.* Non... Je ne suis pas assez fort. Je ne l'ai jamais été... *souffla-t-il en se crispant toujours plus, écrasé sous le poids de toutes ces vies, toutes ces émotions, tout ces mots*

TELG: *Il éteignit les lieux, cherchant toujours à comprendre la tristesse qu'il entendait et à trouver l'harmonie nécessaire pour le voir se relever. La lumière semblait oppressante alors qu'il l'éteignit, le poids sur ces épaules semblaient peser lourd et il cherchait toujours la meilleure façon de le libérer, de l'aider car c'était ce qu'il attendait de lui.* Vous avez tenu bon tout ce temps, vous êtes plus fort que nous ne l'avions jamais été, votre peuple à connu la paix, vous avez veillez sur eux et ils tiennent à vous. Vous avez tout enduré et vous êtes toujours là. Le présent est difficile mais vous n'avez pas échoué. Vous vous battez pour rester debout, vous vous battez pour votre peuple, et vous n'avez jamais échoué mais aujourd'hui il n'est nulle question de force mais de devoir. Peu importe que vous soyez capable ou non, votre peuple a besoin que vous le soyez. Vous pouvez cesser de souffrir, ouvrez vos yeux et regardez votre force, ouvrez vos oreilles pour entendre votre peuple, calmez votre coeur et soyez fier. *Il marqua une pause en sentant parmi la musique, une note qui cherchait à se faire entendre plus que les autres* Il a promis...Il sera toujours là...Ce n'est pas la fin

Rê: *Il se mit en boulle sur le sol, la tête contre les genoux. L'ombre allégea légèrement le poids pesant sur ses épaules ainsi que les mots. Ses sanglots se calmèrent lentement, laissant place à la fatigue et une tristesse lasse. Des encouragements, des compliments, le rappel de son devoir... Tout ce dont son coeur n'avait pas besoin et pourtant cela le guidait pourtant à nouveau sur le droit chemin. Comme la lumière... Toujours à le guider, toujours présente, l'appelant, toujours. Il ne pouvait s'en détourner ou s'en cacher, jamais. Il était comme un esclave de la Lumière, enchainé par ce devoir divin, destiné à répondre à cet appel. Vivre, se battre et vaincre, peu importe le reste, peu importe la malédiction, la douleur, la fatigue, la solitude. Peu importe Rê. Il était le chef du Temple de Ra. Il avait cru que dans ce cocon protecteur, il pourrait fuir cela comme il avait pu fuir tout le reste mais le voile des responsabilités se reposait lentement sur lui. Peu importe ses désirs, peu importe ses craintes, ses rêves ou ses cauchemars. Il n'y avait pas de place pour l'homme, face à la lumière.* Telg... *murmura-t-il dans un dernier souffle d'hésitation mais finalement, il se releva lentement* Assure-toi que tout le monde ailles bien, ceux qui ont dû fuir le temple aussi. Dis leur que je suis en vie et que je viendrais pour eux. Que les blessés soignent leur blessure, que les autres pleurent les morts. Les prêtres pourront prendre soin d'eux. Je veux savoir qui nous a attaqué. Je veux savoir pourquoi. Je veux savoir où ils sont. Trouve les. *ordonna-t-il son regard assombrit d'une étrange lueur dorée rappelant bien celle de son père*

TELG: *Il le vit se relever et l'écouta ensuite avec attention, Il acquiesça à chacune de ses demandes, et la lueur dorée se reflétait sur le corps si pâle de l'albinos alors que ses yeux devenait aussi noir que la nuit et qu'il regardait Rê.* Nous étions, nous sommes et nous serons toujours là *Et c'est progressivement qu'il quitta l'esprit de Rê, retrouvant peu à peu la réalité, l'appartement français, le corps endormie d'Asim et l'air frais de ce pays alors qu'en Egypte, un albinos ouvrait les yeux, sentant sur ses joues les larmes glisser, son coeur frappant douloureusement, il fixait le ciel en se rendant compte d'une tout autre réalité*

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Far Away

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